Préparatifs du bac à Télimélé : fin de la semaine de l’amitié et de la solidarité scolaire

11 juillet 2019 à 20 08 15 07157

La troisième édition de la semaine de l’amitié et de la solidarité scolaire, organisée par la Coordination Internationale pour le Développement de Télimélé (CIDT), en partenariat avec la Direction Préfectorale de l’Education, a pris fin ce jeudi, 11 juillet 2019. Cette activité, initiée en faveur des candidats au baccalauréat unique, a réuni les candidats des quatre (4) lycées de Télimélé en vue de leur permettre d’affronter sereinement les prochaines évaluations du bac, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Cette troisième édition a débuté le 02 juillet dernier. Pendant 10 jours, les candidats au baccalauréat ont été entretenus en vue d’affronter les prochaines épreuves avec plus d’assurance. La cérémonie de clôture a eu lieu au collège Kolly. Elle a connu la présence du préfet de Télimélé, de madame la directrice préfectorale de l’éducation et du collège des imams.

Hadja Mariama Ecole Diallo, Directrice Préfectorale de l’Education, a mis l’occasion à profit pour louer les efforts de la CIDT. Pour elle cette organisation mérite d’être encouragée parce que ses efforts sont salutaires. « Je dis merci à la CIDT. Chaque année, elle mobilise des moyens pour nous venir en aide. Elle fait venir des professeurs de Conakry, tout simplement pour vous mettre à l’aise chers élèves. Représentants de la CIDT, vos efforts sont salutaires. Je vous demande de continuer dans ce sens, c’est Télimélé qui va gagner. Chers candidats, des consignes sont données. Donc, je vous prie de passer par tous les moyens pour les respecter. Vous devez éviter de partir avec vos téléphones dans les centres pour ne pas vous créer des problèmes. Si on prend un téléphone, le propriétaire et les surveillants vont répondre. Restez sérieux jusqu’à la fin de l’examen », a conseillé Hadja Mariama Ecole Diallo.

Pour sa part, Mamadou Aliou Cherif, président de l’APEAE (Association des Parents d’Elèves et Amis de l’Ecole) a rappelé quelques acquis réalisés par la Coordination Internationale pour le Développement de Télimélé (CIDT). « Je félicite la CIDT et je prie que Dieu lui donne plus de force et de moyens. Tout à l’heure, Monsieur Dieng parlait de la rénovation du lycée. C’est moi même qui ai écrit la lettre qui a demandé cette rénovation. J’ai fait viser par le DPE, qui est l’actuel inspecteur régional de l’éducation de Kindia, Thiapato Barry. On a envoyé ça en Belgique et ils ont envoyé les fonds. J’ai fait un mois vingt jours pour surveiller cette rénovation. Elle vous donne des prix chaque année pour récompenser les meilleurs. Je vous prie de tout faire pour ne pas les décevoir ».

De son côté, le préfet de Télimélé, Amadou Sadio Diallo, a invité les candidats au bac à respecter les règles qui régissent les examens nationaux tout en félicitant la CIDT. « On est venu pour vous saluer, vous remercier et vous dire qu’on est content de vous. Vous avez pris tout votre temps pour ces révisions. Je prie Dieu pour que ces révisions vous profitent. Je ne vais pas être long, parce-que tout a été dit. Je demande à nos imams ici présents de prier pour que vous ayez tous le bac. Je remercie la CIDT pour cet apport. Nous vous encourageons. C’est bientôt le bac, respectez tout ce qu’on vous dit. Évitez toute mauvaise chose qui pourra vous induire dans l’erreur. Je tire chapeau aux organisateurs. Dans les autres préfectures, vous ne verrez pas un tel soutien. Donc, merci à la CIDT ».

Avant de clôturer la cérémonie, le collège des imams a fait des prières pour que Télimélé obtienne un pourcentage élevé aux différents examens nationaux.

De Télimélé, Ousmane Dieng pour Guineematin.com

Tel : 622525250

Lire

Lutte contre les occupations anarchiques de la chaussée : échec des autorités communales de Labé

11 juillet 2019 à 19 07 54 07547

Les autorités communales ont pratiquement échoué dans leur programme de lutte contre les occupations anarchiques de la voirie urbaine, surtout autour du marché central, rapporte un correspondant de Guineematin.com en Moyenne Guinée, à travers le reportage vidéo ci-dessous.

commandant de la Garde Communale de Labé (CGCL), Ousmane Bah
commandant Ousmane Bah

La garde communale déployé sur le terrain est confrontée à une difficulté liée à l’indiscipline des occupants anarchiques de la voirie urbaine.
« Les gens refusent de quitter. C’est ce qui est grave. Vous-même vous voyez dans nos locaux ici, on a toutes les denrées. Tout ce que nous prenons maintenant, nous déposons au niveau de la prison civile pour donner aux prisonniers parce que les gens refusent de quitter catégoriquement » a expliqué le commandant de la Garde Communale de Labé (CGCL), Ousmane Bah.

Ces hommes sont parfois victimes mêmes d’agressions physiques de la part des vendeuses de condiments. « Nous sommes victimes d’injures incendiaires tous les jours. Même hier (Ndrl : mercredi, 10 juillet 2019), comme vous l’avez si bien dit, il y a une femme qui a giflé un de mes agents, parce que simplement le gars a pris son colis. C’est tout. Sinon, ce n’est parce qu’on insulte des gens. On n’agresse personne. On dit avec respect quittez ! Mais, malgré ça, les gens refusent. Ils nous agressent maintenant » a ajouté le commandant de la Garde Communale de Labé.

Comme leurs prédécesseurs, les nouvelles autorités communales de Labé manquent de stratégies pour recaser les vendeuses de condiments dans les marchés de Daka, Radar et N’dianyâbhé. « Ce que nous pouvons demander à tous nos frères et toutes nos parentes, c’est d’accepter de quitter la route, la chaussée, parce qu’il y a trois marchés : le marché de N’dianyâbhé, le marché de Daka et même à la Radar, dans le quartier Tata2. Il y a plusieurs marchés maintenant. Les gens refusent. C’est ça le problème » a conclu le chef du service de la Garde Communale de Labé.


De Labé, Idrissa Sampiring DIALLO pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 622 269 551 & 657 269 551 & 660 901 334

Lire

Abandon des enfants : un nouveau-né retrouvé au quartier mosquée (Labé)

11 juillet 2019 à 19 07 29 07297

Un nouveau-né, abandonné par sa mère, a été retrouvé ce jeudi, 11 juillet 2019, au quartier Mosquée, dans la commune urbaine de Labé. La garde du bébé a été confiée à une dame qui se dit prête à l’adopter, rapporte un correspondant de Guineematin.com dans la ville.

C’est dans un sac plastique que ce bébé de sexe féminin, nouvellement né, a été retrouvé. Sa mère l’a placé dans le sac et l’a abandonné sous un véhicule garé. Alertée par deux jeunes, madame Hawaou Diallo est venue recueillir le nouveau-né. « A 6 heures du matin, je partais au marché, lorsque j’ai vu deux jeunes qui cherchaient quelque chose sous un véhicule.

Je leur ai demandé ce qu’ils cherchent, ils m’ont répondu que c’est un bébé qu’ils ont trouvé sous le véhicule qui était garé. Ainsi, je me suis approchée et j’ai constaté la même chose. Directement, j’ai informé le chef de secteur de la localité et je suis venue avec lui à la maison », témoigne cette dame.

L’autorité locale a décidé de confier la garde du bébé à Hawaou Diallo. Et, cette dernière se dit prête à l’adopter de façon légale. « Je suis très contente d’avoir trouvé ce bébé vivant. Tout de suite, je vais engager les démarches auprès des autorités pour adopter ce bébé. Toutefois, je conseille les jeunes filles de garder leur bébé si elles accouchent, même si c’est hors mariage », a-t-elle dit.

Informés, les services de sécurité se sont rendus sur les lieux pour un constat, avant d’ouvrir une enquête pour tenter de retrouver l’auteure de cet abandon. A noter que les abandons de bébés sont récurrents dans la commune urbaine de Labé, même si le phénomène avait pris un recul ces derniers temps.

De Labé, Alpha Boubacar Diallo pour Guineematin.com

Lire

Kankan : des employés barricadent l’usine du Projet Coton pour réclamer leurs salaires

11 juillet 2019 à 19 07 23 07237

Les travailleurs saisonniers de l’usine du Projet Coton de Kankan ont exprimé leur colère contre la direction ce jeudi, 11 juillet, 2019. Les protestataires y ont paralysé les activités pour réclamer le payement de leurs salaires du mois de juin et plusieurs mois de primes de travail, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Saïdou Konaté

C’est au total soixante deux (62) saisonniers qui ont éteint tous les moteurs de l’usine du Projet Coton très tôt ce jeudi matin, avant d’ériger des barricades pour empêcher les responsables de sortir des lieux. Très remonté, Saidou Konaté, un des porte-paroles des protestataires, a fait savoir leur ras-le-bol face aux grèves répétitives qui minent cette usine. « On en a vraiment marre, on n’en peut plus avec le projet coton. A chaque fin de mois, si on ne fait pas de grève et de réclamation, on ne va pas avoir notre solde pour payer nos loyers. Ce matin, vous avez vu du monde ici, les portes sont bloquées et tous les véhicules sont confinés à l’intérieur. Depuis le 28 du mois passé, ils ont affiché le préavis de paye, que toute la campagne sera arrêté le 11 pour nous payer. Mais, depuis le matin jusqu’à maintenant, ils sont tous dans leurs bureaux », a-t-il dit.

Poursuivant ses explications, Saidou Konaté souligne que rien ne va plus à l’usine, depuis le départ de la ministre de l’agriculture, Mariam Camara. « Le passage de la ministre n’a servi à rien, parce que le mois qui a suivi son départ, il a fallu qu’on fasse la grève pour qu’ils nous payent. Pour qu’ils nous payent, il faut qu’elle donne l’ordre, parfois ça peut aller jusqu’au 10, on n’est pas payé. Et s’il se trouve qu’elle est à l‘étranger, on reste comme ça jusqu’au 15 du mois », révèle notre interlocuteur.

Idrissa Camara

Pour sa part, Idrissa Camara, chauffeur et mécanicien à l’usine, pointe un doigt accusateur sur des gens qui sont à Conakry. « On a chassé Bakary Kaba pour les mêmes raisons. Les responsables qui sont là ne peuvent pas nous payer s’ils n’ont pas reçu l’argent à partir de Conakry. Des balles de coton sont restées à la merci de la nature. On a tout fait, ils n’ont pas accepté de venir les chercher. Est-ce que c’est la faute aux chefs qui sont là ? On les blâme seulement, parce qu’ils sont devant nous. Si non, les vrais responsables sont à Conakry là-bas. La ministre ne nous aime pas. Après son passage, tout ce qu’elle a dit ici n’a pas été respecté ».

Nos tentatives pour avoir la version des autorités n’ont rien donné. Au moment où notre reporter quittait les lieux, les responsables de l’usine étaient toujours enfermés dans leurs bureaux.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

Tél : (00224) 627 24 13 24

Lire

Un centre de santé cambriolé à Labé : plus de 5 millions de francs emportés

11 juillet 2019 à 19 07 14 07147

Le centre de santé de Bowounloko, dans la commune urbaine de Labé, a été la cible d’une attaque dans la nuit d’hier, mercredi à ce jeudi, 11 juillet 2019. Des inconnus ont cambriolé la structure sanitaire, emportant une somme de plus de 5 millions de francs guinéens, a appris Guineematin.com à travers un de ses correspondants à Labé.

Selon les informations confiées à Guineematin.com, c’est par la fenêtre que les cambrioleurs se sont introduits dans les locaux du centre de santé de Bowounloko. « Nous sommes venus très tôt ce matin comme nous sommes en campagne de distribution de la CPS, on est venu très tôt donc pour identifier les équipes. Quand on est venu ouvrir la porte du point de vente, on a trouvé que la porte était un peu rabattue. J’ai demandé aussitôt aux stagiaires si l’agent du point de vente des médicaments était déjà là.

C’est en ce moment qu’ils (les stagiaires, ndlr) m’ont dit qu’ils ont trouvé eux aussi trouvé que toutes les portes étaient ouvertes. Directement, j’ai appelé l’agent du point de vente pour lui demander si elle avait fermé les portes avant de rentrer, elle a répondu par l’affirmative en ajoutant qu’elle détient même les clés », a expliqué Dr Diaraye Bah, la chef de l’établissement sanitaire.

En ce qui concerne les pertes subies, Dr Diaraye Bah indique que « pour le moment, c’est un peu difficile d’évaluer les pertes. En tout cas, les recettes du centre de santé, du 1er au 10 juillet 2019, sont estimées à plus de 4 millions, tout est parti. A part cela, une autre somme d’un million de francs de tontine confiée à l’agent du point de vente a été emportée. La somme totale volée peut dépasser les 5 millions de francs guinéens. Seulement, aucun produit pharmaceutique n’a été emporté », a-t-elle laissé entendre.

Aux dernières nouvelles, on apprend que le directeur préfectoral de la santé, Dr Mamadou Hady Diallo, a été saisi de cette affaire. Il a instruit les services de sécurité d’ouvrir une enquête pour tenter de retrouver les auteurs de ce cambriolage.

De Labé, Alpha Boubacar Diallo pour Guineematin.com

Lire

Qnet contre le Colonel Thiégboro : le tribunal de Dixinn annule l’acte de citation de l’officier

11 juillet 2019 à 19 07 05 07057

Le procès intenté par les responsables de la société Qnet contre le Colonel Moussa Thiégboro a connu un nouveau développement ce jeudi, 11 juillet 2019. Le tribunal correctionnel de Dixinn a estimé qu’il y a vice de procédure dans la citation directe engagée contre le secrétaire général à la présidence chargé des services spéciaux, de la lutte contre la drogue et le crime organisé, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Le colonel Thiégboro devrait être poursuivi pour des faits de vol, dénonciation calomnieuse, diffamation, abus d’autorité, défaillance du requis, atteinte au secret, et défaut de répondre à une réquisition. C’est la société de vente en réseau QNET qui est partie civile dans ce dossier, représentée par Akoï Onivogui, Koffi Richard Kouassi et 5 autres.

Après avoir fixé le montant de la consignation à 500 mille francs guinéens, le jeudi 8 mai dernier, le tribunal avait renvoyé le dossier au 23 mai pour l’ouverture des débats.

A cette date, les débats n’ont pas eu lieu d’autant plus que les avocats de la défense avaient soulevé des exceptions de nullité en demandant au tribunal de déclarer cette action irrecevable.

Finalement, le tribunal correctionnel de Dixinn a annulé l’acte de citation ce jeudi, 11 juillet 2019.

A la fin de l’audience, l’avocat de la défense, maitre Moussa Sovogui, estime que c’est le droit qui a été dit. « Ceux qui ont estimé que Colonel Moussa Thiégboro Camara a soustrait des biens et qu’il y aurait eu abus de pouvoir ont pris l’initiative de saisir le tribunal. A partir de ce moment, la loi a dit que lorsque vous prenez l’initiative du procès, vous allez vous conformer à la loi. Donc, les parties civiles ne se sont pas conformées aux dispositions du code de procédure pénale qui indiquent que toute partie civile doit être clairement identifiée. Mais, dans cette procédure, il y a 7 parties civiles : deux sont identifiées et les 5 autres ne le sont pas. Ce n’est pas un élément d’identification qui manque, mais ces personnes-là ne sont pas du tout connues du tribunal. Donc, en application des dispositions de l’article 657 du code de procédure pénale guinéen, le tribunal a procédé purement et simplement à l’annulation de l’acte de la citation qui a été délivré contre Colonel Moussa Thiégboro Camara. Donc, c’est le Droit qui a été dit par le tribunal. Ce dossier est terminé, il est clos. Si on va parler, c’est sur un autre dossier », a laissé entendre maitre Sovogui.

Par contre, maitre Kabinet Kourala Keïta, avocat de la partie civile, a fait savoir que cette décision rendue par le tribunal ne les décourage pas. Il promet que la partie civile va établir une autre citation directe dans laquelle toutes les parties civiles seront clairement identifiées. « Cette décision du tribunal s’impose à toutes les parties. Nous avons cité Colonel Moussa Thiégboro Camara par voie de citation directe. Ses avocats ont soulevé certaines exceptions liées à l’identification claire de toutes les parties civiles. Ensuite, ils disent qu’au lieu d’Akoï Onivogui, il a été mentionné Akoï Guilavogui. Donc, ils ont soulevé des exceptions liées à ces clarifications. Nous avons produit des jurisprudences concordantes qui démontrent que la non-identification d’une seule partie civile parmi tant d’autres clairement identifiée ne peut pas être cause de nullité d’une citation directe. Mais, le juge a rendu la décision en faveur de la défense. Ce n’est qu’une partie remise. A l’instant où je vous parle, une autre citation directe est établie, conformément à l’identité claire de toutes les parties civiles. Et le combat va recommencer, car nous n’allons jamais croiser les bras », a martelé maitre Keïta.

Saidou Hady Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 620 589 527/654 416 922

Lire

Coopération bilatérale : le président du Libéria est à Conakry

11 juillet 2019 à 18 06 49 07497

Conakry, 11 juillet 2019 – Le Président de la République du Libéria, Son excellence Georges Weah, est arrivé à Conakry ce jeudi 11 juillet 2019, pour une visite de travail et d’amitié de 48 heures. Une visite qui se situe dans le cadre du raffermissement des liens de coopération entre la République de Guinée et la République sœur du Liberia.

C’est à 11 heures 10 minutes que l’avion présidentiel a atterri à l’aéroport international de Conakry-Gbéssia. Le Président Georges Weah a été accueilli par son frère et ami, le Président Alpha Condé, devant tous les corps constitués.

Après l’exécution des hymnes nationaux des deux pays, le Président Alpha Condé et son hôte de marque ont fait le salut aux corps constitués et à la communauté libérienne, sous des ovations nourries.

De là, les deux hommes d’Etat se sont rendus à l’hôtel Kaloum où résidera le Président libérien durant son séjour.

Après l’hôtel Kaloum, les deux chefs d’Etat ont visité le Port autonome de Conakry. Notamment le port container et le quai commercial.

Le port container ou Conakry-Terminal, a réalisé les travaux d’extension du quai – nouveau poste 12 / 340 m – et du terminal à containers de 12 hectares. Ces réalisations, avec la mise en place de deux nouveaux portiques de quai et d’une centrale électrique de 5.8 MGW, placent le Port de Conakry au niveau des meilleurs standards internationaux.

Conakry-Terminal a également le projet d’aménager un port sec avec sa connexion ferroviaire pour fluidifier le trafic des marchandises.

Bolloré-Ports, qui emploie 460 personnes à Conakry-Terminal, a pour objectif de créer une plateforme régionale de transbordement compétitive.

Le quai commercial quant à lui, possède deux grues de dernière génération pour le déchargement des marchandises. La première grue a une capacité de 80 tonnes de déchargement et la seconde en a 120.

De là, les deux Président ont visité la Bluezone de Kaloum, la centrale solaire et le canal Olympia qui est le premier espace de cinéma en Afrique, le terrain synthétique de football et la salle de projection.

Selon le programme établi, un tête-à-tête entre les deux Présidents est prévu ce jeudi au Palais Sékhoutouréya aux environs de 18 heures, suivi d’une décoration et un communiqué final dans la salle des banquets du même Palais.

Le même programme indique qu’un banquet d’honneur sera offert par le Président Alpha Condé à son homologue du Libéria au Palais Sékhoutouréya à partir de 19 heures.

Le Bureau de Presse de la Présidence

Lire

Inondation à Tanènè marché (Matoto) : un immeuble en chantier mis en cause

11 juillet 2019 à 17 05 00 07007

Les constructions anarchiques continuent de créer des dégâts à Conakry. Un immeuble en chantier, au quartier Tanènè marché, dans la commune de Matoto, rend la vie insupportable à de nombreux riverains. Les fortes pluies de ce jeudi, 11 juillet 2019, ont entraîné d’importantes inondations sur les lieux au grand dam des riverains, réduits à subir les dégâts, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

L’immeuble en question, qui appartiendrait à un certain Abdoulaye Doumbouya, ne prévoit pas de canaux d’évacuation des eaux. Toute chose qui a entraîné une inondation avec de nombreux dégâts matériels dans les concessions voisines.

Saa Albert Tolno

Selon monsieur Saa Albert Tolno, une des victimes, « nous avons été frappés par une inondation indescriptible. Comme vous l’avez constatez ce matin, nos femmes, nos mamans, nos sœurs, nos enfants, ne font qu’évacuer l’eau dehors. Le nid d’eau que vous avez vu au tour de l’immeuble, c’est le même nid d’eau qui était dans les différentes chambres. Et, ce n’est pas la première fois. Pour un premier temps, je suis allé, j’ai cherché à savoir qui est le propriétaire. Mais, c’est une personne, le diamant est plus facile à retrouver que le propriétaire. Il est introuvable. Comme vous l’avez constaté, il n’y a même pas une issue pour atteindre le rez-de-chaussée de l’immeuble. Donc, c’est une personne introuvable. On a rencontré l’ingénieur pour aussi prendre des dispositions, mais il n’a rien fait. Nous sommes allés voir le chef de quartier,lui aussi n’a rien pu faire. Et pendant ce temps, nous on continue de souffrir. Je suis triste, très triste aujourd’hui », a-t-il dit.

Sékou Yattara

Même son de cloche chez Sékou Yattara, une autre victime, qui dit n’avoir pas dormi depuis 4 h du matin. « Je dormais quand l’eau est rentrée dans ma chambre à 4 heures du matin. Mais, cette inondation a été provoquée par un de nos voisins qui est en train de construire un étage ici. Chaque fois qu’il pleut à Conakry, l’eau rentre chez nous. Cela a commencé depuis qu’il a commencé à construire ici. Aujourd’hui, cette eau a créé beaucoup de dégâts dans ma chambre. Mes téléphones, mon matelas, et plusieurs autres objets de valeur, ont été détruits par l’eau. Je n’ai pas pu me rendre au travail aujourd’hui, car occupé à évacuer l’eau qui est entrée dans ma chambre », a-t-il expliqué.

Elhadj Mohamed Lamine Kaba, chef de quartier de Tanènè marché
Elhadj Mohamed Lamine Kaba

Impuissant face à ce qui est arrivé aux citoyens de sa juridiction, Elhadj Mohamed Lamine Kaba, chef de quartier de Tanènè marché, dit n’avoir pas été surpris par ce malheureux incident. Selon lui, il a fait des mains et des pieds pour alerter les autorités du ministère de la ville et de l’habitat sur les risques d’inondation que cet immeuble pourrait provoquer, mais en vain. « Ce matin, j’ai été réveillé par mes citoyens. Ils m’ont dit de venir voir ce que cet immeuble a occasionné. Effectivement, je suis venu constater le dégât que l’eau a entraîné. A mon tour, j’ai interpellé les agents de l’habitat et des travaux publics. Mais, je précise que ce n’est pas la première fois que cet immeuble entraîne de tels dégâts. J’ai vainement cherché à rencontrer le propriétaire de l’immeuble, mais je ne le vois même pas. Dès qu’ils ont commencé la fondation, j’ai cherché à rencontrer le propriétaire, mais il est invisible. J’ai dit aux travailleurs de dire au propriétaire, un certain Doumbouya, de venir me voir. Mais, il n’est jamais venu. J’ai cherché à savoir qui est ce monsieur Doumbouya, on m’a dit qu’il est proche du haut lieu. Bon maintenant, j’ai contacté encore les autorités de l’habitat et des travaux publics, j’attends leur réaction », a-t-il laissé entendre.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

Lire

Banankoro : les responsables du RPG-AEC en colère contre leur responsable régional

11 juillet 2019 à 15 03 17 07177
Mamby Camara

Rien ne va plus entre Mamby Camara, coordinateur régional du RPG Arc-en-ciel à Kankan et les dirigeants locaux du parti au pouvoir dans la sous-préfecture de Banankoro. Ces derniers accusent leur responsable de créer et entretenir des problèmes au sein de la formation politique dans la région, rapporte le correspondant de Guineematin.com à Banankoro.

Cela fait un bon moment que les relations ne sont pas en odeur de sainteté entre Mamby Camara, le coordinateur du RPG Arc-en-ciel dans la région d’où relève Banankoro et les responsables de la fédération du parti présidentiel dans cette sous-préfecture de Kérouané. Mais cette fois, c’est une affaire de places offertes par le président Alpha Condé aux responsables de son parti qui a provoqué la colère des RPGistes de Banankoro. Ils accusent Mamby Camara d’avoir remplacé les noms de certaines personnes désignées par d’autres.

« Mamby nous fatigue vraiment. Pendant le mois de Ramadan passé, il a détourné le riz offert à Kérouané et Banankoro pour l’envoyer ailleurs. Maintenant pour le pèlerinage, le président nous a octroyé des places, on a désigné une personne au compte de notre section. Il s’agit de Rokia Sidibé, la présidente des femmes de la section de Banankoro. Mais, Mamby a envoyé un autre nom à sa place à Conakry. Le président Alpha Condé récompense les anciens en les envoyant au pèlerinage, mais lui (Mamby Camara) fait tout le contraire sur le terrain. Il est vraiment mauvais ce monsieur », a déclaré M’Mawa Diawara, vice-présidente des femmes de Banankoro.

Elle ajoute que son camp est allé à Kankan pour faire le point de la situation au ministre d’Etat des Affaires présidentielles et ministre de la Défense nationale, Dr Mohamed Diané. Et, ce dernier a immédiatement appelé à Conakry pour remettre le nom de la personne désignée par la section du RPG Arc-en-ciel de Banankoro. Mais, pour Moussa Kourouma, l’un des sages de la fédération du parti au pouvoir dans cette sous-préfecture, la solution serait d’éjecter Mamby Camara de sa place actuelle.

« Mamby est l’obstacle de notre parti au niveau de la Haute Guinée, il est en complicité avec des gens qui n’aiment pas ce parti qu’on a bâti ensemble, des gens qui sont venus chercher leurs intérêts et partir. Nous, nous avons adhéré à ce parti pendant que très peu de personnes n’osaient le faire, mais aujourd’hui une force extérieure est venue mélanger les choses. Tant que Mamby et d’autres personnes comme lui sont devant, le parti va toujours connaître des crises. Car ces gens veulent installer des clans au sein du RPG Arc-en-ciel. Après le président Alpha Condé, ils vont se retirer et créer leurs partis », estime ce doyen.

Joint au téléphone par un journaliste de Guineematin.com, Mamby Camara a laissé entendre qu’il ne sait rien de toutes ces accusations. « Je ne suis pas en désaccord avec qui que ce soit. Je n’ai été demander pardon à personne. Je ne suis au courant de rien de tout ça », a-t-il confié.

De Banankoro, Moussa Oulen Traoré pour Guineematin.com

Lire

Humiliation du Syli à la CAN 2019 : Amadou Diouldé tire au bazooka sur Antonio Souaré

11 juillet 2019 à 15 03 10 07107

Depuis la raclée infligée à l’équipe nationale de football de la Guinée par les Fennecs d’Algérie en huitièmes de finale de la CAN, la colère est plus que grande au sein de l’opinion guinéenne. Alors que le Premier ministre, Kassory Fofana, a ordonné un audit sur la gestion cavalière des fonds liés à cette CAN, de nombreuses voix se lèvent pour réclamer la tête du président de la Fédération Guinéenne de Football, Mamadou Antonio Souaré.

C’est le cas du célèbre journaliste et historien, Amadou Diouldé Diallo, ancien responsable du département communication de la FEGUIFOOT. Dans un article au vitriol, le doyen Diouldé tire à boulets rouges sur Antonio Souaré qui, selon lui, doit « démissionner avant que le peuple ne l’y oblige ».

Guineematin.com vous propose, ci-dessous, cette sortie du Doyen Amadou Diouldé Diallo

Antonio Souaré : la pieuvre menteuse

On le sait, la pieuvre est un animal qui possède plusieurs tentacules aimantées qui lui permettent de capturer facilement des proies. La différence entre Antonio Souaré et la pieuvre, c’est que lui, il vit sur la terre ferme. Il cause des dégâts énormes aux guinéens, dont la plupart n’arrivent toujours pas à cerner la vraie personnalité de l’homme ; car, derrière l’agneau qui se présente comme innocent, généreux, humble et inoffensif, se cache le loup carnivore aux crocs taillant perfidement les corps des hommes.

Il faut beaucoup de patience, d’approche, de retenue, de pédagogie et de psychologie pour cerner la vraie personnalité de celui dont la seule arme est la corruption et le seul référentiel est soi-même, cet égoïsme primaire propre à ceux qui, pour une raison ou pour une autre, en veulent à la société et traînent un complexe d’arriviste et de parvenu.

Antonio Souaré est un menteur, doublé d’un traître, qui a cette particularité d’approcher et de caresser ses futures victimes avant de les livrer à la cage des lions.

Antonio Souaré est arrivé à la tête de la fédération par la traîtrise et la corruption.

Antonio Souaré est rentré à la CAF et à la FIFA par la corruption, toujours à la recherche d’une nouvelle identité pour mystifier les guinéens, alors qu’il ne représente absolument rien du tout à l’international. En tout cas, jusqu’à preuve du contraire, on ne retrouve pas les traces de la sponsorisation de Guinée Games des CAN féminine et Beach dans les livres comptables de la CAF.

Antonio Souaré est toujours prêt à trouver un bouc émissaire pour paraître blanc neige, alors qu’il était à la manœuvre et au parfum de tout ce qui se passe à travers ses puissants réseaux de renseignements et les hommes qu’il a placés au Ministère des Sports, de la Culture et du Patrimoine Historique, et dans toutes les structures du football guinéen, jusqu’à l’intérieur du pays.

La presse est à sa dévotion. Les récalcitrants sont sevrés du précieux blé. Car l’homme, dans sa fausse générosité, sait faire languir et humilier, par la privation et le mépris, ceux qui ont l’outrecuidance de quitter le navire ou de ne pas faire allégeance à l’enfant de Wondima.

Les dirigeants sportifs, ceux des clubs notamment, souffrent le même martyr. Le cas de l’AS Kaloum en est la parfaite illustration à cause du refus de son président, Bouba Sampil, de cirer les bottes d’Antonio Souaré.

C’est pour avoir la main mise sur les arbitres que le président de la fédération a refusé de mettre à la disposition de la ligue de football professionnel la commission des arbitres. C’est l’une des raisons de la démission de KPC qui avait pourtant rénové sur fonds propres le siège.

Face aux nombreuses occupations du général Mathurin Bangoura, qui a remplacé KPC à la tête de la ligue, Antonio Souaré a fait venir un français, monsieur Éric, un proche d’Issa Hayatou, à la ligue professionnelle afin de la contrôler systématiquement.

Il en est de même du terrain annexe du Stade du 28 septembre, entièrement géré par Antonio Souaré, sans qu’un sou de ses recettes ne soit versé au trésor public. Le ministère des sports n’est pas au courant, tout comme des recettes générées par les manifestations du grand stade du 28 septembre.

Le stade de Nongo, baillé à Antonio Souaré pour 33 ans, n’est toujours pas opérationnel. Là aussi, l’Etat guinéen a donné sa langue aux carpes.

Antonio Souaré n’ose pas son nouveau cousin du Woulada, paraît-il, Amadou Diaby, au risque de voir ce dernier déballer les clauses de leur deal. Antonio Souaré était sur la piste de Paul Put depuis la CAN 2013 en Afrique du Sud. C’est lui qui l’a recruté et qui l’a autorisé à recruter 17 assistants européens pour la CAN 2019.

Toujours fidèle à sa politique de fuite en avant, il veut le sacrifier seul et s’affranchir de toute accusation suite à la débâcle du Sily National. Cette fois-ci, ça ne marchera pas.

Antonio Souaré, gentiment la porte de sortie par ta démission. Sinon, le peuple de Guinée, que tu as toujours trompé, t’y obligera forcément.

Vivement le débat public entre toi et moi.

Amadou Diouldé Diallo, Journaliste-Historien depuis Abidjan pour Guineematin.com

Lire

Justice : le démarcheur, le commerçant et les 368 sacs de riz

11 juillet 2019 à 13 01 30 07307

Thierno Souleymane Bah, démarcheur au marché de Madina, est poursuivi pour abus de confiance portant sur plus de 56 millions de francs guinéens au préjudice du commerçant, Mamadou Sadio Barry. Le procès s’est ouvert hier, mercredi 10 juillet 2019, au tribunal de première instance de Dixinn délocalisé à la mairie de Ratoma. Le démarcheur n’a pas nié les faits, mais parle plutôt de défaut de payement, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Selon nos informations, les faits pour lesquels Thierno Souleymane Bah est poursuivi remontent au mois de décembre 2018. Le plaignant et le prévenu exercent leurs professions au grand marché de Madina, à Conakry. Monsieur Bah a reçu une importante quantité de riz des mains de Mamadou Sadio Barry à l’effet de l’écouler sur le marché et rendre le capital au propriétaire. Mais, les choses ont mal tourné, d’autant plus que sur les 86 millions 480 mille FG attendus, seulement 30 millions ont été versés chez le propriétaire du riz.

A la barre, Thierno Souleymane Bah a reconnu les faits mais, parle de retard dans le payement du montant, et non d’abus de confiance. « Moi, je suis démarcheur à Madina. C’est Mamadou Sadio Barry qui m’a dit qu’il a du riz à vendre. Le riz se trouve dans son magasin. Il m’a demandé de l’aider à trouver des clients. C’est ainsi que j’ai contacté un commerçant, vendeur de riz à Mamou, du nom d’Elhadj Nouhou. Pour un premier temps, on a pris 200 sacs. Après ça, on a pris encore 118 sacs, en raison de 235 mille FG par sac. Mais, je lui avais dit que le riz blanc ne marche pas à tout moment. C’est quelque fois que ça marche. Maintenant, pour ce qui est du paiement de son argent, on a payé 30 millions en deux tranches. La première fois, c’était 20 millions de FG, et la deuxième fois, c’était 10 millions de FG ».

La juge, madame Aissatou Khalissa, va revenir à la charge pour demander s’il y a un reçu qui prouve que ces montants ont été versés à l’ayant droit. « Non, on n’a pas écrit. Mais, j’ai des témoins pour ça », a répondu Thierno Souleymane Bah.

Appelé à son tour à la barre, Mamadou Sadio Barry a tenu à recadrer son contradicteur en laissant entendre qu’il s’agit de 368 sacs de riz et non 318. « Je connais Thierno Souleymane Bah. Il venait souvent chez moi, au magasin. Une fois, il est venu chez mon voisin. Je l’ai appelé ce jour-là pour lui dire que j’ai envie de changer de marchandises, de m’aider à avoir des clients pour vite faire écouler ma marchandise. Il a demandé le nombre de sacs. Je lui ai dit qu’il y en avait 400. Aussitôt, il a envoyé quelqu’un qui a pris 200 sacs de riz. Quelques temps après, il est venu prendre 168 sacs. Après ça, je lui ai demandé mon argent. Il m’a dit de lui donner mon numéro de compte bancaire, qu’il va déposer l’argent là-bas. Depuis qu’il a payé les 30 millions de FG, j’ai tout fait, il ne me donne pas le reste. J’ai mené plusieurs démarches, mais impossible. On a négocié entre nous. Je suis passé par la police, mais tout ça n’a pas porté. C’est ainsi que j’ai décidé de saisir la justice ».

A la question de savoir s’il y a un écrit qui prouve qu’il est en relation d’affaires avec le prévenu, Mamadou Sadio Barry répondra par la négative. « Non, pas entre nous, puisque j’avais confiance en lui, j’ai écrit dans mon cahier et je lui ai donné mon numéro de compte bancaire ».

Au terme des débats, il va s’en suivre les réquisitions et plaidoiries des parties au procès.

Pour maitre Saliou Danfagha, avocat de la partie civile, il y a bien eu abus de confiance dans cette affaire. « Dans le cadre du commerce, les affaires entre les commerçants, c’est une question de confiance, de sécurité et de rapidité. Monsieur Sadio a eu confiance à monsieur Thierno Souleymane Bah en lui donnant 368 sacs de riz. Ce dernier a refusé de lui payer l’intégralité du montant qu’il lui doit. Il n’a payé que 30 millions de FG sur les 86 millions 480 mille francs. Pendant plusieurs mois, monsieur Sadio Diallo court derrière Thierno Souleymane Bah. Il est passé par plusieurs démarches, notamment le règlement à l’amiable, la police… Ce dernier refuse toujours de payer son argent. Madame la Présidente, je vous demande de condamner Thierno Souleymane Bah au payement de 86 millions 480 mille qu’il doit à monsieur Mamadou Sadio Barry, qui est victime dans cette affaire ; 50 millions de FG au titre de dommages et intérêts et une peine de 5 ans de prison », a-t-il plaidé.

Pour sa part, le procureur Boubacar 1 Bah, après avoir rappelé les faits, va requérir que le prévenu soit retenu dans les liens de la culpabilité d’abus de confiance. « Au courant du mois de décembre 2018, monsieur Sadio Barry et monsieur Thierno Souleymane Bah ont établi un marché entre eux. Durant tous les débats, l’accusé n’a pas nié les faits. Les deux évoluent tous à Madina. L’un est commerçant, l’autre est démarcheur. Ils ont établi un marché entre eux. Monsieur Thierno Souleymane Bah a pris de la marchandise avec Monsieur Mamadou Sadio Barry pour l’aider à la faire écouler. Il est arrivé que monsieur Bah ne paye pas tout le montant qu’il doit. Et cela, pendant plus de 5 mois. Madame la Présidente, je vous demande de condamner monsieur Thierno Souleymane Bah à un an de prison, assorti de sursis, avec un payement d’une amende de 200 mille francs guinéens, le payement du reste du montant qu’il doit, qui équivaut 56 millions 480 mille francs guinéens, plus 50 millions de francs guinéens au titre de dommages et intérêts », a dit le procureur.

Par contre, l’avocat de la défense va solliciter la libération de Thierno Souleymane Bah afin qu’il puisse payer le reliquat du montant dû à la partie civile. Selon maitre Joseph Sovogui, « l’infraction qu’on reproche à mon client, c’est l’abus de confiance. Mon client n’a pas nié les faits qu’on lui reproche. A la lumière de tout ce qui a été dit, est-ce qu’il y a eu détournement ? Est-ce qu’il y a eu dissipation ? Mon client est quelqu’un qui est connu, il aide monsieur Mamadou Sadio Barry à faire écouler sa marchandise à travers un commerçant qui est à Mamou. Maintenant, s’il y a impossibilité de payement, que monsieur Barry sache que parfois, il arrive que la marchandise ne marche pas vite. Je vous demande de libérer mon client pour qu’il aille chercher l’argent de monsieur Barry pour le lui remettre », a-t-il plaidé.

Le dossier a été renvoyé au 24 juillet 2019 pour la délibération.

Mamadou Bhoye Laafa Sow pour Guineematin.com

Tél. : 622919225 / 666919225

Lire

Kankan : Cény Lamah risque 5 ans de prison pour avoir brûlé sa fille adoptive

11 juillet 2019 à 12 12 42 07427

Cény Lamah, âgée de 28 ans, mariée et mère et deux enfants, a comparu hier, mercredi 10 juillet 2019, devant le tribunal correctionnel de Kankan. Elle est accusée d’avoir maltraité sa fille adoptive en lui administrant des coups et blessures volontaires. Le procureur a requis 5 ans d’emprisonnement contre la prévenue, rapporte le correspondant de Guineematin.com à Kankan.

Cette affaire est partie d’un châtiment corporel que Cény Lamah a administré à sa fille adoptive, Thérèse Loua, âgée de 13 ans. L’acte s’est passé le 27 juin 2019, au quartier Aéroport, dans la commune urbaine de Kankan. La prévenue a mis une cuillère dans le feu pour la chauffer et elle s’en est servie pour brûler la jeune fille au niveau du ventre. La nouvelle est parvenue à l’inspection régionale de l’action, de la promotion féminine et de l’enfance, qui s’est saisie de l’affaire. Elle a recueilli la victime qu’elle a confiée à une famille d’accueil et a porté plainte contre sa tante.

Interpellée et placée sous mandat de dépôt le 05 juillet dernier, Cény Lamah a été entendue ce mercredi par le tribunal correctionnel de Kankan. A la barre, la prévenue a reconnu son acte, disant avoir agi sous l’effet de la colère. « On m’a appelé pour me dire qu’elle (la victime) a volé 60.000 francs au marché. Je suis partie rembourser l’argent et j’ai pris la fille pour rentrer à la maison. Je ne l’avais jamais frappée depuis qu’elle m’a été confiée. Mais cette fois, j’étais très en colère et je lui ai dit que je ne vais pas pardonner ça.

Donc, j’ai mis une cuillère dans le feu pour la chauffer et je lui ai dit de venir, mais elle s’est enfuie. Après, je lui ai dit d’aller se laver. Quand elle s’est déshabillée pour se laver, je suis venue la cogner avec la cuillère chaude. Elle tombée sur la cuillère et a eu des brûlures au niveau du ventre. Le lendemain, je lui ai dit d’aller ventre de l’eau au marché. Mais entretemps, j’ai constaté que la plaie s’aggravait, donc j’ai commencé à lui faire un traitement. Je regrette ce que j’ai fait », a expliqué la prévenue.

Des explications aussitôt démenties par Kourani II Konaté, assistante à l’inspection régionale de l’action sociale, de la promotion féminine et de l’enfance. Selon elle, Thérèse Loua était allée, comme d’habitude, vendre de l’eau au marché pour sa tante. A son retour, Cény Lamah a dit que l’argent n’était pas au complet : une somme de 6500 francs manquait. C’est pour cela qu’elle a sévèrement puni la petite. « Selon ce que Thérèse nous a dit, quand elle est revenue du marché, sa tante a dit qu’il manque 6500 du prix de l’eau.

C’est ainsi qu’elle a mis la cuillère sur le feu, elle a pourchassé la petite qui s’est enfuie. Elle l’a rattrapée avant de la blesser avec la cuillère chaude. Ce n’est pas tout. Thérèse nous a fait savoir qu’en plus de l’exploitation dont elle fait objet, elle est souvent battue et enfermée à la maison par sa tante. Des fois, elle lui administre du piment sur tout le corps. Elle a une autre blessure dans le dos qui semble avoir été causée par un couteau ça », a-t-elle laissé entendre.

Après avoir écouté les deux parties, le tribunal a ouvert la phase des réquisitions et plaidoiries. Dans ses réquisitions, le procureur de la République, Aly Touré, a fait savoir que cette affaire a tout pour être une affaire criminelle. Mais compte tenu des liens familiaux entre la victime et la prévenue, dit-il, le parquet a préféré l’envoyer en correction. Il a demandé au tribunal de retenir Cény Lamah dans les liens de la culpabilité, en la condamnant à 5 d’emprisonnement ferme.

De son côté, Me Kanté, l’avocat de la défense, a plaidé pour des circonstances atténuantes en faveur de sa cliente. Il a demandé à la juridiction de condamner la prévenue à une peine d’un an 6 mois de prison assortie de sursis.

Le tribunal a mis le dossier en délibéré pour décision être rendue le 24 juillet 2019.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

Tél : (00 224) 627 24 13 24

Lire

Dabola : 9 sites de reboisement identifiés pour 63218 plants à enfouir

11 juillet 2019 à 11 11 21 07217

La mission conjointe du ministère de l’Environnement, des Eaux et Forêts et celui de la Jeunesse a fini sa tournée dans la région administrative de Faranah. La démarche vise à échanger avec l’ensemble des acteurs concernés des différentes préfectures en prélude à la campagne nationale de reboisement au compte de l’année 2019, initiée par le président Alpha Condé. La mission a fini sa prospection régionale par la préfecture de Dabola dans la journée d’hier mercredi, 10 juillet 2019, rapporte Guineematin.com à travers son envoyée spéciale.

L’objectif de cette mission est de préparer les sites qui seront retenus et se rassurer de la disponibilité des plants dans le cadre du reboisement. La délégation a rencontré les autorités préfectorales de Dabola ainsi que des ONG, des associations de jeunesse et des femmes. Elle a mis l’occasion à profit pour visiter les différents sites retenus pour ledit reboisement et les pépinières disponibles.

Dans cette préfecture, ce sont 55 hectares qui vont être reboisés, répartis entre 9 sites pour soixante trois mille deux cent dix huit (63218) plants, toutes espèces confondues.

Directeur Préfectoral de la Jeunesse et de l'Emploi des Jeunes, Aliou Sylla,
Aliou Sylla

Le Directeur Préfectoral de la Jeunesse et de l’Emploi des Jeunes, Aliou Sylla, a indiqué que Dabola est prêt à accueillir cette initiative présidentielle. « Cette campagne, initiée par le chef de l’Etat, est une satisfaction totale pour nous. On a identifié tous les jeunes de la préfecture et des sous-préfectures qui s’intéressent au reboisement ici avant même ce projet. Les jeunes s’organisaient pour des activités de reboisement pour préserver l’environnement. Je voudrais vous rassurer qu’à Dabola, il n’y aura pas de fausse note. Les cinquante cinq (55) hectares prévus pour notre préfecture seront atteints dans les conditions les meilleures. Les femmes et les jeunes ainsi que la société civile sont engagés à lutter et sensibiliser les gens pour stopper la déforestation et préserver la couverture végétale ».

La journée d’hier mercredi a marqué la fin de la mission d’évaluation de l’état des sites et de prise de contact avec les parties prenantes, spécifiquement les organisations de jeunesse et les femmes. Le chef de mission, conseiller du ministre de l’Environnement, le Colonel Abdoulaye Oularé, est revenu sur les activités réalisées sur le terrain ces derniers jours. « A l’issue de la longue mission que nous avons effectuée dans la région administrative de Faranah, comprenant les préfectures de Faranah, Kissidougou, Dinguiraye et Dabola, environs 250 hectares de terrain à reboiser ont été identifiés et conforme à la norme de la superficie fixée par la direction nationale des eaux et forêts. Nous avons visité des sites sur chacune des préfectures que nous avons évaluées sur la faisabilité du reboisement et nous avons ensuite évalué le nombre de plants disponibles, des plants produits soit par les services techniques, soit par des collectivités locales ou des pépinières privées. On a également tenu des réunions d’information, de sensibilisation et de conscientisation des organisations de jeunesse, qu’elles soient masculines ou féminines. Ce qui a abouti notamment à l’identification d’une trentaine d’ONG et d’associations qui vont être impliquées dans cette campagne de reboisement. Nous avons préparé aussi des fiches techniques relatives à la cession des terres sur les sites devant habiliter les plants en ce qui concerne les sites vulnérables », a-t-il expliqué.

chef de mission, conseiller du ministre de l'Environnement, le Colonel Abdoulaye Oularé
Colonel Abdoulaye Oularé

En outre, le colonel Oularé s’est dit convaincu quant à la réussite de la campagne de reboisement dans la région de Faranah. « A la date de la conclusion de cette mission, nous pouvons dire que le bilan a été très positif pour nous, puisque nous retournons à Conakry avec des informations dignes de foi, vulgarisées, qui vont être validées et exploitées par la prochaine mission qui viendra pour la conclusion des accords, pour la mise en œuvre effective du reboisement dans le cadre de l’initiative présidentielle. Je suis optimiste pour la réalisation de ce projet dans ces préfectures visitées pour la raison simple qu’un travail préliminaire a été fait par les services techniques, puisque les communautés, les collectivités locales qui vont bénéficier de ce projet se sont engagées à travers des actes de cessation de terre pour une période pluri-décennale. Mieux, les organisations de jeunesse qui sont concernées sont des organisations locales qui s’engagent non seulement pour la mise en terre des plants de planting, mais aussi pour le suivi des périmètres qui vont êtres reboisés », a laissé entendre le Colonel Abdoulaye Oularé.

Initialement prévu pour le 11 juillet, le lancement de la campagne nationale de reboisement aura lieu finalement le samedi, 13 juillet 2019, dans la préfecture de Dubréka.

Salimatou Diallo, envoyée spéciale de Guineematin.com dans la région de Faranah
Tél. : 224623532504

Lire

Siguiri : deux femmes tuées dans un éboulement à Kintinia

11 juillet 2019 à 10 10 36 07367
image d’archive

La recherche de l’or continue de faire des victimes dans la préfecture de Siguiri. Deux dames ont péri dans un éboulement survenu hier, mercredi 10 juillet 2019, dans un grand tas de sable qu’elles étaient en train d’exploiter. Une autre dame a été blessée, rapporte le correspondant de Guineematin.com à Siguiri.

C’est une pratique récurrente dans les mines d’or de la préfecture de Siguiri. Plusieurs femmes viennent laver les résidus de sable déjà exploité par les mineurs ou même par la SAG dans le but de trouver quelques grammes d’or laissés à l’intérieur. C’est dans cette activité que Sia Tolno et Kadi Millimono ont trouvé la mort, mercredi, à Boukaria, district relevant de la sous-préfecture de Kintinia.

Elles ont été englouties par le sable suite à un éboulement. Mory Keïta, agent de la Croix-Rouge locale, est l’un des ceux qui ont récupéré les corps des victimes. « Elles étaient trois femmes. L’une d’entre elle était avec ses deux enfants. Heureusement, aucun mal n’est arrivé aux deux enfants, c’est leur mère qui a été blessée. Ce sont généralement des femmes veuves ou encore des divorcées qui exploitent des résidus de sable que laissent les orpailleurs.

Ce tas de sable était très grand, il avait pris la forme d’une montagne, les femmes sont venues creuser un grand trou dans cette montagne de sable. Et, à un certain moment, il y a eu éboulement, le trou s’est refermé sur les deux dames qui ont trouvé la mort, elles ont été complètement englouties. Par la grâce de Dieu, l’autre femme qui avait ses enfants à côté a été sauvée », a-t-il expliqué.

Sia Tolno, 30 ans, mère d’un enfant et Kadi Millimono, 27 ans, mère de deux enfants, ont été inhumées le même jour à Boukaria. Quant à la dame qui est blessée, elle reçoit des soins au poste de santé de cette localité.

De Siguiri, Bérété Lancéï Condé pour Guineematin.com

Lire

BEPC à Faranah : 10 correcteurs éliminés pour avoir mis des notes distinctives sur certaines copies

11 juillet 2019 à 10 10 32 07327

Alors que les candidats au Brevet d’Etudes du Premier Cycle (BEPC) marquent une pause ce jeudi, 11 juillet 2019, après trois jours d’évaluation, les révélations de cas de fraude se multiplient. Dans la préfecture de Faranah, ce sont dix (10) enseignants commis à la correction des épreuves du brevet, cinq de la commission Histoire et 5 autres de la commission Rédaction, qui ont été éliminés par un délégué de la coordination des examens nationaux, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

La découverte et l’élimination de ces dix (10) fraudeurs a eu lieur hier mercredi. Selon nos informations, ces correcteurs ont violé les textes concernant la double correction. « Les premiers correcteurs mettaient des notes distinctives sur les copies des candidats pour guider les deuxièmes correcteurs dans la notation. Ce qui faisait que les notes du premier correcteur et du second se rapprochaient de trop. Ce qui a été descellé par l’envoyé du Ministère de l’Education Nationale et de l’Alphabétisation pendant sa mission de supervision à Faranah », a confié à notre reporter une source proche du dossier.

Joint au téléphone, le délégué de la coordination des examens nationaux pour la région administrative de Faranah, Sayon Camara, a expliqué ce qui s’est passé. « Je suis arrivé ce mercredi matin à Faranah. Après avoir visité quelques centres, où il a été constaté du sérieux, où tout le dispositif était mis en place, conformément aux termes de référence de la mission, on est allé au niveau des commissions de correction et de secrétariat. Arrivé au niveau du secrétariat de correction, il nous a été donné de constater que nos collègues n’ont pas obtempéré aux textes concernant le principe de la double correction. Parce que, le premier correcteur doit tout simplement mettre les notes dans son cahier et il ne doit pas mettre de bic sur le papier. Effectivement, le premier correcteur mettait une note sur la copie afin que le second, dès qu’il voit ça, il mettra un ou deux points, en tout cas il ne communique plus. C’étaient des trucs qui sont cachés dans les traités des candidats. J’ai commencé par regarder les fiches de centralisation pour regarder les notes d’abord. En regardant de près, j’ai vu que les notes se rapprochaient de trop. Donc, je suis allé vers les copies, c’est là où j’ai pu découvrir maintenant cela. Et conformément aux textes, on a tout simplement cherché à les faire remplacer. J’ai demandé à l’inspecteur régional de l’éducation de prendre ses responsabilités », a expliqué monsieur Camara.

Après avoir pris en flagrant délit ces malfaiteurs, Sayon Camara a instruit à l’Inspecteur Régional de l’Education de Faranah à prendre ses dispositions pour les faire remplacer conformément aux textes. Les autorités éducatives ont aussitôt agi pour leur remplacement. Les remplaçants vont venir des préfectures de Dabola, Kissidougou et des sous-préfectures relevant de Faranah.

À noter que l’organisation des examens nationaux de la session 2019 a connu des critiques acerbes. Le choix des surveillants et des correcteurs a fait un grincement de dents partout en ville. A cela s’ajoute le fait que le Directeur Préfectoral de l’Education de Faranah reste hostile à la presse. L’ouverture d’une enquête sur le déroulement des examens nationaux de cette année à Faranah est plus que nécessaire.

Nous y reviendrons !

De Faranah, Bangoura Mamadouba pour Guineematin.com

Tél. : 00224 620 24 15 13 / 660 27 27 07

Lire

Kindia : deux enfants meurent par noyade à Bamban

11 juillet 2019 à 9 09 32 07327

Deux enfants de 3 ans ont péri hier, mercredi 10 juillet 2019, dans un cours d’eau à Bamban, dans la commune urbaine de Kindia. Ils ont perdu la vie par suite de noyade, rapporte un correspondant de Guineematin.com dans la préfecture.

Mamadou Adama Diallo et Fatoumata Binta Diallo, les deux victimes, sont des membres de deux familles voisines. Ils ont profité de l’absence de leurs parents pour se rendre au cours d’eau aménagé pour faire des pépinières, et qui se trouve non loin de leur domicile. Arrivés sur place, les enfants se sont jetés dans l’eau et ils ont trouvé la mort par suite de noyade, explique Abdoulaye Pablo Camara, le chef de quartier de Bamban.

Abdoulaye Pablo Camara, chef de quartier de Bamban
Abdoulaye Pablo Camara

« Le drame qui s’est passé dans mon quartier me laisse triste. Mais, on ne peut que remercier Dieu, car c’est lui qui a donné et c’est lui qui a repris. Les victimes, leurs parents étaient sortis, les laissant à la maison. C’est ainsi que les deux enfants sont sortis pour venir au barrage ici. Ils se sont jetés dans l’eau et se sont noyés, il n’y avait personne à côté pour les sauver », a indiqué le chef de quartier.

A leur retour à la maison, les parents des victimes ont constaté l’absence de leurs enfants. Après quelques recherches, ils ont décidé d’aller voir s’ils ne sont pas au cours d’eau. Et à leur arrivée sur place, ils ont vu les corps des deux enfants sur l’eau. Une découverte qui a provoqué un grand choc au sein des deux familles concernées.

« C’est quelque chose qui nous a surpris et qu’on ne peut pas oublier. Je ne peux même pas parler de ça tellement que je suis choqué. Mais, il faut que des dispositions soient prises pour ne pas qu’il ait d’autres drames ici », a déclaré Diao Baldé, oncle de l’une des victimes.

Le chef de quartier promet justement de mettre des barrières autour du cours d’eau où ce drame est survenu, afin d’empêcher les enfants de s’y rendre. Les victimes ont été inhumées dans l’après-midi de ce mercredi, 10 juillet 2019, à Bamban.

Mohamed M’Bemba Condé Guineematin.com

Tél. : 628-518-888

Lire

N’zérékoré : la Maison des jeunes en piteux état

11 juillet 2019 à 9 09 21 07217
Issa Keita, directeur de la maison régionale de la jeunesse et de la culture de N'Zérékoré
Issa Keita, directeur de la maison régionale de la jeunesse et de la culture de N’Zérékoré

Construite sous la première République, la maison régionale de la jeunesse et de la culture de N’zérékoré résiste encore au poids de l’âge et aux intempéries. Elle continue d’accueillir du monde et même d’importantes rencontres. Mais, l’endroit se trouve dans une insalubrité qui ne dit pas son nom, et cela ne semble préoccuper personne. C’est le constat fait sur place par un envoyé spécial de Guineematin.com à N’zérékoré.

Située dans le quartier Gboyéba, à quelques mètres du stade régional, la maison régionale de la jeunesse et de la culture de N’zérékoré joue un rôle important dans la ville. Elle accueille régulièrement des concerts d’artistes, des cérémonies et même des réunions de grande importance. Mais sur place, l’hygiène, la salubrité ne sont qu’un lointain souvenir.

Avec tout le monde qui s’y rend, une seule latrine est fonctionnelle. C’est là que femmes et hommes doivent se mettre à l’aise. Les autres ne sont plus utilisables et ont même été cadenassées. Même la seule latrine qui est fonctionnelle, il faut être d’un grand courage ou ne pas du tout avoir le choix pour y entrer, en raison de l’état insalubre des lieux.

Face à cette triste réalité, la cour a été transformée en une toilette à ciel ouvert. Chacun se met à l’aise là où il peut. Certaines parties du mur ont perdu complètement la couche de peinture qui les recouvrait à cause de l’urine qui est quotidiennement déversée sur elles. Devant nous, on aperçoit un soutien-gorge de couleur rouge au milieu des sachets d’eau vides que les gens utilisent après avoir fait leurs besoins (uriner ou déféquer).

Hommes et femmes passent par là et, visiblement, sans aucune gêne. Le petit bassin, érigé dans l’enceinte de cette maison pour stocker de l’eau, a été transformé en dépotoir d’ordures. On y trouve des sachets d’eau vides et autres déchets de toute nature.

Ce piteux état de la maison régionale de la jeunesse et de la culture de N’zérékoré saute aux yeux, mais il passe inaperçu. Dans la ville, d’où est originaire le ministre en charge de l’assainissement, Papa Koly Kourouma, personne ne semble en faire une préoccupation.

Issa Keita, directeur de la maison régionale de la jeunesse et de la culture de N'Zérékoré

Interrogé par le reporter de Guineematin.com sur cette situation, Issa Keïta, directeur de la maison régionale de la jeunesse et de la culture de N’zérékoré, pointe du doigt le manque de civisme. «Chez nous ici, il y a l’éducation civique qui manque beaucoup. La toilette est là où ils doivent uriner, mais il y a certains qui viennent précipitamment dès qu’ils regardent un coin, ils se mettent à l’aise là-bas. Quand je suis là et que je vois quelqu’un qui veut se mettre à l’aise dans un coin de la maison des jeunes, je le conduis directement dans la toilette. J’ai essayé de dire aux jeunes qui sont avec moi d’orienter ces personnes dans les toilettes pour leur dire que c’est ici qu’on doit se soulager, mais en vain », regrette-t-il.

Et, si cette maison est dans cet état, le directeur estime que c’est aussi parce qu’elle ne fait pas de rentabilité pour lui permettre de bien l’entretenir. « Actuellement, nous avons deux activités. La première n’est pas payante, ce sont par exemple les groupes d’animation qui sont là pour donner vie à la maison des jeunes. Ces groupes sont constitués en catégories : il y a le groupe des arts martiaux, les fanfaristes, le groupe de théâtre. Les activités payantes sont les remises de diplômes et les spectacles. Les spectacles se font à 400 mille francs guinéens et les remises de diplômes à 600 mille francs guinéens.

Avant, les spectacles marchaient mais actuellement, on ne reçoit plus de clients avec l’arrivée des cartes mémoires. Et quand il y a un spectacle, c’est dans les 400 mille que nous faisons les dépenses. On paie le carburant dans ça, les primes de l’animateur, on paie aussi ceux qui entretiennent la salle après le spectacle. Pour la salubrité, j’ai une équipe aussi que je paie. La rentabilité est faible, je peux faire un à deux mois sans recevoir de spectacle », a-t-il fait savoir.

Issa Keïta en profite pour adresser une doléance au ministère de la jeunesse et de l’emploi des jeunes. « Mon appel auprès du ministère de tutelle, c’est de m’aider à avoir une sonorisation. Parce que la sonorisation que j’ai trouvée ici est vieille maintenant. Et, lors d’un tournoi qu’on avait organisé ici, des jeunes malintentionnés l’ont saccagé. Donc, je suis dans cette difficulté de sonorisation. Actuellement, c’est une association affiliée à la maison des jeunes qui m’aide pour la sonorisation. Sinon, la sonorisation proprement dite a été détruite, l’autorité même en est témoin », a dit le directeur de la maison régionale de la jeunesse et de la culture de N’zérékoré.

De N’zérékoré, Siba Guilavogui, envoyé spécial de Guineematin.com

Tel : 620 21 39 77 / 662 73 05 31

Lire

Meurtre de Boukariou Baldé : le coup de gueule de son oncle

11 juillet 2019 à 8 08 32 07327

Il y a aujourd’hui plus d’un mois (le 31 mai 2019), un jeune étudiant a été battu à mort à l’université Hafia de Labé par des agents des forces de l’ordre dépêchés sur les lieux sur réquisitions du Gouverneur, Madifing Diané. La famille du défunt avait alors sollicité et obtenu une autopsie dont le rapport du médecin légiste dévoilera une mort atroce. Et, avant même l’autopsie, les images de la victime relayées sur les réseaux sociaux par certains de ses camarades montreront qu’avec une once d’humanisme des autorités universitaires- qui ne l’ont assisté qu’à la dernière minute- l’étudiant aurait pu être sauvé…

A bien observer ce qui s’est passé, tout a semblé réuni pour tuer ce pauvre garçon, fils d’un enseignant qui a aujourd’hui cumulé une trentaine d’années de labeur. En conférence de presse, le Gouverneur de la région administrative de Labé a tout mis à son compte, expliquant que RIEN n’a été fait dans ce meurtre sans son autorisation : intervention des forces de l’ordre, évacuation du corps du défunt de l’hôpital régional de Labé pour Conakry, refus de passer prendre ou tout au moins d’informer les parents (père et mère du défunt) qui ont passé cette nuit de Ramadan à Dalaba, attendant l’ambulance qu’on disait « transportait le blessé »…

Madifing Diané, Gouverneur de la région administrative de Labé
Madifing Diané, Gouverneur de la région administrative de Labé

Disant avoir tout autorisé et assumant tout, Madifing Diané a visiblement tout fait pour également étouffer les informations autour de ce meurtre. On apprendra plus tard que des étudiants ont perçu l’argent des autorités, visiblement pour tourner la page de ce crime ; et, la plainte des parents a été refusée par le tribunal de Labé. Même une stèle que certains étudiants (qui tiennent à faire perpétuer la mémoire du défunt) ont tenu à ériger à l’université Hafia de Labé a été arrachée avec un silence approbateur des décideurs actuels des lieux…

L’étudiant Amadou Boukariou Baldé, tué le 31 mai 2019 par des agents déployés par Madifing Diané

Sur ses nerfs, déçu de refus des puissants d’aujourd’hui de rendre justice sur ce crime, Abdoul Rahmane Baldé, le jeune frère de Mamadou Mouctar Baldé, le père de l’étudiant tué, a posté sur son mur Facebook son cri de cœur qu’il a intitulé « HONTE à eux », pour ne pas nommer les auteurs et commanditaires du meurtre de feu Amadou Boukariou Baldé qui croient aujourd’hui capables d’empêcher la vérité de jaillir…

Ci-dessous, Guineematin.com vous propose ce coup de gueule :

Honte à eux !

Vendredi 31/05/2019, Université Hafia Labé : Les dirigeants inconscients de l’institution, incapables de gérer un petit problème interne font appel à leurs parrains qui dépêchent policiers et gendarmes sur les lieux. Ceux-ci ne décevront pas leurs mandataires et les résultats en font foi : UN MORT suite aux coups par objets contondants reçus principalement sur la tête, des blessés et énormément de dégâts matériels. Le gouverneur de la région assume. La famille du défunt prend en charge les frais d’autopsie et de funérailles. AMADOU BOUKARIOU BALDÉ sera inhumé le lundi 03/06/2019 correspondant au 29 du mois Ramadan après la prière de Asr.

Une plainte formulée par les avocats de la famille de Boukariou sera déposée chez le procureur de Labé qui la classe sans suite.

Le gouverneur de Labé, l’une des personnalités visées par la plainte, nargue la famille et dit : « …le père de Boukariou a perdu son fils et maintenant il est en train de perdre sa foi… ».

Un conseil d’étudiants mis en place à l’Université de Hafia Labé recevra du rectorat un montant de huit millions de nos francs en guise de réparation des dommages matériels subis par le fait de l’intervention des forces de l’ordre. Il s’en suivra des détournements dont les coupables seraient certains étudiants et une haute personnalité l’autorité universitaire. C’est ce fait qui impactera sur le symposium qui était prévu le 05/07/2019 à Hafia Labé à la mémoire de Amadou Boukariou BALDÉ. Les empoignades entre étudiants organisateurs obligeront à reporter sine die la cérémonie et une stèle a été érigée la veille dans l’enceinte d de l’Université.

Comme si le meurtre de Boukariou ne suffisait pas, des certains individus ont nuitamment démoli la stèle dans les heures qui ont suivi. De l’aveu de certains étudiants, cette stèle n’était pas du goût des autorités. PEINE PERDUE !

Abdoul Rahmane Baldé, oncle de feu Amadou Boukariou Baldé
Abdoul Rahmane Baldé, oncle paternel de feu Amadou Boukariou Baldé

Si les responsables et leurs complices espèrent, par ces agissements immondes et répugnants, entamer la détermination de la famille de Boukariou, je leurs dirais que c’est mal nous connaître. Nous sommes conscients de nos atouts et de nos faiblesses et nous ne sous-estimons pas le camp d’en face. Nous sommes rassurés par notre foi quoique d’autres puissent en douter.

Nous avons confiance au DIEU de Nouhou (Noé) qui noya les injustes et sauva Nouhou et les pieux dans l’Arche.

Nous avons foi au même DIEU qui sauva Ibrahim (Abraham) du feu de Noumroud.

Nous avons foi au même DIEU qui sauva Mûssa (Moïse) et ses partisans de Pharaon et noya ce dernier et ses armées.

Nous avons foi au même DIEU qui sauva Issa (Jésus) des comploteurs pour confondre ces derniers.

Nous avons foi au même DIEU qui sauva Muhammad de tous ces ennemis et lui donna la victoire éclatante sur eux.

Nous savons que notre Dieu en QUI nous avons foi est omnipotent, nous savons aussi qu’IL accorde du répit aux injustes mais qu’IL les saisira.

En attendant de répondre devant DIEU, on vous contraindra de répondre devant la justice sur terre. Avec un minimum d’honneur ces sieurs auraient tous démissionné pour se mettre à la disposition de la justice. Au lieu de cela ils se cramponnent et peut être font recours aux charlatans et lecteurs de Yassin pour espérer calmer l’affaire ; peine perdue. Nous ne nous arrêterons pas de sitôt pour la mémoire de AMADOU BOUKARIOU BALDÉ et de toutes ces victimes anonymes et connues. MALHEUR À VOUS !

Nous n’avons pas la prétention de pouvoir soulever des montagnes ; mais, nous avons foi à Allahou qui, lorsqu’IL veut d’une chose, dit « soit » et elle est. Et, quel Excellent secours !

Abdourahmane Baldé, oncle paternel de feu Amadou Boukariou Baldé

Lire