Meurtre de Mamoudou Barry en France : réactions pathétiques de son frère et son ami d’enfance

25 juillet 2019 à 20 08 20 07207

Thierno Hassan Barry, frère aîné de Mamoudou Barry, le jeune enseignant-chercheur à l’université de Rouen tué en fin de semaine dernière en France, a réagi à ce meurtre. Il s’est exprimé au micro d’un journaliste de Guineematin.com qui s’est rendu dans son village natal, situé dans la sous-préfecture de Dounet (Préfecture de Mamou). Il regrette « une perte énorme » pour sa famille.

Thierno Hassane Barry, frère de feu Mamoudou Bolaro Barry
Thierno Hassane Barry, frère de feu Mamoudou Bolaro Barry

Après la mère de Mamoudou Bolaro Barry, notre envoyé spécial à Boloroyah, son village natal, a rencontré son grand frère. Pour lui, c’est le baobab de sa famille qui vient tomber. « La mort de Mamoudou Barry a été pour nous une perte énorme, il a toujours joué sa partition dans la famille. L’année passée, il a envoyé notre maman pour des soins en France. Au mois de Ramadan passé, il a envoyé du sucre pour tous les éléments de la famille. Il était mobilisateur, réconciliateur, il était à la place de notre papa. Je ne peux dénombrer l’utilité de mon jeune frère Mamoudou. Il partage ses biens avec les autres. Ses amis me respectent à cause de lui. Chaque mois, il nous envoie quelque chose. Nous prions Allah de l’agréer dans son paradis éternel », a-t-il dit, les larmes aux yeux.

Alpha Mamoudou Barry, ami de feu Mamoudou Bolaro Barry
Alpha Mamoudou Barry, ami de feu Mamoudou Bolaro Barry

Abondant dans le même sens, Alpha Mamoudou Barry, ami d’enfance de Mamoudou Bolaro Barry, parle d’une grande perte. Et, il ne tarit pas d’éloges à l’endroit du défunt. « Dr Mamoudou Barry est un collègue. Nous étions ensemble ici dans cette école que vous voyez devant vous, qui est aujourd’hui complètement délabrée. C’est ici qu’il fut scolarisé en 1994. Notre maître monsieur Daffé nous a formés ici. Il a fait de brillantes études ici à Bassambayah, puis à Cabral et au lycée Elhadj Aboubcar Doukouré de Mamou en étant toujours major de sa promotion. Quand il est parti également en France, il a continué à briller là-bas aussi.

Dr Mamoudou Barry, paix à son âme, amine !

Mamoudou Barry était un homme pieux qui maîtrisait parfaitement le coran et plusieurs autres livres islamiques. Je n’ai jamais rencontré Mamoudou Barry dans une boite de nuit. Sa mort est une grande perte pour sa famille et ses amis. Car il était un cadre modèle, un guide éclairé, une source d’inspiration pour nous ses amis. Nous regrettons qu’il soit tué de la sorte au printemps de sa vie. C’est une grande personnalité que nous attendions, mais Dieu a décidé ainsi. Nous prions Allah de l’agréer dans son paradis éternel », a-t-il lancé.

Les habitants du village de Bolaroyah souhaitent que le corps de leur valeureux fils soit rapatrié afin qu’il soit enterré dans la localité.

De Boloroyah (Mamou), Boubacar Ramadan Barry pour Guineematin.com

Tél. : 657343939/625698919

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Un aveugle classé 2ème de la commune de Ratoma au CEE : voici sa réaction

25 juillet 2019 à 19 07 30 07307
Moustapha Kaba, malvoyant, élève au centre Sogué, 2ème de la commune de Ratoma
Moustapha Kaba, malvoyant, élève au centre Sogué et 2ème de la commune de Ratoma

Moustapha Kaba, malvoyant, et élève au centre Sogué, a surpris plus d’un en se classant 2ème de la commune de Ratoma à l’examen d’entrée en 7ème année. Un reporter de Guineematin.com est allé à sa rencontre ce jeudi, 25 juillet 2019, à son domicile, situé au quartier Aéroport.

Joie et honneur, ce sont les sentiments qui animent Moustapha Kaba depuis la publication des résultats du Certificat de fin d’Etudes Elémentaires. Malgré son handicap, ce malvoyant s’est classé 2ème dans toute la commune de Ratoma (la deuxième plus grande municipalité du pays). Il dit avoir été très ému en apprenant ce résultat. « J’ai été très ému et très heureux de mon admission et surtout de mon classement. Il faut quand même dire que ça n’a pas été facile, mais avec les révisions, nous avons pu franchir les étapes et affronter bien les épreuves.

Être 2ème de toute la commune de Ratoma, en tant que malvoyant, c’est un honneur pour moi et pour tous les mal malvoyants. Je voudrais donc dire aux non-voyants de ne pas baisser les bras. Je leur demande de cesser de faire la mendicité, ils n’ont qu’à aller à l’école et s’inscrire étudier. Parce que nous aussi, nous pouvons étudier et réussir », lance le nouveau collégien.

Avec ce succès, Moustapha Kaba procure de la joie et de la fierté à toute sa famille. C’est le cas notamment de son oncle paternel, Bangaly Kaba : « j’ai des sentiments de joie et de fierté, parce que Moustapha Kaba est l’homonyme de mon père et il est le fils de mon grand frère. Et, malgré la situation de ses yeux, malgré le handicap qu’il a, il fait beaucoup d’efforts, il se bat. Vraiment, nous sommes très honorés, nous sommes très contents. Toute la famille est contente de son admission. A cet effet, je voudrais remercier ses encadreurs en particulier, et tous ceux qui ont pu faire quelque chose pour son épanouissement, pour qu’il ait de l’éducation », a déclaré le père de famille.

Après l’euphorie de son succès à son premier examen national, Moustapha pense déjà à la suite de ses études. Car il doit désormais quitter l’école qu’il a fréquentée jusque-là, où les conditions d’études lui étaient favorables. Au collège, les choses seront bien différentes. Il faudra désormais se mélanger aux élèves normaux (n’ayant pas de handicap) et avoir des enseignants qui ne connaissent pas l’écriture braille utilisée par les aveugles. « Ce n’est pas facile pour nous les non-voyants, parce que les professeurs ne connaissent pas notre écriture. C’est tout à fait une difficulté pour nous, mais avec le courage ça va aller », estime l’élève malvoyant.

Moustapha Kaba, malvoyant, élève au centre Sogué, 2ème de la commune de Ratoma
Moustapha Kaba

En raison de la pléthore dans les écoles publiques, Moustapha Kaba va s’inscrire dans une école privée. « Je compte aller dans une école privée parce que dans les écoles publiques, il y a beaucoup d’enfants, c’est difficile pour un malvoyant d’étudier là-bas. C’est le privé qui est mieux pour nous. Et, j’en profite pour lancer un appel à toutes les institutions du pays pour leur demander de nous aider.

Parce que c’est seulement le primaire que nous pouvons faire au centre Sogué (une école spécialisée dans la formation des aveugles et malvoyants, ndlr). Une fois au collège, nous sommes obligés d’aller dans les écoles privées. Et parfois, on peut ne pas avoir des frais de scolarité. Donc nous leur demandons de nous venir en aide pour que nous puissions étudier dans les meilleures conditions », a-t-il exhorté.

Mamadou Bhoye Laafa Sow pour Guneematin.com

Tel : (00224) 622919225 / 666919225

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Diouldé Diallo, 1er au CEE franco-arabe à Labé : « je n’ai pas fait la 1ère ni la 2ème année »

25 juillet 2019 à 19 07 12 07127
Thierno Mamadou Diouldé Diallo, premier au Certificat de fin d’Etudes Élémentaires profil franco-arabe à Labé
Thierno Mamadou Diouldé Diallo, premier au Certificat de fin d’Etudes Élémentaires profil franco-arabe à Labé

C’est un élève particulièrement doué qui a été premier au Certificat de fin d’Etudes Élémentaires profil franco-arabe à Labé. Thierno Mamadou Diouldé Diallo a commencé l’école en classe de 3ème année (il a sauté les deux premières). C’est lui-même qui l’a annoncé au cours d’un entretien avec un correspondant de Guineematin.com à Labé.

Originaire de la sous-préfecture de Salambandé, dans la préfecture de Mali, Thierno Mamadou Diouldé Diallo vit avec son frère dans la ville de Labé. Il étudie dans une école franco-arabe située au quartier Tata 1 et dans un foyer coranique. A 13 ans, l’enfant impressionne plus d’un. Selon ses proches, il a déjà mémorisé le coran. Et à l’école, il n’a fait que quatre ans pour obtenir son examen d’entrée en 7ème année en se classant premier de la préfecture. Un succès qui le rend très heureux.

Thierno Mamadou Diouldé

« Je suis très content du fait que suis arrivé premier dans la préfecture. Ce classement est le fruit de beaucoup de travail. Durant toute l’année scolaire, je révisais. Non seulement avec mes amis à l’école mais aussi tout seul à la maison. Je suis très fier aujourd’hui de mon parcours scolaire. D’abord, je n’ai pas fait la première ni la deuxième année. Quand on m’a inscrit à l’école, les maîtres ont dit que j’ai le niveau de la troisième année, ils m’ont installé directement en troisième année. Depuis, je n’ai pas jamais échoué et je suis premier de la préfecture à l’examen d’entrée en 7ème année », a confié Thierno Mamadou Diouldé Diallo.

A noter que le profil franco-arabe a enregistré un taux de réussite de 85,40% à l’examen d’entrée en 7ème année dans la préfecture de Labé. Sur 226 candidats, 193 sont admis. Un pourcentage largement supérieur à celui de l’enseignement général.

De Labé, Alpha Boubacar Diallo pour Guineematin.com

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Entrée en 7ème A : voici les deux premiers de la préfecture de Labé

25 juillet 2019 à 19 07 04 07047

La liste générale des admis à l’examen d’entrée en 7ème Année, session 2019, disponible à la la Direction Préfectorale de l’Education (DPE) de Labé, confirme qu’ils sont deux premiers exæquos pour la préfecture, tous présentés par la même école, rapporte un correspondant de Guinrrmatin.com en Moyenne Guinée, à travers le reportage vidéo ci-dessous.

Mercredi soir, la rédaction régionale de Guineematin.com à Labé a reçu un appel téléphonique d’un élève du nom de Thierno Mamoudou Diallo, lui aussi, présenté par le complexe scolaire « Saint André » qui revendique la place de premier exæquo à l’examen d’entrée en 7ème Année, session 2019.

Lorsque le reporter de Guineematin.com est allé à sa rencontre pour plus de précision, l’intéressé a précisé que c’est en consultant une société de téléphonie mobile de la place qu’il a appris son admission et son classement comme premier exæquo de la préfecture de Labé, alors qu’il était encore à la maison avec son père et sa mère. « J’étais content quand j’ai su mon classement. Je suis tellement content. J’ai des sentiments de joie et je suis très très content » a-t-il déclaré avant de remercier ses parents de l’avoir révisé à la maison et à son père d’avoir payé sa scolarité. Si pour Elhadj Mamadou Bobo Diallo, les parents avaient pris un répétiteur pour la maison, Thierno Mamoudou Diallo, lui, explique que sa mère l’encadrait pour la révision à la maison.

Cette information a été immédiatement confirmée par le Délégué Scolaire de l’Enseignement Elémentaire de Kouroula, dans la commune urbaine de Labé. « La DSEE de Kouroula seulement a pu avoir les deux premiers exæquos de la préfecture. Et tous sont des garçons issus d’une même école. Notamment Saint André. Il s’agit de Thierno Mamoudou Diallo, PV 5546 avec mention « Très Bien » et Elhadj Mamadou Bobo Diallo, PV 5395 avec mention « Très Bien » a expliqué le délégué scolaire de l’enseignement élémentaire de Kouroula, Thierno Aliou Mosquée DIALLO.

La mère de Thierno Mamoudou partage ici ses sentiments de fierté et de satisfaction: « toute la famille est contente et on est très content de l’enfant qui a réussi à être premier de la préfecture. Vraiment, on remercie, surtout aussi, son maître qui les a bien encadré à l’école, qui est toujours avec eux à l’école. L’enfant, à son retour à la maison, s’il finit de mangers, on est toujours au tableau, on révise » a confirmé la mère de Thierno Mamoudou Diallo, madame Houssaynatou Diallo.

Cette année, la direction communale de l’éducation de Kouroula qui abrite la plupart des écoles privées de la commune urbaine de Labé prend la tête du peloton avec 78,36% de réussite à l’examen d’entrée en 7ème Année, session 2019.

De Labé, Idrissa Sampiring DIALLO pour Guineematin.com
Tél. : (00224) 622 269 551 & 657 269 551 & 660 901 334

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Conseil des ministres de ce jeudi : voici le compte rendu

25 juillet 2019 à 18 06 12 07127

Conakry, le 25 Juillet 2019 – Sous la présidence de son Excellence Monsieur le Président de la République, le Conseil des Ministres a tenu sa session ordinaire ce jeudi, 25 juillet 2019, de 10h à 12h, avec l’ordre du Jour suivant :

I. MESSAGE DE SON EXCELLENCE MONSIEUR LE PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE

II. COMPTE RENDU DE LA SESSION ORDINAIRE DU CONSEIL INTERMINISTERIEL DU MARDI 23 Juillet 2019

III. QUESTIONS DIVERSES

Au titre du premier point de l’ordre du jour

Le Président de la République a instruit le Gouvernement de veiller à ce que tous projets de loi soumis à l’examen du Conseil des Ministres soit accompagné de l’ensemble de ses textes d’application ceci afin d’éviter de différer la mise en application effective des réformes engagées par le Gouvernement

Le Chef de l’Etat a déploré le faible taux de recouvrement des impôts fonciers qui est sans commune mesure avec le niveau élevé des charges locatives dans la ville de Conakry ; il a à cet effet demandé au Gouvernement de poursuivre et de renforcer le processus de réformes engagé au niveau de la Direction nationale des Impôts

Le Président de la République, rappelant la nécessaire poursuite de la réforme du secteur de l’électricité, a invité le Gouvernement à continuer le déploiement et l’installation des compteurs prépayés en insistant plus particulièrement sur leur installation au sein de l’ensemble des Départements Ministériels ainsi qu’à la Primature

Le Chef de l’Etat a instruit le Gouvernement à prendre toutes les mesures nécessaires afin d’identifier, de poursuivre et de sanctionner conformément à la Loi tous les cadres de l’administration qui se seraient rendus coupables de complicité dans le cadre d’une cession frauduleuse de biens appartenant au patrimoine foncier et immobilier de l’Etat

Le Président de la République s’est réjoui de la reprise de la parution régulière du journal national HOROYA et a invité l’ensemble des Ministres et, au-delà, toutes les Institutions Publiques à publier prioritairement toutes leurs communications dans les colonnes du quotidien national.

Au titre du deuxième point de l’ordre du jour, Monsieur le Premier Ministre a fait le compte rendu de la session ordinaire du Conseil Interministériel du 23 Juillet 2019.

Le Conseil a entendu successivement

Le Ministre de la Justice a soumis pour examen le Projet de Loi portant sur le Code des Drogues en République de Guinée

Le Ministre de la justice a indiqué, à l’attention du Conseil, que les politiques juridiques relatives à la Drogue ont été construites depuis le début du 20e Siècle sur une conception des dommages sociaux que la consommation de la drogue peut entrainer : accidents et suicides, criminalité et violences.

Le Ministre a souligné que cette situation affecte généralement les consommateurs ainsi que leurs familles et menace in fine la société toute entière.

Le Ministre a rappelé que, pour y faire face, les réformes législatives entamées en République de Guinée depuis l’avènement de la troisième république ont permis d’internaliser en droit interne les conventions internationales de lutte contre la drogue ainsi que d’enrichir notre arsenal répressif du code pénal dans ses articles 812 à 845.

Ces conventions sont :

La convention des Nations Unies 1961 sur les stupéfiants ainsi que 1971 sur les substances psychotropes et celle portant sur le trafic illicite de 1988 ;
La Convention des nations unies contre la criminalité transnationale de décembre 2000 ;
La Convention internationale relative au financement du terrorisme de décembre 1999 ainsi que les 49 recommandations de la GAFI qui viennent d’être révisées à 40 depuis février 2012.

Le Ministre a souligné que le trafic de drogue et de stupéfiants a atteint une proportion inquiétante en Afrique de l’ouest. Selon Interpol, 2000 à 3000 tonnes de cocaïne sont introduites clandestinement en France avec comme point de transit l’Afrique de l’ouest.

Le Ministre a indiqué que cette situation s’aggrave avec le constat que l’Afrique de l’Ouest, autrefois considérée comme une zone de transit, est devenue un marché local important de consommation.

A ces problèmes, le Ministre a évoqué le phénomène de blanchiment d’argent qui est le trait d’union de tous les crimes organisés et dont les conséquences s’apprécient autant du point de vue économique et financier que sur le plan moral et politique.

Le Ministre a soutenu que les facteurs favorisants cette expansion sont, entre autres, l’instabilité politique et les problèmes sécuritaires qui en résultent, la corruption et la faiblisse des moyens alloués à la lutte en général contre la drogue, et, enfin, le développement du terrorisme dans le sahel.

Le Ministre a salué l’approche globale et multidimensionnelle du législateur guinéen dans la lutte contre la drogue dont le projet de loi soumis à l’examen du Conseil des ministres est la parfaite traduction.

Enfin, le Ministre a présenté le projet de loi dont les six titres représentent individuellement les réponses à apporter au spectre de la problématique posée à notre pays et à la sous-région.

Au terme des débats, le Conseil a adopté le projet de loi portant Code des Drogues.

Le Ministre de la Fonction Publique, de la Réforme de l’Etat et de la Modernisation de l’Administration a soumis pour examen le projet de loi portant sur le droit d’accès à l’information publique

Le Ministre a indiqué que le présent projet de loi Organique portant Droit d’Accès à l’Information Publique a pour objet, de garantir le droit de tout citoyen à l’accès à l’information publique.

Selon le Ministre, la Gouvernance administrative en Guinée, a longtemps été caractérisée par de nombreuses insuffisances et des tares, qui compromettent l’efficacité de l’action publique, affectent la délivrance de services de qualité aux populations et constituent un obstacle à la réussite des politiques de développement initiées par les gouvernants.

Parmi ces maux qui affectent la gouvernance administrative en Guinée, le Ministre a cité entre autres :

La lourdeur et l’opacité des procédures administratives ;
Les lenteurs dans l’action administrative ;
Le manque de transparence et la rétention d’information ;
Les tracasseries administratives ;
La corruption généralisée et l’impunité ;
Les malversations et les détournements de deniers publics ;
Face à ces déficiences, il a souligné que le Gouvernement de la 3ème République a entrepris la formulation et la mise en œuvre d’un Programme de Réforme de l’Etat et de Modernisation de l’Administration publique (PREMA), comportant entre autres des volets d’amélioration de la gouvernance administrative et de la qualité des services rendus à l’usager.

A l’examen des différents facteurs de déficience cités plus haut et qui entravent l’effectivité d’une bonne gouvernance administrative en Guinée, le Ministre estime que les constats révèlent que les obstacles majeurs rencontrés par l’usager, relèvent surtout du manque de transparence dans les services publics, des difficultés d’accès à l’information publique et en matière de fournitures des services de base par l’administration.

A ce titre, des problèmes de plusieurs ordres illustrent les difficultés rencontrées par les usagers :

les administrés peinent à identifier le plus souvent les services publics chargés de la délivrance des documents et à localiser les agents responsables de la fourniture des services ou des informations demandées ;
les conditions d’accès à l’information, aux services ou de délivrance des documents ou des actes ne sont pas formalisées ou communiquées de manière standard à l’usager (documents à fournir, montants à payer, délais d’obtention des documents etc) ;
les services ne sont pas rendus à l’usager dans une majorité de cas, si ce dernier ne consent pas à payer des sommes indues en échange ;
lorsque les services sont rendus à l’usager, les délais d’obtention de l’information ou de délivrance des documents sont longs, à moins de paiements de sommes indues par ce dernier ;
le plus souvent l’usager ne dispose pas de voies de recours en cas d’insatisfaction dans l’obtention d’information ou de services et les agents fautifs sont rarement l’objet de sanctions par l’administration publique ;

Pour le Ministre, le fondement du Droit d’Accès à l’Information publique repose sur le fait que dans une démocratie, les pouvoirs publics tirent leur légitimité et leur autorité de la volonté du peuple souverain auquel ils se doivent de rendre compte, notamment sur les actions conduites dans l’exercice des prérogatives de puissance publique.

En conséquence, les agents investis des missions de services publics, ne se sont pas propriétaires des informations qu’ils détiennent ou qu’ils traitent pour le compte de l’Etat, et les citoyens ont le droit d’accéder à ces informations.

Pour le Ministre, le projet de loi portant droit d’accès à l’information publique constitue la pierre angulaire et le jalon décisif posé dans l’optique d’une amélioration notable des services rendus à l’usager.

En outre, les bénéfices attendus de l’exercice du droit d’accès à l’information publique sont nombreux et recouvrent les avantages ci-après :

sur le plan politique, les citoyens ont l’opportunité d’être mieux informés. Cette transparence est susceptible de favoriser une participation plus active de leur part, et contribuer ainsi à l’instauration d’un débat public de qualité permettant une réussite des politiques publiques ;
l’efficacité et l’efficience de l’action publique s’en trouvent améliorées à travers une meilleure qualité de la prise de décision des fonctionnaires, qui se sentent responsables et redevables devant le citoyen, auquel ils sont appelés à rendre compte ;
la commission des actes illicites et des pratiques de nature frauduleuses (corruption, malversations, détournement de deniers publics etc …) par les agents publics, devient difficile à cause de la transparence instituée, contribuant à l’amélioration de la gouvernance.

Après le constat que toutes les remarques et observations ont été intégrées dans le texte, le Conseil a adopté le projet de loi portant Droit d’accès à l’information publique.

Le Ministre de l’Hôtellerie, du Tourisme et de l’Artisanat a fait une communication relative à la gestion des établissements hôteliers

Le Ministre a rappelé que le développement harmonieux et équilibré du tourisme dans notre pays ne saurait se concrétiser durablement que dans le cadre d’un partenariat public-privé opérationnel.

Le Ministre a indiqué que la construction des établissements hôteliers a connu une période d’évolution boostée par des opérateurs guinéens et étrangers dont l’installation dans la plupart des cas a été faite grâce à l’appui personnel du Chef de l’Etat.

Le Ministre a souligné que les investisseurs économiques ont ainsi contribué ces dernières années à développer une capacité hôtelière nationale six (6) fois plus élevée que celle de 2010.

Le Ministre a posé le constat que cette dynamique, véritable objet d’évolution de notre pays, connaît de nos jours des difficultés dans les activités dues à la faiblesse du taux d’occupation moyen (27%) et à la multiplicité et au poids des charges liées, d’une part, au fonctionnement, aussi bien au niveau de l’énergie, des impôts et des contributions sociales, et, d’autre part, au retard dans le paiement des montants dus par les institutions publiques.

Le Ministre a également souligné le retard que ces processus ont finalement marqué dans la rentabilisation des produits d’investissement et l’exécution de multiples attentes. Ce retard est à l’origine des situations préoccupantes suivantes :

  • L’inquiétude des actionnaires ;
  • Le Gel de la poursuite des investissements complémentaires ;
  • La difficulté d’honorer les multiples engagements financiers ;
  • L’augmentation des charges fiscales, salariales et d’exploitation ;
  • La lenteur et la méfiance dans le processus de recrutement.

Pour y faire face, le Ministre a proposé la création d’une commission interministérielle sous la supervision du département en charge de l’Hôtellerie. Celle-ci va comprendre les différents partenaires de terrain (cadres de l’administration centrale et les exploitants hôteliers) et pourrait être chargée de déterminer les règles et les modalités de gestion en vue d’assurer un suivi dans le respect strict de la règlementation en vigueur.

Le Conseil a approuvé la création de la commission et a invité le Ministre à prendre attache auprès du cabinet du Premier Ministre afin de préciser les contours de la future commission.

Le Ministre de la Citoyenneté et de l’Unité Nationale a fait une communication relative à la Lettre de Politique Nationale de Promotion et de Protection des Droits de l’Homme.

Le Ministre a expliqué au Conseil que le Ministère de la Citoyenneté et de l’Unité Nationale a entrepris un vaste processus des Etats Généraux des droits de l’homme afin d’aboutir à la formulation d’une lettre de politique nationale de promotion et de protection des droits de l’homme qui sera désormais un cadre global d’intervention en vue de fédérer tous les efforts consentis par le Gouvernement. C’est ce projet de lettre que le Ministre soumet pour approbation.

Selon le Ministre, la lettre de politique nationale de promotion et de protection des droits de l’homme est le résultat d’un long processus dynamique et itératif qui a permis à un nombre important d’acteurs de la société guinéenne de se prononcer sur les grandes orientations devant être portées par elle. C’est ainsi qu’au moyen des consultations dans la quasi-totalité des préfectures quatre grands acteurs de la société ont été consultés tout au long du processus : les Forces de défense et de sécurité (Armée, Gendarmerie, Police, Garde Pénitentiaire, Conservateurs de la nature) ; les services déconcentrés (les cadres des services préfectoraux) ; la société civile et les personnes ressources locales (leaders religieux, coutumiers et communicateurs traditionnels). La lettre est aussi le fruit d’une analyse minutieuse des informations sur le travail des ministères (décret d’attribution, politique sectorielle, programmes et projets en cours), des institutions et de la société civile ainsi que la synthèse des constats et des recommandations formulées par les instances régionales et internationales. Le Ministre a souligné que l’aboutissement de cet important travail réalisé a permis de dégager quatre axes d’intervention pour la lettre ainsi que des objectifs spécifiques et des actions prioritaires. Ce sont :

Axe 1 : La mise en place d’une politique renforcée de l’éducation et de l’information.

Axe 2 : La pleine application des droits civils et politiques.

Axe 3 : L’amélioration du cadre et des conditions de vie de chacun.

Axe 4 : La poursuite de l’attention portée à la protection des populations et aux personnes vulnérables.

Aussi, le Ministre a indiqué que la Lettre de politique nationale de promotion et de protection des droits de l’homme permet d’envisager ces droits de manière globale et peut être considérée comme un cadre de référence, un document de coordination qui vise à remédier à différentes insuffisances. A ce titre, elle devrait :

contribuer à une meilleure connaissance et garantie des droits énoncés dans le Titre Il de la Constitution, dans les Chartes, Conventions et Pactes internationaux relatifs aux droits humains ;
guider la réflexion sur les activités à mener par les acteurs et intervenants étatiques et non-étatiques ;
faciliter l’évaluation régulière de la situation des droits de l’homme en Guinée en abordant l’ensemble des thématiques pertinentes qui y sont relatives.

Enfin, le Ministre a soutenu que l’adoption de cette lettre permettra, à coup sûr, au gouvernement de se doter d’un formidable outil de décision dans la permanente et indispensable lutte pour la promotion et la protection effective des droits de toutes et de tous.

Au terme des débats, le Conseil a adopté le texte.

Le Ministre chargé des Investissements et des Partenariats Publics-Privés a fait une communication relative à l’organisation d’une réunion intersession de la Commission des Nations Unies pour le Développement du Commerce International (CNUDCI), du 25 au 26 septembre 2019 à Conakry

Le Ministre a informé le conseil que le Groupe de Travail III de la Commission des Nations Unies pour le Développement du Commerce International (CNUDCI) a désigné la Guinée pour abriter courant septembre 2019 la 1ere réunion intersessions portant sur la réforme du système de Règlement des Différends entre Investisseurs et Etats (RDIE). A cet effet, plus d’une centaine de pays et d’organisations gouvernementales et non gouvernementales sont invités les 25 et 26 septembre 2019 à Conakry.

Le Ministre a indiqué que la session de Conakry connaitra la participation de plusieurs Ministres et hauts cadres africains, du Secrétariat de la CNUDCI, de l’UE, de l’OIF, avec une possible participation du Secrétaire Général de l’OHADA, des Juristes et autres experts de haut niveau spécialisés en arbitrage d’investissement. Plusieurs autres hauts fonctionnaires Français, Américains, Belges, Canadiens, Suisses et Japonais sont attendus.

Le Ministre a informé le conseil que les travaux préparatoires ont déjà commencé et qu’ils évoluent de manière satisfaisante avec l’appui de la CNUCID qui co-organise l’évènement avec l’Etat guinéen et l’organisation internationale de francophonie.

Le Ministre propose la création d’une commission interministérielle qui sera composée des cadres des ministères de la justice, des investissements, des affaires étrangères, de l’économie et des finances, du commerce, des mines, de la Primature et de la Présidence.

Le Conseil s’est félicité de la tenu prochaine de cet important événement à Conakry et a assuré le Ministre de son soutien.

Le Ministre de l’Energie a fait une communication relative aux incidents survenus à Souapiti.

Le Ministre a commencé par rappeler que, depuis son lancement, le chantier de Souapiti est caractérisé par un problème de cohabitation entre les ouvriers guinéens et chinois.

Le Ministre souligne que cette situation fait l’objet de séances d’arbitrage et de réconciliation menées par le projet entre les deux parties.

Le Ministre soutient que, ce vendredi 19 juillet 2019, la Direction du projet a été alertée de la survenue d’un mouvement violent des ouvriers sur le site.

Le Ministre souligne que cet incident a provoqué huit blessés parmi les expatriés dont 4 à la tête. Par ailleurs de nombreux dégâts matériels ainsi que des actes de vandalisme sont à déplorer. Ces malheureux évènements ont eu pour conséquence un ralentissement dans les travaux en cours.

Devant la gravité de la situation, le Ministre a déploré le retard dans la réaction des unités mobiles de sécurité basées à proximité. Le Ministre a informé le conseil de la tenue, par la direction, d’une réunion d’urgence dont les principales conclusions vont des mesures de remplacement des hommes de l’unité de détachement militaire à la coopération de l’entreprise CWE avec les services d’enquête et la mise à disposition par CWE des équipements en faveur de l’unité militaire détachée.

Le Conseil a déploré le manque de mobilité des unités de sécurité et a invité les Ministres en charge de la Défense et de la Sécurité à prendre les mesures idoines afin de prévenir et de gérer ces types de situations.

Avant de lever la séance le Président de la République a donné de larges informations sur la situation nationale, africaine et internationale

Le Conseil des Ministres

Transmis par la Cellule de Communication du Gouvernement

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Alpha Condé au Liberia : une bagarre oppose des pro et anti 3ème mandat à Monrovia

25 juillet 2019 à 17 05 54 07547

Une bagarre a éclaté a éclaté ce jeudi, 25 juillet 2019, entre des guinéens résidant au Liberia, divisés autour du projet de nouvelle constitution qui vise à permettre au président Alpha Condé de briguer un troisième mandat en 2020. Quelques personnes auraient été blessées et plusieurs autres ont été interpellées par la police, a appris Guineematin.com de sources locales.

La bataille entre partisans et opposants à un troisième mandat pour le président Alpha Condé ne se limite pas qu’en Guinée. Elle se transporte jusqu’au-delà de nos frontières. C’est le cas notamment au Liberia voisin, où le chef de l’Etat guinéen, désireux de changer l’actuelle constitution pour s’offrir un nouveau mandat, est en visite officielle. Alpha Condé est allé prendre part à la célébration de la fête nationale du pays.

A cette occasion donc, des Guinéens résidant dans ce pays et favorables au régime de Conakry, ont décidé d’organiser une cérémonie de réception de leur président ce jeudi. Ils ont convié leurs compatriotes qui partagent la même position politique qu’eux à prendre part à la rencontre. Les organisateurs ont trouvé une salle qu’ils ont aménagée à cet effet. Problème, ils ont été infiltrés par des opposants au projet de nouvelle constitution, membres du Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC).

Ces derniers ont confectionné des T-Shirts avec des slogans hostiles à un changement de constitution et à un troisième mandat. Une cinquantaine d’entre eux ont réussi à s’introduire dans la salle où est prévue la réception sans que personne ne puisse soupçonner quoi que ce soit. Ces anti 3ème mandat ont, en effet, bien dissimulé leurs T-Shirts en portant d’autres habits là-dessus. Dans la salle, ils ont attendu que les partisans du pouvoir commencent leur fête avec des chants favorables au projet de nouvelle constitution pour dévoiler leurs vrais visages.

Ils ont alors ôté leurs chemises et vestes pour laisser apparaître leurs T-Shirts indésirables dans la salle. Mauvaise surprise pour les organisateurs. C’est ainsi qu’une chaude dispute s’engage entre les deux camps opposés. Les organisateurs de la cérémonie font appel à la police libérienne, qui est venue intimer les membres du FNDC de sortir de la salle. Mais, ces derniers refusent d’obtempérer. Finalement, une bagarre éclate entre les deux groupes. La police a fait usage de gaz lacrymogènes pour les disperser, procédant aussi à plusieurs interpellations. Il y aurait eu également quelques blessés dans cette bagarre.

Finalement, la rencontre entre le président Alpha Condé et la communauté guinéenne du Liberia a été reportée ultérieurement, nous apprend-t-on.

Alpha Fafaya Diallo pour Guineematin.com
Tel. 628124362

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La mère de Bolaro Barry à Guineematin : « je demande au président Alpha Condé… »

25 juillet 2019 à 15 03 10 07107

Quelques jours après le meurtre de Mamoudou Bolaro Barry, Docteur en droit et enseignant-chercheur à l’université de Rouen (France), sa mère a accordé un entretien au correspondant de Guineematin.com à Mamou, qui s’est rendu à son village natal. Un village du nom de Bolaroyah, situé dans le district de Bassambayah, qui relève de la sous-préfecture de Dounet (Préfecture de Mamou). Néné Kadiatou Barry regrette la perte d’un vaillant fils et adresse une doléance au président Alpha Condé.

Le choc est toujours grand à Bolaroya. Néné Kadiatou Barry, la mère de Mamoudou Barry, habillée en tenue traditionnelle et la tête recouverte d’un voile, est entourée des membres de la famille et de quelques voisins, tous affligés. Devant notre micro, elle a tenu d’abord à rappeler brièvement le parcours scolaire de son fils qui l’a conduit en France. « Mon fils était un enfant sérieux. Il a fait ses études primaires à Bassambayah.

Lorsqu’il a eu son examen d’entrée en 7ème année, il est allé continuer ses études à Mamou chez sa sœur. D’abord au collège Cabral puis le lycée Elhadj Aboubacar Doukouré. En 2007, lorsqu’il a eu son bac, il est parti faire ses études universitaires à Conakry (à la faculté de droit de l’université Général Lansana Conté de Sonfonia, ndlr). C’est par le canal de ses cousins qui résidaient déjà en France qu’il a eu la chance d’aller poursuivre ses études là-bas », explique-t-elle.

« Je demande au président Alpha Condé de m’aider à savoir qui a tué mon fils et à l’enterrer ici à Bolaroyah »

En France, les choses avaient bien marché pour Mamoudou Bolaro. Puisque le jeune homme de 31 ans a soutenu récemment sa thèse de Doctorat en droit et il était un brillant enseignant-chercheur à l’université de Rouen. Il était également marié et avait une petite fille. Mais, dans la soirée du 19 juillet 2019, Bolaro Barry a été roué de coups puis poignardé à Rouen. L’agresseur l’avait d’abord insulté avec des propos racistes avant de s’en prendre à lui physiquement. Et il a succombé de ses blessures le lendemain.

Une terrible nouvelle pour sa mère. « Aujourd’hui, mon fils est dans une caisse en France. Je m’en remets entièrement à la volonté de Dieu. L’année dernière, à cette même période, j’étais chez lui en France pour des soins parce que j’étais malade. Je prie Allah de l’agréer dans son paradis et de m’aider au moins à voir son corps. Je demande aussi aux autorités guinéennes, au président de la République, Alpha Condé, de m’aider à savoir qui a tué mon fils et à l’enterrer ici à Bolaroyah », a lancé Néné Kadiatou Barry.

A rappeler que le suspect du meurtre de Mamoudou Bolaro Barry a été interpellé lundi. Il s’agit d’un français d’origine turque, âge de 29 ans. Il est actuellement hospitalisé à Rouen pour des troubles psychiatriques.

De Bolaroyah (Mamou), Boubacar Ramadan Barry pour Guineematin.com

Tel: 657343939/625698919

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Kaloum : Bobody trimballe son chauffeur en justice « pour vol »

25 juillet 2019 à 12 12 01 07017
Aboubacar Bobody Camara et son avocat (image d’archive)

Le procès opposant Aboubacar Bobody Camara à son chauffeur Amadou Touré s’est ouvert hier, mercredi 24 juillet 2019, au tribunal de première instance de Kaloum. Le célèbre opérateur économique poursuit son employé pour vol de voiture. A la barre, le prévenu a reconnu les faits, avant d’expliquer pourquoi il a agi ainsi, a constaté un reporter de Guineematin.com qui était sur place.

C’est le 03 juillet dernier que le chauffeur Amadou Touré a été placé sous mandat de dépôt peu après son arrestation. Il est accusé d’avoir volé un véhicule pick-up appartenant à son patron, Aboubacar Bobody Camara. Devant le tribunal correctionnel de Kaloum, le prévenu a reconnu qu’il a enlevé le véhicule en question. Mais, il soutient que son acte est bien motivé.

« J’ai travaillé pour lui pendant une année 2 mois. Il me paye 800 mille francs guinéens par mois. Il m’a licencié alors qu’il me devait 2 mois de salaire. C’est ainsi que j’ai pris le véhicule pick-up pour aller chercher ma mère qui était malade dans mon village à Kankan. Parce que je n’avais aucun autre moyen. Mais, on m’a intercepté à Kouroussa. Mais, ce n’est pas parce qu’il me devait deux mois de salaire que j’ai pris sa voiture. C’est parce qu’il m’a licencié et je n’avais aucun moyen pour aller chercher ma maman », s’est-t-il défendu devant le juge Gadiri Baldé.

En raison de l’absence du plaignant, Aboubacar Bobody Camara, le tribunal a renvoyé l’affaire au 11 septembre 2019, juste après le retour des vacances judiciaires. Ce jour-là, l’opérateur économique devra comparaître pour donner aussi sa version des faits sur ce dossier.

Saïdou Hady Diallo pour Guineematin.com
Tel: 620 589 527/654 416 922

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Qnet vs Colonel Thiéboro Camara : la caution fixée à 500 mille gnf, l’affaire renvoyée au 10 Octobre

25 juillet 2019 à 11 11 42 07427

Le feuilleton judiciaire se poursuit dans l’affaire  »Qnet contre le colonel Moussa Thiégboro Camara ». Le patron du secrétariat général de la lutte contre le banditisme, le crime organisé, est poursuivi pour vol, dénonciation calomnieuse, diffamation, abus d’autorité, défaillance du requis d’atteinte au secret et défaut de répondre à une réquisition.

Le dossier a été évoqué ce jeudi, 25 juillet 2019, au tribunal de première instance de Dixinn, à l’absence du prévenu, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui a suivi cette audience.

L’audience n’a duré que quelques minutes. À cette première évocation, les débats ont simplement porté sur le montant de la consignation. Un montant fixé à 500 mille francs guinéens par le tribunal. Le même montant avait été demandé par les avocats des agents de Qnet et le ministère public.

Le tribunal a ensuite renvoyé l’affaire au 10 Octobre prochain (après les vacances judiciaires) pour l’ouverture des débats de fond.

Mamadou Baïlo Keïta pour Guineematin.com

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Rajeunir et féminiser l’administration : « 45% des lauréats du projet ont été valorisés » (CPA)

25 juillet 2019 à 11 11 29 07297

Sept ans après le lancement du projet « Rajeunir et féminiser l’administration guinéenne », où en est-on avec sa mise en œuvre ? C’est à cette question que la coordination du projet a tenu à répondre en organisant une assemblée générale regroupant les principaux concernés le jeudi, 18 juillet 2019. Au cours de la rencontre, tenue au dans la salle polyvalente du Centre de Perfectionnement Administratif (CPA), les gestionnaires de ce projet ont annoncé que 45% des lauréats ont été valorisés de nos jours en ayant des postes de responsabilité, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui était sur place.

De 2012 en 2016, sur initiative du président Alpha Condé avec la coopération Française, 1102 jeunes cadres guinéens recrutés par concours ont été formés au Centre de Perfectionnement Administratif (CPA) du Ministère de la Fonction Publique, de la Réforme de l’État et de la Modernisation de l’Administration (MFPREMA). Cette formation a été assurée par l’Institut Sciences PO Bordeaux (France) et des formateurs guinéens. Parmi les 1102 jeunes cadres formés en trois (3) cohortes (dont 393 en 2012; 397 en 2013 et 312 en 2016), ce sont 730 qui ont décroché le certificat de spécialité en management d’administration. 

Selon monsieur Elie Koïkoï Kalivigui, membre de la coordination du projet, 334 sur les 725 certifiés vivants (puisque 5 sont décédés) ont été nommés à des postes de responsabilité, dont les plus hauts sont entre autres : Conseillers juridiques, Directeurs nationaux adjoints et des Chefs de division des ressources humaines (DRH). Il y a également des chefs comptables, des secrétaires généraux de communes, auxquels s’ajoute la dernière vague de 164 chefs de sections GRH nommés dans les différents départements ministériels, communes et préfectures. Soit environ 45% de valorisation des lauréats du projet. 

Aboubacar Sidiki Nabé, Coordinateur des bénéficiaires du projet

Pour Aboubacar Sidiki Nabé, le coordinateur des bénéficiaires de ce projet, ce taux de 45% de valorisation est un acquis non négligeable pour lequel il se félicite. Mais, il y a un nombre important de certifiés qui continuent encore à attendre. Or, « le Président de la République a initié ce projet dans l’objectif de réaliser ce qu’il avait dit dès son élection qu’il dédie son mandat aux jeunes et aux femmes. Et puis, il avait été dit clairement que les certifiés devraient être nommés à des postes d’appui à la décision et le projet est dénommé Rajeunir et féminiser l’administration ».

Monsieur Nabé en a profité pour saluer l’actuel ministre du Commerce qui, selon lui, a valorisé 100% des certifiés relevant de son département. « Nous adressons nos sincères remerciements au Ministre du Commerce, Boubacar Barry « Big-up », qui a nommé tous ses lauréats à des postes de responsabilité. Mais, il y a des ministères que nous n’allons pas nommément citer qui restent toujours réticents et hostiles. Nous leur prions de faire autant que Big-up », a-t-il lancé.

Pendant les échanges, certains chefs de sections ont signalé avoir des difficultés d’intégration dues à une certaine réticence des chefs de divisions qui sont souvent hostiles à la jeunesse qu’ils craignent d’aller les évincer à leurs postes. Par rapport à ce problème, la coordination envisage de renforcer ses rencontres avec les DRH concernés pour en trouver une solution.

Par ailleurs, la coordination ainsi que tous les certifiés ont tenu à adresser des sincères remerciements au ministre de la Fonction Publique, de la Réforme de l’État et de la Modernisation de l’Administration, monsieur Billy Nankouman Doumbouya qui, depuis son arrivée à la tête de ce département, a nommé plusieurs lauréats du projet Rajeunir et féminiser l’administration, à des postes de responsabilité, notamment des chefs de divisions des ressources humaines. « Nous avons aujourd’hui 25 DRH, parmi lesquels un seul était nommé avant son arrivée, les 24 autres sont à son actif », a témoigné Koïkoï Kalivogui.

Ils ont remercié aussi le ministre secrétaire général du gouvernement, Sékou Kourouma, parrain de la troisième promotion de ce projet, « qui ne ménage aucun effort pour la valorisation de ces jeunes cadres », mais aussi l’ambassade de France en Guinée qui soutient ce projet sur toute sa longueur.

Pour sa part, la direction générale du Centre de Perfectionnement Administratif (CPA) a remercié les autorités à tous les niveaux pour l’importance qu’elles donnent à cette institution et la valorisation progressive de ses produits. Elle félicite également les certifiés déjà nommés et les invite à faire valoir davantage leurs capacités managériales, leurs compétences pour booster leurs services respectifs.

Ainsi, compte tenu de tout ce qui a été fait en leur faveur, les bénéficiaires du projet « Rajeunir et féminiser l’administration » envisagent de solliciter une rencontre avec le Président de la République, le Professeur Alpha Condé, pour lui signifier leur reconnaissance. 

Mamadou Diouldé Diallo pour Guineematin.com

Tel : +224 622 671 242

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Entrée en 7ème année : la réaction de Mamadou Bah, 1er de Dubréka

25 juillet 2019 à 10 10 06 07067
Mamadou Bah, premier de la préfecture de Dubréka
Mamadou Bah, premier de la préfecture de Dubréka

Mamadou Bah, élève au groupe scolaire « Alpha Suisse », s’est classé 1er au Certificat d’Etudes Elémentaires 2019 dans la préfecture de Dubréka. L’élève s’est confié à un reporter de Guineematin.com qui est allé à sa rencontre ce mercredi, 24 juillet 2019, à son domicile situé au quartier Tobolon. Ce nouveau collégien se dit très heureux de son classement.

« Je suis vraiment très heureux, je suis comblé de joie. Avant tout d’abord, je remercie mes parents de m’avoir soutenu pendant tout ce temps. Surtout mon père qui a payé tous mes frais scolaires. Sans oublier mon maître aussi, monsieur Daniel Millimono, qui m’a inculqué son savoir. C’est grâce à eux que tout cela est arrivé. Je les remercie sincèrement », a-t-il dit.

Mamadou Bah ne pas être surpris de son classement. Car, depuis le début de l’année scolaire, il nourrissait le rêve d’être premier. Et, il a travaillé donc conséquemment. « J’ai révisé mes leçons nuits et jours. J’ai donné le maximum de moi pour les cours de révision. Le maître nous disait toujours de nous attendre à toute sorte de questions. Que les sujets d’examen peuvent tomber sur les leçons trimestrielles et même les leçons des classes précédentes. Donc, j’ai tout révisé », ajoute l’élève.

Très heureux, le jeune homme pense aussi à ceux qui ont des sentiments différents. Il leur adresse un message d’encouragement. « Je dirai à tous mes amis qui n’ont pas pu décrocher l’examen de ne pas perdre espoir, de prendre courage. Il ne faut pas abandonner, il faut plutôt redoubler beaucoup d’efforts en espérant qu’ils décrocheront tous l’examen l’année prochaine », conseille-t-il.

Bah Amadou 7, enseignant à l’ENI et père de Mamadou Bah
Bah Amadou 7, enseignant à l’ENI et père de Mamadou Bah

Egalement interrogé, Bah Amadou 7, enseignant à l’ENI et père de Mamadou Bah, se dit très heureux et fier de son fils. « Je suis très content de son admission à l’examen et surtout du rang qu’il a occupé. Je sais qu’il le mérite. Je lui ai toujours donné les conseils qu’il faut et j’ai fourni tous les efforts nécessaires pour qu’il arrive à ce niveau. En payant les frais de scolarité, en achetant des documents, en exigeant des révisions de façon régulière. C’est ce qui a abouti à ça. C’est un garçon très intelligent, il est toujours premier de sa classe et je suis vraiment très fier de lui », a dit l’enseignant.

Il en a profité pour interpeller les autorités éducatives sur le faible niveau de certains dans les écoles élémentaires du pays. « Nous avons des problèmes au niveau de l’éducation actuellement, parce que n’importe qui se dit enseignant. Le malheur c’est ça. Dans les conditions normales, pour être enseignant du primaire, il faut faire une formation à l’ENI. Mais, il y a des enseignants qui n’ont pas le niveau, et c’est ce qui explique la chute des pourcentages même au niveau des admissions. Le ministère de l’éducation doit faire face à cette situation pour éviter des catastrophes au niveau des établissements. Que tout enseignants, qu’ils soient des écoles publiques ou privées, bénéficient d’une formation d’enseignants », préconise monsieur Bah Amadou 7.

Mohamed DORE pour Guineematin.com

Tel : (00224) 622 07 93 59

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Alimou Diallo, 1er au CEE franco-arabe à Boké : « je me suis efforcé à réviser toute l’année »

25 juillet 2019 à 9 09 53 07537
Alimou Diallo, premier au CEE franco-arabe à Boké
Alimou Diallo, premier au CEE franco-arabe à Boké

Mamadou Alimou Diallo, arrivé en tête du classement des admis au Certificat de fin d’Etudes Élémentaires 2019 au profil franco-arabe dans la préfecture de Boké, a réagi a micro du correspondant de Guineematin.com hier, mercredi 24 juillet 2019. Cet élève de l’école Ansar Islam est revenu sur les clés de son succès, remerciant tous ceux qui ont contribué à sa réussite.

« Je me suis efforcé à réviser toute l’année. Mes parents refusaient toujours que je sois avec mes amis. Je ne faisais que lire à la maison. Je récitais mes leçons en arabe et en français et je faisais les devoirs qu’on nous donnait à l’école. Je remercie mes parents, mes maîtres et la direction de l’école franco-arabe Ansar Islam qui ont tout fait pour que j’obtienne le résultat que j’ai eu aujourd’hui. A mes amis qui ne sont pas admis, je demande de redoubler d’efforts, de ne pas se décourager et surtout de bien se préparer pour l’année prochaine », a-t-il dit.

Ce nouveau collégien est considéré aujourd’hui comme un modèle dans son école. Son maître, Mohamed Lamine Dabo, se dit très fier de lui. « Cet enfant est une fierté pour notre école. Durant toute l’année, il a été assidu et ponctuel et il a fait régulièrement ses devoirs. C’est vrai que je suis un peu surpris de son classement, mais j’avais beaucoup confiance en lui et je savais qu’il allait faire notre fierté », soutient l’instituteur.

De Boké, Abdourahmane N’Diaré Diallo pour Guineematin.com

Tel. 628 98 49 38

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Entrée en 7ème : Marc Gérard Guilavogui, 1er de la commune de Dixinn à Guineematin

25 juillet 2019 à 9 09 46 07467
Marc Gérard Guilavogui, premier de la commune de Dixinn
Marc Gérard Guilavogui, premier de la commune de Dixinn

Les résultats de l’examen d’entrée au collège ont été publiés il y a de cela 48 heures par le Ministère de l’Education Nationale et de l’Alphabétisation. C’est Marc Gérard Guilavogui qui s’est classé 1er dans la commune de Dixinn, une des cinq communes de Conakry. Rencontré hier, mercredi 24 juin 2019, par un reporter de Guineematin.com, le nouveau collégien a exprimé ses sentiments devant cette performance.

Marc Gérard Guilavogui, élève au complexe scolaire « Humaniste Salif Keïta » de Kénien, s’est classé 1er à l’examen d’entrée en 7ème année. Selon lui, il était certes optimiste, mais être premier de la commune de Dixinn est une véritable surprise. « C’est une surprise. Je pensais déjà que j’allais être dans les dix ou cinq premiers. Mais, être premier dans la commune de Dixinn, est une très grande surprise et je suis très étonné. Mais, je suis animé d’un sentiment de joie et de fierté envers moi-même. Je remercie d’abord le bon Dieu de m’avoir donné cette intelligence et cette position. Je remercie particulièrement mes parents, surtout mon papa qui a été mon guide. Et je remercie mes encadreurs de m’avoir bien formé, à mes amis, les gens de mon quartier et les autorités communales de l’éducation, qui m’ont permis de réaliser cette réussite pendant les perturbations de la grève », a-t-il laissé entendre.

A la question de savoir comment il est arrivé à une telle performance, Marc Gérard Guilavogui dit avoir travaillé sans relâche. « J’ai travaillé. On reconnait que le succès vient au bout de l’effort. J’ai révisé mes leçons. Dans les journées de dimanche, on partait à l’école pour les Mathématiques et les Dictées. On formait encore des petits groupes. On révisait dans certains endroits différents. Je révisais avec mon père qui m’aidait si j’avais des difficultés. On avait des difficultés de dormir. Quand je quittais l’école, on recommençait la révision à 19H 30, puis on terminait vers les 23 H. Je n’avais pas la tête ailleurs, j’avais l’esprit concentré sur les examens. Parce que c’était très difficile. Chaque livre qui tombait sur ma main, je le révisais parce que je ne savais pas quel est le sujet qui allait tomber ».

En outre, le jeune collégien donne des conseils à ses amis qui n’ont pas pu décrocher cet examen. « Je leur dit de redoubler d’efforts, parce que ça n’a pas été facile durant les 9 mois. On était ensemble tout le temps, pendant les révisions, on ne reposait pas l’esprit. Quand on dit alors, avec tout cet effort, que vous n’avez pas eu, c’est une désolation. Ils peuvent faire comme moi, s’ils veulent. Mais, j’encourage les élèves qui ont échoué et j’espère que l’année prochaine, ils vont avoir leur examen », a-t-il souhaité.

Tamba Gabriel Kamano, Directeur du complexe scolaire Humaniste Salif Keïta,
Tamba Gabriel Kamano, Directeur du complexe scolaire Humaniste Salif Keïta

Pour sa part, Tamba Gabriel Kamano, directeur du complexe scolaire « Humaniste Salif Keïta », qui a encadré Marc Gabriel Guilavogui, se dit très content du classement de son élève. Selon lui, ce résultat n’est pas une surprise. « Je ne peux dire que c’est un sentiment de joie, de satisfaction. Je me réjouis de ce résultat. Notre école est honorée. Il s’est démarqué de tant d’autres. Marc Gérard Guilavogui, c’est un élève au complet. C’est un enfant ponctuel, assidu, il fait tout ce qu’on lui demande à l’école. Il vient de dire qu’il est surpris de ce résultat. Moi, je dirai que ce n’est pas une surprise. Il a été premier parmi les lecteurs d’un concours qui a été organisé récemment. J’ai même ce trophée à l’école. Il mérite vraiment ce résultat », a dit le directeur.

Mohamed DORE pour Guineematin.com

Tel: (00224) 622 07 93 59

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Grave accident à Siguiri : 8 personnes tuées et 11 autres blessées

25 juillet 2019 à 9 09 30 07307

Un grave accident de la circulation s’est produit dans la soirée du mardi, 23 juillet 2019, dans la commune urbaine de Siguiri. Il a fait 8 morts et 11 blessés, a appris Guineematin.com à travers son correspondant sur place.

C’est au quartier Lélèlagui, dans la commune urbaine de Siguiri, que cet accident est survenu. Un camion, transportant des vivres (Maïs et arachides) et des passagers, en provenance de Kouroukan-Boukaria, un district relevant de la sous-préfecture de Nabou, s’est renversé dans un virage. Sur les 19 passagers qui étaient dans le véhicule, 8 ont trouvé la mort et les 11 autres ont été blessés.

« Le camion quittait un petit village. Il transportait des vivres et des personnes. Arrivé dans la commune urbaine, le véhicule s’est renversé dans un petit virage. Six personnes sont mortes sur place et treize blessés ont été admis à l’hôpital préfectoral de Siguiri. Deux autres personnes ont perdu la vie à l’hôpital, portant à huit le nombre de morts. D’après notre constat, le chauffeur était en excès de vitesse », a expliqué Jean Marie Doumbouya, commissariat spécial de la sécurité routière de Siguiri.

Le chauffeur, lui, est sorti indemne de ce drame. Il a été arrêté et conduit au commissariat spécial de la sécurité routière.

De Siguiri, Bérété Lancéï Condé pour Guineematin.com

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Lutte contre le VIH/SIDA et l’hépatite B : le rapport sur l’état de santé de l’Armée guinéenne en débat

25 juillet 2019 à 9 09 25 07257

Sous la présidence du ministre d’Etat, ministre des Affaires présidentielles et de la Défense nationale, Dr. Mohamed Diané, un atelier de restitution des résultats de l’enquête sur la séroprévalence du VIH/SIDA et les risques épidémiologiques liés au comportement (SABERS) au sein des forces armées guinéennes, a été organisé hier, mercredi 24 juillet 2019, dans un complexe hôtelier à Conakry.

La cérémonie de lancement des travaux de cet atelier a eu lieu en présence de plusieurs personnalités dont l’ambassadeur des Etats Unis en Guinée, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui était à cette rencontre.

Selon nos informations, depuis 2003, la direction nationale du service de santé des armées, en collaboration avec l’ambassade des Etats Unis en Guinée et l’ONG PSI-Guinée, entre autres, a mis en place un programme de lutte contre le VIH/SIDA au sein des forces armées guinéennes. Un programme dénommé « opération protection permanente ».

Dans la mise en œuvre de ce programme, la direction générale du service de santé des armées avait déjà réalisé trois études (en 2003, 2006 et 2010) séroprévalence. Mais, « suite aux évènements douloureux du 28 septembre 2009 », le programme a connu une rupture.

Cependant, la retraite massive de plus de quatre mille militaires, le recrutement de jeunes soldats (avant, pendant et après le CNDD) et les récentes réformes opérées dans le secteur de la sécurité ont permis de renouer le contact avec les partenaires. Ce qui a permis de relancer les activités de lutte contre le VIH/SIDA, combinées à l’hépatite B et la tuberculose au sein des forces armées guinéennes.

Ainsi, les efforts ont abouti à la réalisation cette année 2019, de la quatrième étude de ce programme dont les résultats ont été présentés ce mercredi au ministre de la défense nationale.

Ibrahima Kalil Touré, directeur général du service des armés
Ibrahima Kalil Touré

Dans son discours de bienvenue, le directeur général du service des armés, Ibrahima Kalil Touré a décrit ce programme comme un outil stratégique, permettant d’identifier le besoin éducationnel d’une cible spécifique.
« Autre fois, de nombreux pays auraient axé leurs réponses sur des approches génériques ou des extrapolations qui ne répondaient pas forcement à l’épidémie locale. D’où la nécessité de comprendre l’épidémie, notamment la diversité, les facteurs de transmission du virus et leur source. En effet, l’enquête CAB est un outil stratégique permettant d’identifier le besoin éducationnel d’une cible spécifique. Elle évolue en trois phases : le niveau de la connaissance complète, les attitudes motivant les comportements et les pratiques préventives et de prise en charge des populations cibles. Les résultats sont catégorisés, qualifiés ou quantifiés selon les objectifs poursuivis. La démarche de recherche est holistique. Car, elle doit concilier les trois composantes du comportement des populations. A savoir : la composante cognitive, la composante émotionnelle et la composante conative », a précisé le colonel Ibrahima Kalil Touré.

Son excellence Simon Henshaw, ambassadeur des Etats Unis en Guinée
Son excellence Simon Henshaw, ambassadeur des Etats Unis en Guinée

De son côté, l’ambassadeur des Etats Unis en Guinée, son excellence Simon Henshaw, a réitéré l’engagement de son pays à accompagner la Guinée dans l’amélioration du système de santé des militaires. Car, « une bonne santé des forces armées est une question de sécurité pour toute nation », a indiqué l’ambassadeur américain.

Dr. Mohamed Diané, ministre d’Etat, ministre des Affaires présidentielles et de la Défense nationale

Dans son allocution de circonstance, le ministre d’Etat, ministre des affaires présidentielles et de la défense nationale, Mohamed Diané, a dit que la mise en place, le succès et les performances d’un programme de santé dépendent de plusieurs facteurs dont entre autres la disponibilité des données fiables et actualisées.

« Dans son histoire, l’armée guinéenne a réalisé 4 études de ce type. L’avant dernière remonte à 2010, soit près de 10 ans. Ce qui fait que les données utilisées jusque-là étaient caduques. Je me félicite du fait que pour la première fois, l’enquête sur le terrain a été réalisée entièrement par les cadres du Service de Santé des Armées. Les résultats de cette étude permettront de réorienter nos politiques et stratégies en matière de lutte contre le sida et de jeter les bases d’un programme de lutte contre les hépatites dans les Armées. Ces résultats donneront également une indication sur l’efficacité des différentes interventions antérieures et renseigneront sur les indicateurs de performance du programme de lutte contre le SIDA au sein de nos forces armées », a indiqué le ministre Mohamed Diané, avant de décerner des satisfécits à l’équipe qui a effectué cette quatrième étude.

Mamadou Baïlo Keïta pour Guineematin.com

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