Assassinat de Mamoudou Barry : Alpha Condé annonce un entretien avec l’Ambassadeur de France

21 juillet 2019 à 20 08 16 07167

Communiqué de la présidence guinéenne : Sékhoutouréya, 21 Juillet 2019 – Le Président de la République, le Pr. Alpha Condé, très touché par le meurtre, le 19 Juillet 2019 à Rouen (France), du docteur Mamoudou Barry, présente ses condoléances les plus attristées à la famille Barry et au Peuple de Guinée.

Le Gouvernement Guinéen suit de très près l’évolution des enquêtes diligentées par les autorités françaises.

Le Président Alpha Condé s’entretiendra avec l’Ambassadeur de France en Guinée pour la suite à donner.

Le Docteur Mamoudou Barry était Enseignant-chercheur en Guinée et en France, docteur en Droit de l’Université de Rouen en Normandie et a été agressé par des supporters avant le match Algérie-Sénégal le 19, juillet 2019 et perdra la vie le 20 juillet par suite de ses blessures. Que l’âme du défunt repose en paix ! Amen !

Communiqué transmis par le Bureau de presse de la Présidence de la République

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Kansagui (Tougué) : exactement 3.770.000 francs guinéens pour étouffer un cas de viol collectif

21 juillet 2019 à 16 04 34 07347

Cinq élèves dont les âges varient entre 16 et 19 ans, poursuivis pour avoir violé et poignardé une diminuée mentale actuellement couchée au centre de santé de la sous-préfecture ont été libérés hier, samedi, 20 juillet 2019, aux environs de 20 heures, par le chef du poste de la Gendarmerie de Kansagui, relevant de la préfecture de Tougué, dans la Région Administrative (RA) de Labé, rapporte un correspondant de Guineematin.com en Moyenne Guinée, à travers l’entretien vidéo ci-dessous.

Un acteur politique de l’opposition vient de nous alerter, sous le couvert de l’anonymat, de la libération par le chef du poste de la Gendarmerie de Kansagui, dans la préfecture de Tougué, de 5 élèves âgés respectivement de 16, 17, 18 et 19 ans qui ont violé et poignardé une diminuée mentale à l’occasion d’une soirée dansante organisée dans la collectivité il y a quelques jours.

Cette source précise que chaque accusé a versé la somme de 500 mille francs guinéens avant de quitter le poste de Gendarmerie de Kansagui, où les mis en cause avaient déjà donné collectivement 250.000 GNF, représentant les frais des 5 convocations émises.

En plus ces montants, les présumés violeurs ont payé les frais médicaux au Centre de Santé de la Sous-préfecture estimé à 1.020.000 francs guinéens. Les tous frais combinés font un montant global de 3.770.000 francs guinéens.

Le doyen Thierno Abdoul Sow, premier imam de Kansagui et père de la victime, a confirmé que les 5 jeunes qui ont violé et poignardé sa fille n’ont pas passé la nuit de samedi à ce dimanche, 21 juillet 2019, à la Gendarmerie. Mais, il dit n’avoir aucune idée des conditions dans lesquelles ont été libérés.

« Ce que vous avez écrit est exact. La victime est dans un état critique. Heureusement, elle a été bien prise en charge par le Centre de Santé. Après le Gendarme a convoqué les parents de la victime. Il nous a demandé ce que nous voulons. Nous avons répondu que nous voulons que l’affaire soit gérée entre nous ici en famille. Nous avons accepté cette démarche. Bien sûr, j’ai apposé ma signature sur un document demandant à ce que l’affaire soit traitée à l’amiable, mais je n’ai donné aucun avis sur ce que la loi doit faire des accusés. Au moment où je vous parle, chacun d’eux vaque à ses affaires sans aucune crainte. Moi, j’ai laissé les accusés avec le gendarme hier samedi, 20 juillet 2019, à l’approche du crépuscule. Ils ont été libérés après, mais je ne sais pas ce qu’ils ont donné comme argent pour être libre » a expliqué le père de la victime.

« La seule chose que nous avons exigé, c’est la prise en charge des frais médicaux et de sa dépense jusqu’à ce qu’elle guérisse de ses blessures » a-t-il ajouté.

Pour sa part, le chef du poste de la Gendarmerie, un certain Touré, a déclaré qu’il ne peut rien dire au téléphone de Guineematin.com pour éviter de tomber dans le piège des arnaqueurs. Comme pour expliquer qu’il n’est pas sûr d’avoir à faire à un journaliste au téléphone.

Du côté des autorités locales, le maire de la commune rurale, Issagha Sow a confirmé le cas du viol collectif sur cette diminuée mentale mais dit ne rien savoir sur la transaction financière orchestrée autour de cette affaire.

Il est à préciser que les accusés ont pour noms : Abdoulaye Sow, Abdourahmane Sow, Abdourahmane Sow (encore), Mamadou Oury Sow et Mamadou Saliou Sow. Comprenez que parmi les 5 accusés, deux sont des homonymes.

De Labé, Idrissa Sampiring DIALLO pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 622 269 551 & 657 269 551 & 660 901 334

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Accès à l’information publique, délit de presse, cybercriminalité… ce qu’en dit Iboun Conté

21 juillet 2019 à 13 01 50 07507

La non-promulgation de la Loi d’Accès à l’Information Publique préoccupe le monde des médias dans un contexte où tout est verrouillé en Guinée. Cette loi, engagée depuis 2010 au temps du Conseil National de la Transition (CNT), n’avait pas fait l’objet d’une attention soutenue et l’on se demande pour quelles raisons. « Elle a été tout simplement abandonnée et puis égarée entre l’Assemblée Nationale et le Secrétariat Général du Gouvernement », soutient le journaliste Moussa Iboun Conté.

Dans un entretien accordé à Guineematin.com, Iboun Conté est revenu sur les travaux effectués par le comité de suivi de la Loi d’Accès à l’Information Publique dont il assure la présidence, ainsi que sur les menaces qui pèsent sur les journalistes en ce moment.

Guineematin.com : la Loi d’Accès à l’Information Publique n’est jusque-là pas promulguée. Vous êtes le président du comité de suivi de ladite loi, comment en est-on arrivé là ?

Moussa Iboun Conté : la Guinée s’est engagée depuis 2010 à mettre en œuvre la Loi d’Accès à l’Information Publique et de faire partie des 145 pays au monde qui mettent en œuvre cette loi d’accès à l’information publique. Il faut reconnaitre que la Guinée, après le Maroc, est le deuxième pays en Afrique et premier en Afrique de l’Ouest. Et, le Sénégal, la Côte d’Ivoire et d’autres pays de l’Afrique de l’Ouest, s’inspirent du modèle guinéen pour que ces pays-là puissent se doter de la loi d’accès à l’information publique. Donc, le processus a commencé en 2010. Mais, il faut reconnaitre que le projet d’accès à l’information publique fait partie de ce lot de lois que le Conseil National de Transition (CNT), qui faisait office de parlement sous le régime militaire, qui a conçu 71 articles, dont la loi d’accès à l’information publique. Mais seulement, c’est la loi d’accès à l’information publique qui n’a pas fait l’objet d’attention de la part des membres du CNT, soit au nombre de 154 membres. Donc, les 70 autres ont fait l’objet de suivi jusqu’à leur publication officielle. Mais, la loi d’accès à l’information publique n’a pas bénéficié du même traitement de la part des membres du CNT. Donc, cette loi a été abandonnée et puis elle a été égarée entre l’Assemblée Nationale et le Secrétariat Général du Gouvernement. Et, il a fallu reprendre le processus à zéro et puis aller fouiller dans les archives du CNT. Et, en fouillant dans les archives du CNT, on s’est rendu compte qu’il n’y avait pas la moindre trace d’aucune des 71 lois que le CNT a conçues et adoptées. Donc, il fallait partir au secrétariat général du gouvernement et là aussi, il n’y avait pas de trace de cette loi.

Guineematin.com : au regard de ce constat, qu’est-ce qui a été fait ?

Moussa Iboun Conté : c’est ce qui nous a amenés finalement, avec l’appui de nos partenaires au développement, notamment la fondation OSIWA et d’autres, de réunir tous les acteurs de la société civile et les professionnels de l’information de notre pays et les juristes aussi pour mettre en place un comité de suivi de la loi sur l’accès à l’information publique. Cela, pour qu’on puisse déboucher sur une version définitive, parce qu’il y avait beaucoup de versions sur la loi d’accès à l’information publique qui étaient en circulation. Donc, ce comité a pris attache avec les pouvoirs publics : le directeur de cabinet à la présidence de la République, Dr Ibrahima Kalil Kaba, un comité de travail a été mis en place et c’est cette commission qui était présidée par l’actuel ministre d’Etat à la justice par intérim, conseiller du président de la République, Elhadj Mohamed Lamine Fofana, dont les travaux ont débouché sur une version définitive qui est actuellement portée par le ministère de la Fonction publique… Et, selon les informations dont nous disposons, c’est que la loi-là devait passer en conseil des ministres dès le 19 juillet. C’est après cela que ce projet de loi d’accès à l’information publique va passer à l’Assemblée nationale sous forme de projet de loi.

Guineematin.com : quel changement cette loi va apporter concrètement, notamment dans l’accès à l’information publique aussi bien pour les journalistes que pour le citoyen Lambda ?

Moussa Iboun Conté : ça va déboucher sur des innovations en matière d’accès aux documents administratifs et aux données personnelles. Vous savez, il y a un certain nombre de données qui sont répertoriées dans la loi d’accès à l’information publique : vous avez toutes les organisations constitutionnelles, vous avez aussi tous les départements ministériels, vous avez aussi les sociétés où l’Etat guinéen est actionnaire qui font partie des champs d’action de la loi d’accès à l’information publique. Il suffit seulement que le citoyen manifeste le désir d’avoir accès à un document administratif, que ça soit le rapport, que ça soit le bilan, que ça soit le rapport de mission, quel que soit la nature de l’information, il suffit seulement que le citoyen fasse seulement une demande à travers un courrier écrit, adressé à l’entité, pour que le journaliste puisse avoir accès à l’information. Il est même prévu dans le processus d’élaboration de la loi d’accès à l’information publique, qu’il va y avoir même une source de création de l’emploi, que chaque organisation, que chaque département ministériel, que chaque société où l’Etat est actionnaire puisse se doter d’un conseiller chargé de l’information. C’est quelqu’un qui sera-là, qui est rémunéré et qui a un bureau bien aménagé, chez qui le citoyen va se présenter, chez qui le journaliste va se présenter et demander des informations. Il est même prévu dans la loi d’accès à l’information publique qu’en cas de refus de donner l’information demandée par le citoyen et/ou le journaliste, que le citoyen ou le journaliste pourrait porter plainte contre le chargé de communication ou-bien le premier responsable de l’entité. Mais, c’est après avoir fait des recours qu’on appelle recours hiérarchiques. Si l’employé refuse de vous donner l’information, vous allez passer par le directeur national, vous pouvez passer par le président de l’institution, vous pouvez passer par le ministre ou auprès du directeur général de la société. Si ça ne marche pas là-bas, vous allez faire un recours gracieux auprès du médiateur de la République. Si ça ne marche pas, vous avez la latitude de porter plainte chez le juge de référé, parce qu’il s’agit de documents importants. Parce que, comme vous le savez, l’information est une denrée périssable. Donc, c’est pourquoi on a préféré opté pour la procédure du référé pour que la citation soit accélérée et que le citoyen puisse avoir accès à l’information. Vous avez aussi certains documents d’informations qui sont liés à la vie des personnes, c’est pourquoi on a préféré conseiller la procédure des référés. Donc, c’est une loi qui est extrêmement importante et ça fait partie des instruments aujourd’hui qui donnent une autre image à notre pays. Je rappelle que le président de la République, le professeur Alpha Condé, a une fois fait une communication là-dessus, en disant que la loi d’accès à l’information publique fait partie de l’arsenal juridique institutionnel que notre pays a mis en place pour lutter contre les détournements et la corruption. Donc, ça fait partie des outils pour la promotion de la bonne gouvernance et la transparence dans la gestion des affaires publiques…

Guineematin.com : au cas où un responsable d’une entité refuserait de donner l’information recherchée par un journaliste ou par un citoyen, est-ce qu’il y a des sanctions qui sont prévues par cette loi ?

Moussa Iboun Conté : oui, il y a eu un débat, c’était le point sur lequel nous avons beaucoup retardé avec les acteurs de la société civile, notamment la section guinéenne d’Amnesty et l’Association des Blogueurs de Guinée. On a aussi discuté avec les représentants des pouvoirs publics dans la commission, c’était vraiment des points d’achoppement. Mais finalement, ils ont pris la loi sur la liberté de la presse. Ils ont dit que cette loi ne prévoit pas des peines d’emprisonnement, pourquoi vous voulez qu’il y ait des peines d’emprisonnement pour un fonctionnaire qui refuserait de donner des informations ? On a dit ce n’est pas la même chose parce que la loi d’accès à l’information publique a fait des renvois dans le code pénal et des peines privatives de liberté jusqu’à cinq (5) ans de prison ferme au cas où il refuserait de donner des informations. Finalement, on est arrivé à un consensus que de retenir la peine d’amende parce qu’il faut tenir compte du contexte guinéen. Donc, tout fonctionnaire qui refuserait de donner de l’information à temps, et après tous les recours hiérarchiques et gracieux, s’il y a toujours le refus, on va aller chez le juge du référé et là, la décision qui sied, c’est une peine d’amende. Et, il a été décidé que la peine d’amende soit axée sur la moitié du salaire du fonctionnaire qui refuserait de donner l’information.

Guineematin.com : l’autre préoccupation des hommes de médias, c’est que les magistrats guinéens se passent de la loi L002 sur la liberté de la presse et se basent sur la loi relative à la cybercriminalité pour poursuivre les journalistes. Cette loi, contrairement à la loi L002, prévoit une peine privative de liberté. Comment réagissez-vous ?

Moussa Iboun Conté : bon, il faut reconnaitre qu’au-delà de ce statut que vous évoquez, nous sommes tous préoccupés par la situation qui prévaut aujourd’hui dans la pratique du métier dans notre pays. C’est pourquoi, nous à l’époque, quand la loi sur la cybercriminalité a vu le jour, nous avons fait une réflexion qu’on avait envoyée au niveau de la Haute Autorité de la Communication (HAC), pour leur dire que le conseil de sécurité informatique venait grappiller sur les domaines de compétence de la Haute Autorité de la Communication. Parce que, vous avez toute une section qui est consacrée à la régulation de la presse en ligne, qui est dans la loi sur la liberté de la presse. Une réflexion a été faite dans ce sens, des propositions concrètes ont été faites à la Haute Autorité de la Communication, mais qui a manqué de suivi et d’audace de la part de la HAC. C’est pourquoi aujourd’hui, et le journaliste qui utilise sa page Facebook comme moyen de communication, et l’autre qu’on appelle journaliste citoyen, tous sont exposés aujourd’hui à cette loi sur la cybercriminalité. Parce qu’il faut rappeler, c’est une loi extrêmement liberticide, c’est une loi qui est même attentatoire à la liberté d’expression dans notre pays, parce que la peine minimale au niveau de la loi sur la cybercriminalité, c’est un an de prison ferme, et l’amende minimale, c’est 100 millions de francs guinéens. Et vous savez qu’aujourd’hui, toutes les entreprises de presse dans notre pays tournent à perte et aujourd’hui les citoyens tirent le diable par sa grosse queue. Donc, quand on vise cette loi, ça veut dire que la prison est ouverte pour les journalistes. Chaque journaliste qui utilise sa page Facebook comme moyen de communication ou chaque citoyen qui utilise sa page Facebook comme moyen de communication est aujourd’hui inquiété.

Guineematin.com : que doit-on faire alors pour éviter le pire ?

Moussa Iboun Conté : il faudrait franchement qu’il y ait une synergie d’actions, comme les avocats sont en train de se battre, il faudrait que les associations, puisque entre la loi spéciale et la loi organique, c’est la loi organique qui prime. Et la loi sur la liberté de la presse est une loi organique, donc le journaliste de la presse en ligne, s’il y a un délit commis au niveau de la presse en ligne, c’est la loi sur la liberté de la presse, la loi L002 du 22 juin 2010 qui sied. Et quand c’est la page Facebook du journaliste qu’il a utilisé, je crois qu’il faut sensibiliser le juge. Parce que le plus souvent, quand c’est comme ça, le juge a le choix sur deux lois. En tout cas nous, on a lutté contre la loi sur la cybercriminalité, on n’a pas voulu que cette loi voit le jour. Parce que quand c’est le cyber espace, quand c’est la page Facebook que le journaliste utilise qui est épinglée par le délit et ça c’est extrêmement difficile. Donc, il faudrait jouir des astuces, il faut avoir aussi des avocats bien avertis et puis aguerris en la matière pour amener le juge… parce que le juge a le choix sur la loi spécifique et la loi organique. Et là-dessus, j’avoue que quand c’est la page Facebook, il faut reconnaitre que c’est la loi sur la cybercriminalité qui sied. C’est pourquoi, il faudrait lutter contre l’émergence de cette loi. Mais, il faut reconnaitre qu’il a manqué de vigilance et d’audace de la part de la Haute Autorité de la Communication.

Entretien réalisé par Ibrahima Sory Diallo et Alpha Kanso pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Développement local : l’honorable Diouldé Sow donne l’exemple à Pita (Publireportage)

21 juillet 2019 à 13 01 49 07497

L’honorable Mamadou Diouldé Sow, consultant international, expert senior en passation de marchés, est le député uninominal de Pita. Depuis son accession à l’Assemblée nationale en 2013, l’élu de l’UFDG focalise toutes les attentions dans sa circonscription électorale, où il se bat par tous les moyens pour le développement socio-économique de cette préfecture de la moyenne Guinée.

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Boubacar Yacine rend hommage à Kerfalla Kanté : « Je me souviens… »

21 juillet 2019 à 10 10 46 07467

A peine arrivé à la radio Horizon Fm, ta célèbre chanson « MANSABA » berce mon oreille. Alors que je te croyais dans les studios, on m’annonçait plutôt ta disparition, la veille. Subitement les meilleurs souvenirs me reviennent, à commencer par notre première rencontre en 1998.

Je m’en souviens comme si c’était aujourd’hui : En compagnie de feu DIOULDE SALL tu arrives dans son bureau de Directeur Général de l’Office de la radiodiffusion télévision guinéenne. Bien sûr que ton visage m’était familier grâce à la petite lucarne et tes chansons empreintes de sages paroles.

Les échanges furent brefs mais remplis de cordialité. Et depuis mous nous admirions réciproquement. La dernière fois que nous nous sommes vus, c’était chez moi.

Avec feu Abass Bangoura, le roi du « Founkadi », nous avons passé une journée agréable.

Ce jour-là tu m’as redit toute ton admiration et j’en ai dit autant envers toi.
Tu retournes à Dieu en ce mois pluvieux. Qu’il t’accorde son pardon et te réserve son paradis éternel.

Amen !

Boubacar Yacine Diallo journaliste –écrivain

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Distribution des postes par récompense à l’Université de Labé : Mouctar Bah livre sa vérité

21 juillet 2019 à 9 09 11 07117
Mamadou Mouctar Bah, ancien SG du SLECG à l’Université Hafia de Labé

Le camarade Mouctar Bah, transfuge de l’antenne universitaire du Syndicat Libre des Enseignants-Chercheurs de Guinée (SLECG) de Labé pour la nouvelle structure syndicale de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique, ne porte pas de gangs pour démentir les propos de son collègue de service qui accuse certains enseignants-chercheurs d’avoir bénéficié de promotion pour avoir rompu leur relation syndicale avec le camarade Aboubacar Soumah, rapporte un correspondant de Guineematin.com en Moyenne Guinée, à travers l’entretien vidéo ci-dessous.

Pour ce deuxième numéro de notre entretien vidéo, nous recevons aujourd’hui le camarade Mamadou Mouctar Bah, ancien secrétaire général de l’antenne du Syndicat Libre des Enseignants et Chercheurs de Guinée (SLECG) à l’Université Hafia de Labé.

L’on se rappelle que la semaine dernière et dans la même émission il avait été mis en cause sans être directement nommé par le syndicaliste Fodé Camara qui avait des difficultés avec son Rectorat autour du bus que l’antenne universitaire du SLECG de Labé exploitait en 2017.

Sur la question, notre invité Mamadou Mouctar Bah qui a été promu vice-doyen par intérim après sa dissidence du SLECG a déclaré s’inscrire en faux contre les propos « mensongers » de son collègue de service Fodé Camara.
Il rassure que les promotions à l’Université de Hafia de Labé se font par mérite et non par récompense. Pour en convaincre, il révèle que dans sa Faculté des Sciences Administratives et de Gestion, après le départ du titulaire Abdoulaye Diallo qui a signé un contrat avec un projet du Ministère de la Jeunesse et de l’Emploi Jeunes, il était le seul à avoir un Master. A l’en croire, justice a été rendue par le Rectorat en le désignant comme intérimaire.

Par contre, il invite ses adversaires du SLECG comme le camarade Fodé Camara à s’interroger sur leurs niveaux académiques s’ils ne réussissent pas à avoir des promotions à l’Université.

Au sujet du bus de l’Université, il informe que c’est à lui que le Rectorat a adressé la seconde note de service portant retrait du véhicule des mains du syndicat, même si on le savait déjà dissident du SLECG qui le gérait officiellement en 2017. Et, pour mettre la balle à terre, le camarade Mouctar Bah a fait une autre révélation selon laquelle il est dans des concertations avec certains leaders syndicaux pour la réunification du mouvement syndical du domaine de l’Education.

Pour être davantage éclairé sur l’atmosphère qui pollue et gangrène les relations humaines et les relations professionnelles à l’Université Hafia de Labé, Guineematin.com vous invite à faire détour dans la vidéo ci-dessous.


De Labé, Idrissa Sampiring DIALLO pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 622 269 551 & 657 269 551 & 660 901 334

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« Le Procureur de la République de Guinée doit s’auto–saisir…» (HSF)

21 juillet 2019 à 8 08 47 07477

Comme indiqué dans une de nos précédentes dépêches, Mamadou Barry, un jeune guinéen, d’une trentaine d’années, a été tué à Rouen, en France, par des supporters algériens, parce que lui supportait l’équipe du Sénégal pour la finale de la CAN qui se jouait dans la soirée du vendredi, 19 juillet 2019, au Caire, en Egypte.

Après avoir succombé à ses blessures, plusieurs Guinéens expriment leur colère face à ce crime. Mais, aucune autorité (ni guinéenne, ni française, encore moins sénégalaise) ne s’est encore exprimée sur ce meurtre.

Pour sa part, dans un courrier dont Guineematin.com a reçu copie, l’organisation internationale de défense, d’orientation et d’intégration de migrants Horizon Sans Frontières (Horizon Sans Frontière) a condamné cet assassinat de Mamoudou Barry, tout en demandant au Procureur de la République de Guinéen de s’auto-saisir « ne serait-ce que pour permettre à son homologue français de déclencher une procédure judiciaire ».

Membre du laboratoire du Centre Universitaire Rouennais d’Etudes Juridiques, Mamadou Barry, spécialiste des questions fiscales, minières, douanières, pétrolières et gazières de l’Afrique francophone, était chercheur associé et consultant en Droit. Ce jeune marié à une femme et père d’une fille enseignait à l’Université de Rouen.

Paix à son âme, amine !

A suivre !

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Environnement : le Lions Club Conakry Réveil plante 211 plants à Démoudoula

21 juillet 2019 à 7 07 51 07517

Le Lions Club Conakry Réveil apporte son grain de sel dans la lutte contre le réchauffement climatique. C’est dans cette dynamique que les membres de l’ONG ont planté 211 plants de Mélina Arboria, hier, samedi 20 juillet 2019, dans la forêt communautaire de Démoudoula, au secteur 7 du quartier Kaporo rails, dans la commune de Ratoma, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Paste présidente de Lions Club Conakry Réveil, Binta Ann,
Binta Ann

Selon la Paste présidente de Lions Club Conakry Réveil, Binta Ann, cette activité s’inscrit dans un projet de reboisement qui va toucher plusieurs endroits de Conakry et de l’intérieur du pays. Une manière, selon elle, d’accompagner le gouvernement guinéen dans sa vaste campagne de reboisement lancée il y a plusieurs jours à travers la Guinée. « Le Lions Club fait tout son mieux pour protéger l’environnement. Nous avons jugé utile de participer à cette campagne de reboisement, lancée il y a quelques jours en Guinée, en plantant des arbres, en donnant l’exemple non seulement à la population, mais à nos frères et sœurs pour qu’ils sachent que plus on protège l’environnement, plus nous vivons convenablement. Nous avons choisi la forêt de Démoudoula parce qu’ici, on constate que tous les arbres ont été coupés et c’est dommage de voir ce cours d’eau, qui est en voix de disparition, et de plus en plus on construit des maisons anarchiquement. Ça serait vraiment dommage de ne pas continuer ces activités de reboisement pour protéger l’environnement. Ce n’est que le début. Nous allons planter autant d’arbres qu’il y’a de maisons dans ces sites protégés », indique-t-elle.

président de la région Leo Conakry, Thierno Oumar Tounkara,
Thierno Oumar Tounkara

De son côté, le président de la région Leo Conakry, Thierno Oumar Tounkara, a indiqué que les membres de Leo sont fiers de participer à lutte contre le réchauffement climatique. « On est là aujourd’hui pour être au service de la nature, pour nous-mêmes, parce que tous ce qu’on fait, on le fait pour nous. Cette action est une action de fierté pour nous en tant que Leo et en tant que guinéen. Nous avons déjà reboisé quelques endroits dans la forêt de Kakimbo, également ici, et nous comptons le faire dans beaucoup de sites que nous avons déjà ciblés. Nous sommes en collaboration avec le ministère de l’environnement, mais également les gardes forestiers pour le suivi », a expliqué Thierno Oumar Tounkara.

Ninamou Dakana, ingénieur des Eaux et Forêts, chargé des forêts dans la commune de Ratoma,
Ninamou Dakana

Présent à cette cérémonie, Ninamou Dakana, ingénieur des Eaux et Forêts, chargé des forêts dans la commune de Ratoma, souhaite que les citoyens s’engagent à entretenir les arbres plantés pour qu’ils puissent les servir dans le futur. « Depuis que le président de Lions Club a pris contact avec la section Environnement, Eaux et Forêts de la commune de Ratoma, nous avons immédiatement informé les autorités qui se sont impliquées. C’est une initiative qui est vraiment à saluer. Je crois que tout le monde est satisfait et nous souhaitons que ça soit une activité pérenne, que ça ne s’arrête pas seulement à Conakry, que ça s’étende jusqu’à l’intérieur du pays et que tous les citoyens s’activent pour préserver ces arbres, comme toutes ces autorités de la commune sont impliquées pour protéger ces arbres qui sont déjà plantés », a-t-il indiqué.

Salimatou Diallo pour Guineematin.com
Tél. : 224623532504

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