Conseil régional de l’UFR à N’zérékoré : le maire de Diécké accueilli en héros

14 juillet 2019 à 16 04 19 07197

Le conseil régional des élus locaux de l’UFR, organisé ce dimanche, 14 juillet 2019, dans la capitale de la région forestière, a enregistré une forte mobilisation des élus locaux, des responsables fédéraux, des groupements des jeunes militants et sympathisants du parti républicain. Cette rencontre d’échanges entre responsables et élus locaux est présidée par l’honorable Barbara Fofana, chargé de la mobilisation et des organisations du bureau exécutif national de l’UFR, rapporte le correspondant de Guineematin.com à N’zérékoré.

C’est par les acclamations que le controversé doyen Nyan Kémo Bonamy, maire de la commune rurale de Diécké, élu sous la bannière de l’UFR, a été accueilli par les militants et sympathisants du parti de Sidya Touré dont certains le qualifient de « maire lion, le Babakè… ». Cette belle ambiance et cet accueil triomphal a d’ailleurs attiré l’attention du chef de la délégation de l’UFDR, l’Honorable Barbara Fofana, accompagné du coordinateur régional du parti, qui sont allés à la rencontre du maire de Diécké.

Prenant la parole face à ses camarades, le maire Nyan Kémo Bonamy a réitéré son attachement aux idéaux de l’UFR et sa détermination à mener son combat politique sans aucune complaisance, ni une quelconque crainte de quoi que ce soit… « Je ne peux avoir peur de qui que ce soit. Et, je suis serein dans ma conviction. J’ai été médecin aux côtés de feu Sékou Touré, j’ai été commandant du camp Makambo au temps de feu Lansana Conté, j’ai servi au temps de Dadis, comment, moi, colonel, je peux avoir peur ? Je n’ai pas peur de quelqu’un », a rassuré le maire de Diécké.

A rappeler que le lundi 17 juin dernier face à une délégation officielle venue lancer les travaux de l’ANAFIC dans sa commune rurale, le doyen Nyan Kéemo Bonamy avait prononcé un discours soutenant un changement de la constitution. Mais, quelques jours après, le maire de Diécké a lu un tout autre discours pour réitérer sa fidélité à la ligne politique de l’UFR…

De N’zérékoré, Foromo Gbouo Lamah pour Guineematin.com

Tél. : +224620166816/666890877

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Dr Abdourahmane Diallo prévient : « une seule fausse couche peut conduire à la mort… »

14 juillet 2019 à 15 03 39 07397
Dr Abdourahmane Diallo, spécialiste en gynécologie-obstétrique

De nombreuses femmes sont victimes de fausse couche, autrement dit une interruption spontanée de leur grossesse. Les spécialistes en gynécologie expliquent les fausses couches par plusieurs raisons. Dans un entretien accordé à un reporter de Guineematin.com, Dr Abdourahmane Diallo, spécialiste en gynécologie-obstétrique, est revenu sur les causes de la fausse couche, ses symptômes, ses conséquences ainsi que les comportements à adopter pour l’éviter. Dr Diallo est médecin en service à l’hôpital Ignace Deen, enseignant à la faculté de Médecine de l’Université Gamal Abdel Nasser de Conakry.

Guineematin.com: qu’est-ce qu’on entend par fausse couche ?

Dr Abdourahmane Diallo : la fausse couche, c’est l’interruption spontanée de la grossesse avant la 22ème semaine d’aménorrhée. On parle aussi de fausse couche lorsque l’enfant qui est né, s’il faut l’appeler comme ça, a un poids inférieur à 500 grammes. Donc, lorsque le produit de conception qui est expulsé est inférieur à 500 g, on parle de fausse couche ; ou alors, lorsque l’âge de la grossesse n’a pas dépassé 22 semaines d’aménorrhée.

Guineematin.com : quels sont les symptômes de la fausse couche ?

Dr Abdourahmane Diallo : généralement, la fausse couche se manifeste par des douleurs, des douleurs soit au bas-ventre et au niveau des reins, au bas du dos. Et souvent, ce sont des douleurs intermittentes qui viennent, qui s’estompent. En plus de ces douleurs, il y a des saignements, un saignement génital. Alors, ce sont ces deux signes essentiellement qui font venir les femmes vers le docteur et quand nous examinons, il y a d’autres signes que nous trouvons à l’examen. Notamment des modifications au niveau du col, le col qui commence à raccourcir et à s’ouvrir. Il faut rappeler qu’on peut les recevoir à plusieurs stades. Certaines femmes, on les reçoit au stade de la menace de l’avortement, c’est à dire la grossesse est à l’intérieur, mais elle a des douleurs, elle saigne et quand on examine, on trouve que le col est quelque part pas ou presque modifié. Il y a d’autres qu’on reçoit, qu’on appelle avortement en cours, c’est à dire que tout le processus est à l’intérieur, il n’est pas sorti, mais on ne peut plus arrêter le processus. Il y a d’autres qu’on reçoit à un cas de fausse couche spontané, mais incomplet, c’est à dire il y une partie qui est sortie, il y a l’autre partie qui est à l’intérieur encore. Il y a d’autres qui ont impulsé la totalité du produit de conception. Donc, les signes qu’on retrouve dépendent de ce stade-là, selon qu’on soit au stade de la menace, au stade de l’avortement incomplet ou l’avortement complet.

Guineematin.com: que doit-on retenir des causes de la fausse couche ?

Dr Abdourahmane Diallo : les causes sont multiples. Il y a certaines qui sont liées à la mère, il y a d’autres qui sont liées à l’œuf, c’est à dire au produit de conception lui-même. Alors, du côté du produit de la conception, vous avez d’abord ce que nous appelons les anomalies génétiques qui sont très fréquentes lorsque l’avortement surtout est précoce. Plus l’avortement est précoce, plus il s’agit d’une anomalie génétique élevée. Il y a d’autres malformations, il y a aussi des anomalies liées au placenta, les anomalies du liquide amniotique qui sont aussi nombreuses, qui peuvent conduire à un avortement. Du côté de la mère, il y a ce qu’on appelle les causes locales, c’est-à-dire qui concernent l’utérus, là où l’enfant se trouve. Parmi les causes locales, nous avons les malformations de l’utérus. Lorsque l’utérus est mal formé, la grossesse ne peut pas se développer correctement. Encore, certains types de malformations, il y a aussi le fibrome utérin, quelques fibromes, pas tous. Mais, lorsque le fibrome est localisé à l’intérieur de la cavité utérine, lorsqu’il a un volume important, il peut entraîner un avortement. Il y a aussi ce qu’on appelle les béances du col, lorsque col n’est pas bien fermé, ça peut aussi entraîner l’avortement. Sur le plan général, vous avez le paludisme qui peut l’entraîner. Ça, c’est une cause fréquente des fausses couches chez nous. Vous avez les infections urinaires, et toutes autres maladies qui affectent l’état général de la mère peuvent conduire à une fausse couche.

Guineematin.com: les infections génitales et les stress peuvent- ils provoquer les fausses couches ?

Dr Abdourahmane Diallo: oui, les infections peuvent provoquer l’avortement, elles peuvent aussi provoquer une complication de l’avortement lorsque cet avortement n’est pas pris en charge. Il y a même d’autres types d’infections, par exemple même, quand quelqu’un parle d’infection urinaire, elle peut… Le stress est un facteur de risque, il augmente la probabilité de survenue de l’avortement, ce n’est pas que directement il l’engendre. Mais, lorsque la femme est stressée, le risque pour avorter est élevé.

Guineematin : quelles conséquences la fausse couche entraine-t-elle ?

Dr Abdourahmane Diallo : les premières conséquences d’abord, on perd la grossesse. L’enfant qu’on avait souhaité avoir, on le perd. Et puis, lorsque l’avortement sera simplement la menace, là d’abord, on ne perd pas la grossesse, on peut être hospitalisé, on peut se soigner et garder la grossesse. Mais, quand ce n’est pas pris en charge correctement, elle peut perdre la grossesse. Maintenant, lorsque cette situation aussi n’est pas bien gérée, les complications quelque part sont possibles. C’est vrai, c’est très rare quand c’est un avortement spontané, mais elle peut se compliquer parfois d’anémie, elle peut se compliquer d’infections et il y a certains avortements qui peuvent se répéter, surtout lorsque la cause n’est pas identifiée et soignée.

Guineematin.com: les fausses couches fréquentes peuvent-elles entraîner la mort ou la stérilité ?

Dr Abdourahmane Diallo: une seule fausse couche, lorsqu’elle est mal gérée, peut conduire à la mort. Ce n’est pas la répétition, même une seule suffit, lorsqu’elle est mal prise en charge, ça peut conduire à la mort. Lorsqu’elle est prise en charge, surtout les fausses couches spontanées, elle peut en faire plusieurs et ne pas mourir. Le fait de ne pas pouvoir mener à terme les grossesses qu’elles contractent, on appelle ça une infécondité. Il y a certaines qui ne conçoivent même pas, on appelle ça l’infertilité. Il y a d’autres qui conçoivent, mais qui ne peuvent pas amener la grossesse jusqu’à terme. On appelle ça infécondité, c’est déjà une anomalie d’infertilité. De façon générale, les fausses couches de façon spontanée concernent 10 à 15% des grossesses.

Guineematin.com: quelles sont les mesures à prendre, les comportements à adopter pour éviter la fausse couche?

Dr Abdourahmane Diallo: il faut savoir que la plupart des fausses couches peuvent être prévenues. Mais par contre, il y a certaines, on ne peut pas. Parmi les mesures à observer, c’est lorsqu’on accuse le retard des règles, vous allez voir un personnel de santé qui va examiner la femme, qui va identifier toutes les anomalies qui pourraient éventuellement conduire à un avortement et prendre en charge. Il y a même certaines causes qui peuvent être prévenues, il y a des conseils aussi qu’on donne aux femmes, c’est des attitudes à adopter vraiment pour que la grossesse évolue correctement, c’est ce message que je peux donner aux gens. Parce qu’elles même ne peuvent pas se prendre en charge. Donc, ce qu’il faut faire, c’est dès la survenue de la grossesse, c’est d’aller voir un personnel de santé qui peut s’occuper de la grossesse, qui va l’examiner, qui va traiter tous les problèmes de santé qu’elle a et puis, faire la prévention d’autres problème de santé qu’elle a et lui dire quelle attitude elle doit avoir qui soit favorable à un meilleur état de santé. Vous savez, les patientes n’ont pas toutes les mêmes problèmes, c’est cas par cas. Lorsqu’il n’y a pas de problèmes, il faut avoir une vie normale. Elle peut travailler, mais pas de façon excessive. Il faut éviter les excès, il faut avoir une alimentation équilibrée, mais pas trop manger gras, sucré et salé et puis, éviter les vices : le tabac, l’alcool ; suivre les conseils du personnel de santé qui assure sa grossesse.

Propos recueillis par Fatoumata Diouldé Diallo pour Guineematin.com

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Fodé Oussou se lâche : « le RPG Arc-en-ciel est le parti le plus désorganisé de l’Afrique »

14 juillet 2019 à 14 02 35 07357

La déclaration lue dimanche dernier par M’Bany Sangaré, secrétaire de la jeunesse du RPG Arc-en-ciel, exprimant le soutien des jeunes du parti au pouvoir au controversé projet de nouvelle constitution, continue de susciter une vague de réactions. Depuis Paris où il se trouve, le vice-président de l’UFDG, Dr Fodé Oussou Fofana, a joint Guineematin.com pour se prononcer sur le sujet. L’opposant a tiré à boulets rouges sur le parti présidentiel, dont il prédit la mort après la présidence du professeur Alpha Condé.

L’homme de main de Cellou Dalein Diallo a commencé par dire que « c’est une humiliation pour un parti politique comme le RPG Arc-en-ciel qui est fier d’avoir un homme de plus de 60 ans, comme secrétaire général de la jeunesse. Le secrétaire général de la jeunesse, M’Bany Sangaré, a plus de 60 ans et il est fier de parler de 3ème mandat comme si de rien n’était. C’est comme si au niveau du RPG il n’y a pas de cadres, il n’y a rien. Le RPG arc-en-ciel est le parti le plus désorganisé de l’Afrique. Il faut savoir qu’il n’y a jamais eu de congrès au niveau du RPG arc-en-ciel, le président de la République est toujours le président du parti.

Toutes les personnes qui viennent du RPG au RPG arc-en-ciel, ceux qui ont fondu leur parti dans le RPG arc-en-ciel sont considérées comme membres du bureau politique national. Ça veut dire qu’il n’y personne au-dessus de l’autre, c’est le désordre total. Un parti désorganisé comme ça dit qu’on a fait une déclaration de de soutien, soutien à quoi ? Pour qui ? C’est triste pour ce parti », a-t-il dit.

Dr Fodé Oussou Fofana se dit triste pour le RPG Arc-en-ciel qui, selon lui, n’a pas de relève après Alpha Condé. Il soutient que ce parti disparaitra aussitôt que l’actuel chef de l’Etat quittera le pouvoir.  « Je pense que le plus grand mal qu’Alpha Condé va faire au RPG Arc-en-ciel, c’est de laisser un parti comme ça. Mais vous pouvez êtes sûrs que le jour où monsieur Alpha Condé ne sera pas président, le RPG va disparaître le même jour. Un parti organisé, on sait à peu près quand le président n’est pas là qui peut le remplacer.

Quand tu prends la Côte d’Ivoire, on sait à peu près quand Alassane Ouattara ne sera pas là, qui va le remplacer. Mais le RPG Arc-en-ciel, il n’y a personne ; personne même n’ose parler de ça. Ils ont un président qui est à quelques mois de la fin de son mandat, au lieu de chercher à savoir comment le parti va survivre quand monsieur Alpha Condé ne sera pas là, ils sont en train de se battre pour un 3ème mandat qui n’existe que dans leur imagination puisque ça n’aura jamais lieu », a dit le vice-président de l’UFDG.

Pour le président du groupe parlementaire Libéral-Démocrate à l’Assemblée nationale, le parti présidentiel est pris en otage aujourd’hui par des militants de la 25ème heure, des arrivistes qui ont volé la vedette aux vrais RPGistes. « Regardez autour de monsieur Alpha Condé, les gens qui s’agitent le plus, ce sont des gens qui étaient au sein du PUP et qui le combattaient lui, monsieur Alpha Condé. Les gens avec qui il gère le pays aujourd’hui, étaient ses adversaires. Les gens qui l’ont combattu, qui l’ont mis en prison, qui l’ont empêché de gagner les élections. Ce sont les militants de la 25ème heure qui font la loi au niveau du RPG arc-en-ciel.

Ça me gêne même que ces gens-là soient incapables de dénoncer ça. Je vous donne un exemple simple : Bouréma Condé, tout le monde le connaissait, les gens savent comment il maltraitait les gens du RPG arc-en-ciel. Regardez Kiridi Bangoura, il a été combien de fois ministre de Lansana Conté, il a participé à combien d’élections, aujourd’hui c’est le lui le secrétaire général de la présidence. Et pendant ce temps, tous les cadres qui se sont battus pour le RPG arc-en-ciel sont isolés. C’est un échec total de la gouvernance.

Maintenant, la seule chose que nous demandons, c’est de ne pas créer des troubles dans le pays, la seule chose que nous demandons à monsieur Alpha Condé, c’est de partir et laisser le pays tranquille et aller en paix. Comme ça, moi je garantis qu’il sera traité comme un ancien Chef d’Etat. Je veux le voir se promener comme les anciens président Ghanéens, aller au marché lui-même. Je garantis que personne ne l’amènera en prison, personne ne l’amènera à la Cour Pénal Internationale », a-t-il rassuré.

Propos recueillis par Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Labé : après sa libération, Fodé Camara décrit une situation pourrie à l’Université Hafia

14 juillet 2019 à 1 01 19 07197
 Fodé Camara, secrétaire administratif de l’antenne universitaire du Syndicat Libre des Enseignants Chercheurs de Guinée
Fodé Camara, secrétaire administratif de l’antenne universitaire du Syndicat Libre des Enseignants Chercheurs de Guinée

Au lendemain de sa libération, le syndicaliste Fodé Camara, qui était poursuivi devant le Tribunal de Première Instance de Labé pour « vol » d’un bus jadis octroyé à son syndicat, est sorti de son silence pour décrire une situation pourrie à l’Université Hafia, rapporte un correspondant de Guineematin.com en Moyenne Guinée, à travers l’entretien vidéo exclusif ci-dessous.

Le secrétaire administratif de l’antenne universitaire du Syndicat Libre des Enseignants Chercheurs de Guinée (SLECG), Fodé Camara qui, pendant une semaine, est resté confronté à une plainte déposée contre sa personne par le Secrétaire Général de l’Université Hafia de Labé devant le Tribunal de Première Instance (TPI) pour des faits qualifiés de « vol de bus » a confié ses premiers impressions à la rédaction régionale de Guineematin.com au lendemain de sa libération.

Au cours de cet entretien vidéo de près de 30 minutes, le syndicaliste Fodé Camara a continué à clamer son innocence. Il attribue sa mésaventure à un règlement de compte, lié à son engagement et à son militantisme syndical auprès du camarade Aboubacar Soumah, Secrétaire Général du Syndicat Libre des Enseignants et Chercheurs de Guinée (SLECG).

Pour en convaincre, il est largement revenu sur sa part de vérité autour de la genèse de ce bus offert à l’Université de Labé par le Conseil National pour la Démocratie et le Développement (CNDD) que le Rectorat avait attribué l’antenne universitaire du SLECG en 2017. Partant, il explique qui pourrait être, à ses yeux, les motifs pour lesquels les autorités universitaires ont décidé de reprendre le bus de façon inopinée. « Nous pensons qu’ils veulent nous retirer le bus pour le remettre à la nouvelle structure syndicale qu’ils ont créée » a-t-il lancé avec conviction.

Parlant de la situation qui prévaut actuellement à l’Université de Labé, Fodé Camara décrit de façon catégorique un environnement pourri marqué par des clivages ethniques et politiques accentués par la culture de la délation, malheureusement entretenue par le Rectorat.

Pour retenir votre souffle, votre quotidien en ligne Guineematin.com vous invite à faire détour dans la vidéo ci-dessous. Elle donne à réfléchir. Surtout si les faits dénoncés se révèlent avérés.

De Labé, Idrissa Sampiring DIALLO pour Guineematin.com
Tél. : (00224) 622 269 551 & 657 269 551 & 660 901 334

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