Labé : la campagne de reboisement national suspendue faute de moyens financiers

23 juillet 2019 à 20 08 07 07077

La vaste campagne de reboisement lancée par le ministre de l’Environnement, Oyé Guilavogui et son homologue de la Jeunesse, Mouctar Diallo, le mercredi, 17 juillet 2019, dans la sous-préfecture de Popodara pour le compte de la Région Administrative (RA) de Labé, est suspendue à la cérémonie de lancement officiel, faute de moyens financiers, rapporte un correspondant de Guineematin.com en Moyenne Guinée, à travers le reportage vidéo ci-dessous.

Depuis la cérémonie de lancement de la campagne de reboisement national organisée le mercredi, 17 juillet 2019, dans la sous-préfecture de Popodara, pour le compte de la Région Administrative de Labé, aucune autre superficie n’a reçu une nouvelle plante, sur les 65 ha à reboiser prévus pour la préfecture.

Samba Diao Diallo, chef Section Eaux et Forêts de Labé
Samba Diao Diallo

« Nous avons lancé la campagne de reboisement au niveau de la sous-préfecture de Popodara. Ce lancement a démarré avec 2.500 plants forestiers qu’on a reboisés. En dehors de Popodara, il y a les préparatifs, il y a l’attente de ces populations-là qui nous attendent à pieds fermés pour qu’on continue le reboisement dans les sites choisis. Nous attendons la réaction de la Direction Nationale des Eaux et Forêts, parce que dès après le lancement, il était prévu à ce qu’ils se retournent avec les fonds pour accompagner la population pour le reboismeent. Nous sommes sur le piquetage, sur la sensibilisation de ces populations par rapport au reboisement.» a expliqué Samba Diao Diallo, chef Section Eaux et Forêts de Labé.

Le programme officiel prévoyait de reboiser les têtes de source les plus importantes : « en dehors de Popodara, il y a déjà des zones qui ont été pré ciblées telle que dans la sous-préfecture de Tountouroun, dans la sous-préfecture de Sannoun. Il a été recommandé de choisir les berges des cours d’eaux. Le choix de Tountouroun, de Popodara et de Sannoun n’est pas fortuit. Sachant bien que la Gambie qui porte le nom d’un pays de l’Afrique de l’Ouest prend source dans la sous-préfecture de Tountouroun » a-t-il ajouté.

Si rien n’est fait par les autorités compétentes pour dégager les moyens financiers à temps, cette nouvelle initiative présidentielle risque d’être un simple effet d’annonce à moins qu’on cherche à tromper le président de la République.

« Les plants sont disponibles sur les lieux. Les plants ne viennent pas d’ailleurs. Au niveau seulement de la Section Préfectorale des Eaux et Forêts, la pépinière forestière centrale a 180.000 plants forestiers. Ces plants-là existent et sont aptes à être transplantés cette année même. Et au niveau de ces sous-préfectures ciblées, les pépinières locales existes là-bas. Les moyens attendus serviront à désintéresser les pépiniéristes qui ont quand même fournis assez d’efforts pour faire la production de ces plants. C’est-à-dire à l’achat de ces plants-là, au transport de ces plants, et aussi à la mise en place. La campagne de reboisement est prévue pour un mois, du 15 juillet au 15 août » a-t-il insisté.

Pourtant, au lendemain de cette cérémonie de lancement, le ministre de la jeunesse, Mouctar Diallo confiait devant la caméra de Guineematin.com que les moyens étaient disponibles pour le bon déroulement du programme.

De Labé, Idrissa Sampiring DIALLO pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 622 269 551 & 657 269 551 & 660 901 334

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N’zérékoré en net recul par rapport à l’an dernier : voici les résultats de l’examen d’entrée en 7ème

23 juillet 2019 à 19 07 50 07507
Moussagbè Diakité, Directeur Préfectoral de l’Education de N’zérékoré,
Moussagbè Diakité, Directeur Préfectoral de l’Education de N’zérékoré

Les candidats au Certificat de fin d’Etudes Elémentaires (CEE) 2019 ont été fixés sur leur sort. Mais, les résultats publiés hier, lundi 22 juillet, sont loin d’être satisfaisants pour bon nombre d’entre eux. C’est le cas notamment de ceux de N’zérékoré où le taux d’admission est de 35,45%, rapporte le correspondant de Guineematin.com sur place.

Dans la préfecture de N’zérékoré, ils sont 10 200 candidats dont 4 278 filles à avoir pris part à l’examen d’entrée en 7ème année. Parmi eux, 3 616 candidats dont 1 445 filles ont été déclarés admis. Soit un taux de réussite de 35,45%. Un succès largement inférieur à celui de l’an dernier qui était de 59,33%.

A noter que c’est une fille qui s’est classée première au CEE dans cette préfecture. Il s’agit de Kolkol Manamou, élève au district de Gbana, dans la sous-préfecture de Koropara, situé à 60 km de la ville de N’zérékoré.

Guineematin.com vous propose de cliquer les liens suivants pour télécharger les résultats officiels :

RÉSULTAT CEE 2019 Enseignement Général

RÉSULTAT CEE 2019 Franco Arabe

De N’zérékoré, Foromo Gbouo Lamah pour Guineematin.com

Tél. +224 620 166 816/666 890 877

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Beyla : Pros et anti 3ème mandat annoncent des manifs ce mercredi

23 juillet 2019 à 19 07 32 07327

La matinée de demain, mercredi 24 juillet 2019, s’annonce très risquée dans les rues de la commune urbaine de Beyla. Et, pour cause ? Les soutiens et opposants à un troisième mandat pour le président Alpha Condé annoncent des manifestations de rue, a appris Guineematin.com dans la soirée de ce mardi.

Selon un responsable du Front national pour la défense de la Constitution, la représentation préfectorale du FNDC a écrit à la Mairie une lettre d’information pour la manifestation de demain. Et, accusant bonne réception du courrier, le maire a demandé aux opposants à un changement (ou modification) de la Constitution de choisir un autre jour, indiquant que le mercredi est déjà « occupé » par d’autres.

Seulement, après vérification, les défenseurs de la Constitution guinéenne apprendront que c’est à des promoteurs du troisième mandat- qui auraient pourtant introduit leur courrier après eux- que la mairie a accordé une autorisation de manifester ce jour. Ce qui passe très mal dans le rang de ceux qui défendent la Constitution guinéenne et les lois du pays.

Face à ce comportement de la mairie de Beyla, les membres du Front national pour la défense de la Constitution ont décidé de maintenir leur manifestation… Jusqu’à preuve du contraire !

A rappeler que le président Alpha Condé, qui devrait quitter la tête de la Guinée en 2020, cherche actuellement des voies et moyens pour s’accrocher au pouvoir au-delà de son mandat constitutionnel. Conscients des risques que cela pourrait entraîner pour la stabilité et la paix en Guinée et dans la sous-région, plusieurs Guinéens et étrangers se battent pour exiger au président de la République le respect de la Constitution, en quittant le pouvoir à la fin de son deuxième et dernier mandat constitutionnel.

Malheureusement, certains Guinéens qui veulent profiter des avantages du pouvoir estiment que le chef de l’Etat actuel doit, lui aussi, rester au pouvoir jusqu’à sa mort, comme Sékou Touré et Lansana Conté… Ce qui a créé deux mouvements : les soutiens à un troisième mandat (qui profitent au maximum avec le régime Condé) et les défenseurs de la Constitution…

Ci-dessous, les deux réponses du maire aux deux structures :

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Carnet rose : le journaliste Aboubacar Pastoria Camara se marie le 28 juillet à Kindia

23 juillet 2019 à 19 07 01 07017

Annonce de mariage : Le Journaliste du site d’informations ‘’Horizonguinee.com ’’, Aboubacar Pastoria Camara se marie avec mademoiselle Bountoura Camara, le 28 juillet 2019 à Kindia plus précisément à Koba-Pastoria.

A cette occasion, il invite toute la presse nationale et internationale, les leaders politiques, les autorités régionales, préfectorales et communales de prendre part à cette cérémonie

Vive les mariés

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Kansagui (Tougué) : les présumés agresseurs de la jeune dame repris par la gendarmerie et présentés au juge de paix

23 juillet 2019 à 18 06 50 07507
image d’archive

Les 5 présumés agresseurs de la jeune dame dans la sous-préfecture de Kansagui qui avaient été libérés, samedi soir, dans le cadre d’un règlement à l’amiable, par le chef du poste de la gendarmerie locale, ont finalement été repris hier, mardi, 22 juillet 2019, dans l’après-midi, et conduit avec la victime à la Compagnie Territoriale de la Gendarmerie de Tougué, rapporte un correspondant de Guineematin.com en Moyenne Guinée.

Cette reprise des présumés agresseur de la jeune dame résultat de la visite effectuée le mardi, 22 juillet 2019, à Kansagui pour s’enquérir de la réalité, par le commandant de la Compagnie Territoriale de la Gendarmerie Tougué, le Colonel Kolié Honoré.

« J’ai réuni tous les parents de la victime et des présumés auteurs. Il y a eu trop de polémique autour de cette affaire. Mais, nous avons reçu le rapport de la Santé. Il ressort que ce n’était pas un cas de viol. Ils se sont bagarrés avec la fille. Comme ils étaient nombreux, ils ont poussé la fille, elle est tombée sur un bois qui l’a blessé. C’est le gendarme de Kansagui qui a cherché à comprendre ça. Ils n’avaient pas voulu le déclarer à temps. Tu sais que nos parents ici n’aiment pas s’exposer. Quand les faits se sont produits, ils ont caché. Quelqu’un à informer le gendarme qu’il y a eu une bagarre. C’est depuis le mercredi passé. Si l’affaire a éclaté avant-hier, c’est que ça a retardé. Le gendarme a cherché à creuser, ainsi il a envoyé la fille à l’hôpital. Il a convoqué les parents. Mais, les gens vous ont mal informé en disant qu’il y a ceci et cela. Sinon, il était sur la procédure. Mais, comme il a été débordé par la diffusion de l’information, je me suis rendu sur le terrain » a expliqué l’officier de la Gendarmerie Nationale au téléphone de Guineematin.com, dans la matinée de ce mardi, 23 juillet 2019.

Parlant de l’histoire de l’argent, le colonel Kolié Honoré rassure qu’il a trouvé que cette information n’était pas fondée. Qu’il s’agissait d’une diffamation de caractère.

Qu’à cela ne tienne ! Le commandant de la Compagnie Territoriale de la Gendarmerie de Tougué, le Colonel Kolié Honoré a finalement décidé de reprendre les présumés agresseurs de la jeune dame pour les conduire à Tougué avec la victime.

Au moment où on échangeait au téléphone ce mardi matin, il préparait l’audition des accusés pour compléter le travail du chef de poste de la gendarmerie de Kansagui. Après ce travail, il comptait déférer les prévenus devant le Juge de Paix de Tougué. « Les enfants sont là. Ce sont des mineurs. Je les ai présenté au juge hier, puisque l’affaire des mineurs c’est eux qui savent comment classer » a-t-il conclu notre entretien téléphonique.

De Labé, Idrissa Sampiring DIALLO pour Guineematin.com
Tél. : (00224) 622 269 551 & 657 269 551 & 660 901 334

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Conakry : activistes de la société civile et ONG se penchent sur les défis de la justice transitionnelle

23 juillet 2019 à 18 06 32 07327

Dans le cadre de l’édification de la paix, de la promotion des Droits de l’Homme et de la justice transitionnelle en Guinée, l’Africa Transitional Justice Legacy Fund (ATJLF) a initié une série de rencontres avec plusieurs acteurs nationaux. C’est dans cette dynamique que la structure a débuté ces rencontres consultatives ce mardi, 23 juillet 2019, à Conakry. La démarche vise à échanger « sur les besoins et les limitations en matière de justice transitionnelle en Guinée et explorer les opportunités de partenariat, de réseautage et de collaboration », a appris sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Cette rencontre de deux jours regroupe des organisations de la société civile, des avocats, des chercheurs, des professionnels des médias, les bailleurs de fonds, les institutions gouvernementales et non gouvernementales pour discuter des domaines d’intervention. Ces domaines sont l’édification de la paix, la promotion des Droits de l’Homme et de la justice transitionnelle des structures évoluant en Guinée.

Pour cette première journée, riche en échanges, les participants se sont penchés sur l’état actuel du processus de la justice transitionnelle en Guinée, le rôle des médias dans la promotion de la justice transitionnelle, les femmes et autres acteurs importants dans le processus de la justice transitionnelle.

Mamadou Boussouriou Diallo, défenseur des droits humains
Mamadou Boussouriou Diallo, défenseur des droits humains

En ce qui concerne l’état actuel du processus de la justice transitionnelle en Guinée, Mamadou Boussouriou Diallo, défenseur des droits humains, a rappelé les actions menées sur terrain pour tenter de faire la lumière sur le passé douloureux de la Guinée. Mais, les actions se sont souvent heurtées à un manque de volonté politique. Pourtant, a-t-il rappelé, la justice transitionnelle permet d’apaiser le présent et de permettre à la Guinée de se tourne vers le développement.

Amadou Tounkara, membre de l’Association des Victimes du Camp Boiro,
Amadou Tounkara, membre de l’Association des Victimes du Camp Boiro

Dans la même veine, Amadou Tounkara, membre de l’Association des Victimes du Camp Boiro, a rappelé tout ce qui a été entrepris pour parvenir à une véritable réconciliation en Guinée. Cela passe par le droit à la vérité, le droit à la justice, le droit à la réparation, un processus pédagogique qui doit se faire par des experts, a précisé monsieur Tounkara.

Les représentants des ONG comme MDT (Mêmes Droits pour Tous), l’Organisation Guinéenne de Défense des Droits Humains, (OGDH), la Plateforme des Jeunes de l’Axe pour la Démocratie et le Développement (PJDD), le Conseil National des Organisations de la Société Civile Guinéenne (CNOSC), le Comite Provisoire de Réflexion pour la Réconciliation Nationale (CPRN) ont tous expliqué les besoins et les défis en matière de justice transitionnelle en Guinée.

Hadja Mariama Aribot, membre de la Coalition des Femmes et Filles de Guinée (COFIG DCPD)
Hadja Mariama Aribot, membre de la Coalition des Femmes et Filles de Guinée

Dans son intervention, Hadja Mariama Aribot, membre de la Coalition des Femmes et Filles de Guinée (COFIG DCPD) a rappelé les actions de sensibilisation, de plaidoyer et de tentative de renouer le dialogue entre pouvoir et opposition en Guinée, « pour les amener à entendre raison ».

Un panel sur les femmes dans le processus de la justice transitionnelle en Guinée a permis de lever un coin de voile sur ce que la gent féminine a eu à faire et ce qu’elle devrait faire pour l’atteinte des objectifs, à savoir une véritable réconciliation nationale.

Les travaux se poursuivront demain mercredi. Ils vont tourner autour des lacunes du processus de la justice transitionnelle, des enjeux à relever et les initiatives à défendre. Il sera également question du processus d’octroi de subvention de l’Africa Transitional Justice Legacy Fund (ATJLF), du critère d’éligibilité, de la durée et du montant de la subvention pour les organismes concernés.

Alpha Mamadou Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 628 17 99 17

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Entrée en 7ème : sur 946 candidats, 600 sont admis à Koubia

23 juillet 2019 à 17 05 56 07567

La satisfaction est grande à Koubia au lendemain de la publication des résultats du Certificat de fin d’Etudes Élémentaires (CEE). La préfecture a enregistré un taux de réussite de 65,86%. Ce qui est largement au-dessus de la moyenne nationale, rapporte le correspondant de Guineematin.com sur place.

Selon la direction préfectorale de l’éducation de Koubia, 946 candidats dont 421 filles ont affronté les épreuves de l’examen d’entrée en 7ème année 2019. Parmi eux, 600 dont 258 filles ont été déclarés admis ; soit, un taux de réussite de 65,86%.

Ces résultats sont repartis comme suit :

Koubia 1 : (Commune urbaine) : 73 admis sur 137 inscrits. Soit 53,28%. Koubia 2 (Commune urbaine) : 120 admis sur 175 inscrits. Soit 78,94%.

Fafaya 1 : 60 admis sur 110 candidats. Soit 54%. Fafaya 2 : 25 admis sur 25 candidats. Soit 100% de réussite.

Pilimini 1 : 70 admis sur 85 candidats. Pilimini 2 : 64 admis sur 84 candidats inscrits.

Missira : 109 admis sur 185 inscrits. Soit 58% de réussite.

Les écoles de Bassara, Boussoura (dans Fafaya), Niakaya, Dara-Pelly (dans Pilimini) ont enregistré 100% de réussite.

Dans la préfecture, seule la sous-préfecture de Gadha-Woundou a enregistré un faible taux d’admission à cet examen national. Cette localité a présenté 25 candidats, et seulement 7 d’entre eux ont été admis. Soit 28% de réussite.

De Koubia, Mamadou Alpha Diallo pour Guineematin.com

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Ahmed Soumaré, 1er au CEE dans la commune de Matoto : réaction de son père

23 juillet 2019 à 17 05 48 07487
Mohamed Soumaré, le père de Ahmed Soumaré, premier de la commune de Matoto
Mohamed Soumaré, le père de Ahmed Soumaré, premier de la commune de Matoto

Ahmed Soumaré, élève au groupe scolaire Lafi Lavoisier, s’est classé premier à l’examen d’entrée en 7ème année 2019 dans la commune de Matoto. Cette heureuse nouvelle trouve l’élève dans un village de la préfecture de Forécariah où il passe ses vacances. Son père qui est également le directeur général de son école, s’est confié à Guineematin.com ce mardi, 23 juillet.

Mohamed Soumaré dit ne pas être surpris par le classement de son fils. « C’est un sentiment de fierté qui m’anime aujourd’hui. Je suis très content. Je ne suis pas étonné parce que je sais comment l’enfant, personnellement je l’ai préparé. Je savais qu’il doit affronter un examen, donc je me suis battu corps et âme. Après l’école ici, quand on rentre à la maison, il y a son grand frère qui fait la terminale, ce dernier s’occupait également de lui. Je viens aussi à côté, je m’assois, je suis comment ça se passe. Et, c’est ainsi qu’il a réussi à se classer premier de la commune », a dit monsieur Soumaré.

Mais, ce père de famille précise que pour avoir ce genre de résultat, il faut commencer très tôt à préparer son enfant. C’est-à-dire ne pas attendre qu’il arrive en classe d’examen pour commencer à le suivre. « Moi, mes enfants, je m’en occupe. Je sais ce que j’ai personnellement traversé jusque-là où je suis maintenant. Je veux que mes enfants aient aussi le minium. C’est pourquoi, mes enfants, depuis le bas-âge, je m’occupe de leur formation, cela aussi bien à la maison qu’à l’école.

Mohamed Soumaré, père de Ahmed Soumaré, premier de la commune de Matoto
Mohamed Soumaré, père de Ahmed Soumaré, premier de la commune de Matoto

Cette année, Ahmed me disait tout le temps : papa, cette fois-ci, je vais aller loin. Moi-même je savais qu’il avait un bon niveau, mais on ne félicite pas aussi trop l’enfant. Quand il essayait de me persuader qu’il va aller loin cette année, moi je disais non, moi je n’ai pas confiance. Je faisais tout cela pour qu’il redouble d’effort davantage, mais je savais intérieurement qu’il avait un très bon niveau et il l’a prouvé en devant premier de toute la commune de Matoto », a-t-il confié.

A noter que le groupe scolaire Lafi Lavoisier, sis à Gbessia, a présenté 57 candidats au Certificat de fin d’Etudes Élémentaires de cette année. Parmi eux, 51 sont admis, soit 92, 72% de réussite.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Entrée en 7ème : Moussa Kaba, 1er de la commune de Matam, à Guineematin

23 juillet 2019 à 17 05 27 07277
Moussa Kaba, premier de la commune de Matam
Moussa Kaba du groupe scolaire Alhassane Soumah de la Carrière, premier de la Commune de Matam

Moussa Kaba, élève au groupe scolaire Alhassane Soumah de la Carrière, s’est classé 1er au Certificat de fin d’Etudes Élémentaires (CEE) dans la commune de Matam. Au lendemain de la publication des résultats de cet examen national, un reporter de Guineematin.com est allé à la rencontre de ce nouveau collégien ce mardi, 23 juillet 2019.

Selon Moussa Kaba, il était confiant qu’il allait réussir son examen. Mais, il ne s’attendait pas quand même à être le premier de toute sa commune. Ce classement fut donc une surprise agréable pour lui. « J’ai un sentiment de joie. Je savais que j’allais être parmi les admis, mais je ne savais pas que j’allais être le premier de la commune. Cela a été une surprise pour moi. Durant l’année scolaire, je participais toujours aux révisions : à l’école et à la maison. J’écoutais aussi les conseils de mon maître et de mes encadreurs. Je faisais mes devoirs et je ne blaguais pas pendant les cours », a-t-il expliqué.

Même s’il est très heureux, ce nouveau collégien pense aussi à ceux qui ne sont pas admis. Il a tenu à leur adresser un message : « J’encourage mes amis qui n’ont pas été admis à travailler. Car le slogan de notre école est de travailler bien et espérer. L’échec est toujours une expérience pour un élève », a-t-il dit.

De son côté, Mohamed Keïta, le maître d’école qui a enseigné Moussa Kaba, se dit également très content du classement de son élève. Ce qui n’est pas une surprise pour lui. « C’est un sentiment de joie qui m’anime aujourd’hui. Je suis très content, toute l’école est contente. L’élève qui a été premier de la commune est mon élève. C’est un élève brillant, c’est un élève travailleur, très courageux. Il m’a prouvé ça pendant les neufs mois. C’est élève qui faisait tout ce qu’on lui demandait.

Cela, que ça soit à la maison ou à l’école. Donc, je savais qu’il allait être parmi les 10 premiers. Ce n’est pas une grande surprise donc pour moi qu’il soit le premier de toute la commune. Parce que chez nous, chaque deux mois, il y a l’évaluation ; et le petit il est toujours parmi les deux premiers. C’est-à-dire qu’il est souvent premier ou deuxième de la classe. Donc, s’il est premier de la commune aujourd’hui, c’est grâce à son effort », a dit l’instituteur.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Concours presse : « la contribution des femmes au développement durable en Guinée »

23 juillet 2019 à 16 04 58 07587
image d’archive

Communiqué : La Délégation de l’Union européenne en Guinée lance un nouveau concours presse sur le thème « la contribution des femmes au développement durable en Guinée ».

L’année 2019 marque le 25ème anniversaire de la Conférence internationale du Caire sur la population et le développement (CIPD) laquelle a placé les droits des personnes au cœur du développement. « Elle a reconnu la santé sexuelle et reproductive comme un droit fondamental et a souligné la nécessité de promouvoir l’autonomie des femmes et des filles pour garantir le bien-être des individus, des familles, des nations et du monde entier » Selon Banki-moon, ancien Secrétaire général des Nations Unies.

A l’occasion de ce 25ème anniversaire, un Sommet est organisé à Nairobi, au Kenya, du 12 au 14 novembre 2019 par le gouvernement kenyan, le Danemark et le Fonds des Nations Unies pour la population (UNFPA). Il réunira des organismes des Nations Unies, des gouvernements, de la société civile ainsi que des regroupements de plaidoyer, lors d’une conférence de haut niveau pour faire avancer la mise en œuvre du Programme d’action de la CIPD.

La Délégation de l’UE saisit cette occasion pour lancer un nouveau concours presse qui s’adresse aux journalistes guinéens salariés ou freelances, et récompense le travail de quatre d’entre eux dans quatre catégories de médias : radio, télévision, presse écrite et presse en ligne.

Les candidats sont invités à produire un contenu en lien avec le thème susmentionné et de le publier dans un média national ou international entre le 23 juillet et le 30 août 2019.

Un jury mis en place par la Délégation et composé de cinq professionnels, délibérera dans un délai de 20 jours à partir de la date de clôture du concours.

Les quatre lauréats gagnent chacun un voyage de séjour et de travail à Nairobi, au Kenya, pour couvrir les travaux du Sommet de la CIPD25 qui aura lieu du 12 au 14 novembre 2019. Les frais de voyage (billet) et de séjour (hébergement et nourriture) sont pris en charge par les organisateurs du concours dans la limite de 5 jours maximum (voyage et séjour cumulés).

Pour tout savoir sur les conditions de participation et d’autres informations utiles sur le déroulement du concours, il est impératif de lire le règlement du concours téléchargeable sur le site web de la Délégation de l’Union européenne à cette adresse : https://eeas.europa.eu/delegations/guinea_fr

Une copie papier est également affichée à la Maison de la presse de Guinée.

Conakry, le 23 juillet 2019

Communiqué transmis par le service de communication de la Délégation de l’Union européenne en Guinée

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Résultats de l’examen d’entrée en 7ème année : Siguiri au-dessus de la moyenne nationale

23 juillet 2019 à 16 04 31 07317
Issa Kouyaté, Directeur préfectoral de l’éducation par intérim
Issa Kouyaté, Directeur préfectoral de l’éducation par intérim

Les résultats du Certificat de fins d’Etudes Elémentaires (CEE) publiés hier, lundi 22 juillet 2019, donnent un taux d’admission de 49% à la préfecture de Siguiri. Un pourcentage au-delà de la moyenne nationale qui est de 44, 46%, rapporte le correspondant de Guineematin.com sur place.

Selon Issa Kouyaté, le directeur préfectoral de l’éducation par intérim, c’est au niveau de l’enseignement général que la préfecture a enregistré le plus grand nombre d’admis avec un taux de réussite de plus de 55%. Mais en franco-arabe, un peu plus de 28% seulement des candidats ont été déclarés admis. Ce qui donne un pourcentage global de 49%.

« Nous avons présenté 10 547 candidats, dont 8 727 à l’enseignement général et 1 844 au franco-arabe. À l’enseignement général, 4 796 ont obtenu la moyenne soit 55,94% ; au franco-arabe, 451 sont admis soit 28,85%. Ce qui nous fait au total 5 247 candidats admis, soit un pourcentage de 49%. Nous sommes vraiment satisfaits de ces résultats. Et nous disons que le seul secret pour réussir c’est le travail. A Siguiri, des cours de révision sont organisés dans toutes les écoles du début à la fin de l’année scolaire. C’est ce qui nous a permis d’avoir ce résultat », a indiqué le DPE par intérim de Siguiri.

De Siguiri, Bérété Lancéï Condé pour Guineematin.com

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Entrée en 7ème : 7 419 candidats ont échoué à Boké sur 10 645 candidats

23 juillet 2019 à 16 04 25 07257

Les résultats du Certificat de fin d’Etudes Elémentaires (CEE) publiés hier, lundi 22 juillet 2019, focalisent les attentions ce mardi à Boké. Ces résultats sont jugés catastrophiques dans cette préfecture, rapporte le correspondant de Guineematin.com sur place.

Selon les chiffres fournis par la direction préfectorale de l’éducation de Boké, 10 645 candidats ont pris part à l’examen d’entrée en 7ème année 2019 dans la préfecture : 10 013 candidats dont 4 687 filles au compte de l’enseignement général et 632 candidats dont 216 filles au compte du franco-arabe. Parmi eux, 3 226 élèves dont 1 422 filles ont été déclarés admis, soit un taux de réussite de 30,30%. Les 7 419 autres vont devoir reprendre cet examen l’année prochaine s’ils veulent aller au collège.

Dans les quartiers, ces résultats suscitent des commentaires. Beaucoup les qualifient de catastrophiques. Ce qui fait craindre déjà les candidats au BEPC et au baccalauréat qui attendent aussi leurs résultats à partir de la semaine prochaine.

De Boké, Abdourahmane N’Diaré Diallo pour Guineematin.com

Tel. 628 98 49 38

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Energie : Dr Cheick Taliby Sylla préside la Cérémonie de remise de 9 véhicules PICK-UP, offerts par la BAD

23 juillet 2019 à 16 04 18 07187

Communiqué : Ce Mardi 23 juillet 2019, dans les installations physiques de l’enceinte du Ministère de l’énergie, C’est un ministre de l’énergie, Dr Cheick Taliby Sylla, visiblement satisfait de recevoir de la BAD, neuf (9) PICK-UP, au compte de l’unité de gestion du projet d’interconnexion Guinée-Mali.

Ce don de la Banque Africaine de Développement (BAD) permettra aux travailleurs de cette unité fonctionnelle du projet d’interconnexion, Guinée-Mali de se mouvoir et d’effectuer des missions dans toutes les zones et régions où ses actions et interventions sont nécessaires pour l’exécution et la bonne marche de ce projet transnational.

Dans un discours de circonstance, éloquemment précis et significatif , le chef du département en charge de l’Energie, a remercié la BAD, pour l’attention particulière quelle porte constamment au développement du continent, mais aussi, pour ce geste magnanime allant dans le sens de l’encouragement, pour l’exécution efficiente et la mise en œuvre rapide de ce projet d’interconnexion Guinée-Mali, avant de revenir sur son historique et son importance pour la population de la Haute et de la Guinée Forestière.

Dr Cheick Taliby Sylla a aussi réitéré l’engagement du Président de la République, le Pr Alpha Condé d’électrifier ces deux régions de la Guinée. Un engagement qui se matérialise par la remise de ces engins roulants et selon lui toutes les conditions sont réunies pour le démarrage effectif des travaux.

Il conclura en ces termes, « Messieurs, Prenez soins de ces engins roulants. Surtout faites- en bon usage ! »

Quant à Boubacar Bah, assistant-coordonnateur, ce don de la BAD est un ouf de soulagement qui leur permettra d’être sur le chantier dans les meilleures conditions.

Pour rappel, ce projet d’interconnexion est un projet phare du Président de la République, qui permettra d’électrifier toute la dorsale guinéenne , à travers la construction d’une ligne de haute tension. Cette ligne quittera Nzérékoré pour arriver à Bamako(République du Mali) en passant par Beyla, Kérouané, Kankan, Kouroussa et Siguiri. 121 localités seront alimentées sous financement de plusieurs institutions notamment la BAD.

Transmis par la Cellule de Communication du Département

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Enseignement du N’Ko à l’école : « ce serait un recul pour le peuple de Guinée »

23 juillet 2019 à 15 03 56 07567

Aguibou Sow, membre de l’Association Guinéenne pour la Promotion de l’Ecriture et de la Lecture en Langue Nationale (AGUIPELN), n’est pas du tout d’accord avec la proposition de loi faite par un député de la mouvance présidentielle, relative à l’enseignement de l’alphabet N’Ko à l’école. Ce promoteur des langues nationales guinéennes estime que cet alphabet a un caractère communautariste et que son enseignement à l’école pourrait être un facteur de division. Il l’a dit à l’occasion d’une conférence de presse qu’il a animée hier, lundi 22 juillet 2019, a constaté Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Lors de la dernière session des lois de l’Assemblée nationale, le député du RPG Arc-en-ciel, Sékouba Konaté, a introduit une proposition de loi qui voudrait que le parlement autorise l’enseignement de l’alphabet N’Ko dans les écoles du pays. Mais, l’examen de cette proposition a été reporté à la prochaine session parlementaire. Mais déjà, des voix commencent à s’élever pour déconseiller les députés d’approuver la proposition. C’est le cas d’Aguibou Sow, un fervent promoteur des langues nationales.

Aguibou Sow

Pour lui, il faut plutôt privilégier la graphie latine qui sera plus facile à enseigner et qui pourra être un facteur d’unité. « Aujourd’hui, revenir à enseigner un système d’écriture dans le système éducatif guinéen serait un recul pour le peuple de Guinée. Surtout lorsque nous visons à aller vers un grand ensemble. Donc, je dirai que pour un facteur d’unité, et dans le cas du respect même de la constitution qui, en son article 1er dit que la Guinée est une et indivisible, on n’a pas intérêt à aller vers une graphie communautariste. On a intérêt à aller vers un ensemble. Cet ensemble-là, c’est qu’il faut privilégier la graphie latine qui pourrait peut-être permettre aux guinéens de se lire.

La graphie est valable pour toutes les langues. Un peul de Guinée doit être forcément lu par un peul du Niger et un peul du Cameroun. Le Maninka de Guinée doit être forcément lu par un Dioula de la Côte d’Ivoire ou du Burkina Faso ou un Bambara du Mali. Il faut que les députés guinéens se disent qu’il est temps de ne pas aller vers la division. Il est temps d’aller vers une Guinée unie et une Guinée ouverte à l’étranger. Donc, ce qui pourrait amener la Guinée à ces deux ensemble-là, c’est la graphie latine, », a dit ce membre de AGUIPELN.

Il précise que la graphie latine, « c’est les caractères latins harmonisés. Le A c’est comme le A français, le B est comme le B français. Le français n’ayant pas certains sons dans nos langues, il faut juste mettre un rétroflexe », préconise Aguibou Barry.

Mohamed DORE pour Guineematin.com

Tél. : 622 07 93 59

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N’zérékoré : 6 présumés escrocs arrêtés par la gendarmerie

23 juillet 2019 à 15 03 47 07477

La brigade de recherche de la gendarmerie régionale de N’zérékoré a mis aux arrêts six présumés escrocs, accusés de se servir de leurs téléphones portables pour soutirer de l’argent à leurs victimes. Les services de sécurité ont présenté le groupe aux médias hier, lundi 22 juillet 2019, rapporte le correspondant de Guineematin.com sur place.

Les six présumés escrocs sont : Ibrahima Sidibé, alias Bébéto ; Mohamed Souaré, alias le béret chef ; Benjamin Loua ; Alassane Condé, dit marabout, Isaïe Akoï Goépogui ; et Namory Fofana.

Selon l’adjudant-chef Tamba Georges Millimouno, commandant adjoint de la brigade de recherche de N’zérékoré, les 6 individus ont été arrêtés le 17 juillet 2019, après avoir fait plusieurs victimes.

adjudant-chef Tamba Georges Millimouno, commandant adjoint de la brigade de recherche de  N’zérékoré,
Adjudant-chef Tamba Georges Millimouno, commandant adjoint de la brigade de recherche de N’zérékoré

« C’est depuis l’année dernière, grâce aux efforts conjugués de la brigade de recherche et les unités environnantes, qu’on a pu déceler ce réseau et que nous sommes en train de démanteler maintenant-là. Bien avant ça, on avait reçu beaucoup de victimes d’arnaque de la place. Les investigations ont pris assez de temps et c’est dans les quartiers Nyen 1, secteur ONAH, et à Gonia, dans la commune urbaine, que nous avons pu mettre main sur eux dans des buvettes. Et, ils ont été mis devant les faits et sans détour, sans ambages, ils ont reconnu les faits », a expliqué le commandant Millimouno.

Interrogé par les journalistes, Isaïe Akoï Goépogui, l’un des présumés escrocs, a reconnu les faits. « C’est à travers la mauvaise compagnie que je me suis retrouvé dans ça. Sinon, j’ai mon métier. Quand je quittais mon lieu de service, je partais prendre de l’alcool dans une buvette. C’est dans cette buvette que je les (les autres membres du groupe) trouvais souvent. Et à la fin, ils m’ont appris à arnaquer et à escroquer les gens. Vraiment, je suis dans le plus grand regret comme ça », a-t-il laissé entendre.

Selon deux dames qui se présentent comme étant des victimes de ce groupe, rencontrées dans les locaux de la brigade de recherche de N’zérékoré, ces jeunes les ont appelées au téléphone et ont réussi à les convaincre à faire affaires avec eux. L’une d’entre explique sa mésaventure. « J’ai été escroquée par un groupe de malfrats que je ne connais pas. C’était dans la journée du 27 janvier dernier. J’ai été appelée par un numéro inconnu, l’individu s’est fait passer pour un frère à moi et puis il m’a proposé une affaire. Mais, je lui ai dit que je n’étais pas dedans. Avec des paroles convaincantes, il a réussi à m’embarquer. Il m’a dit qu’il travaille à Kérouané, qu’il a de l’huile qu’ils utilisent pour graisser leurs machines. Il m’a dit qu’ils avaient un contrat avec un Peulh mais qu’ils l’ont résilié.

Ainsi, il a proposé de me le confier. Je lui ai dit non, parce que je ne sais pas comment ça se passe. Il m’a rassurée en me disant qu’il a un grand fournisseur à Diecké, dans Yomou, qui s’appelle « Le Vieux ». Il m’a passé le numéro de téléphone de ce dernier pour qu’il me fournisse le produit. Il m’a dit d’appeler « Le Vieux » pour lui dire de nous préparer 75 bidons. Quand j’ai échangé avec « Le Vieux », il m’a dit qu’il a seulement 65 bidons. Pour les embarquer, il faut une somme de trois (3) millions de francs guinéens. J’ai rappelé le soi-disant frère David Goépogui pour lui dire que je n’avais pas d’argent, mais il m’a convaincu de payer. Juste après, « Le Vieux » m’a appelé pour me dire qu’il a discuté avec David et qu’ils se sont entendus pour passer de 3 à 2 millions de francs guinéens.

Il m’a dit que la femme de David a déjà donné 1 200 000 GNF. Il m’a convaincu de donner juste les 800 000 restants pour compléter à 2 millions de francs. Après, c’est David qui m’appelle pour me dire de verser les 800 000 GNF sur le compte Orange money du nommé « Le Vieux ». Et, quand j’ai fait ça, « Le Vieux » m’appelle pour me donner le numéro du chauffeur. Après, c’est le chauffeur qui m’appelle pour me donner le numéro du chauffeur en me disant dire qu’ils ont bougé de Diecké. Mais depuis ça, je ne me contrôlais plus. Tout ce qu’ils me disaient, j’obtempérais.

Un peu plus tard, le soi-disant chauffeur m’appelle, il m’a dit qu’ils ont fait un accident. Il dit que le carburateur est gâté et qu’il faut que je lui envoie une somme de 1 800 000 francs. J’ai dit que je ne peux pas faire ça alors que je ne connais pas à qui j’ai affaire et je n’ai pas vu la marchandise. J’ai rappelé le nommé David qui m’a mise dans cette affaire pour lui expliquer la situation. Il m’a convaincue à envoyer l’argent en me disant qu’on a commencé l’affaire et qu’on ne peut plus reculer. J’ai pris donc 1 500 000 GNF, j’ai envoyé sur le compte Orange money du soi-disant chauffeur.

Quelques temps après, le même monsieur me rappelle pour me dire que deux pneus du camion ont crevé et qu’il faut les remplacer. J’ai appelé encore les nommés David et « Le Vieux », tous les deux m’ont demandé d’envoyer le prix des pneus et que les gens allaient me rembourser lorsqu’ils arriveront à N’zéréoré. J’ai transféré encore 1 500 000 GNF sur le compte Orange money du chauffeur. Ce qui fait en tout un montant de 5 millions 300 mille francs que j’ai envoyé à ces gens que je ne connais pas. Après ça, ils ont fermé tous leurs numéros. C’est ainsi que je suis venue à la gendarmerie, j’ai déposé une plainte. Aujourd’hui, je suis très contente de l’arrestation de ce groupe parce que je sais que je vais récupérer mon argent », a-t-elle dit.

De N’zérékoré, Foromo Gbouo Lamah pour Guineematin.com

Tél : +224 620 166 816/666 890 877

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Développement local : « on a pu soigner environ 6000 patients à Télimélé » (Projekt Missidé)

23 juillet 2019 à 11 11 12 07127
Mamadou Aliou Diallo et son frère Yombo Diallo, co-fondateurs de Projekt Missidé
Mamadou Aliou Diallo et son frère Yombo Diallo, co-fondateurs de Projekt Missidé

La diaspora guinéenne ne cesse de s’investir dans le développement de notre pays. C’est dans cette dynamique que deux guinéens vivant en Europe ont initié l’ONG Projekt Misidé, qui œuvre pour le développement local. Les porteurs de cette initiative, en l’occurrence Mamadou Aliou Diallo et Amadou Yombo Diallo, visent ainsi à venir en aide aux populations de Télimélé, leur préfecture d’origine, dans les domaines de l’éducation, de la santé et de la formation.

Dans une interview accordée à un reporter de Guineematin.com dans la soirée du dimanche dernier, 19 juillet 2019, Mamadou Aliou Diallo, cofondateur, est revenu sur les actions réalisées jusque là à Télimélé et sur les perspectives de Projekt Missidé.

Décryptage !

Guineematin.com : vous êtes le co-fondateur de l’association Projekt Missidé, une ONG basée en Allemagne, mais qui réalise la plupart de ses activités en Guinée, notamment à Télimélé. Comment l’idée de créer cette ONG vous est venue ?

Mamadou Aliou Diallo, co-fondateur de Projekt Missidé
Mamadou Aliou Diallo, co-fondateur de Projekt Missidé

Mamadou Aliou Diallo : l’association a été créée en 2016. Cette année-là, nous étions venus ici avec un groupe d’allemands, composé de 16 personnes, si ma mémoire est bonne. Nous sommes partis à la primature pour voir si on peut accéder à l’agrément. Et, après trois jours de négociation, on nous a délivré l’agrément. Quelques mois plus tard, on a obtenu la construction et l’ouverture d’un centre international de formation en santé. Et, depuis 2017-2018, on a eu l’autorisation d’ouvrir les salles de classe.

Guineematin.com : concrètement, à part l’Institut International en santé basé dans la commune urbaine de Télimélé, quelles sont les activités que vous avez eu à mener ?

Mamadou Aliou Diallo : on a mené beaucoup d’activités. Avant d’abord de construire cet institut, on a construit, je pense, trois (3) écoles primaires, dont une à Konkouré et une autre à Kinssan. A part cela, on a construit deux (2) cliniques, une à Hamdallaye et la seconde à Gnabely. On a creusé un puits pour un village. Au fait, on fait cela gratuitement pour la population de Télimélé. Des fois, on construit des infrastructures dans des endroits où on n’avait jamais été auparavant. Parlant de l’institut, beaucoup d’activités y sont menées. C’est un nouveau concept qu’on a créé. On a voulu développer quelque chose qui est peut-être un peu nouveau en Guinée. On a un endroit où on peut apprendre la théorie et en même temps la pratique. Dans le même endroit, on a créé un centre de santé pédagogique, là où les étudiants, après la théorie, vont directement faire la pratique.

Guineematin.com : quels sont les objectifs visés à travers toutes ces réalisations faites à Télimélé ?

Mamadou Aliou Diallo : on a toujours voulu aider la Guinée. Mais, on ne peut pas aider tous les fils du pays en même temps. Donc, il faut commencer quelque part. L’institut pour un début, c’est d’essayer de désenclaver la ville de Télimélé, de donner aux fils et filles de cette préfecture la chance d’apprendre un métier pour qu’à la longue, qu’ils ou elles soient autonomes.

Guineematin.com : est-ce que vous avez des perspectives, d’autres actions à réaliser pour la préfecture ?

Mamadou Aliou Diallo, co-fondateur de Projekt Missidé
Mamadou Aliou Diallo, co-fondateur de Projekt Missidé

Mamadou Aliou Diallo : oui, on a vraiment beaucoup de perspectives. Certainement, on a fait beaucoup de choses. On est très content aujourd’hui d’avoir au sein de notre institut un effectif de plus de 300 étudiants. Et, dans une année seulement, on a pu soigner environ 6000 patients. On est satisfait de ce que nous sommes en train de faire maintenant. Mais, l’objectif n’est pas encore atteint. Nous voulons encore valoriser l’institut tout en créant la filière Plantes Médicinales. Nous voulons aussi aider les femmes, les filles qui y étudient. Nous voulons y construire une crèche. Nous avons l’ambition de doter le centre d’une banque sanguine, un centre de transfusion sanguine au centre urbain de Télimélé. Cela, pour aider les patients qui ont besoin du sang et qui n’en n’ont pas.

Propos recueillis par Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Construction du barrage Souapiti : le « bonheur » qui fait couler des larmes

23 juillet 2019 à 11 11 09 07097

Présenté comme un réel motif de bonheur pour les guinéens qui rêvent de finir avec les délestages du courant électrique, le barrage hydro-électrique de Souapiti (dont les travaux de construction ont démarré en décembre 2015) fait déjà couler des larmes. Les promesses d’indemnisation (après déguerpissement) des populations riveraines du site ne seraient que de la poudre aux yeux, au préjudice des pauvres paysans qui doivent quitter la « terre ancestrale » au profit de « l’intérêt public ».

En conférence de presse hier, lundi 22 juillet 2019, l’union pour la défense des sinistrés de Souapiti (UDSS) a dénoncé le « non-respect des engagements » pris par l’Etat guinéen et la situation alarmante dans laquelle vivement aujourd’hui les citoyens de certaines localités déguerpis de la zone dudit barrage, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui était à la maison de la presse.

C’est visiblement la grande honte du fameux projet de construction du gigantesque barrage hydro-électrique de Souapiti sur le fleuve Konkouré. Derrière les yeux doux des responsables de ce projet qui fait rêver le guinéen lambda, se cacherait une situation alarmante qui sacrifie les activités (agriculture et élevage) des pauvres paysans. Des paysans réunis aujourd’hui au sein d’une association (UDSS, créée il y a deux mois) pour attirer l’attention des autorités guinéennes sur ce qu’ils vivent actuellement.

Avec le slogan « Oui à Souapiti, mais ne nous sacrifiez pas ! », l’union pour la défense des sinistrés de Souapiti a conféré ce lundi avec une cohorte de journalistes à Conakry. Une rencontre qui aurait été précédée d’une enquête que l’UDSS aurait effectuée auprès des « populations victimes » du projet Souapiti.

Me Oumar Aïssata Camara, le porte-parole de l’Union pour la défense des sinistrés de Souapiti
Me Oumar Aïssata Camara, le porte-parole de l’Union pour la défense des sinistrés de Souapiti

« Les 1er et 02 juillet dernier, l’union s’est retrouvée pour dépêcher une délégation dans les localités touchées par le projet Souapiti. Ils ont commencé les activités par Madina-Tayré (situé à quelques mètres du barrage de Kaléta) où les déguerpis de Tayré ont été installés… Nous avons constaté que sur les 450 bâtiments qui ont été recensés à Tayré, seuls 260 ont été construits à Madina-Tayré. Donc, tous ceux qui avaient construit deux à trois bâtiments à Tayré n’ont eu droit qu’à un seul bâtiment à Madina-Tayré. Et, chez nous, vous verrez une famille de 12 personnes et plus… Et, aujourd’hui, cette famille de 12 personnes est obligée de vivre dans une maison de deux ou trois chambre. Tout cela à cause de l’insuffisance des bâtiments », a indiqué Me Oumar Aïssata Camara, le porte-parole de l’UDSS.

En plus de l’insuffisance des maisons pour accueillir les déguerpis de Tayré, Me Oumar Aïssata Camara dénonce la qualité des bâtiments.

« Vous ne pouvez pas comprendre qu’un bâtiment soit construit ; et, au bout d’un an et quelques mois, qu’il soit fissuré de la toiture au soubassement. Pire, vous entrez dans ce bâtiment, vous voyez que le plafond coule. Comme pour dire que les tôles ne sont pas de qualité », a-t-il ajouté.

Pour le porte-parole de l’UDSS, les populations de Tayré vivent aujourd’hui un « calvaire » à Madina-Tayré. Car, soutient-il, aucune indemnisation n’a été effectuée pour les arbres fruitiers (plus de trois mille recensés à Tayré).

« Chez nous, le palmier sauvage a plus de rentabilité que quelqu’un qui a deux ou trois voitures à Conakry. Il y a parmi nous ici des enfants dont leurs mères ont été épousées à travers le résultat de ces palmiers-là… vous savez qu’il y a la faim dans ce pays. Et, lorsque nous n’avons pas d’argent pour acheter les kilos de riz, on se contente des mangues. Mais, ce projet a ignoré les manguiers, les orangers, les avocatiers… Il estime que cela n’a aucune importance. En tout cas, rien n’a été fait pour aucun arbre », a précisé Me Oumar Aïssata Camara.

Selon nos informations, le projet de construction du barrage de Souapiti affecte les populations de Tènè (dans la préfecture de Kindia), Nabayah (dans la préfecture de Dubréka) et Soulekourou (dans la préfecture de Télimélé). Des populations qui vivent principalement de l’agriculture et de l’élevage ; et, qui seraient aujourd’hui contraints à vivre dans « des magasins » (maisons de mauvaises qualité) où ils ont été installés.

« Les gens n’ont pas où cultiver le riz. Ils n’ont pas où surveiller leurs animaux. Pour preuve, ceux qui ont quitté Tayré pour Madina-Tayré ont leurs animaux qui se sont tous retournés en brousse. Parce que les animaux ne peuvent quand même pas partager le salon de la maison les gens. Il y a un monsieur qui vit à Madina-Tayré qui est obligé de payer chaque jour 60 000 francs guinéens pour faire un aller-retour pour surveiller ses animaux en brousse… Les gens ont été regroupés dans des endroits où il n’y a pas de travail. Et, les jeunes passent tout le temps à faire du thé », a indiqué Me Oumar Aïssata Camara.

En plus de ces maux, le porte-parole de l’UDSS dénonce le manque d’eau potable à Tayré. « Le projet a fait trois forages. Mais, quand vous puisez l’eau de ces forages, quinze minutes après, l’eau change de couleur et devient imbuvable. Même le projet aurait déconseillé de boire cette eau. Donc, pour boire, les gens payent 5000 francs guinéens pour aller puiser de l’eau dans un fleuve qui est tout près de Kaléta », s’est-il alarmé, tout en précisant que « les populations riveraines de barrage Souapiti n’ont pas été indemnisées encore ».

L’union pour la défense des sinistrés de Souapiti dénonce aussi l’isolement du village Houloufa dont les voisins ont tous été déguerpis. « Même s’il y a un décès aujourd’hui dans ce village, les gens sont obligés de faire recourt à des villages qui se trouvent à plus de 10 kilomètres de leur position… Le constat est le même à Koba-Séléyabhè. Il semblerait que le projet leur a dit que même les cases qui sont au centre du village seront emportées par l’eau. Mais, avec tout ça, rien ne leur a été montré comme endroit où ils doivent partir, rien ne leur a été donné aussi », a dit Me Oumar Aïssata Camara.

S’agissant des villages (woléyah, Tènè-Kansa, …) qui doivent accueillir les déguerpis des autres localités, l’UDSS révèle que c’est trois millions de francs guinéens qui ont été déboursés pour près de 80 hectares à occuper. D’ailleurs, explique Me Oumar Aïssata Camara, le projet du barrage Souapiti est allé jusqu’à opposer certaines familles. « Il tient une promesse pour Paul qui est en désaccord avec ses frères à cause de la promesse qu’il vient de recevoir. Comme pour dire que Paul doit accepter d’être de leur côté, au détriment de sa famille », a dit le porte-parole de l’UDSS, tout en tant précisant qu’à Tènè-Maléyah, les populations sont actuellement menacées de déguerpissement forcé.

Mamadou Baïlo Keïta pour Guineematin.com

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Meurtre de Mamoudou Barry en France : la garde à vue du suspect levée

23 juillet 2019 à 10 10 21 07217

La garde à vue du meurtrier présumé de Mamoudou Barry, enseignant-chercheur guinéen à l’université de Rouen (France), a été levée. Le jeune homme de 29 ans a été hospitalisé pour des problèmes psychologiques, a appris Guineematin.com à travers un de ses journalistes.

Quelques heures après l’interpellation du suspect et son placement en garde à vue, le procureur de Rouen Pascal Prache a annoncé, dans la soirée du lundi, 22 juillet 2019, l’ouverture d’une information judiciaire pour « violences volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner avec la circonstance que les faits ont été commis à raison de l’appartenance ou de la non-appartenance, vraie ou supposée de la victime à une ethnie ou une nation, une prétendue race ou religion déterminée ».

Mais, le procureur a indiqué que sa garde à vue a été levée en raison de son incompatibilité avec l’état de santé du suspect. Ce dernier a été hospitalisé au Rouvray, l’hôpital psychiatrique du secteur de Rouen. « Du fait de l’état psychologique de la personne interpellée, incompatible avec la garde à vue, celle-ci a été levée après examen médical, le mis en cause étant alors hospitalisé sous contrainte », a précisé le procureur.

D’origine turque et de nationalité française, le meurtrier présumé de Mamoudou Barry présente des « antécédents psychiatriques » et est « sous curatelle renforcée », selon la police. Le procureur a confirmé que le suspect avait « déjà été condamné et faisait l’objet d’une mesure décidée par le juge des tutelles ».

Alpha Fafaya Diallo pour Guineematin.com

Tel. 628124362

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Entrée en 7ème à Labé : voici Mamadou Bobo Diallo, le premier de la préfecture

23 juillet 2019 à 9 09 45 07457
Elhadj Mamadou Bobo Diallo du groupe scolaire privé ‘’Saint André’’, premier de la préfecture de Labé (sur cette image avec sa maman)

C’est Elhadj Mamadou Bobo Diallo, présenté par le groupe scolaire privé ‘’Saint André’’ de Labé, qui s’est classé premier de la préfecture à l’examen d’entrée en 7ème Année, session 2019, rapporte un correspondant de Guineematin.com en Moyenne Guinée, à travers le reportage vidéo ci-dessous.

La Direction Préfectorale de l’Education (DPE) de Labé a publié dans l’après-midi d’hier, lundi 22 juillet 2019, les résultats de l’examen d’entrée en 7ème Année, session 2019. C’est Elhadj Mamadou Bobo Diallo, présenté par le groupe scolaire privé ‘’Saint André’’ qui s’est classé premier de la préfecture.

Elhadj Mamadou Bobo Diallo, présenté par le groupe scolaire privé ‘’Saint André’’, premier de la préfecture de Labé,
Elhadj Mamadou Bobo Diallo, présenté par le groupe scolaire privé ‘’Saint André’’, premier de la préfecture de Labé

« Je suis heureux parce que j’ai été premier de Labé. Pour mes parents, j’ai à dire qu’ils m’ont aidé parce qu’ils ont pris ma scolarité, ils ont payé mes révisions. Ils ont même payé les révisions à la maison. A l’école, les maîtres ont beaucoup aidé » a déclaré Elhadj Mamadou Bobo Diallo, tout joyeux.

L’admission d’Elhadj Mamadou Bobo Diallo et son rang à son premier examen national donnent un sentiment de fierté à ses parents. « Je suis très contente et très très fier de lui. Je remercie Saint André et j’encourage les autres encore. Je vais continuer de l’encadrer » a déclaré la mère d’Elhadj Bobo, les larmes aux yeux.

Son école a réalisé un score impressionnant de 100% avec 76 admis sur 76 candidats présentés. « Je vais vous dire d’abord merci d’être là. Je vais vous dire vraiment que je suis très content des résultats. Ils sont tous admis et le premier de la préfecture est sorti de Saint André. Nos efforts sont toujours récompensés » s’est félicité le directeur de l’école, Paul Marie Georges.

Le petit Alpha Mamadou Bobo Diallo a été encadré en classe de 6ème Année par un expatrié de nationalité togolaise. « Je suis très ravi de l’exploit que mes enfants ont réalisé et en même temps plus mes efforts fournis » a ajouté le maître de la 6ème Année, monsieur Gérôme.

Il convient de signaler qu’avec 64% d’admis à l’examen d’entrée en 7ème Année, la préfecture de Labé a beaucoup régressée, contre 80% en 2018.

De Labé, Idrissa Sampiring DIALLO pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 622 269 551 & 657 269 551 & 660 901 334

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Nouvelle Constitution : « ceux-là qui le veulent iront voter Oui, ceux qui n’en veulent pas… »

23 juillet 2019 à 9 09 34 07347
Amadou Sadio Diallo, préfet de Télimélé
Amadou Sadio Diallo, préfet de Télimélé

Depuis plus de trois de semaines, le préfet de Télimélé a entamé une tournée dans les différentes communes rurales relevant de sa juridiction. C’est dans ce cadre qu’Amadou Sadio Diallo est arrivé dans la commune rurale de Missira, située à 95 kilomètres de la commune urbaine. Comme partout ailleurs, le préfet a cherché à s’enquérir des conditions de vie des citoyens de Missira et du fonctionnement de l’administration dans cette zone minière, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

C’est des citoyens de Missira massivement mobilisés qui ont accueilli la délégation conduite par le préfet. Dans son discours, le secrétaire général de la commune rurale s’est félicité de la nomination d’Amadou Sadio Diallo comme première autorité de la préfecture avant d’énumérer les projets devant être réalisés dans un avenir proche à Missira.

Thierno Sana Baïlo Diallo, secrétaire général de la commune rurale de Missira,
Thierno Sana Baïlo Diallo, secrétaire général de la commune rurale de Missira

Selon Thierno Sana Baïlo Diallo « votre nomination à la tête de la préfecture de Télimélé nous augure de nouveaux élans pour amorcer un développement harmonieux et équilibré tant attendu par nos populations. Votre nomination est un gage certain pour le succès que nous entendons enregistrer. Nous fondons que les maux dont nous souffrons auront les remèdes, car l’homme qu’il nous faut est venu. Je tiens à vous dire que la population de Missira dans son ensemble réaffirme son adhésion inconditionnelle au programme de société prôné par le chef de l’État. Monsieur le préfet, notre commune rurale commence à avoir son développement avec la venue prochaine des sociétés d’exploitation de bauxite et les actions offertes par l’ANAFIC (Agence Nationale de Financement des Collectivités) à savoir : la construction d’une école à Bandouma, la construction d’un terrain de football à Missira centre et le hangar du marché. A côté de ces actions, la CBG qui intervient dans la vie de la population a offert une école pour Ndanta Bhora ».

Pour sa part, Amadou Sadio Diallo a remercié les populations de Missira pour la forte mobilisation avant de les inviter à l’entente pour le bonheur de la Télimélé. « Je suis très heureux de l’accueil que vous nous avez réservé. Si nous n’avons pas des ministres jusqu’à présent, c’est notre faute. Ce sont nos propres parents qui nous rapportent au près des chefs. Changeons de stratégie pour changer notre territoire. Les fils de Télimélé qui rapportent les fils de Télimélé, je les invite à arrêter. L’amour du prochain peut beaucoup nous aider. Je pense que nous avons tout ce qu’il faut pour notre développement. Donc, aimons nous et restons soudé », a conseillé le préfet de Télimélé.

En outre, monsieur Diallo a invité les citoyens à s’engager sur la voie de la nouvelle Constitution pour que la Guinée continue de progresser. « Population de Missira ! Vous entendez parler de constitution. Le professeur Alpha Condé veut revoir la constitution pour permettre à la Guinée d’avoir des textes dignes du nom. Pour cela, je pense que ça ne mérite pas un problème entre nous. Ceux-là qui veulent le OUI iront voter calmement et ceux qui n’en veulent pas voteront le NON. Je vous invite à soutenir le professeur Alpha Condé, cela nous permettra d’avancer », soutient le préfet.

Il est à noter que la délégation préfectorale a effectué une visite dans les localités de Daroul, Kompéta et Guémé pour saluer les khalifes de ces localités.

De Télimélé, Ousmane Dieng pour Guineematin.com

Tél. : 622 52 52 50

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