Nagnalen Barry : « j’ai voté pour Alpha Condé en 2010 et 2015 ; mais, il faut qu’il parte en 2020 »

10 juillet 2019 à 22 10 49 07497
Mamoudou Nagnalen Barry, consultant international basé à Washington, membre du FNDC

Dans un entretien qu’il a accordé à Guineematin.com, Mamoudou Nagnalen Barry, consultant international basé à Washington (Etats-Unis) et membre du FNDC, s’est prononcé sur le débat en cours autour du controversé projet de nouvelle constitution, dont l’objectif est de permettre au président Alpha Condé de briguer un troisième mandat. Cet ancien partisan du chef de l’Etat guinéen a expliqué pourquoi il est impératif que le président Condé quitte le pouvoir en 2020, et évoqué le combat que le Front National pour la Défense de la Constitution est en train de faire dans ce sens.

Décryptage !

Guineeamtin.com : samedi dernier, les députés du RPG Arc-en-ciel ont exprimé leur adhésion au projet de nouvelle constitution, dont l’objectif est de permettre au président Alpha Condé de briguer un troisième mandat ; le lendemain dimanche, la jeunesse du parti en a fait de même. Avant eux, le président Alpha Condé avait déjà dit qu’il a pris acte de la proposition du gouvernement de proposer une nouvelle constitution au peuple. Tout semble donc bien parti d’organiser un référendum constitutionnel. En tant que membre du FNDC, comment percevez-vous toute cette situation ?

Mamoudou Nagnalen Barry : je pense que tout semble mal parti pour organiser un référendum. Rien ne semble bien parti. Parce que tous les trois groupes que vous avez cités n’ont ni la légitimité, ni les capacités d’engager la Guinée sur un projet égoïste, sur un projet qui ne va pas aboutir. Vous parlez de la jeunesse du RPG Arc-en-ciel, je vais aller un à un. La jeunesse du RPG, de quelle jeunesse il s’agit ? Est-ce que c’est d’abord la vraie jeunesse du RPG ? Est-ce que ce ne sont pas les petits manipulés par les ministres avec l’argent public pour venir parler ? Parce que ces ministres veulent garder leurs privilèges, leurs petits intérêts.

Pour moi, c’est incompréhensible que des jeunes de 30 à 40 ans viennent demander qu’un vieillard de 82 ans continue à gérer un pays à plus de 60% jeune. Ça n’a pas de sens, ça n’a aucune logique. C’est la première chose. La deuxième chose, c’est des députés dont le mandat est expiré, donc qui n’ont plus aucune légitimité parce qu’on leur a donné un mandat limité dans le temps. Des personnes dont le mandat est expiré, mais qui aussi touchent de l’argent à la fin du mois, veulent garder leurs postes. Est-ce que qu’un employé dont le contrat a expiré va venir demander à son patron de mettre fin à son contrat ? Non ! Les gens veulent rester au pouvoir, ils veulent continuer à manger. Donc, ils n’ont aucune légitimité. Ils ne peuvent pas parler au nom du peuple de Guinée. Ça fait la deuxième chose.

La troisième chose, c’est encore plus marrant quand c’est les ministres qui n’ont eu aucun mandat de personne depuis toujours. Au moins les députés ont eu des mandats par moments. Surtout quand c’est des députés issus des listes uninominales, on peut penser qu’ils ont un certain mandat. Mais les ministres là, personne n’a un minimum de légitimité, n’a jamais eu un minimum de légitimité. Le seul qui avait peu de légitimité a été monsieur Kassory (le premier ministre) parce qu’il a avait eu un score de 0,0 quelque chose pour cent lors des élections de 2010. Mais ça c’était en 2009-2010, cette légitimité est partie. Elle était déjà très faible pour ne pas dire inexistante. Aucune de ces parties, aucun de ces groupes n’a donc le droit d’engager la Guinée dans une situation illégale.

Dans la lettre qui a été déposée par les jeunes du RPG, nulle part on ne parle d’un troisième mandat pour monsieur Alpha Condé. Ils ont mis en avant des arguments incohérents, parlant d’incohérences dans la constitution, de multiplicité des institutions ainsi de suite. Ils n’ont jamais parlé de troisième mandat. D’abord, si c’était une jeunesse responsable, elle doit dire clairement ce qu’elle veut parce que nous savons tous ce qu’ils veulent. Ils veulent qu’Alpha Condé reste au pouvoir au-delà de 2020 pour qu’ils continuent à utiliser nos ressources à des fins personnelles. La première chose que je demande à ces jeunes, c’est d’être responsables, d’assumer leur choix, de dire clairement qu’au-delà de 2020 ils veulent garder monsieur Alpha Condé au pouvoir.

Guineematin.com : sauf que pour l’instant, on n’a pas vu quelque chose qui pourrait dissuader le pouvoir à aller dans le sens de l’organisation d’un référendum constitutionnel. Au niveau du FNDC, à part les déclarations, la publication de listes des promoteurs d’un troisième mandat, on ne voit aucune action d’envergure qui barrer la route à ce projet.

Mamoudou Nagnalen Barry : je pense que les gens doivent avoir les yeux plus ouverts sur ce que le FNDC fait. Il faut savoir que si jusqu’à présent monsieur Alpha Condé a peur de se prononcer, c’est à cause des premiers actes posés par le FNDC. Il ne faut pas oublier ce qui s’est passé à N’zérékoré, il ne faut pas oublier la marche organisée en Belgique, il ne faut pas oublier ce qui s’est passé à Kindia qui a même conduit à l’arrestation de plusieurs personnes. Le FNDC est sur le terrain, il est en train de mettre en place des antennes partout en Guinée et à l’étranger. Le FNDC est là il est déjà très actif. Moi aujourd’hui, le temps que je suis en train de faire sur cette antenne, c’est une activité du FNDC pour appeler des gens à plus de mobilisation. Donc, nous sommes déjà là. Le F NDC est déjà très actif. C’est ce qui fait peur à monsieur Alpha Condé.

Pour le moment, on est phase de dissuasion. On est en train de dire à monsieur Alpha Condé de ne pas engager ça. Quand il va aller au-delà de nos mises en garde, on va lui montrer encore des choses plus solides par des actions plus fortes. Mais pour le moment, il faut le reconnaitre, on est très actif. On écrit, on contacte les amis de la Guinée, on contacte les institutions internationales pour leur dire de parler à monsieur Alpha Condé pour lui dire que ce qu’il veut commencer, un, ça ne réussira pas, ça ne marchera pas. Parce que le peuple ne lui laissera pas faire ça. Et deux, ce n’est pas bon pour lui Alpha Condé. Ce dont il a besoin aujourd’hui, c’est d’aller très paisiblement à la retraite. Il a 82 ans. Il restera en Guinée en tant qu’ancien président. Il aura tous les honneurs d’un ancien président, il va avoir tous les avantages d’un ancien président, et participer ainsi à la construction de la démocratie en Guinée.

Guineematin.com : vous avez parlé notamment des amis de la Guinée et des institutions internationales à qui vous parlez, mais jusque-là, tous ces gens sont quasiment muets sur le sujet. Pensez-vous qu’ils sont réticents, qu’ils ne veulent pas se prononcer là-dessus ?

Mamoudou Nagnalen Barry : bon, je pense que beaucoup de gens se sont déjà prononcés. Vous avez vu le débat jusqu’à l’Assemblée nationale française sur la Guinée, le ministre de la défense et des affaires étrangères françaises a été clair, qu’il suit l’esprit de la CEDEAO. Le président en exercice de la CEDEAO a été clair, il est contre tout changement de constitution. Donc les gens se prononcent. Quand le FNDC a écrit à la Cour Pénale Internationale, il y a eu un courrier réponse. Donc, les gens répondent au FNDC et à l’interne et à l’externe. Le grand imam de Conakry a été vu, l’archevêque a été vu, les gens répondent. C’est pour tout cela que monsieur Alpha Condé est encore dans le doute.

Il faut savoir que ce n’est pas dans le camp du FNDC que se trouve la panique. La panique se situe au niveau de monsieur Alpha Condé parce qu’il sait que le peuple ne soutient pas ce qu’il veut faire. Ils ont sorti de l’argent, ils ont intimidé, ils font tout ce qu’ils peuvent faire. Mais sincèrement, quand on est du bon côté de l’histoire. Quand on soutient la vérité, quand on soutient le bas peuple, on n’a pas besoin d’avoir peur. La panique, c’est au niveau de monsieur Alpha Condé. Vous sentez que ce que je dis, c’est avec assurance, parce que je sais que je suis du côté de la vérité. Donc on n’a pas peur, nous sommes sereins.

Il faut savoir que la grande coordination du FNDC : monsieur Sanoh, monsieur Koundouno, monsieur Ibrahima, etc. dans nos différentes antennes, on est sereins et nous agissons. Ils ont fait des arrestations de façon arbitraire, la justice a tranché en faveur de la vérité. Nous savons que notre pays est en train d’épouser de nouvelles mentalités à tous les niveaux du peuple. Au niveau des politiques, au niveau de l’armée, au niveau des hommes d’affaires, au niveau des académiciens. La Guinée veut aller dans un nouvel élan. La jeunesse est consciente, la jeunesse s’engage de plus et d’ailleurs, on invite plus de jeunes à s’engager. Parce que ce qui se passera en 2020, va déterminer ce qui sera l’avenir de la Guinée en 2030 en 2050.

Guineematin.com : est-ce que vous craignez pour la Guinée en 2020 ?

Mamoudou Nagnalen Barry : j’ai plutôt de l’espoir. Si monsieur Alpha Condé a attendu jusqu’à présent sans rien dire, je pense qu’il va revenir à de meilleurs sentiments. Je pense qu’il va privilégier les valeurs qui ont animé son combat pour 40 ans. Je pense qu’il va penser à l’avenir de la Guinée, il ne va pas penser à ces petites personnes qui ne regardent que leurs intérêts, qui le poussent à aller vers un chemin obscur, sur un chemin hyper risqué pour lui-même et pour la Guinée. Je pense qu’en 2020, on va encore élire un guinéen différent de monsieur Alpha Condé à la tête de la Guinée. Ce nouveau guinéen peut être d’un parti de l’opposition, d’un autre parti qu’on ne connait pas encore, il peut être de la mouvance, peu importe. Ce que nous voulons, c’est qu’en 2020, monsieur Alpha Condé ne soit pas le président de la Guinée.

Guineematin.com : pour vous, ce de projet de nouvelle constitution ou de troisième mandat, c’est une initiative d’Alpha Condé ou ce sont ses proches qui le poussent à aller dans ce sens ?

Mamoudou Nagnalen Barry, consultant international basé à Washington (Etats-Unis) et membre du FNDC
Mamoudou Nagnalen Barry

Mamoudou Nagnalen Barry : à ce stade, je ne dirai plus que ce sont ses proches. Au début, j’aurais dit que c’est eux. Mais à ce stade, si monsieur Alpha Condé reste encore dans son mutisme habituel, il ne dit rein, je pense que c’est son projet. Mais je pense qu’il est sage, il a beaucoup d’expérience. L’âge quand même, ça vient avec l’expérience. Lorsqu’il va comprendre que cette idée, elle n’est pas bonne, je pense qu’il va l’arrêter et je pense qu’il doit l’arrêter. Parce que ce n’est pas bon pour lui. Il a besoin d’entrer dans l’histoire. On entend certains dire que monsieur Alpha Condé a besoin d’un peu de temps pour finir ses projets.

Si monsieur Alpha Condé fait le plus grand barrage de la Guinée, qu’il soit sûr qu’après lui, on fera des barrages encore plus grands. S’il fait les plus grandes routes pour la Guinée, qu’il soit rassuré qu’après lui, on fera encore des routes plus grandes. La seule chose que monsieur Alpha Condé peut laisser comme héritage pour la Guinée que personne ne peut affecter, qu’il le sache, c’est l’alternance démocratique. S’il part librement du pouvoir, personne ne pourra faire mieux que lui après, et ça sera le plus grand héritage qu’il laissera à la Guinée.

Guineematin.com : dans la déclaration lue par M’Bany Sangaré, le secrétaire général de la jeunesse du RPG Arc-en-ciel, on accuse le FNDC d’être une section de l’UFDG. Que répondez-vous ?

Mamoudou Nagnalen Barry : monsieur M’Bany Sangaré ne me dira pas que je suis une section de l’UFDG. Il y a beaucoup de ministres dans le gouvernement qui me connaissent très bien, ils savent que je ne suis pas une section de l’UFDG. Tous les membres du FNDC sont connus : ceux qui sont de l’UFDG, ils le disent de façon officielle. Mais, il ne faut pas que leur panique devant l’UFDG les fasse voir l’UFDG dans tout ce qui se passe en Guinée. Le FNDC, c’est la société civile, les partis politiques d’opposition, des syndicats, des artistes, des personnes anonymes…

Moi, je suis de la société civile, je ne suis d’aucun parti politique, même si j’ai milité pour le RPG dans le passé. J’ai voté pour monsieur Alpha Condé en 2010 et même en 2015. J’ai estimé qu’il était sur une bonne lancée et que lancée a été un peu entamée par Ebola ainsi de suite. Il y avait une seconde chance qu’il fallait lui donner. Donc, qu’ils arrêtent ça. S’ils ont peur de l’UFDG, qu’ils le disent, mais ça (le FNDC), ce n’est pas l’UFDG. Ce sont les forces vives de la nation guinéenne. Quand même tu ne peux pas confondre aussi l’UFR à l’UFDG. Tous les grands partis politiques de l’opposition guinéenne ont signé la convention de création du FNDC. Ils ne peuvent pas dire que ces gens sont de l’UFDG. Ça n’a aucun sens. C’est simplement une tentative de diversion, mais on ne cèdera pas à ça. Nous restons concentrés d’ici 2020. Il faut que monsieur Alpha Condé quitte le pouvoir en 2020.

Guineematin.com : vous venez de révéler que vous avez voté pour le président Alpha Condé en 2010 et en 2015. Mais aujourd’hui, vous êtes engagés dans un combat contre un troisième mandat pour lui. Est-ce qu’il n’a finalement pas répondu à vos attentes en termes de bilan ?

Mamoudou Nagnalen Barry : je n’ai pas envie d’entrer dans le procès de son bilan. La seule chose qui importe aujourd’hui en Guinée, est que monsieur Alpha Condé quitte le pouvoir.

Guineematin.com : qu’est-ce qui vous pousse à vous engager dans ce combat contre un troisième mandat ?

Mamoudou Nagnalen Barry : c’est parce que si monsieur Alpha condé reste au pouvoir au-delà de 2020, c’est la mort assurée de la démocratie en Guinée. Il va rester pouvoir à vie, celui qui viendra après lui va vouloir rester au pouvoir à vie, celui qui viendra après cette personne aussi va vouloir rester au pouvoir à vie. La Guinée va s’engager dans un système démocratique sans concurrence ou une personne vient s’accrocher au pouvoir. S’il change la constitution pour des raisons, je n’ai pas d’autres mots, farfelues, qu’il met en avant, une autre personne qui viendra après monsieur Alpha Condé pour dire qu’il y a une virgule qui n’a pas été bien mise, il faut changer la constitution pour bien mettre la virgule. La personne qui viendra après va dire que y a un point là-bas, on va le remplacer par un point d’exclamation.

On va rentrer dans un désordre permanant, on va créer un antécédent, un précédent qui va être là sur la tête comme une épée de Damoclès, prête à tomber sur nous. On n’attendra pas ça pour monsieur Alpha Condé, il n’y a aucun argument qui vaut un référendum en Guinée si ce n’est pas la volonté de maintenir monsieur Alpha Condé au pouvoir au-delà de 2020. Et je le dis à très haute voix, si le RPG estime qu’il n’y a personne au sein du RPG qui peut remplacer monsieur Alpha Condé comme candidat en 2020, nous leur disons qu’on a des milliers de guinéens capables de remplacer un vieillard de 82 ans en 2020.

Guineematin.com : il y a certainement des gens qui ont voté, comme vous, pour Alpha Condé en 2010 et en 2015 qui vous suivent actuellement en direct sur notre paye Facebook, mais aussi d’autres qui ont voté contre lui. Qu’avez-vous à leur dire aujourd’hui ?

Mamoudou Nagnalen Barry : ceux qui ont voté pour monsieur Alpha Condé, je leur dis qu’ils n’ont pas à le regretter parce que monsieur Alpha Condé était le bon choix sur papier. En 2010, c’était quelqu’un qui ne s’était pas associé à la mauvaise gestion de Lansana Conté, c’est quelqu’un qui avait été constant. Il y avait des bonnes raisons de voter pour lui en 2010. Ils n’ont pas à le regretter donc. Mais, il faut dire à ces mêmes personnes qu’aujourd’hui, il est temps de dire à monsieur Alpha Condé que ce n’est pas bon pour lui, ce n’est pas un honneur pour nous qui avons voté pour lui. Donc, qu’il arrête ça. On n’a rien de personnel contre lui, il a fait ce qu’il pouvait, c’est simplement le temps de partir dans l’honneur, dans la dignité. Il faut qu’il parte !

Ceux qui n’ont pas voté pour lui, qui avaient leurs raisons de ne pas le faire, c’est le jeu démocratique, je leur dis de ne pas s’engager dans une radicalisation totale contre monsieur Alpha Condé. La seule chose qu’on veut, c’est son départ du pouvoir en 2020. Que les sbires autour de lui arrêtent de donner l’impression que si on n’a pas monsieur Alpha Condé, on va se retrouver dans une situation infernale. Non ! La Guinée va continuer à vivre comme toujours. Avant que monsieur Alpha Condé ne soit né, la Guinée vivait ; quand il était enfant, la Guinée vivait ; avant qu’il ne soit président, la Guinée vivait ; après lui bien sûr que oui, la Guinée va continuer à vivre. Et d’ailleurs, la Guinée va mieux vivre, je l’espère, après monsieur Alpha Condé.

Interview réalisée par Alpha Fafaya Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 628124362

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BEPC : « certains surveillants nous permettent de communiquer… »

10 juillet 2019 à 21 09 24 07247

Entamé lundi dernier, le Brevet d’Etudes du Premier Cycle s’est poursuivi ce mercredi, 10 juillet 2019. Pour cette troisième journée, les candidats ont affronté les épreuves de Chimie et d’ECM (Education Civique et Morale) sur l’ensemble du territoire national. Au sortir de leurs salles, certains candidats du centre du lycée Kipé se sont exprimés au micro d’un reporter de Guineematin. Si tous indiquent que les sujets sont issus des programmes enseignés en classe, ils sont divisés cependant sur l’attitude des surveillants.

Décryptage !

Laye Keïta, candidat au BEPC
Laye Keïta

Laye Keïta, candidat au BEPC : les épreuves se passent bien pour l’instant. Dans ma salle, il n’y a pas eu d’incidents. Les élèves se comportent bien, les surveillants aussi. Certains surveillants ne nous rendent pas la tâche difficile, ils sont tolérants et nous permettent de communiquer entre nous. D’autres par contre sont sévères, ils ne tolèrent aucune communication.

M’Mahawa Camara, candidat au BEPC
M’Mahawa Camara

M’Mahawa Camara, candidat au BEPC : les épreuves se sont bien passées aujourd’hui. Le sujet de Chimie était un peu compliqué mais on s’est débrouillé à écrire quelque chose. Les jours passés aussi se sont bien déroulés parce que les surveillants ne nous ont pas trop serrés. Certains d’entre eux nous laissent communiquer entre nous.

Mohamed Fofana, élève au complexe scolaire Bella École : je peux dire de mon côté que ça se passe très bien. Aujourd’hui, nous avons fait la Chimie et l’ECM. Les sujets sont issus des programmes d’enseignement, nous les avons tous étudiés à l’école. La surveillance, je ne peux pas dire qu’elle est très sévère, mais quand même dans ma classe, ils ne nous ont pas facilité la tâche, la communication n’est pas permise. J’ai même un de mes collègues qui a été mis dehors aujourd’hui, il a été fraudé tout simplement parce qu’il détenait des copies sur lui et il n’est plus rentré en classe.

Amadou Kaba

Amadou Kaba, élève au groupe scolaire Ami école : du lundi jusqu’aujourd’hui, le BEPC se passe très bien pour moi, je souhaite que ça continue comme ça jusqu’à la fin de l’examen. C’est vrai que la communication n’est pas permise, il y a la rigueur dans la surveillance, mais les sujets sont abordables pour moi.

Yaghouba Barry

Yaghouba Barry, élève au collège Ratoma : pour ces trois jours passés, je peux dire que les sujets qu’ils ont amenés sont bons. Parce que ça va aider l’intéressé à faire des recherches. Surtout le haut fourneau qu’ils ont envoyé aujourd’hui en Chimie. Là, ça a été un malheur pour moi parce que je n’avais pas du tout compris ce cours en classe et je n’ai pas fait des recherches avant de venir passer l’examen. Maintenant j’ai perdu cette question qui était notée sur 6. C’est une leçon pour moi comme quoi, l’élève doit réviser toutes les parties du programme.

Propos recueillis par Fatoumata Djouldé Diallo pour Guineematin.com

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Incendie à Mamou : « j’ai perdu plus de 15 millions et tous mes biens »

10 juillet 2019 à 21 09 23 07237

Un incendie d’origine inconnue s’est produit ce mercredi, 10 juillet 2019, dans la commune urbaine de Mamou. Il n’a pas fait de morts ni de blessés, mais la victime a perdu d’importants biens, rapporte le correspondant de Guineematin.com dans la ville-carrefour.

C’est aux environs de 14 heures que cet incendie s’est produit dans une maison située au quartier Poudrière, dans la commune urbaine de Mamou. Au moment des faits, la victime n’était pas à maison. C’est la fumée qui a alerté les voisins. Ces derniers se sont mobilisés pour faire face à l’incendie. Ils ont défoncé la porte et la fenêtre de la chambre touchée et ont apporté de l’eau pour tenter d’éteindre le feu. Des efforts qui n’ont pas permis d’empêcher les dégâts. Alpha Mamadou Diallo, la victime, dit avoir tout perdu.

« J’étais au travail lorsqu’on m’a informé qu’un incendie s’est produit chez moi. Je suis venu immédiatement à la maison mais j’ai trouvé que le feu a fini de dévorer mes biens matériels et financiers. J’avais plus de 15 millions de francs dans mon tiroir que je n’ai pas retrouvés, mais j’ai vu quand même un billet de 20 mille francs brûlé par le feu. Mes habits, mes attestations, mon diplôme, mes deux lits de quatre et deux places avec des matelas modernes et d’autres biens sont partis en fumée », a-t-il expliqué.

La victime déplore la non intervention des sapeurs-pompiers et dit s’en remettre à la volonté divine. « A Mamou, les sapeurs-pompiers ne jouent pas leur rôle, on ne peut pas du tout compter sur eux. Je m’en remets à Dieu, c’est lui qui m’a donné et c’est lui qui a retiré. Je me confie à lui tout en demandant un soutien, car même mon lit est parti en fumée », a lancé Alpha Amadou.

La cause de cet incendie n’est pas encore connue. Et, c’est l’intervention des citoyens qui a permis d’éviter la propagation du feu vers d’autres chambres de la maison.

De Mamou, Boubacar Ramadan Barry pour Guineematin.com

Tél. : 657 343 939/625 698 919

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Détournement présumé à la Féguifoot : la lettre des Maisons des Associations au PM

10 juillet 2019 à 20 08 19 07197
Lansana Diawara, Coordinateur de la Maison des Associations et ONG de Guinée

Comme indiqué dans une précédente dépêche de Guineematin.com, les citoyens Guinéens continuent de dénoncer un détournement présumé à la fédération guinéenne de football, notamment sur les fonds alloués à la participation guinéenne à la CAN 2019. Et, la récente sortie du président de la fédération guinéenne de football a encore plus énervé ses compatriotes.

Déjà, la Primature a mis en place une commission chargée d’auditer la gestion financière de la participation du syli national à cette CAN. Et, parmi les structures qui continuent de mettre la pression sur le Gouvernement Kassory Fofana, il y a la Maison des Associations et ONG de Guinée. Au-delà de leurs communications verbales, Lansana Diawara et son équipe ont adressé un courrier au Premier ministre.

Guineematin.com vous propose, ci-dessous, la copie du courrier de la Maison des Associations et ONG de Guinée au Premier ministre :

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CAN 2019 : pourquoi les télévisions privées ne diffusent pas les matchs ?

10 juillet 2019 à 19 07 54 07547

Les quarts de finale de la CAN 2019 ont démarré ce mercredi, 10 juillet, en Egypte. Parmi les constats qui attirent les attentions depuis le début de cette compétition continentale, c’est le fait que la plupart des télévisions privées de la sous-région ouest-africaine, si ce ne sont pas toutes, ne diffusent pas les matchs. Qu’est-ce qui explique cette situation ? Guineematin.com a cherché à avoir une réponse à cette question.

Une compétition de football comme la Coupe d’Afrique des Nations est une occasion pour les médias, particulièrement les chaînes de télévisions, de marquer des points, mais aussi d’accroître leurs revenus. En effet, les matchs de football rapportent une grande audience, et par conséquent, des marchés publicitaires. Car, les entreprises profitent aussi des moments de matchs pour communiquer. Toute chaîne de télévision souhaite donc être rendez-vous d’un tel événement.

Mais, ce ne sont pas toutes qui ont cette possibilité. Car pour diffuser les matchs de la CAN, il faut absolument avoir les droits de retransmission. Ce qui n’est pas donné à tout le monde. Cette année, la Confédération Africaine de Football (CAF) a fixé les droits de retransmission télé à 250 000 dollars pour les pays de l’Afrique sub-saharienne. Une somme loin d’être abordable pour bon nombre de médias du contient.

Conséquence, la plupart des télévisions privées de la sous-région ouest-africaine, pour ne pas dire toutes, ne diffusent pas les matchs de la CAN Egypte 2019, puisque n’ayant pas acquis les droits de retransmission. En Guinée, au Sénégal, en Côte d’Ivoire, au Burkina Faso etc., seuls les médias d’Etat et les chaînes internationales retransmettent les matchs en direct. Aucune télévision de ces différents pays n’a pu acheter les droits avec la CAF.

Ce qui démontre le manque de moyens dont souffre la plupart des médias privés de la sous-région. Car la publicité qui est leur principale source de revenu est, dans la plupart des cas, rare. Une situation qui limite leurs performances de ces et les empêche de concurrencer les médias internationaux.

Alpha Fafaya Diallo pour Guineematin.com

Tel. 628124362

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Grand Concours Jeune de l’Entrepreneur : c’est parti pour la présélection de 26 projets

10 juillet 2019 à 19 07 46 07467

La structure Vision Large a procédé au lancement de la présélection du Grand Concours Jeune Entrepreneur de Guinée ce mercredi, 10 juillet 2019, au Centre Culturel Franco-Guinéen de Conakry. Ce projet qui touche les huit régions administratives du pays, vise à « lutter contre le chômage des jeunes », dans une conjoncture particulièrement compliquée, a appris sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

L’inadéquation entre la formation et le marché de l’emploi est une dure réalité à laquelle sont confrontés de nombreux jeunes. C’est pour faciliter l’obtention d’un emploi et dissuader les jeunes à emprunter les chemins incertains de l’immigration que ce projet a vu le jour.

Dans son intervention, Djiba Millimouno, journaliste au Groupe Hadafo Médias et responsable de ce projet, a commencé par rappeler que la réflexion sur le lancement de ce projet a duré deux ans. Selon lui, ce projet est allé d’un constat selon lequel les jeunes peuvent rester en Guinée et s’épanouir. « Nous sommes dans un pays qui s’est tourné vers l’économie de marché et, qui parle d’une économique de marché, parle d’individualisme, chaque citoyen a la chance d’entreprendre. Et donc souvent, les jeunes sortent des universités. Lorsqu’ils finissent la formation, on a constaté qu’il y a une inadéquation entre la formation et la demande. Donc, ça fait que les jeunes même, s’ils sortent, ils ont des problèmes à avoir le premier emploi. Et, il y a aussi la question du chômage endémique, il y a la migration irrégulière. Alors, c’est un voyage périlleux. Donc, on s’est dit pourquoi ne pas lancer un concours qui va permettre aux jeunes de s’accrocher davantage à leurs rêves et d’aller vers l’entreprenariat. Globalement, nous voulons lutter contre le chômage des jeunes à travers ce concours dénommé le Grand Concours des Jeunes Entrepreneurs. On a fait le lancement le 24 avril et donc nous avons un site qu’on a créé, qu’on appelle le Grand Concours de l’Entrepreneur. Les jeunes ont fait une inscription sur la plateforme. Je rappelle que c’est un projet qui touche les huit régions administratives du pays. Donc, dans chaque région, nous avons un coordinateur. Les coordinateurs ont inscrit les jeunes. On a eu 418 inscrits, après on a fait une décantation, parce qu’on ne pouvait pas prendre tout le monde. Après la décantation, on a retenu 218 », a-t-il expliqué.

Poursuivant, l’initiateur de ce projet a dit que pour cette présélection qui constitue la première phase de la compétition et qui commence aujourd’hui, « la zone de Conakry a 71 candidats jeunes. Et donc, ce sont les domaines l’Agrobusiness, le Digital, les Médias, la Pêche, l’Elevage et l’Entreprenariat social. Donc, à l’issue de la présélection dans la zone de Conakry, nous aurons 5 jeunes qui vont être retenus, cinq projets qui vont être retenus pour la suite du concours. Donc, après on va aller dans les autres régions. A Kindia, nous avons 32 candidats ; à Boké, nous en avons 40. Ensuite, nous irons à Labé, à Mamou, ainsi de suite jusqu’à N’Zérékoré pour boucler la présélection. Il faut rappeler que nous allons retenir 3 projets par région. Pour la zone spéciale de Conakry, nous allons retenir 5. Alors, c’est ce qui va nous faire 26 projets en tout ».

En outre, Djiba Millimouno a fait savoir que les initiateurs de ces 26 projets seront formés. « Après, on va les former en technique de montage des projets sur deux semaines. Ensuite, on va continuer les quarts de finales, la demi-finale et la finale. Cette fois-ci, ça va se faire sur un plateau télé : il y aura une projection, il y aura une présentatrice. A la fin, nous aurons 8 projets qui vont être retenus pour financement, en raison d’un projet par région. Et, c’est l’OIM (Organisation Internationale pour la Migration) qui va financer ces projets en raison de 50 millions de FG par projet. Ce qui fait 400 millions comme enveloppe financière », a-t-il indiqué.

De son côté, Mohamed Condé, chargé de projet à l’OIM et membre de jury, a indiqué que le niveau de formation et le côté innovant comptent beaucoup dans ce concours. « Les jeunes doivent nous proposer des activités qui ne sont pas courantes. Ils doivent sortir leur flaire, leur savoir-faire. Ce qui est enfoui en eux, leurs rêves. Ils vont le sortir et puis on va essayer de mettre ça en concurrence et voir maintenant la pertinence. C’est-à-dire que nous allons voir est-ce que les projets qui vont être présentés répondent à un besoin, en plus, regarder un peu le but de ces projets. Donc, je pense que c’est déjà essentiel pour répondre à l’idée de nos différents projets financés par le fonds fiduciaire de l’Union européenne, mais aussi par le fonds de la Grande Bretagne », a dit e représentant de l’OIM.

A noter qu’il y a des critères d’éligibilité à ce projet. Il faut être âgé entre 18 et 35 ans, avoir un projet dans le Digital, l’Agrobusiness, l’Elevage, la Pêche, l’Entreprenariat social ou les Médias. Pour ceux qui ont une entreprise, il faut avoir trois ans d’expérience sur le terrain. Dans la présélection, la pertinence du projet, l’innovation et le profil du candidat sont pris en compte, a-t-on appris sur place.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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BEPC : un surveillant fraudé au Lycée-Collège 1er Mars pour port de téléphone

10 juillet 2019 à 19 07 31 07317

Le Brevet d’Etudes du Premier Cycle (BEPC) s’est poursuivi ce mercredi, 10 juillet 2019, sur toute l’étendue du territoire national. Au centre du lycée 1er Mars, dans la commune de Matam, un cas de fraude provoqué par un surveillant a été signalé au compte de cette 3ème journée d’évaluation. Le mis en cause a aussitôt été remercié par le chef du centre, a appris sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Selon les informations reçues sur place, il s’agit d’un surveillant qui portait sur lui son téléphone dans la salle d’examen. Il a été viré et remplacé immédiatement par le chef de centre, a dit notre source.

Un des surveillants, rencontrés dans la cour de l’école, qui a souhaité se prononcer sous anonymat, dit avoir été témoin d’un cas de fraude ce mercredi matin, lors de l’épreuve de Chimie. « Moi personnellement, pour le moment ça va. Du côté des élèves, je ne pense pas qu’il y a eu un cas de fraude. Ce que je reconnais, je sais que quelques professeurs ont été remplacés, soit pour le port du téléphone, soit pour le port du sac dans le centre. C’est ce que je sais. Le surveillant qui était venu avec un appareil par oubli aujourd’hui a été automatiquement renvoyé par le délégué. Ils sont partis. Il a été automatiquement remplacé. Il était seul à ce que je sache », a-t-il témoigné.

Approchés par le reporter de Guineematin.com, les responsables du centre n’ont pas voulu s’exprimer sur la question du surveillant renvoyé. Son identité et le sort qui lui a été réservé demeurent un mystère.

Sur un autre plan, certaines candidates, porteuses du voile islamique, ont déploré son interdiction dans les salles d’évaluation. Mais, elles disent être dans l’obligation de respecter les règlements pour ne pas perdre toute une année.

Bah Hadja Moudatou, candidate au centre du lycée 1er Mars
Hadja Moudatou Bah

C’est le cas de Bah Hadja Moudatou, candidate au centre du lycée 1er Mars : « c’est quelque chose que je n’ai pas aimé, mais je n’ai pas le choix. J’ai respecté leur avis parce que je n’ai pas eu le choix. Quand je suis rentrée, ils m’ont dit d’enlever le voile. La première fois, ça a été difficile pour moi. Mais, comme j’ai vu que je n’avais pas le choix, c’était une question de réputation, d’obligation et de combat que je dois mener, j’ai accepté d’enlever le voile et j’ai continué mes évaluations ».

Mariam Touré
Mariam Touré

S’exprimant dans le même sens, Touré Mariam, candidate au même centre, se dit déçue mais manque de choix. « Le voile que je porte-là, ce n’est pas quelqu’un qui me l’a donné pour porter. C’est de ma propre volonté. Je lis le Coran aussi, c’est pourquoi j’ai porté ça. Pour éviter tout problème, quand les autorités me disent d’enlever, bien que ça ne me plait pas, mais je n’ai pas du tout le choix, je l’enlève. En rentrant à la maison, je le porte encore », a expliqué la candidate.

Mohamed DORE pour Guineematin.com

Tél. : +224 622 07 93 59

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L’IRE de Mamou aux candidats de Ditinn : « mieux échouer dignement que d’être humilié »

10 juillet 2019 à 18 06 55 07557

Le Brevet d’Etudes du Premier Cycle (BEPC) au compte de la session 2019, se poursuit en Guinée. Dans la région de Mamou, les autorités éducatives multiplient les visites de terrain. C’est dans cette dynamique que l’Inspecteur Régional de l’Education est en tournée dans les différentes écoles de la région pour s’enquérir de l’évolution des évaluations. Elhadj Kerfala Mansaré était dans la sous-préfecture de Ditinn, à Dalaba ce mercredi, 10 juillet 2019, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé à Mamou.

Inspecteur Régional de l’Education de Mamou, Elhadj Kerfala Mansaré,
Elhadj Kerfala Mansaré

L’Inspecteur Régional de l’Education de Mamou, Elhadj Kerfala Mansaré, a lancé la première épreuve au compte de la 3ème journée du brevet dans la sous-préfecture de Ditinn, située à 32 kilomètres de la ville de Dalaba. Dans son discours, monsieur Mansaré a exhorté les candidats et les surveillants au respect des règlements généraux qui régissent les examens nationaux. « Nous vous exhortons au respect des règlements intérieurs édictés par le département. Nous sommes venus voir le centre de Ditinn, car la confiance n’exclut pas le contrôle. Les élèves sont à limage de leurs enseignants, quand vous faites bien, les enfants emboitent les pas. Il vaut mieux échouer dignement que d’être humilié partout. Méritez les résultats que vous obtiendrez après cet examen. Vous ne connaîtrez aucune forme de violences, mais on ne va pas aussi vous permettre de frauder », a laissé entendre l’inspecteur.

Seny Camara, superviseur régional,
Seny Camara

Pour sa part, Seny Camara, superviseur régional, s’est dit satisfait de l’organisation du centre avant de prodiguer des conseils aux candidats et aux surveillants. « N’ayez pas peur, soyez sereins. Vous avez vu à l’examen d’entrée en 7ème avec vos jeunes frères, ça c’était très bien passé, il n’y a pas eu de fausse note. Donc, vous aussi on voudrait vous inviter à la sérénité, au calme. Celui qui a bien appris n’aura pas de problèmes avec les sujets. Nous comptons entièrement sur vous. Les surveillants qui sont là, ce sont vos papas, vos frères, vos maîtres et vos enseignants. C’est une simple évaluation. Pas de communication et nous ne sommes pas là pour vous éliminer, mais pour empêcher la fraude. Aux surveillants, on vous a choisi par confiance, respectez donc les règlements généraux qui régissent les examens nationaux en République de Guinée. Méritez la confiance. Vous n’êtes pas là pour favoriser et défavoriser un candidat ou une candidate », a conseillé le superviseur régional.

Moustapha Barry, délégué de l'Inspection Régionale de l'Education,
Moustapha Barry

De son côté, Moustapha Barry, délégué de l’Inspection Régionale de l’Education, a eu à dégager la particularité du centre. « La particularité de ce centre, c’est que toutes les filles sont présentes ici. 68 inscrites, 68 présentes. Cela veut dire que Ditinn se bat pour la scolarisation des jeunes filles. Parce que la jeune fille est le baromètre de la société. Aussi, les élèves ont le niveau. La discipline est respectée à merveille. Cet examen se déroule très bien au sein de mon centre, il n’y a pas eu des envahissements du centre. Cette année, la donne va changer à Mamou, nous sommes optimistes ».

Dans la sous-préfecture de Ditinn, ils sont au total 158 inscrits, dont 68 filles, repartis dans 6 salles de classe, venus du collège de Mafara, de Kébaly, de Bindy et du Collège Lycée Gassimou. Ils sont encadrés par 12 surveillants, dont 1 femme.

De retour de Ditinn, Boubacar Ramadan Barry pour Guineematin.com

Tél. : 625698919/657343939

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Armes de guerre pour les Gendarmes guinéens : voici les précisions du ministère de la Défense

10 juillet 2019 à 18 06 29 07297

Comme on le sait, le mardi 25 juin 2019, l’Assemblée nationale a voté une loi autorisant les Gendarmes guinéens à user des armes de guerre. A la suite des ONGs de défense des droits humains, les députés de l’opposition avaient alors dénoncé « une loi dangereuse ». Mais, leurs collègues du pouvoir avaient justifié l’adoption de ce texte par des « dangers » auxquels sont exposés les agents de sécurité dans leurs opérations.

Aujourd’hui, c’est le ministère de la Défense nationale qui réagit par un communiqué :

La loi récemment adoptée par l »Assemblée nationale est similaire aux textes qui régissent l’usage des armes par la gendarmerie en France et dans de nombreuses grandes démocraties.

Cette loi propose deux notions très importantes :

  • absolue nécessité : aucun autre moyen de faire cesser la menace (droit à la vie = valeur fondamentale dans une démocratie)
  • proportionnalité : riposte conditionnée à la gravité de la menace ou de l’atteinte

a) Il s’agit du cas de la légitime défense de soi-même ou d’autrui (déjà appliquée dans les forces de sécurité en Guinée et partout dans le monde)

b) Il s’agit ici de la préservation des intérêts majeurs et des personnes (exemple des attaques des gendarmeries ou des commissariats pour lyncher une personne détenue)

c) Il ne s’agit pas de la simple évasion mais de personnes dangereuses qui pourraient commettre des exactions graves pour faciliter leur fuite

d) Il ne s’agit pas du simple délit de fuite mais par exemple des individus qui viennent de commettre un crime ou un délit grave (vol à main armée, homicide…) et qui dans leur fuite pourraient créer un grave danger pour la sécurité des personnes

e) Il s’agit notamment des cas de terrorisme (dans le cas où les terroristes ont déjà tué plusieurs personnes et si lorsque les forces de l’ordre interviennent la tuerie a cessé, il n’y a pas légalement le droit de les neutraliser. Il faut attendre qu’ils s’en prennent de nouveau aux personnes). Cet article permet d’intervenir immédiatement pour éviter une réitération et de nouvelles victimes.

A noter que tous les gendarmes seront formés à l’application de ce nouveau texte. Une instruction a été préparée par le Haut Commandement de la gendarmerie/Direction de la justice militaire en ce sens pour bien expliciter aux gendarmes les différents cas dans lesquels l’ouverture du feu est autorisée.

Contrairement à ce qu’avancent certaines ONGs dans les médias, cette loi encadre l’usage des armes et donc protège les citoyens.

Le maintien de l’ordre public est encadré par la loi 009 de 2015.

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Gestion douteuse des fonds alloués au Syli pour la CAN 2019 : le PM ordonne un audit

10 juillet 2019 à 18 06 13 07137
Ibrahima Kassory Fofana, Premier ministre, chef du Gouvernement

La gestion financière peu orthodoxe de la participation du syli national de Guinée à la Coupe d’Afrique des Nations par la fédération guinéenne de football (Féguifoot) continue de faire couler encre et salive à Conakry et dans les villes de l’intérieur. Acculé par la pression populaire, le Premier ministre, Chef du gouvernement vient de prendre une décision, a appris en exclusivité Guineematin.com de source bien informée.

Selon nos informations, la Primature a demandé que des enquêtes sérieuses soient menées sur la gestion de l’importante manne financière (plus de 60 milliards de nos francs) décaissée par le ministère des Sports pour la préparation et la participation de l’équipe guinéenne à la coupe d’Afrique des Nations en Egypte. « Le Premier ministre a instruit le ministre des Finances, à travers l’inspection des finances, d’auditer les fonds pour la CAN Egypte 2019. Une équipe a été constituée et ils ont déjà commencé le travail. Ils ont commencé les prises de contact depuis hier », a précisé notre source.

A noter que lors d’une conférence de presse tenue au lendemain de l’élimination honteuse du syli national de Guinée face à l’Algérie (0-3) en huitièmes de finales, Mamadou Antonio Souaré, le président de la Fédération Guinéenne de Football avait accusé le sélectionneur, Paul Put, et son staff d’être à la base de tous les malheurs du syli. Mais, l’écrasante majorité des Guinéens estiment que le président de la Féguifoot et ses proches ne doivent pas sortir si facilement de la gestion hasardeuse de cette CAN.

Guineematin.com vous propose de cliquer sur le lien suivant pour télécharger la copie de la lettre du Premier ministre :

Audit des dépenses liées à la participation de la Guinée à la CAN 2019

A suivre !

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Médias : 16 journalistes du groupe Evasion Guinée renvoyés par le PDG

10 juillet 2019 à 17 05 27 07277

Rien ne va plus entre le groupe Evasion Guinée et certains journalistes de cette entreprise de presse. Dans une note Réf : 101-SP-GEG-2019, en date de ce mercredi, 10 juillet 2019, le Président Directeur Général a mis « en chômage technique » seize (16) journalistes « pendant cette période difficile de restructuration », a appris sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Depuis quelques semaines, on assiste à des suspensions et autres licenciements au sein du groupe de presse Evasion Guinée. Le dernier acte en date qui vient couronner le malaise ambiant est tombé ce mercredi comme un couperet. Seize journalistes ont été tout simplement remerciés par le PDG, Moussa Traoré. Les concernés se disent surpris de cette décision et réclament le payement de leurs salaires du mois de juin avant qu’ils ne quittent définitivement ce groupe de média.

Rencontré par un reporter de Guineematin.com, un confrère qui a gardé l’anonymat, par peur de se voir priver de son salaire, est revenu sur la genèse des faits. Il a rassuré qu’il est prêt à quitter le groupe Evasion Guinée dès qu’il sera en possession de son salaire.

« Ce qui se passe à Evasion ne se passe nulle part ailleurs. Depuis quelques semaines, il y a vraiment un climat de psychose ici. Toujours, il y a des menaces à l’endroit surtout de la rédaction qui est le service le plus visé. Surtout que, le PDG pense que la rédaction est un problème pour lui. Du coup, il oblige tout journaliste, chaque jour au moins, de venir avec un publi-reportage. Cependant, le rôle d’un journaliste, ce n’est pas celui d’un agent commercial et quand vous confondez le rôle de vos agents, c’est qu’il y aura une zizanie. Mais, depuis le début de cette semaine, on a connu des sanctions, même la rédactrice en cheffe adjointe, on ne sait pas pour quel motif elle a été sanctionnée. Même le rédacteur en chef a été démis de ses fonctions, même s’il est resté en tant que journaliste libre. Et nous aussi, nous payons les frais. On se réveille ce matin, on dit bon écoutez, vous êtes persona non grata, vous n’avez pas accès. Vous les seize journalistes là, le PDG a signé une liste qui nous renvoie automatiquement sans motif. Et pourtant, vous le savez, nous sommes le 10 juillet, au lieu de chercher au moins à nous payer d’abord et puis nous dire ce qui ne va pas, on ne sait même pas. Et surtout, il y a une chose qu’on sait, c’est un habitué des faits. Même quand il y a une petite dispute, il vous prend déjà et vous met à la porte et c’est fini. Rien ne s’en suit. Aujourd’hui, nous autres, nous sommes venus ce matin, on veut accéder dans la cour, on nous dit d’abord regardez si vous n’avez pas votre nom sur la liste. Et quand tu trouves ton nom sur la liste, tu restes dehors », a raconté le journaliste.

Par ailleurs, notre interlocuteur a fait savoir qu’il n’est pas prêt à jouer aux agents commerciaux dans une entreprise de presse. « Personnellement, je ne me reproche de rien. Parce que, je sais ce que je rends comme produit par jour. Par contre, s’il veut me transformer en agent commercial, je sais bien que quand je venais, je n’ai pas postulé pour un poste d’agent commercial. Je suis venu en tant que journaliste-reporter, et c’est moi qui suis venu en tant que journaliste-reporter. S’ils veulent me transformer en agent commercial, qu’ils me le disent au préalable. Du coup, je ne peux pas être journaliste et en même temps agent commercial », a-t-il laissé entendre.

En outre, notre confrère rassure qu’il n’est pas prêt à une médiation auprès du PDG d’Evasion Guinée. « Je n’ai pas besoin de faire un collectif pour une médiation. Je sais que c’est un habitué des faits, ça ne le dérange pas. C’est quelqu’un qui vit des problèmes tous les jours. Si moi je dis aujourd’hui, on va former un groupe, c’est pour aller dire quoi ? Je pense que ce n’est pas la solution. Mon souhait, c’est qu’il paye les gens et puis qu’il les remercie. Peut-être qu’Evasion est une grande maison que je respecte très bien, mais Evasion n’est pas la fin du monde aussi ».

Nos multiples tentatives d’avoir la version du PDG, Moussa Traoré, sont restées vaines. Les nombreux appels des deux numéros de téléphone de monsieur Traoré sont restés sans réponse.

Selon nos informations, les seize journalistes seraient en majorité des stagiaires et quelques titulaires.

Siba Guilavogui pour Guineematin.com

Tel : 620 21 39 77/ 662 73 05 31

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Affaire Bus de l’Université Hafia : des ennuis judiciaires pour le syndicaliste Fodé Camara

10 juillet 2019 à 17 05 15 07157

Malgré le retrait de la plainte du Secrétaire Général de l’Université Hafia de Labé, le syndicaliste Fodé Camara, enseignant-chercheurs est toujours retenu par le parquet pour « vol de bus », rapporte un correspondant Guineematin.com en Moyenne, à travers ce reportage vidéo ci-dessous.

Fodé Camara

Depuis pratiquement une semaine, le syndicaliste Fodé Camara, enseignant-chercheurs et membre du bureau de la représentation du Syndicat Libre des Enseignants Chercheurs de Guinée (SLECG) à l’Université Hafia de Labé n’est pas libre de ses mouvements. Après 72 heures de garde à vue à la Brigade de Recherche de la Gendarmerie de Labé, le sieur Fodé Camara est obligé de se présenter chaque matin au Procureur de la République près le Tribunal de Première Instance (TPI) pour des faits qualifiés de « vol de bus de l’Université de Labé », selon une plainte du Secrétaire Général de cette institution d’enseignement supérieur.

Issa Soumaré

Cette situation de Fodé Camara préoccupe actuellement sa famille syndicale. « Nous sommes au Tribunal, juste par rapport au problème de bus qui nous avait été octroyé par monsieur le Recteur en 2017. Le bus avait été octroyé au syndicat. En 2018, vu le bicéphalisme syndicale au sein de l’Université, ils ont certainement décidé de retirer le bus par une autre note de service. J’estime que cette décision a été prise parce que ce ne sont pas leurs hommes qui sont à la tête du SLECG. Nous avons refusé de rendre ce bus, parce que le Recteur nous avait dit que le bus nous appartenait, qu’on pouvait en faire ce que nous voulons. Nous avons même des enregistrements vocaux du Recteur qui le prouvent » explique le secrétaire général du SLECG de l’Université de Labé, Issa Soumaré.

Le retrait de la plainte par le Secrétaire Général de l’Université Hafia de Labé, Dr Moussa Diakité n’a apparemment rien changé pour le prévenu Fodé Camara.

Dans les couloirs du Tribunal de Première Instance (TPI) de Labé, on rappelle que le retrait de la plainte par le plaignant n’éteint pas l’action publique. Qu’à cela ne tienne ! Le procureur de la République, Ansoumane Douno, empereur des poursuites a confié le parquet de Labé va statuer ce mercredi, 10 juillet 2019, sur la suite à donner à ce dossier : classer l’affaire sans suite ou la renvoyer devant le Tribunal de Première Instance. Quelques soit la suite donnée à cette affaire par le Ministère Public, l’antenne universitaire du SLECG est déterminée à poursuivre son combat jusqu’au bout.

Le bus objet du litige a été confié au Recteur de l’Université par le Procureur de la République jusqu’à la fin de la procédure.


De Labé, Idrissa Sampiring DIALLO pour Guineematin.com
Tél. : (00224) 622 269 551 & 657 269 551 & 660 901 334

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N’zérékoré : les taxi-motards dénoncent « l’arnaque » dont ils sont victimes

10 juillet 2019 à 17 05 09 07097

Les conducteurs de moto-taxis ont pris d’assaut les locaux de la mairie et certaines rues de la commune urbaine de N’Zérékoré ce mercredi, 10 juillet 2019, jour de marché. Ce mouvement d’humeur visait à dénoncer ce qu’ils qualifient d’arnaque de la part de l’autorité communale dans la vente des tickets, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Très tôt ce mercredi, les conducteurs de moto-taxis de N’zérékoré ont exprimé leur colère contre l’autorité communale en investissant la mairie et certains carrefours de la ville. Ils sont issus des deux centrales syndicales : l’Union Régionale des Taxi-motos, et l’Union Préfectorale des Syndicats de Taxi-motos. Selon les manifestants, le prix du ticket quotidien a été doublé, passant de 500 à 1000 francs guinéens, soit de 3000 à 6000 francs guinéens par semaine.

Ils étaient très nombreux à assiéger les locaux de la mairie, avec des slogans écrits sur le goudron et certaines sur des pancartes : « Non à 6000 FG et oui à 2000 FG ».

Un des manifestants, interrogé par notre reporter, est revenu sur les difficultés que les taxi-motards de N’Zérékoré rencontrent en ce moment. « Nous sommes là pour manifester, nous ne sommes pas d’accord pour les 6000FG. On veut 2000FG, parce que par jour, on dépense beaucoup. Imaginez, tu loues la moto à 40 000 par jour et tu prends le ticket à 1 000FG, et quand, on te prend sans ton gilet, tu paies 100 000 FG sans discussion. Au niveau des barrages, les gendarmes qui sont là-bas nous demandent de payer le lever de barrage qui coute 10 000 FG, et pourtant c’était 1000 FG avant. Ensuite, les routes de la commune ne sont pas bonnes. C’est pourquoi nous disons, non au ticket de 6000fg et oui à 2000FG. Et, nous avons décidé de manifester pour dénoncer cette situation qui est de trop et de pure arnaque », a lancé notre interlocuteur.

Cette situation n’est pas passée inaperçue aux yeux des autorités locales. Bangaly Bayo, vice maire de la commune urbaine, a exprimé son mécontentement devant la paralysie de la ville suite aux agissements des motards. « C’est un comportement inadmissible. Comment peut-on bloquer la route et faire descendre les passagers sur les motos ce jour mercredi, jour du marché de N’zérékoré ? Vu cette situation qui peut donner une connotation, j’ai décidé de suspendre la négociation avec les syndicats pour faire face à ce qui se passe dans la ville. Et c’est pourquoi, j’ai signé la réquisition pour demander aux services de sécurité de maintenir l’ordre public dans la ville et disperser tout regroupement des taxi-motos dans la commune », a fait savoir monsieur Bayo.

En ce qui concerne la genèse du problème, le vice maire de la commune urbaine a donné sa version des faits. « Depuis que nous avons augmenté les taxes et on a ramené le prix du ticket, qui était de 500 FG, à 1000Fg par jour, soit 6000 FG par semaine comme les autres villes du pays, certains conducteurs de taxi-motos, qui n’ont aucune information sur cette augmentation, se sont mis à crier », a-t-il dit.

Pour l’heure, le calme est revenu dans la ville, la circulation reprend son cours normal.

De N’Zérékoré, Foromo Gbouo Lamah pour Guineematin.com

Tél : (00224) 620 16 68 16/666 89 08 77

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BEPC : un candidat et deux surveillants renvoyés à Boké

10 juillet 2019 à 16 04 25 07257

Un candidat au Brevet d’Etudes du Premier Cycle (BEPC) et deux surveillants ont été sanctionnés ce mercredi, 10 juillet 2019, à Boké. Les trois personnes ont été renvoyées définitivement de leur centre, rapporte le correspondant de Guineematin.com sur place.

C’est au centre du collège Filira, situé dans la commune urbaine de Boké, que cette situation est survenue. Un candidat a été surpris avec son téléphone portable en classe lors de l’épreuve d’Education Civique et Morale (ECM). L’élève et les deux enseignants chargés de surveiller cette salle ont été immédiatement renvoyés.

Habib Bah, délégué de ce centre d’examen
Habib Bah

« Depuis lundi jusqu’à maintenant, tout s’était bien passé, il n’y avait rien à signaler. Mais, c’est aujourd’hui qu’on a pris un enfant avec un téléphone dans la salle d’examen. C’est le délégué national qui est venu, il m’a appelé en disant qu’il a trouvé un téléphone avec un élève dans la salle numéro 1. Le candidat a été directement éliminé et les deux surveillants qui étaient dans la salle ont été définitivement renvoyés. On a dit aux surveillants de bien fouiller, peut-être qu’ils l’ont fait, mais de toute façon ils n’ont pas été vigilants parce qu’ils n’ont pas détecté le téléphone », a expliqué Habib Bah, le délégué de ce centre d’examen.

Le candidat et les deux surveillants concernés sont rentrés à la maison. Leur élimination a provoqué une grosse psychose dans ce centre. Elèves et enseignants sont très inquiets et restent assez méfiants.

De Boké, Abdourahmane N’Diaré Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 628 98 49 38

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Détournement de fonds : l’ancien DG de la LONAGUI absent de son procès

10 juillet 2019 à 14 02 24 07247
Ancien directeur général de la LONAGUI, Lansana Chérif Haidara est poursuivi pour détournement de 27 milliards au préjudice de l’Etat

Lansana Chérif Haidara, ancien directeur général de la Loterie Nationale de Guinée (LONAGUI) est poursuivi pour détournement de fonds s’élevant à 27 milliards de francs guinéens au préjudice de l’Etat. Le procès s’est ouvert ce mercredi 10 juillet 2019, au tribunal correctionnel de Kaloum, à l’absence du prévenu. Le dossier a été renvoyé chez le procureur « au regard de sa complexité », a appris sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Après Paul Moussa Diawara, Inza Bayo (Office Guinéen de Publicité) et Sékou Camara (Office Guinéen des Chargeurs) c’est autour de Lansana Chérif Haidara de faire face à la justice pour un présumé détournement d’importantes sommes d’argent au préjudice de l’Etat guinéen. Cet ancien directeur général de la LONAGUI, poursuivit par l’Agence Judiciaire de l’Etat, n’a pas répondu présent à l’appel du tribunal correctionnel de Kaloum.

Mais, à peine ouverte, l’audience a été suspendue par la présidente du Tribunal, Hadja Mariama Doumbouya, pour ramener l’affaire au procureur pour l’instruction du dossier.

Maitre Lanceï 3 Doumbouya, avocat de l’Agence Judiciaire de l’Etat

Maitre Lanceï 3 Doumbouya, avocat de l’Agence Judiciaire de l’Etat, a dit sa déception quant à l’absence du prévenu avant d’expliquer les raisons du renvoi du dossier chez le procureur. « On est très déçu. On s’attendait quand-même à la comparution du prévenu qui a été régulièrement cité. Et, dans cette citation, nous avons respecté les délais légaux de comparution. Et malheureusement, malgré la signification de l’exploit de citation à son domicile, il n’a pas comparu. Et, on s’attendait au moins à sa comparution, à défaut, à ce qu’un renvoi lui soit accordé afin qu’il vienne au moins dire oui, je reconnais les faits, ou je ne reconnais pas les faits. Mais malheureusement, le tribunal a estimé que l’affaire est complexe et qu’il y a lieu d’ordonner le renvoi du dossier à monsieur le procureur en application de l’alinéa 2 des dispositions de l’article 466 du Code de Procédure Pénale. Comme vous le savez, au terme de l’alinéa 2 de l’article 466, le pouvoir est donné au président du tribunal ou au juge audiencier qui, lorsqu’il estime qu’une affaire est complexe, d’ordonner le renvoi au procureur qui pour lui, a la possibilité soit de saisir un juge d’instruction, soit de saisir un service de police judiciaire pour permettre de donner des éléments techniques d’appréciation sur lesquels éventuellement le tribunal pourra être édifier dans l’examen de l’affaire », a laissé entendre l’avocat.

Partant de cette décision de la présidente du tribunal, Me Lanceï 3 Doumbouya a dit toute son inquiétude pour la suite de cette affaire. « Le retard, nous avons voulu l’éviter, nous avons voulu saisir le juge du jugement. Mais malheureusement, lorsque le tribunal estime que l’affaire présente une certaine complexité, c’est une décision qui est prise. Nous allons remonter à qui de droit, à notre cliente, bien-entendu l’Agence Judiciaires de l’Etat, qui saura prendre les dispositions appropriées », a-t-il fait savoir.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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SCANDALE A LA CAN 2019 : comptes et mécomptes de la Féguifoot…

10 juillet 2019 à 13 01 59 07597

Par Saliou Samb : Selon certaines indiscrétions, la commission éthique de la Fédération guinéenne de football pourrait se saisir du dossier lié à la participation de la Guinée à la 32è édition de la Coupe d’Afrique des Nations. Le ministère des sports devrait suivre l’exemple. A l’heure des comptes, tous les acteurs impliqués dans le plus révoltant scandale jamais mis au jour dans le football guinéen doivent s’expliquer.

Je me suis frotté les yeux pour être sûr qu’on ne me tirait pas d’un mauvais rêve quand, par un détour sur le web, j’ai vu l’actuel président de la Féguifoot, Mamadou Antonio Souaré, animer un point de presse, où il alignait les révélations aussi affligeantes les unes que les autres, au sujet du staff technique de l’équipe nationale de Guinée. Selon lui, l’entraîneur Paul Put est le principal responsable de l’humiliation subie au Caire par la délégation guinéenne, après une CAN qui a viré à la bérézina.

La Féguifoot a exigé un rapport détaillé à l’entraîneur de nationalité belge. On ne sait pas si le fameux rapport a été déposé, par celui qui, en 2014 a été condamné à 2 ans de prison avec sursis dans une scandaleuse affaire de paris sportifs truqués, quand il était entraîneur de Lierse en Belgique. Lire : Procès des paris truqués: Paul Put, ancien entraîneur du Lierse, condamné à deux ans de prison avec sursis.

On remarque que si Put a, au cours de sa sulfureuse carrière, dirigé des équipes nationales comme la Gambie, le Kenya, le Burkina Faso, et la Jordanie, il a également été entraîneur de Lokeren (de 2001 à 2003), le club cité dans cette affaire d’arnaque et de racket. A l’analyse, puisque selon Souaré le coach Put a admis du bout des lèvres le système de racket, deux hypothèses se dégagent : soit au-dessus du Belge, à l’insu des dirigeants guinéens ( ?), une tierce personne plus puissante que Put profitait des « pourcentages » versés par les membres du staff technique qui ont dénoncé la manœuvre (et qui sait ce qui s’est passé avec certains joueurs !), ce qui serait extrêmement grave, soit Paul Put himself est lui-même la tête de gondole de ce réseau mafieux installé en Belgique, en feignant de fermer les yeux sur les pratiques d’un parrain imaginaire, ce qui serait impardonnable. Pour le moment, il refuse de communiquer mais, de toute évidence, il ne s’agira pas seulement de limoger un technicien qui a manqué lamentablement à ses objectifs et étalé un niveau d’irresponsabilité notoire : il doit être poursuivi en justice.

Paul Put n’a pas daigné informer à temps les membres de la Feguifoot des « pressions » et des « menaces » subies par son staff, il ne les pas non plus prévenus à temps de la fuite des membres de son staff technique (comme par hasard !) ; à ce stade des informations rendues publiques par Souaré, il demeure clair que l’homme, qui a démissionné du Kenya pour foncer vers la Guinée, a du mal à abandonner ses pratiques qui lui ont valu des déboires judiciaires. Pourquoi ? Il serait bon de le savoir. Il y a de quoi enquêter sur cet homme « amoureux de l’Afrique » (mon œil !), mais également sur celui qui l’a mis en contact avec la Féguifoot. Il faudra surtout découvrir l’identité du « parrain » qui se cache derrière un entraîneur qui révèle un visage de mercenaire pathétique et sans scrupules.
Toutefois, Put ne devrait pas être l’agneau du sacrifice, le mouton noir sur lequel tout le monde est libre de tirer à loisir pour se défausser. La Féguifoot a une grande part de responsabilité dans cette tragi-comédie qui a sérieusement affecté l’image de l’équipe nationale A. Et les questions ne manquent pas.

Pourquoi n’avoir pas enquêté en amont autour d’un technicien controversé, condamné dans son pays pour des histoires de paris truqués, avant de décider de son recrutement ? Pourquoi lui avoir laissé isoler la sélection de la Direction technique nationale au point d’abandonner les internationaux guinéens entre les griffes d’une organisation mafieuse où on rackette et menace ? Quand est-ce que Antonio Souaré a pris connaissance des textos compromettants échangés entre Put et les membres de son staff en fuite ? Pourquoi Antonio Souaré, après avoir pris connaissance des textos et des rumeurs autour de toutes ces pratiques n’a pas pris de mesures conservatoires pour éviter ce genre de situation catastrophique ? Pourquoi n’a-t-il pas réagi vigoureusement quand le Belge lui a présenté une sélection bancale pour la CAN ? Il est clair que si Paul Put avait l’obligation d’informer les dirigeants sportifs des pratiques peu orthodoxes autour de l’équipe nationale, le président de la Féguifoot aurait dû se montrer beaucoup plus réactif et ferme au regard des enjeux.

Je préfère ne pas revenir sur les sommes débloquées par l’Etat (Ndlr : notre confrère Guinéenews a indiqué un montant de plus de 60 milliards GNF) et renforcées par la collecte d’environ 7 milliards GNF (selon les chiffres connus) en faveur du Syli au compte de cette CAN, car un simple audit pourrait donner une idée exacte du montant total réel, des dépenses et du reliquat, mais le ministère des Sports, et au-delà le gouvernement, devraient prendre beaucoup plus au sérieux cette affaire scandaleuse. L’équipe nationale n’est pas une équipe de copains de quartier : elle incarne des valeurs fondamentales et devrait se retrouver dans tout sauf dans une spirale malhonnête où la cupidité de certains apprentis sorciers ridiculise tout un pays.

Morceaux choisis du POINT DE PRESSE DU PRÉSIDENT DE LA FEGUIFOOT (à vous de désigner la déclaration la plus hallucinante !) : « Il y a eu des manquements et ces manquements je les fait savoir à l’entraîneur et j’ai informé le bureau exécutif. (…) J’ai dit à l’entraîneur qu’il y a des informations qui circulent et il faut qu’il nous dise la vérité »

« J’ai jamais vu ça dans l’histoire du football. Qu’un match qui se joue la nuit et qui se termine à minuit, le matin on vient qu’on nous dise que tout le staff (technique) a disparu. Où ils sont partis, pourquoi ils sont partis ? (…) Et c’est pas nous qui avons payé les billets de retour. Donc c’était prémédité. Pourtant nous on ne les connait ni d’Adam ni d’Eve, c’est toi qui les a amenés. Et tous ont été payés »

« J’ai dit ça à l’entraîneur et il était absolument obligé de le reconnaître. Et la réponse qu’il nous a donnée ne m’a pas satisfait. Pour dire que lui-même n’était pas informé et que ces gens-là lui ont envoyé un texto à 2 heures du matin pour dire qu’ils s’en vont et qu’ils a tout fait que ces gens sont partis. C’est un manque de respect, c’est une irresponsabilité qui ne dit pas son nom »

« Chaque fois qu’on parle d’un joueur il (Put) dit non. Ce joueur-là il ne joue pas, il vient d’avoir un club, il n’a joué que 2 matches, 3 matches, Sadio (Diallo), joue en deuxième division, des trucs. Mais d’ici là tu vas prendre des joueurs de National (Ndlr : 3è et 4è division française)… Il y a un bruit pertinent et persistant que moi je n’arrive pas à comprendre dans le football sur le plan éthique : c’est le problème des primes. »

« J’ai dit (à Paul Put) il faut nous dire: il paraît que tes membres du staff technique disent qu’ils sont rackettés sur les primes qu’ils reçoivent. J’ai des est-ce que c’est vrai ? Est-ce que c’est faux ? Parce que ça vient de chez toi-même et c’est toi qui les as amenés : nous on ne les connait pas. Ils dépendent de toi, ils ne dépendent pas de la Guinée et après le match ils ont tous disparu. Nous voulons comprendre pourquoi (…) Et ils le disent même :il y a des gens qui sont prêts faire des témoignages là-dessus (…) Qu’on leur dit même si tu ne paies pas ici, tu paieras en Belgique. J’ai d’abord c’est une menace, c’est très grave. Au point de vue éthique c’est très très grave. Mais si ça s’avère vrai, tu ne pourras plus jamais entraîner dans ta vie. Il faut que tu fasses maintenant un rapport immédiatement et que vous me remettez ou bien vous prenez la décision ; c’est un choix la vie. Parce qu’en ce moment, nous avons été trahis »

« Il (Put) a dit tout simplement que lui aussi, il a appris comme ça. Que mais c’est pas lui mais qu’il y a quelqu’un qui est dans le clubs là-bas en Belgique qui les a envoyés et qui certainement leur prend des pourcentages. Que le gars se trouve dans le club de Lokeren »

« C’est des choses irréfutables : il n’a pas la main sur le groupe, il n’a pas la main sur l’équipe, ni sur son staff et que les choses qu’on lui reproche il y a quand même une part de vérité. Quand vous dites que c’est pas moi mais c’est quelqu’un qui est derrière moi qui les rackette c’est qu’il y a une part de vérité ».

« Je lui ai même dit Paul, moi j’ai des informations sur les textos que tu as envoyés : j’ai vu des textos où tu dis ne demandez pas 20000 (USD), c’est 30000 (USD)… J’ai dit ils sont prêts à témoigner contre toi. Parce que quand les choses ses gâtent les langues se délient »

Par Saliou Samb

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Procès du DG des impôts contre un journaliste : l’avocat de Marouane Camara dénonce la procédure

10 juillet 2019 à 13 01 56 07567

Comme annoncé précédemment sur Guineematin.com, le procès du journaliste Habib Marouane Camara de la radio Nostalgie, s’est ouvert ce mercredi, 10 juillet 2019, au tribunal correctionnel de Kaloum. Notre confrère est poursuivi pour diffamation par le Directeur national des impôts, Aboubacar Makhissa Camara. L’avocat de la défense en a profité pour dénoncer la procédure, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

L’audience de ce mercredi a été consacrée à la fixation de la consignation par le tribunal, qui s’est élevée à 7 millions de francs guinéens. Un montant jugé dérisoire par l’avocat de la défense qui a réaffirmé la sérénité qui caractérise son client.

Selon maitre Thierno Souleymane Barry, « le tribunal a fixé ce matin la caution de à sept (7) millions de francs guinéens, même si nous trouvons cela dérisoire. Mais, la question la plus importante est que nous sommes ici pour la défense de la liberté de la presse. Il vous souviendra que de plus en plus, on écarte la loi spéciale qui vous régit, donc la loi 02 sur la liberté presse, et on fait application du Code Pénal sur la diffamation. Mais, qui dit diffamation, dit allégations mensongères. Et mon client, Habib Marouane Camara, est serein. On a toutes les preuves de nos allégations. Donc, nous viendrons débattre ici du fond, sans oublier, comme je le disais tantôt, la sentinelle de la démocratie, c’est d’abord la liberté de la presse. Et, depuis un certain temps, nous sommes tout le temps devant les tribunaux pour ces droits-là »

En outre, l’avocat de la défense a dénoncé la procédure engagée contre le journaliste, puisque selon lui, la loi spéciale sur la liberté de la presse devrait primer sur le code pénal, qui est une loi générale. « On déplore le fait qu’une procédure soit engagée contre des journalistes. Ils sont là avec leur statut de journaliste. En Droit, on dit très souvent que la loi spéciale déroge la loi générale, c’est-à-dire qu’entre une loi générale et une loi spéciale, on fait application de la loi spéciale. Et vous, vous êtes régis par la loi sur la presse. Le législateur guinéen s’est inscrit dans la marche de la démocratie à l’instar des autres pays, on a essayé de protéger le journaliste, ses sources, etc. sans aller jusqu’à l’irresponsabilité du journaliste. Mais, on entoure la poursuite du journaliste d’un certain nombre de mécanismes. C’est pourquoi, il pourrait bien passer par cette question de diffamation par voie de presse, même si nous allons démontrer qu’une diffamation n’existe pas en pareille matière », a dit maitre Thierno Souleymane Barry.

A noter que l’avocat de la partie civile, Me Lamine Sidimé, ancien président de la Cour Suprême et ancien Premier ministre sous Lansana Conté, n’a pas accepté de se prêter aux questions des journalistes.

Le dossier a été renvoyé au mercredi 17 juillet prochain pour l’ouverture des débats.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Conakry : un tailleur jugé pour le viol d’une malade mentale

10 juillet 2019 à 12 12 57 07577

Après avoir passé plus d’un an et six mois de détention à la maison centrale de Conakry, Alhassane Camara a comparu hier, mardi 09 juillet 2019, devant le tribunal criminel de Dixinn (délocalisé à la mairie de Ratoma) pour répondre des faits de viol qui pèsent contre lui. Des faits pour lesquels l’accusé a plaidé non coupable, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui a suivi cette audience.

Géant, teint noir, chemise Kaki, Alhassane Camara est apparu confiant et visiblement prêt à en découdre avec ceux qui l’accusent d’avoir commis un viol sur une malade mentale. « Je n’ai pas violé cette fille », s’est-il pressé de déclarer avant même d’être interrogé par le tribunal.

Selon l’accusation, Alhassane Camara a été surpris dans une chambre avec sa victime qui était déshabillée. « Il remontait son pantalon, alors que la fille était nue. Il l’a trompée avec un billet de 500 francs guinéens pour abuser d’elle. Car, la fille est une malade mentale », apprend-on de l’ordonnance de renvoi qui cite la mère de la victime.

Interrogé, l’accusé (qui bègue énormément) a clamé son innocence dans cette affaire. Cependant, il a reconnu avoir été chez la victime pour rencontrer le frère de cette dernière.

« Je suis allé là-bas pour rencontrer ‘’vieux’’ qui est le grand frère de la fille (sa victime présumée). Je ne savais même pas que cette fille était là-bas. Quand je suis arrivé, c’est la fille même qui est venue vers moi. Elle m’a dit que son frère vieux était dans la maison. Elle m’a aussi demandé de l’argent pour acheter de l’eau à boire. Je lui ai donné 500 francs et je suis allé taper à la porte de la maison, tout en appelant vieux. C’est pendant que je tapais à cette porte que la mère de la fille est venue me bousculer par derrière. Ensuite, elle s’est mise à crier en disant que je vais la tuer aujourd’hui… C’est après cela qu’elle a dit que j’ai violé sa fille », a expliqué Alhassane Camara.

« Êtes-vous entrez dans cette maison ? » demande le tribunal.

« Non ! C’est dehors que la femme (la mère de la présumée victime) même m’a trouvé », répond l’accusé.

« Où était la fille lorsque sa mère vous a arrêté ? », interroge de nouveau le tribunal.

Et, Alhassane Camara de répondre : « je ne sais pas. Je ne l’ai plus revue depuis que je lui ai donné les 500 francs ».

« Est-ce que vous avez violé cette fille ? », demande encore le tribunal.

« Que Dieu m’en garde ! Je n’ai pas fait ça », rétorque l’accusé.

Brandissant la déposition de la victime à l’enquête préliminaire, le juge Aboubacar Mafering Camara, a fait savoir que la fille avait déclaré que Alhassane Camara lui a donné les 500 francs pour coucher avec elle. « D’ailleurs, elle a précisé que ce n’était pas la première fois que vous profitiez d’elle. Elle a dit que vous attendiez que sa mère part au marché pour venir la trouver », a indiqué le tribunal.

« Jamais ! Il n’y a rien eu entre nous », a réagi Alhassane Camara.

« Selon vous, pourquoi la mère de cette fille s’est jetée sur vous pour vous accuser de viol ? », demande le ministère public.

« Je ne sais pas ! C’est cette question même qui me taraude l’esprit comme ça », répond Alhassane Camara.

Très constant et concis dans ses réponses, malgré les multiples questions du ministère public et de l’avocat de la défense, l’accusé dira qu’il n’a jamais été confronté avec la victime dans cette affaire.

Finalement, le tribunal a renvoyé l’affaire au 16 juillet prochain pour la comparution de la partie civile (la mère de la victime présumée).
A suivre !

Mamadou Baïlo Keïta pour Guineematin.com

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PMU : pour sauver son ‘’grenier’’, Jean-Jacques fait de la résistance

10 juillet 2019 à 12 12 34 07347

« La Loterie nationale de Guinée a le droit de patrimoine et de monopole exclusif sur l’organisation et l’exploitation des jeux de loteries et assimilés en République de Guinée ».

Le décret fixant les statuts de la Loterie nationale de Guinée (LONAGUI) ne souffre d’aucune ambiguïté. C’est en se fondant sur ses attributions que la LONAGUI a décidé, enfin, pourrait-on ajouter, de franchir le pas : aller au-delà de la simple régulation pour se lancer dans l’exploitation d’au moins un type de jeu. Comme le font depuis longtemps la plupart de ses homologues en Afrique. Les exemples de la LONASE au Sénégal ou de la LONACI en Côte d’Ivoire, où ces sociétés publiques assurent avec succès l’exploitation (entre autres) des jeux hippiques, sont éloquents à plus d’un titre. Elles y font la fortune de bon nombre de parieurs tout en assurant à l’Etat des recettes largement supérieures à celles que le trésor public guinéen tire des activités de WINIYA SARL, la société de l’homme d’affaires français Jean Jacques Grenier.

La question n’est plus de savoir si la LONAGUI ‘’veut mettre la main sur le PMU’’, pour reprendre une expression lue quelque part. La décision de reprendre l’exploitation des jeux sur les courses hippiques est prise conformément à ses statuts, et aussi en tenant compte du fait que la concession de dix ans accordée à la société WINIYA de J.J. Grenier arrive à son terme.

Le processus est d’ores et déjà enclenchée, la LONAGUI qui a décidé de préserver l’ensemble des emplois (directs et indirects) se dit prête à reprendre la bride de PMU-Guinée dès après la fin du contrat à la date fatidique du 5 août 2019.

Après les complaintes, la plainte avec un motif des plus surréalistes

Evidemment, Jean Jacques Grenier ne voit pas d’un bon œil cette nouvelle option de la LONAGUI, qui risque ainsi de lui ôter de la bouche un bifteck qui vaut des dizaines de milliards de nos francs.

Même si cela ressemble plus à un baroud d’honneur qu’à autre chose (donc vain), le patron de WINIYA espère toujours interrompre un processus qui semble pourtant inexorable. En s’offrant une tribune notamment dans la presse en ligne, avec comme principal argument la « rupture abusive » d’un contrat qui court pourtant jusqu’à son expiration très prochaine. Un contrat, faut-il le préciser, qui n’a connu la moindre interruption depuis 2009.

Dans sa lancée, WINIYA est passée à la vitesse supérieure l’autre semaine, en saisissant le tribunal du commerce pour … « rupture abusive de contrat » !

Avec les montants faramineux qui sont en jeu, le désarroi de J. J. Grenier est bien compréhensible, même si, à cause de ce qui a été dit plus haut, les chances de voir sa démarche prospérer devant Dame Thémis sont quasiment nulles. En l’occurrence, aucun texte, rien n’oblige le concédant à renouveler une concession lorsque celle-ci arrive à échéance. On se demande bien par quel tour de passe-passe juridique l’on fera passer le non-renouvellement d’un contrat pour une rupture abusive dudit contrat.

Pendant ce temps, à la direction de la LONAGUI on n’en a cure. On s’active comme dans une ruche pour régler les derniers détails avant le grand jour.

Fatoumata Diariou Baldé

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Le Consortium SMB-Winning distribue 3 050 sacs de riz aux communautés

10 juillet 2019 à 11 11 44 07447

Communiqué : Dans le cadre de sa politique RSE et de relations communautaires, le Consortium SMB-Winning a procédé mardi 9 juillet à la distribution de 3 050 sacs de riz de 50 kilos pour 125 villages dans le district de Kamikolo Konkôkan, district de Kamikolo, sous-préfecture de Kolaboui dans la préfecture de Boké.

Pour l’agent en charge des relations communautaires de la SMB, Zhang Weigang : « Ce type de dons est important pour nous, car il témoigne de l’importance que nous accordons aux communautés. Cela permet d’installer un climat de confiance et de dialogue avec le Consortium ».

Recevant le don, le président du district de Kamikolon, El Hadj Karamoko Fofana, a exprimé la satisfaction et la gratitude des bénéficiaires à l’égard du Consortium qui contribue de manière durable à l’amélioration des conditions de vie de leurs populations.

De son côté, le président du district de Dikhabiya a également remercié pour ces dons tout en soulignant que le nombre d’emplois très importants créés par le Consortium a permis l’essor économique de la région.

S’exprimant sur la question du développement local, la porte-parole des femmes Sira Kéita a tenu à saluer les projets agricoles soutenus par le Consortium SMB-Winning et espère que ses premiers succès sont le signe d’autres projets à venir.

Selon Ibrahima Fofana, président des jeunes de Kamikolo Konkôkan : « Récemment, le Consortium investissait dans l’énergie avec des dons de kits solaires et des installations de lampadaires solaires. Aujourd’hui, le Consortium nous offre un grand nombre de sacs de riz. Tous ces gestes et investissements témoignent d’une démarche réelle et engagée en faveur des communautés locales de la part du Consortium ».

Communiqué transmis par le service de communication du Consortium SMB-Winning

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