Mariama Sampil, 1ère de la commune de Kaloum : réactions à chaud !

22 juillet 2019 à 22 10 19 07197
Mariama Mohamed Sampil, fille de Me Mohamed Sampil, avocat et ancien bâtonnier de l’ordre des avocats de Guinée

Les résultats de l’examen d’entrée en 7ème année ont été rendus publics dans la soirée de ce lundi, 22 juillet 2019. Dans la commune de Kaloum, c’est Mariama Mohamed Sampil, élève au groupe scolaire Aboud qui a été classée première de la commune, a constaté un reporter que Guineematin.com a dépêché sur place.

La joie est immense dans la famille Sampil et au groupe scolaire Aboud, après l’annonce des résultats. Mariama Mohamed Sampil, fille de Me Mohamed Sampil, avocat et ancien bâtonnier de l’ordre des avocats de Guinée.

Mariama Mohamed Sampil, fille de Me Mohamed Sampil, avocat et ancien bâtonnier de l’ordre des avocats de Guinée

Mariama Mohamed Sampil dit ne pas pouvoir décrire l’immense joie qui l’anime. « Ma joie est au comble ! Je suis vraiment heureuse et fière de moi-même. Parce qu’après 9 mois d’efforts, on te dit que tu as eu ton examen et classée première de la commune de Kaloum, franchement, tu ne peux qu’être heureuse. En passant mon examen, je savais que je pouvais être parmi les 10 premiers de la commune de Kaloum ; mais, être première, ça m’a un peu surprise. Je révisais surtout avec ma mère. Quand je reviens le soir à la maison, après avoir fait d’énormes révisions à l’école, je me mets à réviser encore à la maison avec mon maître le soir. Ensuite, la nuit, c’est ma mère qui me force à réviser les leçons que j’ai le lendemain. Donc, je remercie ma mère, je remercie également tous mes encadreurs, mes parents et mes amies qui m’ont soutenue, accompagnée et prié pour moi tout au long de l’année», a-t-elle dit.

Par ailleurs, Mariama Mohamed Sampil a indiqué avoir révisé tous les documents qui lui tombaient sous les yeux. « Je me suis préparée, j’ai révisé des leçons susceptibles d’être données à l’examen et même ceux qui n’étaient pas susceptibles d’être données à l’examen. J’ai tout révisé parce que l’examen, on ne sait jamais… », a-t-elle soulignée.

Me Mohamed Sampil, avocat et ancien bâtonnier de l’ordre des avocats de Guinée
Me Mohamed Sampil, avocat et ancien bâtonnier de l’ordre des avocats de Guinée

Egalement interrogé par le reporter de Guineematin.com, Me Mohamed Sampil, père de la petite Mariama a dit être animé d’un sentiment de joie et de fierté. « Tout parent qui a préparé son enfant pendant une année scolaire serait très heureux de le voir réussir en fin d’année. Donc, je suis très heureux en m’adressant à vous ; car, ma fille a été classée première de la commune de Kaloum. Pour être humble, je dirai que c’est des efforts partagés de l’école et de la maison qui ont abouti et qui ont permis la réussite de Mariama Mohamed Sampil. C’est vrai que la petite est très motivée par les études, cela depuis sa tendre enfance », a témoigné son père.

Enfin, Mohamed Thea, enseignant de la lauréate a dit n’avoir pas été surpris par le rang de la petite Sampil. « Je suis vraiment comblé de joie, de bonheur. Nous avons présenté 43 candidats, il y a eu 29 admis dont 16 filles. Et, parmi les admis, la première de la commune vient de ma classe, je suis comblé de joie. La petite m’avait promis d’être parmi les meilleures dans la commune de Kaloum. Donc, si cela est fait, je rends grâce à Dieu et je remercie mes responsables, notamment monsieur Bah Sidi et monsieur Siaka Sylla ».

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Résultats du CEE : des candidats demandent le départ du ministre de l’Education et retour de K2

22 juillet 2019 à 20 08 47 07477

Pendant que certains exultent, d’autres sont abattus et choqués suite à la publication des résultats du Certificat d’Etudes Elémentaires. Ces résultats, publiés dans l’après-midi de ce lundi, 22 juillet 2019, font état d’un taux d’admission de 44, 46% au niveau national. Mais, dans certaines écoles de Conakry, le pourcentage est bien en deçà de cette moyenne nationale. C’est le cas notamment de l’école primaire de Coléah Centre, qui n’a eu que 26 admis sur 210 candidats.

Une catastrophe pour les candidats qui ne sont pas admis et qui pointent du doigt le ministre de l’éducation nationale et de l’alphabétisation dont ils réclament le départ. Nous vous proposons ci-dessous les réactions de quelques d’entre eux, interrogés par un reporter de Guineematin.com peu après la publication des résultats dans cet établissement.

Daouda Ben Bah : « chez nous ici, il y a eu 26 admis sur 210 candidats. Nous ne sommes pas du tout contents de ce résultat franchement. Il y a même des écoles qui n’ont eu qu’un seul admis. C’est le cas notamment de l’école primaire de Tombo. Ils nous ont fait échouer. Nous avons passé toute l’année en train d’étudier qu’est-ce que j’irai dire à mes parents à la maison ? Le ministre n’est pas bon, il été trop sévère. Le ministre n’est pas bon, il a découragé les gens ».

Karim Kouyaté : « ces résultats sont très mauvais, c’est catastrophique ! Nos dirigeants ont leur part de responsabilité dans cette situation. Nous sommes vraiment déçus du ministre et de son encadrement. Aujourd’hui, j’ai pleuré parce que je sais que j’ai fourni beaucoup d’efforts durant l’année scolaire, en révisant mes leçons. Et je vois que le résultat de tout cela est négatif. Je pense que le ministre de l’éducation n’est pas bon. C’est mieux qu’il quitte. Je préfère l’ancien ministre, Ibrahima Kalil Konaté K2».

Mohamed Camara : « je vais parler à haute voix, ce résultat est vraiment nul. Je suis désolé, mais le ministre de l’éducation n’est pas bon. Avec ce résultat, il est clair que tout le monde dira que nous n’avons pas de niveau. Mais, nous ne méritons pas ça. Nos parents sont pauvres, mais ils vont encore se battre pour payer nos outils pour l’année prochaine. C’est grave et ça fait mal. S’ils ne font pas attention, ils sont sur le point de déclencher une grève des élèves. Le ministre-là est très méchant. Au temps de K2 c’était mieux. Nous voulons son retour immédiat et le départ de l’actuel ministre».

Mohamed DORE pour Guineematin.com

Tel : (00224) 622 07 93 59

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Examen d’entrée en 7ème : la commune de Dixinn enregistre 1 810 admis sur 3 751 candidats

22 juillet 2019 à 20 08 38 07387

Comme annoncé précédemment, les résultats de l’examen de fin d’études élémentaires ont été proclamés ce lundi, 22 juillet 2019, sur toute l’étendue du territoire national. Dans la commune de Dixinn, l’une des cinq communes de Conakry, le taux d’admis est de 48, 25% à l’Enseignement Général, a appris sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Fodé Sylla, Directeur communal de l’éducation de Dixinn

La commune de Dixinn a enregistré un taux d’admis supérieur à la moyenne nationale. Selon le Directeur Communal de l’Education de Dixinn, Fodé Sylla, ce taux est d’un peu plus de 48 %. « Sur les 3751 candidats de l’Enseignement Général à Dixinn, on a obtenu 1810 admis, dont 858 filles. Donc, en Enseignement Général, on a eu un taux de 48, 25%. Pour ce qui est de l’Enseignement Franco-arabe, on avait au total 165 candidats. On a obtenu 47 admis, dont 15 filles. Ce qui fait un taux de 28,48% », a expliqué monsieur Sylla.

Les résultats de cet examen varient d’une commune ou d’une préfecture à une autre. Si Labé a connu plus de 60% de taux d’admis, Yomou en a enregistré 28, 51 %. L’un des plus faibles taux d’admis pour l’instant vient de l’école primaire de Gbessia centre, dans la commune de Matoto avec 14,20 %.

Saidou Hady Diallo pour Guineematin.com
Tél. : 620 58 95 27/ 664 41 32 27

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Examen d’entrée en 7ème année : 71 admis sur 245 candidats à l’école primaire de Kipe2

22 juillet 2019 à 20 08 28 07287

Les autorités en charge de l’éducation nationale et l’alphabétisation ont rendu public ce lundi, 22 juillet 2019, les résultats de l’examen de fin d’étude élémentaire, communément appelé « examen d’entrée en 7ème » session 2019. Et, contrairement à l’année dernière où le taux de réussite était à plus 65%, cette année le taux d’admission est de 44, 46%.

Sur les 228 869 candidats, seuls 92 747 admis dont 38 127 filles ont été enregistré au niveau national. Un résultat qui a suscité des larmes dans plusieurs écoles de Conakry où le nombre d’admis est loin des attentes des élèves et des encadreurs.

A l’école primaire de Kipé2, dans la commune de Ratoma, seuls 71 élèves sur 245 candidats dont 125 filles ont décroché le ticket pour la 7ème année. Et, c’est une fille, Fatoumata Diallo (813ème dans la commune de Ratoma), qui s’est adjugée la première place dans cet établissement scolaire, a appris un journaliste de Guineematin.com qui était sur place.

Pendant la proclamation des résultats, cet après-midi, le silence des enfants se rompait brusquement par les cris de joie de quelques rares admis présents, qui couraient pour sortir de la cour de l’école.

Au fur et mesure que le directeur de l’école, Mountaga Souaré, avançait dans sa lecture des PV et des noms des admis, certains candidats se tenaient la tête, la poitrine, les genoux, … Le stress, la déception étaient si grands que d’autres se sont écroulés à la fin de l’appel. Ils étaient inconsolables et se souciaient peu de salir leurs habits.

Mountaga Souaré, Directeur de l'école primaire de Kipé2
Mountaga Souaré, Directeur de l’école primaire de Kipé2

Pourtant, le directeur Mountaga Souaré a dit être satisfait de ce résultat, puisque, dit-il, d’autres écoles n’ont eu que 2 ou 3 admis. « Ces résultats ne réjouissent pas à 100% ; mais, l’essentiel est déjà fait… Puisque j’ai 28 et quelques pourcent. Je me dis que les résultats reflètent exactement l’école. Beaucoup d’écoles ont 2 ou 3 admis, alors que moi j’ai plus de 50 admis. Sincèrement, je suis très content », s’est réjoui Mountaga Souaré au micro de Guineematin.

Mamadou Baïlo Keïta pour Guineematin.com

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Entrée en 7ème : la préfecture de Labé enregistre 3 870 admis sur 5 987 candidats (DPE)

22 juillet 2019 à 20 08 06 07067
Directrice Préfectorale de l’Education de Labé, Hadja Aissatou Diouldé Diallo,
Hadja Aissatou Diouldé Diallo, Directrice Préfectorale de l’Education de Labé

Les résultats de l’examen de fin d’études élémentaires ont été publiés ce lundi, 22 juillet 2019, partout en Guinée. Dans la commune urbaine de Labé, on a noté un fort taux d’admis, supérieur à la moyenne nationale, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Selon la Directrice Préfectorale de l’Education de Labé, Hadja Aissatou Diouldé Diallo, le taux d’admis a connu une baisse cette année, comparé à l’année passée. « Nous avons deux profils : l’Enseignement Général et le Franco-arabe. Quand je prends l’Enseignement Général, au niveau de la préfecture, sur les 5987 qui ont été évalués, il y a 3 870 admis, pour 2 090 filles. Soit un taux de 64,64 %. Du côté du Franco-arabe, sur les 226 qui ont composé au niveau préfectoral, il y a eu 193 admis, dont 100 filles. Soit un taux de 85,39%.Sinon, comparativement à l’année dernière, on peut dire qu’il y a eu une nette régression. Parce que l’année dernière, on était à plus de 80 pour cent d’admission pour l’enseignement général. Cette chute s’expliquerait par les multiples difficultés auxquels le système éducatif guinéen a été confronté cette année. Normalement, les examens devaient se faire au mois de juin. Mais, compte tenu du retard causé par la grève des enseignants, on était obligé de consacrer tout le mois de juin à des cours de rattrapage », a expliqué Hadja Aissatou Diouldé Diallo.

Toutefois, la directrice pense que « le résultat peut être satisfaisant en ce sens que c’est la valeur intrinsèque de l’élève qui est ici. Parce que, laissez-moi vous dire que les deux notes portées par les deux correcteurs sont vérifiées minutieusement par un groupe de cinq personnes qui constitue les membres du jury. Ce qui veut dire que toute la transparence y était. Ce qui est d’ailleurs une innovation cette année ».

Hadja Aissatou Diouldé Diallo a saisi cette occasion pour féliciter les heureux admis et encourager ceux ont échoué, tout en les exhortant à redoubler de courage pour reprendre l’année prochaine. Quant aux parents d’élèves, elle les invite à s’investir davantage dans la formation de leurs enfants.

Labé, Alpha Boubacar Diallo pour Guineematin.com

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Examen d’entrée en 7ème année : 843 admis sur 3.210 candidats à Yomou

22 juillet 2019 à 20 08 00 07007

Les résultats du Certificat d’Etudes Elémentaires (CEE), autrement appelé examen d’entrée en 7ème année ont été publiés ce lundi, 22 juillet 2019, en Guinée. La préfecture de Yomou a enregistré 28.51% des candidats admis. Un taux largement inférieur au pourcentage au niveau national qui est de 44, 46%. Juste après la publication des résultats, des sentiments différents étaient perceptibles dans les écoles de la commune urbaine, rapporte le correspondant de Guineematin.com dans la préfecture.

Sur les 3.210 candidats de la préfecture de Yomou, seulement 843 ont obtenu une place au collège. Soit un taux de réussite de 28.51%. Maurice Loua, candidat à l’école primaire Yomou II, est tout heureux de faire partie des admis.

« Je remercie Dieu parce que je suis admis. Dans mon école, il n’y a eu que 4 admis sur 97 candidats, je fais partie de ces 4 admis. Donc je me dis que tout le travail que j’ai fait durant l’année a payé. Je remercie aussi mes parents et les maîtres, et je dis au-revoir à l’école primaire », a déclaré ce nouveau collégien.

Marc Théo Doualamou, admis

Marc Théo Doualamou a décroché aussi son examen. Il est partagé entre la joie pour sa réussite et la tristesse pour l’échec de ses amis. « Je suis très content et fier de moi. Dans mon école, sur 13 candidats, il y a eu 6 admis, je suis arrivé 2ème de mon école. Je remercie mon papa qui m’a fait réviser du début à la fin de l’année scolaire. Je suis tout de même triste pour mes amis qui n’ont pas eu leur examen et je les encourage à redoubler d’effort l’année prochaine », a-t-il dit.

Malgré le faible taux d’admission dans la préfecture, le directeur préfectoral de l’éducation de Yomou se dit satisfait de ces résultats. Pour Demba Bangoura, l’essentiel est que seuls les méritants sont passés. « Nous sommes très satisfaits des résultats de l’examen d’entrée en 7ème année. Nous avons obéi aux instructions données par notre ministre de tutelle qui a dit que ne passent que ceux qui ont mérité. Donc cette année, nous sommes partis sur le principe que seuls les élèves méritants passent en classe supérieure. Nous sommes conscients que c’est la valeur intrinsèque que nous avons évaluée », a dit le DPE.

De Yomou, Michel Anas Kolié pour Guineematin.com

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Entrée en 7ème : 25 admis sur 176 candidats à l’école primaire de Gbessia Centre (Matoto)

22 juillet 2019 à 19 07 38 07387

Les résultats du Certificat d’Etudes Élémentaires, plus connu sous le nom d’examen d’entrée en 7ème année, ont été publiés ce lundi, 22 juillet 2019, sur toute l’étendue du territoire national. A l’Ecole Primaire de Gbessia Centre, dans la commune de Matoto, ces résultats ont été catastrophiques. Sur les 176 candidats présentés par l’école, il n’y a eu que 25 admis, a appris sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Les écoles ont connu des fortunes diverses après la publication des résultats de l’examen d’entrée au collège. L’Ecole Primaire de Gbessia Centre a enregistré 14,20% d’admis. Un taux très faible, comparé aux 44,46% enregistrés sur le plan national.

Dans cette école primaire, élèves et encadreurs sont nettement déçus des résultats de cette année. Sur les 176 candidats, seulement 25 sont admis, dont 10 filles.

Louceny Nabé, âgé de 11 ans, candidat malheureux, n’arrive pas à croire que ce sont les vrais résultats qui sont sortis. « Madame, je n’arrive pas à croire. J’espère qu’ils vont nous envoyer les vrais résultats. J’ai tellement révisé, je ne mangeais même pas bien, j’étais tout le temps collé à mes cahiers. Je sais que j’ai travaillé et en classe j’avais de bonnes notes. Donc, je refuse de croire à ces résultats. Et d’une part, j’ai compris que l’examen, c’est la chance parce que celui qui a été premier, c’est moi qui lui montrait comment faire. J’attendrais jusqu’au matin s’il faut, mais je veux les vrais résultats », lance le garçon.

Plus loin, un autre groupe d’élèves réclamait les vrais résultats. « Monsieur Camara, nous voulons voir les vrais résultats, monsieur Camara, est-ce que c’est la vraie liste ça? Nous, nous n’allons pas croire à ces faux résultats-là… », ont lancé les candidats, dépassés par ce qui leur arrive.

Par contre, Fatoumata Théa, qui s’est classée 3ème de l’école, a dit toute sa joie d’être admise à cet examen. « Je suis très contente aujourd’hui, je rentre au collège et j’ai été 3ème sur 25 élèves. Quand je serais à l’université, je voudrais faire la Médecine pour être docteur. Je suis admise parce que j’ai beaucoup travaillé et mes parents m’ont beaucoup aidé. Je les remercie. Pour mes amis qui n’ont pas eu, je les encourage en leur demandant de beaucoup lire les cahiers, après l’école, de suivre les conseils de maman et papa ».

Même son de cloche chez Aboubacar Camara, 2ème de l’école, qui dit avoir eu pour secret de réussite le sérieux dans les études et invite les autres à faire pareil. « Je suis tellement heureux comme ça. J’ai eu mon examen parce que j’ai accordé du temps aux études. Au lieu de jouer au ballon, j’ai révisé, j’ai su réciter mes leçons, j’ai appris à bien écrire et j’ai bien fait mes devoirs. Maintenant, je vais encourager mes amis pour qu’ils prennent le sérieux dans les études. Je suis vraiment content parce que quand je rentre à la maison, mes parents seront contents aussi », a-t-il dit.

Malgré toutes les sollicitations, la directrice de l’école a refusé de répondre aux questions de notre reporter. Pire, elle a donné des instructions fermes à son personnel de ne pas s’exprimer sur ces résultats catastrophiques de son école.

Salimatou Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 224623532504

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Lutte contre un 3ème mandat en Guinée : le Réveil lance le mouvement « Sifflons pour l’alternance »

22 juillet 2019 à 18 06 51 07517

Le Réveil, nouvelle plateforme de la société civile opposée à un troisième mandat pour le président Alpha Condé, a lancé ce lundi, 22 juillet 2019, un mouvement dénommé « Sifflons pour l’alternance ». Une nouvelle stratégie de lutte pacifique contre tous les maux dont souffre la Guinée et en faveur d’une alternance démocratique en 2020. C’est le siège de la Plateforme des Jeunes Leaders de l’Axe pour la Démocratie et le Développement (PJDD), sis à Bambeto qui a servi de cadre à l’événement, a constaté un reporter de Guineematin.com qui était sur place.

Après plusieurs mois d’interdiction de toute manifestation de rue en Guinée, de nouvelles formes de protestation voient le jour à un moment où le pays est fortement divisé autour du projet de nouvelle constitution qui vise à octroyer un troisième mandat au président Alpha Condé. C’est dans ce cadre que le Réveil, plateforme de la société civile nouvelle créé et qui se bat pour une alternance démocratique en 2020, a initié le mouvement « Sifflons pour l’alternance ». Une stratégie qui vise à mener le combat à travers des coups de sifflet.

Ibrahima Aminata Diallo, président de la PJDD et porte-parole de la plateforme le Réveil
Ibrahima Aminata Diallo, président de la PJDD et porte-parole de la plateforme le Réveil

« L’idée du mouvement est née suite aux constats que nous connaissons tous dans notre pays. Nous, nous sommes dans une zone où souvent, les gens manifestent leur indignation face une mal gouvernance endémique, et l’Etat déploie les forces de sécurité pour mater les manifestants dans le sang. Et vous savez, on ne peut pas continuer à compter le nombre de morts. Alors aujourd’hui, nous avons proposé aux citoyens guinéens indignés, parce qu’en Guinée, les gens s’indignent mais ils sont résignés. Pourtant, le bonheur ne peut pas venir sur un plateau d’or, le bonheur s’arrache et la liberté aussi s’arrache. C’est dans ce cadre que nous avons décidé d’initier cette activité », a indiqué Ibrahima Aminata Diallo, président de la PJDD et porte-parole de la plateforme le Réveil à l’occasion de cette cérémonie.

Une activité que le Réveil entend pérenniser et étendre dans toute la Guinée, pour protester contre tous les maux dont souffre le pays. « Nous invitons chaque citoyen indigné à se trouver un sifflet. Un sifflet coûte 1000 francs guinéens. Tous les lundis, de 9 h à 10 h, tu peux siffler partout où tu es pour montrer que tu es indigné et tu siffles pour l’alternance. Au-delà même de l’alternance, on peut siffler également si on constate qu’il y a manque d’eau, manque d’électricité, un problème d’insalubrité dans notre quartier où encore les problèmes d’infrastructures routières, tous les maux dont souffre la Guinée en un mot. Donc, le sifflet devient l’arme par excellence du guinéen. C’est ce que nous avons proposé aux Guinéens pour la revendication. Et pour cela également, les samedis, de 11 h à 12 h, on peut siffler », a fait savoir le président de la Plateforme des Jeunes Leaders de l’Axe pour la Démocratie et le Développement, qui appelle aussi l’Etat à encourager cette forme de protestation non violente.

Ibrahima Aminata Diallo en a profité pour dénoncer encore une fois les tueries de 103 jeunes le long de l’Axe Hamdallaye-Kagbelen à l’occasion des manifestations politiques organisées au cours des dernières années, et l’absence de justice pour ces victimes. La rencontre a été clôturée par des coups de sifflets donnés au même moment par les participants pendant plusieurs minutes.

Mamadou Bhoye Laafa Sow pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 622919225 / 666919225

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Lutte contre un 3ème mandat en Guinée : Cellou Dalein fait du lobbying aux Etats-Unis

22 juillet 2019 à 18 06 30 07307
Cellou Dalein et Scott Busby, sous-secrétaire d'Etat chargé de la démocratie et des droits de l'homme
Cellou Dalein et Scott Busby, sous-secrétaire d’Etat chargé de la démocratie et des droits de l’homme

Le Président de l’UFDG, Cellou Dalein Diallo, poursuit son offensive diplomatique aux Etats-Unis. Le jeudi, 18 et le vendredi, 19 juillet 2019, le chef de file de l’opposition guinéenne a eu des entretiens avec plusieurs responsables américains. Dans la matinée du jeudi, il a été reçu par le sous-secrétaire d’État adjoint chargé de la Démocratie, des Droits de l’Homme et du Travail, monsieur Scott Busby. Ce dernier s’est montré particulièrement réceptif aux inquiétudes exprimées par l’ancien Premier ministre guinéen. Les deux hommes ont promis de garder le contact et monsieur Busby a souhaité être tenu informé de l’évolution de la situation politique en Guinée, qu’il juge préoccupante.

Ensuite, Cellou Dalein Diallo a rencontré successivement les responsables du Center for Strategic and International Studies (CSIS), du National Democratic Institute (NDI) et de Heritage Foundation. Il a donné à ses interlocuteurs de larges explications sur les violations récurrentes de la Constitution et des lois de la République par le gouvernement de monsieur Alpha Condé.

Le leader de l’opposition guinéenne a notamment insisté sur les risques que comporte le projet de monsieur Alpha Condé de changer la Constitution pour s’octroyer un troisième mandat. En effet, ce projet combattu par la quasi-totalité de la classe politique et de la société civile va à contre-courant de la dynamique générale de limitation des mandats au sein de l’espace CEDEAO.

Dans la matinée du vendredi, 19 juillet, le président de l’UFDG a reçu la visite de Corinne Dufka, la directrice de la division Afrique de Human Rights Watch. Ils ont tous les deux déploré le retard enregistré dans le traitement judiciaire du dossier du 28 septembre 2009 et la persistance de l’impunité dans le pays pour les auteurs des crimes commis par les forces de l’ordre, notamment lors de la répression des manifestations politiques et syndicales. Madame Dufka a rappelé la publication récente d’un rapport par Human Rights Watch, faisant état de cette persistance de l’impunité et de la violation récurrente des droits humains en Guinée.

En début d’après-midi, Cellou Dalein Diallo s’est rendu une deuxième fois à la Commission des affaires étrangères du Sénat où il a conféré avec d’autres membres de ladite Commission.

Transmis par la Cellule de communication de l’UFDG

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Télimélé : le préfet, Amadou Sadio Diallo accueilli en pompe à Santou et Koba

22 juillet 2019 à 17 05 59 07597

Dans le cadre de sa tournée de prise de contact avec les populations à la base, Amadou Sadio Diallo, le préfet de Télimélé, accompagné d’une forte délégation, a été accueilli en pompe, hier dimanche 21 juillet 2019, dans les communes rurales de Santou et Koba. L’objectif de cette visite de prise de contact dans ces localités est de s’enquérir des conditions de vie des populations et du fonctionnement de l’administration, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

La sous-préfecture de Santou, située à 40 km du chef lieu de la commune urbaine, sur la route nationale Télimélé – Gaoual, a constitué la première étape de cette tournée. Dans cette localité, le secrétaire général de la commune, Thierno Sadou Diallo, a énuméré les réalisations que la commune a eu à faire depuis le début de l’année en cours.

Thierno Sadou Diallo, secrétaire général de la commune de Santou
Thierno Sadou Diallo, secrétaire général de la commune de Santou

« Dans le cadre de la mise en œuvre de nos initiatives de développement, l’année 2019 a été pour nous une année de relance des activités de développement. Nous sommes en début de réalisation d’une adduction d’eau potable à Péguety centre sur financement de la BID et du gouvernement guinéen. Nous sommes en cours de réalisation de 4 ouvrages de franchissement entre Parâdji et Kokoya et un forage à Horé Pohè, district de Kouratountou, sur financement du gouvernement guinéen à travers l’ANAFIC, la réalisation du centre de santé et son équipement et la réalisation du centre de 6 latrines publiques ».

Après Santou, le préfet et sa forte délégation ont bénéficié du même accueil dans la commune rurale de Koba. Elle est située à 65 kilomètres du chef lieu la commune urbaine de Télimélé.

Oumar Baldé, sous-préfet de Koba
Oumar Baldé, sous-préfet de Koba

Dans son intervention, Oumar Baldé, le sous-préfet de Koba, a dit sa satisfaction de recevoir le préfet avant de promettre le soutien des citoyens aux actions de développement du président Alpha Condé. « Les citoyens de Koba se réjouissent de votre présence parmi nous et se sentent très réconfortés de votre choix par le chef de l’État, le Professeur Alpha Condé, comme premier magistrat de la préfecture de Télimélé. Nous souhaitons que le bon Dieu vous accorde une bonne santé dans l’exercice de vos fonctions. La population de Koba reste et restera résolument engagée à accompagner le Professeur Alpha Condé dans ses nobles actions de développement de la Guinée en général, et de notre commune en particulier. A ce titre notre, commune rurale vient de bénéficier du financement de l’ANAFIC d’un montant d’un milliard 165 millions 352 mille 528 FG pour la construction d’un poste de santé moderne à Saapi et la construction d’un hangar et 5 kiosques et des latrines au marché de Koba centre », a expliqué le sous préfet.

Amadou Sadio Diallo, préfet de Télimélé
Amadou Sadio Diallo, préfet de Télimélé

En s’adressant aux populations de ces deux communes rurales, le préfet de Télimélé a véhiculé des messages d’entente, de fraternité et de cohésion sociale. Selon Amadou Sadio Diallo, « nous, fils et filles de Télimélé, nous devons nous aimer et nous accepter. J’ai dit ce message partout où je suis passé. Si vous voyez que nous n’avons pas de ministre, pas de gouverneur ou de hauts cadres, c’est juste parce que l’amour du prochain et l’entente nous manquent. Donc, nos parents sont à la base de tout, parce que quand on veut nommer un fils de Télimélé, ils sont là à dire il est comme si, il est comme ça ».

En outre, le préfet a rappelé l’importance de la protection de l’environnement sur fond de campagne nationale de reboisement. « Préservons nos forêts. Dites à ceux qui s’occupent des bois, d’arrêter la coupe abusive du bois. Sans nos forêts-là, la vie serait difficile. A cet effet, nous devons dans ces jours, faire la journée préfectorale du reboisement. Ce jour, chaque citoyen doit planter un arbre », a conseillé Amadou Sadio Diallo.

Après les communes rurales de Santou et de Koba, la délégation s’est rendue dans la commune rurale de Missira pour continuer dans le même cadre.

De Télimélé, Ousmane Dieng pour Guineematin.com

Tél. : 622525250

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Blocs 1&2 de Simandou : les dérives d’une comédie des suspects

22 juillet 2019 à 17 05 12 07127
Aboubacar Akoumba Diallo

Par Akoumba Diallo : À l’issue de la procédure ouverte par le décret D/2019/0194/PRG/SGG du 13 juillet 2019, portant lancement de l’appel d’offre pour l’attribution d’un titre minier sur les gisements de minerai de fer des blocs 1 et 2 de Simandou, la Guinée a affiché ainsi, sa détermination à enterrer tout espoir relatif au retour desdits blocs dans le portefeuille des partenaires historiques du projet Simandou.

Pourtant, le 24 octobre 2018, le cabinet Orrick, avait dans le cadre de son assistance au gouvernement guinéen, entamé la reprise du projet d’exploitation des ressources en fer du Mont Simandou par Chinalco. Il avait clairement indiqué que les plus grandes compagnies ayant pour activité l’exploitation du minerai de fer, Rio Tinto, BHP Billiton et FMG ne semblent pas avoir d’intérêt significatif pour les blocs de Simandou nord. Quant à Vale, la situation est plus complexe. Les permis de recherche BSG-Resources leurs ont été retirés unilatéralement par l’État guinéen. Si un contentieux est en cours devant le CIRDI à l’initiative de BSG-Resources, aucune disponibilité d’informations sur le possible renouveau de l’intérêt de Vale pour les blocs Simandou nord.

Ajoutant que Chinalco, qui démontre un intérêt pour les blocs Simandou nord en plus des blocs Simandou sud, n’a pas d’expérience ni d’actifs dans le secteur du minerai de fer. Or, le développement du Mont Simandou nécessite des connaissances pointues dans tous les domaines de l’exploitation des mines de minerai de fer. Sur sa liste des compagnies qui ne seraient pas intéressées, Orrick a mentionné Vale, Rio Tinto, BHP Billiton, Fortescue Metals Group, Anglo Ameriacan, ArcelorMittal, Cleveland Cliffs et MetalloInvest.

Le Cabinet Orrick soutient, qu’«à première vue, les grandes compagnies pouvant avoir le poids financier, nécessaire au développement des blocs Simandou nord ne sont pas intéressées par ce projet, à l’exception éventuellement de Vale, voire des sociétés américaines. Parmi les plus petites compagnies, l’intérêt potentiel paraît donc limité. Sur le plan international, l’abandon du projet par une société de premier plan comme Rio Tinto aura également nécessairement pour effet de rendre les investisseurs potentiels plus circonspects ».

Si cette position du Conseil de la Guinée était acquise, qu’est-ce qui justifierait cet appel d’offre ? Au regard des frais de retrait du cahier des charges fixés à 300 000 $US et remboursables en cas d’échec aux 2/3. Ne faudrait-il pas craindre un arrangement préalable à l’ouverture officielle de la procédure ? Serait-il nécessaire d’accorder une attention particulière à des intérêts brésiliens, suisses, mauritaniens, russes ou indiens ?

Le conseil de la Guinée croit savoir que « les compagnies minières chinoises centrées sur la production de minerai de fer n’ont pas, à notre connaissance, la capitalisation nécessaire pour supporter un projet comme Simandou, à fortiori si les quatre blocs sont à nouveau réunis. Elles ont, en outre, une faible connaissance des investissements miniers dans les marchés émergents ».

Et comme on devrait le savoir, depuis le 17 août 2012, lors d’une mission gouvernementale au Brésil, des officiels guinéens seraient en contact avec des investisseurs brésiliens, tels que BTG Pactual, B&A exploitation minière, AGN Investment et AOS. Sans oublier que par ailleurs, la société Énergie, Environnement et Mines (E2M) du mauritanien Taleb Abdivall, était devenue influente dans le secteur énergétique du pays. L’administration guinéenne, par cet appel d’offre, se réconcilierait-elle avec la société AIOG, détentrice d’un accord de financement des infrastructures de Simandou, jamais appliqué.

La comédie dans l’arène de Simandou ? Le 5 juillet 2016, peu après l’annonce par M. Jean-Jacques Sébastien, de la décision de Rio Tinto de geler le projet de minerai de fer de Simandou sud, le ministre des mines et de la géologie, M. Abdoulaye Magassouba a écrit au directeur général de Rio Tinto Mining & Exploration Limited, au directeur général de Simfer S.A et au secrétaire du conseil d’administration de Simfer S.A, pour leur signifier « sa vive préoccupation suite aux récentes déclarations du Chief executive of officer de Rio Tinto Plc ». Rappelant les obligations de Rio Tinto contenues dans le contexte « du cadre d’investissement » signé le 26 mai 2014, M. Magassouba a exigé, la poursuite du projet Simandou sud, dans le respect du calendrier contractuel, pour atteindre la date cible de
la première production commerciale.

Le ministre Magassouba a rappelé à la direction générale de Rio Tinto, qu’il lui incombe de mobiliser les investisseurs pour le financement des infrastructures, au lieu d’annoncer la réduction des investissements et de l’effectif du projet.

Dans ce contexte et conformément aux obligations contractuelles des partenaires privés, M. Magassouba a ainsi, insisté dans sa lettre, « je vous enjoins d’une part, de remettre à l’État dans les plus brefs délais, les versions complètes et en langues françaises, de l’étude de faisabilité bancable de la mine et de l’étude de faisabilité bancable des infrastructures, afin de permettre à nos services et consultants d’en prendre connaissance et d’autre part, d’organiser au plus vite, une réunion afin que vous puissiez présenter à l’État les résultats de vos études (…) ».

Le ministre Magassouba n’a pas exclu, la mise en évidence des solutions alternatives appropriées, afin que le projet surmonte les obstacles, tout en exigeant le respect du calendrier convenu. Il a pour la circonstance été catégorique « dans cette attente, je vous mets en demeure de renforcer vos moyens humains et financiers afin d’être en mesure de respecter vos engagements contractuels et de vous abstenir de toutes déclarations publiques et décisions contraires à nos accords, aux lois et règlements en vigueur en République de Guinée (…) ».

Du 12 au 16 mars 2018, le gouvernement guinéen accompagné de la Société Guinéenne de Patrimoine Minier (Soguipami) et le groupe Chalco ont ténu une série des réunions à Paris en France, pour négocier la convention minière afférente au projet de bauxite de Boffa sud et nord dont la réussite conditionnerait la relance du développement du projet d’extraction du minerai de fer de Simandou sud.

Selon un membre de la délégation guinéenne, « ces réunions sont une suite des rencontres précédentes, entre la Guinée et la partie chinoise, à Pékin en Chine, du 25 au 31 janvier 2018 » et « aux commentaires des avocats de Chalco sur les 47 points en suspens, pour la conclusion rapide de la convention minière du projet de Boffa qui, conditionne la reprise du projet Simandou sud qui est, la seconde partie du partenariat stratégique sino-guinéen ».

Selon une version du procès-verbal de cette réunion consultée par l’enquête, « durant ces négociations, il a été discuté, du régime fiscal et douanier ainsi que des modalités de mutualisation du fleuve Fatala/Rio Pongo. Le groupe de travail est parvenu à un accord sur la quasi-intégralité du régime fiscal et douanier à l’exception de la durée de la stabilisation de 25 ans, demandée par Chalco en lieu et place de celle de 15 ans prévue par le code minier en vigueur. Chalco souhaite que le champ d’application dudit régime de la convention s’applique à toutes les sociétés partenaires comme Cosco et Yantai Port ».

Les parties aux négociations à Paris ont décidé de quelque chose d’étrange, notamment en matière de transparence. Précisant qu’« une fois l’ensemble des étapes ci-dessus réalisées, le secrétaire général du ministère des mines et de la géologie se rendra à Pékin, pour rencontrer, en tête-à-tête (sans avocats ni équipes de support et sans autre personne qu’un interprète indépendant), le PDG de Chalco et, trancher l’intégralité des points laisser en suspens ».

De son côté, M. Magassouba, Ministre des mines et de la géologie qui avait toujours refusé de renouveler, pour une année de plus, le protocole d’accord axé sur la relance du projet Simandou, signé sous l’égide du Chef de l’État guinéen en octobre 2016, était en Chine pour, affirme une source proche du dossier, « discuter de Simandou avec la direction de Chalco ». Cette source confirme que « durant la période du 21 au 29 mars 2018, le ministre Magassouba devrait rencontrer, à Singapour le PDG de Chalco. Tout comme M. Magassouba y rencontrerait M. Sun Xiushun, PDG du consortium SMB-Winning et Madame Wu Wei, PDG de la société TBEA Guinée ».

En septembre 2018, des hauts cadres de l’administration guinéenne étaient également mobilisés, à Conakry et Paris, pour l’analyse technique du rapport d’étude final réalisé par Orrick, dans le cadre de « l’assistance au gouvernement de la République de Guinée pour la reprise du projet d’exploitation des ressources en fer du mont Simandou par Chinalco ».

Du 3 au 4 septembre 2018, plusieurs chefs d’État et gouvernements africains ont participé à Beijing, « aux travaux du forum sino-africain sur la coopération » ; parmi lesquels, le guinéen Alpha Condé. Mais ce séjour en Chine du chef de l’État guinéen, n’avait rien changé dans les relations tendues entre l’administration guinéenne et les partenaires, Rio Tinto et Chinalco, tous engagés dans la mise en œuvre de la restructuration de l’actionnariat de Simfer Jersey, qui est le véhicule d’investissement du projet d’extraction du minerai de fer de Simandou sud.

Une source rapporte que « la rencontre entre Alpha Condé et une équipe de Chinalco conduite par Ge Honglin a été assez courte, car le président Condé avait compris qu’il ne pouvait rien obtenir de nouveaux, de ces investisseurs chinois ». Cette source informe que « le ministre Magassouba était si fâché contre Chinalco, que le 10 septembre 2018, il a adressé une lettre commune aux actionnaires de Simfer pour leur annoncer que la République de Guinée ne peut que marquer son désaccord ». Quant aux affirmations comme quoi, Simfer S.A serait en conformité stricte avec ses obligations, Simfer S.A est et demeure, à ce jour, en défaut par rapport à ces obligations prévues par le cadre d’investissement et, plus récemment, sur la caractérisation de plusieurs des cas de retrait de la concession prévue par le code minier applicable au projet de Simandou sud.

Cette source qui a consulté cette correspondance de Magassouba avec pessimisme mettant en exergue la colère du ministre et, qui est parvenue à la conclusion qu’« au-delà de toute posture, l’état actuel du projet manifeste indiscutablement une défaillance des actionnaires privés de Simfer S.A et, la Guinée estime avoir fait preuve, dans ce dossier, de toute la patience et de l’esprit constructif requis pour une exécution de bonne foi de nos accords ».

M. Magassouba, cité par un de ses collaborateurs a noté, non sans amertume que, « par ailleurs, Simfer S.A et ses actionnaires ont à nouveau pris le parti de ne pas donner suite aux demandes formulées dans mon précédent courrier quant à la fourniture de certains documents essentiels, à la ténue des discussions éclairées sur le développement ultérieur de ce projet ».

Pour un autre collaborateur de Magassouba, suite à la déception consécutive aux rencontres de Beijing suivie d’une concertation entre le ministre Magassouba et le Premier ministre Ibrahima Kassory Fofana, le gouvernement a convenu qu’« un tel comportement, s’il devait perdurer, ne pourrait qu’être analysé comme manifestant une volonté de blocage du processus de développement du projet Simandou sud, dans l’intérêt de seules parties privées et en violation des engagements envers la Guinée ».

Le gouvernement guinéen cité par notre source, trouve qu’« il n’est en effet pas convenable, que des discussions entre actionnaires sur la modification de l’actionnariat d’une société minière aboutissent à un blocage complet de toute activité sur le terrain pendant près de deux ans. Il n’est pas davantage concevable qu’un actionnaire repreneur, qui figure au capital social de Simfer S.A depuis des nombreuses années, refuse d’initier des discussions avec l’État sur les futures modalités de développement du projet repris, avant d’avoir effectivement signé avec son coactionnaire des accords de reprise ».

Le gouvernement guinéen semblait désormais résolu à affronter les actionnaires de Simfer sur la base des clauses compromissoires, par le fait qu’il soit déterminé à mettre un terme aux droits découlant du cadre d’investissement signé avec le groupe Rio Tinto. Selon une lettre aux partenaires du Simandou du ministre des mines et de la géologie, « la Guinée maintient ainsi intégralement sa position, selon laquelle, elle n’aura pas d’autre choix que de mettre un terme aux droits accordés à Simfer S.A en contrepartie d’engagement qui n’ont pas été ténus et en considération de capacités techniques et financières dont Simfer S.A ne dispose plus en pratique, si un accord global et définitif satisfaisant pour la Guinée n’est pas trouvé très rapidement au plus tard le 28 octobre 2018 sur la reprise du développement du projet Simandou sud ».

Le gouvernement ne ferme toutefois pas entièrement, les portes à la discussion, ceci étant, « dans un esprit constructif, nous sommes prêts, a écrit M. Magassouba, à vous donner une ultime chance de sauvegarder les droits de Simfer S.A sur le projet Simandou sud, sous réserve que le ministère reçoive, d’ici le 30 septembre 2018, les éléments suivants :
• Un engagement signé par chacune de vos sociétés acceptant la date du 28 octobre 2018 comme date limite à la signature de l’accord final de cession des actions détenues dans le projet par le groupe Rio Tinto ;
• Un projet d’avenant au cadre d’investissement actant le changement d’actionnariat de Simfer S.A ainsi qu’au chronogramme de développement du projet et traitant uniquement de ce qui est strictement nécessaire pour la relance et le développement effectifs du projet ;
• Et, les autres documents visés dans mon courrier du 13 juillet 2018 ».
Quoi qu’il en soit, sur cette lettre du ministre des mines et de la géologie, qui a été consultée par notre source, Magassouba a conclu que « sous réserve de la réception des documents acceptables pour supporter les discussions, les réunions évoquées dans votre dernier courrier pourront alors être organisées dans les plus brefs délais possibles, étant précisé que, les partenaires et les établissements financiers avec lesquels Chinalco indique avoir signé un accord de partenariat seront tenus d’y être représentés en sus de Simfer S.A et ses actionnaires».

Une rencontre de dernière chance avait été prévue en septembre 2018, à Beijing, entre le gouvernement guinéen et la société chinoise chinalco qui négociaient la reprise du projet d’exploitation de minerai de fer de Simandou sud. Selon une source travaillant au bénéfice du ministère des mines et de la géologie, « les deux parties ne sont pas loin d’une rupture de dialogue, qui matérialiserait, malheureusement, un nouvel échec de ce mégaprojet intégré, qui pourrait révolutionner l’économie guinéenne ». Cette source cite, en plus « le contenu » d’une lettre du 10 août 2018, signée du président de Chinalco M.Ge Honglin qui n’aurait pas été tendre « envers le ministre Magassouba ».

Il n’est pas sûr que M. Ge ait accordé « une grande importance aux problèmes soulevés par la lettre du 23 juillet 2018 du Ministre Magassouba » relatifs « à la nécessité des mesures urgentes », conditionnant le maintien et la poursuite du projet Simandou sud. Le chef de file des partenaires chinois, M. Ge avait déploré dans son courrier réponse du 10 août 2018, « les propos qui font état de l’arrêt des activités du projet Simandou » et qui soutenaient que « les activités du projet simfer S.A fonctionnent normalement tandis que les parties continuent conjointement, de promouvoir la cession, pour respecter leurs engagements. Il n’existe donc pas de blocage de fonctionnement de Simfer S.A ».

Selon les propos d’un des collaborateurs du ministre Magassouba, M. Ge avait rappelé qu’« en 2015, Simfer S.A avait finalisé une étude de faisabilité bancable du projet Simandou, qui fixe le processus de développement du projet et qui continue de servir de base pour les activités ». Chinalco a proposé sur la base de cette étude de faisabilité bancable de 2015, un plan d’optimisation du développement accompagné d’une feuille de route indicative. Et d’insister, que « la base fondamentale de tout ceci est la signature du Mémorandum Protocole d’entente entre la Guinée et Chinalco ». Cette source qui évoque aussi, les termes de la lettre réponse de M. Ge, les partenaires chinois ont exprimé leurs vives inquiétudes, sur le fait que « la partie guinéenne estime que ce protocole d’accord entre la Guinée et Chinalco ait expiré, nous en sommes désolés. Ce protocole est la manifestation de votre part, en faveur de la reprise du projet Simandou par Chinalco. Qui favorise la viabilité économique et la stabilité du projet ainsi que l’attractivité des investisseurs ».

Toutefois, M. Ge avait conclu, sur une note d’espoir, sur le futur promoteur du projet Simandou, « nous espérons que ce protocole d’accord entre nous pourrait être renouvelé avec une éventuelle prorogation du Mémorandum entre Rio Tinto et Chinalco. Et nous avons peur que cette inquiétude n’influence négativement la reprise effective du projet ». Concernant la remise au gouvernement guinéen des copies « conformes » des contrats signés entre Chinalco et ses partenaires relativement au projet Simandou sud, M.Ge avait été catégorique, sinon amère, « nous faisons grand cas de la préoccupation de la transmission des accords de partenariat dont j’en ai déjà expliqué dans mon courrier du 28 juin avant le Conseil d’administration de Simfer S.A. Notamment en matière de divulgation desdits accords. Tous nos actes devraient se limiter au cadre de la loi. J’espère que cela ne constitue pas une entrave à l’avancement du projet ».
Comme pour laisser une porte de sortie au gouvernement guinéen, M. Ge a invité, en marge du sommet du forum sino-africain sur la coopération, en septembre 2018, le ministre des mines et de la géologie à une rencontre en ces termes, « nous attendons de vous rencontrer à Beijing pour discuter sur certains aspects de notre coopération ».

Une autre source en fonction à la présidence de la République certifie, « une délégation guinéenne conduite par le Ministre des mines et de la géologie, Magassouba comprenant plusieurs hauts cadres de l’administration publique dont le conseiller à la présidence de la République chargé des mines et pétrole, avait été dépêchée à Paris, à partir du 15 novembre 2018, pour assister à une réunion tripartite, des parties prenantes du projet de minerai de fer de Simandou ».

Ensuite, une source membre de cette délégation guinéenne explique, « nous avions mandat d’assister à une autre réunion, des partenaires du projet, le 20 novembre 2018, à Paris. Cependant, sauf changement de directives de dernière minute, notre délégation ne prendra pas la parole, elle se contentera d’écouter et de noter les positions des partenaires privés ».

Un autre haut responsable du ministère des mines et de la géologie atteste que « l’annonce de Rio Tinto de ne pas céder ses parts à Chinalco dans le projet Simandou sud, ne surprend guère ceux qui ont une bonne connaissance de ce dossier, elle obéi à sa stratégie de ne pas perdre le Simandou ».

Un Conseil du gouvernement guinéen avait estimé que ces partenaires privés auraient une stratégie de récupération des blocs 1 et 2 de Simandou, droits miniers exclusifs de BSG-Resources, contestés par le gouvernement avec lequel BSG-Resources est en arbitrage devant le CIRDI. Cette source ajoute avoir compris la seconde alternative qui pourrait être sollicitée par les partenaires privés, consistant à évacuer le minerai de fer de Simandou par le Liberia, afin d’atténuer les coûts d’investissement dans le projet.
De l’affirmation d’un ingénieur géologue guinéen, la géologie du sud-est du pays, et précisément la zone Beyla – N’Zérékoré où se trouve la concession minière de Rio Tinto, a connu des fortes activités géologiques, qui ont favorisé la formation d’importantes minéralisations en oxyde de fer couvrant de vastes superficies. Pour cet ingénieur qui pense que Rio Tinto n’a jamais été très « honnête » avec les gouvernements guinéens, poursuit ses déversions « Rio Tinto en est bien consciente, car elle a effectué des travaux géologiques approfondis, dont elle n’a pas livré à la partie guinéenne, tous les résultats. En effet, en 2017, lors de la présentation du projet aux partenaires chinois de Chinalco sur le site de Kanga (Beyla), un géologue de Rio Tinto a dit que le potentiel estimé de cette seule concession est de 7 milliards de tonnes ».

Selon une source proche du dossier, la lettre du 10 septembre 2018, du ministre des mines et de la géologie, aux responsables de Rio Tinto, Chinalco et Simfer, n’avait point retenu l’attention des destinataires et que cela pourrait dénoter un signe de mépris à l’égard des autorités du pays.
Une source travaillant pour le gouvernement guinéen fait savoir, qu’« en mi-septembre 2018, le ministre Abdoulaye Magassouba avait convoqué une réunion avec Chinalco, malheureusement tous les responsables de cette société chinoise étaient absents du pays. Par défaut d’interlocuteur fiable, le ministre à travers ses cadres avait souhaité transmettre, tout son mécontentement, au représentant de Chinalco présent à cette rencontre, dans les locaux du département des mines et de la géologie ».

Le 28 octobre 2018, une réunion regroupant Rio Tinto et ses partenaires dans le projet d’exploitation du minerai de fer de Simandou, avait été convoquée, « pour décider d’un éventuel report de la date de signature du contrat de cession d’actions entre Rio Tinto et Chinalco ».

Une source interne, à la compagnie Chinalco exprime que « notre société n’est pas intéressée à réaliser de sitôt, cette signature de transaction. Et la société Rio Tinto n’est non plus, intéressé à poursuivre le projet Simandou. Si fait, qu’elle souhaite que, si Chinalco ne peut pas payer ses actifs en numéraire, immédiatement, il lui sera possible de le faire plus tard en nature à travers la production future de minerai de fer. Chinalco ne s’était-elle pas posée de série de questions sur les raisons « d’un tel désistement total de Rio Tinto ? ».

Pour un autre contact au sein de l’équipe de Chinalco, « tous les présidents indépendants de Chinalco ont conclu, dans leurs différents rapports relatifs à l’évaluation du projet Simandou sud, sur des doutes persistants quant à la fiabilité des réserves de minerai de fer déclarées par la compagnie Rio Tinto, dans ses multiples documents techniques ».

Ces directeurs indépendants veulent, plus de temps pour l’authentification des réserves déclarées « prouvées » par Rio Tinto, l’investisseur historique du projet Simandou. Un travailleur de Chinalco a fait noter d’ailleurs que, « les dirigeants indépendants de la compagnie ne peuvent pas valider, auprès du Conseil d’État, un investissement de près de 20 milliards de dollars US, sans avoir, au préalable authentifié, les ressources en minerai de fer, sur lesquelles porte cet investissement ».

Parfois, des parties en négociation, peuvent paraitre menaçantes, antagoniques, suivant cette tradition, le gouvernement guinéen avait été, selon diverses sources, prêt à affronter juridiquement Rio Tinto et Chinalco, « si toutefois le contrat de rachat d’actions de Rio Tinto par Chinalco n’était pas signé le 28 octobre 2018. Et ne serait favorable, à aucun report de date de signature du contrat de cession des actions et/ou proposition de nouvelle date de signature ultérieure ».

La compagnie Chinalco avait été perçue, comme étant un partenaire « peu honnête dans ses discussions avec le gouvernement guinéen ». Cette opinion avait été largement partagée par des techniciens du secteur minier. Un travailleur de Chinalco, basé dans la sous région affirme « notre société semble être préparée à cette éventualité d’attaque judiciaire » et d’ailleurs « cela s’explique par le fait que le personnel de la partie de Chinalco dédiée au projet d’exploitation de minerai de fer de Simandou est très réduit. Ceci expliquerait partiellement l’état d’esprit de la compagnie vis-à-vis de la Guinée ».

Curieusement, en lieu et place de la signature du contrat d’achat des actions de Rio Tinto dans la société Simfer par Chinalco, le 28 octobre 2018, le gouvernement guinéen et la société Chalco Iron Ore filiale de Chinalco (CIOH) avaient plutôt procédé, « au lancement des activités de construction des infrastructures du projet de bauxites de Boffa opéré par Chalco Guinea Company (Filiale de Chalco HK) ».

Et c’est le premier ministre guinéen, M. Ibrahima Kassory Fofana « qui avait présidé cette cérémonie de pose de la première pierre, de ce projet chinois ». D’autres sources avaient dit que, le ministre des mines et de la géologie, « absent à cette cérémonie avait été représenté officiellement, par son homologue de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique M. Abdoulaye Yéro Baldé ».

La stratégie de Chinalco avait été de trouver un évènement, « qui puisse remplacer l’obligation de signature du contrat d’achat des actions de Rio Tinto. Et pour ce jeu-là, le premier ministre Kassory a été d’un grand support à Chinalco ».

Aussitôt, l’annonce avait été faite par Rio Tinto, « de la fin de validité du protocole d’entente sur la vente des actifs de Rio Tinto », le ministre des mines et de la géologie a indiqué à une frange de la presse locale, que « toutes les voies restent ouvertes à la Guinée » pour défendre ses droits dans ce partenariat visant la mise en valeur du projet Simandou.

La réponse, du berger à la bergère ne tarda pas, la compagnie Rio Tinto, avait à son tour publié sur son Site internet, un communiqué annonçant la caducité du contrat de vente d’actions qu’elle avait signé avec Chinalco, le 28 octobre 2016.

Des sources concordantes avaient indiqué que, « le gouvernement basera sa réflexion à la fois, sur la responsabilité de Chinalco qui, dans une correspondance du 10 août 2018, avait donné des garanties, sur ses engagements, à relancer le projet Simandou ».

En effet, dans cette correspondance signée de M. Ge Honglin on peut lire « (…), toutes les activités de Simfer S.A fonctionnent normalement, tandis que les parties continuent conjointement de promouvoir la cession et respecter leurs engagements, en d’autres mots, il n’existe pas de blocage du fonctionnement de Simfer S.A ». Toutefois, selon nos informations, il reviendra, une fois de plus, au cabinet Orrick, « d’identifier, au bénéfice du gouvernement, des pistes d’actions possibles, pour le futur du projet d’exploitation du minerai de fer de Simandou et de celui du minerai de fer de Nimba ». Il est d’un constat partagé, que, depuis l’arrivée du président Alpha Condé au pouvoir, « le cabinet Orrick est devenu le conseil attitré du pays dans le secteur minier ». Ce succès d’Orrick (France) avait été expliqué par plusieurs sources, « par l’amitié de longue date qui lie, le juriste Saadou Nimaga, secrétaire général du ministère des mines et de la géologie à l’avocat associé M. Pascal Agboyibor ».

Il avait été rapporté, plusieurs fois, que le ministre Magassouba ne semblait plus « être à l’aise » suite à l’attitude, des partenaires, dans la mise en valeur du projet simandou. De manière « qu’il ne serait plus disposé à discuter avec ces partenaires chinois au sujet de Simandou. De sorte que la délégation de chinalco venue à Conakry, assister au lancement de travaux de constructions des infrastructures du projet de bauxite de Boffa, ait quitté Conakry sur la pointe des pieds ».

Tout de même, le gouvernement guinéen était, selon des sources techniques locales, « dans l’hésitation de s’engager dans une bataille juridique contre Rio Tinto, car il s’exposerait à la rigueur de l’accord transactionnel du 22 avril 2011 ».

En effet, en cas d’expropriation totale ou partielle, la somme de 700 millions $US versée par Rio Tinto à la Guinée, devient remboursable (article 1 alinea 5). Mais une seconde lecture de la situation, a fait référence à l’acte notarié, portant « disposition additionnelle de l’accord transactionnel » entre la République de Guinée et Rio Tinto, qui stipule d’ailleurs qu’« afin de se conformer à l’esprit de l’accord transactionnel, Simfer S.A s’engage à ne plus réclamer de déduction d’impôts pour les 700 millions $US ».

Aux couloirs du ministère des mines et de la géologie, la compréhension de cette disposition avait été toute autre. Un cadre interrogé en ce sens pensait « qu’il est désormais plus utile de revenir à l’ancienne formule qui veut que Rio Tinto, en sa qualité de partenaire historique soit l’interlocuteur privilégié du gouvernement ». Ce qui ne serait pas l’option d’un des conseils du ministre des mines et de la géologie, qui pensait plutôt que « le combat juridique doit être orienté contre Rio Tinto et cela avec tous les arguments juridiques appropriés ».

Les stratèges des différents acteurs du projet Simandou, avaient continué à affûter leurs armes de diversion. La Guinée avait, une fois encore, sollicité l’intelligence de son conseil Orrick. « Un développement intégré des quatre blocs, semble plus logique et moins risqué, à la fois techniquement et commercialement. Dès lors qu’il est certain que, le transfert des blocs Simandou nord à Chinalco améliore la rentabilité et réduit les risques du projet Simandou sud. L’État guinéen est fondé à demander l’obtention, d’une part de la valeur ainsi créée par la Guinée. Des contreparties adéquates devront alors être proposées par Chinalco », telle a été la proposition de Orrick, du 30 novembre 218.

En clair, « la piste sur laquelle la Guinée concentrait ses réflexions, dans le cadre des, probables prochaines séances de négociations avec les parties prenantes ». Toutefois, le gouvernement guinéen avait été sous le choc, que lui avait causé « la lettre conjointe de Rio Tinto et de Chinalco, du 12 octobre 2018 », adressée au ministre des mines et de la géologie Magassouba, dans laquelle on peut lire « (…) l’absence d’engagement, à date, d’investisseurs de référence pour les infrastructures du projet Simandou n’équivaut pas à une violation d’une des obligations de Simfer ».

Rio Tinto et Chinalco, à travers cette lettre, avaient invité la Guinée, à plus de coopération et de responsabilité, en ces termes, « Simfer et le gouvernement guinéen avaient tous deux, l’obligation de coopérer de bonne foi et de considérer les options de financement et de construction de l’infrastructure nécessaire au projet ».

Et, aux partenaires privés de rappeler que, le dispositif applicable en matière de résiliation « prévaut sur le code minier », ainsi que les dispositions du code minier, relatives à la révocation de titres miniers qui ne s’appliquent pas. Car, « en aucun cas, Simfer ne s’est retiré du projet et nous en voulons pour preuve les efforts continus déployés pour avancer notamment à travers la recherche de financement. Simfer dispose encore, également, de l’ensemble des capacités financières et techniques requises ». Une source au ministère des mines et de la géologie affirme, « cette lettre ne semble pas être respectueuse, de sorte que la Guinée ait refusé de participer à la dernière réunion que ces partenaires dans le projet avaient planifiée, à Paris, en novembre 2018 ». Cette source soutient que la Guinée semblait pourtant être prête « à des compromis majeurs pour la relance du projet Simandou sud ».

En effet, un Consortium de Cabinets conseils du gouvernement guinéen, sous le leadership de Orrick, dans la composante 3 de sa mission, en faveur de la Guinée avait préconisé qu’ « il est recommandable que la Guinée fasse preuve de transparence dans ses discussions avec Chinalco ».

Un large public de scientifiques croyait que la Guinée ait sollicité du gouvernement chinois, l’implication d’une ou de plusieurs compagnies minières et des banques de financement chinoises susceptibles d’être intéressées à la mise en valeur du projet Simandou. En tout cas, les Cabinets conseils de Conakry en avaient été favorables, comme on peut le lire dans leurs rapports conjoints cité plus haut qu’« il est recommandable à la Guinée d’envisager d’octroyer dès à présent à la Soguipami (ou idéalement à une des filiales de cette dernière) des permis de recherches promotionnels sur les blocs de Simandou nord afin d’envoyer un signal fort à Chinalco ». Comme quoi « la Guinée n’attendra pas éternellement que Chinalco soit prête à initier des discussions sur les blocs de Simandou nord ». Il avait été proposé par ce Consortium de cabinets, « que la Guinée résiste à toute demande éventuelle de Chinalco, portant sur l’octroi d’un titre minier sur les blocs de Simandou nord ».

Mais ce qui devrait avoir plus perturbé le gouvernement du président Alpha Condé, dans son différend avec BSG-Ressources avait été le fait que, cette plateforme de cabinets soit parvenue à l’assertion suivante : « la réparation intégrale du préjudice causé par le fait internationalement illicite, prend la forme de restitution d’indemnisation et de satisfaction, séparément ou conjointement aux dispositions du présent chapitre. L’État responsable du fait internationalement illicite à l’obligation de procéder à la restitution constituant au rétablissement de la situation qui existait avant que le fait illicite ne soit commis (…) ».

D’ici la fin de cette comédie, la Guinée et son partenaire chinois Chinalco Iron Ore Holdings Ltd (CIOH) filiale de Chinalco, avaient discuté des termes d’une convention cadre portant sur les modifications des accords pertinents devant remplacer le cadre d’investissement du Simandou du 26 mai 2014 signé entre Rio Tinto et la Guinée, mais aussi, le protocole d’entente de Beijing d’octobre 2016.

On peut lire des surprenantes « exigences », dans un projet de convention du 6 mars 2017, transmis au ministre des mines et de la géologie, M. Abdoulaye Magassouba par M. Liu Caiming, le vice-président de CIOH. Ce document enseigne que les parties conviennent de négocier de bonne foi et agir de façon raisonnable pour signer les modifications avant le
28 septembre 2017 ou 30 jours avant la date de closing de la cession des parts de Rio Tinto. CIOH avait proposé, que conformément au protocole d’accord et à la lettre de l’État adressée à Chinalco le 31 octobre 2016, que l’État attribuera un titre minier couvrant les blocs 1 et 2 à Simfer SA. Et que compte tenu des allégations actuelles contre Rio Tinto, l’État délivrera un nouveau titre minier couvrant les blocs 1, 2, 3 et 4 à Simfer S.A(tout Simandou). En plus, CIOH avait sollicité que la Guinée abroge ou amande toutes les lois lui obligeant d’attribuer les blocs 1 et 2 par voie de procédure d’appel d’offre ou vente aux enchères publiques.

Conakry, le 22 juillet 2019

Akoumba Diallo

Journaliste

Analyste au cabinet Mineral Merit SARL

Ancien membre de l’ITIE-Guinée

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Justice : le procès de Fodé Baldé et Mohamed Bangoura renvoyé à la semaine prochaine

22 juillet 2019 à 15 03 42 07427

Après plusieurs heures de débats ce lundi, 22 juillet 2019, le procès de l’opposant Fodé Baldé et du journaliste Mohamed Bangoura a été renvoyé au mardi, 30 juillet prochain. C’est la phase des questions de la défense à l’endroit du responsable de la communication digitale de l’UFR qui a mis fin aux débats de ce lundi, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui était dans la salle d’audience du TPI de Kaloum.

Après avoir répondu aux questions de la présidente du tribunal, du procureur et de la partie civile, Fodé Baldé, chargé de la communication digitale du parti de Sidya Touré, s’est prêté aux questions de ses avocats. « Dire : je préfère Mahamadou Issoufou dont le pays est touché par le terrorisme, est-ce que vous portez atteinte au président Alpha Condé ? » interroge maître Mohamed Traoré.

« Non », répond le prévenu. Est-ce dire que vous êtes contre le troisième mandat qui est anticonstitutionnel, n’est-ce pas vous aidez le président de la République à ne pas écouter les sirènes révisionnistes ? », Ajoute l’avocat. « Exactement », a répondu Fodé Baldé.

Me Thierno Souleymane Barry, un autre avocat de la défense, d’enchaîner : « Ne pensez-vous pas que l’article 7 de la constitution vous protège ? Ne pensez-vous pas que vous êtes là pour vos positions politiques ? Exactement », répond le prévenu. « Vous êtes là donc pour un délit d’opinion et non pour un délit de cybercriminalité », a-t-il affirmé.

Abondant dans le même sens, Me Salifou Beavogui, également avocat de la défense, renchérit : « Moi, je voulais juste savoir vous êtes parti de quoi pour faire votre opinion ? », a dit l’avocat. « Je suis parti des opinions faites sur certains sites dont Guineenews et de certains communicants », a répondu le prévenu. « Alors, vous convenez avec moi que vous avez été poursuivi parce que vous êtes du côté des faibles ? », ajoute-t-il. « Oui », répond Fodé Baldé.

A rappeler que Mohamed Bangoura et Fodé Baldé sont poursuivis par l’Agence Judiciaire de l’Etat pour injure, diffamation production, diffusion et mise à disposition de données de nature à troubler l’ordre et la sécurité publics et la dignité du président de la République. Cette affaire fait suite à la publication d’une tribune rédigée par le responsable de la communication digitale de l’UFR qui a été relayée par le site Mosaïqueguinee dont Mohamed Bangoura est le directeur de publication.

L’audience du 30 juillet 2019 sera consacrée aux réquisitions et plaidoiries.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Environnement : plus de 130 plants pour le service d’incendie et de secours de Nongo

22 juillet 2019 à 15 03 14 07147

Dans le cadre de la campagne nationale de reboisement, l’ONG Agir Contre le Réchauffement Climatique (ACOREC) a procédé au reboisement du siège du service d’incendie et de secours de Nongo, dans la commune de Ratoma. Cette activité, qui bénéficie de l’appui de la BICIGUI, a eu lieu hier, dimanche 21 juillet 2019, en présence de nombreux invités engagés dans la protection de l’environnement, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

De nombreux membres de l’ONG ACOREC se sont mobilisés ce dimanche matin pour enfouir plus de 130 plants dans l’enceinte et aux alentours du siège du service d’incendie et de secours de Nongo. La démarche, 4eme du genre pour la structure, vise à s’inscrire dans la dynamique de la campagne nationale de reboisement.

Oumou Hawa Diallo
Oumou Hawa Diallo

Dans son discours, la vice-présidente de l’ONG, Oumou Hawa Diallo, a rappelé que  » nous sommes à une étape cruciale pour notre planète. Perdre son futur n’est pas comme perdre à un examen. Consciente que rien ne fonctionne sans la large ou significative participation de chacun, l’ONG ACOREC s’est lancée dans l’optique de fédérer les capacités afin de rendre chaque acteur de la protection de l’environnement… Vous remarquerez avec moi que le réchauffement climatique est entrain de faire une course de vitesse. De plus en plus, ses conséquences néfastes prennent du terrain avec le tarissement des cours d’eau, la destruction des forêts, la baisse de la pluviométrie, le faible rendement agricole, l’avancée du desert, la fonte des glaciers, et tant d’autres. Il est temps d’agir, agir en faveur de notre environnement pour la génération présente et celle future »

commandant Mohamed Camara, premier responsable du service d'incendie et de secours de la commune de Ratoma
commandant Mohamed Camara, premier responsable du service d’incendie et de secours de la commune de Ratoma

Pour sa part, le commandant Mohamed Camara, le premier responsable du service d’incendie et de secours de la commune de Ratoma, a remercié l’ONG ACOREC et son partenaire qui n’est autre que la BICIGUI, pour ce geste en faveur de sa structure.  » Depuis quelques mois, cette ONG a pensé à notre service en vue de réaliser le reboisement d’une centaine de plants dans l’enceinte de notre service. Il est temps pour moi de remercier l’ONG ACOREC en pensant à la protection civile. Ensemble, reboisons la Guinée pour le futur et préservons le château d’eau d’Afrique de l’Ouest » , a dit le commandant Camara.

Sanou Diallo, Responsable social et environnemental et l'engagement d'entreprise de la BICIGUI
Sanou Diallo, Responsable social et environnemental et l’engagement d’entreprise de la BICIGUI

De son côté, Mamadou Sanou Diallo, au nom de la Banque Internationale pour l’Industrie et le Commerce en Guinée (BICIGUI), a justifié le bien fondé de son engagement à accompagner l’ONG ACOREC.  » Cette journée de reboisement vise à tirer la sonnette d’alarme afin que l’amour de la nature et l’impérieuse urgence de la protection de l’environnement soit dans nos habitudes de tous les jours. Chacun de nous ici présent doit-être un ambassadeur auprès de sa localité, auprès de sa famille afin de véhiculer le bon message. Toutes les actions que nous mènerons devront être durables avec un impact positif. Et chaque jour, nous voyons comment la nature souffre de l’indifférence et de la négligence de tout le monde, dont le comportement nuit à l’environnement. Donc, notre objectif aujourd’hui, est de pallier à tout ça », a expliqué le responsable social et environnemental et l’engagement d’entreprise de la BICIGUI.

Au terme des discours, les nombreux participants ont procédé à l’enfouissement des différents plants dans l’enceinte et aux alentours du siège du service d’incendie et de secours de Nongo.

Alpha Mamadou Diallo pour Guineematin.com
Tél. : 628 17 99 17

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Assassinat de Thierno Aliou Diaouné : 4 condamnés à la prison à vie

22 juillet 2019 à 14 02 51 07517
Feu Thierno Aliou Diaouné, ancien ministre guinéen de la Jeunesse et des Sports

Le juge a eu la main lourde contre les accusés dans l’affaire de l’assassinat de Thierno Aliou Diaouné, ancien ministre de la Jeunesse et des Sports. Les accusés dans ce dossier criminel sont : Abdoulaye Djibril Diallo, dit Foula Boy ; Aronu Goowin Ozoekwe, dit John ; Samuel Dyngee, dit Samou Sami ; et Noël Camara, dit Noua. Ils ont été reconnus coupables ce lundi, 22 juillet 2019, et condamnés à la réclusion criminelle à perpétuité par le tribunal de première instance de Dixinn, a appris sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

L’assassinat de Thierno Aliou Diaouné dans son véhicule le vendredi, 6 février 2015, à Conakry aux environs de 21h, à Kobaya, dans la commune de Ratoma, avait créé une vive émotion à un moment où l’insécurité battait son plein. Les enquêtes avaient conduit à l’arrestation de ces quatre individus en mai 2015, mis sous mandat de dépôt depuis lors. Au cours des audiences, ils ont toujours nié les faits d’assassinat et de complicité pour lesquels ils étaient jugés.

Mais, dans le verdict rendu ce lundi, le tribunal les a reconnus coupables. Les quatre compagnons d’infortune ont été condamnés à la réclusion criminelle à perpétuité, avec une période de sureté de 30 ans. Ils sont également condamnés à payer solidairement la somme de 150 millions de francs guinéens à la famille de Thierno Aliou Diaouné.

Pour rappel, monsieur Diaouné était ancien ministre de la Jeunesse et des Sports du gouvernement de la Transition en 2010, et ex coordonnateur national du Fonds de Consolidation de la Paix en Guinée.

Alpha Kanso avec Salimatou Diallo pour Guineematin.com

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Fodé Baldé de l’UFR devant la justice : « ma tribune ne fait que renforcer les acquis démocratiques »

22 juillet 2019 à 14 02 36 07367
Fodé Baldé, responsable de la communication digitale de l’UFR

Comme annoncé précédemment, les débats ont démarré ce lundi, 22 juillet 2019, dans le procès de Fodé Baldé, responsable de la communication digitale de l’UFR, et Mohamed Bangoura, directeur de publication du site d’informations Mosaïqueguinee. Après le journaliste, c’est autour de l’opposant de passer à la barre pour s’expliquer sur ce qui lui est reproché. Et, il dit avoir agi dans le respect des principes démocratiques auxquels a souscrit notre pays, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui est dans la salle d’audience.

Répondant aux questions de la présidente du tribunal, Fodé Baldé a dit qu’il assume tout ce qui est dans la tribune qu’il a écrite et envoyée aux médias dont le site Mosaïqueguinee, et qui est incriminée dans cette affaire. « Ma tribune ne fait que renforcer les acquis démocratiques de notre pays. En tant que membre d’un parti politique j’ai dit que je peux donner mon opinion sur une actualité politique qui concerne mon président de la République. J’ai pris position sur une actualité qui concerne mon pays. J’ai dit que je souhaite que le président Issoufou prenne les destinées de la CEDEAO parce que le Niger est en même de trouver des solutions contre le terrorisme. Aussi, l’autre raison défendue dans ma tribune est que le président du Niger a fait emprisonner des gens qui ont voulu qu’il modifie la constitution en vue de s’accrocher au pouvoir au-delà de son mandat constitutionnel », s’est-il défendu.

A son tour, le procureur de la République, Abdoulaye Israël Kpoghomou, a interrogé le prévenu : « Monsieur Baldé, ne croyez-vous pas que le président de la République, à l’image de ses pairs, est à l’avant-garde de la lutte contre le terrorisme ? »

« Tout président doit être à l’avant-garde dans la lutte contre le terrorisme. Mais, j’ai exprimé le souhait que le président Issoufou soit porté à la tête de la CEDEAO parce que son pays est confronté à ce problème. Il a donc une expérience », a répondu Fodé Baldé.

« Monsieur Baldé, en quoi l’élection du président Alpha Condé à la tête de la CEDEAO sera suicidaire pour la démocratie en Guinée ? », ajoute le procureur.

Et, Fodé Baldé de répondre : « je l’ai dit à cause des velléités du président Alpha Condé de s’accrocher au pouvoir au-delà de son mandat constitutionnel. Plusieurs communications du président de la République lors des interviews ont montré qu’il veut s’accrocher au pouvoir. Récemment, lors du conseil des ministres, Alpha Condé a dit avoir pris acte de la volonté des ministres de proposer une nouvelle constitution. Donc, c’est pour toutes ces raisons que j’ai écrit cette tribune et où j’ai exprimé mon soutien au président Issoufou au détriment du président Alpha Condé pour la présidence de la CEDEAO », a dit ce membre du parti de Sidya Touré.

Les débats se poursuivent devant le TPI de Kaloum. À suivre !

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 621 09 08 18

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44,46 % d’admis à l’examen d’entrée en 7ème A… Voici les statistiques

22 juillet 2019 à 13 01 37 07377

Sur les 228 869 candidats à l’examen d’entrée en 7ème année, il n’y a eu que 92 747 admis dont 38 127 filles ! Ce qui fait un taux d’admission de 44,46 %, a appris Guineematin.com de source officielle.

En attendant d’avoir les résultats officiels, qui sont annoncés dans la soirée de ce lundi, 22 juillet 219, Guineematin.com vous propose, ci-dessous, les statistiques publiées par le Gouvernement guinéen.

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Mohamed Bangoura à la barre : le journaliste serein face à la pluie de questions

22 juillet 2019 à 13 01 22 07227

Les débats de fond ont commencé ce lundi, 22 juillet 2019, dans le procès de Mohamed Bangoura, directeur de publication du site d’informations Mosaïqueguinee, poursuivi avec Fodé Baldé, responsable de la communication digitale de l’UFR, par l’agence judiciaire de l’Etat. Après avoir prononcé le rejet des exceptions de nullité soulevées par les avocats de la défense, la juge, Hadja Mariama Doumbouya, a ordonné la comparution du journaliste devant le tribunal correctionnel de Kaloum. Notre confrère fait preuve de sérénité en répondant aux nombreuses questions qui lui sont adressées, rapporte un journaliste de Guineematin.com, présent dans la salle d’audience.

C’est maître Lancé 3 Doumbouya, l’un des avocats de l’Agence Judiciaire de l’Etat, qui a ouvert les débats. « Est-ce qu’avant de publier cet article (le texte incriminé, ndlr), vous avez pris connaissance du contenu ? », interroge-t-il au journaliste. « Oui », répond Mohamed Bangoura. Et l’échange se poursuit : « Est-ce que vous avez appelé celui qui a envoyé l’article avant publication ? Non. Pourquoi ne l’avez-vous pas appelé ? Rien. Ne saviez-vous pas qu’il porte atteinte à la stabilité du pays ? Ça c’est vous qui pensez ainsi? Pourquoi avez-vous publié ? Parce que c’est son opinion.

Comment vous comprenez le contenu de son opinion ? Monsieur Fodé Baldé est mieux placé pour répondre à cette question. Nous ne comprenons pas bien le Français monsieur Bangoura, facilitez-nous la compréhension ! Non, ça c’est monsieur Fodé Baldé qui peut vous le dire ». L’avocat poursuit encore : « monsieur Bangoura, oui ou non en publiant cette tribune vous avez pris la mesure d’assumer les conséquences de cette publication ? » « Oui, quand vous êtes directeur de publication d’un site, vous assumez la responsabilité de tout ce que vous publiez », répond Mohamed Bangoura.

La parole est revenue ensuite aux avocats de la défense pour interroger leur client. Me Mohamed Traoré a commencé par déplorer la décision du tribunal qui a rejeté les exceptions que son camp a soulevées. « Je prends la parole avec beaucoup de pincement de cœur madame (la présidente du tribunal, ndlr). C’est avec un grand étonnement que j’ai constaté le rejet des exceptions posées », a-t-il dit, avant de s’adresser à Mohamed Bangoura. « Dans la tribune qui a été publiée, si vous avez trouvé des termes injurieux, des propos injurieux est-ce que vous l’auriez publiée ? » « Non », répond Mohamed Bangoura.

« Alpha Condé à la tête de la CEDEAO ? Au-revoir à la démocratie (le titre de la tribune incriminée, ndlr), qu’est ce qui est injurieux là ? ». « Rien », répond le journaliste. Me Traoré poursuit : « est-ce que vous savez que lors de la dernière Assemblée générale du parti au pouvoir, monsieur M’Bany Sangaré a déclaré qu’effectivement c’est le président de la République qui était pressenti pour diriger la CEDEAO mais qu’il s’est désisté en faveur d’un autre? » « Oui, je sais ». « Qu’est-ce qui est injurieux là ? » « Rien », répond notre confrère. S’ensuit encore un long échange entre l’avocat et son client : « Dans cette salle-là, qui savait l’existence de cette tribune avant le déclenchement de cette procédure judiciaire ? Personne. Donc ça veut dire que cette tribune serait passée sans aucun problème ? Effectivement. Dans cette tribune, qui a été traité comme un animal ? Personne. Dans une République, qui détermine la vie de la nation ? C’est le président de la République.

Alors, est-ce qu’il est à l’abri des critiques ? Qui peut dire qu’un président de la République doit être à l’abri des critiques ? Non, ce n’est pas injurieux, ce n’est pas un crime. Déjà, il y a des restrictions graves à la liberté de la presse, déjà il y a des restrictions graves à la liberté de réunion, déjà il y a des restrictions graves à la liberté de manifester », rappelle Me Mohamed Traoré, avant de poser une autre question à son client. « Alors, est-ce que vous serrez étonné d’apprendre que demain il y a des atteintes graves à la liberté de la magistrature ? » « Non », répond le prévenu.

Me Salifou Béavogui, un autre avocat de la défense, a renchéri : « Mohamed Bangoura, vous êtes directeur de publication du site Mosaïqueguinee.com, un site crédible, qui a souvent la primeur des informations. Alors, il y a un autre intellectuel guinéen qui s’est réveillé de son sommeil pour faire une tribune sur un événement qui se passait dans la sous-région. Je pense que si les choses avaient marché tel que prévu, vous ne seriez pas là aujourd’hui. Mais avant vous, est-ce que vous avez appris une information sur une éventuelle élection du président de la République à la tête de la CEDEAO ? », Demande-t-il à son client.

« Oui, avant la publication de cette tribune, il y a des communicants du RPG arc-en-ciel qui avaient dit que le président de la République serait élu à la tête de la CEDEAO », répond Mohamed Bangoura. « Alors, comme il s’agit de ces communicants, le procureur ici présent n’ose pas les trimballer devant ce tribunal. Ils sont à l’abri de toute poursuite du fait de leur position stratégique du moment », a déclaré Me Salifou Béavogui, qui a provoqué ainsi l’ire du procureur et de la présidente du tribunal.

A rappeler que Mohamed Bangoura et Fodé Baldé sont poursuivis par l’Agence Judiciaire de l’Etat pour injure, diffamation production, diffusion et mise à disposition de données de nature à troubler l’ordre et la sécurité publics et la dignité du président de la République. Cette affaire fait suite à un la publication d’une tribune rédigée par le responsable de la communication digitale de l’UFR sur le site Mosaïqueguinee.com dont Mohamed Bangoura est le directeur de publication.

Les débats se poursuivent devant le tribunal de première instance de Kaloum, et nous y reviendrons !

Du TPI de Kaloum, Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Compétitions africaines de football : les 4 clubs guinéens fixés sur leurs adversaires

22 juillet 2019 à 12 12 12 07127

La Confédération Africaine de Football (CAF) a procédé au tirage au sort des compétitions africaines des clubs pour la saison 2019/2020. Après avoir progressé dans l’indice de la CAF suite aux performances du Horoya en Ligue des Champions, la Guinée compte désormais quatre participants dans les compétitions africaines. Si le Horoya tombe sur un adversaire moyen, le Stade Malien de Bamako, il n’en n’est pas de même pour le Hafia. Le triple champion d’Afrique hérite d’un gros morceau, en l’occurrence l’Etoile du Sahel de la Tunisie, a appris Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Quelques jours après le sacre de l’Algérie en Coupe d’Afrique des Nations, les compétitions de la CAF se poursuivent. Place désormais aux clubs africains qui vont se mesurer en Ligue des Champions, la plus prestigieuse, et en coupe de la CAF.

A l’issue du tirage au sort intervenu hier dimanche, 21 juin 2019, les quatre clubs guinéens sont désormais situés sur leurs adversaires. Le Horoya AC, champion de Guinée en titre, croisera le fer avec le Stade Malien de Bamako. Une double confrontation que le club de Matam devrait remporter et espérer faire mieux, autrement dit se hisser aux demi-finales de la Ligue des Champions. Mais, « ne vendons pas la peau de l’ours avant de l’avoir tué ».

Pour le Hafia FC, ce sera plus compliqué. Le triple champion d’Afrique aura fort à faire devant les tunisiens de l’Etoile du Sahel de Sousse. Les vert et blanc devront sortir le grand jeu pour se tirer d’affaire face à un adversaire habitué des joutes continentales et ancien vainqueur de cette compétition.

En coupe de la CAF, l’équipe du Santoba de Conakry, qui a fini 3ème du championnat de la saison écoulée, sera opposé à un club nigérian méconnu, mais dont il faudrait se méfier. Il s’agit de la formation de Niger Tornadoes Football Club.

Quant au Club Industriel de Kamsar, finaliste malheureux de la coupe nationale de Guinée la saison dernière, il sera face au club Algérien de Paradou AC. Un autre saut dans l’inconnu pour le CIK.

Les matches aller de ces deux compétitions vont se jouer du 09 au 11 août prochains. Les matches retour sont programmés du 23 au 25 août.

Alpha Mamadou Diallo pour Guineematin.com

Tél 628 17 99 17

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Kansangui (Tougué) : le Centre de Santé ne confirme pas le cas de viol sur la diminuée mentale

22 juillet 2019 à 12 12 09 07097

Le Centre de Santé de Kansagui, dans la préfecture de Tougué ne confirme pas le cas du viol annoncé hier, 21 juillet 2017, sur une jeune dame diminuée mentale qui a été agressée à l’occasion d’une soirée dansante organisée, dans la collectivité il y a quelques jours, rapporte un correspondant de Guineematin.com en Moyenne Guinée.

Selon Mohamed Oularé, chef du Centre de Santé de Kansagui, dans la préfecture de Tougué, la dame qui a été transportée à son service n’a pas été victime de viol, mais qu’il est question de coups et blessures.

« Je me suis vu tout de suite avec le maire et mon suppléant qui avait pris la dame en charge. Ce n’était pas un cas de viol. Mais, c’est un cas de coups et blessures volontaires » a confié l’agent de Santé, Mohamed Oularé, au téléphone de Guineematin.com dans la matinée de ce lundi, 22 juillet 2019.

Parlant de l’état de santé actuel de la victime, notre interlocuteur rassure que la jeune fille va mieux maintenant.

« Elle va très bien. Elle vient même de quitter. La dame était venue ici tout de suite. On lui a donné des soins. Elle est rentrée à la maison. J’ai appris encore que c’est une plaie que la victime avait cachée. C’est lorsque sa sœur l’a vu boiter avec un bâton en main que la plaie a été découverte. La plaie est liée à l’agression qu’elle a subie. C’était une plaie profonde. Elle est située au niveau de la cuisse, face externe. La prise en charge de cette plaie a commencé le vendredi, 19 juillet 2019, à 16h 20 minutes quand elle est venue au Centre de Santé. Avant ce jour, elle n’est pas venue au Centre de Santé » a-t-il précisé.

Il est à rappeler que la victime a été agressée dans la nuit de mercredi, 17 juillet 2019. Et depuis cette date, le chef du centre de Santé de Kansagui était, dit-il, en mission de la Direction Préfectorale de la Santé (DPS) de Tougué, du côté de la Commune Rurale (CR) de Kollet.

Par ailleurs, le commandant de la Compagnie Territoriale de la Gendarmerie de Tougué a indiqué, dimanche soir, au téléphone de Guineematin.com qu’il se rendra ce lundi à Kansagui pour s’enquérir de ce qui s’est réellement passé.

Aussi étonnant que cela puisse paraître, une autre source officielle a tenue à préciser qu’en matière de coups et blessures, un règlement à l’amiable est autorisé, au regard de la loi….

A suivre !

De Labé, Idrissa Sampiring DIALLO pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 622 269 551 & 657 269 551 & 660 901 334

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Kankan : 27 chefs de quartiers outillés en résolution des conflits et prévention de la délinquance

22 juillet 2019 à 11 11 22 07227

L’atelier de formation sur le renforcement des capacités des chefs de quartiers de Kankan en résolution des conflits et prévention de la délinquance a pris fin hier dimanche, 20 juillet 2019. Une initiative qui s’inscrit dans le cadre du projet « Partenaire pour la Sécurité en Guinée : la reforme de la police au service du citoyen ». Ledit projet est financé par le département d’Etat Américain et exécuté par les ONG Partners Global, Coginta et le CECIDE, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Ce sont vingt sept (27) chefs de quartier de la commune urbaine de Kankan qui ont bénéficié de cette formation. Pendant trois jours, ces responsables locaux ont été formés sur la résolution des conflits et la prévention de la délinquance dans leurs localités en collaboration directe avec la police.

Hippolyte Sib

Pour le coordinateur du projet « Partenaire pour la Sécurité en Guinée : la réforme de la police au service du citoyen », Hippolyte Sib, cette formation favorisera la coopération des participants avec la police. « Les chefs de quartiers constituent aujourd’hui la cheville ouvrière de la communauté, parce qu’ils sont acteurs de la sécurité ; toute action sécuritaire qui se passe aujourd’hui dans les quartiers, ils sont informés. Donc, favoriser leur collaboration avec les forces de sécurité intérieure, en l’occurrence la police dans le cadre de la reproduction de la sécurité dans les quartiers, est vraiment une nécessité de plus en plus dans la mise en œuvre de ce projet et aussi pour la gouvernance locale de la sécurité en Guinée », a-t-il laissé entendre.

Victor Kamano

Pour sa part, Victor Kamano, formateur régional en gouvernance locale de sécurité, a fait savoir qu’à la sortie de cette formation, les participants ont largement compris l’interaction qui doit exister entre la police et les citoyens pour le maintien de la sécurité dans les quartiers. « Je suis vraiment content d’avoir transmis des messages aux chefs de quartiers. Au jour d’aujourd’hui, les chefs de quartier ont largement compris leur mission et ils ont compris aussi l’interaction qui doit exister entre la police et les citoyens en vue de prévenir la délinquance dans les quartiers et lutter contre la criminalité ».

Fan Traoré, chef du quartier Dar-es-Salam

Les bénéficiaires de cette formation ont salué son opportunité dans un contexte où l’insécurité prend de plus en plus de l’ampleur. Selon Fan Traoré, chef du quartier Dar-es-Salam, les citoyens et la police doivent travailler ensemble pour instaurer la sécurité dans les quartiers. « Ça a été vraiment profitable pour nous. Au cours de cette formation, nous avons acquis beaucoup de connaissances qui doivent exister entre les citoyens et la police. Si avant, les citoyens avaient peur de la police, maintenant ils doivent travailler, se concerter tout le temps avec la police afin d’instaurer la sécurité dans les quartiers. Donc, nous sommes bien outillés à présent », a estimé monsieur Traoré.

A noter qu’après Siguiri et Kankan, le projet « Partenaire pour la Sécurité en Guinée : la réforme de la police au service du citoyen » sera les jours à venir dans la commune urbaine de Kindia pour le même type de formation au bénéfice des responsables locaux.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

Tél : 00 224 627 24 13 24

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