Djénabou Barry, 1ère de la région de Kindia au BEPC : « je prenais mon cahier comme mon amie »

30 juillet 2019 à 23 11 05 07057
Djenabou Barry, première de la région de Kindia
Djenabou Barry, première de la région de Kindia

Comme annoncé précédemment, les résultats du Brevet d’Etudes du Premier Cycle (BEPC) ont été publiés dans la journée d’hier, lundi 29 juillet 2019. Dans la région administrative de Kindia, c’est Djénabou Barry, élève au groupe scolaire Keitaya de Dubréka, qui s’est classée première avec la mention Très Bien. Au lendemain de la proclamation de ces résultats, un reporter de Guineematin.com a rencontré l’heureuse première qui n’a pas caché sa joie.

Djenabou Barry, première de la région de Kindia
Djenabou Barry, première de la région de Kindia

La joie est immense ce mardi, 30 juillet 2019, dans la famille Barry à Dubréka. Djénabou Barry, élève au groupe scolaire Keitaya de Dubréka, s’est classée première de toute la région de Kindia. Elle n’a pas caché sa joie devant cet exploit. « Aujourd’hui, je suis très contente d’être la première de la région de Kindia. Car, cette opportunité n’est pas donnée à tout le monde. Je suis fière de mon école et surtout de mon fondateur qui est toujours-là pour nous. Je suis aussi contente de ma famille, de mes professeurs qui m’ont beaucoup aidé à l’école, ils m’ont soutenu à l’école. Dès au début de l’année, ils m’ont fait savoir que je peux devenir première si je m’efforce et je me suis battue pour être la première de toute la région de Kindia », a-t-elle expliqué.

Djenabou Barry, entourée de son grand frère, du DPE et du fondateur de son école

Par ailleurs, Djénabou Barry a fait savoir que ça n’a pas été facile, mais avec les révisions, ça a réussi. « Je suis parvenue à me classer première en prenant mon cahier comme mon amie, en laissant toutes les choses qui me rendent heureuse pour être classée première. J’ai révisé matin et soir, je ne chômais jamais à l’école, je travaillais bien à la maison, comme l’école. Je révisais la nuit comme la journée. Après l’école, je reviens à la maison, je mange et je prends mes cahiers encore. Je n’avais pas de répétiteur à la maison, je révisais seule », a-t-elle ajouté.

Mamadou Hassimiou Barry, grand frère de la lauréate
Mamadou Hassimiou Barry, grand frère de la lauréate

Interrogé par notre reporter, Mamadou Hassimiou Barry, grand frère de la jeune fille, s’est réjoui du classement de sa sœur. « Je suis l’homme le plus heureux de la planète aujourd’hui, parce qu’il n’est pas donné à tout le monde de se classer premier de toute une région. Ma sœur est très intelligente. Elle a toujours été première depuis le primaire. Donc là aussi, elle s’est efforcée tôt, elle travaillait beaucoup à la maison. Elle ne chômait jamais à l’école. Et à la maison aussi ce sont les cahiers, elle était tout le temps avec ses cahiers », a expliqué monsieur Barry.

Kéléfa Keïta, fondateur du groupe scolaire Keitaya
Kéléfa Keïta, fondateur du groupe scolaire Keitaya

Abondant dans le même sens, Kéléfa Keïta, fondateur du groupe scolaire Keitaya, s’est réjoui que la première de Kindia vienne de son école. Selon lui, le rang de Djénabou Barry ne l’a pas surpris. « Je suis très heureux aujourd’hui pour ce résultat qu’elle a mérité à partir de cette école. Ça ne nous pas surpris parce qu’elle avait déjà fait ses preuves depuis le premier trimestre. Elle avait même eu un satisfecit pour ses brillantes études dont les témoignages sont aujourd’hui là à partir des photos qu’on a prises. Les révisions se passaient dans de très bonnes conditions à l’école avec ses professeurs. Les élèves ont bien été suivis et j’en suis heureux. Pour récompenser cette lauréate, à partir d’aujourd’hui, elle ne paiera plus de frais de scolarité dans mon école », a-t-il promis.

Ibrahima Sory Diallo envoyé spécial de Guineematin.com à Dubréka

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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39, 88% d’admis au BEPC à Kindia : ce qu’en dit le DPE

30 juillet 2019 à 23 11 04 07047
Ousmane Aissata 1 Camara, DPE de Kindia

La préfecture de Kindia a enregistré un taux de réussite de 39, 88% au Brevet d’Etudes du Premier Cycle (BEPC) 2019. Au lendemain de la publication de ces résultats, un correspondant de Guineematin.com à Kindia a rencontré le directeur préfectoral de l’éducation. Ousmane Aïssata1 Camara juge la moyenne préfectorale très satisfaisante et félicite tous ceux qui ont contribué à l’obtention de ces résultats.

« Je n’ai pas toutes les informations sur les autres DPE de la région, mais pour le moment, je tiens le fanion. Parce que le taux de réussite sur le plan national est de 44,11%. Donc avec un pourcentage de 39, 88% sur le plan préfectoral, vraiment je m’en réjouis et je dédie ces résultats d’abord aux cadres préfectoraux qui m’ont assisté.

Je dédie également ces résultats aux autorités régionales, préfectorales et communales y compris les partenaires sociaux notamment l’APEAE. Je félicite les candidats qui sont admis et j’encourage ceux qui ne sont pas admis. Je leur demande de redoubler d’effort pour l’ouverture prochaine. Ce n’est pas la fin du monde », a déclaré le DPE de Kindia.

A noter que le taux de réussite à l’enseignement général est de 29,40% et celui du profit franco-arabe est de 50,37%. Les deux réunis donnent une moyenne préfectorale de 39, 88%.

De Kindia, Amadou Bailo Batouala Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 628516796

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Obsèques du Sotikèmo de Kindia : Alpha Condé offre 50 millions

30 juillet 2019 à 19 07 39 07397

Comme nous l’annoncions précédemment, c’est vers 16h ce mardi, 30 juillet 2019, que le 3ème Sotikèmo de Kindia, Elhadj Momo Camara, alias Daamodou, a rejoint sa dernière demeure. Le doyen est décédé hier lundi vers 9 heures. Le président Alpha Condé a donné la somme de 50 millions de francs guinéens pour les obsèques du défunt, rapporte un des correspondants de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Elhadj Momo Camara, 3ème Sotikèmo de la ville de Kindia n'est plus !
Elhadj Momo Camara, 3ème Sotikèmo de la ville de Kindia n’est plus !

Elhadj Momo Camara est décédé à l’âge de 105 ans. C’est à la grande mosquée de Tafori, dans la commune urbaine de Kindia, qu’un dernier hommage lui a été rendu. C’était en présence de plusieurs sages, des autorités locales et des ministres Alpha Ousmane Diallo, Oyé Guilavogui, Cheick Taliby Sylla. La délégation gouvernementale était conduite par le ministre conseiller à la Présidence, Elhadj Cheick Tidiane Traoré.

A la mosquée, plusieurs contributions ont été annoncées pour les obsèques, dont les 50 millions de francs guinéens du président de la République, le professeur Alpha Condé.

Au cours de cette cérémonie funèbre, la paix, la réconciliation pour la quiétude sociale dans le pays, ont été les messages clés des différents intervenants.

Elhadj Momo Camara repose désormais près de ses parents à Yabara, dans la ville de Kindia, laissant derrière lui quatre (4) femmes et dix sept (17) enfants.

De Kindia, Mohamed M’bemba Condé pour Guineematin.com

Tel: 628-518-888

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« Kèlèfa Sall est la première victime du combat contre le 3ème mandat »

30 juillet 2019 à 19 07 16 07167
Docteur Ben Youssouf Keïta, député et président de la commission santé de l’Assemblée nationale
Docteur Ben Youssouf Keïta, député et président de la commission santé de l’Assemblée nationale

Docteur Ben Youssouf Keïta, député et président de la commission santé de l’Assemblée nationale, est l’une des nombreuses personnalités qui ont pris part aux obsèques de Kèlèfa Sall, ancien président de la cour constitutionnelle de Guinée, ce mardi 30 juillet 2019. Rencontré à la mosquée Kébéya de Coléah où a eu lieu la prière sur la dépouille mortelle, l’élu de l’UFDG a regretté la perte d’un grand combattant pour la justice et la démocratie, assurant que l’œuvre qu’il a entamée ira bien à son terme.

Comme tous ceux qui se sont mobilisés pour accompagner Kèlèfa Sall à sa dernière demeure, Dr Ben Youssouf Keïta pense que la mort de ce magistrat est une grande perte pour la Guinée. Et cela, en raison des qualités que possédait l’homme. « Je retiens de Kèlèfa Sall l’image d’un homme affable, un homme patriote, digne, un combattant pour la liberté et un homme qui aura bien rempli sa vie ; qui part victime d’une injustice, une injustice qu’il a subie avec dignité. Il laisse une marque indélébile au peuple de Guinée, dans le sens qu’il faut être digne, qu’il faut tenir à sa parole, qu’il faut respecter son environnement, qu’il faut être incorruptible.

L’homme passe, mais l’œuvre reste. Kèlèfa, il est rentré par la grande porte dans l’histoire de la Guinée, il sera un Mandela, il ne sera jamais oublié. Les pouvoirs passent mais les hommes restent, la nation reste. Kèlèfa est entré à jamais dans l’histoire de la République de Guinée comme un grand combattant pour la démocratie et la liberté dans notre pays », soutient le président de la commission santé de l’Assemblée nationale.

Même si certains estiment que le décès de Kèlèfa Sall n’est pas lié à sa destitution de la présidence de la cour constitutionnelle, ce député de l’UFDG soutient le contraire. Pour lui, la déception qu’il a eue suite à son éviction a dû contribuer à dégrader davantage son état de santé qui était déjà très affecté. « Kèlèfa était malade, il avait subi une opération à cœur ouvert. Donc, c’était un cardiopathe déjà qui devait être ménagé. Et comme vous le savez, la maladie n’est pas que biologique, c’est bio psycho-social.

Si biologiquement vous êtes malade, en plus psychologiquement on vous affecte, évidemment votre état de santé va le ressentir. C’est la déception dont il a été victime, c’est l’injustice dont il a été victime, c’est ce qui l’a emporté. Kèlèfa, c’est la première victime du combat contre le tripatouillage de la constitution, contre la nouvelle constitution, contre le troisième mandat. C’est la première victime du combat contre Alpha Condé », estime l’opposant.

Dr Keïta prévient toutefois que le combat entamé par Kèlèfa Sall va se poursuivre et sera mené jusqu’au bout. « Après Kèlèfa, il y aura beaucoup d’autres Kèlèfa parce que les bons exemples se suivent. On est toujours enclin à copier le premier, le meilleur, à paraître comme le meilleur. L’exemple de Kèlèfa sera suivi et vous allez voir que la démocratie sera irréversible en Guinée. Il y a des morts qui dérangent beaucoup plus que les vivants. Kèlèfa est un de ces morts. Kèlèfa, son nom ne disparaîtra jamais et il sera cité à jamais.

Et, sa parole fétiche, sa parole qui est rentrée dans l’histoire, celle de ne plus céder aux sirènes révisionnistes pour que la démocratie se perpétue en Guinée, pour qu’il y ait la paix et la stabilité dans ce pays, cela restera à jamais gravé dans la mémoire de tout un chacun. Que ça soit un mot d’ordre. Kèlèfa n’a pas perdu, Kèlèfa est parti, qu’il repose en paix. Nous, nous continuons son combat et la Guinée vaincra », a promis le parlementaire.

Mamadou Bhoye Laafa Sow pour Guineematin.com

Tél. : 622 91 92 25 / 666 91 92 25

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Siguiri : ce que dit le premier de la préfecture des sujets du BEPC/2019

30 juillet 2019 à 19 07 12 07127
Aboubacar Camara, élève au collège de Köron
Aboubacar Camara, élève au collège de Köron

Comme annoncé précédemment sur Guineematin.com, les résultats du Brevet d’Etudes du Premier Cycle (BEPC) ont été publiés hier lundi, 29 juillet 2019. Au niveau national, le taux d’admis s’élève à 44,11%. Dans la préfecture de Siguiri, c’est Aboubacar Camara, élève au collège de Köron, le collège de la SAG (Société Aurifère de Guinée), qui s’est classé premier, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Aboubacar Camara

Le premier de la préfecture de Siguiri, 2ème de la région de Kankan, vient du collège de Köron, le collège de la SAG. Rencontré par notre reporter, le jeune Aboubacar Camara a dit toute sa joie d’occuper ce rang dans une région aussi vaste que Kankan et où la compétition était très enlevée. Il a en outre salué la nature des sujets proposés au BEPC, des sujets qui amènent le candidat à plus de réflexion.

Selon lui, « les sujets étaient à la portée des bons élèves. On avait les programmes d’enseignement. Donc, il fallait juste réviser avant d’accéder dans les salles d’examen. Je crois que le système d’évaluation a beaucoup changé. On ne rencontre plus de questions comme pourquoi ? Qu’est-ce que ? Mais, des sujets qui font que l’élève doit réfléchir pour répondre. C’est très d’important », a-t-il laissé entendre.

De Siguiri, Bérété Lanceï Condé pour Guineematin.com

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BEPC/2019 : « pour les matières exactes, j’ai épousé le tableau », dit le 2ème de Mamou

30 juillet 2019 à 18 06 23 07237
Elhadj Mamadou Ciré Barry, élève au Groupe scolaire privé Emmaüs Bambino de Mamou, 2ème de la région

Les résultats du Brevet d’ Etudes du Premier Cycle (BEPC), proclamés hier lundi, 29 juillet 2019, ont donné un taux de 44,11% d’admis au niveau national pour la session de 2019. Dans la région de Mamou, c’est Elhadj Mamadou Ciré Barry du groupe scolaire Emmaüs Bambino de la commune urbaine, qui s’est classé 2ème. Au lendemain de la publication de ces résultats, le correspondant de Guineematin.com à Mamou a donné la parole au jeune Mamadou Ciré Barry qui a dit l’immense joie qui l’anime avant d’expliquer comment il en est arrivé là.

Le tout nouveau lycéen, Elhadj Mamadou Ciré Barry, s’est dit très satisfait de son classement. « Les clefs de mon succès, c’est d’abord l’encadrement de nos responsables à l’école, les sages et utiles conseils de mes professeurs, la bénédiction des parents, mais aussi les révisions nocturnes. Depuis l’ouverture des classes, au début de l’année, j’ai commencé à réviser et à mémoriser les matières littéraires. Pour les matières exactes, j’ai épousé le tableau, toutes les soirées et toutes les nuits, je suis au tableau avec mes amis. C’est le moment de remercier mes parents et mes enseignants qui n’ont ménagé aucun effort pour ma réussite. Je demande à mes collègues qui sont admis en 10ème de commencer maintenant la révision, car pour mieux sauter, il faut reculer. J’appelle aussi mes amis qui n’ont pas eu le brevet de redoubler d’ardeur », a laissé entendre Elhadj Mamadou Ciré Barry.

Lanceï Bauret, proviseur du groupe scolaire Emmaüs Bambino
Lanceï Bauret, proviseur du groupe scolaire Emmaüs Bambino

Selon le proviseur du groupe scolaire Emmaüs Bambino, Lanceï Bauret, c’est un objectif qu’il vient d’atteindre. « Je suis très ravi du travail de mes candidats. Parce que, j’ai occupé les 2ème, 3ème, 4ème, 6ème, 8ème, 9ème, 10ème et 11ème places de la région administrative de Mamou au compte de cet examen national. Faire un succès éclatant sur un taux de 44 ,11% au niveau national, je suis vraiment comblé de joie. C’est le moment et le lieu de remercier mes vaillants enseignants et les parents d’élèves, engagés sous la pluie, sous le soleil ardent, qui ont accepté de travailler pendant les moments difficiles, à l’image de la grève. Nous avons commencé tôt les révisions dans toutes les matières, sans exception. L’année prochaine, je compte rafler les dix premières places du Brevet session 2020 », promet le proviseur.

Madame Habibatou Diallo, maman du lauréat
Madame Habibatou Diallo, mère du lauréat

Pour sa part, Madame Habibatou Diallo, la mère du 2ème de la région de Mamou, a profité de ce moment de bonheur pour inviter les parents d’élèves à s’investir davantage dans l’encadrement de leurs enfants. « Je suis avant tout très contente. Je remercie tout Mamou car tout le monde m’a aidé à encadrer mon enfant. À la maison, j’avais des enseignants pour faire réviser mes enfants. Je demande aux parents, surtout à nous les femmes, d’encadrer nos enfants. Si nous perdons l’éducation de nos enfants, nous perdons tout. Si vous entendez Elhadj ou Hadja, ce sont nos enfants. C’est un projet à long terme que nous avons. J’avais une boutique, j’ai abandonné ça pour l’encadrer. Donc, j’invite les parents d’élèves à suivre et à éduquer leurs enfants », conseille-t-elle.

Il est à noter que pour récompenser les efforts consentis par Elhadj Mamadou Ciré Barry, la direction du groupe scolaire Emmaüs Bambino a décidé de prendre en charge ses frais de scolarités au compte de l’année 2019/2020.

De Mamou, Boubacar Ramadan Barry pour Guineematin.com

Tél. : 625698919/657343939

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BEPC 2019 : à la rencontre du premier de la région de N’zérékoré

30 juillet 2019 à 18 06 12 07127
Loucény Bérété, premier de la région de N’zérékoré, et sa maman

Loncény Bérété, premier de la région de N’zérékoré au Brevet d’Etudes du Premier Cycle (BEPC), s’est confié au correspondant local de Guineematin.com ce mardi, 30 juillet 2019. Cet élève du groupe scolaire Sainte Marie de N’zérékoré a exprimé ses sentiments par rapport à son classement et donné les clefs de son succès.

Loucény Bérété, premier de la région de N'zérékoré
Loucény Bérété

« Je suis très content aujourd’hui parce qu’être le premier de la région, ce n’est pas une chose facile, il faut travailler très dur. Mais, ce rang ne me surprend pas parce que j’avais même dit à mes amis que je serais le premier de la région, et c’est ce qui fut fait. Donc, je remercie mes parents et mes encadreurs pour le soutien », a réagi le nouveau lycéen.

Mais, comment est-il parvenu à atteindre cet objectif qu’il s’était fixé en début d’année ? Loncény Bérété explique que son secret a été le travail au quotidien. « Quand tu te fixes comme objectif d’être premier de ta région, tu dois travailler conséquemment. Donc, depuis le début de l’année, j’ai demandé à mes parents de m’exempter de toutes les activités de la maison pour que je puisse me consacrer uniquement aux études.

La famille m’a demandé si je pourrai les honorer, j’ai dit oui. J’ai pris l’engagement que je vais arriver premier de la région. Donc durant toute l’année, quand je rentrais de l’école, si le soleil est ardent, je me repose un peu. A 16 heures, je commence à réviser jusqu’au soir. La nuit aussi je révisais. Je ne me reposais que quand le soleil est ardent », soutient-il.

A ceux qui ne sont pas admis à cet examen national, il leur demande de ne pas se décourager. « Je félicite ceux qui ont eu le BEPC et j’encourage ceux qui n’ont pas eu. On dit souvent que l’échec n’est pas fatal. Alors, je les invite à fournir assez d’efforts pour y arriver », a lancé le jeune homme.

A noter que le groupe scolaire Sainte Marie de N’zérékoré, d’où est sorti le premier de la région, a présenté 84 candidats dont 37 filles au BEPC de cette année. 43 d’entre eux sont admis dont 21 filles. Soit un taux de réussite de 51,19%.

De N’zérékoré, Foromo Gbouo Lamah pour Guineematin.com

Tél. : 620 16 68 16/666 89 08 77

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BEPC 2019 à Labé : plus de 98% de réussite pour le groupe scolaire qui a présenté le 1er de la région

30 juillet 2019 à 17 05 45 07457

Le groupe scolaire Yacine Diallo qui a présenté le premier de la région de Labé, Mamadou Bachir Diallo, a réalisé un score honorable de 98,70%, rapporte un correspondant de Guineematin.com en Moyenne Guinée, à travers le reportage vidéo ci-dessous.

Ibrahima Tountouroun SOW, surveillant général du groupe scolaire Yacine Diallo,
Ibrahima Tountouroun SOW, surveillant général du groupe scolaire Yacine Diallo

Les encadreurs du groupe scolaire Yacine Diallo, situé dans la commune urbaine de Labé ne cachent pas leur sentiments de satisfaction autour des résultats du BEPC, session 2019, qui ont été publiés par les autorités de l’éducation ce lundi, 29 juillet 2019. « C’est un sentiment de satisfaction, de joie et d’honneur, parce qu’on dit que le travail plus la discipline, c’est ce qui donnent la réussite. Je suis donc comblé de joie et de satisfaction. Nous avons présenté 77 candidats dont 46 filles. Nous avons eu 76 admis dont 45 filles. C’est donc une fille qui n’est pas admise, soit un pourcentage de 98, 70% de réussite » a expliqué le surveillant général du groupe scolaire Yacine Diallo.

Mamadou Bachir Dillo, premier de la région de Labé
Mamadou Bachir Dillo, premier de la région de Labé

Le premier de la région de cette année, Mamadou Bachir Diallo, présenté par le complexe scolaire Yacine Diallo sur la manière par laquelle il a préparé son BEPC, durant toute l’année scolaire 2018-2019. « J’ai appris que je suis premier de la région par le réseau téléphonique. Ils ont envoyé un message soit disant que les résultats sont disponibles avec eux. Ils ont donné le code et puis j’ai utilisé le code, puis j’ai trouvé. Ils ont écrit là-bas « félicitations au PV 1639, rang 1. Le matin on venait suivre les cours, jusqu’à 12 heures ou à 14 heures, puis les soirs on venait suivre les révisions avec les maîtres, puis je faisais les révisions individuelles. Des fois, je me regroupais avec quelques amis pour faire les révisions » a-t-il révélé.
Il est à préciser que comme dans plusieurs localités du pays, ce sont les écoles privées qui s’imposent à Labé aussi par la qualité de la formation qu’elles donnent.

De Labé, Idrissa Sampiring DIALLO pour Guineematin.com
Tél. : (00224) 622 269 551 & 657 269 551 & 660 901 334

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Tountouroun (Labé) : les besoins prioritaires des populations de Hooré Dimma

30 juillet 2019 à 17 05 28 07287
Elhadj Mamadou Ciré Sow, ancien président de la communauté rurale de développement de Tountouroun
Elhadj Mamadou Ciré Sow, ancien président de la communauté rurale de développement de Tountouroun

Les populations du district de Hooré Dimma, relevant de la commune rurale de Tountouroun, dans la préfecture de Labé, ont profité de la cérémonie de lancement de la campagne de reboisement de la tête de source du fleuve Gambie pour exposer les difficultés de la communauté locale au gouvernement guinéen, à travers le ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique (MESRSC), Abdoulaye Yéro Baldé, rapporte un correspondant de Guineematin.com en Moyenne Guinée, à travers le reportage vidéo ci-dessous.

Ces doléances ont été posées en langue nationale poular par l’ancien président de la communauté rurale de développement de Tountouroun, Elhadj Mamadou Ciré Sow.

Au cours de son intervention il s’est exercé à démontrer que le district de Hooré Dimma n’a jamais bénéficié d’un appui de l’Etat. A l’en croire, les arbres forestiers y ont été planté avec les moyens et la main d’œuvre communautaires. La petite école de 3 salles de classe construite par une contribution communautaire. Seulement deux ouvrages de franchissement entre le chef-lieu de la sous-préfecture et le district ont été réalisés avec l’appui des anciens commis de l’Etat alors en postes à Labé.

Abdoulaye Yéro Baldé, ministre de l'Enseignement supérieur
Abdoulaye Yéro Baldé, ministre de l’Enseignement supérieur

C’est pourquoi, il a demandé au ministre Abdoulaye Yéro Baldé de faire en sorte que sa visite officielle dans le district soit un porte bonheur pour la localité par la réalisation d’un poste de santé, le reprofilage de la piste rurale qui mène au chef-lieu de la sous-préfecture et la normalisation du cycle primaire par l’augmentation des salles de classe. Ainsi, son nom sera inscrit en lettre d’or sur les annales de l’histoire du village de Hooré Dimma.

Les propos du porte-parole de la communauté de Hooré Dimma sont résumés ici par le maire de la commune rurale, Mamadou Saliou Sow.
Sur la question, le ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique (MESRSC), Abdoulaye Yéro Baldé a promis de transmettre les doléances formulées par la communauté de Hooré Dimma à ses collègues en charge des départements concernés et de soumettre aussi ces besoins prioritaires exprimés à l’appréciation de certains partenaires au développement.

Avant de lever la séance, les notables de Tountouroun ont formulé des prières pour que le Tout Puissant Allah donne au ministre Abdoulaye Yéro Diallo la force d’aider les populations locales.

De Labé, Idrissa Sampiring DIALLO pour Guineematin.com
Tél. : (00224) 622 269 551 & 657 269 551 & 660 901 334

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TPI de Kankan : un accusé tente de s’évader peu avant l’ouverture de son procès

30 juillet 2019 à 17 05 12 07127

Un jeune homme, poursuivi dans une affaire criminelle, a tenté de s’évader du TPI de Kankan hier, lundi 29 juillet 2019. Mais, il a été rattrapé par les gardes pénitentiaires et reconduit en prison, rapporte le correspondant de Guineematin.com sur place.

Laye Traoré, âgé d’environ 25 ans, est poursuivi pour des faits d’incendie volontaire, coups et blessures volontaires et tentative de meurtre. Ce lundi matin, il a été renvoyé devant le tribunal de première instance de Kankan pour être jugé. Mais, juste avant l’ouverture de son procès, le jeune homme a demandé à aller aux toilettes. C’est ainsi qu’il est sorti de la salle d’audience et a pris la poudre d’escampette.

Maurice Onivogui, substitut du procureur de la République près le tribunal de première instance de Kankan
Maurice Onivogui, substitut du procureur de la République près le tribunal de première instance de Kankan

« Comme habituellement les audiences criminelles sont programmées les lundis, ils étaient dans la salle d’audience en attendant que les juges montent. C’est à ce moment-là qu’il (l’accusé) a manifesté le besoin d’aller aux toilettes. En allant aux toilettes, il a profité pour tenter de s’évader. Mais, il a été vite repris par les gardes et immédiatement conduit à la maison centrale de Kankan », explique Maurice Onivogui, substitut du procureur de la République près le tribunal de première instance de Kankan.

Le procureur ajoute que Laye Traoré est actuellement détenu dans cette maison carcérale et qu’il n’a pas encore donné les raisons de sa tentative d’évasion. L’accusé devra attendre là-bas jusqu’à la fin des vacances judiciaires qui démarrent le 1er août avant de comparaître devant le tribunal.

« Il y a déjà des infractions pour lesquelles il est poursuivi, il va être jugé après les vacances judiciaires. En attendant, le parquet est en train de vérifier dans la mesure du possible les motivations de cette tentative d’évasion », a indiqué Maurice Onivogui.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

Tel : 00 224 627 24 13 24

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Décès de Kèlèfa Sall : l’opposant Ibrahima Sacko appelle à perpétuer son combat

30 juillet 2019 à 17 05 00 07007
Dr Ibrahima Sacko, le président du parti CPUG (Changement, Progrès et Unité pour la Guinée)
Dr Ibrahima Sacko, le président du parti CPUG (Changement, Progrès et Unité pour la Guinée)

Comme annoncé précédemment, l’ancien président de la cour constitutionnelle Kèlèfa Sall a été inhumé ce mardi, 30 juillet 2019, au cimetière de Cameroun, à Conakry. Même s’il n’y a pas eu de funérailles officielles, plusieurs personnalités du monde politique, celui judiciaire et des activistes de la société civile se sont mobilisées pour accompagner le défunt à sa dernière demeure. C’est le cas de Dr Ibrahima Sacko, le président du parti CPUG (Changement, Progrès et Unité pour la Guinée). S’exprimant au micro d’un reporter de Guineematin.com, l’opposant a regretté la perte d’un grand homme, avant de promettre que le combat démocratique qu’il a entamé sera poursuivi et pérennisé.

Décryptage !

« Cet homme était un homme intègre, très honnête, un homme qui avait un sens de la morale très élevé. C’était aussi un homme qui avait des valeurs d’un homme de droit qui aimait beaucoup l’unité nationale et le bonheur de la Guinée. Et donc, c’est important pour moi de venir rendre un dernier hommage à ce monsieur qui s’est beaucoup battu pour l’intérêt supérieur de la nation et pour les valeurs démocratiques dans notre pays (…) Je suis très attristé aujourd’hui que la Guinée ait perdu un grand homme comme Kèlèfa Sall. Parce que Kèlèfa était un homme démocrate, il a voulu que la Guinée suive une exemplarité en démocratie que nous voulons tous dans la sous-région, et ce, pour le bonheur des Guinéens.

Dans son parcours, il a toujours exhorté les uns et les autres à faire en sorte que notre pays, la Guinée, soit un pays démocratique. Par rapport à ce qu’il légué à la Guinée, il a été un homme exceptionnel dans le combat démocratique. Je pense que nous pouvons peut-être avoir d’autres aussi, il ne faut pas désespérer. Par rapport à son combat pour la démocratie, je pense que nous allons le perpétuer, nous allons le pérenniser pour que ça perdure et qu’un jour, on puisse dire ce que Kèlèfa a entamé continue à marcher au bénéfice de Guinéens. C’est-à-dire vouloir que les Guinéens vivent en démocratie comme dans n’importe quel pays démocratique du monde », a laissé entendre Dr Ibrahima Sacko.

Propos recueillis par Mamadou Bhoye Laafa Sow pour Guineematin.com

Tel: (00224) 622919225 / 666919225

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Funérailles de Kèlèfa Sall : les réactions d’Elhadj Fodé Bangoura, Diabaty Doré et Dansa Kourouma

30 juillet 2019 à 16 04 52 07527

Comme indiqué dans une de nos précédentes dépêches, des Guinéens de toutes les générations et de tous les bords se sont rendus à la morgue de l’hôpital de l’amitié sino-guinéenne de Kipé pour assister à la levée du corps de feu Kèlèfa Sall.

Rappelé à Dieu le samedi dernier, 28 juillet 2019, l’ancien président de la Cour Constitutionnelle restera à jamais celui qui a osé demandé très tôt le président Alpha Condé de ne pas touché à la Constitution guinéenne et de quitter le pouvoir à la fin de son deuxième et dernier mandat.

Parmi ceux qui ont exprimé à Guineematin.com leurs sentiments ce matin à l’occasion de la levée du corps de ce rigoureux magistrat, Elhadj Fodé Bangoura, président du parti PUP, ancien ministre d’Etat aux Affaires présidentielles.

Guineematin.com vous propose le décryptage des propos d’Elhadj Fodé Bangoura, Diabaty Doré et de Dansa Kourouma :

« D’abord, je viens assister à la levée de corps de notre ami, d’un guinéen, d’un frère, d’un patriote. Je retiens de lui un homme courageux qui exprime sa conviction. Et, je ne peux que lui souhaiter un repos éternel et que Dieu accepte son âme au paradis », a dit le président du PUP.

Pour Diabaty DORE, « c’est un héros qui vient de se coucher »

Voici les propose du président du parti RPR : Je suis sans mot. Quelqu’un qui a servi son pays loyalement et dans la dignité, je suis étonné aujourd’hui qu’on ne lui a pas rendu un grand hommage au palais du peuple. Cela prouve déjà que le système en place, c’est un système satanique, tyrannique, qui ne connait pas la valeur des grands hommes. Kèlèfa n’était pas n’importe qui dans ce pays. Personnellement, je l’ai rencontré quand il a été président de la cour constitutionnelle. C’est un homme très humble, très digne et très brave. Nous ne ferons que prier pour lui que Dieu l’accueille dans son paradis éternel.

Pour Dansa Kourouma, Kèlèfa Sall est un homme de vérité

Dr. Dansa Kourouma

Voici l’essentiel des propos du président du CNOSC : Kèlèfa était un homme honnête, intègre, fidèle et loyal. Loyal à la République, loyal au droit et fidèle dans ses amitiés. Il défendait la vérité de telle sorte que c’était devenu une obsession pour lui. Quelle que soit la personne qu’il a en face, Kèlèfa avait la capacité et le courage de percer l’abcès. D’ailleurs, je n’ai pas besoin de le dire, il a démontré à plusieurs occasions. Au CNT, c’était l’une des plaques tournantes à la fois de par sa rigueur intellectuelle mais aussi son souci qu’il léguait à la nouvelle génération un héritage fort, puissant et solide. Et ça, il en a contribué avec assez d’humilité. Moi, personnellement, j’étais dans le cercle restreint. On était ensemble, on partageait tous les grands projets qui sont liés à la République.
Sa vie personnelle, je ne m’y intéressais pas assez. Mais, tout ce qui était lié à la défense de l’intérêt de la Guinée, je partageais tout avec Kèlèfa. Et, je vous dis haut et fort, j’ai partagé tout avec Kèlèfa. On peut ne pas s’entendre mais on s’entendait en fin sur tout. Une fois encore, c’est une grande perte. Il est parti trop jeune et il avait encore des choses à donner à ce pays (…) Il avait un tel courage au CNT que vous ne pouvez pas imaginer comment Kèlèfa avait la capacité de dire la vérité et devant n’importe qui, selon les langages qu’il faut (…)
La perte d’un grand homme doit être une source de communion, une source d’unité, d’union sacrée autour des valeurs qu’il a défendues et non une opportunité de spéculation stérile. C’est le message que j’ai à passer à tous ceux qui pensent encore qu’il n’a pas eu tout ce qu’il a mérité. Dieu a prévu tout chez un homme mais cette grandeur-là, Kèlèfa même ne l’a pas prévue. Il l’a fait pour ses filles, aujourd’hui il a servi tout le peuple de Guinée et de tout le monde entier. Tous les défenseurs du progrès démocratique se reconnaissent dans le discours, dans le combat de Kèlèfa Sall.

Propos recueillis par Mohamed DORE pour Guineematin.com

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Funérailles de Kèlèfa Sall : Aly Thiam, choqué par certaines réactions

30 juillet 2019 à 16 04 27 07277

Kèlèfa Sall, l’ancien président de la cour constitutionnelle de Guinée, a rejoint sa dernière demeure ce mardi, 30 juillet 2019. En l’absence de funérailles officielles, le magistrat a été inhumé dans l’intimité familiale au cimetière de Cameroun (Conakry). Plusieurs parents, amis et connaissances du défunt se sont rendus à l’hôpital sino-guinéen où a eu lieu la levée du corps. Interrogés par un reporter de Guineematin.com, plusieurs d’entre eux ont rendu un vibrant hommage à l’homme.

Une occasion mise à profit par Mohamed Aly Thiam, le président de l’association des magistrats dont Kèlèfa Sall était membre, pour répondre à ceux qui pensent que sa mort est liée à sa destitution de la présidence de la cour constitutionnelle. Pour lui, ceux qui pensent ainsi sont complètement passés à côté. Nous vous proposons ci-dessous son témoignage et ceux d’autres personnalités qui étaient sur les lieux.

Mohamed Aly Thiam, président de l’Association des Magistrats de Guinée
Mohamed Aly Thiam, président de l’Association des Magistrats de Guinée

Mohamed Aly Thiam, président de l’Association des Magistrats de Guinée : je suis triste et ému. Comme vous le savez, la mort est le destin inexorable de chaque Homme. Nous avions vraiment voulu continuer avec lui, mais Dieu en a décidé autrement. Ce que je dois dire, c’est que lorsqu’on regarde le parcours de l’homme, on ne peut lire que des motifs de fierté. Je suis consterné de constater que des articles de presse malveillants continuent à décrire l’homme comme quelqu’un qui serait mort des suites d’une aigreur à la suite de la perte de son poste. Cet homme, quand ces évènements de la cour constitutionnelle sont intervenus, que l’association est allé le voir pour lui dire son soutien et lui demander qu’est-ce qu’il voudrait que l’association fasse pour lui, il a dit ceci : ne faites rien, je subirai mon destin tel que Dieu me l’a prescrit.

C’était un homme de conviction forte. Kèlèfa n’était pas le genre qu’on pouvait convaincre facilement. Et quand il est convaincu aussi, il s’engage fortement. C’était ça Kèlèfa. Mais ceux qui ne le connaissent pas, disent n’importe quoi. Ils se permettent de salir sa mémoire aujourd’hui. Il a été destitué mais sa vie n’était pas faite qu’au poste. Et d’ailleurs, quand il a choisi d’être président de l’association des magistrats, il prenait le risque de perdre des postes, il prenait de grands risques de perdre des postes.

Donc, ce n’était pas l’homme qui était attaché à des postes. C’était un homme qui avait des idéaux, qui avait des objectifs qu’il voulait atteindre. Je suis vraiment consterné de voir que des articles de presse sont en train de chercher à diminuer l’homme. Kèlèfa a été grand et il a été de tous les combats. Personnellement, nos chemins se sont croisés à plusieurs occasions. D’abord, à l’université, il était étudiant et je donnais des cours à sa classe. Ensuite, dans la magistrature, il a été un collaborateur.

Au sein de l’association, il été un collaborateur, au sein du CNT, il a été un collaborateur. Et j’ai donc appris à le connaitre. Ce n’est pas ce qu’on dit de lui là. On se trompe complètement sur son compte et on s’est trompé sur son compte. Mais ce qu’il faut dire, c’est de prier que Dieu le reçoive dans son paradis. Kèlèfa avait un souci. C’était que la magistrature soit indépendante. C’était que les conditions de vie et de travail de ses collaborateurs, de ses confrères, de ses collègues soient constamment améliorées. Que surtout les interventions, les pressions, les ingérences dans les affaires judiciaires cessent.

Que la décision de justice soit la décision du magistrat. Que ce ne soit pas une décision imposée. Que ce ne soit pas une décision obtenue sous pression. Que ce soit la pression morale, que ce soit la pression politique ou la pression financière. C’est ce que Kèlèfa a souhaité et c’est pour ça qu’il s’est battu. Et je témoigne qu’il a mené un rude combat (…) Le combat que Kèlèfa a commencé, il sera continué par l’association.

Propos recueillis par Mohamed DORE pour Guineematin.com

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Communiqué : la vérité sur le différend qui oppose la Société WINIYA SARL à la LONAGUI

30 juillet 2019 à 15 03 46 07467

Après sa tentative avortée de rompre illégalement le contrat de concession qui lie la Société Winiya SARL à la République de Guinée, représentée par le Ministre de l’Economie et des Finances, la LONAGUI a entrepris une campagne de désinformation de l’opinion nationale et de débauchage illégal du personnel contractuel de la Société Winiya SARL, en violation de la législation du travail.

En réponse, la Société Winiya SARL a saisi la Justice aux fins de constater que la LONAGUI n’a pas respecté les clauses du contrat de concession et le droit applicable, en la matière. Il s’agit notamment :

1 – du défaut de qualité de la LONAGUI

Dans le contrat de concession, l’autorité concédante c’est-à-dire le cocontractant de la Société Winiya SARL, c’est la République de Guinée et non la LONAGUI. Or, la République de Guinée est une personne morale de droit public qui est distincte de la LONAGUI. Cette dernière étant une personne morale de droit privé, en l’occurrence une Société anonyme unipersonnelle.

A cet égard, les articles 26 et 32 du contrat de concession précisent bien que la décision de résiliation du contrat ne peut être prise que par le Concédant. C’est pourquoi les articles 29 et 34 du contrat de concession prévoient que la LONAGUI n’intervient dans ce contrat qu’en qualité « d’organe de régulation ou de contrôle » ; d’où son défaut de qualité pour résilier ce contrat.

Que par cette tentative, la LONAGUI n’a pas respecté le parallélisme des formes et le principe de l’effet relatif des contrats.

2 – de la violation du droit au renouvèlement prévu à l’article n°2 du contrat

Par sa lettre en date du 3 juin 2019, la LONAGUI a violé l’article 2 du contrat de concession qui prévoit expressément que « Il (le contrat) sera renouvelé après renégociation ». Or, il est incontestable que parplusieurs courriers, la Société Winiya SARL a exprimé sa volonté et sa disponibilité pour la renégociation du contrat de concession. De même, la LONAGUI aurait dû passer par le Concédant qui est seul compétent pour demander le non renouvèlement du contrat.

3 – du non respect du délai de préavis de trois mois prévu à l’article 27 du contrat de concession.

Selon cet article : « La rupture abusive du contrat de concession désigne la résiliation unilatérale de celui-ci au cours de sa validité, sans le préavis de trois mois ».

Le préavis donné le 3 juin est irrégulier etabusif car il ne respecte pas le délai de trois mois mais aussi et surtout il a été le fait de la LONAGUI qui n’a pas qualité.

La LONAGUI a non seulement agit en lieu et place du Concédant sans mandat mais également elle a violé les clauses du contrat de concession, ainsi que le droit des contrats. Que c’est au vu de la gravité des violations et des risques financiers encourus par les parties au contrat de concession, que la Société Winiya SARL à assigner en justice la LONAGUI.

Pour éviter toute défiance vis-à-vis de la justice guinéenne et en attendant que celle-ci se prononce, les parties aulitiges doivent normalement s’abstenir de faire tous actes contraires au contrat de concession actuellement en vigueur.

La Direction/Conseil Juridique

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Rareté du poisson à Kindia : le repos biologique pointé du doigt

30 juillet 2019 à 15 03 40 07407

Depuis quelques semaines, une crise de poissons frappe la ville de Kindia. Cette denrée, très consommée par les Guinéens, est devenue très rare sur le marché local. Certaines vendeuses, interrogées par un correspondant de Guineematin.com sur place, estiment que c’est le repos biologique qui est à l’origine de cette situation.

Wambélen et Gnèguèma, dans la commune urbaine, Khaliakhori, dans la commune rurale de Damakania, comme dans tous les autres marchés de Kindia, le constat est le même. Le poisson est rare, et le peu qui existe est cher. Une situation préoccupante pour les vendeuses de poissons, à l’image de Fatoumata Sylla.

« Actuellement, il n’y a pas de poisson sur le marché. Hier par exemple, on a tout fait pour nous procurer du poisson mais impossible. Peut-être que c’est dû à la fermeture des mers, mais cela fait quatre semaines qu’on n’a pas de poisson à Kindia. Et, il y a des libanais qui en profitent pour nous envoyer du poisson pourri », déplore cette dame.

« Le poisson de bonne qualité est presqu’introuvable, même avec les grossistes. Et quand vous en trouvez, ça coûte très cher. Donc on prend ce qui est disponible et dont les prix sont abordables pour nos clients, même si ce n’est pas de bonne qualité », ajoute une autre vendeuse.

Egalement interrogée, M’mah Camara, la vice-présidente des mareyeuses de Kindia confirme cette pénurie de poisson dans la ville. Elle pointe du doigt le repos biologique en cours. « Actuellement, on ne gagne pas de poissons. On ne dispose pas non plus de stocks pour pouvoir approvisionner le marché. Le seul poisson que vous voyez là est vendu ici à 28 000 GNF. Les petits poissons qu’on vendait à 4 pour 2 000 GNF, sont venus aujourd’hui à 3 pour 10 000 GNF. Tous les prix sont partis à la hausse parce qu’il y a rareté du poisson. Je pense que cela est dû au repos biologique en cours », a-t-elle dit.

A noter que le repos biologique est une mesure initiée par le ministère en charge de la pêche et de l’aquaculture. Elle consiste à interdire la pêche industrielle pendant jours 60 jours de chaque année, pour permettre la reproduction des poissons.

De Kindia, Mohamed M’Bemba Condé pour Guineematin.com

Tél. : 628-518-888

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BEPC : voici la réaction de Mory Condé, premier de Conakry

30 juillet 2019 à 11 11 36 07367
Mory Condé, premier de la région de Conakry au BEPC
Mory Condé, premier de la région de Conakry au BEPC

Mory Condé, élève au groupe scolaire Sainte Marie de Dixinn, s’est classé premier de la zone spéciale de Conakry au Brevet d’Etudes du Premier Cycle (BEPC) 2019. Quelques heures après la publication des résultats de cet examen national, un reporter de Guineematin.com est allé à la rencontre du jeune homme dans la soirée d’hier, lundi 29 juillet 2019. Ce nouveau lycéen se dit très heureux.

« Je suis comblé de joie, j’en suis fier et je ne peux que remercier tous ceux qui ont contribué à cela, notamment mes professeurs. Être premier de Conakry, je m’y attendais pas. Mais j’avoue que ma préparation a commencé avant la rentrée scolaire. Parce que dès les vacances, j’ai commencé à réviser les leçons. Pendant les cours, je ne m’attachais pas trop aux notes, j’essayais de comprendre les leçons et j’ai essayé de faire usage des conseils donnés par les professeurs en classe.

Je crois que tout cela m’a aidé. Je ne faisais pas trop de veille, mais je révisais régulièrement. Cela, pendant toute l’année scolaire. Et, j’ai repris tous les exercices qu’on a eus en classe durant l’année. Je révisais seul, je n’avais pas de professeur à la maison. Et j’avoue que pendant les examens, je n’ai pas eu de difficultés majeures », a-t-il expliqué.

A ceux qui ne sont pas admis, Mory Condé leur adresse un message : « je leur demande de travailler davantage. Et ils doivent savoir qu’on ne doit pas aller au BEPC avec seulement les acquis de la 10ème année, il faut aller même avec ce qu’on a appris à la maternelle ».

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Guinée : Souleymane Camara et Cie réclament plus d’un milliard et demi à Inter-Con Security

30 juillet 2019 à 11 11 25 07257

Depuis bientôt deux ans, le torchon brûle entre trente sept (37) anciens employés d’Inter-Con Security Systems et cette société de gardiennage. La pomme de discorde est née de la vente de la société en septembre 2017 à un guinéen sans que la situation de ses employés ne soit prise en compte, dont certains disent y avoir travaillé pendant 20 ans.

Dans une interview accordée à Guineematin.com, Souleymane Camara, se disant toujours directeur général d’Inter-Con Security, a dénoncé les conditions de vente de cette entreprise. Monsieur Camara a également dénoncé le refus de toutes les autorités du pays à les aider à rentrer en possession de plus d’un milliard de FG que leur doit Intercon-Security.

Guineematin.com : on vous appelle le Directeur Général ou l’ex Directeur Général d’Inter-Con Security ?

Souleymane Camara, Directeur général d’Inter-Con Security
Souleymane Camara, Directeur général d’Inter-Con Security

Souleymane Camara : pour moi, je me considère toujours Directeur Général, par ce que je n’ai pas eu un document officiel me démettant de mes fonctions. Et vraiment, moi je me dis que je n’ai pas fait de passation avec un autre pour dire que c’est lui le nouveau. Alors, je me considère toujours Directeur Général tant que mes travailleurs n’ont pas reçu leurs droits qu’Inter-Con doit les payer. Moi, je me considère toujours d’Inter-Con.

Guineematin.com : justement, parlant d’Inter-Con, cette entreprise a connu des déboires ça fait quelques années, elle a même été revendue et les employés laissés pour compte. Expliquez-nous ce qui s’est passé réellement.

Souleymane Camara : ce qui s’est passé, c’est en Guinée où on peut voir de tel cas. C’était un 07 Septembre 2017 à 10H. J’étais dans mon bureau, le représentant du siège qui est là, c’est-à-dire on envoie un blanc toujours comme manager. Monsieur Hervé Moser, qui était en vacances en France, m’a appelé pour me dire qu’il vient d’arriver de ses vacances de Paris et il demande ma position. Je lui dis que je suis au bureau. Il me dit de l’attendre et d’informer le staff, qu’il a une urgence à nous dire. C’est ainsi qu’une heure plus tard, il est venu, accompagné de deux autres personnes, dont un de mes employés qui était le représentant de la société à Rio Tinto à Beyla, un certain Bamba Mohamed. Ensuite, on est rentré dans la salle de réunion et bref, il dit qu’il est venu pour nous annoncer deux nouvelles. La première, pour nous dire qu’à partir de cet instant, 07 septembre 2017, que lui Hervé Moser ne fait plus partie de l’effectif d’Inter-Con, qu’il a démissionné. Et que ce jour même, il va prendre son avion pour rentrer dans son pays, en France. Deuxièmement, qu’il nous informe que la société Inter-Con est vendue à un guinéen. Il présente Monsieur Mohamed Bamba qui est le superviseur de Kanga (Beyla) pour Inter-Con, que c’est lui le nouvel acheteur, que c’est pour lui la nouvelle société. Directement, il prend son téléphone, il enlève la puce de la société qui était dans le téléphone, il donne à Monsieur Bamba. Il dira que c’est cette information qu’il avait à nous donner. Aussitôt, Monsieur Bamba a pris la parole, en disant qu’on se connait, c’est lui qui a acheté la société et il n’est pas venu pour… il a raconté (…). Dans l’intervalle là, Monsieur Hervé s’est levé comme quelqu’un qui veut se mettre à l’aise. Pour moi, il est parti dans les toilettes. Mais, ça a perduré. Quand Bamba a dit dans son intervention, à partir de maintenant je veux la clé de tous les bureaux. C’est là-bas où j’ai dit Monsieur Bamba, stop ! Arrête ! On ne peut pas continuer, j’ai dit, allez-y appeler Hervé, c’est lui qui est venu donner l’information. Quand on doit parler, il faut qu’il soit là. L’émissaire qui est descendu l’a cherché dans tous les bureaux, il ne l’a pas vu il est rentré dans mon bureau pour me dire qu’il ne l’a pas vu, même dans les toilettes. Il a demandé au portier, qui lui a fait savoir qu’Hervé a pris sa voiture et qu’il est parti.

Guineematin.com : comment avez-vous réagi quand on vous a rapporté que le Français est parti sans vous avertir?

Souleymane Camara : alors, quand ils sont venus m’informer, j’étais en colère et j’ai dit à Bamba, je n’ai rien à foutre avec vous. Si la société est vendue, ça n’engage que vous, mais je vous en prie, la séance est levée il, faut qu’Hervé vienne. C’est ainsi la séance a été levée. Bamba est sorti. Moi, comme je suis rentré dans mon bureau, j’ai pris mon téléphone. J’ai appelé la première personne, notre avocat qui est maître Mackaty Samuel, pour lui demander s’il était au courant de la vente de la société. Il me dit que c’est moi qui lui donne cette information. Après, j’appelle le directeur national de la sécurité publique, parce que les sociétés de gardiennage relèvent de lui, Monsieur Mamoudou Camara. Je dis Monsieur Directeur, je t’appelle pour que tu m’envoie urgemment des commissaires pour venir constater un fait, parce qu’avant qu’il y ait un crime, il faut que vous veniez. Je l’ai un peu briffé. Je lui ai dit qu’on vient de m’annoncer que la société est vendue et Hervé a disparu. Aussi tôt, au bout d’une heure, il a envoyé deux commissaires : commissaire Mansaré et un inspecteur. Je leur ai expliqué la situation. Mais, qu’est-ce qu’on a constaté, on était resté dans la cour, il y a l’agent de la porte qui est venu m’informer de la venue d’un pick-up, composé de 6 agents : 2 gendarmes et 4 policiers qui sont dehors. Quand je suis sorti pour leur demander, ils m’ont dit non, que c’est leur commissaire qui les a envoyés pour venir sécuriser une réunion. J’ai dis, sécuriser quelle réunion ? Après tout ça, j’ai informé le directeur de la sécurité publique, il a envoyé ses deux émissaires, j’ai fait le compte rendu. Eux, ils ont dit qu’ils vont aller rendre compte. J’ai pris mon équipe, on est parti chez l’avocat. Chez l’avocat, on a donné le numéro d’Hervé, ça ne passait plus. Maintenant quand on compose le numéro, c’est monsieur Bamba qui prenait. Lui, il a pris le téléphone et Me Mackaty s’est présenté en disant que c’est moi l’avocat pour Inter-Con et je veux savoir qu’est-ce qui se passe ? Il dit oui Maitre, je viendrai vers vous pour m’exprimer. C’est moi maintenant qui ai acheté l’action, le passif et l’actif d’Inter-Con. Je viendrai vers vous, on va faire un rendez-vous pour vendredi à 09H. Maitre Mackaty a dit Ok, pas de problème. Pour moi, il était question de chercher le véhicule par ce qu’on venait de faire l’achat de deux véhicules avec CETA Guinée dont on n’avait pas fini encore de payer mais dont Hervé a pris l’une de ces voitures pour disparaitre. J’ai mis les gens en circulation. Je dis bon, allons au niveau de la gendarmerie de Dixinn où il y a le Colonel Balla Samoura, pour l’informer qu’un de nos véhicules est dérobé et qu’il est dans les mains des bandits. Parce qu’on m’a fait comprendre que les véhicules qu’ils ont vus en ville, il y avait des militaires dedans et un homme en veste. J’ai dit qu’ils n’ont qu’à faire l’enquête, partout où ils verront la voiture, de l’arrêter. Le vendredi matin, on est venu chez Me Mackaty. Qu’est-ce qu’on voit ? On voit Mohamed Bamba, le nouvel acheteur, et un avocat du nom de Maitre Jocamey. Lorsqu’on est venu, on est rentré au salon de Me Mackay. L’avocat là a pris la parole, il dit que monsieur Bamba est son client, et qu’il a acheté le passif et l’actif de la société. On a posé des questions, je dis mais comment on peut vendre une société qui a 20 ans d’existence. Moi, j’ai mes 20 ans de service. Pendant 10 ans, je suis le Directeur Général, de janvier 2007 jusqu’en 2017. Même si je ne suis pas propriétaire, même si mon point de vue ne doit pas être pris en compte, mais à titre d’information, on doit m’informer au moins, pour dire l’équipe que vous dirigez, nous vous informons que nous avons décidé de liquider la société. Mais cela n’a pas été fait. Maintenant, dans la salle, on dit bon quels sont les documents qui vous prouvent que vous avez vendu la société. L’avocat dit non, les documents viendront. Je dis mais, on ne peut pas vendre une société et venir faire l’annonce sans les documents justificatifs de la vente. C’est le soir on a envoyé un mail à mon moi. En me disant que Monsieur Souleymane nous vous informons que nous avons pris la décision de vendre notre action.

Guineematin.com : qui avait envoyé ce mail ?

Souleymane Camara, Directeur général d’Inter-Con Security
Souleymane Camara, Directeur général d’Inter-Con Security

Souleymane Camara : le mail est venu soi-disant de Californie. Le mail est écrit par Monsieur Joanne, qui est le vice-président que je connais, et signé par un autre. Quand j’ai vu le mail, j’ai tiré et j’ai montré à notre avocat. Ça, c’était le 07 octobre 2019. Le lundi 11, monsieur Bamba est venu le matin. Il voulait venir au bureau. Il est venu jusqu’à la porte en disant qu’il veut me rencontrer. J’ai dit monsieur Bamba, je n’ai pas de rendez-vous avec vous, j’ai d’autres boulots, je ne peux pas vous recevoir. Il dit au téléphone, grand frère, tu m’empêches de rentrer dans ma société ? Je dis, si tu es propriétaire de cette société, je ne le sais pas d’abord. Parce qu’il n’y a aucun document qui le prouve. Alors, il dit comme tu veux la guerre, on fera la guerre. J’ai dit OK. Moi en tout cas, je ne te reçois pas, parce que tu n’as pas de document. Ça, c’était le lundi. C’est le 16 octobre 2017 qu’on est allé fabriquer un document dans un cabinet de notariat ici et le 22, on me fait notifier par un huissier soi-disant que c’est le papier de vente.

Guineematin.com : comment aviez-vous réagi ?

Souleymane Camara : j’ai dit qu’il n’y a pas de problèmes. J’ai dit que nous ne sommes pas contre la vente, nous ne sommes pas propriétaires de la société, nous sommes des employés. Mais, ce que je voudrais, c’est le passif des travailleurs. Parce que les gens ont fait un temps avec Inter-Con. S’ils ont vendu, c’est leur droit. Mais, est-ce que le passif-là a été payé ? Qui doit payer ? Alors, c’est là-bas où l’avocat de Monsieur Bamba à l’époque a dit qu’ils ont payé la société avec le passif et l’actif. Si vous avez payé la société avec l’actif et le passif, nous demandons que le passif qui est fait d’abord soit payé. Parce qu’on est très fier qu’on dise qu’un Guinéen a acheté la société. Nous serons très contents de travailler avec vous. Mais, nous voudrions que nos passifs avec la société mère sortante qu’on règle ça. Après maintenant, vous vous allez essayer de nous poser vos conditions de travail. Ceux qui sont consentants vont aller avec vous, ceux qui ne le sont pas, vont faire autre chose. Jai dit que le Code du Travail, dans son article 160, alinéa 2 et 3, on dit que ça soit la vente ou la fusion d’une société, d’abord il y a un préalable. Le préalable, c’est de faire un meeting avec les travailleurs pour les informer. C’est à titre d’information pour dire que nous allons faire ça. Mais, cela n’a pas été fait. Je dis bon, comme cela n’a pas été fait, le même code de travail dit que, les travailleurs ont le droit de réclamer leurs droits pour que ça soit payé et chacun se fait son chemin. Depuis ce jour, monsieur Hervé a quitté. Pour un premier temps, tous les travailleurs étaient unanimes que je suis complice de la vente. Parce qu’on ne peut pas comprendre qu’une entreprise que tu diriges pendant 10 ans, que cette entreprise soit liquidée et toi tu n’es pas au courant. Tu n’expliqueras à personne qui sera convaincu. J’avais un problème… Je me suis dit, le seul problème, il faut que je me retrouve avec le blanc, Hervé Moser. Mais, c’est à mon fort étonnement, le lundi qui a suivi, j’étais dans mon bureau, je vois les envoyés du directeur national de la Sécurité Publique et à la tête, le commissaire Mansaré, qui est venu pour assister à des passations de service. Avec le commissaire central de la commune de Ratoma à l’époque, Monsieur Touré, qui n’est plus au commissariat là-bas. Quand ils sont venus, je les ai reçus. Je dis, j’ai du respect pour vous, mais vous ne connaissez pas votre travail, moi je connais mon travail. En m’installant dans ce fauteuil, on n’a pas appelé la police pour venir assister. Si je dois quitter, la police n’a rien à foutre ici. Moi, je ne pourrais pas. Parce que vous voulez que je fasse une passation, il n’y a de problème. Le blanc qui a géré avec moi depuis, c’est nous deux qui signons tous les papiers. Je veux qu’il soit là, on appelle l’inspection du travail, on fait un PV de passation de service entre les dirigeants sortants d’Inter-Con et le nouvel acquéreur pour que moi je m’en lave les mains. Pour ne pas que je fais la passation seul. Et que demain, on dit il y avait tels objets. Et, je n’ai pas géré seul. Si le blanc est là, je signe. S’il n’est pas là, il n’y a pas de passation. Je leur ai dit, je vous respecte, quittez dans mon bureau. Eux-mêmes ils ont dit que vraiment, ils ont eu tort de venir. Ils ont quitté. Directement, on a commencé les démarches. J’ai écrit une correspondance à l’inspection générale du travail pour l’informer de ce qui se passe, pour que chacun puisse jouer sa partition. Mais mon frère, depuis ce jour jusqu’à aujourd’hui, toutes les autorités que vous connaissez dans ce pays, peut-être que les deux personnes que je n’ai pas vu, c’est le Premier ministre et le président de la République.

Guineematin.com : est-ce que vous vous pensez que pratiquement, ceux qui devaient vous aider, l’inspection du travail ou la police, n’ont pas suffisamment joué leur rôle ?

Souleymane Camara : l’Inspection du travail, c’est une structure qui est bien maquillée, mais c’est la coque. À l’intérieur, c’est le vide. Parce qu’ils n’ont aucune considération par les autorités. Parce que normalement, dans les conditions normales, j’avais même dit à l’inspection s’il y avait la possibilité et d’arrêter la nouvelle société ou le nouvel acquéreur, pour dire que si tu ne payes le passif, on ferme et on te retire tout. Mais, comme vous connaissez ce pays, lui aussi peut-être, il recevait des menaces de part et d’autre, je ne sais pas. Mais, ce que je sais, quand on est parti voir le ministère, moi mon tutelle, c’est le ministère de la sécurité, quand l’acte s’est passé, on nous a convoqués chez le Directeur National de la sécurité publique, le contrôleur général Mamadou Camara. On est parti là-bas. Nous l’avons trouvé avec le staff du syndicat. Mais, quelque chose s’est passé là-bas, qui nous a fait douter de lui jusqu’à ce jour. Il nous a convoqués. Deux personnes sont en conflit, quand ils viennent, vous les recevez. Nous, nous somme venus. On nous a installés. On attendait la partie adverse. Mais, la partie adverse arrive, Monsieur Mohamed Bamba qui est la personne concernée, il est venu s’arrêter à la porte. Dès qu’il nous a vus assis, il a fait signe de la main au Directeur National. Et nous nous étions déjà dans la salle. Le Directeur s’est levé derrière son bureau, sortir pour aller avec Monsieur Bamba, se voir dans le couloir. Ce qu’ils se sont dits, je ne sais pas. Mais au retour, on s’attendait à la réunion. Mais dès le retour, la réaction du Directeur a été ceci, il dit qu’il y a un problème qui se passe à Kolaboui, je suis trop occupé. Il a délégué un de ses adjoints, le Commissaire Pierre. Il dit bon commissaire Pierre, vous allez partir avec Monsieur Camara et Monsieur Bamba. Monsieur Camara va partir avec une personne et Monsieur Bamba aussi avec une personne. Vous allez recevoir les quatre personnes. Depuis là-bas, on a dit non. Parce que du fait qu’il est sortie, qu’est-ce qu’ils se sont dits ? Si non, c’est lui qui nous a convoqués, c’est lui qui devrait présider la réunion. Maintenant, ils nous renvois chez un de ces adjoints. Depuis ce jour, on ne peut pas dire qu’il est corrompu mais, l’acte là nous a fait comprendre qu’il n’est pas clair dans l’affaire. Parce que, pour ne pas se salir d’une partie, il ne devrait pas accepter. Même s’il devrait se voir avec monsieur Bamba, c’était de nous recevoir tous après le débat…

Guineematin.com : est-ce que vous avez saisi la justice alors ?

Souleymane Camara : non, on n’a pas saisi la justice parce que Monsieur Bamba a dit haut et fort, que son souhait est d’aller en justice, que la justice guinéenne est dans sa main, il a les moyens. Si on va là-bas, que d’autres vont mourir. Comme on connait la situation, on n’a pas saisi la justice. Mais, on a fait des démarches. On est parti, on a eu la chance, on a été introduit chez le ministre Kabélé qui était ministre de la Sécurité. Quand j’ai expliqué, il a appelé le Directeur National. Il a appelé l’avocat de Monsieur Bamba dans son bureau. Il dit messieurs, j’ai été pendant 15 ans inspecteur général du travail en République du Sénégal. C’est que je connais le code de travail. Si la société est vendue, il ne peut pas s’opposer. Ceux qui veulent aller avec vous, c’est leur droit. Ceux qui ne veulent pas aussi, c’est leur droit. Mais le passif, réglez-ça. Et lui, il a donné une instruction, que si ce n’est pas réglé, le Directeur National n’a qu’à fermer la nouvelle direction de la nouvelle société jusqu’au règlement.

Guineematin.com : est-ce qu’aujourd’hui cette entreprise continue à travailler avec ceux qui se disent avoir racheté Inter-Con ?

Souleymane Camara : oui bien sûr, ils continuent à travailler. Ils sont à la Minière, à côté de la Jetée.

Guineematin.com : est-ce que certains de vos agents avaient suivi cette entre entreprise-là ?

Souleymane Camara : oui, parce que vous savez, tout le monde n’a pas la même croyance. Et puis, c’est venu à un moment où les gens ne sont pas préparés. D’autres étaient sont endettés. On leur a fait croire que le salaire va continuer, alors quelqu’un qui n’a pas autre possibilité, ils sont partis bon gré malgré là-bas, parce que d’autres avaient des dettes à la banque. Ils avaient peur, en cas de refus d’y aller, il y aurait un problème. Mais, qu’à cela ne tienne, on n’est pas contre. Nous on a dit maintenant, après tous ces mouvements, on a été à l’ORDEF (Office de Répression des Délits Economiques et Financiers), on a été chez Thiégboro, je dis qu’on a vu toutes les autorités. Même le ministre conseiller du président de la République, Tidiane Traoré. J’ai été là-bas. Mais, tout le monde a dit que vraiment ça ne se doit pas. Normalement, on doit régler le passif avant. L’inspection a fait les calculs parce que ceux qui sont partis, on a plus fait le combat pour eux. On a dit bon, nous 37 qui avons dit non, on préfère que notre passif d’Inter-Con nous soit donné, on ne veut pas aller avec la nouvelle société. Parce qu’il n’y a pas de garantie, parce que quelqu’un qui était un employé, quels sont les moyens qu’il a pour prendre le passif de la nouvelle société. Mais, qu’est-ce qui s’est passé ? Ce que je sais, la société a été fermée en Californie, parce qu’ils avaient l’intention. Mais, ils ont donné le droit des travailleurs à Monsieur Hervé Moser, qui a détourné par complicité avec deux de nos frères guinéens : Monsieur Mohamed Bamba, qui se dit le nouvel actionnaire, un employé qui était salarié à Inter-Con ; et notre ex-comptable, Laïly Kaba.

Guineematin.com : qu’est-ce que vous comptez faire malgré tout ?

Souleymane Camara : après toutes les démarches, nous demandons que nos droits soient payés. Et c’est ainsi, on est dans cette démarche. Mais, comme la justice guinéenne, on n’a pas les moyens vraiment, on a dit qu’on va essayer de mener une démarche auprès des bonnes volontés, des médiats et tout. On a fait des courriers à l’ambassade des Etats-Unis pour qu’elle nous aide. Parce que nous avons travaillé pour une société américaine. Et si Inter-Con est vendu, on n’est pas contre. Mais, que nos droits qui sont avec Inter-Con nous soient donnés. Ceux qui veulent aller avec la nouvelle société, peuvent aller avec eux ou aller ailleurs. C’est tout ce que nous demandons. On ne demande pas plus. Mais, on a tout fait, on n’a pas trouvé d’issue. Parce qu’il y a la corruption. Ils sont en train d’utiliser notre sueur pour nous combattre. Partout où on va, on dit des bonnes paroles. Vraiment, ça ne se doit pas comme ça. Maintenant, nous la dernière phase, on a trouvé des guinéens aussi qui sont patriotes, qui sont en train de nous aider à faire des écrits. On a écrit déjà une fois, deux fois à l’ambassade pour attirer leurs attentions. Parce que, c’est l’ambassade des Etats-Unis qui a écrit une lettre adressée au gouvernement guinéen en 1997 pour qu’Inter-Con vienne en Guinée le 1er septembre 1998. On a la copie de cette lettre. Alors, nous les 37 qui avons dit non, comme on n’a pas été associé à la vente, c’est-à-dire, on n’a pas été consulté, comme le code du travail guinéen dit, fusion ou liquidation, il doit y avoir un préalable meeting pour information, comme cela n’a pas été fait, quelque chose qui a commencé dans cette confusion, nous, nous ne voyons pas qu’on verra le bout du tunnel. C’est pour cela les 37 personnes ont dit, on ne veut pas la guerre, ni rien. La société est vendue à un guinéen. Mais, nous nous voulons notre passif qu’on a fait avec Inter-Con. Mais, c’est ce qu’on dit qu’on ne nous donne pas. C’est ce qu’on n’arrive pas à retrouver et on a passé par tous les moyens jusqu’à présent. Mais on a évité la violence parce qu’on a occupé notre ancien bureau pendant 5 mois. Moi-même, j’ai été victime jusqu’à ce que l’ancien comptable leur a donné mon compte personnel. Ils sont allés faire la magouille au niveau du tribunal de première instance de Dixinn. Ils ont saisi mon compte personnel. Il y avait 60 millions de FG là-dedans. Donc, dame Keïta, juge qui est là-bas, a fait saisir mon compte. Mon compte a été saisi à la BICIGUI pendant 1 an. Ils ont dit que tant que je ne libère pas le bureau, et chaque jour que je fais, que je suis condamné à payer 500.000 FG. J’ai dit, c’est moi qui ai cherché l’argent, si vous prenez ça…

Guineematin.com : le compte a-t-il été finalement débloqué ?

Souleymane Camara, Directeur général d’Inter-Con Security
Souleymane Camara, Directeur général d’Inter-Con Security

Souleymane Camara : ça a été débloqué. Comment ? Après avoir gâté mon argent, parce que je n’ai eu que 34 millions. Ils ont pris 26 millions. Ils ont partagé entre eux. Moi, j’ai dit de toute les façons, même si vous voulez, prenez tout. Ce n’est pas moi ; mais, les gens qui ont travaillé et j’étais leur responsable. J’ai une responsabilité morale. Si ces travailleurs-là ne gagnent pas leur droit, je ne peux pas dormir tranquillement. Je sais, c’est leur droit ce n’est pas quelque chose de volé. Maintenant, j’ai cherché un mandat d’amener contre le Blanc, Hervé Moser. Parce que le blanc, il n’est pas sorti de la Guinée. Monsieur Hervé Moser vie en Guinée et il travaille à SMB, à Boké. Il est le manager du consortium sécuritaire de Boké. Sinon, le règlement intérieur d’Inter-Con interdit cela. Quiconque a travaillé à Inter-Con, est interdit de faire le même boulot dans le même pays. Il faut que tu quittes d’abord pendant 2 ans, après tu peux revenir. Mais Hervé, il travaille à SMB. Il dort tranquillement parce qu’il a l’argent pour corrompre nos frères pour piétiner notre droit. C’est quand j’ai eu mandat d’amener avec le procureur, j’ai déplacé les gendarmes avec mes travailleurs, nous sommes partis à la recherche de Hervé à Boké. Il était déjà descendu à Conakry. C’est un petit matin. Lundi à 6H, ils sont allés dans leur bureau. Hervé est venu, on l’a arrêté. J’ai arrêté Hervé, je l’ai amené à l’escadron N°3 de Matam. Quand Hervé a été là-bas. C’est ce jour-là que j’ai eu mon indépendance vis-à-vis de mes confrères travailleurs. Parce que, quand ils ont été informés que le blanc est arrêté, tout le monde a dit non. Il ne peut pas être complice et arrêter celui qui est son complice. C’est en ce moment ils ont su que je ne suis pas au courant et je suis innocent dans l’affaire. Mais, Hervé a passé de 6H à 23H, il était là-bas. Je ne sais pas, les guinéens sont venus, ils sont allés jusqu’à l’ambassade de la France qui a appelé Général Baldé. Je crois celui-là il a reçu des menaces. Parce qu’il a été incarcéré au violon. Mais, il a été enfermé à 18H. A 23H, y’a eu une délégation de l’ambassade de France avec la gendarmerie qui sont venu pour dire que général Baldé ordonne de libérer monsieur Hervé. Monsieur Hervé a été libéré. Depuis ce jour, Hervé vit bien. Hervé a été convoqué à l’inspection de travail. On s’est rendu là-bas. L’inspecteur a dit, on n’est pas contre la vente, mais la vente n’a pas été faite dans les règles de l’art. Vous devez aider les gens à avoir leur passif. Parce que c’est pour éviter tout problème. Depuis ce jour, Hervé a quitté. Il travaille ici, il est entre Boké et Conakry. L’inspection du travail, ils ont montré la bonne volonté, mais ils n’ont pas de force. Parce qu’il faut dire comme les choses se passent. Finalement, l’inspection nous a appelés. Ils ont fait les calculs des droits des 37 personnes. Et, il a écrit une lettre adressée à Monsieur le Ministre de la sécurité qui avait sollicité. Quand on a amené, on a déposé ça au niveau du cabinet de l’avocat de Monsieur Bamba. Jusqu’ici, c’est resté sans suite. On est à ce stade.

Guineematin.com : chaque travailleur doit recevoir quel montant à l’issue du calcul fait par l’inspection générale du travail ?

Souleymane Camara : ça dépend des postes. Parce que, lui par exemple, c’est monsieur Kaba Camara. Il est le plus vieux. Il est plus ancien que moi d’une année. Les indemnités varient en fonction du salaire et du poste de responsabilité. Mais quand même, ce qui avait été calculé par l’inspection du travail pour les 37, c’était quelque chose d’1 milliard 800 et quelques millions de francs guinéens. Elle devrait être payée comme droit de ces 37 personnes. Parce que ceux qui sont partis avec eux, ils ont modifié leurs contrats et tout ça là. Nous, ça ne nous intéresse pas. Nous les 37 personnes, on a demandé tout simplement le payement de nos droits. C’est ce qu’ils n’arrivent pas à faire. Hervé est en train de se promener en Guinée au vu et au su de tout le monde, il n’est pas inquiété.

Propos recueillis par Alpha Mamadou Diallo et Mohamed Doré pour Guineematin.com

Tél. : 628 17 99 17

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Soulka Kemsi : « ceux qui écoutent mes sons, peuvent arrêter de voler dans le gouvernement »

30 juillet 2019 à 11 11 23 07237
Souleymane Doumbouya, alias Soulka Kemsi, jeune artiste en herbe
Souleymane Doumbouya, alias Soulka Kemsi, jeune artiste en herbe

Souleymane Doumbouya, alias Soulka Kemsi, jeune artiste en herbe enregistre du succès depuis quelques mois dans la haute banlieue de Conakry. Grâce à ses sons qui sont très appréciés par les jeunes, le chanteur se fait de plus en plus connaître. Il rêve de devenir un grand artiste et changer les choses positivement à travers la musique. Un reporter de Guineematin.com est allé à la découverte de ce talent de la musique urbaine guinéenne.

Selon Soulka Kemsi, l’idée de chanter lui est venue en fin 2016. Et depuis cette période, il va de succès en succès. « J’ai commencé à chanter en fin 2016 et je suis heureux du succès que je commence à enregistrer notamment dans mes zones de prestation que sont : Coyah, Cimenterie, Kountia et Kagbelen. J’ai raflé tous les trophées à l’occasion des dernières compétitions organisées dans cette zone. Ça, c’est déjà un grand atout pour un débutant que je suis. Il y a pleins de personnes qui me soutiennent, aujourd’hui je suis vraiment content parce que ça commence à aller », soutient-il.

Depuis qu’il a commencé à faire de la musique, pas de répit pour le jeune artiste. Il est constamment en train d’écrire des textes, préparer des sons. « J’ai aujourd’hui deux (2) albums qui sont prêts, mais qui ne sont pas encore sortis. Ce sont des sons qui sont plus basés sur le rap et la trap ; il n’y a que peu de dancehall », annonce-t-il précisant que toutes ses musiques sont chantées en Français.

Même s’il dit chanter pour apaiser les consciences et promouvoir l’éducation des enfants, Souleymane Doumbouya, alias Soulka Kemsi est surtout un artiste engagé. Il dénonce notamment la corruption et les détournements des deniers publics. « Dans mes sons aussi, j’invite les gouvernants à ne pas détourner. Ceux qui écoutent mes sons, peuvent arrêter de voler dans le gouvernement, ils pourront s’éloigner du vol. Donc, ma musique donne beaucoup de conseils, notamment aux jeunes », a-t-il expliqué.

Aujourd’hui artiste en herbe, le jeune homme espère devenir un chanteur de renommée internationale à l’image de son idole, le malien Iba One. « J’exhorte les Guinéens à continuer à supporter les artistes. Si je réussis dans la musique, je compte construire des écoles », indique Soulka Kemsi.

Mohamed Sylla, « Big-manager » de la structure Trap Boss Music (TBM Prod)

Ce jeune artiste évolue au sein de la structure Trap Boss Music (TBM Prod), dirigée par Mohamed Sylla « Big-manager ». Ce dernier explique que son aventure avec Soulka se passe très bien. « Depuis notre rencontre il y a deux ans, on a pu mettre en place beaucoup de projets. Nous avons participé à des spectacles notamment des shows de la rue ; on a pris part des projets de featurings avec des artistes à Kountia. Et même aujourd’hui, comme tous les jeudis d’ailleurs, nous organisons des shows à La colline d’or de Kountia. D’ailleurs, nous projetons une tournée à Fria et Sangaredi. Nous ferons des concerts dans ces localités », a-t-il annoncé.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Forum international sur la logistique multilatérale à Conakry : voici le discours du ministre guinéen de la Défense

30 juillet 2019 à 10 10 54 07547

Dans la matinée de ce mardi, 30 juillet 2019, le ministre d’Etat, ministre des Affaires présidentielles et de la défense nationale, Dr Mohamed Diané a présidé l’ouverture officielle du forum international sur la logistique multilatérale à Conakry. La cérémonie s’est déroulée en présence des autorités militaires guinéennes et de l’ambassadeur des Etats Unis en Guinée. Organisé pour la première fois en Afrique, par le département d’Etat américain, à travers USAFRICOM, ce forum de quatre jours regroupe 43 participants venus de 23 pays du continent africain et des Etats-Unis.

En attendant de revenir plus en détails sur cette cérémonie d’ouverture, Guineematin.com vous propose, ci-dessous, l’intégralité du discours du ministre guinéen de la défense nationale.

Dr Mohamed Diané, ministre d’Etat, ministre des Affaires présidentielles et de la défense nationale
Dr Mohamed Diané, ministre d’Etat, ministre des Affaires présidentielles et de la défense nationale

Mesdames et Messieurs,

C’est à la fois un agréable plaisir et un honneur pour moi de présider la cérémonie d’ouverture officielle du séminaire sur la logistique multilatérale, organisé par le Département américain à travers USAFRICOM dans notre pays.

Cet honneur est d’autant plus grand que c’est pour la première fois que ce type de séminaire se tient dans un pays africain.

Le choix porté sur notre pays pour abriter ce séminaire dénote de la qualité du partenariat que la Guinée entretient avec la communauté internationale dans le cadre des opérations de maintien de la paix et surtout, l’excellence des relations d’amitié et de coopération qui existent entre la République de Guinée et les Etats Unis d’Amérique.

En souhaitant une chaleureuse bienvenue et un agréable séjour aux organisateurs et aux participants, venus des pays africains frères, je voudrais, au nom du Président de la République et du Gouvernement, exprimer toute notre gratitude.

S’agissant de l’armée guinéenne, c’est avec fierté et satisfaction que nous évoquons ses différentes interventions dans plusieurs pays africains, tant dans le cadre de la décolonisation que dans celui du rétablissement de la stabilité socio-politique en collaboration avec la communauté internationale.

Ces interventions armées et celles de bien des pays africains se déroulent généralement dans des conditions logistiques précaires ou inadaptées, si bien que l’obtention des résultats s’opère souvent avec difficultés, entrainant des pertes énormes en ressources humaines et matérielles.

Nonobstant ces difficultés, la Guinée a renoué avec sa participation aux opérations de maintien de la paix, en fournissant chaque année un bataillon de 850 hommes qui évolue au sein de la Mission Multidimensionnelle Intégrée des Nations Unies pour la Stabilisation au Mali (MINUSMA).

Ce retour des forces de défense et de sécurité de la Guinée a été rendu possible grâce à la volonté politique du Président de la République, Chef de l’Etat et Chef des armées, le Pr Alpha CONDE à travers la Réforme du Secteur de Sécurité, amorcée dès son accession à la magistrature suprême du pays.

Cette participation de nos forces de défense et de sécurité dans les opérations de maintien de la paix, autant que la Réforme du Secteur de Sécurité, bénéficie de la part des pays amis et partenaires, un appui technique et logistique.

Malgré tout et comme c’est le cas dans de nombreux pays africains, il subsiste toujours un écart entre la volonté politique de nos Etats et les capacités logistiques dont disposent nos différentes armées.

Or, la qualité des prestations dépend dans une large mesure de la qualité logistique des armées mises à contribution. Il faut mettre à l’esprit que le type de guerre asymétrique que nous livrent aujourd’hui les forces du mal, exige que nos armées s’adaptent à l’évolution technologique afin de les maintenir dans les conditions opérationnelles optimales.

Notre niveau de développement et les fortes pressions socio-économiques auxquelles nos Etats sont soumis n’offrent pas toujours l’opportunité de maximiser cette adaptation des armées aux changements du contexte sécuritaire.

C’est pourquoi, la mutualisation des efforts à travers une coopération militaire dynamique doit entrainer une véritable montée en puissance de nos armées nationales, comme nos Etats l’ont toujours sollicité.

Je ne doute pas que le présent séminaire se situe dans ce contexte d’échanges fructueux en vue de faire l’état des lieux de nos structures et de nos capacités logistiques. Ce qui permettra d’envisager des pistes de solutions adaptées aux problèmes posés.

Ceci veut dire que les résultats auxquels vous parviendrez, devraient proposer aux puissances militaires et technologiques partenaires, d’accorder des facilités de montée en puissance de nos armées, leur permettant de réagir avec promptitude et efficacité partout où leur intervention est sollicitée.

Vous mettrez donc à profit vos expertises durant ces quatre jours de séminaire, pour passer en revue tous ces enjeux et défis logistiques.

C’est le lieu de remercier cordialement le Département américain et USAFRICOM qui ont bien voulu organiser dans notre pays ce séminaire qui saura être à la hauteur des attentes.

En espérant que tous les participants passeront un excellent séjour en terre africaine de Guinée, je déclare ouvert le séminaire sur la logistique.

Vive la coopération américano-guinéenne ;

Vive la coopération internationale ;

Je vous remercie.

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Musique : l’artiste Boul Diallo n’est plus !

30 juillet 2019 à 10 10 47 07477

Le monde musical guinéen vient d’être endeuillé à nouveau. L’artiste Boul Diallo a tiré sa révérence dans la matinée de ce mardi, 30 juillet 2019, à l’hôpital Ignace Deen de Conakry, a appris Guineematin.com de ses proches.

Selon son épouse, Kadiatou Oularé, Boul Diallo souffrait de problèmes cardiaques, de l’asthme et de l’hypertension. Des maladies qu’il traînait depuis un certain moment, même s’il n’était pas couché. Sa femme indique qu’il continuait d’ailleurs ses activités musicales. Mais, ces derniers jours, sa situation s’est compliquée et il a dû être hospitalisé. « Il est tombé malade il y a seulement quelques jours. On est partis dans une clinique où il a été hospitalisé pendant trois jours, les médecins nous ont dit de rentrer.

On est rentré à la maison hier aux environs de 22 heures, on s’est couchés. A 1 heure du matin, sa maladie a repris. Je lui ai dit monsieur Diallo est-ce que ça va ? Il m’a répondu en disant ma chérie, rien ne va aujourd’hui. J’ai appelé immédiatement la jeune sœur de sa mère qui est venue, on l’a embarqué dans un véhicule pour aller à l’hôpital Ignace Deen. C’est là-bas qu’il a rendu l’âme ce mardi à 6 heures du matin », témoigne Kadiatou Oularé.

Né le 26 mai 1958, Boul Diallo est décédé à l’âge de 61 ans. Ce chanteur de la musique pastorale, originaire de Pita, avait deux albums à son actif. Il s’agit de « Sélèlan » et « le retour de Boul Diallo ». Selon son épouse, il avait deux autres albums prêts et qu’il comptait faire sortir prochainement.

Alpha Fafaya Diallo pour Guineematin.com

Tel. 628 12 43 62

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