Entrée en 7ème A : la 1ère de N’zérékoré parle des clefs de son succès

26 juillet 2019 à 21 09 32 07327
Kolkol Manamou, orpheline de mère et première de la préfecture de N’zérékoré au Certificat d’Etudes Élémentaires
Kolkol Manamou, orpheline de mère et première de la préfecture de N’zérékoré au Certificat d’Etudes Élémentaires

C’est l’école primaire de Gbana, district de la sous-préfecture de Koropara, qui a sorti la première de la préfecture de N’zérékoré au Certificat d’Etudes Élémentaires (CEE) 2019. Il s’agit de Kolkol Manamou, 13 ans, et orpheline de mère. Elle a expliqué les clefs de son succès au micro d’un journaliste de Guineematin.com qui est allé à sa rencontre ce vendredi, 26 juillet 2019, dans son village.

« Je suis très contente et je rends hommage à ma feue mère. Si j’ai réussi à être première de la préfecture de N’zérékoré, c’est d’abord parce que je ne chômais pas à l’école. En plus, je révisais beaucoup avec mes amis, avec mon papa et dans le groupe de révision que notre directeur avait organisé à l’école comme dans nos maisons. J’invite les élèves qui passent pour la 6ème année de faire comme moi l’année prochaine », a lancé la jeune fille.

Siaka Manamou, père-de-Kolkol-Manamou
Siaka Manamou, père de Kolkol Manamou

Si Kolkol ne pensait pas à un tel résultat, son père lui n’est pas surpris. Car Siaka Manamou avait entièrement confiance à sa fille, à l’endroit de laquelle il ne tarit pas d’éloges. « C’est une fille qui a du respect pour tout le monde. Elle est toujours accrochée à ses cahiers, ses livres. Elle n’aime pas la promenade, elle ne chôme pas à l’école, et moi même parfois, je lui apprends certaines leçons. Depuis qu’elle a commencé ses études, elle est toujours dans les 5 premiers. Et aujourd’hui, son classement à l’examen en fait foi. Donc ça me réconforte et ça me rassure », a-t-il dit.

Joseph Lamah, président du district de Gbana
Joseph Lamah, président du district de Gbana

Mais, ce n’est pas seulement à sa famille que Kolkol Manamou procure de la joie. C’est tout le village qui est fier de son classement, comme le témoigne Joseph Lamah, président du district de Gbana : « Je suis très content de cette nouvelle. C’est vrai que même lors des précédentes années, notre village a fait des succès aux examens nationaux, mais cette année est particulière. Parce que cette fois la première de toute la préfecture vient de nous chez nous. Ça témoigne de la bonne formation qui est donnée dans notre école. Je suis très ravi donc de cette nouvelle, je félicite la candidate et sa famille ainsi que le directeur de l’école. Parce qu’à cause de leur bon travail, on parle de notre village aujourd’hui partout », se félicite l’autorité locale.

Kolkol Manamou et son père Siaka Manamou
Kolkol Manamou et son père Siaka Manamou

A rappeler que le district de Gbana a fait un taux de réussite de 100% à l’examen d’entrée en 7ème année. Ces 30 candidats dont 16 filles sont tous admis pour le collège.

De retour de Gbana, Foromo Gbouo Lamah pour Guineematin.com

Tél. 620 166 816/666 890 877

Lire

Promotion d’une nouvelle constitution : « il y aura un mariage entre la Basse Côte et la Guinée forestière »

26 juillet 2019 à 21 09 18 07187

La directrice générale du Port Autonome de Conakry a reçu en audience ce vendredi, 26 juillet 2019, l’Union des Femmes de la Guinée Forestière pour la Paix et le Développement (UFEPAD). Ces dames sont venues annoncer à madame Aïssata Aribot qu’elles l’ont choisie comme marraine de leur nouvelle organisation. Leur objectif est de s’unir pour promouvoir le controversé projet de nouvelle constitution, a appris Guineematin.com à travers un de ses reporters qui était sur place.

Madame Cristine Sagno, ancienne ministre de l’Environnement, des Eaux et Forêts, présidente du conseil d’administration de l’ANAFIC et coordinatrice l’Union des Femmes de la Guinée Forestière pour la Paix et le Développement

L’UFEPAD est une association qui promeut le projet de nouvelle constitution et qui est dirigée par madame Christine Sagno, ancienne ministre de l’Environnement, des Eaux et Forêts. Devant la directrice Aïssata Aribot, Christine Sagno a expliqué le motif de leur présence dans ses locaux. « Toutes les femmes que vous voyez ici aujourd’hui sont de la forêt. Ça commence de Kissidougou jusqu’à Yomou ; elles sont toutes représentées ici. C’est elles qui m’ont mandaté pour venir dire à madame la directrice générale du port qu’elles ont créé une association qu’on appelle Union des Femmes de la Guinée Forestière pour la Paix et le Développement.

Elles évoluent dans la sensibilisation des communautés, et elles expriment aussi leur soutien à la nouvelle constitution. Donc, elles se sont retrouvées, elles ont pris la décision de vous désigner comme marraine de l’union. Si nous sommes là aujourd’hui, c’est pour vous exprimer ce choix. Ce n’est pas fait au hasard : vous êtes une femme de carrière, vous êtes une femme brave. Donc, notre choix n’a pas été fortuit », a-t-elle déclaré.

La présidente du conseil d’administration de l’ANAFIC a mis l’occasion à profit pour annoncer à la maman de leur association qu’elles s’apprêtent à aller en Guinée Forestière pour battre campagne en faveur du projet de nouvelle constitution. « Le groupe doit se déplacer pour aller à l’intérieur. C’est vrai qu’on n’a pas encore fixé la date, mais c’est imminent. Nous devons nous déplacer en commençant par Kissidougou jusqu’à Yomou pour la sensibilisation.

Et après cette sensibilisation, à notre retour à Conakry, on a l’intention d’organiser un grand meeting de sensibilisation pour le soutien à la nouvelle constitution au Palais du peuple. Nous savons que vous êtes très occupée, vous ne pourrez pas faire le déplacement avec nous, mais vous allez clôturer l’évènement avec nous à Conakry », a-t-elle souhaité.

Madame Aïssata Aribot, Directrice Générale du Port Autonome de Conakry
Madame Aïssata Aribot, Directrice Générale du Port Autonome de Conakry

Dans son discours réponse, madame Aïssata Aribot a exprimé sa reconnaissance aux membres de l’association pour le choix porté sur sa personne parmi tant d’autres femmes. Elle a promis d’accompagner cette association pour l’atteinte de ses objectifs qu’elle partage largement d’ailleurs. « Je suis comblé et je suis contente de vous recevoir ici au port. Je suis la coordinatrice de Kaloum, je suis fille de Kaloum. Vous avez dit que vous voulez faire le grand tour. Quand vous finissez de faire le grand tour, au finish, vous allez trouver les gens de Kaloum. Ils seront là, la Basse Côte va vous accueillir. Il y aura un mariage entre la Basse Côte et la Guinée forestière pour accompagner le professeur Alpha Condé. La Forêt et la Basse Côte, nous sommes liés par l’Histoire et la Géographie. (…)

La constitution, c’est un document juridique qu’il faut revoir, il faut faire une relecture. Quand un document est caduc, il comporte des défaillances, il faut le corriger. Et quand on doit corriger, il y aura de nouvelles insertions que nous devons faire. Avant, il y avait beaucoup de choses qu’on ne faisait pas, qui n’existaient pas, mais il faut les insérer pour qu’on l’adapte aux réalités actuelles. Nous allons vous accompagner en Forêt. Malgré notre calendrier chargé, on sera en Forêt avec vous. Nous allons faire Kissidougou, Guéckedou, Macenta, N’zérékoré, Yomou, Lola et Beyla. Et la Basse Côte aussi, nous allons faire le grand tour pour terminer à Kaloum », a-t-elle promis.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

Lire

Marche blanche pour Mamoudou Barry en France : « Halte au racisme ! Justice pour Docteur »

26 juillet 2019 à 19 07 32 07327

Plus de mille personnes ont pris part à la « marche blanche », organisée à Rouen (en France) ce vendredi, 26 juillet 2019, pour rendre hommage à Mamoudou Barry, le jeune universitaire guinéen de 31 ans, tué une semaine plutôt à Canteleu. Munis de pancartes, de banderoles, les marcheurs ont dit « Halte au racisme », tout en réclamant justice pour ce docteur en droit et enseignant-chercheur à l’université de Rouen.

Mille quatre cent personnes (selon l’AFP qui cite la police) étaient autour de la famille Barry pour rendre hommage à l’universitaire guinéen. Avec des photos de Mamoudou Barry sur des pancartes, des banderoles et des t-shirts, la foule a réclamé justice tout au long de la marche qui est partie de l’université de Rouen pour aboutir au palais de justice.

« Halte au racisme ! Justice pour Mamoudou » ou encore « A bas le racisme ! Justice pour docteur ! » ont été scandés par les marcheurs.

Cette marche, selon Hady Barry, ami de la famille de l’universitaire guinéen et membre de l’association des guinéens de France, « c’est aussi pour dire qu’en 2019, on ne peut plus se faire tuer pour ce que l’on est ».

Dans une allocution à Paris-Normandie, le vice-président de l’association des guinéens de Normandie a qualifié « d’ignoble » le meurtre du Docteur Mamoudou Barry.

« On est là pour dire à tout le monde que ce qui est arrivé est ignoble. On est tous égaux. La France, c’est la mixité », a-t-il dit en marge de cette marche à laquelle plusieurs membres de la communauté africaine et guinéenne de France ont pris part.

Dans la foulée des discours, les collègues, le frère et la femme de Mamoudou Barry se sont adressé à la foule qui était présente à l’université de Rouen avant le début de la marche. « Merci à tous du soutien que vous m’apportez. Ça me touche beaucoup », a lâché dans un sanglot, la veuve de docteur Mamoudou Barry.

« C’était un homme gentil dont les raisonnements alliaient rigueur et finesse », a témoigné Carine Brière, sa directrice de thèse, tout en déclarant que « l’université de Rouen n’oubliera pas le Dr Barry ».

De son côté, Me Jonas Haddad a mis en garde contre toute récupération de cette affaire.

« Nous ne tolérerons aucune récupération. En même temps, nous devons être lucides. Lorsque son agresseur prononce les mots qu’il a prononcés avant de lui asséner les coups mortels, il est à l’origine d’un crime raciste », a lancé l’avocat de la famille de la victime (cité par l’AFP).

Pour rappel, Dr Mamoudou Barry, enseignant-chercheur à l’université de Rouen a été mortellement agressé la semaine dernière (vendredi 19 juillet) par un homme qui l’a roué de coups dans la rue à Canteleu, après avoir proféré des « propos racistes » à son égard. L’universitaire de 31 ans, marié et père d’un enfant de deux ans a succombé à ses blessures. Sa mort a immédiatement suscité l’émoi en France, en Guinée et dans le reste du monde. Partout, des voix se sont faits entendre pour dénoncer avec force ce « crime raciste ».

Trois jours après l’agression de Dr Mamoudou Barry (le lundi 22 juillet au matin), un homme qui serait âgé de 29 ans a été interpellé et placé en garde à vue. Une garde à vue qui sera levée « pour raison médicale ». Et, le suspect serait actuellement hospitalisé.

Mamoudou Barry venait de soutenir une thèse de droit sur les « Politiques fiscales et douanières en matière d’investissements étrangers en Afrique francophone » le 27 juin dernier à Rouen.

Selon l’AFP, SOS Racisme (qui s’est portée partie civile dans ce dossier) a appelé à organiser des rassemblements et des marches dans les villes de France entre vendredi et dimanche « pour dire non au racisme antinoir et non à toutes les formes de haine raciste ».

A noter qu’une marche de solidarité à Mamoudou Barry a également été organisée ce vendredi à Conakry, où une centaine de personnes s’est rassemblée devant l’ambassade de France pour dénoncer le meurtre de ce jeune universitaire guinéen.

Mamadou Baïlo Keïta pour Guineematin.com

Lire

Élaboration du Plan d’action de réinstallation et/ou de compensation : voici l’avis de recrutement

26 juillet 2019 à 19 07 18 07187

AVIS A MANIFESTATION D’INTÉRÊT POUR LE RECRUTEMENT D’UN CONSULTANT INDIVIDUEL CHARGE DE L’ÉLABORATION DU PLAN D’ACTION DE RÉINSTALLATION ET/OU DE COMPENSATION (PAR/C) DU VOLET AMÉLIORATION DE LA DISTRIBUTION D’EAU POTABLE DE LA VILLE DE CONAKRY

AMI_PAR_volet distribution

N°02/MHA/PUEG/SEG/2019

Le Gouvernement de la République de Guinée a obtenu un Don de l’Association Internationale pour le Développement (IDA) d’un montant de 30 millions $ US, pour financer le Projet Urbain Eau de Guinée (PUEG), en vue de faciliter l’amélioration de l’accès à l’eau potable et à l’assainissement dans le Grand Conakry.

Une partie de ces fonds sera utilisée pour financer les prestations d’un consultant individuel chargé de l’élaboration du plan d’action de réinstallation et/ou de compensation (PAR/C) du volet Distribution de la composante infrastructure du projet. Ces prestations seront exécutées dans la zone du projet, notamment au niveau des emprises des travaux de remplacement des anciennes canalisations vétustes (amiante-ciment et fonte grise) et de restructuration des réseaux de distribution d’eau dans les quartiers du Grand Conakry où sévissent les branchements illégaux ou techniquement non conformes. Les travaux s’exécuteront dans les communes urbaines de Kaloum, Matam et Matoto et dans la commune rurale de Manéah.

Objectifs de la mission 

De façon plus spécifique les prestations suivantes sont attendues du Consultant :

  1. Procéder à un recensement de base de toutes les personnes affectées par le projet (PAP) et les soumettre à une enquête socio-économique ;
  2. Procéder à l’identification et à l’analyse de tous les principaux impacts sociaux potentiels, temporaires ou permanents, directs ou indirects, relatifs à l’environnement de travail durant les différentes phases des travaux (Installation, Organisation, Construction, Equipement et Exploitation) ;
  3. Proposer, dans la mesure du possible, les mesures de prévention ou d’atténuation pertinentes correspondantes, en se référant également aux résultats de l’EIES réalisée ;
  4. Consulter les PAP et les intervenants clés du sous-projet sur une proposition détaillée de PAR, incluant un ensemble d’options de compensation appropriées, équitables et viables ;
  5. Réviser le sous-projet de PAR pour tenir compte des avis, préoccupations et commentaires pertinents des PAP et des intervenants clés ;
  6. Organiser une réunion de validation du PAR sous la supervision des autorités locales, en présence des organisations de base et des responsables de ménages représentant les personnes affectées afin de réduire les risques de demandes ultérieures venant de personnes clamant leur non-participation aux consultations préalables ;
  7. Définir et proposer des options de compensation qui seront offertes aux différentes catégories de personnes affectées par le sous-projet d’amélioration de la distribution d’eau potable ;
  8. Proposer un projet d’aménagement des emprises libérée, pour le développement d’espaces de cadre de vie, avec des éléments sur maquette d’architecte, et une sécurisation physique des sites de construction, d’aménagement des ouvrages et d’installation des équipements prévus dans le sous-projet d’amélioration de la distribution d’eau potable ;
  9. Présenter, sur convocation de la SEG, la version révisée du PAR aux intervenants clés ;
  10. Préparer une liste détaillée de toutes les consultations ayant eu lieu avec les différents partenaires impliqués ou concernés d’une façon ou d’une autre par le sous-projet (lieu, date, heure, personnes présentes, compte-rendu des discussions) ;
  11. Produire une version finale du PAR pour approbation par UGP/SEG et soumission à la non objection de la Banque Mondiale.

Qualification et profil du Consultant 

La mission sera dirigée par un Consultant principal sociologue, socio-économiste ou socio-environnementaliste de niveau universitaire (Bac+5ans) en sciences sociales, ayant une formation complémentaire en évaluation environnementale et sociale, doté des compétences requises et d’une expérience d’au moins 10 ans en matière de réinstallation involontaire des populations.

Il doit avoir à son actif, au moins cinq (05) rapports d’élaboration de PAR/C de projets de la Banque Mondiale et/ou d’autres bailleurs (AFD, BAD, JICA, BID, etc) approuvés et similaires à la présente mission.

Il sera responsable de la mission et doit disposer de la capacité et des ressources nécessaires à la mobilisation immédiate d’experts assistants qualifiés et expérimentés dans les secteurs concernés par la mission : genre, sociologie, anthropologie, socio-économie, environnement, hydraulique, agriculture, légal, foncier, participation communautaire, dialogue social, urbanisme ou architecture, législation foncière, résolution des conflits et communication.

Il devra aussi disposer d’un personnel d’appui suffisamment qualifié (juriste, statisticien, cartographe, spécialiste en base de données, spécialiste en géomatique/SIG, enquêteurs, …) nécessaire à la réalisation correcte de la mission.

Durée de la mission : La durée globale de la prestation est estimée à 45 jours ouvrables, soit deux (2) mois calendaires.

Méthode de sélection 

Le recrutement du consultant se fera suivant la méthode « Sélection de Consultants individuels » conformément aux procédures décrites dans les présents termes de référence et aux politiques de l’IDA énoncées dans les Directives de Sélection et d’Emploi de consultants par les emprunteurs de la Banque Mondiale de Janvier 2011 et mises à jour en juillet 2014 ou Règlements de passation des marchés juillet 2016, révisés en novembre 2017.

Dossier à fournir 

Les consultants intéressés doivent fournir toutes les informations sur leurs capacités et leurs expériences à travers : la lettre de motivation, le CV détaillé, les copies des diplômes, les copies des attestations de bonne fin certifiées, les références pour des prestations similaires (pays, date, bailleur, projets, contact du maitre d’ouvrage ou de l’agence d’exécution) ou tout autre document pouvant justifier leurs qualifications pour ladite mission. 

Date limite et lieu de remise des candidatures 

Les dossiers de candidature devront être soumis à l’adresse ci-après : Projet Urbain Eau de Guinée (PUEG) sis à Landréah, Commune de Dixinn, BP 150 – Conakry, République de Guinée, Téléphone:(+224) 664 26 98 03 / 620 06 17 37 / 621 12 62 38, Email : b.s.dokore@gmail.com au plus tard le vendredi 9 août 2019 à 9 heures 30 mn. Les offres seront ouvertes le même jour à l’adresse mentionnée ci-dessus à 10 heures 30 mn.

Pour toutes informations complémentaires, veuillez prendre contact avec le Projet sur les numéros de téléphone ci-dessus ou par Email : b.s.dokore@gmail.com et aboubasivory@gmail.com.

Conakry le 26 juillet 2019

Le Coordonnateur

Souleymane Dokoré BAH

Lire

Etude d’impact environnemental et social : voici l’avis de recrutement

26 juillet 2019 à 19 07 08 07087

AVIS A MANIFESTATION D’INTERET POUR LE RECRUTEMENT D’UN CONSULTANT INDIVIDUEL CHARGE DE L’ETUDE D’IMPACT ENVIRONNEMENTAL ET SOCIAL (EIES) DU VOLET AMÉLIORATION DE LA DISTRIBUTION D’EAU POTABLE DE LA VILLE DE CONAKRY

AMI_EIES_volet distribution

N°01/MHA/PUEG/SEG/2019

Le Gouvernement de la République de Guinée a obtenu un Don de l’Association Internationale pour le Développement (IDA) d’un montant de 30 millions $ US, pour financer le Projet Urbain Eau de Guinée (PUEG), en vue de faciliter l’amélioration de l’accès à l’eau potable et à l’assainissement dans le Grand Conakry.

Une partie de ces fonds sera utilisée pour financer les prestations d’un consultant individuel chargé de l’élaboration de l’étude d’impact environnementale et sociale (EIES) du volet Distribution de la composante infrastructure du projet. Ces prestations seront exécutées dans la zone du projet, notamment au niveau des emprises des travaux de remplacement des anciennes canalisations vétustes (amiante-ciment et fonte grise) et de restructuration des réseaux de distribution d’eau dans les quartiers du Grand Conakry où sévissent les branchements illégaux ou techniquement non conformes. Les travaux s’exécuteront dans les communes urbaines de Kaloum, Matam et Matoto et dans la commune rurale de Manéah.

Objectifs de la mission 

De façon plus spécifique les prestations suivantes sont attendues du Consultant :

  • Décrire le projet proposé en fournissant une description synthétique de ses composantes et en présentant des plans, cartes, figures et tableaux qui décrivent l’emprise du linéaire des conduites à remplacer ou des réseaux à restructurer.
  • Identifier le cadre politique, légal, administratif et institutionnel dans lequel s’inscrit le projet.
  • Définir la zone d’étude pour l’évaluation des impacts environnementaux et sociaux dans l’emprise des travaux.
  • Décrire et analyser les conditions des milieux physique, biologique et humain de la zone d’étude avant l’exécution des travaux. L’accent doit être particulièrement mis sur la situation du foncier devant abriter les réseaux de conduites pour la distribution d’eau, les attentes des populations après la mise en œuvre et la place des femmes et des jeunes dans les activités économiques de la zone d’étude.
  • Présenter et analyser les solutions de rechange (alternatives) au projet proposé, incluant l’option « sans projet », en identifiant et en comparant les solutions/alternatives de rechange sur la base de critères techniques, économiques, environnementaux et sociaux.
  • Pour la solution retenue, identifier et évaluer l’importance des impacts potentiels environnementaux et sociaux négatifs et positifs, directs et indirects, à court et à long terme, sur la base d’une méthode rigoureuse.
  • Définir les mesures appropriées d’atténuation et de bonification visant à prévenir, minimiser, atténuer ou compenser les impacts négatifs ou à accroître les bénéfices environnementaux et sociaux des travaux, incluant les responsabilités et les coûts associés.
  • Identifier les risques climatiques sur les différents équipements et infrastructures à réaliser et proposer des mesures d’adaptation appropriées pour améliorer la résilience climatique des travaux ;
  • Examiner les impacts cumulatifs potentiels en tenant compte des autres initiatives prévues dans la zone d’étude.
  • Proposer un programme de suivi environnemental et social, incluant des indicateurs, les responsabilités institutionnelles et les coûts associés.
  • Identifier les responsabilités institutionnelles et les besoins en renforcement des capacités, y compris le personnel au sein de celles-ci, si nécessaire, afin de mettre en œuvre les recommandations de l’évaluation environnementale et sociale.
  • Conduire des consultations auprès des parties prenantes primaires (populations/ménages et autres usagers riverains des conduites, autorités locales concernées, responsables locaux de la SEG) et secondaires (services techniques déconcentrés concernés et autres services/entreprises privés de la place, notamment l’urbanisme, EDG, les services de sécurité, les affaires sociales, les PME/PMI), afin de connaître leurs opinions et leurs préoccupations par rapport aux travaux.
  • Préparer le rapport de l’EIES conformément au contenu des termes de références recommandés.
  • Préparer un Plan de gestion environnementale et sociale (PGES) conformément au canevas recommandé.
  • Participer à la validation du rapport de l’étude par les parties prenantes.

Qualification et profil du Consultant 

La mission sera dirigée par un Consultant principal environnementaliste de niveau universitaire (Bac+5ans) en sciences de l’environnement, ayant une formation complémentaire en évaluation environnementale et sociale, doté des compétences requises et d’une expérience d’au moins 10 ans en matière d’étude d’impact environnemental et social.  Il doit avoir à son actif, au moins cinq (5) rapports d’études d’impacts environnementales et sociales de projets de la Banque Mondiale ou d’autres bailleurs (AFD, BAD, JICA, BID, etc…) approuvés et similaires à la présente étude.

Il sera responsable de la mission et devra être accompagné par des experts assistants, disposant de l’expertise appropriée pour la préparation des EIES et PAR et ayant les profils suivants : hydrogéologue, géographe/cartographe ou ingénieur en géomatique, biologiste et socio-économiste/anthropologue.

Durée de la mission : La durée globale de la prestation est estimée à 45 jours ouvrables, soit deux (2) mois calendaires.

Méthode de sélection 

Le recrutement du consultant se fera suivant la méthode « Sélection de Consultants individuels » conformément aux procédures décrites dans les présents termes de référence et aux politiques de l’IDA énoncées dans les Directives de Sélection et d’Emploi de consultants par les emprunteurs de la Banque Mondiale de Janvier 2011 et mises à jour en juillet 2014 ou Règlements de passation des marchés juillet 2016, révisés en novembre 2017.

Dossier à fournir 

Les consultants intéressés doivent fournir toutes les informations sur leurs capacités et leurs expériences à travers : la lettre de motivation, le CV détaillé, les copies des diplômes, les copies des attestations de bonne fin certifiées, les références pour des prestations similaires (pays, date, bailleur, projets, contact du maitre d’ouvrage ou de l’agence d’exécution) ou tout autre document pouvant justifier leurs qualifications pour ladite mission. 

Date limite et lieu de remise des candidatures 

Les dossiers de candidature devront être soumis à l’adresse ci-après : Projet Urbain Eau de Guinée (PUEG) sis à Landréah, Commune de Dixinn, BP 150 – Conakry, République de Guinée, Téléphone:(+224) 664 26 98 03 / 620 06 17 37 / 621 12 62 38, Email : b.s.dokore@gmail.com au plus tard le vendredi 9 août 2019 à 9 heures 30 mn. Les offres seront ouvertes le même jour à l’adresse mentionnée ci-dessus à 10 heures 30 mn.

Pour toutes informations complémentaires, veuillez prendre contact avec le Projet sur les numéros de téléphone ci-dessus ou par Email : b.s.dokore@gmail.com et aboubasivory@gmail.com.

Conakry le 26 juillet 2019

Le Coordonnateur

Souleymane Dokoré BAH

Lire

Meurtre de Mamoudou Barry en France : ce qu’en dit l’inspecteur des affaires religieuses de Mamou

26 juillet 2019 à 18 06 54 07547
Elhadj Amadou Kolon Barry, Inspecteur régional des affaires religieuses de Mamou
Elhadj Amadou Kolon Barry, Inspecteur régional des affaires religieuses de Mamou

Les réactions continuent de se faire entendre suite au meurtre de Dr Mamoudou, enseignant-chercheur guinéen à l’université de Rouen (France). L’inspecteur régional des affaires religieuses de Mamou a réagi sur la question au cours d’une interview qu’il a accordée au correspondant local de Guineematin.com ce vendredi, 26 juillet 2019. Elhadj Amadou Kolon Barry regrette la disparition d’un jeune exemplaire et s’en remet au destin.

La mort de Mamoudou Bolaro Barry a touché toute la Guinée, particulièrement la préfecture de Mamou. Car le jeune Docteur en droit et enseignant-chercheur à l’université de Rouen, en France, est originaire de cette localité. Mais, l’inspecteur régional des affaires religieuses de Mamou pense que cela relève du destin et qu’il faut l’accepter comme tel. « Louange à Allah, seigneur de l’univers ! En tant qu’inspecteur régional des affaires religieuses, je suis vraiment peiné de la disparition de ce jeune Mamoudou Barry comme tous les guinéens, comme tous les compatriotes.

Elhadj Amadou Kolon Barry, Inspecteur régional des affaires religieuses de Mamou
Elhadj Amadou Kolon Barry, Inspecteur régional des affaires religieuses de Mamou

C’est vraiment triste et regrettable de perdre un vaillant fils du pays. Mais, en bon croyant, on ne peut qu’accepter son destin. Allah a créé la mort avant de créer la vie. Donc nous devons accepter son destin. La solidarité internationale a atténué le choc. Les autorités guinéennes ont réagi, le Sénégal a réagi, le monde entier a réagi, le monde intellectuel a réagi. C’est un océan de savoir qui est parti, mais nous devons accepter et se contenir. N’acceptons pas d’être guidé par Satan », conseille Elhadj Amadou Kolon Barry.

L’autorité religieuse plaide aussi pour une grande mobilisation afin de soutenir la famille du défunt. « L’Etat guinéen, j’espère très bien, pensera à la famille de Mamoudou Barry. Parce que c’était lui le pilier de sa famille. Nous demandons aussi à toutes les personnes de bonne volonté de soutenir sa famille. C’est une famille paysanne. Sa mère et plusieurs membres de sa famille se trouvent à Bolaroyah (son village natal). Je souhaite que tout le monde se donne les mains pour essuyer les larmes de sa famille. Mamoudou est un bel exemple à suivre. Il a fait la fierté de notre pays à travers sa formation et son sérieux. Les jeunes doivent s’inspirer de lui », a dit Elhadj Kolon Barry.

De Mamou, Boubacar Ramadan Barry pour Guineematin.com

Tel. 625 69 89 19/657 34 39 39

Lire

PMU-LONAGUI : Grenier joue et …perd !

26 juillet 2019 à 18 06 19 07197

C’est maintenant connu. A l’instar de la LONASE (Sénégal), de la LONACI (Côte d’Ivoire) ou encore de la LONAB (Burkina Faso), et bien d’autres encore, la LONAGUI (Guinée) est bien décidée à se lancer dans l’exploitation d’au moins un segment des jeux. Se contenter juste, contrairement à la plupart de ses homologues du continent, à faire de la régulation apparaît plutôt comme une anomalie. Alors qu’elle détient le monopole de l’organisation des jeux de hasard et assimilés en Guinée, même si elle a également la latitude, pour telle ou telle raison, de concéder à des opérateurs privés l’exploitation de tel ou tel type de jeu. Ce qu’elle continue de faire d’ailleurs avec des sociétés privées de la place (lotos, paris sportifs, etc.).

Pourquoi avoir choisi le pari sur les courses hippiques (PMU), pourrait-on logiquement se demander.

D’abord une question d’opportunité. Signée pour une durée de dix ans en 2009, la concession accordée à la société WINIYA de Jean-Jacques Grenier arrive à son terme le 4 août prochain. La reprise du PMU par la LONAGUI à la fin de la concession lui fait, en principe, l’économie de la gestion d’une situation de rupture de contrat.

En sus de ce qui précède, en portant son dévolu sur le produit phare des jeux en Guinée (et dans la sous-région), la direction générale et le conseil d’administration se donnent les moyens de réaliser les principales tâches que leur assigne la tutelle : rapporter beaucoup plus d’argent à l’Etat et s’impliquer davantage dans des activités culturelles, sportives, économiques, etc.

A titre de comparaison, ce que WINIYA se targue de rapporter au trésor public est infime, aux côtés de la manne que représentent pour l’Etat sénégalais les recettes issues de l’exploitation du PMU par la société publique LONASE. Autre exemple dans un autre pays voisin : outre les recettes engrangées pour le compte du trésor public, l’important soutien que la LONACI apporte à la fédération ivoirienne de football par le biais d’un partenariat qui ne date pas d’aujourd’hui. Notamment grâce au PMU.

Jouer la carte de la bravade ?

A une dizaine de jours de la date fatidique du 4 août 2019, le processus de reprise continue. La LONAGUI règle les derniers détails techniques, tout en multipliant les contacts avec les différents acteurs (personnel administratif et technique, revendeurs, différents prestataires, etc.), afin d’être prête le jour ‘’J’’.

Evidemment, du côté de Jean Jacques Grenier et de WINIYA aussi l’on n’est pas inactif. Le travail d’enfumage continue avec son lot d’intox, de fausses informations.

Le tribunal du commerce saisi par une personne morale (WINIYA) contre une autre (LONAGUI), ne manquera pas de s’apercevoir, sans même aller dans le fond, que cette démarche est en soi une violation du contrat de concession.

En dépit de ses coups d’épée dans l’eau, Grenier a toujours du mal à accepter une situation sur laquelle il n’a pourtant aucun contrôle : c’en est bien fini de la mainmise de WINIYA sur le PMU en Guinée !

Selon certains de ses proches, il serait tout de même prêt à jouer sa dernière carte. Braver, non pas seulement l’organe de régulation, mais l’autorité étatique en général, en continuant des activités qui, au-delà des limites de son contrat, seraient alors tout à fait illégales,

Sacré Grenier !

F. Diariou Baldé

Lire

Labé : une bagarre oppose deux imams dans une mosquée

26 juillet 2019 à 18 06 17 07177
image d’archive

Deux imams se sont battus hier, jeudi 25 juillet 2019, dans une mosquée à Labé. L’un d’entre a été blessé et l’autre a été mis aux arrêts, rapporte un correspondant de Guineematin.com sur place.

C’est dans la mosquée de Domby, secteur relevant du quartier Daka 1, dans la commune urbaine de Labé, que cette scène insolite s’est produite. Elhadj Mamadou Cellou Diallo et Elhadj Mamadou Yéro Diallo, deux imams de ce lieu de culte, se sont battus autour de la direction de la prière. La bagarre a eu lieu à l’heure de la troisième prière de la journée. Selon Thierno Amadou Bilaly Sow, le chef de secteur de Domby, cette situation est l’aboutissement d’un vieux conflit entre les deux leaders religieux.

« Pour le moment, aucun d’entre eux n’est nommé imam Ratib (premier imam) parce que la mosquée est toujours en construction. Mais, les deux ne s’entendent pas depuis une dizaine d’années. Hier, lors de la prière d’Asr (17 heures), Elhadj Cellou s’est placé devant pour diriger la prière. Immédiatement, Elhadj Yéro s’est opposé en disant qu’il n’est pas question de le laisser diriger la prière. C’est ainsi que les deux imams se sont pris aux collets. Directement, Elhadj Yéro a donné un coup de poing à son adversaire, le blessant au visage. L’incident a perturbé la prière et les fidèles se sont dispersés. Certains sont rentrés pour prier à la maison », a-t-il expliqué.

Après l’incident, Elhadj Mamadou Cellou Diallo a été conduit à l’hôpital régional de Labé pour des soins. De son côté, Elhadj Mamadou Yéro Diallo a été arrêté et conduit au commissariat central de police de Labé.

A suivre !

De Labé, Alpha Boubacar Diallo pour Guineematin.com

Lire

Conakry : manifestation contre le meurtre de Mamoudou Barry en France

26 juillet 2019 à 18 06 10 07107

Le meurtre de Mamoudou Barry, enseignant-chercheur guinéen à l’université de Rouen (France), continue de susciter de l’indignation en Guinée. Ce vendredi, 16 juillet 2019, de nombreuses personnes ont manifesté devant l’ambassade de France à Conakry pour protester contre la mort de leur compatriote et réclamer justice, a constaté un reporter de Guineematin.com qui était sur place.

C’est à l’appel du Collectif pour le soutien à Mamoudou Barry que cette manifestation a eu lieu. Des parents et amis de la victime de la victime, des activistes de la société civile ainsi que de nombreux autres citoyens anonymes se sont rassemblés devant l’ambassade de France, située dans le centre administratif de Kaloum. Ils sont venus exprimer leur colère suite au meurtre de leur compatriote Dr Mamoudou Barry en France.

Gabriel Haba

« C’est avec un sentiment de choc, de tristesse et de colère que nous avons appris l’assassinat de notre compatriote Mamoudou Barry, enseignant-chercheur à l’université de Rouen, assassiné dans la même ville normande le 20 juillet 2019. Nous condamnons avec fermeté, cette barbarie qui, en plus de son caractère extrêmement ignoble, viole les textes internationaux en matière de droits de l’homme », a déclaré Gabriel Haba, porte-parole du collectif.

« Nous prenons acte des efforts de la justice française pour mettre hors d’état de nuire ce criminel racial et l’exhortons d’aller jusqu’au bout de la procédure judiciaire déjà engagée. Sinon, l’auteur de ce crime racial symboliserait pour tous les citoyens noirs vivant en occident, une menace à la liberté d’opinion et une atteinte à la dignité africaine », ajoute l’activiste de la société civile.

Les manifestants ont salué aussi « le soutien indéfectible de nos frères et amis africains ainsi que les institutions ou personnes physiques d’ailleurs, qui nous accompagnent dans ce combat en faveur du rétablissement de l’équation ‘’sang noir est égal à sang blanc’’ », a lancé Gabriel Haba.

Par ailleurs le collectif pour le soutien à Mamoudou Barry a lancé un appel à l’endroit des instances internationales en faveur de la protection des droits de l’Homme dans le monde. « Nous, citoyens, organisations de la société civile, amis, frères et sœurs de Mamoudou Barry, lançons un appel pressant: au conseil de sécurité des Nations Unies, de veiller au respect des dispositions de la déclaration universelle des droits de l’Homme, dont l’article premier dispose que tous les hommes naissent libres et égaux en dignité et en droits.

Ils sont doués de raison et de conscience et doivent agir les uns envers les autres dans un esprit de fraternité ; aux organisations de défense des droits de l’Homme de prendre toutes les dispositions pour suivre de près la procédure relative à l’assassinat de Mamoudou Barry ; aux migrants établis dans les différents pays occidentaux, d’observer et de respecter les lois, règlements et normes culturelles et sociales des pays d’accueil pour faciliter leur intégration totale ».

Mamadou Bhoye Laafa Sow pour Guineematin.com

Tel : (00224) 622919225 / 666919225

Lire

Justice pour Mamoudou Barry : Communiqué

26 juillet 2019 à 17 05 47 07477

Communiqué du comité de soutien Mamoudou

Suite au meurtre raciste de notre regretté frère Docteur Mamoudou Barry, survenu samedi dernier, un collectif composé de représentants de la société civile, responsables d’associations et personnes ressources a été mis en place sous la coupelle de la Coordination des Associations Guinéennes de France (CAGF) et de la famille de Docteur Mamoudou Barry.

Ce collectif #JusticePourMamoudouBarry sera en charge d’identifier, d’organiser et de coordonner les actions de soutien sur le plan financier, moral et judiciaire afin d’accompagner la famille du défunt.

A l’issue de cette première rencontre qui s’est tenue ce lundi 22 juillet, le collectif porte à la connaissance de tous :
• De la mise en place d’une cagnotte afin de mobiliser les fonds nécessaires pour venir en aide à la famille du défunt.
Le lien de la cagnotte est accessible sur la page Facebook « #JusticePourMamoudouBarry ».
• De la tenue d’une marche blanche pour rendre un vibrant hommage au docteur Mamoudou Barry, ce vendredi 26 juillet à Rouen à partir de 15H. Itinéraire : départ faculté de droit de l’Université de Rouen et arrivée Palais de Justice.
• De l’organisation d’une grande marche blanche à Paris, le Samedi 27 juillet à partir de 14H, Itinéraire : départ Gare du Nord : Boulevard de Demain et arrivée Place de la Bastille en passant par la Place de la République.
• De l’organisation d’une grande marche blanche à Lille, le Dimanche 28 juillet à partir de 14H, Itinéraire : départ 42 Rue Paul Duez et arrivée Palais de Justice.
• De l’organisation en cours d’autres marches de soutien dans différentes grandes villes de France (Lyon, Montpellier, Tours, Toulouse).
• Le collectif a pris acte des informations portant sur l’ouverture d’une enquête judiciaire, de l’arrestation et de la reconnaissance par la justice du caractère raciste du meurtre perpétré par le suspect.
• Le collectif veillera sur l’évolution de la situation judiciaire et œuvrera pour que justice soit rendue.

Le collectif #JusticePourMamoudouBarry invite toute personne et structure œuvrant dans la lutte contre le racisme à se joindre à cette mobilisation pour dire non à cet acte barbare qui a coûté la vie à un homme dont le seul crime fût d’être Noir.

Le collectif remercie la communauté africaine de France et toutes les autres communautés pour la compassion et le soutien à l’endroit de la famille de Docteur Mamoudou Barry.

Abdoulaye Bah, Président de la Coordination des Associations Guinéennes de France et Coordinateur du collectif

JusticePourMamoudouBarry.

Lire

Protestation des Guinéens de Monrovia contre une nouvelle Constitution : le communiqué du FNDC

26 juillet 2019 à 17 05 32 07327

Hier, jeudi 25 juillet 2019, l’Ambassade de la Guinée au Libéria a planifié l’organisation d’une manifestation de soutien au projet de coup d’État constitutionnel en Guinée à l’occasion de l’arrivée de Monsieur Alpha CONDE dans la capitale liberienne.

Informée de cette éventualité, l’antenne FNDC_Libéria a mobilisé la communauté guinéenne résidant à Monrovia pour empêcher la promotion du coup d’État civil lors de la réception du président de la République.

Arrivée dans la salle réservée pour l’accueil de Monsieur Alpha CONDE en vue de la propagande du coup d’État constitutionnel, les membres du FNDC_Libéria ont scandé non au 3emeMandat et coup d’État civil en réponse aux messages des promoteurs.

Aussitôt, l’ambassadeur de la Guinée au Libéria a instruit à la police d’arrêter les patriotiques venus défendre la paix et la stabilité de la Guinée et de la sous-région à travers le respect de la constitution.

Le FNDC_Libéria dénombre cinq (5) arrestations dans ses rangs.

La coordination nationale du FNDC condamne les agissements de l’ambassadeur de Guinée au Libéria qui a préféré protéger un groupe de guinéens contre d’autres.

La coordination nationale du FNDC félicite son l’antenne du Libéria pour avoir empêché la promotion du coup d’État constitutionnel dans leur pays de résident.

Elle exprime sa solidarité et son soutien à l’endroit des 5 champions (membres du FNDC_Libéria) arrêtés et mettra tout en oeuvre pour qu’ils retrouvent leur liberté.

Ensemble, unis et solidaires nous vaincrons.

Communiqué transmis par le Coordination nationale du FNDC

Lire

CAN Égypte 2019 : la mauvaise performance du Syli n’est pas la fin du monde

26 juillet 2019 à 13 01 27 07277

(El Béchir) Les rideaux sont tombés sur la CAN Égypte 2019 il y a une semaine mais les passions sont toujours déchaînées en Guinée et ne peuvent être arrêtées au lasso. Les médias et les réseaux sociaux servent encore et toujours de supports aux jugements les plus simplistes et aux commérages les plus insensés. Info et infox y rivalisent dans le bruit et la fureur. Les oreilles d’Antonio Souaré sifflent sans cesse. Haro sur le baudet.

Par une manip savamment orchestrée, ce mécène du football guinéen, hier applaudi, est aujourd’hui peint sous les traits les plus sombres. Chacun se fait docteur ès football et s’exprime avec autorité. On désigne par dessus la jambe les coupables de l’élimination du Syli national par l’Algérie en huitième de finale. Les opinions sont rarement objectives et bien souvent malveillantes. Et pourtant, si le onze national n’a pas avancé cette fois encore, il n’a pas reculé non plus. C’est le statu quo ante bellum. Le Syli a buté contre le mur fatidique du premier match à élimination direct.

D’autres équipes plus grandes que lui, mondialistes et favorites de surcroît, sont tombées au premier tour. Le Maroc de Hakim Ziyech, le virevoltant demi-finaliste de la coupe d’Europe 2019, a été défait comme Carthage par Rome. Sextuples champions d’Afrique, les altiers Pharaons d’Égypte de Mo Salah, champion émérite de la C1 européenne, ont, devant leur public, perdu en huitième de finale leur superbe pshent à l’uraeus face à l’Afrique du Sud, la dernière des meilleures troisièmes. Autres surprises, le Bénin et Madagascar qualifiés au second tour dans des poules difficiles sont allés aux quarts de finale. La Tunisie, mondialiste repêchée à l’issue du premier tour, ne s’est inclinée qu’en demi-finale contre le Sénégal (0-1). Le football, quel capharnaüm des fois ! Bien souvent, une chatte n’y retrouverait pas ses petits.

En football le facteur chance et le facteur malchance sont des paramètres cachés. Ils ne se révèlent que dans la compétition. Une équipe, nonobstant sa valeur intrinsèque, peut être portée par des vents favorables ou bourlinguer. Alors, contre toute attente, on voit un géant mettre un genou à terre prématurément et un petit poucet planer haut avant de chuter.

La Seleção des coupes du monde 1982 et 1986 est sans doute un des meilleurs collectifs jamais alignés par le Brésil. Mais, malgré une génération de qualité et un jeu qui enchante les spectateurs, ce Brésil de Sócrates, grandissime favori, ne parviendra pas à remporter le titre mondial.

À la coupe du monde Brésil 2014, le petit Costa Rica a défait l’Uruguay et l’Italie et tenu en échec l’Angleterre et la Grèce avant de quitter la compétition aux tirs aux buts contre les Pays-Bas en quart de finale. L’Espagne (détentrice du trophée mondial), l’Italie, l’Angleterre et la Croatie, elles, sont éliminées au premier tour par des équipes de moindre renom. C’était à n’y comprendre. Plus ahurissant encore, le Brésil de Neymar, en naufrage mental aussi subit qu’inexplicable, est étrillé par l’Allemagne 1-7 devant son public en demi-finale de la coupe du monde 2014.

La contingence dans le football

Une compétition met aux prises plusieurs équipes, au sens large – coach, staff technique, casting, niveau des joueurs et du collectif, moyens matériels et financiers, degré de préparation, niveau de la politique sportive nationale, déterminants psychologiques, conflits ou compatibilités d’égos, etc. À ce compte, l’issue des joutes est souvent incertaine. En intégrant tous les paramètres, on connaît plus ou moins sa propre force et pas forcément celle des adversaires. La force de chaque équipe est la résultante de plusieurs autres qui sont précisément les différents facteurs qui entrent en ligne de compte. Le mental collectif peut aussi chanceler à un rien et rendre l’équipe prenable sans coup férir. Toutes ces raisons font que peu de gens peuvent pronostiquer l’issue d’une compétition. Et encore, c’est moins par déduction logique implacable que par pure probabilité.

D’emblée, la Guinée a quelque peu joué de malchance avec la méforme de Naby Keïta Deco pour le peu qu’il a joué et ensuite par son forfait avant que la compétition ne se corse pour le Syli. Organisateur de haut vol de Liverpool et champion de la C1 européenne, il avait été blessé aux adducteurs sur la pelouse de Barcelone, en demi-finale. Tous les experts du football avaient prédit que le Syli national serait grandement handicapé par sa blessure et son absence aux matches décisifs.

Autre adversité du sort, notre onze national a rencontré l’Algérie en huitième de finale. Le meilleur troisième contre la meilleure équipe du premier tour (qui finira par remporter le trophée continental contre le Sénégal 1-0). Quel croisement du diable ! Incompréhensible et fatal.

Malgré tout et malgré la contingence liée à de multiples paramètres, l’élimination du Syli national en huitième de finale par les Fennecs (meilleure attaque, meilleure défense) continue à faire un buzz incroyable, comme si le ciel s’est fendu au dessus de la Guinée. Ce matraquage médiatique s’apparente à la « sociologie de la haine », un concept approfondi dans l’ouvrage collectif du même nom réalisé sur le football par d’éminents intellectuels français, dont Camille Dal et Ronan David.
La défaite de la Guinée contre l’Algérie a été et est encore pour certains l’occasion rêvée de mettre des têtes sur le billot. Des têtes innocentes pour la plupart. En premier lieu, celle du président de la Féguifoot, Antonio Souaré. On oblitère allégrement tout ce que cet homme providentiel a fait pour la renaissance du football guinéen, bien avant qu’il ne devienne président du Horoya Athlétique Club, a fortiori de la Fédération guinéenne de football. Justement, son crime aux yeux de ses ennemis – jaloux et grincheux commanditaires de son lynchage médiatique – est d’être le président de cette fédération. Un titre qu’ils convoitent, eux, pour en faire leur vache laitière, alors que lui il finance de sa poche la montée en indice du football guinéen. Qui d’autre que lui a ranimé le championnat national ? Cette compétition sportive fondamentale pour un pays était en Guinée un serpent de mer. C’était l’arlésienne. Antonio Souaré s’est donné corps et âme pour le foot guinéen. D’une manière ou d’une autre, il a aidé tous les clubs du pays, toutes divisions confondues. C’est toute la différence entre un mécène et un saprophyte.

Une chose est sûre, nul ne peut lui dénier les vertus qui favorisent le succès national, telles que la bonne foi, l’amour du cuir rond, une grande ambition pour le football guinéen dans toute la gamme des compétitions, le désintéressement, la philanthropie, le patriotisme.

À la CAN le Syli se qualifie presque toujours pour le second tour mais ensuite il s’arrête net au premier match. Cette « malédiction » de Sisyphe dure depuis 43 ans. Bien que le Hafia FC ait brandi par trois fois le trophée continental des clubs champions, bien que les Cadets se retrouvent souvent en finale et jouent la coupe du monde, la Guinée Séniors ne parvient pas à rehausser son palmarès au niveau africain et a fortiori au plan mondial. Les fruits ne tiennent toujours pas la promesse des fleurs.

Que de jeunes talents la Guinée a pourtant ! Amoureux du « ballon », ils transforment en aire de jeu le moindre terrain vague, la moindre plage, les criques les plus étroites et même les rues et les carrefours. Quel pays de footeux ! L’univers foot, ses stars, ses matches, ses statistiques et ses anecdotes ne sont des secrets pour aucun Guinéen. Le football est sans conteste ce qui nous fait vibrer tous ensemble, de 7 à 77 ans, et fait oublier les affres du quotidien. Ce sport est le seul capable de transcender les clivages politico-ethniques. Mais hélas, il y a un fatum qui bride le succès.
Un échec fait toujours mal, mais il est un bon maître. Il faut tirer les leçons. Dans la mauvaise performance du Syli, les responsabilités sont partagées. Celle d’Antonio est plus sa bonne foi et sa propension à faire confiance en ses collaborateurs, par esprit d’équipe et de collégialité, qu’un laxisme délibéré ou une incapacité personnelle à atteindre ses objectifs. Il ignorait totalement la fourberie de certains fripons qui l’entourent et le racket organisé ou subi par le staff technique. Homo duplex, l’homme est duplice, autant savoir.

À l’avenir, Antonio Souaré devra être plus regardant dans la distribution de ce précieux capital qu’est la confiance, quitte à se faire taxer d’autocratie dans la Féguifoot. S’il pense pouvoir obtenir de meilleurs résultats en écartant les rebuts de la Fédé, les médiocres, les arrivistes et l’engeance, eh bien, qu’il y aille sans barguigner.

Pour l’intérêt du football national, la fin justifiera les moyens. Face au succès, les médisances des râleurs ne seront pour les amoureux du cuir rond qu’un acouphène dans l’oreille gauche.

El Béchir

Lire

Jamesdine à Télimélé : « la modification de la constitution et le 3ème mandat sont de même père et de même mère »

26 juillet 2019 à 13 01 10 07107
Honorable Jamesdine Baldé, élu de la liste nationale de l'UFDG
Honorable Jamesdine Baldé, élu de la liste nationale de l’UFDG

« Vous devez savoir que la modification de la constitution et le troisième mandat sont de même père et de même mère. Le régime d’Alpha Condé veut qu’Alpha soit président à vie, c’est sa volonté et c’est ça son souhait. Il modifie la constitution juste pour se présenter en 2020. Nous n’accepterons jamais cela, nous voulons l’alternance en Guinée…».

Les députés de l’UFDG originaires de la préfecture de Télimélé séjournent actuellement dans cette ville. Ils ont mis l’occasion à profit pour échanger avec l’exécutif communal et les structures locales du parti, rapporte le correspondant de Guineematin.com sur place.

Les honorables Dian Baïlo Diallo, député uninominal de Télimélé, et Jamesdine Baldé, député élu sur la liste nationale de l’UFDG et originaire aussi de la préfecture, ont profité des vacances parlementaires pour se rendre dans la cité d’Alpha Ibrahima Kola. Ils en ont profité pour rencontrer l’exécutif de la commune urbaine, dont les membres sont issus de leur formation politique, mais aussi les structures locales de l’Union des Forces Démocratiques de Guinée.

Younoussa Goulgoul Diallo, maire de la commune urbaine de Télimélé

Au cours de cette assemblée générale, le maire de Télimélé Younoussa Gougoul Diallo, a fait le point des activités réalisées et celles en cours depuis l’installation du conseil communal qu’il dirige.

« Je suis très content aujourd’hui du fait que nos députés nous ont donné la parole pour une large information sur ce que nous avons eu à faire depuis notre installation. Après notre installation, en premier lieu, nous avons peint le bâtiment qui abrite les bureaux de la commune parce que ça faisait plus de 10 ans que ce bâtiment est laissé pour compte. Nous avons ouvert des routes dans certains quartiers de la commune ; nous avons démarré la construction d’un poste de santé à Niabely et d’une école à Guémé à travers le financement de l’ANAFIC.

A travers un don de la CBG, nous construisons aussi 4 salles de classe au collège Kolly et des latrines en ce moment. Nous avons aussi fait un point de vente de viande de deux cabines au marché central pour permettre aux citoyens de se procurer facilement de la viande. Nous avons trouvé également des outils informatiques qui nous permettent de faire nos documents dans nos locaux. Parce qu’on était obligé d’aller dans en ville pour imprimer tous nos documents alors que certains doivent être confidentiels », a indiqué l’autorité communale.

Un bilan d’environ 8 mois d’exercice que les députés n’ont pas manqué d’apprécier positivement. « Nous félicitons le maire de la commune urbaine de Télimélé et l’ensemble des conseillers. Au nom du président Cellou Dalein Diallo, président de l’UFDG, chef de file de l’opposition guinéenne, nous remercions le maire suite à ce brillant compte rendu qu’il a eu faire et ce que nous avons vu de nos propres yeux. Il a montré qu’il est le maire de tous les citoyens de la commune urbaine de Télimélé.

Comme a indiqué le maire, tout le monde doit savoir qu’un maire n’est pas l’adjoint d’un préfet ou d’un sous-préfet. Le maire représente les populations de sa collectivité et il le fait en se référant au code des collectivités qui est une loi votée par l’Assemblée nationale pour pouvoir développer et assister sa commune. Il a un mandat et il doit rendre compte dans 5 ans. Nous lui demandons et nous l’invitons à poursuivre cet élan qu’il a aujourd’hui », a déclaré l’honorable Jamesdine Baldé.

Honorable Jamesdine Baldé, élu de la liste nationale de l'UFDG
Honorable Jamesdine Baldé, élu de la liste nationale de l’UFDG

Le député de l’UFDG a évoqué aussi le débat en cours autour du projet de nouvelle constitution que le pouvoir veut soumettre à un référendum. Il a expliqué aux responsables locaux de son parti que contrairement à ce que tente de faire croire le pouvoir, ce projet vise à octroyer un troisième mandat au président Alpha Condé. Ce à quoi Jamesdine Baldé les invite à s’opposer catégoriquement.

« Vous devez savoir que la modification de la constitution et le troisième mandat sont de même père et de même mère. Le régime d’Alpha Condé veut qu’Alpha soit président à vie ; c’est sa volonté et c’est ça son souhait. Il modifie la constitution juste pour se présenter en 2020. Nous n’accepterons jamais cela, nous voulons l’alternance en Guinée. La constitution lui donne la possibilité de faire deux mandats et laisser pour un autre. C’est pour cela que les partis politiques se sont retrouvés avec la société civile pour empêcher sa volonté », a dit le parlementaire.

De Télimélé, Ousmane Dieng pour Guineematin.com

Tél. : 622525250

Lire

Concours national d’épellation : la 1ère place à Mamou, la 2ème à Télimélé…

26 juillet 2019 à 12 12 25 07257

C’est un élève de Mamou qui a remporté la 6ème édition du concours national d’épellation, dont la finale a eu lieu hier, jeudi 25 juin 2019, au centre culturel franco-guinéen de Conakry. Il devance les candidats de Télimélé (2ème place) et de Coyah (3ème place), rapporte le correspondant de Guineematin.com qui était sur place.

Après plusieurs semaines de compétition, la sixième édition du Concours National d’Épellation (CNE) a livré son verdict. A l’issue de la finale qui a mis aux prises 30 candidats, Thierno Amadou Diaby, élève en classe de 10ème année au lycée-collège Elhadj Aboubacar Doukouré de Mamou, s’est classé premier de cette compétition intellectuelle. Il est suivi de Fatoumata Binta Kann, élève en classe de 9ème année au Groupe scolaire Alpha Ibrahima Kola de Télimélé et d’Aïssatou Baldé, élève en classe de 9ème année au Groupe scolaire Hariratou Barry de Coyah, qui sont respectivement deuxième et troisième. Ces lauréats ont bénéficié de satisfécits et de plusieurs cadeaux.

Cette 6ème édition a connu la participation de 620 candidats issus de 124 collèges publics et privés de 14 communes urbaines (les 5 communes de Conakry plus 9 préfectures de l’intérieur du pays). Ce concours est organisé depuis 2013 par l’ONG Youth Vision qui signifie Vision de la Jeunesse en Français « dans le but d’améliorer le niveau des élèves guinéens dans la langue officielle qu’est le Français en les incitant à l’apprentissage », a indiqué Gouressy Diallo, le directeur exécutif de l’ONG Youth Vision (YOUVI).

Gouressy Diallo ajoute que « Ce concours procure de nombreux avantages aux jeunes élèves candidats. Ça leur permet notamment de maîtriser l’orthographe et la définition de nombreux mots ; améliorer leur lecture et par conséquent améliorer leurs expressions écrite et orale ; surmonter leur stress lors de la prise de la parole en public ; cultiver en eux le goût de la recherche et par conséquent le goût aux études », a-t-il dit.

Mamadou Bhoye Laafa Sow pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 622919225 / 666919225

Lire

Conakry : des gendarmes accusés de voler l’argent et les téléphones des citoyens interpellés

26 juillet 2019 à 11 11 49 07497

« Ce sont des choses qu’on ne dit pas ici. Mais, les agents de sécurité ont soustrait les téléphones et l’argent de nos clients. Et, monsieur le président, je signale que c’est une pratique courante de nos hommes en tenue », a dénoncé un des conseils des 28 jeunes.

Le procès de près d’une trentaine de jeunes dont deux filles et deux mineurs s’est tenu hier, jeudi 25 juillet 2019, au tribunal de première instance de Dixinn. Ils sont tous poursuivis pour « actes de nature à compromettre la sécurité public, détention et consommation de chanvre indien ». Des faits pour lesquels les prévenus ont plaidé non coupable, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui a suivi ce procès.

Ils sont 28 jeunes (mécaniciens, coiffeurs, chauffeurs, apprentis-chauffeurs, etc.) à avoir été arrêtés le même jour (le samedi dernier, 20 juillet 2019) à Kiroty, un quartier de la commune de Ratoma. C’était à l’occasion d’une patrouille mixte de la gendarmerie, qui a fait une descente musclée dans ce quartier de la haute banlieue de Conakry pour « dénicher des bandits ».

Après leur interpellation, les jeunes suspects ont été conduits à la brigade de recherche de Kipé, avant d’être finalement déférés au parquet de Dixinn. C’est là qu’une procédure de flagrant délit a été engagée à leur encontre pour « actes de nature à compromettre la sécurité public, détention et consommation de chanvre indien ». Ils seront ensuite placés sous mandat de dépôt (le mercredi) et conduit en détention à la maison centrale de Conakry.

A l’ouverture de leur procès hier, jeudi 25 juillet, les 28 suspects ont tous plaidé non coupable. « C’est dans ma chambre qu’on m’a arrêté. Je ne détenais rien. Je partais prendre un taxi lorsque les agents m’ont arrêté. Je ne sais pas pourquoi on m’a arrêté. Je sortais des toilettes quand les gendarmes m’ont arrêté. Je ne détenais que mon téléphone et mon argent lorsque les agents m’ont arrêté », entendait-on des prévenus qui se sont succédé à la barre pour expliquer les circonstances de leurs arrestations.
Compte tenu de leurs âges, Abdourahmane Barry (14 ans) et Mamadou Oury Diallo (17 ans) n’ont pas été entendus par le tribunal.

Dans ses réquisitions, le ministère public a demandé la relaxe des prévenus pour « délit non constitué ». Car, explique le procureur Boubacar I Bah, « les prévenus n’ont pas reconnu les faits. Aucune preuve n’a été apportée ici pour prouver ou établir un lien entre le comportement de ces jeunes et les faits poursuivis. Donc, le ministère public n’a aucune charge pour retenir ces prévenus. C’est pourquoi, nous demandons qu’il vous (le tribunal) plaise de relaxer et renvoyer les prévenus des fins de la poursuite pour délit non constitué », a requis le procureur Boubacar I Bah, tout en demandant au tribunal de se déclarer incompétent à juger Abdourahamane Barry et Mamadou Oury Diallo à cause de leur statut de mineurs.

Abordant dans le même sens que le parquet, les avocats de la défense ont dénoncé « la soustraction des biens et numéraires » de leurs clients, par les gendarmes qui ont procédé à leur interpellation « dans différents endroits » à Kiroty (Lambandji).

« Ce sont des choses qu’on ne dit pas ici. Mais, les agents de sécurité ont soustrait les téléphones et l’argent de nos clients. Et, monsieur le président, je signale que c’est une pratique courante de nos hommes en tenue », a dénoncé un des conseils des vingt-huit prévenus.

Dans sa décision, le tribunal s’est déclaré incompétent à juger Abdourahamane Barry et Mamadou Oury Diallo à cause de leur statut de mineurs. Il a ensuite renvoyé 25 prévenus des fins de la poursuite pour délit non constitué.

En outre, il a déclaré Boubacar Bah coupable de détention et de consommation de chanvre indien, tout en le condamnant à un an de prison, assorti de sursis.

En effet, depuis le début de cette affaire, seul Boubacar Bah a reconnu (à l’enquête préliminaire) les faits qui lui sont reprochés. Mais, pour sa défense à la barre, le prévenu a laissé entendre que « la tenue de militaire et le chanvre indien » qu’on lui attribue, appartiennent à un militaire pour qui il venait de laver les habits.

« La tenue et la drogue ont été saisies dans la chambre d’un militaire. Moi, je suis un simple coiffeur. C’est vrai que, avant, lorsque j’étais à Cosa, je fumais du chanvre indien. Mais, depuis que je suis à Kiroty, j’ai tout arrêté. Je ne fume plus rien », a-t-il déclaré devant le tribunal qui, visiblement, n’a pas été convaincu par ces propos.

A rappeler que très souvent les Guinéens se plaignent des pratiques de ce genre : des agents des forces de l’ordre en patrouille qui volent argent et biens trouvés sur eux, surtout la nuit. C’est comme si nos agents visent autre chose que la lutte contre la vente et la consommation de la drogue puisque ça se fait au vu et au su de tout le monde dans presque tous les quartiers de Conakry, même en pleine journée… en toute impunité !

Mamadou Baïlo Keïta pour Guineematin.com

Lire

Siguiri : une jeune fille broyée par une machine de concassage

26 juillet 2019 à 10 10 47 07477
image d’archive

Une adolescente de 16 ans a été tuée hier, jeudi 25 juillet 2019, dans une mine d’or à Siguiri. La tête de la victime a été complètement broyée par une machine de concassage, a appris Guineematin.com à travers son correspondant dans la préfecture.

Sitan Sylla, 16 ans, travaillait comme d’habitude dans une mine d’or située dans le district de Balato, relevant de la sous-préfecture de Kintinia. Elle prenait la terre dure sortie de la mine et susceptible de contenir de l’or pour la mettre dans la machine de concassage. Après le broyage, elle récupère la terre qu’elle lave avec l’espoir de trouver des grammes d’or à l’intérieur.

Mais, cette fois, ce fut son dernier jour de faire ce travail. Car, en plus de la terre, la machine a broyé aussi la jeune fille. « Elle travaillait depuis le matin avec la machine de concassage. Vers midi, elle a décidé de faire une pause pour manger. Lorsqu’elle lavait ses mains, son voile s’est accroché aux dents de la machine qui était en marche. C’est ainsi qu’elle a été propulsée dans la machine », explique Aminata Diabaté, la mère de la victime.

Elle précise que lorsque la jeune fille est tombée, les gens ont accouru pour éteindre la machine afin de tenter de la sauver. Mais, c’était trop tard. La tête de Sitan Sylla était déjà broyée. Le reste du corps a été retiré et enterré.

A noter que les même si les pertes en vies humaines sont récurrentes dans les mines d’or de Siguiri, ce genre de décès est très rare. Généralement, ce sont les éboulements qui vont des victimes dans ces endroits.

De Siguiri, Bérété Lancéï Condé pour Guineematin.com

Lire

Manifestation « interdite » à Conakry : Bachir Bah condamné à 7 mois de prison

26 juillet 2019 à 10 10 24 07247

« Le droit de manifester est consacré dans notre constitution. Mais, il obéit à des règles qui consistent entre autres à demander et avoir l’autorisation des autorités communales de la zone où on veut manifester. Et, quand ces autorités refusent cette manifestation, des hommes comme Bachir Bah bravent cette interdiction. Ils sortent occuper les voies publiques pour troubler la quiétude, vandaliser les biens des gens et affronter les forces de l’ordre… », a notamment dénoncé le procureur

En audience correctionnelle le mercredi dernier, 24 juillet 2019, le tribunal de Dixinn a déclaré Mamadou Bachir Bah coupable d’attroupement armé. Un fait pour lequel cette juridiction de première instance a condamné le jeune prévenu à sept (7) mois de prison, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui a suivi ce procès.

Mamadou Bachir Bah serait âgé de 17 ans (22 ans selon le dossier de la procédure). Il est en prison depuis huit mois et onze jours, après avoir été interpelé à Wanindara (dans la commune de Ratoma) au débat du mois de novembre 2018 par des agents des forces de l’ordre. Avec deux autres jeunes, il sera reproché à Mamadou Bachir Bah les faits d’attroupement armé, coups et blessures volontaires et destruction d’édifice. Mais, au cours de la procédure, ses complices présumés ont bénéficié d’un « non-lieu ».

Cependant, Mamadou Bachir Bah sera placé sous mandat de dépôt le 13 novembre 2018, avant d’être conduit à la maison centrale de Conakry où il attendait son procès pour  »attroupement armé ». Un procès qui s’est ouvert ce mercredi, 24 juillet 2019, devant le tribunal correctionnel de Dixinn.
A la barre, Mamadou Bachir Bah a plaidé non coupable des faits mis à sa charge. Le jeune prévenu a réfuté en bloc les allégations selon lesquelles il détenait des armes blanches lors de son interpellation par les forces de l’ordre.

« Je ne sais pas pourquoi on m’a arrêté. Je rentrais tranquillement chez moi quand les agents m’ont interpellé. Je ne détenais que mon téléphone, la clé de ma chambre et un billet de 5 000 francs guinéens. Quand ils m’ont arrêté, ils ont pris mon téléphone et les 5 000 francs guinéens… Je ne détenais ni couteau, ni ciseau. Je n’avais aucune arme sur moi », a expliqué Mamadou Bachir Bah.

Selon l’accusation, Mamadou Bachir Bah a été interpellé à l’occasion d’une manifestation illégale. Et, le ministère public soutient d’ailleurs qu’au moment de sa présentation au parquet, Mamadou Bachir Bah était accompagné des couteaux qui avaient été saisis sur lui.

« Dites la vérité au tribunal, puisque lors de votre présentation ici devant le parquet, vous aviez reconnu que c’est vous qui déteniez les couteaux qui étaient sous scellé », a dit le procureur Bakary Camara.

Des allégations rejetées vigoureusement par le prévenu qui affirme n’avoir même pas eu connaissance d’une manifestation le jour de son arrestation. « C’est à quelques mètres de ma porte que les agents m’ont arrêté. Je n’avais aucune arme », s’est-il défendu.

Dans ses réquisitions, le ministère public a présenté le prévenu comme un jeune qui brave les interdictions de manifester pour finalement affronter les forces de l’ordre.

« Le droit de manifester est consacré dans notre constitution. Mais, il obéit à des règles qui consistent entre autres à demander et avoir l’autorisation des autorités communales de la zone où on veut manifester. Et, quand ces autorités refusent cette manifestation, des hommes comme Bachir Bah bravent cette interdiction. Ils sortent occuper les voies publiques pour troubler la quiétude, vandaliser les biens des gens et affronter les forces de l’ordre… C’est pourquoi, le ministère public requiert qu’il vous plaise de retenir Mamadou Bachir Bah dans les liens de la prévention. Et, pour la répression, vous le condamnerez à six (6) mois de prison et un million de francs guinéens d’amande », a requis le procureur Bakary Camara.

image d’archive

De leur côté, les avocats de la défense, Me Alseny ïssata Diallo et Me Abou Camara, ont plaidé l’acquittement de leur client pour « délit non constitué ».
Finalement, le tribunal a déclaré Mamadou Bachir Bah coupable d’attroupement armé, tout en le condamnant à sept (7) mois de prison. Une peine déjà inférieure au temps de détention provisoire que Mamadou Bachir Bah a passé en prison.

Mamadou Baïlo Keïta pour Guineematin.com

Lire

« Wonah Samakala » : premier album de l’artiste Dardja Barky

26 juillet 2019 à 10 10 03 07037

Le chanteur connu sous le nom de Dardja Barky va sortir son premier album le 26 octobre 2019. Le concert-dédicace aura lieu le même jour au Belvédère, à Conakry. L’annonce a été faite par l’artiste lui-même au cours d’une interview qu’il a accordée à Guineematin.com hier, jeudi 24 juillet. Il est revenu notamment sur les sujets qu’il aborde dans sa première œuvre du genre depuis le début de sa carrière musicale.

Décryptage !

Guineematin.com : ton premier album intitulé « Wonah Samakala » va sortir le 26 octobre 2019. Pourquoi le nom « Wonah Samakala » ?

Dardja Barky : avant de commencer permettez-moi de remercier Guineematin.com qui est le partenaire officiel de cette dédicace prévue comme vous l’avez dit le 26 octobre au Belvédère. Merci beaucoup pour votre soutien. Pourquoi j’ai choisi le nom « Wonah Samakala » ? C’est parce que dans l’album il n’y a pas de fiction dedans, tout ce que je dis dans la l’album, c’est de la réalité. Wonah Samakala c’est une expression peule qui signifie que ce n’est pas de la pagaille. Ça veut dire que cet album, c’est du sérieux qui est dedans. Il y a même un son dans l’album qui porte le même intitulé.

Guineematin.com : en quoi cet album est sérieux ? Quels sont les sujets que tu abordes ?

Dardja Barky : j’aborde beaucoup de sujets, tels que cette affaire d’illuminati dont on parle régulièrement aujourd’hui. Je pense que c’est une secte qui s’est installée depuis longtemps en Afrique. Mais, moi je parle de l’Afrique particulièrement parce que je suis un soldat de ce continent. J’ai fait des révélations et j’ai dénoncé donc cette confrérie. J’ai parlé aussi des riches, de ceux qui ont le pouvoir, et comment gérer leurs richesses ou leur pouvoir tout en pensant aux pauvres et à ceux qui n’ont pas de pouvoir. J’ai parlé aussi de l’amour et de la politique bien sûr. J’ai dédié deux sons à l’opposant Cellou Dalein Diallo dont qui est intitulé KMCL2020. Le titre c’est en poular mais si vous traduisez ça veut dire « Il faut que Cellou accède à la présidence en 2020 ». Bref, il y a divers thèmes qui se retrouvent dans cet album. Je ne vais pas tout dévoiler ici, je réserve le reste pour le 26 octobre inch’Allah.

Guineematin.com : pourquoi parler d’illuminati ? Cette confrérie a-t-elle un impact à tes yeux sur le développement de l’Afrique ?

Dardja Barky : bien sûr ! Les illuminatis, c’est un vaste complot, un complot mondial qu’on a organisé contre les faibles. Ils font des sacrifices humains, ils provoquent des coups d’Etat et même des guerres. Aujourd’hui, ils ont dominé le monde et ils continuent à gagner du terrain. De plus en plus de gens vendent leurs âmes pour avoir de l’argent. On a dévoilé tout cela dans l’album. Quand vous le kiffer, vous allez mieux comprendre.

Guineematin.com : tu dédies un son au chef de file de l’opposition guinéenne, Cellou Dalein Diallo, dans cet album. Pourquoi cela ?

Dardja Barky : parce que c’est un grand monsieur, c’est un leader charismatique. Je suis un jeune de l’axe, j’ai fait beaucoup de combats là-bas. Parmi les victimes, les 103 jeunes tués sur cet axe dans les manifestations politiques de ces dernières années, il y a mes frères dedans, il y a mes amis dedans. Donc on a toujours fait le combat pour un leader qui a notre vision. Et je précise que je suis membre du mouvement « Akhadan » qui se signifie « Que ça s’arrête ! » et nous soutenons ouvertement Cellou Dalein Diallo, le président de l’UFDG.

Guineematin.com : en mélangeant musique et politique tu ne penses pas que ça peut jouer sur ton succès en tant qu’artiste ? Parce que les partisans du pouvoir ne vont sûrement pas écouter ta musique.

Dardja Barky : bon, je ne pense pas ainsi. C’est vrai qu’en Guinée ici, la politique a beaucoup divisé les gens, mais je pense que les gens prendront le temps d’écouter ce que j’ai dit avant de le juger. En tout cas c’est ce que je souhaite.

Guineematin.com : dans cet album, est-ce que tu as fait des collaborations avec d’autres artistes ?

Dardja Barky : j’ai fait des featurings avec Seland Kouti et Hundre G’s. Seland, c’est mon programmateur et Hundre G’s, c’est lui qui a enregistré l’album dans son studio Nab-Record. J’ai fait aussi un son avec Binta Laly Sow. Plusieurs artistes invités seront aussi présents au concert.

Guineematin.com : comment faire justement pour prendre part à ce concert ?

Dardja Barky : il suffit de se rendre au Belvédère le 26 octobre et acheter le ticket. Le prix du ticket n’est pas encore fixé, la maison de production et le Label sont en train de travailler sur ces aspects. Mais déjà, ceux qui désirent avoir plus d’informations, ils peuvent appeler le 621 66 30 40 ou le 621 93 94 03. Ils peuvent aussi contacter le site Guineematin.com qui est notre partenaire officiel pour des renseignements par rapport à ce concert.

Interview réalisée par Alpha Fafaya Diallo pour Guineematin.com

Tel. 628 12 43 62

Lire

Vol d’habits à Madina : ce que dit Aminata Camara à la justice

26 juillet 2019 à 9 09 46 07467

Accusée de vol d’habits dans un magasin situé au grand marché de Madina, Aminata Camara a comparu hier, jeudi 25 juillet 2019, devant le tribunal correctionnel de Mafanco. Elle a nié systématiquement les faits qui lui sont reprochés, a constaté un reporter de Guineematin.com qui était sur place.

3 500 pièces, composées de pantalons Jeans, de sous-vêtements et de t-shirts. Ce sont les habits que Aminata Camara et Fodé Sylla sont accusés d’avoir volé en mai dernier dans un magasin situé au marché de Madina (le plus grand du pays). La dame a été arrêtée et placée sous mandat le 17 mai 2019, tandis que l’autre prévenu (Fodé Sylla) a pris la fuite. En comparaissant devant le tribunal correctionnel de Mafanco, Aminata Camara a rejeté les accusations portées contre elle. Elle explique que le jour où le vol en question aurait eu lieu, elle était venue à Madina pour présenter ses condoléances à une famille endeuillée par un décès.

« J’ai trouvé qu’ils ont envoyé le corps à Coyah pour l’enterrement. J’ai passé donc la nuit là-bas. Et, à 4 heures du matin, je voulais aller aux toilettes. J’ai dit à ma petite sœur de m’accompagner parce que nous étions au deuxième étage et les toilettes se trouvent au rez-de-chaussée. Elle m’a accompagnée. Mais, j’ai trouvé qu’il y a des sacs d’ordures à la rentrée des toilettes. J’ai tenté donc de les pousser. C’est ainsi que le gardien des magasins, Mountaga Diallo, a envoyé des agents pour m’interpeller en disant que c’est moi qui ai défoncé les portes
des magasins pour faire sortir les marchandises. Or, moi, je n’ai pas
vu des marchandises, mais plutôt des sacs d’ordures », a soutenu la prévenue.

Après les explications d’Aminata Camara, le procureur a sollicité la comparution de Mountaga Diallo, à titre de témoin. A la barre, le gardien a indiqué que c’est à 17 heures qu’il a vu Aminata Camara et une certaine Halima monter à l’étage où il y a eu le décès. « Elles sont restées là-bas, jusqu’à 23 heures. Après elles sont venues défoncer les portes des magasins. Elles ont fait sortir les sacs d’habits et les ont laissés dehors. Directement, je suis allé chercher deux agents pour attendre ceux qui viendront chercher les sacs d’habits. On est restés là-bas jusqu’à 2 heures du matin.

Aminata est venue avec Fodé Sylla pour prendre les sacs. Mais, je me suis
opposé. J’ai dit que les sacs ne bougeront pas. C’est ainsi qu’elle (Aminata Camara) est allée, elle aussi, chercher des agents de la BAC. Ceux-ci sont venus
avec elle. Ils m’ont dit que les agents que j’ai envoyés ne sont
pas armés. Ils doivent donc quitter immédiatement les lieux. Ainsi, les agents ont quitté. Dès qu’ils sont partis, les agents de la BAC m’ont tabassé et m’ont tabassé. Pendant qu’ils me maltraitaient, Aminata Camara et Fodé Sylla ont embarqué les marchandises. Et le lendemain, elle a été arrêtée avec les sacs », a-t-il dit.

Finalement, le tribunal a renvoyé le dossier au 12 septembre 2019 pour les réquisitions et plaidoiries.

Saidou Hady Diallo pour Guineematin.com
Tel: 620 589 527/654 416 922

Lire

Entrée en 7ème année : la joie de Saliou Bah, 1er de la commune de Ratoma

26 juillet 2019 à 9 09 39 07397
Mamadou Saliou Bah, élève à l’école primaire de la fondation Maarif de Démoudoula, premier de la commune de Ratoma
Mamadou Saliou Bah, élève à l’école primaire de la fondation Maarif de Démoudoula, premier de la commune de Ratoma

Mamadou Saliou Bah, élève à l’école primaire de la fondation Maarif de Démoudoula, est l’heureux premier au Certificat de fin d’Etudes Élémentaires dans la commune de Ratoma (Conakry). Il a réagi à ce résultat au micro d’un reporter de Guineematin.com ce jeudi, 25 juillet 2019.

Selon le jeune homme, il était confiant qu’il allait réussir son examen. Il reconnaît cependant qu’il ne s’attendait pas à être premier de sa commune. Ce classement fut donc une surprise heureuse pour lui. « Je m’attendais beaucoup plus à être classé parmi les cinq premiers de la commune, mais Dieu en a décidé autrement, je suis arrivé premier de la commune. C’est Dieu qui est fort.

Je suis animé donc d’un sentiment de joie et de fierté. Je suis très content d’avoir réussi mon examen de fin d’études élémentaires. Tout d’abord, je remercie ma mère qui m’a été d’une aide précieuse, qui s’est battue jours et nuits pour ma réussite. Je remercie la fondation Maarif pour leur formation. Je remercie le directeur de l’école monsieur Barry. Ils m’ont donné énormément de conseils ».

Des conseils que Mamadou Saliou Bah dit avoir pris très au sérieux, en révisant constamment ses leçons. « J’avoue que je me suis donné à fond pour ma réussite. Je révisais sans cesse. A la maison déjà, j’apprenais avec mon professeur, les leçons qu’on avait à faire le lendemain à l’école. Je révisais aussi la nuit avec ma mère. Je commençais la révision à 19 heures pour terminer à 20 heures », a-t-il souligné.

Ibrahima Barry, directeur de l’école primaire de la fondation Maarif

Le classement de Mamadou Saliou Bah est également un motif de joie et de fierté pour son école. Monsieur Ibrahima Barry, le directeur de l’école primaire de la fondation Maarif, dit n’être pas surpris. « Vraiment c’est un sentiment de joie qui m’anime, je suis très content. On ne comptait pas seulement avoir le 1er de la commune, mais parmi les 10 premiers qu’on ait au moins 5. C’est fierté pour nous d’avoir un tel résultat.

Je remercie surtout sa maman qui a toujours porté confiance à cette école. Ce sont les enfants que nous avons côtoyé à bas âge. Il a une éducation familiale exemplaire. C’est un enfant intelligent, poli et qui suit à la lettre ce que disent les maîtres et les responsables en général. Donc, je m’attendais à ce qu’il soit parmi les meilleurs », a-t-il laissé entendre.

Mohamed DORE pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 622 07 93 59

Lire