Vol de motos à Faranah : « on se demande ce que font les services de sécurité »

18 juillet 2019 à 20 08 48 07487

Les vols par effractions se multiplient et font de plus en plus de victimes à Faranah. Le dernier cas en date est survenu dans la nuit du mardi au mercredi, 17 juillet 2019, au quartier Abattoir 2, dans la commune urbaine. Des individus non identifiés ont soustrait frauduleusement deux motos pendant que leur propriétaire dormait. La victime s’inquiète de la montée en puissance du banditisme et dénonce le laxisme des services de sécurité, rapporte le correspondant de Guineematin.com à Faranah.

Mamady Anna Oularé alias « MAO », professeur de Mathématiques au lycée Gamal Abdel Nasser de Faranah, est la victime de ce cambriolage nocturne. Les voleurs ont profité de son sommeil pour ouvrir son magasin et enlever deux des quatre motos qui y étaient garées. « Le mardi soir, après les révisions, je suis rentré à 21 heures, très fatigué, à la maison. J’ai garé ma moto dans le magasin et j’ai fermé pour aller me coucher.

C’est une moto toute neuve que je viens juste d’acheter et qui n’avait pas encore de plaque d’immatriculation. Il y a avait trois autres motos dont deux KTM dans le magasin. Lorsque le muezzin a appelé pour la prière de l’aube, je me suis levé pour prendre les ablutions et aller à la mosquée. C’est à ce moment que j’ai su que des gens sont venus nuitamment pour prendre les deux grosses motos et ont laissé les deux motos KTM sur place », a-t-il expliqué.

Ce vol vient s’ajouter à plusieurs autres enregistrés ces derniers temps à Faranah. Une situation inquiétante pour Mamady Anna Oularé qui se demande à quoi servent tous les services de sécurité présents dans la ville. « Je demande aux agents de sécurité de bien veiller à la sécurité des personnes et leurs biens. Les voleurs ont fait assez de victimes. Nous les citoyens, nous avons vraiment peur. On se demande vraiment ce que les agents des services de sécurité font à Faranah », a dit cette victime.

Reste à savoir quelle sera la réaction des services de sécurité de Faranah face à cette situation. Pour l’heure en tout cas, aucun responsable des différents cas de vols et de braquages, enregistrés ces derniers temps, n’a été retrouvé.

De Faranah, Bangoura Mamadouba pour Guineematin.com

Tel : 00224 620 24 15 13 / 660 27 27 07

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Lettre ouverte au PM : les assistants sociaux tirent à boulets rouges sur le ministère de l’Action Sociale

18 juillet 2019 à 20 08 41 07417

Les assistants sociaux formés à l’Ecole Nationale de la Santé de Kindia, regroupés au sein de l’Association Nationale des Assistants Sociaux de Guinée (ANAS-Guinée), sont très remontés contre le ministère de l’Action Sociale, de la Promotion Féminine et de l’Enfance. Ils accusent le département de favoritisme dans le recrutement de 197 personnes vivant avec handicaps et 120 assistants sociaux à la fonction publique guinéenne.

Selon eux, contrairement aux recommandations du Premier ministre, le 04 avril 2019, sur les 120 assistants sociaux récemment engagés à la fonction publique, il n’y a que 05 vrais assistants sortie des écoles des assistants sociaux. Le reste n’est constitué que « des enfants, cousins, cousines, neveux ou nièces de vos cadres qui sont sensés de protéger et promouvoir les droits des personnes marginalisées dans ce pays », dénoncent-ils.

Guineematin.com vous propose, ci-dessous cette lettre ouverte adressée au Premier ministre par l’ANAS :

Lettre de ANAS-Guinée au Premier ministre

Le Président

A Monsieur le Premier Ministre, Chef du gouvernement de la Guinée

Objet : Cri de cœur et demande de justice

Monsieur le premier Ministre,

Les Assistants Sociaux formés à l’Ecole Nationale de la Santé de Kindia viennent auprès de votre haute personnalité faire ce cri de cœur à cause de l’injustice dont ils ont été victimes de la part des autorités du Ministère de l’Action Sociale.

En effet Monsieur le Premier Ministre, nous vous félicitons d’abord de votre combat acharné contre la gabegie financière et mal gouvernance dans ce Pays. Votre souci de redistribuer les richesses du Pays à tous ses fils et filles est sans faille, chose qui a amené le gouvernement dont vous avez l’insigne honneur de diriger aujourd’hui a décidé, lors du conseil des Ministres du 04 avril 2019 de l’adoption d’un programme d’engagement de 197 personnes vivant avec handicapes et 120 assistants sociaux à la fonction publique guinéenne.

Depuis cette décision Monsieur le Premier Ministre, les Assistants sociaux et personnes vivant avec handicapes nourrissent ce grand espoir avec prière et abnégation. Ce qui traduit d’ailleurs leur bonne performance dans les projets d’insertion et réinsertion des jeunes sur le terrain ici et là.

Fort malheureusement Monsieur le Premier Ministre, cet espoir vient de se transformer en cauchemar ce mardi 09 juillet à la publication de la liste des soit disant Assistants Sociaux engagés à la fonction publique. Sur 120 Assistants sociaux recrutés, il n’y a que 05 vrais assistants sociaux de nos écoles, tout le

reste ne sont que les enfants, cousins, cousines neveux ou nièces de vos cadres qui sont sensés de protéger et promouvoir les droits des personnes marginalisées dans ce pays. A quand ce pays va se débarrasser de telle bavure pour garantir la prospérité à tous ses enfants sans discrimination aucune. A titre illustratif, veuillez vérifier les liens d’Isabelle Guilavogui et Maurice Sovogui.

Fondant tout notre espoir sur votre sens d’équité et de juste, nous vous saurons gré de bien vouloir purement et simplement annuler cette liste pour la stabilité et quiétude sociale de notre chère nation.

Pour vous donner d’avantage d’information sur nos parcours et péripéties connus surtout lors de notre cycle de formation et de stages professionnels ainsi que dans les occasions de déploiement sur les projets de OIM, Unicef et de PNUD pour ne citer ceux-ci, nous sommes disposés à vous rencontrer les jours, heures et lieux de votre convenance.

Que Dieu Punisse les injustes et malhonnêtes pour qu’en fin la Guinée puisse pleinement profiter de ce que la nature lui a doté.

Conakry, le 10 Juillet 2019

Pour les Assistants Sociaux

Le Président

M. Abdoul Karim Camara

Ampliation :
 Ministre de l’Action Sociale, de la Promotion Féminine et de l’Enfance
 Ministre de la Citoyenneté
 Ministre de la Justice
 Ministre de l’Enseignement Technique
 Ministère de la Santé
 Médiateur de la République
 L’Archevêque de Conakry
 Premier Imam de la Guinée
 Radio Continental FM et Guinée Matin.com

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Éliminatoires CAN /2021 : La Guinée dans la Poule A en compagnie du Mali

18 juillet 2019 à 20 08 31 07317
image d’archive

La Confédération Africaine de Football (CAF) a procédé ce jeudi, 18 juillet 2019, à son siège au Caire en Égypte, au tirage au sort des éliminatoires de la Coupe d’Afrique des Nations Cameroun/2021. Le Syli National de a Guinée est logé dans le groupe A en compagnie notamment des Aigles du Mali, a appris Guineematin.com à travers un de ses reporters.

La Guinée croisera le fer avec ses voisins Maliens dans le cadre des éliminatoires de la CAN 2021, programmée au Cameroun dans sa 33ème édition. Les éliminatoires connaitront des phases préliminaires qui vont opposer les pays les moins côtés du continent.

Dans la poule A, la Guinée sera en compagnie du Mali, de la Namibie et du vainqueur du match Libéria-Tchad. Les deux premiers de la poule seront qualifiés pour la compétition.

Voici la composition des Poules :

Groupe A: Mali, Guinée, Namibie, vainqueur du Libéria / Tchad

Groupe B: Burkina Faso, Ouganda, Malawi, vainqueur du match Soudan du Sud / Seychelles

Groupe C: Ghana, Afrique du Sud, Soudan, gagnant du Maurice / São Tomé et Príncipe

Groupe D: RD Congo, Gabon, Angola, gagnant du match Djibouti / Gambie

Groupe E: Maroc, Mauritanie, République centrafricaine, Burundi

Groupe F: Cameroun, Cap Vert, Mozambique, Rwanda

Groupe G: Égypte, Kenya, Togo, Comores

Groupe H: Algérie, Zambie, Zimbabwe et Botswana

Groupe I: Sénégal, Congo, Guinée Bissau, Eswatini

Groupe J: Tunisie, Libye, Tanzanie, Guinée équatoriale

Groupe K: Côte d’Ivoire, Niger, Madagascar, Éthiopie

Groupe L: Nigéria, Bénin, Sierra Leone, Lesotho

Le tour préliminaire se disputera du 7 au 15 octobre 2019.

Le deuxième et dernier tour se jouera aux dates suivantes :

1ère et 2e journée : du 11 au 19 novembre 2019

3e et 4e journée : 31 août au 8 septembre 2020

5e journée : du 5 au 13 octobre 2020

6e journée : du 9 au 17 novembre 2020

Abdoul Aziz Sow, pour Guineematin.com

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Nongo Centre : le corps sans vie d’un jeune retrouvé pendu à un arbre

18 juillet 2019 à 20 08 27 07277

Ibrahima Bah, âgé de 30 ans, a été retrouvé mort et son corps pendu à un arbre ce jeudi, 18 juillet 2019, au secteur MoryKantéya, dans le quartier Nongo Centre. Pour l’instant, on n’en sait rien s’il s’agit d’un suicide ou d’un meurtre. Selon ses proches, la victime souffrait auparavant d’une dépression mentale, rapporte le correspondant de Guineematin.com qui s’est rendu sur place.

Ibrahima Bah habite au quartier Simbaya Gare. Mais, c’est à Nongo Centre qu’il a été retrouvé pendu à un arbre à l’aide d’une corde, ce jeudi matin. Une découverte surprenante pour son frère, Mamadou Oury Bah. « C’est à ma grande surprise que lorsque j’ai appelé son téléphone, un agent de la police a décroché pour me demander de les rejoindre à Nongo. C’est ainsi que je suis venu voir son corps pendu à un arbre. Tout ce que je sais, c’est qu’il était un peu malade, il souffrait d’une dépression mentale depuis une année et quelques mois. C’est professeur Doukouré qui était son médecin.

Ce dernier l’a traité jusqu’à ce qu’il a recouvré sa santé. Depuis lors, il a travaillait avec moi au marché de Madina. Il vendait là-bas des téléphones et des accessoires de téléphones. Hier, on était ensemble jusqu’à 17 heures, il est rentré à la maison. Aux environs de 19 heures, il est sorti de la maison sans dire au-revoir à quelqu’un. C’est lorsque je ne l’ai pas vu ce matin que j’ai décidé de l’appeler au téléphone. C’est un petit qui très religieux, ceux qui le connaissent peuvent le témoigner. Il jeûnait chaque fois », a-t-il laissé entendre.

Fodé Momo Camara, chef de quartier adjoint de Nongo Centre
Fodé Momo Camara, chef de quartier adjoint de Nongo Centre

Selon Fodé Momo Camara, le chef de quartier adjoint de Nongo Centre, c’est la première fois qu’une telle découverte est faite dans la localité. « C’est vers 7h30 qu’on m’a appelé pour me dire qu’il y a un corps suspendu ici. Aussitôt, je me suis rendu ici. J’ai constaté les faits en compagnie du chef de secteur. J’ai appelé le maire pour l’informer, j’ai appelé le colonel Samoura, j’ai appelé le commissaire central, la BAC N°5 qui réside à Nongo ici. Donc, ils sont tous sur le terrain maintenant. Le médecin légiste est là pour connaitre effectivement de quoi il s’agit. A ma connaissance, depuis que je suis là je n’avais jamais constaté un cas pareil dans ce quartier », a dit le responsable local.

Malick Koné, Directeur central de la police judiciaire
Malick Koné, Directeur central de la police judiciaire

Interrogé sur le terrain, Malick Koné, le directeur central de la police judiciaire, est resté prudent. Il préfère attendre la fin des enquêtes pour dire s’il s’agit d’un suicide ou d’un meurtre. « Ce qui est sûr, on a vu un corps suspendu avec une corde, on ne peut pas se prononcer là-dessus. Mais dès les premières informations, nous avons réunis la division des investigations criminelles, la médecine légale, les sapeurs-pompiers, deux OPJ requis pour venir sur les lieux.

Alors, nous avons procédé aux premières investigations. Ce qui nous amène naturellement à couper la corde et prendre les éléments, mettre le lieu en sécurité pour être à l’abri du public. Parce qu’il faut protéger aussi la population du regard. Il y a des risques de dégâts collatéraux notamment psychologiques. Alors, on a fait le travail. Le reste de l’enquête va se poursuivre avec la police judiciaire. On va communiquer le moment venu », a indiqué le responsable de la police judiciaire.

Mohamed DORE pour Guineematin.com

Tél. : 622 07 93 59

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Séjour du Président de l’UFDG à Washington

18 juillet 2019 à 20 08 14 07147

Les rencontres officielles du Président de l’UFDG à Washington ont commencé dès son arrivée le mardi 16 juillet. Il a été reçu par le doyen des républicains au Congrès M. Jim Sensenbrenner, membre de la commission des affaires étrangères. Ensuite, il s’est entretenu avec Robert Malley, Directeur d’International Crisis Group (ICG). Le mercredi matin, Cellou Dalein Diallo a été reçu au Département d’État où il a eu un entretien d’environ une heure avec le sous-secrétaire d’État chargé des affaires africaines, M. Tibor Nagy entouré de ses principaux collaborateurs.

Dans la journée, le Président de l’UFDG s’est entretenu successivement avec :

1) Barbara FERRIS, membre du groupe Democracy of women international affairs.
2) Les responsables de l’ONG IRIS (International Republican Institute)
3) De hauts responsables du Ministère américain du commerce
4) Le Sénateur démocrate Jamie Raskin

A toutes ces rencontres, le leader de l’UFDG a donné de larges informations sur la situation économique et politique qui prévaut actuellement en Guinée. Il a notamment mis en évidence le recul de la démocratie et de l’État de droit et a fait état de la violation récurrente des droits humains par le pouvoir d’Alpha Condé. Il a dénoncé la corruption et la politique minière qui s’est avérée désastreuse pour l’environnement et pour l’emploi. Le Chef de file de l’opposition n’a pas manqué d’attirer l’attention de tous ses interlocuteurs sur l’obstination d’Alpha Condé de s’octroyer une présidence à vie en changeant la Constitution et surtout sur les risques que ce projet comporte pour la paix et la stabilité de la Guinée et de la sous-région.
Tous ont écouté avec intérêt et attention les explications du Chef de file de l’opposition et ont reçu chacun une copie du mémorandum du FNDC sur le troisième mandat.

Le président Cellou a bouclé la journée par une rencontre avec le représentant du FNDC aux USA, M. Souleymane Condé avec lequel il a eu un long et fructueux entretien.

Nadia Nahman depuis Washington

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Mission économique des Emirats à Conakry : des investissements de plus de 10 milliards USD attendus

18 juillet 2019 à 20 08 12 07127

Une mission du Gouvernement des Emirats Arabes Unis est arrivée dans l’après-midi de ce jeudi, 18 juillet 2019, dans notre pays. L’objectif de cette mission est de consolider et renforcer la coopération économique entre la Guinée et les Emirats Arabes-Unis.

Composée d’une douzaine de dirigeants du fonds d’investissement public, des sociétés publiques et privées, la délégation émiratie, conduite par Mohamed Hassan Al Suwali, Directeur Général de Abu Dhabi Développement Holding, a été reçue par le chef de l’Etat, le Professeur Alpha CONDE, ce soir même au Palais Sékhoutouréya.

Pendant son séjour de 24 heures, la mission économique des Emirats-Arabes Unis discutera avec le gouvernement Guinéen des opportunités d’investissement dans le secteur des mines et des infrastructures portant notamment sur un portefeuille de projet de plus de 10 milliards de dollars US sous forme de partenariat public privé.

A rappeler que cette mission est placée sous le leadership du Président Alpha CONDE et fait suite aux différentes visites que le Premier Ministre a effectuées ces derniers temps aux Emirats Arabes Unis.

A suivre !

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Audit sur la gestion de l’argent de la CAN : voici le compte rendu du Conseil des ministres

18 juillet 2019 à 19 07 56 07567

« Au regard des dysfonctionnements graves et des soupçons de corruption déclarés çà et là, le Premier Ministre a instruit le Ministre de l’Economie et des Finances à diligenter un audit financier pour mettre en évidence toutes les forces et faiblesses de l’organisation de cette CAN de football sénior 2019 en Egypte », rapporte le porte parole du Gouvernement, dans son communiqué du compte rendu du conseil des ministres de ce jeudi, 18 juillet 2019.

Guineematin.com vous propose, ci-dessous, l’intégralité de ce compte rendu :

Conakry, le 18 Juillet 2019 – Sous la présidence de son Excellence Monsieur le Président de la République, le Conseil des Ministres a tenu sa session ordinaire ce jeudi, 18 juillet 2019, de 10h à 12h, avec l’ordre du Jour suivant :

  1. MESSAGE DE SON EXCELLENCE MONSIEUR LE PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE
  2. COMPTE RENDU DE LA SESSION ORDINAIRE DU CONSEIL INTERMINISTERIEL DES MARDIS 9 et 16 Juillet 2019

III. QUESTIONS DIVERSES

Au titre du premier point de l’ordre du jour

Le Président de la République a reconfirmé ses instructions relatives à l’audit complet du secteur de l’énergie électrique en insistant sur le caractère insoutenable des subventions de plus en plus importantes allouées à ce secteur par le Budget National, ce qui limite considérablement l’Etat dans sa volonté de financement d’autres secteurs de l’économie nationale

Le Chef de l’Etat a insisté sur la nécessité d’assurer une meilleure coordination entre le Ministère de l’Industrie et des PME et celui en charge de la Promotion des Investissements privés et du PPP dans le cadre de la promotion et du développement de la Zone Economique Spéciale et dans le but d’éviter tout conflit de compétence et favoriser la nécessaire complémentarité entre les départements intervenant dans ce secteur

Le Président de la République a invité les autorités concernées à initier un durcissement de la législation foncière en vue de renforcer la protection du patrimoine foncier et immobilier de l’Etat et le mettre à l’abri de toute forme d’accaparement ou de spoliation

Le Chef de l’Etat a demandé que la mission des brigades urbaines motorisées nouvellement créées soit étendue au respect de l’interdiction de dépôt d’ordures sur les bords de mer et sur les voies ferrées en plus du contrôle régulier que ces brigades exercent sur l’occupation des domaines publics et autres espaces réservés

Le Président de la République a encouragé les départements ministériels à faire effectuer par leurs cadres, des voyages d’études dans certains pays africains afin de s’inspirer de leurs expériences respectives dans la promotion et la mise en œuvre de projets similaires en cours de développement dans notre pays. Il a cité les exemples de la Mauritanie et de la Tunisie qui constituent des exemples réussis dans le domaine de la Pêche industrielle

Le Chef de l’Etat a instruit le Gouvernement de veiller à la préférence à accorder aux entreprises et coopératives locales dans l’attribution des travaux d’infrastructures fiancées par l’ANAFIC, tout en conciliant cet avantage avec les critères d’efficacité et de crédibilité sans lesquels le programme risquerait d’être compromis

Au titre du deuxième point de l’ordre du jour, Monsieur le Premier Ministre a fait le compte rendu de la session ordinaire du Conseil Interministériel des 9 et 16 Juillet 2019.

Le Conseil a entendu successivement

Le Ministre des Pêches, de l’Aquaculture et de l’Economie Maritime a soumis au Conseil trois projets de Décrets portant attributions, organisation et fonctionnement des Etablissements suivants :

  • l’Office National de Contrôle Sanitaire des Produits de Pêche et de l’Aquaculture ;
  • le Centre National de Surveillance et de Police des Pêches ;
  • le Centre National des Sciences Halieutiques de Boussoura.

Le Ministre a précisé que cet exercice est la résultante des recommandations des Etats Généraux de la pêche, organisés en septembre 2013, sous l’impulsion de Monsieur le Président de la République. Il permet de mettre en adéquation les structures administratives du Ministère de la pêche et de l’Aquaculture avec les objectifs d’aménagement et de développement assignés au secteur par le Gouvernement.Il permet également le renforcement des capacités institutionnelles du Ministère à travers la rénovation des structures chargées de gérer les ressources halieutiques du pays et de renforcer ainsi la synergie entre structures, institutions et missions. L’objectif étant de parvenir à inscrire les nouveaux champs d’action, les procédures et la responsabilité des agents dans un processus d’amélioration et de consolidation de la gestion des performances du secteur.

Le Ministre a rassuré que les présents projets de décrets ont pris en compte toutes les réformes institutionnelles recommandées par les Etats Généraux, d’une part et les dispositions du cadre législatif et règlementaire en la matière, d’autre part.

Avec le constat que les recommandations formulées en première lecture ont été satisfaites, le Conseil a adopté les trois projets de décret organiques sur les trois établissements publics du Ministère de la Pêche.

Le Ministère de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation a présenté une communication sur les conditions de passation des marchés financés par l’ANAFIC

Le Ministre a commencé par féliciter les membres du Gouvernement pour leur présence effective dans les Collectivités Décentralisées lors de leurs missions. Il a rappelé aux membres du Conseil que les rapports de mission sont attendus conformément à la constitution des groupes régionaux.

Pour lui, les dispositions générales relatives à la gestion des travaux des collectivités locales prennent appui sur les articles 320 à 325 du Code Révisé des Collectivités Locales.

Au plan des dispositions organisationnelles, le Ministre a indiqué que la Commission de Passation des Marchés (CPM) est une commission ad hoc mise en place par le Conseil Communal pour effectuer les opérations de passation des marchés au niveau de la commune.

En dernière instance, le Ministre a indiqué que la collectivité locale en sa qualité de maître d’ouvrage, attribue le marché au soumissionnaire ayant présenté l’offre la mieux disante qui satisfait aux critères de qualification définis dans le DAO.

A travers les échanges fructueux sur le sujet, le Conseil s’est réjoui de cette politique du Président de la République qui met le focus sur le développement soutenu et équilibré des collectivités locales pour booster la décentralisation en Guinée.

Toutefois, il résulte des constats de terrain que les critères d’attribution des marchés de construction des infrastructures communautaires ne favorisent pas l’accès de ces marchés aux entreprises locales tel que voulu par le Chef de l’Etat, le Professeur Alpha CONDE.

Dans cette perspective, le Conseil a invité le Ministre de l’Economie et des Fiances à insérer dans le nouveau code des marchés publics en préparation des dispositions spécifiques en faveur de l’émergence de jeunes entrepreneurs locaux.

Le Ministre des Sports, de la Culture et du Patrimoine Historique a présenté un Rapport sur la Participation de la Guinée à la Coupe d’Afrique des Nations de Football Sénior (CAN 2019) en Egypte.

Le Ministre a indiqué que l’objet de la présente communication est d’éclairer le conseil sur les actions menées par le département suite à l’élimination prématurée du Syli National lors de la Coupe d’Afrique des nations Egypte 2019 jusqu’à date, et parler de la situation de l’équipe cadette ou les U 17.

A cet effet, le Ministre a soutenu qu’une importante réunion s’est tenue au siège de son département le 15 juillet 2019, de 10 heures à 14 heures.

Etaient présents à la réunion, le Président du Comité National Olympique et Sportif Guinéen, le Président de la Fédération Guinéenne de Football accompagné de deux de ses collaborateurs, un membre du Comité de soutien, deux membres de la Commission d’élaboration du budget de la CAN, le Secrétaire Général du Ministère, chef de la délégation, quatre proches collaborateurs et le Ministre lui-même.

Le Ministre a souligné qu’après avoir écouté le Président de la Fédération Guinéenne de Football et le Chef de la délégation, un tour de table a permis de faire les constats suivants :

–        Le dysfonctionnement au sein de la Fédération Guinéenne de Football

–        Les défaillances du management technique

–        Le climat malsain au sein de l’équipe ;

–        La corruption au sein de l’équipe ;

–        Le nombre pléthorique de techniciens autour de l’équipe ;

De ces constats, le Ministre a signalé que les décisions suivantes ont été prises au terme de la réunion :

–       Le renvoi de l’entraîneur et de tout son staff technique ;

–              La poursuite de l’enquête autour des faits de corruption dénoncés ;

–          La mise en place d’une commission pour la revue des arrêtés conjoints relatifs aux primes accordées aux joueurs et au staff technique ;

–                La réalisation d’un audit organisationnel

Pour terminer, le Ministre en charge des sports a renouvelé les remerciements de la famille du football pour tous les efforts consentis pour une bonne participation du Syli National à la CAN Egypte 2019.

Tout en rassurant que toutes les responsabilités seront situées et les coupables sanctionnés.

Cette communication du Ministre a suscité beaucoup de débats au sein du Conseil. Au regard des dysfonctionnements graves et des soupçons de corruption déclarés çà et là, le Premier Ministre a instruit le Ministre de l’Economie et des Finances à diligenter un audit financier pour mettre en évidence toutes les forces et faiblesses de l’organisation de cette CAN de football sénior 2019 en Egypte.

   AU TITRE DES QUESTIONS DIVERSES

  1. Le Conseil a apprécié le rendez-vous réussi de la fin de la revue du programme de la Guinée avec le FMI et le respect des critères et repères quantitatifs et structurels, se réjouissant de la bonne qualité des relations de la Guinée avec les bailleurs de fonds.
  2. Le Conseil a énoncé les dispositions à prendre par les ministères économiques et financiers, ainsi que par chaque département ministériel, pour entamer dès maintenant les travaux préparatoires de l’élaboration du projet de Budget National de Développement, exercice 2020,au regard des priorités nationales résultant des orientations et des initiatives présidentielles et celles découlant des lettres de mission assignées à chaque membre du gouvernement ainsi que les recommandations du Débat d’Orientation Budgétaire convenues avec l’institution parlementaire.

Sur cette lancée, le Conseil a mis un accent particulier sur la prise en compte dans l’élaboration du Budget 2020, des éléments ci-après :

–        Les dépenses sociales (santé, éducation, transports publics, etc…) ;

–        Les dépenses d’investissements induits par les programmes et projets des différents départements sectoriels.

  3 – Dans le cadre du suivi des décisions du Conseil Interministériel pour la professionnalisation de la gestion des déchets solides (CIDS), le Conseil a invité :

–        Le Ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement à diligenter la finalisation des contrats des deux opérateurs assortis d’un calendrier d’intervention avec l’appui d’un conseiller juridique ;

–     Les Ministères de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation, des Travaux Publics, de l’Hydraulique et de l’Assainissement à finaliser sans autre délai, l’identification d’un site de dépôt relais des ordures à Coyah et sa mise en exploitation pour répondre à l’urgence actuelle ;

–   Le Ministre du Budget à prévoir l’affectation effective de la première tranche de l’appui budgétaire de l’Union Européenne prévue au mois d’octobre 2019, au financement de l’assainissement et notamment la prestation des opérateurs ;

–    Le Ministre de l’Economie et des Finances à finaliser immédiatement les procédures de passation des marchés des équipements d’assainissement sur financement de la Banque Islamique de Développement (BID).

4-    Le Secrétaire Général des Affaires Religieuses a chargé le Conseil de remercier Son Excellence Monsieur le Président de la République pour les dispositions idoines prises cette année pour améliorer nettement l’’organisation et le déroulement du Hadj 2019, en particulier à travers le système de préfinancement mis en place par le Gouvernement

Avant de lever la séance le Président de la République a donné de larges informations sur la situation nationale, africaine et internationale

Le Conseil des Ministres 

Transmis par la Cellule de Communication du Gouvernement

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Bac 2019 : « l’épreuve de Français publiée sur WhatsApp a été changée à la dernière minute »

18 juillet 2019 à 16 04 35 07357
Mohamed Ansa Diawara, directeur du service information et documentation au ministère de l’éducation nationale et de l’alphabétisation

Les candidats au baccalauréat unique, session 2019, de l’option sciences sociales ont été surpris et étonnés ce jeudi, 18 juillet 2019. Alors que le lancement de leur épreuve de Français était prévue à 9h00, ils ont dû attendre dans les salles jusqu’à 11h00 pour recevoir le sujet. Et, selon le porte-parole du ministre de l’éducation nationale et de l’alphabétisation, interrogé par Guineematin.com, ce retard est dû à la fuite du sujet. Ce qui a entraîné le changement de l’épreuve à la dernière minute.

Au lieu de 9h00-13h00, l’épreuve de Français pour les candidats au baccalauréat option sciences sociales s’est déroulée de 11h00 à 15h00. Un décalage qui est dû à la un changement de sujet, intervenu suite à la fuite de la première épreuve, a expliqué au téléphone de Guineematin.com, Mohamed Ansa Diawara, directeur du service information et documentation au ministère de l’éducation nationale et de l’alphabétisation.

« Ce matin, dans les environs de 6 heures, le service examen a constaté sur le réseau social WhatsApp la publication de l’épreuve de Français qui devait passer aujourd’hui à 9 heures. Aussitôt, le service examen a pris des dispositions pour suspendre la passation de l’épreuve de Français qui circulait déjà sur WhatsApp. Comme c’est un service qui a une banque de sujets, une autre épreuve a été proposée tout en décalant la passation de cette épreuve. Au lieu de 9 heures, il a été décidé de la faire passer à 11 heures, le temps de faire le dispatching sur tout le territoire national. Ce qui fut fait. Après le dispatching, l’épreuve a été lancée à 11 heures dans tout le pays », a-t-il indiqué.

Selon ce responsable du ministère de l’éducation nationale et de l’alphabétisation, l’origine de la fuite du premier sujet n’est pas, pour l’heure, connue. Il annonce tout de même qu’une enquête est en cours à cet effet. « L’enquête continue parce que le ministre, son Excellence Mory Sangaré, a promis de faire la lumière sur ce qui s’est passé. Mais pour l’instant, nous nous occupons des candidats pour que le baccalauréat se passe très bien », a laissé entendre Mohamed Ansa Diawara.

Alpha Fafaya Diallo pour Guineematin.com

Tel. 628 12 43 62

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New York : grogne à l’UFDG, 3ème mandat, visite aux Nations Unies… Cellou Dalein à Guineematin

18 juillet 2019 à 16 04 10 07107

Le Chef de file de l’opposition guinéenne, Elhadj Cellou Dalein Diallo, séjourne depuis quelques jours à New York, aux Etats-Unis d’Amérique. Le président de l’Union des Forces Démocratiques de Guinée (UFDG) est en compagnie de son épouse, Hadja Halimatou Dalein Diallo.

Au cours de cette visite très chargée, avec de multiples rencontres, Cellou Dalein a accordé une interview au correspondant de Guineematin.com basé au pays de l’Oncle Sam. Dans cet entretien, le principal opposant au régime d’Alpha Condé revient sur l’objectif de son déplacement à l’étranger et sur l’actualité sociopolitique de la Guinée.

Guineematin.com : pour commencer, dites-nous pourquoi êtes-vous sorti avec madame Diallo cette fois-ci ?

Elhadj Cellou Dalein Diallo : moi, je devais venir ici pour rencontrer les fédérations, mais aussi pour alerter les Nations Unies et l’administration américaine sur les risques qui pèsent sur la paix et l’unité en Guinée, sur les velléités de monsieur Alpha Condé de changer de constitution afin de s’octroyer une présidence à vie. Et, madame Diallo aussi était invitée par les femmes de la Grande Bretagne et des Etats Unis. Donc, on est venus ensemble.

Guineematin.com : il paraît que ça grogne dans votre parti, qu’il y aurait des mécontents ?

Elhadj Cellou Dalein Diallo : vous savez, l’UFDG comme dans tous les grands partis, des incidents peuvent arriver. Mais, ça ne met pas en cause la cohésion de l’équipe. Il peut y avoir des problèmes de leadership dans une grande organisation comme l’UFDG, mais ça ne met nullement en cause la cohésion et la force de l’équipe. Ce n’est même pas des choses qui méritent d’être évoquées. Il y a toujours des petits soucis, ici et là, mais il n’y a pas quelque chose qui mettrait en cause la cohésion de l’équipe qui travaille au tour du président.

Guineematin.com : avec l’état actuel de la Guinée, l’injustice, la division ethnique, l’insécurité, la misère, la mafia au sein de l’Etat. Est-ce que vous êtes réellement prêts à diriger la Guinée ?

Elhadj Cellou Dalein Diallo : c’est pour pourquoi je souhaiterai diriger la Guinée. Je sais qu’il y a une mauvaise gouvernance, la corruption, il y a la division du pays, il y a la qualité des infrastructures qui ne nous satisfait pas, la qualité de l’éducation, l’unité nationale a été sévèrement menacée. J’ai l’ambition de réconcilier les guinéens, d’améliorer l’état de l’enseignement, de permettre au pays d’avoir un système éducatif plus performant, de moderniser les infrastructures et de créer une société moderne. C’est pourquoi je fais la politique. Si tout était bon, peut-être que je n’aurais pas fait la politique. Mais, j’estime qu’il y a beaucoup de choses à faire : il y a la pauvreté, il y a le chômage des jeunes en particulier qui à mon avis, ne sont pas des fatalités. Il suffit qu’on ait des politiques publiques plus performantes pour créer des opportunités d’emplois, pour améliorer les infrastructures, pour améliorer l’enseignement, se doter d’un système éducatif plus performant pour faire de la Guinée un pays où il fait bon vivre. C’est parce qu’il y a cette mauvaise gouvernance dont vous parlez, la corruption, le détournement des deniers publics, que j’ai décidé de faire la politique. C’est pour changer ça et répondre aux attentes de la population.

Guineematin.com : dans ce cas, si vous êtes élu président de la République en décembre 2020, combien de temps donneriez-vous au peuple de Guinée pour qu’il sente le changement tant attendu ?

Elhadj Cellou Dalein Diallo : écoutez, c’est toujours un processus (rires). Le processus de réconciliation, c’est un processus qui n’est pas facile. On a malmené l’unité nationale, on a divisé les guinéens en fonction de leur appartenance ethnique, en fonction même de leur appartenance politique. Mon ambition, c’est de faire en sorte que chaque guinéen, quel que soit le parti auquel il appartient, quel que soit l’ethnie dont il est ressortissant, qu’il soit en sécurité, et lui et ses biens, et qu’il puisse exercer pleinement tous les droits qui lui sont reconnus par les lois de la République. Et, je ferai en sorte qu’il y ait plus de tolérance, plus de fraternité et plus de compréhension avec les différentes composantes politiques et socioprofessionnelles.

Guineematin.com : vous portez confiance au FNDC. Et si c’était une diversion pour permettre à Alpha Condé de mieux préparer son coup. Quel contrôle avez-vous sur ce front ?

Elhadj Cellou Dalein Diallo : je suis membre-fondateur du FNDC. Ce n’est pas une diversion, c’est un mouvement qui rassemble en son sein la quasi-totalité des partis politiques guinéens, les organisations de la société civile, des syndicats, des artistes, des grands intellectuels, des magistrats et tous ceux qui veulent barrer la route aux promoteurs du 3ème mandat pour que la Guinée puisse être une démocratie apaisée, capable de permettre une alternance démocratique ; pour ne pas qu’on soit chaque fois obligé d’attendre que le Chef d’Etat meurt pour qu’il y ait l’alternance. Il faut que, si le peuple veut sanctionner un dirigeant, qu’il vote contre lui et qu’on limite le nombre de mandats à exercer par un président. Nul ne peut exercer plus de deux mandats consécutifs ou non, a dit notre constitution. Il faut qu’on veille au respect de ça.

Guineematin.com : on a entendu ces derniers temps Mahamadou Issoufou du Niger et Georges Wéah du Libéria contre les chefs d’Etat qui voudraient modifier la constitution pour s’éterniser au pouvoir. Quelle lecture faites-vous de la position des chefs d’Etat de la CEDEAO, de l’Afrique et de la communauté internationale en générale sur le projet de changement de la constitution et le 3ème mandat en Guinée ?

Elhadj Cellou Dalein Diallo : je crois qu’Alpha Condé est seul dans ce projet. Ses amis les plus proches : on a écouté Me Boukounta, on a écouté Albert Bourgi. Il y a beaucoup qui ne se sont pas exprimés publiquement, mais qui ont essayé de nous faire passer le message. C’est une initiative dangereuse pour la paix, pour la stabilité de notre pays et de la sous-région. Je pense qu’il y a beaucoup d’autres qui ont essayé de le dissuader et malheureusement comme il s’entête, je crois que ça ne sera que malheur pour lui-même. Parce qu’il aurait pu sortir par la grande porte, sortir avec les honneurs et considération qui lui seraient dû en tant qu’ancien président, même si sa gouvernance a été catastrophique, il aurait pu quand même organiser des élections libres, transparentes et transférer le pouvoir à celui que le peuple de Guinée aurait choisi. Mais, il persiste. Je sais qu’il y a beaucoup de personnalités extérieures et même intérieures qui ont essayé de le dissuader. Mais, jusqu’à présent, je pense que ces personnalités n’ont pas réussi à faire fléchir monsieur Alpha Condé qui ne veut pas du tout quitter le pouvoir.

Guineematin.com : vous étiez aux Nations Unis, vous avez rencontré les représentants de la communauté internationale certainement. Est-ce qu’on peut savoir ce que vous vous êtes dit là-bas ?

Elhadj Cellou Dalein Diallo : j’étais aux Nations Unis, j’ai rencontré la secrétaire générale adjointe des Nations Unis. D’abord, je lui ai remis le mémorandum du FNDC et ensuite je lui ai expliqué la situation qui prévaut en Guinée, et surtout les risques, les menaces qui pèsent sur la stabilité et qui sont liées cette velléité de monsieur Alpha Condé de changer de constitution. J’ai parlé bien entendu des problèmes économiques, des problèmes sociaux, au plan politique, économique dans le pays, un pays où les droits humains ne sont pas respectés, où la démocratie a reculé ces derniers temps, où il y a un pillage systématique des ressources naturelles. Donc, nous y avons été pour dénoncer tout cela.

Propos recueillis à New York par Mamadou Diouma Diallo pour Guineematin.com

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Télimélé : le préfet demande à la société CDM-Chine d’employer les fils de la préfecture

18 juillet 2019 à 15 03 56 07567
Amadou Sadio Diallo, préfet de Télimélé
Amadou Sadio Diallo, préfet de Télimélé

Dans le cadre de sa tournée de prise de contact avec les communautés relevant de sa juridiction, le préfet de Télimélé s’est rendu hier, mercredi 17 juillet 2019, dans le district de Kabara (sous-préfecture de Daramagnaki) où est installée la société minière CDM-Chine. Il a conféré avec les responsables de la société sur plusieurs sujets, notamment celui de l’emploi des fils de la préfecture, rapporte le correspondant de Guineematin.com à Télimélé.

Au sortir de l’entretien, le préfet, Amadou Sadio Diallo, est revenu sur ce qu’il s’est dit avec la direction générale de la société chinoise. « J’ai profité de ma tournée entamée depuis quelque jours pour visiter les installation de cette compagnie minière. J’ai eu un entretien particulier d’environ une heure de temps avec la direction. Nous avons parlé de beaucoup de choses.

Sur la question de l’emploi, j’ai demandé aux partenaires chinois de bien vouloir fournir beaucoup d’efforts parce que les jeunes disent que c’est inadmissible pour eux que ça soit chez eux que le travail se fait et qu’ils n’arrivent pas à être employés.

Amadou Sadio Diallo, préfet de Télimélé
Amadou Sadio Diallo, préfet de Télimélé

Ils indiquent que sur dix (10) emplois, eux ils n’ont pas quatre (4). Pour ce qui est des routes, je leur ai dit que c’est inadmissible que moi, je quitte Daramagnaki, je pars à Sangarédi et à Boké ville pour atteindre Kawessi. J’ai demandé donc aux partenaires chinois de se battre aussi pour pouvoir travailler la route Daramagnaki-Kawessi qui n’atteint pas 70 km. Cela est une préoccupation de toutes les populations riveraines », a confié l’autorité préfectorale de Télimélé.

L’autre question abordée au cours de cette rencontre, c’est celle relative à la rénovation du stade de Télimélé. Cela, suite à la montée en première division du club de football de cette préfecture. « Je leur ai dit que les jeunes de Télimélé ont fait preuve de courage de sorte que l’équipe de Télimélé va évoluer à partir de cette saison en ligue 1. Les dirigeants du football au niveau national veulent mettre du gazon synthétique au du stade de Télimélé, mais la condition est que nous, au niveau locale, on arrive à niveler le stade pour qu’ils viennent mettre le gazon. Puisque les moyens nous manquent, on s’est convenu que je vais leur adresser une lettre demandant une assistance pour permettre aux jeunes de Télimélé de bien jouer au football et permettre à Télimélé d’accueillir des clubs nationaux et internationaux », a dit Amadou Sadio Diallo.

Song

En réponse, monsieur Song, le directeur général adjoint de CDM-Chine, a promis que la société va répondre aux préoccupations exprimées par le préfet qui ne dépassent pas ses capacités. « Tout d’abord, nous sommes satisfaits de la visite du préfet de Télimélé. Nous avons vu que le préfet est un homme qui possède beaucoup d’expériences et c’est un homme très sérieux. Comme il l’a expliqué, nous avons échangé pendant une heure de temps sur beaucoup de choses. La première question c’est par rapport à l’emploi. Depuis notre installation en 2017, on a fait beaucoup de choses pour développer la préfecture. Jusqu’à présent, on a employé plus de 1400 personnes.

Parmi eux, les employés de Télimélé dépassent 400 personnes. A l’avenir, on va continuer à créer des emplois pour les fils de Télimélé. On invite les gens qui possèdent des capacités dans ce domaine de venir vers nous pour développer la société et la préfecture de Télimélé. Concernant les routes, nous avons ouvert assez de routes avec la bonne volonté, et chaque année nous les entretenons. Pour le cas de la route d’ici Daramagnaki, c’est un peu lourd, ça dépasse nos capacités pour le moment. Donc on a besoin de la collaboration des communautés et toutes les sociétés qui évoluent ici », a-t-il indiqué.

Ce responsable de CDM-Chine a promis aussi le soutien de sa société au club de football Loubha FC. Des discussions plus approfondies sont annoncées sur la question.

De Télimélé, Ousmane Dieng pour Guineematin.com

Tél. : 622525250

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PMU-LONAGUI : dernière ligne droite avant… le départ !

18 juillet 2019 à 15 03 37 07377

Le compte à rebours est en marche. Début août prochain, les paris sur les courses hippiques (PMU) vont changer de mains. Au terme du contrat de concession liant jusque-là WINIYA SARL, la société de l’homme d’affaires Jean-Jacques Grenier, à la Loterie nationale de Guinée (LONAGUI), l’organisation de ce type de jeu sera dorénavant assurée par cette dernière. Comme le font déjà depuis des lustres la plupart des loteries nationales en Afrique.

Conformément à ses attributions clairement définies par le décret du 26 mai 2016, la LONAGUI, tout en continuant a concéder à des opérateurs privés l’exploitation d’autres segments, va se lancer dans celle du PMU, qui est en Guinée et ailleurs dans la sous-région le produit phare de la sphère ludique.

Avec comme motivation première, le relèvement substantiel des recettes de l’Etat issues du secteur des jeux, ainsi qu’une meilleure organisation visant non seulement l’amélioration des conditions de travail des acteurs, mais aussi une répartition des gains plus avantageuse pour les parieurs.

Ce qui permettra à la LONAGUI, à l’instar de ses homologues d’ailleurs, de s’investir davantage dans les activités socio-économiques (construction d’écoles, appui aux couches déshéritées, soutien aux équipes sportives, etc.).

En attendant, on est dans la dernière ligne droite et dans les derniers réglages techniques, logistiques et communicationnels.

En plus de la résistance,

Grenier opte pour l’enfumage

Pendant ce temps, la société WINIYA et son patron n’en démordent pas. Ne se faisant pas beaucoup d’illusions quant à leur saisine du tribunal du commerce, au regard de la légèreté des arguments qu’ils brandissent, il leur reste maintenant l’enfumage.

Pour brouiller la perception du public sur la décision de la LONAGUI d’user de ses prérogatives en se lançant dans l’exploitation des paris hippiques, tous les coups semblent permis. Notamment les fake news ou infox, dans le but de tromper l’opinion.

Ainsi, on parle de Corses qui seraient pires que des corsaires, d’un casino qui serait en gestation, d’une société « sulfureuse », fruits d’une imagination apparemment très fertile …

Dans les faits, la LONAGUI va exclusivement organiser ces paris en n’étant donc associée à aucune autre société (elle détient la totalité des actions). Cela va sans dire que pour les aspects techniques, elle ne peut que recourir à des prestataires spécialisés. C’est le cas en particulier des serveurs informatiques.

Quant à savoir si ledit prestataire est aussi sulfureux qu’un autre dont le parcours tient du conte de fée (des chantiers de la cité de l’OUA sous le président Touré au statut qui est le sien aujourd’hui), ça c’est une autre question sur laquelle on pourrait s’étendre à loisir.

Pour le moment, la date fatidique de la fin du contrat de WINIYA arrive au galop.

Les sabliers sont sans pitié…

F. Diariou Baldé

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Télimélé : Kawessi (Daramagnaki) demande à être érigé en Commune Rurale

18 juillet 2019 à 15 03 27 07277

Dans le cadre de sa tournée de prise de contact avec les populations à la base, Amadou Sadio Diallo, le préfet de Télimélé, accompagné d’une forte délégation, a été accueilli en pompe, hier mercredi 17 juillet 2019, dans les districts de Kabara et Diougourou, relevant de la commune rurale de Daramagnaki. L’unité des fils et filles de ces localités et la préservation de l’environnement sont les principaux points à l’ordre du jour de cette tournée, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

C’est dans le district de Kabara, situé à 35 km de Daramagnaki, qu’est implantée la compagnie minière CDM-Chine avec un certain nombre de réalisations pour la communauté.

Amadou Kanté, conseiller communal,
Amadou Kanté, conseiller communal

Selon Amadou Kanté, conseiller communal, jusqu’en 2016, le district de Kabara était une zone à vocation agro-pastorale. Mais, à partir de l’année 2017 qui marque le début des activités de CDM-Chine, Kabara est devenu un district minier par excellence. « Monsieur le préfet, jamais une société minière n’évolue sur un terrain sans inconvénients. Mais, dans les conditions de partenariat, les avantages prennent le dessus, on s’accepte mutuellement. En contrepartie de notre bauxite, CDM-Chine s’acquitte d’une taxe superficiaire de 360 millions de FG annuellement, versée à la commune pour aider à lutter contre la pauvreté dans nos différentes localités. Ainsi, ont été réalisé : un poste de santé à Lalifan, non encore équipé, une école primaire de 3 salles de classe avec une direction et un bloc latrines. Parallèlement à cette taxe, la compagnie vole à notre secours partout où elle nous voit en extrême nécessité », a fait savoir Amadou Kanté.

Amadou Sadio Diallo, préfet de Télimélé
Amadou Sadio Diallo

Au cours de cette visite du préfet de Télimélé, le district de Kawessi, relevant de Daramagnaki, a réitéré son souhait de se voir ériger en sous-préfecture. Une idée défendue par Mamoudou Diallo, citoyen de la localité, qui a interpellé Amadou Sadio Diallo à ce sujet. « Dans le souci de rapprocher les administrateurs aux administrés, la population de Kawessi manifeste son désir d’être érigé en sous-préfecture. Monsieur le préfet, votre présence ici aujourd’hui nourrit beaucoup d’espoir dans le processus du découpage tant attendu. Depuis 8 ans, notre brave population a entrepris un processus de découpage en investissant près de 2 milliards 300 millions de FG dans la construction d’un centre d’accueil, des bureaux du maire et du sous-préfet, les logements du sous-préfet, du maire, du secrétaire général de la commune et du receveur », a-t-il révélé.

Dans sa réponse, le préfet Amadou Sadio Diallo a dit avoir pris bonne notre de cette réclamation. « Kawessi! Nous avons vu, nous avons entendu et nous avons compris. Cet accueil démontre que vous nous soutenez et vous soutenez le président de la République. Vous voulez être une commune rurale, que Dieu vous aide. Sachez que nous allons rendre compte. J’ai eu un entretien sérieux avec la direction de la compagnie, je pense que les choses vont évoluer », a lancé monsieur Diallo.

En outre, le préfet a demandé aux différents districts de Daramagnaki de cultiver la fraternité, l’amour du prochain, de s’unir et de s’accepter. Il a également invité les populations locales à se battre pour la protection de l’environnement.

De Télimélé, Ousmane Dieng pour Guineematin.com

Tél. : 622525250

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Ratoma : Issa Soumah officiellement installé à la tête de la mairie

18 juillet 2019 à 14 02 37 07377
Issa Soumah, nouveau maire de la commune de Ratoma

Jusque-là 1er vice maire de Ratoma, monsieur Issa Soumah est désormais le nouveau maire de cette commune de Conakry. Il a été installé officiellement dans ses nouvelles fonctions ce jeudi, 18 juillet 2019, a constaté Guineematin.com, à travers un de ses journalistes.

C’est la salle de conférence de la mairie de Ratoma qui a abrité cette cérémonie, présidée par le Directeur de cabinet du gouverneur de la ville de Conakry, Moundjour Chérif. L’événement a connu la présence de 30 des 45 conseillers communaux et de la secrétaire générale de la commune, madame Touré Fanta Kaba.

Après une minute de silence observée à la mémoire de Souleymane Taran Diallo, l’ancien maire de cette commune décédé récemment, le président de séance a déroulé l’ordre du jour portant sur un seul point. « Il s’agit de la cérémonie d’installation du 1er vice maire de Ratoma dans les fonctions de maire de la commune, après le rappel à Dieu du maire, Souleymane Taran Diallo. Et ce, conformément à la loi et précisément à l’article 146 du Code des collectivités ».

Moundjour Chérif a ensuite procédé à la lecture de l’article 146 du Code des collectivités révisé qui stipule : « en cas d’absence, de suspension, de révocation ou de tout autre empêchement, l’autorité communale est provisoirement remplacée par un adjoint dans l’ordre de nomination et, à défaut d’adjoint, par un conseiller désigné par le conseil communal, ou à défaut, pris dans l’ordre, conformément à l’article 134 de la présente loi ».

Selon l’émissaire du gouverneur de la ville de Conakry, dès après le décès du maire Souleymane Taran Diallo, des dispositions ont été prises par le gouvernorat pour demander à la secrétaire générale de la commune de Ratoma, madame Touré, de faire assurer la continuité de l’administration par le 1er vice maire.

« A l’annonce du décès du maire, le gouvernorat n’est pas resté les bras croisés. Nous avons instruit la secrétaire générale de la commune de faire assurer la continuité de l’administration par le 1er vice maire en attendant d’autres dispositions », a tenu à préciser le Directeur de cabinet du gouvernorat.

Et, c’est dans le bureau du 1er vice maire que la cérémonie d’installation s’est poursuivie. « Au nom des privilèges qui me sont accordés par monsieur le Gouverneur, je déclare installé monsieur Issa Soumah, dans les fonctions de maire de la commune de Ratoma », a dit Moundjour Chérif.

Pour combler le vide laissé par le 1er vice maire, c’est son suivant sur la liste, Alpha Oumar Sacko qui est venu à sa place et la même règle a été appliquée aux autres vices maires à l’exception du 7ème vice maire. Une autre cérémonie sera organisée pour élire ce dernier vice maire et procéder à l’installation du 45ème conseiller communal, a annoncé le responsable du Gouvernorat de Conakry.

De son côté, le nouveau patron de la municipalité a déjà reçu des mains des conseillers, les clés du bureau du maire, celle de la voiture de fonction, le cachet et l’écharpe pour rendre effectif son installation dans les nouvelles fonctions de maire de la commune de Ratoma.

S’adressant à chaud à l’assistance, Issa Soumah a sollicité le soutien et l’accompagnement aussi bien de l’administration que de ces collègues conseillers, pour mener à bien sa mission.

Abdallah BALDE pour Guineematin.com

Tél : 628 08 98 45

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TPI Dixinn : « j’avais volé des chèvres dans d’autres quartiers, à Gomboya et à Yattayah »

18 juillet 2019 à 14 02 17 07177
image d’archive

Kerfala Camara, ouvrier de profession, est un récidiviste dans le vol de bétail. Ce citoyen domicilié à Coyah, a été appréhendé en flagrant délit de vol de deux chèvres au quartier Foula Madina, dans la commune de Ratoma. Il a répondu de ses actes dans la journée d’hier, mercredi 17 juillet 2019, devant le tribunal correctionnel de Dixinn, délocalisé à la mairie de Ratoma, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Kerfala Camara est poursuivi pour avoir volé deux chèvres appartenant à Ousmane Mansaré, éleveur de son état. Selon nos informations, ce cas de vol a eu lieu le lundi 8 juillet dernier au quartier Foula Madina. Kerfala Camara a été appréhendé par la foule, roué de coups, remis à la police avant d’être placé sous mandat de dépôt le même jour.

Appelé à la barre, Kerfala Camara a reconnu les faits de vol pour lesquels il est poursuivi. Seulement, il a laissé entendre que c’est sa première fois de se livrer à de tels actes, mêmes si le plaignant l’accuse d’être auteur du vol de ses 35 têtes de chèvres. « Ce jour, je suis venu trouver les enfants en train de jouer au ballon. J’ai demandé aux enfants si les chèvres leur appartiennent. Ils ont répondu par la négative. C’est ainsi que les enfants m’ont aidé à attraper deux chèvres. Je les ai attachées pour les maîtriser. En cours de route, j’ai rencontré un vieux qui m’a demandé si les chèvres sont à moi. Je lui ai dit oui. Après, j’ai continué mon chemin. Quand je suis arrivé au niveau de la grande route, les jeunes et les enfants sont venus m’interpeller. Ils m’ont bastonné avant de me conduire au commissariat. Mais, c’est ma première fois de voler des chèvres dans ce quartier-là. Auparavant, j’avais volé des chèvres dans d’autres quartiers, notamment à Gomboya et à Yattayah. Mais, dans cette zone où on m’a mis aux arrêts, c’est ma première fois de le faire », a expliqué le prévenu.

Par contre, Ousmane Mansaré soutient mordicus avoir été victime de vol à plusieurs reprises. Il a laissé entendre qu’il a été victime de vol de 35 bêtes, dont 9 moutons tout en accusant Kerfala d’en être l’auteur. « Je suis éleveur. Chaque mois, on me vole au moins trois têtes de chèvres. J’ai perdu 35 animaux, dont 9 moutons, tous enlevés par Kerfala Camara. Aujourd’hui, je lui réclame mes 35 animaux. Chaque tête coûte au moins 500 mille francs guinéens », a réclamé le plaignant à la barre.

Après avoir écouté les explications des deux parties, le procureur Boubacar 1 Bah a demandé au tribunal de retenir le prévenu dans les liens de la culpabilité des faits de vol « en le condamnant à 6 mois d’emprisonnement ferme. Ensuite, de prendre en compte les réclamations de la partie civile tout en constatant que les deux chèvres ont été restituées au plaignant », a requis le procureur.

Finalement, le tribunal a mis le dossier en délibéré pour décision être rendue le mercredi, 24 juillet 2019.

Saidou Hady Diallo pour Guineematin.com

Tel: 620 589 527/654 416 922

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Bac 2019 : un étudiant poursuivi pour fraude à l’examen à N’Zérékoré

18 juillet 2019 à 14 02 04 07047

Jacques Lamah, étudiant en Licence 2 Anglais à l’Université de N’Zérékoré, s’est substitué à son jeune frère, Cécé Patrice Lamah, candidat au baccalauréat pour la session 2019.

Appréhendé il y a deux jours par des surveillants au centre d’examen EP/Daninè, dans la commune urbaine, Jacques Lamah a été mis aux arrêts, déposé au commissariat de police et déféré au tribunal. Son procès s’ouvre aujourd’hui même, jeudi 18 juillet 2019, au tribunal de N’Nzérékoré, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Selon nos informations, c’est le mardi 16 juillet 2019 que Jacques Lamah, étudiant de son état, a été mis aux arrêts dans une salle d’évaluation du baccalauréat. Il était entrain de se faire évaluer en lieu et place de son frère, Cécé Patrice Lamah. Ce candidat est élève du groupe scolaire Baïlo Barry 2, option Sciences Sociales, détenteur du PV 43317.

Le présumé fraudeur, âgé d’une vingtaine d’années, a été appréhendé dans la salle N°2 du centre Ecole Primaire Daninè, après avoir composé dans les deux matières de la première journée.

Suite à une plainte du directeur préfectoral de l’éducation, Moussagbè Diakité, Jacques Lamah a été déposé au commissariat central de police de N’Zérékoré, puis déféré au tribunal de première instance de N’Zérékoré.

Jacques Lamah doit comparaitre ce jeudi, 18 juillet 2019, à la barre du TPI de N’Nzérékoré pour répondre de ses actes.

Affaire à suivre !

De N’Zérékoré, Foromo Gbouo Lamah pour Guineematin.com

Tél : +224620166816/666890877

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Arrestation de Foniké Mengué et Sékou Koundouno : la déclaration du FNDC

18 juillet 2019 à 13 01 02 07027

Suite à une filature des services de renseignement à la solde du régime de M. Alpha CONDE, des unités de police ont procédé à l’enlèvement, ce mardi 16 juillet, de M. Oumar SYLLA, l’un des principaux responsables du Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC) et fervent défenseur de la Constitution. Cet enlèvement est survenu dans un quartier de la banlieue de Conakry alors que M. Sylla récupérait des T-shirts du FNDC destinés à la sensibilisation contre la promotion du troisième mandat en cours et ses conséquences dramatiques pour notre pays.

Quelques temps après, M. Sékou KOUNDOUNO, l’un des membres fondateurs du FNDC, parti s’enquérir des nouvelles d’Oumar SYLLA à la direction de la police judiciaire (DPJ), a été interpellé en violation de toute procédure légale. Ces deux membres du FNDC se sont retrouvés séquestrés illégalement plusieurs heures durant dans les locaux de la DPJ.

Face à cette dangereuse provocation qui risque d’être celle de trop, le FNDC invite toutes ses antennes des communes, préfectures et quartiers de Guinée, ainsi que toutes ses représentations dans les Pays étrangers, à rester vigilantes et à se tenir prêtes pour répondre, avec la plus grande vigueur aux intimidations et harcèlements des imposteurs et traitres qui veulent détruire notre Pays dans le seul but de défendre leurs intérêts égoïstes.

Le FNDC met en garde le régime agonisant d’Alpha Condé contre les multiples atteintes aux droits et libertés de ses membres et sympathisants ainsi que les excès de pouvoir de toutes sortes qu’il ne cesse d’exercer à l’encontre des paisibles citoyens de Guinée.

Ceux qui, au travers de la promotion du troisième mandat, sont prêts à sacrifier le peuple de Guinée sous l’autel de leurs privilèges, auront à lui rendre des comptes et à répondre de leurs responsabilités individuelles dans cette forfaiture.

Le FNDC rappelle aux partenaires de la Guinée que le respect de la Constitution et des lois de la République est le seul garant de la stabilité et de la paix dans le pays et dans la sous-région.

Le FNDC appelle le peuple de Guinée à rester mobilisé pour défendre la Constitution contre ceux qui veulent mettre en péril la cohésion nationale et à se tenir prêt à répondre à l’appel de la coordination nationale.

Conakry le 18 juillet 2019

La coordination nationale du FNDC

Le Responsable des opérations

Ibrahima DIALLO

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Issa Soumah, nouveau maire de Ratoma : « nous voulons faire de notre commune la plus belle et la plus sécurisée »

18 juillet 2019 à 12 12 41 07417
Issa Soumah, nouveau maire de la commune de Ratoma
Issa Soumah, nouveau maire de la commune de Ratoma

Quelques semaines après le décès son ancien maire, Souleymane Taran Diallo, la commune de Ratoma vient de connaitre le nom de sa nouvelle autorité communale. Il s’agit d’Issa Soumah, jusque-là 1er vice maire de la commune. L’intéressé a confirmé l’information au cours d’une interview qu’il a accordée à Guineematin.com hier, mercredi 17 juillet 2019. L’élu de l’UFDG a mis l’occasion à profit pour annoncer ses ambitions à la tête de la deuxième plus grande municipalité de la Guinée.

Décryptage !

Guineematin.com : depuis quelques jours, des rumeurs font état de votre nomination à la tête de la mairie de Ratoma en remplacement de Souleymane Taran Diallo, décédé récemment. Expliquez-nous ce qu’il s’est réellement passé.

Issa Soumah : des rumeurs ? Je n’en sais rien. Pas au sujet de ma nomination en tout cas. Que ça soit au niveau du parti ou au niveau de l’administration, il n’y a plus aucun doute sur ma nomination au poste de maire de la commune de Ratoma.

Guineematin.com : y a-t-il un acte administratif qui vous a investi comme maire de Ratoma ?

Issa Soumah : ce que je sais, le ministère de l’administration du territoire est la tutelle des mairies. S’il prend un acte pour me nommer maire, c’est la loi qui le veut ainsi.

Guineematin.com : pourtant, selon certaines sources, vous avez été investi par vos collègues conseillers pour assurer les fonctions de maire intérimaire. Qu’en dites-vous ?

Issa Soumah : par les conseillers, je ne dirai pas oui. Puisque tous les conseillers comme moi, nous sommes tous élus par les populations de Ratoma. Je pense qu’en tenant compte de la continuité, après le maire, c’est le 1er vice maire qui vient et c’est ce que la loi a dit. Notamment le code des collectivités.

Guineematin.com : maintenant que vous êtes maire de la commune de Ratoma, quelles vont être vos principales missions?

Issa Soumah : en fonction du plan d’actions de développement communal que nous allons mettre en place, nous allons aborder les différents axes. Nous avons l’intention de travailler en faveur des populations de Ratoma. Nous voulons faire de la commune de Ratoma, la plus propre, la plus belle et la plus sécurisée de toutes les communes de la capitale. Nous voulons faire de notre commune, une municipalité où il y a la liberté d’aller et venir et où il fera bon vivre.

Guineematin.com : concrètement, quelles sont vos priorités ?

Issa Soumah : dans un premier temps, nos priorités, c’est le nettoyage de notre commune. Nous voulons sécuriser les citoyens qui vivent dans cette commune également. Nous allons mettre en place tous les mécanismes possibles pour rendre agréable la vie des populations dans notre commune.

Guineematin.com : la décharge de Dar es-salam qui a fait des victimes en 2017, constitue encore un véritable problème de santé et même de sécurité pour les riverains. En tant que nouveau maire, quelle solution vous envisagez pour solutionner ce problème ?

Issa Soumah : c’est vrai que cette décharge est dans la commune de Ratoma. Mais pour le moment, je ne vais pas anticiper quoi que ce soit. Ce qui est sûr, je vais me mettre en rapport avec les autorités en charge de cette décharge pour trouver la solution à ce problème. Il s’agira de voir s’il faut la fermer et déplacer du centre-ville de Conakry ou à défaut, qu’est-ce qu’il faut faire de mieux. C’est ce que nous allons faire très prochainement.

Guineematin.com : il est difficile d’aborder dès à présent tous les dossiers épineux de la commune. Cependant, il est évident que le manque d’infrastructures socio-éducatives à Ratoma, la 2ème plus grande commune du pays, se passe de commentaire. Quelle stratégie comptez-vous mettre en place pour pallier ce problème ?

Issa Soumah : comme je vous l’ai dit, il est difficile d’envisager quoi que ce soit en tenant compte que je viens de prendre fonction maintenant. Mais, ce qui est sûr, tous les problèmes soulevés ici et là, nous allons essayer de les aborder avec toute l’équipe communale et nos partenaires de terrain pour apporter des solutions, au fur et à mesure. C’est le cas de l’éducation qui y va de notre avenir et de l’avenir de toute la nation.

Guineematin.com : quel est votre message à l’endroit des populations de Ratoma ?

Issa Soumah : je voudrais vous remercier pour l’opportunité que vous m’offrez et saisir cette occasion pour informer les citoyens de la commune de Ratoma que je suis leur nouveau maire. J’ai l’intention de travailler pour eux dans l’équité. Je veux travailler pour toutes les populations de Ratoma. Mon souhait est de rendre la commune de Ratoma propre, attrayante et riche. Je demande donc qu’ils se mettent avec moi, la main dans la main pour travailler et sortir la commune de l’ornière.

Propos recueillis et décryptés par Abdallah BALDE pour Guineematin.com

Tél : 628 08 98 45

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Hajj 2019 : 8 000 candidats inscrits, le départ du premier convoi prévu le 24 juillet

18 juillet 2019 à 11 11 32 07327
Elhadj Aly Jamal Bangoura, secrétaire général aux affaires religieuses
Elhadj Aly Jamal Bangoura, secrétaire général aux affaires religieuses

Cette année, la Guinée va envoyer 8000 pèlerins aux lieux saints de l’islam. Le premier convoi quittera Conakry le 24 juillet prochain pour la Mecque. C’est le secrétaire général des Affaires religieuses, Elhadj Aly Jamal Bangoura, qui a confié ces informations à Guineematin.com au cours d’un entretien qu’il a accordé à notre rédaction. Il est revenu aussi sur le niveau des préparatifs et les dispositions prises pour le bon déroulement du pèlerinage pour les candidats guinéens.

Décryptage !

Guineematin.com : nous sommes à quelques semaines seulement du début du hajj 2019, dites-nous à quel niveau se situent aujourd’hui les préparatifs de ce pèlerinage musulman ?

Elhadj Aly Jamal Bangoura : en ce qui concerne les préparatifs du pèlerinage 2019, les opérations tirent vers la fin maintenant. Parce que le départ du premier convoi est prévu pour le 24 juillet prochain. Donc, nous sommes à une semaine seulement du départ du premier convoi de nos pèlerins pour les lieux saints de l’islam. Cette année, nous avons 8 mille pèlerins qui se sont inscrits. Ils sont repartis en deux groupes : 1673 pèlerins vont au compte du gouvernement et 6327 pèlerins au compte du privé. Alors, les 27 convois partiront dans 12 jours c’est-à-dire que les opérations se dérouleront du 24 juillet au 4 août prochain inch’Allah.

Guineematin.com : ces dernières années, les pèlerins guinéens ont rencontré beaucoup de difficultés avec notamment des retards au départ mais aussi au retour. Y a-t-il des dispositions prises pour éviter ces mêmes problèmes cette année ?

Elhadj Aly Jamal Bangoura, secrétaire général aux affaires religieuses
Elhadj Aly Jamal Bangoura, secrétaire général aux affaires religieuses

Elhadj Aly Jamal Bangoura : d’abord, on a effectué en amont des voyages en Arabie Saoudite pour échanger avec les autorités en charge du pèlerinage. Après ça, nous nous sommes attelés au volet vaccination, suivi de la sensibilisation et la distribution des uniformes aux candidats pèlerins. On a travaillé cette année à la consolidation des acquis. La décentralisation qui avait été lancée depuis l’année dernière a été renforcée cette année à Conakry ici, à l’intention de nos candidats pèlerins. Quatre sites ont été retenus. Il s’agit de la grande mosquée Fayçal pour trois communes : Kaloum, Dixinn et Matam ; la mosquée Fofana pour les candidats de la commune de Matoto et la mosquée Turque de Bambéto pour les candidats pèlerins de la commune de Ratoma.

En plus de ça, pour les candidats pèlerins qui habitent en haute banlieue et les préfectures environnantes comme Dubréka et Coyah, nous avons retenu la grande mosquée de Kountia. Nous rendons hommage à notre gouvernement, particulièrement au président de la République, le professeur Alpha Condé, qui nous a accompagnés, qui s’est impliqué personnellement à la qualification de l’organisation du hajj pour notre pays, en mettant à notre disposition le préfinancement à hauteur de 50% pour des frais des visas et autres éléments relatifs aux bons préparatifs du pèlerinage. Alors, c’est pour cette raison que vous n’avez pas entendu de problèmes cette année. Actuellement, nous sommes avec nos techniciens qui ont la charge de l’émission des visas. Parce que cette fois-ci et c’est une première pour la Guinée d’avoir des visas électroniques. Alors cette année, il était extrêmement important pour nous en qu’organisateurs et pour nos candidats pèlerins de nous faciliter cette tâche qui était délicate dans l’organisation du pèlerinage. Je rappelle que nous avons retenu Ethiopian Air line comme compagnie aérienne devant transporter nos pèlerins pour les lieux saints de l’islam.

Guineematin.com : avez-vous un dernier mot ?

Elhadj Aly Jamal Bangoura : d’abord, je vous remercie de nous avoir donné cette opportunité de nous exprimer chez vous. Je lance un appel à l’endroit de nos candidats pèlerins de suivre les cours de sensibilisation, éducation et information dans les quatre lieux retenus pour ça. Parce que vous avez remarquez le calme qui caractérise le processus du hajj cette année. Nous invitons donc nos candidats pèlerins à suivre les informations données par notre département afin de bien préparer leur voyage. C’est-à-dire de venir faire à temps la vaccination et pour le dernier lot de candidats pèlerins qui n’ont pas déposé leurs passeports, de nous les faire parvenir afin de respecter le calendrier établis pour le départ des candidats pèlerins pour les lieux saints de l’islam.

A suivre !

Interview réalisée par Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Arrêt du train Conakry Express : voici les causes et les dispositions prises pour sa reprise (Direction)

18 juillet 2019 à 11 11 01 07017

Le train Conakry-Express qui fait la navette entre Kagbélen, dans Dubréka, et Kaloum, au centre-ville de Conakry, est à l’arrêt depuis deux semaines. L’arrêt de ce train, qui transporte au moins 10 mille personnes par jour, serait causé par les ordures déversées sur la voie ferrée. Des mesures sont prises pour la reprise de la circulation, a appris Guinematin.com à travers un de ses reporters.

L’arrêt des activités du train Conakry Express pénalise de nombreux citoyens qui l’empruntent chaque matin.

Mohamed Fonfing Diakhaby, le directeur général adjoint de la Société Nationale des Chemins de Fer
Mohamed Fonfing Diakhaby, DGA de la Société Nationale des Chemins de Fer

Pour parler des causes de cet arrêt, un reporter de Guineematin.com a donné la parole ce mercredi, 17 juillet 2019, à Mohamed Fonfing Diakhaby, le directeur général adjoint de la Société Nationale des Chemins de Fer (SNCF). Selon monsieur Diakhaby, « les causes de cet arrêt, c’est le dépôt d’ordures sur l’emprise et sur la voie ferrée. Il n’échappe à personne que la sécurité du transport ferroviaire des passagers requiert l’observation des règles générales d’exploitation, et ces règles recommandent à ce que la voie soit libérée de toutes entraves. Le train Conakry Express est un train passager qui transporte par jour au minimum de 10 mille personnes. Il est différent du train minier à bord duquel il n’y a pas assez de personnes. Lorsque le constat est fait que les ordures envahissent complètement la voie, la sécurité de la circulation ferroviaire est fortement affectée, et c’est qui a été pour ce cas précis. Donc, pour la sécurité des citoyens qui vont s’embarquer dans ce train, nous avons jugé utile de l’arrêter puisque les ordures ne permettent pas au train de rouler ».

Pour palier à ce problème d’arrêt intempestif du train, le directeur général adjoint de la SNCF annonce une série de mesures parmi lesquelles figure l’implication des citoyens et des autorités locales dans l’entretien de la voie. « Pour éviter tout arrêt du train, il faudrait qu’il y ait un assainissement régulier de la voie. La Société Nationale des Chemins de Fer s’y emploie avec les moyens qu’elle a pour enlever les ordures. Mais, au fur et à mesure qu’on enlève les ordures, au fur et à mesure, les riverains déposent les ordures sur l’emprise ferroviaire. Il faudrait que nous sensibilisions nos frères et sœurs qui habitent le long de la voie ferrée, d’arrêter cette pratique de jeter les ordures sur la voie ferrée. Nous envisageons d’écrire aux chefs des quartiers et au gouvernorat de la ville de la Conakry afin que tout le monde s’implique dans l’assainissement de la voie ferrée », a lancé monsieur Diakhaby.

Par ailleurs, notre interlocuteur a laissé entendre que « la régulation de la voie ferrée se fait par des spécialistes. Quant ils sentent que c’est dangereux de mettre un train sur une voie complètement envahie d’ordures, ils informent. Et, tant qu’on n’enlève pas les ordures correctement, c’est des problèmes. Mais, nous sommes tous des guinéens, notre souhait est d’assurer un transport public et une mobilité urbaine de nos populations à moindre coût. Les tarifs de Conakry Express sont les meilleurs tarifs en matière de transport public et nous devons tout faire que cela soit profitable à tous. C’est le transport le moins cher. Il va falloir expliquer à nos frères et sœurs de traiter la voie ferrée comme leur maison. Nous sommes entrain d’enlever les ordures, mais j’avoue que dans les 15 jours qui suivent, ils vont encore les remettre comme si rien n’avait été fait. De la manière dont on enlève les ordures, c’est de la même manière que les populations jettent les ordures sur la voie. Ce qui est regrettable aussi pour ces ordures, c’est que c’est en pleine nuit que les citoyens déposent les ordures. Il faut que ça cesse ».

En ce qui concerne la reprise de la circulation, monsieur Diakhaby dira que les populations seront informées ces jours-ci. « Le train est arrêté à peu près deux semaines. En principe, quand le train s’arrête, même quand on fini d’enlever les ordures, même quand le train s’arrête 3 ou 4 jours, il y a des contrôles à effectuer, vérifier si tout est normal parce que le transport des vies humaines, il faut faire très attention. Des entretiens techniques ont été faits aujourd’hui mercredi 17 juillet, nous avons déjà fait des essais. Le contrôle de la voie, nous sommes aussi là-dessus. Certainement, si toutes les conditions sont réunies, nous allons informer la population de la reprise de l’activité de Conakry Express le jeudi ou le vendredi plus tard. Mais, il faut que tout le monde sache que plus on met les ordures sur la voie ferrée, plus le train reste immobilisé. Ce train-là, nous devons tout faire pour qu’il circule de façon régulière et durable en même temps mettre tous les moyens en place pour qu’il ne s’arrête pas », sollicite Mohamed Fonfing Diakhaby.

Mamadou Bhoye Laafa Sow pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 622919225 / 666919225

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Sonfonia Gare : le corps sans vie d’un bébé retrouvé dans les eaux de ruissellement

18 juillet 2019 à 10 10 16 07167
commissariat urbain de police de Sonfonia Gare

Le corps sans vie d’un nouveau-né de deux (02) semaines, de sexe féminin, a été retrouvé devant une concession au quartier Sonfonia Gare, dans la commune de Ratoma. C’est un jeune étudiant, du nom d’Ibrahima Mara, qui a fait la découverte dans la nuit du mardi, 16 juillet 2019, aux environs de 23 heures, a appris sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Selon nos informations, le jeune étudiant a découvert nuitamment le corps du bébé devant sa concession. Il aurait été amené là par les eaux de ruissellement, consécutives aux fortes pluies qui se sont abattues sur la capitale guinéenne ces derniers jours.

Interrogé par note reporter, le capitaine Samoura du commissariat de police de Sonfonia, a expliqué les circonstances dans lesquelles cette découverte a eu lieu. « C’est dans les environs de 23 heures que nous avons reçu un étudiant répondant au nom d’Ibrahima Mara. Il avait un bébé sans vie. Il nous a fait comprendre qu’ils ont trouvé le bébé devant leur concession, emporté par les eaux de ruissellement. Du coup, il a alerté l’un des voisins. Ils se sont dirigés vers le chef du quartier. Ensuite, ils sont venus ici. Et nous, à notre tour, on a mis le bébé à la disposition des autorités de Sonfonia. Les pieds du bébé étaient attachés avec une corde noire. Un bébé de sexe féminin. On ne peut pas croire que c’est l’inondation qui l’a tué. Son corps était déjà dans un plastique et les pieds attachés », a expliqué l’officier de police.

Les services de sécurité et les responsables du quartier ont ordonné l’enterrement du bébé dont les parents biologiques n’avaient pas été retrouvés. Selon nos informations, les enquêtes sont ouvertes pour élucider cette affaire.

Mohamed DORE pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 622 07 93 59

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