Agression du doyen de Bouré : le maire de Kintinian accusé…

20 juillet 2019 à 20 08 34 07347
Elhadji Sosi Mory Camara, doyen de la contrée de Bouré
Elhadji Sosi Mory Camara, doyen de la contrée de Bouré

Elhadji Sosi Mory Camara, le doyen de la contrée de Bouré, qui couvre la sous préfecture de Kintinian, dans la préfecture de Siguiri, a été rudoyé la nuit d’hier vendredi, 19 juillet 2019, par des jeunes qui seraient conduits par la maire de la commune rurale. Il a fallu l’intervention d’un autre groupe de jeunes pour tirer le doyen de ce mauvais pas, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Administrativement appelé la sous préfecture de Kintinian, Bouré est composé de 36 villages. La contrée est administrée culturellement par un seul doyen, en l’occurrence Elhadj Sosi Mory Camara. C’est ce sage qui a été agressé par un groupe de jeunes, conduit par le maire de la commune rurale, Balla Camara.

Selon les informations recueillies sur le terrain, une histoire de tracteurs offerts par la SAG (Société Aurifère de Guinée) oppose le maire de la commune rurale et doyen.

Elhadji Sosi Mory Camara, doyen de la contrée de Bouré

Interrogé par le reporter de Guineematin.com, Elhadj Sosi Mory Camara est revenu sur sa mésaventure. « Il y a des mois, les jeunes étaient révoltés contre le Directeur Général de la SAG, ils voulaient le chasser de Bouré. En tant que doyen de Bouré, je me suis opposé. Il était content de mon acte, il m’a promis de me récompenser par des tracteurs. Le directeur a honoré ses engagements en m’offrant trois tracteurs. La nuit du vendredi, le maire est venu avec un groupe de jeunes, il me dit qu’il est venu prendre les clés des trois tracteurs. Comme je m’y suis opposé, il a dit que si je ne donne pas les clés d’une manière, je les donnerai d’une autre manière. Il a éteint la lumière. Les jeunes ont offensé pour me frapper. Heureusement pour moi, mes enfants m’ont sauvé. Mais, ils m’ont insulté en partant. Quand j’ai parlé avec le préfet, il m’a dit qu’il va remonter les informations », a expliqué le sage.

Joint au téléphone par le correspondant local de Guineematin.com, le maire de Kintinian, Balla Camara, s’est abstenu de tout commentaire à ce sujet.

De Siguiri, Bérété Lanceï Condé pour Guineematin.com

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Procès de Fodé Baldé : l’UFR invite ses militants à envahir le tribunal le lundi

20 juillet 2019 à 19 07 09 07097

L’UFR se mobilise pour apporter son soutien au politologue Fodé Baldé, responsable de la communication digitale du parti. Au cours de son assemblée générale de ce samedi, 20 juillet 2019, la formation politique a invité ses militants à se rendre massivement, le lundi prochain, au tribunal de Kaloum où se tient le procès du jeune opposant, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui était sur place.

Le lundi, 22 juillet 2019, Fodé Baldé, chargé de la communication digitale de l’UFR, va comparaître devant le tribunal de première instance de Kaloum. L’opposant est poursuivi pour diffamation et injures entre autres, à l’encontre du chef de l’Etat. Son parti qui dénonce un acharnement, appelle ses partisans à se mobiliser pour aller lui apporter leur soutien au tribunal.

honorable Bakary Goyo Zoumanigui, Fondateur et vice-président de l’UFR
Honorable Bakary Goyo Zoumanigui, Fondateur et vice-président de l’UFR

« Le bureau exécutif invite tous les militants à se mobiliser pour que le lundi, 22 juillet 2019, la justice sache que derrière Fodé Baldé, il y a un parti politique, il y a des militants qui le soutiennent. Nous sommes dans un Etat dit démocratique. Donc, chacun peut exprimer son opinion. On ne doit empêcher personne d’exprimer son opinion. Il y en a qui sont pour le 3ème mandat, il y en a qui ne sont pas pour. Chacun est libre d’exprimer son opinion sur la place publique. Donc le bureau exécutif invite les jeunes de Kaloum à se mobiliser massivement le lundi 22 juillet devant le tribunal de première instance de Kaloum », a lancé l’honorable Bakary Goyo Zoumanigui, Fondateur et vice-président de l’UFR.

Abondant dans le même sens, l’honorable Saïkou Yaya Barry, secrétaire exécutif de l’UFR, a fustigé vigoureusement l’attitude du régime Alpha Condé. « Le président Alpha Condé n’aime apparemment personne. Et cela se vérifie par le non-respect des lois de la République. Sinon quelqu’un qui a donné son opinion dans un pays, ne mérite pas d’être arrêté et jugé. Et on va jusqu’à la justice, on change même ce qui les a emmenés à la justice.

On ajoute d’autres considérations, juste pour pouvoir l’inculper. Ils falsifient même la plainte. Regardez comment ils ont kidnappé Foniké Mengué ! Et quand Sékou Koundounou de la structure Balai Citoyen est allé le voir, lui aussi on l’arrête et on le garde là-bas. On est dans quel Etat ? On est dans un Etat voyou. Il faut qu’on le reconnaisse », a martelé le député de l’Union des Forces Républicaines, sous un tonnerre d’applaudissements des militants.

honorable Saïkou Yaya Barry, secrétaire exécutif de l’UFR
honorable Saïkou Yaya Barry, secrétaire exécutif de l’UFR

Par ailleurs, Saïkou Yaya Barry s’est attaqué à la gouvernance actuelle qui, selon lui, n’a pas su répondre aux attentes des Guinéens. « Dites-moi, en 9 ans, quelle est la richesse qu’il (Alpha Condé, ndlr) a donné aux guinéens ?Nous sommes dans un pays très riche, et nous sommes à la queue des pelletons du développement dans le monde (…) On accuse la Haute Guinée d’être la région qui a soutenu beaucoup plus Alpha Condé. Ça, on le dit souvent. Mais, la région la plus démunie en matière de développement aujourd’hui, c’est aussi la Haute Guinée.

Dans toutes les régions, la région qui a eu beaucoup plus de manifestations pour des routes, pour des ponts, pour manque d’électricité, où il y a eu même des morts d’hommes par rapport à ce phénomène social, c’est en Haute Guinée. Ce n’est pas au Fouta, ni en Forêt, ni en Basse Guinée. Cela prouve à suffisance qu’il n’a de l’amour pour personne et tout ce qu’il a fait, c’est pour ses intérêts personnels, pour s’enrichir illicitement sur le dos des guinéens », a-t-il fustigé.

Pour cet opposant, le régime Alpha Condé n’a excellé que dans le mauvais sens. Notamment dans celui de la privation des libertés reconnues par la loi. « Aujourd’hui, on interdit à quelqu’un même de faire une réunion dans un hôtel. Même Lansana Conté n’a pas fait ça. Lansana Conté a laissé Alpha Condé et tous les opposants faire leurs réunions. Nous avons même eu le Palais du Peuple pour la concertation des forces vives. Pourtant, lui, il est militaire.

Alors, je vais rappeler à Alpha qu’il n’est pas militaire, il est civil comme nous. Aujourd’hui, il a eu la chance d’être président de la République, c’est pour un temps. Mais, les Guinéens ne se laisseront pas marcher dessus. Nous sommes fiers d’être guinéens. Mais à un moment donné, on sera obligé de nous battre pour retrouver notre liberté, pour que le respect des lois soit appliqué », a prévenu l’honorable Saïkou Yaya Barry.

Saïdou Hady Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 620 589 527/654 416 922

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Cellou à l’étranger, situation sociopolitique de la Guinée : Elhadj Djouma aux militants de l’UFDG…

20 juillet 2019 à 18 06 32 07327

Comme chaque samedi, l’UFDG a tenu son assemblée générale hebdomadaire ce samedi, 20 juillet 2019, à son siège à la minière. Et, c’est Elhadj Abdoulaye Djouma Diallo, membre du conseil politique national du parti qui a présidé cette séance. Il a mis l’occasion à profit pour évoquer la « brillante tournée » de Cellou Dalein Diallo en europe et aux Etats-Unis, avant de dénoncer la gouvernance du régime Alpha Condé, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui était à cette rencontre politique.

Elhadj Abdoulaye Djouma Diallo a commencé par faire observer une minute de silence en hommage aux artistes musiciens Kerfala Kanté (l’oiseau de Sankaran de Guinée) et Johnny Clegg (le Zoulou blanc de l’Afrique du Sud), tous deux décédés cette semaine (respectivement à Conakry et à Johannesburg) de suite de maladie.

Le troisième vice-président de l’assemblée nationale et membre du conseil politique national de l’UFDG a ensuite évoqué la tournée de son leader, Cellou Dalein Diallo, à l’extérieur de la Guinée.

« Après la France et l’Angleterre, notre président, Cellou Dalein, est actuellement aux Etats Unis. Il a abordé la mission par New York où il a fait l’objet d’une réception grandiose. Dans le monde et l’Afrique contemporaine, aucun homme politique africain n’a eu la réception dont Cellou Dalein Diallo a bénéficié cette fois-ci à New York où il a rencontré les grands médias du monde, la secrétaire générale adjointe de l’organisation des Nations Unies… C’est après qu’il est allé à Washington, le plus grand poste diplomatique au monde. Là, il a été reçu au département d’Etat. Il a aussi rencontré beaucoup d’organismes importants et influents dans la politique mondiale et plusieurs personnalités membres du congrès américain… Il a présenté la situation politique, sociale et économique de la Guinée. Il a expliqué ce qui se passe actuellement dans notre pays, en soulignant le fait que le pouvoir guinéen veut illégalement violer la constitution pour octroyer un troisième mandat à celui qui tient actuellement les reines de la Guinée », a indiqué Elhadj Abdoulaye Djouma Diallo.

S’agissant de la vie sociopolitique et économique de la Guinée, le 3ème vice-président de l’Assemblée nationale a commencé par dénoncer les nombreuses inondations qui sont actuellement enregistrées çà et là dans la capitale guinéenne.

« Actuellement, c’est des problèmes partout en Guinée. A Conakry, avec les grandes pluies, nous vivons les problèmes d’inondations. Après Gbéssia, c’était à Tombo et à Coronthie. Tout cela, c’est des problèmes de gouvernance, des problèmes de décentralisation… Il faut que l’Etat guinéen accepte de donner plus de capacité à ceux qui le représentent à la base… On ne peut pas nettoyer une ville à partir du sommet de l’Etat », a expliqué Elhadj Abdoulaye Djouma Diallo.

Ce cadre de l’Union des forces démocratiques de Guinée a aussi dénoncé « de nombreux problèmes » dans les zones d’exploitation minières. « Dans les zones de Boké, de Boffa et ailleurs, le pouvoir a démultiplié les exploitations. Des mines sont ouvertes partout. Et, elles ont désorganisé les activités des populations. Les activités d’agriculture et d’élevage sont perturbées et il n’y a pas de compensation conséquente », a dénoncé Elhadj Abdoulaye Djouma Diallo.

Parlant de la succession défunt maire, Souleymane Taran Diallo, à la tête de la mairie de Ratoma, Elhadj Abdoulaye Djouma Diallo a clairement exprimé la position de l’UFDG. « Vous savez que la mairie de Ratoma a été remportée de haute lutte par l’UFDG. Et, par la volonté de Dieu, nous avons perdu le maire Taran que tout Conakry a pleuré… Mais, c’est l’UFDG qui a remporté la commune. C’est nous qui avons fait élire les sept vices maires. Donc, c’est nous qui avons mis en place Soumah, comme premier vice-maire de Ratoma… On peut tout faire ! C’est à l’administration de lire les textes et résoudre ce problème comme elle veut. Mais, nous, il n’y a pas de flou ou d’hésitation dans ce que nous faisons ou dans les décisions que nous prenons. Que le ministre de l’Administration prenne une décision ! Mais, ce que nous savons, c’est que le premier vice maire est de l’UFDG. Nous connaissons Soumah. C’est un grand militant de l’UFDG. Depuis 2008, nous travaillons avec lui. C’est un cadre compétent, intègre et fidèle qui a mérité de la confiance du parti. Il est là, c’était notre choix et il est encore notre choix… », a tranché le troisième vice-président de l’Assemblée nationale.

Abordant la situation actuelle du FNDC (front national pour la défense de la constitution), Elhadj Abdoulaye Djouma Diallo a effleuré la récente interpellation de deux acteurs de ce mouvement anti 3ème mandat en Guinée.

« Ces derniers temps, une certaine police a voulu mettre la main sur Oumar Sylla (Foniké Mangué) et Sékou Koundouno, qui sont de grands cadres du FNDC. Nous ne devons pas accepter que le pouvoir viol systématiquement tous nos droits. S’ils ont le droit de chanter dans l’illégalité pour le troisième mandat, il faut qu’ils laissent les guinéens qui sont dans le FNDC s’exprimer. Cela est non négociable. Ils ont peur parce qu’ils savent que l’écrasante majorité des guinéens sont contre le tripatouillage de la constitution… Même parmi les cadres et militants du RPG, parmi les fonctionnaires de l’Etat, il y a beaucoup qui sont avec nous. Nous voyons le théâtre qu’ils font, mais nous connaissons leurs convictions », a dit Elhadj Abdoulaye Djouma Diallo, tout en invitant son auditoire à faire des « campagnes porte à porte » dans les quartiers pour sensibiliser contre le troisième mandat et la nouvelle constitution.

Mamadou Baïlo Keïta pour Guineematin.com

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Arrestation de deux responsables du FNDC : « le pouvoir est en train de paniquer », dit le PADES

20 juillet 2019 à 17 05 55 07557

Le Parti des Démocrates pour l’Espoir (PADES) s’est montré indigné suite à l’arrestation de Sékou Koundouno et Oumar Sylla « Foniké Mengué », deux hauts responsables du FNDC, cette semaine à Conakry. Au cours de son assemblée générale de ce samedi, 20 juillet 2019, le PADES a dénoncé une tentative d’intimider les opposants à un troisième mandat pour le président Alpha Condé et invité ses militants à la résistance, a constaté un reporter de Guineematin.com qui était sur place.

Mohamed Kaba

C’est par une minute de silence à la mémoire de l’artiste, Kerfalla Kanté, décédé dans la nuit du jeudi au vendredi, 19 juillet 2019, que Mohamed Kaba, coordinateur des Affaires administratives du PADES, a ouvert cette assemblée générale hebdomadaire. « Au nom du président du PADES, Dr Ousmane Kaba, et au nom de tous les militants du parti, nous adressons nos sincères condoléances à la famille éplorée. Nous savons que c’est un artiste qui s’est beaucoup battu pour la culture guinéenne », a-t-il dit.

Abordant l’actualité sociopolitique du pays, l’opposant s’est insurgé contre l’arrestation, cette semaine, de plusieurs membres du Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC), dont deux leaders de la protestation contre un troisième mandat pour le président Alpha Condé : Oumar Sylla « Foniké Mengué » et Sékou Koundouno. « Ces opposants arrêtés ont été certes relâchés, mais c’est important de revenir sur le fait.

Parce que c’est une nouvelle stratégie utilisée par le pouvoir pour intimider les opposants au 3ème mandat. Ils ont tout essayé : ils distribué de l’argent public partout, ils ont forcé la population à sortir, mais vous avez vu le résultat. Partout où ils sont passés, la population a boudé. Même à Kankan qui est considéré comme étant le fief du pouvoir, les gens ont refusé de s’associer à un projet qui est contre la démocratie en République de Guinée.

Alors qu’est-ce qu’ils ont décidé de faire ? C’est d’intimider les opposants au 3ème mandat. Si vous voyez vraiment le motif qui a soutenu l’interpellation de ces membres du FNDC, c’est vraiment ridicule. Pour des questions de T-shirts, on arrête des citoyens, on les prive de leur liberté, on les emprisonne parce que simplement ils ont porté des T-shirts du FNDC ou ils ont fait confectionner des T-shirts du FNDC. Vous voyez là où on est en train de venir ?

Ça veut dire deux choses : le pouvoir a compris que les populations ne sont pas avec lui, mais il a aussi compris qu’il y a la panique chez lui. Le pouvoir est en train de paniquer. Moi, je pense que c’est la meilleure lecture qu’on puisse faire de ces actes. Parce qu’arrêter quelqu’un pour une question de T-shirts est un chose qu’on ne peut pas comprendre dans un pays de droit », a dit Mohamed Kaba.

Mohamed Kaba

Face à cette situation, le responsable du PADES appelle les militants de son parti à résister pour barrer la route au projet de troisième mandat. « Je voudrais interpeller, les militants du PADES qui sont engagés dans la cause du FNDC à se battre dans ce sens. Parce que vous avez vu ce qui se passe sur le terrain. Nous ne devons pas nous laisser intimider, nous ne devons avoir peur de cette façon de faire. Nous avons la loi avec nous. C’est nous qui avons la loi de notre côté parce que nous, nous respectons la constitution de notre pays. Ceux qui violent la constitution du pays sont encouragés, sont accompagnés et même sont gratifiés par notre argent public.

Ça, il faut savoir que ça va se juger. Aucun pouvoir ne reste éternellement. Le pouvoir c’est la rotation. Et cette rotation-là, elle va se faire. C’est pourquoi, je voudrais revenir dessus pour dire vraiment que devons rester dans ce cap. Nous devons nous battre, nous devons faire en sorte que les idéaux de démocratie que nous sommes en train de prôner pour notre pays, que personne ne nous décourage et nous désoriente dans cet élan-là », a lancé l’opposant.

Mamadou Bhoye Laafa Sow pour Guineematin.com

Tel : (00224) 622919225 / 666919225

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Finale CAN 2019 : un guinéen tué en France par des supporters algériens

20 juillet 2019 à 17 05 14 07147

Un jeune guinéen, du nom de Mamoudou Barry, est décédé de ses blessures ce samedi, 20 juillet 2019, à Rouen, en France. Il a été pris à partie par un groupe présenté comme étant des supporters algériens. Le drame est survenu en marge de la finale de la Coupe d’Afrique des Nations de football, disputée au Caire, en Egypte.

Selon nos informations, Mamoudou Barry, âgé d’une trentaine d’années, a soutenu récemment une thèse de doctorat en fiscalité. Il a été pris pour un supporter sénégalais par une foule déchainée de supporters algériens. Il a été battu à mort vendredi soir. Il a succombé à ses blessures ce samedi aux environs de midi.

Mamadou Barry enseignait à l’Université de Rouen depuis quelques années. Membre du laboratoire du Centre Universitaire Rouennais d’Etudes Juridiques, ce spécialiste des questions fiscales, minières, douanières, pétrolières et gazières de l’Afrique francophone, était chercheur associé et consultant en Droit.

Notre source ajoute qu’il faisait partie de la toute première promotion LMD de Droit de l’Université Général Lansana Conté de Sonfonia. Mamoudou Barry était marié à une femme et père d’une fille.

Alpha Mamadou Diallo pour Guineematin.com

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Nouvelle constitution : plusieurs structures rejoignent le mouvement « Nouvelle République »

20 juillet 2019 à 16 04 41 07417

Moins d’un mois après son lancement officiel qui a eu lieu le 1er juillet dernier, le mouvement « Nouvelle République » s’agrandit déjà. Quatre groupements et associations de femmes et de jeunes viennent de rejoindre la structure, engagée à promouvoir le projet de nouvelle constitution en Guinée. Ces organisations ont matérialisé leur adhésion en signant une déclaration conjointe ce samedi, 20 juillet 2019, a constaté Guineematin.com à travers un de ses journalistes.

« Conscients que c’est en étant ensemble que nous pourrons bâtir une Guinée nouvelle, unie et prospère, nous adhérons sans réserve aux idéaux prônés par le mouvement Nouvelle République et au projet de candidature indépendante de son président fondateur, monsieur Julien DRAMOU à l’élection présidentielle de 2020 », peut-on lire dans la déclaration conjointe signées des responsables du Groupement des « Femmes solidaires du Grand Sud pour le Développement Rural et Dural de la Guinée (FSGSDRDG) ; l’Association « Les dames de Guinée » ; le Groupement « Excellence » et l’Association « Consortium élites pour l’émergence ».

Ces différentes organisations de la société civile s’engagent à travailler aux côtés du mouvement Nouvelle République en vue de l’atteinte de ses objectifs, dont celui de l’adoption d’une nouvelle constitution « qui prend en compte les objectifs et les préoccupations et aspirations profondes et légitimes de la jeunesse et des femmes de Guinée ». Après la signature de cette déclaration conjointe, le président du mouvement Nouvelle République a exprimé sa satisfaction tout en souhaitons que ce partenariat puisse se renforcer dans le futur. « Nous venons d’assister à la signature d’une déclaration conjointe de plusieurs groupements de femmes et d’associations de jeunes dont les membres sont repartis sur toute l’étendue du territoire nationale, qui adhèrent aux idéaux de notre mouvement Nouvelle République.

Notre ambition, c’est de voir notre partenariat grandir, et qu’ensemble nous puissions atteindre les objectifs que nous nous sommes assignés. Nous avons un seul regard aujourd’hui, c’est de faire en sorte que notre chère Guinée soit dotée d’une nouvelle constitution. Nous avons adressé une lettre ouverte au président de la République, son Excellence Professeur Alpha Condé, pour lui parler de notre mouvement et pour lui montrer combien nous attachons de l’importance à ce projet de changement de constitution en République de Guinée », a déclaré Julien Dramou.

Pour lui, si le projet de nouvelle constitution que le pouvoir veut faire adopter suscite autant de polémique, c’est parce qu’il est mal compris par le peuple. « Malheureusement, nous avons constaté que le débat a été très mal orienté, dans le sens où certains membres de l’opposition guinéenne ont voulu politiser le débat. Pourtant, le débat sur la constitution n’est pas un débat politique, c’est avant tout un débat citoyen (…)

Je me suis amusé à poser la question aux gens c’est quoi une nouvelle constitution. Beaucoup de jeunes m’ont répondu que c’est la loi qui permet à Alpha Condé d’avoir un troisième mandat. Donc, il faut qu’on parvienne à expliquer aux gens c’est quoi une constitution. Il faut que nous ayons le courage de dire qu’une nouvelle constitution n’est pas égale à un troisième mandat. Il faut que le débat soit situé », a-t-il dit.

Présent à cette cérémonie, Sékou Souapé Kourouma, membre du Bureau politique national du RPG Arc-en-ciel, a salué cette action. Selon ce responsable du parti au pouvoir, le référendum constitutionnel aura bien lieu, malgré la mobilisation des opposants qui entendent l’empêcher. « Pour moi, cette initiative est fondamentale. Parce que ceux qui s’opposent, les fronts qui se créent contre la nouvelle constitution, je crois que c’est un mépris. Il ne faut pas mépriser le peuple.

Vous ne pouvez pas parler au nom du peuple en l’excluant, en organisant des situations sur le dos du peuple. Je pense qu’il faut permettre au peuple de s’organiser, de prendre part à des débats politiques, aux choix qui l’engagent. Et cela se fait par le référendum. Il faut que nous allions au référendum. Nous sommes en démocratie, si le projet qui sera présenté n’est pas approuvé par le peuple, le président reculera. Ça c’est clair », a-t-il laissé entendre.

Mohamed Doré pour Guineematin.com

Tel: (00224) 622 07 93 59

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Le RPG-AEC tient à son 3ème mandat : « les accords de Ouaga prévoyaient un Référendum »

20 juillet 2019 à 16 04 31 07317

Le RPG Arc-en-ciel continue de dérouler lentement mais sûrement son agenda relatif au contesté projet de nouvelle Constitution destiné à maintenir le président Alpha Condé au pouvoir au-delà de 2020. L’assemblée générale de ce samedi, 20 juillet 2019, a essentiellement tourné autour d’une récente mission de mobilisation à Kérouané en faveur d’une nouvelle Constitution. Le parti en a profité pour féliciter le gouvernement pour les projets lancés à l’intérieur du pays dans le cadre de la mise en œuvre de l’Agence Nationale de Financement des Collectivités (ANAFIC), a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

S’exprimant en langue nationale Maninka, la présidente de séance, Hadja Djènè Saran Camara, a commencé par féliciter le bureau politique du RPG pour avoir transporté le débat sur la nouvelle Constitution des cafés aux réunions. La députée a tenté de justifier le bien-fondé d’une nouvelle Constitution, faisant notamment référence aux accords de Ouagadougou, signés entre la junte militaire au pouvoir en Guinée et les Forces Vives.

Hadja Djéné Saran Camara
Hadja Djéné Saran Camara

Selon Hadja Djènè Saran Camara, « le bureau politique a demandé récemment au chef de l’Etat d’accepter de proposer au peuple de Guinée une nouvelle Constitution. Je rappelle cela parce que certains parlent d’une révision de la constitution, d’autres d’un troisième mandat. Non, il ne s’agit pas de tout cela. Il s’agit d’une nouvelle Constitution, les gens doivent le comprendre. Vous savez avant l’arrivée du président de la République au pouvoir, les acteurs politiques de tout bord s’étaient rendu au Burkina-Faso et avaient signé un accord, qu’on a appelé Accords de Ouaga. Cet accord prévoyait la tenue d’un référendum en vue de proposer une nouvelle constitution une fois les élections terminées et toutes les institutions mises en place. Donc, aujourd’hui, pourquoi après la mise en place des institutions, certains parmi ceux qui étaient à Ouagadougou s’opposent à ce projet de nouvelle constitution ? Donc, pour être brève, à la suite de la déclaration lue au siège du RPG arc-en-ciel ici, demandant au chef de l’Etat de proposer une nouvelle constitution, nous les cadres du RPG, chacun est allé dans sa préfecture pour sensibiliser les populations sur la nécessité de doter la Guinée d’une nouvelle constitution. Mais, j’avoue que à Kérouané, les populations sont favorables à ce projet de nouvelle constitution, la forte mobilisation en fait foi. Kérouané a dit qu’ils étaient avec le président de la République hier, ils sont avec lui aujourd’hui et seront avec lui demain », soutient la députée.

ministre de la Sécurité et de la Protection Civile, Alpha Ibrahima Kéira,
ministre de la Sécurité et de la Protection Civile, Alpha Ibrahima Kéira

Pour sa part, le ministre de la Sécurité et de la Protection Civile, Alpha Ibrahima Kéira, a salué la mise en œuvre de l’ANFIC au bénéfice des communautés. « Depuis que la Guinée est indépendante, la justesse de la démarche politique du président de la République, qui s’est traduite par la mise en place de l’ANAFIC, s’est traduite par un engouement et une satisfaction des populations à la base. Nous venons de l’intérieur du pays dans le cadre d’une mission gouvernementale de sensibilisation et d’information et surtout de partage des grands chantiers qui ont été réalisés par la gouvernance de notre champion, de votre champion, je veux dire le président Alpha Condé.(…) Nous avons jaugé le niveau d’appréciation que les populations à la base ont pour le président de la République. Et, nous nous sommes rendu compte que tout bavardage, c’est à Conakry ici, d’ailleurs c’est dans la presse ici. Ce n’est pas dans la famille, c’est dans la presse. Que la presse m’excuse, mais tout le bavardage, c’est dans la presse. Parce que ce que nous avons vu et entendu le message qui nous a été parvenu par les populations à Faranah, à Dabola, à Siguiri et ailleurs, c’est un message de satisfaction des œuvres gigantesques de monsieur le président de la République. Un message qui encourage et qui donne l’espoir aux jeunes. Parce que la mise en place de ce vaste programme pour les 335 communes rurales et urbaines par le président de la République, qui a décidé de réorienter 15% des recettes minières versées à l’Etat guinéen au développement de nos communautés villageoises et urbaines, cette démarche a été accueillie avec enthousiasme et ça a donné de l’espoir aux jeunes et aux sages », se vante monsieur Kéira.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Cambriolage raté à Kindia : le gardien d’un magasin tué par des hommes armés

20 juillet 2019 à 15 03 54 07547

Le gardien d’un magasin de conservation de poissons, de poulets importés et de riz a été tué par des inconnus dans la nuit de vendredi à samedi 20 juillet 2019 au quartier Manquepas, dans la commune urbaine de Kindia. Les malfaiteurs seraient venus sur les lieux dans l’intention de cambrioler le magasin de la société SONIT Pêche, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Selon nos informations, c’est aux environs de 3 heures du matin qu’un groupe d’hommes armés s’est attaqué à un magasin de stockage de poissons, de poulets importés et de riz, situé au quartier Manquepas, au cœur de la ville de Kindia. Mais, il y avait un obstacle d’autant plus que le magasin était bien cadenassé et gardé par un commandant à la retraite, du nom de Keita Mamadou, marié à 2 femmes et père de cinq enfants. Après avoir tenté vainement de casser les portes du magasin, les assaillants ont fini par éliminer le gardien.

Tôt ce samedi, 20 juillet 2019, le corps sans vie de Mamoudou Kéita a été découvert par des jeunes mécaniciens qui ont passé la nuit au garage, non loin du lieu de drame. Un d’entre eux, en l’occurrence Aly Fofana, dit avoir été menacé par les assaillants. « J’étais couché dans le véhicule avec un petit. On ne sait pas à quelle heure les bandits sont venus, mais il était presque 2 h passé. Quand ils sont venus, ils nous ont intimé de ne pas parler, sinon qu’ils vont nous tuer. C’est le matin qu’on n’a vu les chaussures et la torche du vieux. Nous nous sommes rendus dans sa guérite pour voir. C’est son corps qu’on a vu et nous avons informé le voisinage», a expliqué le mécanicien.

Selon le chef du quartier de Manquepas, Sékouba Traoré alias 7millions, « c’est la première fois que cela se passe dans mon quartier à ma connaissance. Les enfants étaient couchés dans le véhicule au garage, mais les assaillants étaient armés. Ils ont dit aux enfants que s’ils tentent un mouvement, ils auront à faire avec eux. C’est dans ça, ils ont profité pour attacher le gardien et tenter de défoncer le magasin sans réussir. Le sac du gardien n’a pas été retrouvé. J’invite les autorités et les services de sécurité à redoubler d’ardeur pour la sécurisation des citoyens et leurs biens ».

La victime a été ligotée, les deux bras attachés, la bouche et le nez bouchés à l’aide de la colle scotch. Apres le constat fait par les gendarmes, le corps a été remis à la famille mortuaire, domiciliée à Sarakoléah, où il sera inhumé ce samedi soir.

Mohamed M’bemba Condé pour Guineematin.com

Tél. : 628-518-888

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Affaire 3ème mandat : Dr Mamadou Oury précise ses propos

20 juillet 2019 à 15 03 14 07147
Dr.Mamadou Oury
Bah Ousmane

« A Jammat Al Sunna, c’est Elhadj Boubacar Kankalabé Diallo qui était le Président. Après son décès, en 2012, je suis venu à la tête de l’organisation. Deux mandats après, comme chez nous on est contre le 3ème mandat, j’ai passé la main à Cheick Oumar Barry, qui est actuellement le président. C’est pourquoi, notre organisation est respectée. Elle œuvre pour la paix, la quiétude et l’unité nationale. En tant que citoyens, c’est ce que nous souhaitons pour notre pays. Nous voulons d’un Etat de droit, où chaque citoyen est soumis à la loi, jouit de ses droits en toute circonstance et respecte ses obligations citoyennes ».

C’est en partie ce qu’a déclaré le très célèbre leader religieux, Dr Mamadou Oury Barry, à l’occasion d’une visite que lui a rendu récemment Elhadj Bah Ousmane, président de l’UPR et ministre conseiller personnel du président Alpha Condé, à son domicile. Après la publication du compte rendu de cette rencontre sur Guineematin.com, l’islamologue a contacté notre rédaction pour apporter des précisions sur ces propos.

« Je pense que mes propos n’ont pas été bien compris. Je tiens donc à préciser les choses. J’ai effectivement dit que nous à Jammat Al Sunna (organisation religieuse dont il est membre, ndlr), on est contre le troisième mandat. Mais, cela n’a aucun lien avec le débat autour d’un troisième mandat pour le président de la République. Nous, ce débat ne nous intéresse pas. Nous sommes des religieux, nous ne parlons pas de politique », a indiqué le Sheikh, Dr Mamadou Oury Barry.

Alpha Fafaya Diallo pour Guineematin.com

Tel. 628124362

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La fille du commandant Makambo témoigne : « Toumba qui est en prison vit mieux que nous »

20 juillet 2019 à 13 01 44 07447
Marie Makambo, fille de feu Joseph Makambo Loua
Marie Makambo, fille de feu Joseph Makambo Loua

Près de 10 ans après la mort du commandant Joseph Makambo Loua, membre du Bataillon autonome de la sécurité présidentielle (BASP) et très proche du Capitaine Moussa Dadis Camara qui a dirigé la Guinée en 2009, sa famille biologique donne de ses nouvelles.

Au cours d’un entretien qu’elle a accordé au correspondant de Guineematin.com à N’zérékoré, la fille aînée du militaire, Marie Makambo Loua, s’est confiée sur la situation dans laquelle vit aujourd’hui sa famille. Une famille qui, selon elle, est abandonnée par tout le monde et qui baigne dans la misère.

Marie Makambo, fille de feu Joseph Makambo Loua

« Depuis le décès de mon père, Joseph Makambo Loua, en 2009, nous vivons dans la détresse. Notre famille n’a rien et nous vivons dans la souffrance. A la mort de notre regretté père, certains de ses amis sont venus nous consoler en nous disant qu’ils vont s’occuper de nous, mais ce ne fut que des paroles en l’air. Personne ne pense plus à notre famille qui souffre énormément. Même Toumba (présumé meurtrier du commandant Makambo) qui est en prison vit mieux que nous.

C’est pourquoi, j’ai l’impression parfois que mon père est mort inutilement. C’est comme s’il n’a rien fait pour ce pays. Sinon, comment peut-on oublier la famille de celui qui a sacrifié sa vie pour sauver le pays ? Je pense que si mon père avait su qu’après sa mort, sa famille allait être abandonnée comme ça, il aurait pu abandonner Dadis dans le camp et s’enfuir aussi. C’est très grave et c’est regrettable pour nous les fils et filles de Makambo », a-t-elle déclaré.

Marie Makambo, fille de feu Joseph Makambo Loua

Face à cette situation, Marie Makambo Loua interpelle personnellement le président Alpha Condé. « Je demande humblement au président de la République, Professeur Alpha Condé, de nous venir en aide et d’aider la justice à faire lumière sur la mort de notre papa. Et aussi, aux personnes de bonne volonté d’en faire autant. Car, on a du mal à cicatriser les traces laissées dans la famille par notre regretté père. Parce que de son vivant, c’est lui qui s’occupait de nous et on vivait dans le beurre. Mais depuis sa disparition, nous menons une vie extrêmement difficile, il n’y a personne pour nous venir en aide », a dit la fille aînée de feu Joseph Makambo.

A rappeler que le commandant Joseph Makambo Loua est décédé le 03 décembre 2009 dans l’ancien camp Koundara de Kaloum, rebaptisé en son nom. Il est mort en tentant de sauver la vie de l’ex chef de l’Etat guinéen, le Capitaine Moussa Dadis Camara, grièvement blessé le même jour par son aide de camp, Aboubacar Sidiki Diakité « Toumba », et évacué au Maroc pour des soins avant de rejoindre le Burkina Faso, où il vit jusque-là.

De N’zérékoré, Foromo Gbouo Lamah pour Guineematin.com

Tel : +224620166816/666890877

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Télimélé : l’hôpital préfectoral électrifié grâce à l’appui de la GIZ

20 juillet 2019 à 11 11 50 07507

Plongé dans le noir depuis une décennie, l’hôpital préfectoral de Télimélé vient d’être électrifié, grâce à l’appui de la GIZ. C’est le préfet de Télimélé, Amadou Sadio Diallo, qui a procédé au lancement du courant électrique sur les lieux dans la nuit d’hier vendredi, 19 juillet 2019, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

L’électrification de l’hôpital préfectoral de Télimélé constitue un ouf de soulagement pour les citoyens et autres usagers du centre. Selon nos informations, depuis qu’il y a eu un incendie sur les lieux, l’hôpital était plongé dans le noir. Le nouveau directeur de l’hôpital préfectoral, Dr Hamidou Chérif, a fait appel aux partenaires qui sont aussitôt venus à l’aide. Il a fallu mettre sur pied une installation souterraine. Notre source ajoute que l’hôpital est désormais desservi par Electricité De Guinée deux jours sur trois. Pour le troisième jour, l’hôpital se sert de son groupe électrogène de 40 KVA, à ses propres frais.

La cérémonie de ce vendredi nuit a réjoui le directeur dudit hôpital, Docteur Hamidou Chérif, qui a expliqué les efforts engagés pour qu’on en arrive là. « Cette cérémonie a intéressé tout le monde parce que, selon les informations, ça fait 10 ans que l’hôpital de Télimélé n’a pas de courant. Quand je suis venu, j’ai évalué l’hôpital, j’ai trouvé que la première priorité, c’est comment éclairer l’hôpital. Je l’ai posé aux partenaires, la GIZ a pris l’engagement de m’accompagner. Donc, c’est en ce moment là qu’ils m’ont remis une requête et de monter le projet. Le financement global du projet est de 71 millions 500 mille FG. A la première phase, ils ont financé 22 millions, et la deuxième phase, ils vont donner le reste. Le projet a été scindé en deux phases : la première phase intéresse la Maternité, la Pédiatrie et le Laboratoire ; la deuxième phase s’intéresse à l’éclairage de tout l’hôpital. Aujourd’hui, grâce à la GIZ, notre hôpital est éclairé. Même si une aiguille tombe, on pourra facilement la retrouver », a dit Dr Chérif.

Pour sa part, le préfet Amadou Sadio Diallo, a exprimé toute sa satisfaction avant de remercier les partenaires, la GIZ, d’avoir réalisé ce projet. « On est content, on est honoré de ce jour. Il est incompréhensible qu’un hôpital reste sans électricité. Depuis que je suis venu, je n’ai pas compris que l’hôpital n’est pas électrifié. C’est vrai que je suis venu plusieurs fois rendre visite aux malades pendant la journée. Dieu fait bien les choses, à travers le courage du nouveau directeur de l’hôpital, Docteur Chérif et de tout son personnel, voilà aujourd’hui l’hôpital de Télimélé électrifié. Nous les remercions très sincèrement, je prie Dieu de leur donner la chance de mieux faire pour la population de Télimélé. Si vous entendez le bien être, le développement, la base c’est le courant. Partout où il n’y a pas de courant, sachez qu’il n’y a pas de développement. Toutes les grandes puissances que vous connaissez ont pris comme priorité l’électricité au départ. C’est une occasion pour moi de remercier la GIZ et le gouvernement guinéen. Je remercie aussi les travailleurs de l’hôpital, parce que c’est grâce à leur courage et à leur façon de faire que nous n’avons pas senti le manque de courant à l’hôpital. Sachez que je suis là pour le bien être de la population, je suis à votre disposition », a fait savoir le préfet.

A noter que cette cérémonie de lancement du courant électrique à l’hôpital a eu lieu en présence de plusieurs personnalités, dont le maire de la commune urbaine, Younoussa Goulgoul Diallo. Il est à préciser que la direction de l’hôpital a préféré faire le lancement pendant la nuit pour permettre à la population de constater le changement positif apporté sur les lieux.

De Télimélé, Ousmane Dieng pour Guineematin.com

Tél. : 622525250

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Industrie et PME : Tibou Kamara annonce une vaste opération de contrôle

20 juillet 2019 à 11 11 34 07347

Une vaste campagne de contrôle des petites et moyennes entreprises va démarrer dans les prochains mois en Guinée. C’est Tibou Kamara, le ministre de l’industrie et des PME, également conseiller spécial du président de la République qui l’a annoncé en conférence de presse hier, vendredi 19 juillet 2019, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui était sur place.

En introduisant cette conférence de presse de son ministre, Alphadio Idriss Ann, le directeur national de l’industrie, a indiqué ce contrôle annoncé s’inscrit dans le cadre de la réglementation des activités industrielles en Guinée. « Cela, c’est pour un peu remettre la relation de confiance entre les unités industrielles, les partenaires industriels et le département de tutelle qui est le ministère de l’industrie et des PME… Il s’agit donc d’un certain nombre de typologies de contrôles en plusieurs étapes. De l’implantation à l’exploitation, en passant par les autorisation d’implantation et d’exploitation », a-t-il dit.

Prenant la parole, le ministre de l’industrie et des PME, Tibou Kamara, a souligné que ce contrôle vise à mettre en confiance les différents acteurs impliqués dans le secteur de l’industrie.

Selon lui, une réflexion a été menée au sein de son département pour essayer de créer les meilleures conditions d’implantation et d’exploitation des unités industrielles, afin que celles-ci puissent évoluer dans un climat de confiance, de sécurité et dans le respect de l’environnement.

C’est dans ce cadre que le ministre a signé un arrêté, le 27 juin, avec pour objectif de réglementer les contrôles et le suivi des activités des entreprises industrielles en vue de la coordination, de la rationalisation et de l’harmonisation des interventions des structures et organismes habilités à cet effet.

Dans les détails, Tibou Kamara a expliqué que ce contrôle va s’articuler sur un certain nombre de points. « Il s’agira, en ce qui concerne le contrôle, les objectifs suivants : le contrôle avant la construction, pour s’assurer que toutes les conditions sont réunies. Ensuite, un contrôle avant le démarrage effectif de l’activité, et enfin une fois que l’unité va commencer à tourner, l’inspection intervient pour le suivi périodique », a-t-il expliqué.

Le ministre prévient que cette directive va s’appliquer avec beaucoup plus de rigueur pour les unités industrielles à venir. Mais, celles qui sont déjà installées doivent aussi se mettre à jour. « Les unités industrielles déjà installées doivent se mettre en conformité avec ces nouvelles orientations qui ne sont pas nouvelles dans la réglementation », a dit Tibou Kamara.

Il précise que ce contrôle qui débutera trois mois après la signature de l’arrêté, c’est-à-dire à compter du 27 juin 2019. Seront impliqués dans le processus, l’institut guinéen de normalisation et de métrologie, la direction nationale de l’environnement, la direction nationale des PME, la direction générale de la propriété intellectuelle, l’inspection générale du ministère de l’industrie, la direction nationale des domaines et du cadastre et tous services techniques, administratifs ou organismes publics et privés concernés, en fonction des secteurs d’activités des entreprises à contrôler, des aspects techniques spécifiques ou des dispositions légales et réglementaires particulières en vigueur.

La bonne nouvelle pour les acteurs impliqués dans la promotion du secteur privé guinéen est cette annonce de Tibou Kamara qui fait état de la volonté du président de la République de prendre un décret incitatif, permettant aux entreprises privées guinéennes d’accéder aux contrats et commandes publics. Une politique visant à créer un secteur privé dynamique, compétitif et respectueux de la réglementation en vigueur, a souligné le ministre de l’industrie et des PME.

Abdallah BALDE pour Guineematin.com

Tél : 628 08 98 45

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Fin du bac à Télimélé : la candidate Mariam Diallo veut être première de la République

20 juillet 2019 à 10 10 15 07157

Comme partout en Guinée, le baccalauréat unique de la session 2019 a pris fin hier vendredi, 19 juillet, dans la préfecture de Télimélé. Les candidats et encadreurs ont affiché leur satisfaction par rapport au déroulement de cet examen national. La candidate Mariam Diallo, de l’option Sciences Mathématiques, a émis le souhait de se classer première de la République, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Seydouba Camara, délégué régional du centre Ecole Primaire du Centre de la commune urbaine,
Seydouba Camara

Selon Seydouba Camara, délégué régional du centre Ecole Primaire du Centre de la commune urbaine, les évaluations se sont passées dans les meilleures conditions. « A Télimélé, j’ai eu un séjour agréable et ma formule a été appliquée. Ma formule, c’est TF = TZ; TF signifie Tentative de Fraude, et TZ signifie Tolérance Zéro. Donc, Tentative de Fraude est égale à Tolérance Zéro. Dans mon centre, tout s’est bien passé, il n’y a eu aucun cas de fraude. Les deux options confondues, il y a eu 26 absents, dont 25 en Sciences Expérimentales et un (1) en Sciences Mathématiques. J’ai constaté que les enfants de Télimélé ont un grand sérieux pour les études, parce que chaque 30 minutes, je fréquentais les salles, je voyais la discipline qui régnait partout », a expliqué monsieur Camara.

Dans les deux centres d’examen de la commune urbaine, les candidats ont exprimé leur satisfaction au micro de notre reporter. Nombre d’entre eux ont dit que les sujets étaient à leur portée.

Mariam Diallo

Sourire aux lèvres, la candidate Mariam Diallo de l’option Sciences Mathématiques, n’a pas caché son rêve de sortir lauréate de cet examen. « Le bac s’est déroulé comme on a souhaité. On a passé l’examen dans les meilleures conditions. Les sujets étaient tirés de nos programmes et nos professeurs nous ont très bien enseigné. Je souhaite la réussite à tous les candidats, particulièrement à ceux de Télimélé. Être la première de la République est mon souhait le plus ardent. C’est une occasion pour moi de remercier tous les enseignants de Télimélé et surtout la Coordination Internationale pour le Développement de Télimélé (CIDT) qui ne cesse de soutenir les élèves de Télimélé. Que Dieu les récompense », a lancé la candidate.

Mouctar Bah, candidat de l’option Sciences Sociales
Mouctar Bah

Même son de cloche chez Mouctar Bah, candidat de l’option Sciences Sociales. « Le bac s’est bien passé dans notre centre, sans aucun incident. Nous remercions le tout puissant Allah et nous lui demandons sa grâce. Au niveau de la surveillance, ça s’est bien passé. On n’a pas eu de difficultés. L’espoir de décrocher le bac est permis. Je remercie l’ensemble des professeurs qui nous ont accompagnés depuis l’ouverture en nous donnant des cours et en nous prodiguant de sages conseils. Je remercie ensuite mes amis qui ont accepté l’entente entre nous depuis l’ouverture jusqu’à la fin de l’examen. Je demande à nos aînés de la CIDT de toujours continuer à soutenir les candidats de Télimélé, de venir toujours au secours de leurs frères, parce que la manière de participer au développement dune nation, c’est de s’investir dans le système éducatif », a laissé entendre Mouctar Bah.

De Télimélé, Ousmane Dieng pour Guineematin.com

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Drame à Koubia : la foudre fait deux morts et deux blessés à Missira

20 juillet 2019 à 9 09 57 07577

C’est à Djohéré, localité relevant du district de Tountéba, située à 7 km de la sous-préfecture de Missira, que le drame est survenu. Deux jeunes filles d’une même famille ont été tuées et deux autres personnes ont été blessées par la foudre, a appris Guineematin.com à travers son correspondant dans la préfecture.

Il était 17 heures, alors qu’il pleuvait, lorsque cette décharge électrique s’est abattue sur les victimes. Fatoumata Binta Diallo, âgée de 14 ans, qui vient de passer son examen d’entrée en 7ème année, et sa petite sœur, Mariama Sadio Diallo, âgée de 6 ans, ont été tuées sur place.

Selon le directeur de l’école primaire de la localité, monsieur Bakayoko, « les enfants étaient à la terrasse de leur maison quand la foudre s’est abattue sur eux. Deux filles dont une qui vient de passer l’examen d’entrée en 7ème année sont mortes sur place. Deux autres enfants : Mamadou Bella Diallo et Mariama Garanké Diallo, tous les deux âgés 9 ans, ont été blessés ».

Les blessés ont été conduits dans un premier temps au poste de santé de Tanghitérè, avant d’être évacués finalement à l’hôpital préfectoral de Koubia. Selon les médecins, leur vie n’est pas en danger.

Informé de ce drame, le maire de la commune rurale de Missira s’est rendu dans la localité, en compagnie des services de sécurité. Ils ont fait le constat sur le terrain et présenté les condoléances à la famille éplorée. Le maire a demandé aux parents des victimes d’attendre qu’il informe les autorités de Koubia avant de procéder à l’inhumation des victimes. Les deux jeunes filles devraient rejoindre leur dernière demeure ce samedi, 20 juillet 2019.

De Koubia, Mamadou Alpha Diallo pour Guineematin.com

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Une mission économique des Emirats Arabes Unis face au gouvernement : les opportunités d’investissements en Guinée

20 juillet 2019 à 9 09 55 07557

Arrivée à Conakry avant-hier (jeudi), dans l’après-midi, la mission économique des Emirats Arabes Unis poursuit son séjour de travail en Guinée. Après avoir été reçue au palais Sékhoutouréyah par le président Alpha Condé, la délégation, conduite par Mohamed Hassan Al Suwaidi, directeur Général de Abu Dhabi Développement Holding, a conféré hier, vendredi 19 juillet 2019, avec certains membres du gouvernement guinéen. Ils ont échangé notamment sur les opportunités d’investissement dans les secteurs prioritaires en Guinée, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui était à cette rencontre, organisée dans un réceptif hôtelier de la place.

Dr. Ibrahima Kassory Fofana, Premier ministre, chef du Gouvernement

C’est le Premier ministre, Ibrahima Kassory Fofana, qui a présidé cette rencontre de travail entre la délégation de prospection émiratie et le gouvernement guinéen. Et, les échanges ont porté sur les opportunités d’investissements en Guinée.

A tour de rôle, les ministres guinéens des travaux publics, des transports, de la ville et les représentants des ministres des mines et de l’énergie ont pris la parole pour exposer sur les opportunités d’investissements et les projets prioritaires dans leurs différents secteurs.

directeur général de l’APIP-Guinée, Namory Camara,
Namory Camara

Et, c’est le directeur général de l’APIP-Guinée, Namory Camara, qui a ouvert le bal des interventions, avec sa présentation sur le « climat des affaires en constante amélioration » dans le pays.

Des garanties pour les investisseurs internationaux au doing business, en passant par les incitations fiscales et douanières, le guichet unique de l’investissement… tout a été énuméré par le patron de l’APIP-Guinée.

« Aujourd’hui, notre pays garantit aux investisseurs la libre accession à la propriété immobilière et aux concessions, la liberté de posséder jusqu’à 100% des actions d’une entreprise, ainsi que la liberté de transférer à l’étranger des bénéfices après impôts, dividendes… A cela, s’ajoute les exonérations douanières pour l’importation d’équipements agricoles, matières premières et intrants pendant 10 ans, les vacances fiscales ou taux préférentiels jusqu’à 10 ans et la protection contre toute mesure de nationalisation et d’expropriation des entreprises… », a indiqué Namory Camara, tout en précisant que depuis 2012, la Guinée a gagné 27 places sur le rapport doing business.

Pour sa part, le ministre des travaux publics, Moustapha Naïté, a parlé de la situation inquiétante du réseau routier du pays et l’écrasant trafic qu’il supporte au quotidien. Il a en outre évoqué le projet de construction d’une autoroute à péage Conakry-Kindia. Un projet qui, selon nos informations, demande entre 1 300 000 000 et 1 500 000 000 USD pour sa réalisation sur une période de quatre années.

De son côté, le ministre de la ville et de l’aménagement du territoire, Dr Ibrahima Kourouma, a fait part de la volonté de son département à concrétiser deux projets prioritaires : la construction de 85 000 logements sociaux et la création d’un centre directionnel d’une superficie de 267,5 hectares à Koloma. Ceci, dit-il, « dans le but de créer un second pôle urbain qui permettra de désengorger le centre-ville de Kaloum, entre autres ».

De son côté, le ministre des transports, Aboubacar Sylla, a exposé sur le projet de chemin de fer Conakry-Bamako, long de 1 106 kilomètres. « Une ligne de chemin de fer qui permettra de désenclaver plusieurs localités de la Guinée », a dit Aboubacar Sylla.

Par ailleurs, le ministre des transports a évoqué des projets de construction de Métrobus à Conakry « pour assurer la mobilité des passagers dans des conditions de sécurité et de confort et de résoudre à près de 70% le problème de congestion du trafic dans la capitale » et la reconstruction des aéroports régionaux de Kankan, Labé, Faranah, N’zérékoré, Siguiri et Boké « pour lancer une compagnie aérienne nationale ».

Du côté du département de l’énergie, d’énormes potentialités d’offres énergétiques ont été présentées à la délégation de prospection émiratie.

Selon les données énergétiques qui ont été présentées par le représentant du ministre Taliby Sylla, le potentiel d’offre énergétique de la biomasse de la Guinée est évalué à 1,538 millions TEP dont : 280 000 TEP sous forme de bois de feu et charbon de bois, 500 000 sous forme de résidus agricoles, 280 000 sous forme de résidus agro industriels et 478 000 sous forme de déchets industriels, ménagers ou animaliers.

Le pays recèle aussi un potentiel hydroélectrique estimé à 6 233 MW avec un productible annuelle de 20049 Gwh répartis sur 359 sites dont 133 mini, micro et pico hydroélectrique.

A noter que ces exercices des ministres guinéens devant la mission économique des Emirats Arabes Unis visent à trouver des opportunités de financement pour leurs différents projets. Car, la visite de la délégation émiratie en Guinée s’inscrit dans le cadre d’un portefeuille de projets d’investissement sous forme de partenariat public-privé dont la somme est estimée à plus de 10 milliards de dollars US, apprend-on.

Mamadou Baïlo Keïta pour Guineematin.com

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Campagne de reboisement : le ministre de la jeunesse sur la portée de cette initiative présidentielle

20 juillet 2019 à 9 09 23 07237

En marge de la cérémonie de lancement à Popodara de la campagne de reboisement national dans la Région Administrative (RA) de Labé, le ministre de la Jeunesse et de l’Emploi Jeune, Mouctar Diallo rassure que cette initiative du président de la République porte l’espoir d’un lendemain meilleur pour la Guinée où il fera beau vivre, rapporte un correspondant de Guineematin.com en Moyenne Guinée, à travers le grand reportage vidéo ci-dessous.

Le chef du département de la Jeunesse, en séjour de travail dans la Région Administrative de Labé, Mouctar Diallo s’est exprimé devant la caméra de Guineematin.com le jeudi, 18 juillet 2019.

« C’est un projet extrêmement intéressant qui est une initiative présidentielle et mis en œuvre par deux ministère : le Ministère de l’Environnement et des Eaux et Forêts, et le Ministère de la Jeunesse et de l’Emploi Jeunes. Ce projet a deux pans : le reboisement pour restaurer notre environnement et la création d’emplois pour les jeunes. Le Chef de l’Etat a constaté, avec nous d’ailleurs, la dégradation très poussée de notre environnement avec les conséquences néfastes que nous connaissons dont entre autres : le réchauffement climatique, la déforestation, la sécheresse qui pousse. Nous constatons tous les dégâts causés et qui impacts négativement d’ailleurs sur l’agriculture, sur l’élevage, sur le tourisme donc sur l’économie même du pays. Sans compter les risques énormes causés par la non opérationnalisation des barrages hydroélectriques qui sont en train d’être construits aujourd’hui résoudre les problèmes énergétiques auxquels nous faisons face », a-t-il indiqué à l’entame de notre échange.

A travers cette initiative du président Alpha Condé, 1600 ha vont être reboisés avec la création de 16.000 emplois. « Oui, c’est en mettant contribution les différentes plateformes de jeunesse que nous avons au niveau du Ministère de la Jeunesse et Emplois Jeunes, c’est en utilisant les jeunes dans le cadre non seulement de la mise à terre des plants mais aussi du suivi, parce que ce projet a trois phases : d’abord, il y a la phase préliminaire d’étude pour identifier les zones dans lesquelles nous devons faire ce reboisement, la deuxième phase, c’est la phase de mise en place. C’est ce que nous sommes en train de faire maintenant. La troisième phase, c’est le suivi. Il y a même un concours qui est institué pour créer de l’émulation positive entre les différentes préfectures. Il y a un prix qui sera donné à la préfecture qui sera distinguée comme la meilleure en termes de mise en place et de suivi. Et donc, c’est en mettant en contribution les différentes plateformes de jeunesse dans ce travail que ces jeunes seront occupés de façon rémunérée.

A ce sujet le ministre Mouctar Diallo donne la garantie que le recrutement des plateformes de jeunesse se fera dans les règles de l’art. « Non ! Je vous dis qu’il n’y a pas de favoritisme, parce que le Ministère de la Jeunesse et de l’Emploi Jeunes et celui d’ailleurs de l’Environnement ont des structures déconcentrées aux niveaux région, préfecture et sous-préfecture donc nous avons des cadres compétents et techniciens qui sont à la base en étroite collaboration, en contact permanent avec les différentes plateformes de jeunesse. Le Ministère de la Jeunesse, justement, gère les différentes associations, ONG, mouvements de jeunes et plateformes sur l’ensemble du territoire national, du sommet à la base. Nos cadres, aux niveaux déconcentrés, savent quelles sont les structures les plus dynamiques qui sont actives sur le terrain. Il y a une première mission conjointe entre les deux ministères qui était déjà venue à la base rencontrer les différents acteurs y compris ces différentes plateformes pour mettre en place les dispositifs opérationnels.

Régulièrement des campagnes de reboisement sont organisées dans le pays, mais les espèces implantées ne survivent généralement pas, faute d’entretien. Cette fois-ci des dispositions idoines sont annoncées par les autorités gouvernementales. « Nous n’allons pas nous limiter simplement à la mise en place des plants. Le projet va au-delà pour dérouler un suivi permanent sur le terrain et nous-mêmes, les ministres nous reviendront pour voir le succès du reboisement que nous sommes en train de faire. Troisième phase de ce projet qui est très importante, le suivi qui sera fait par l’ensemble des acteurs (les autorités déconcentrées, décentralisées, les spécialistes en matière d’environnement, les différentes plateformes de jeunesse impliquées). Nous impliquons aussi les religieux, les sages, les femmes. C’est donc un projet social. Nous mettons aussi fortement à contribution les gardes forestiers pour que tout se passe dans les meilleures conditions ».

Malgré ces bonnes nouvelles, il semble qu’à date les acteurs d’exécution de ce programme à la base n’ont encore rien reçu comme moyens pour commencer le travail sur le terrain. C’est le cas de la préfecture de Labé où il est officiellement prévu de reboiser 65 ha. « En principe les moyens sont dégagés. Les moyens doivent permettre de réalisé ce projet dans les meilleures conditions pour atteindre les résultats escomptés. C’est évident que le président de la République, le Pr Alpha Condé a donné des instructions fermes pour le financement du projet et le premier ministre en personne s’est impliquée pour que le montant soit obtenu à partir du Budget National de Développement (BND). Et donc, au moment où je vous parle, le budget, en tout cas pour la mise en œuvre de cette première phase est déjà obtenu donc en principe il n’y aura pas de problèmes ».

Dans cet entretien exclusif accordé à Guineematin.com, le ministre de la Jeunesse a invité chacun à participer à cette campagne de reboisement et à s’impliquer davantage dans la lutte contre la coupe abusive du bois et les feux de brousse.


De Labé, Idrissa Sampiring DIALLO pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 622 269 551 & 657 269 551 & 660 901 334

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