Daramagnaki : le préfet de Télimélé invite les citoyens à enterrer la hache de guerre

16 juillet 2019 à 23 11 33 07337

Le préfet de Télimélé a entamé une tournée dans les différentes communes rurales relevant de sa juridiction. C’est dans ce cadre qu’Amadou Sadio Diallo est arrivé dans la localité de Daramagnaki, située à 145 km du chef lieu de la préfecture de Télimélé. La démarche vise à s’enquérir des conditions de vie des populations à la base et du fonctionnement de l’administration dans cette zone minière, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

L’unité et l’entente entre les fils de Daramagnaki, la coupe abusive du bois sont entre-autres sujets au menu de cette visite du préfet dans cette commune rurale.

maire de la commune, Elhadj Thierno Amadou Diallo,
maire de la commune, Elhadj Thierno Amadou Diallo

Dans son discours, le maire de la commune, Elhadj Thierno Amadou Diallo, a tout d’abord souhaité la bienvenue à la délégation avant d’énumérer quelques actions déjà réalisées depuis qu’il est à la tête de la commune. « Vous me permettrez de vous livrer à mi-parcours certains résultats atteints par notre équipe pendant ces 7 mois d’exercice. Au niveau infrastructurel et d’amélioration des conditions de travail, les bureaux de la CR ont été meublés, la salle de conférence ainsi que le centre d’accueil ont été équipés en salon, les chambres du centre d’accueil ont été aménagées. Grâce à nos redevances minières, la CR dispose de microprojets en cours d’exécution. Ce sont: une école de trois salles de classe, une direction et un bloc latrine de 6 cabines à Télébou, dans le district de Kabara; la réalisation d’un poste de santé et d’un forage à Diandian centre, dans le district de Diandian; la réalisation de deux forages, un à Karé, dans le district de Kourakoto, et un dans le district de Madinadian. Au niveau de la prise en charge du personnel, nous avons assuré le paiement des primes des 4 contractuels des centres d’encadrement communautaire, le chauffeur de l’ambulance, le gardien du centre d’accueil », a énuméré le maire de Daramagnaki.

Le préfet de Télimélé, Amadou Sadio Diallo, a remercié et félicité les citoyens de Daramagnaki pour l’accueil chaleureux qui a été réservé à la délégation avant de leur prodiguer d’utiles conseils. « Je suis très heureux de l’accueil que vous nous avez réservé. Je suis préfet aujourd’hui, parce-que vous l’avez voulu. Dieu vous a donné un bijou, vous devez préserver cela. Votre commun rurale est l’une des plus riches du pays, mais vous êtes la plus pauvre. Tout ça, c’est parce que l’entente n’existe pas entre les fils de Daramagnaki. Personne n’œuvre dans le cadre du développement parmi vous tous ici. On n’est pas venu ici pour régler des conflits, plutôt on est venu vous saluer et chercher la bénédiction. Vous devez savoir que la nature nous a tout donné pour que nos forêts soient celles de N’zérékoré. Donc, je vous exhorte de tout faire pour préserver nos forêts », a conseillé monsieur Diallo.

Dans son discours, le préfet s’est également adressé aux citoyens de Kawessi, un district qui cherche à se faire ériger en commune rurale. « Après ici, nous partons à Kawessi. Kawessi veut être une Commune Rurale, c’est vrai. Mais pour le moment, sachez que vous relevez toujours de la CR de Daramagnaki. Vous devez faire beaucoup attention, si non vous allez gâter vos chances. Si vous combattez le maire et le sous-préfet, sachez que, c’est moi que vous combattez. Respectez vos chefs, cela va augmenter vos chances », a-t-il lancé.

La Commune Rurale de Daramagnaki a été érigée en poste administratif en 1957, en arrondissement en 1960, en sous-préfecture en 1984 et en CRD (Commune Rurale de Développement) en 1991. Elle est à vocation essentiellement agro-pastorale. Elle compte 19 districts et couvre une superficie de 1000 km² pour une population de 51 049 habitants, dont 26 950 femmes.

Après l’étape de Daramagnaki centre, la délégation du préfet va poursuivre sa tournée dans le district de Kawessi.

De Télimélé, Ousmane Dieng pour Guineematin.com

Tel: 622525250

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BAC 2019 à Labé : des candidats tentent d’introduire des documents à Wouro

16 juillet 2019 à 22 10 42 07427

Plusieurs document frauduleux auraient été saisis sur des candidats par les surveillants lors de la première journée du baccalauréat unique, session 2019, pendant l’opération de fouille organisée après la montée des couleurs et avant l’installation des élèves dans les salles de classe, rapporte un correspondant de Guineematin.com en Moyenne Guinée, à travers le reportage vidéo ci-dessous.

Aucun incident majeur n’a été signalé dans les centres d’examens de la Région Administrative (RA) de Labé lors des deux premières journées du baccalauréat unique, session 2019. A en croire, madame N’diaye Mariama, déléguée du département au centre d’examen de Konkola, dans la commune urbaine de Labé, les élèves ont pris conscience et compris la consigne liée au slogan « tolérance, zéro vers l’excellence. »

Seulement, on signale qu’avant le lancement des épreuves de la première journée de ce baccalauréat unique, session 2019, plusieurs documents frauduleux ont été saisis par les surveillants pendant l’opération de fouille systématique des candidats au lycée Wouro de Labé qui abrite le centre d’examen pour les Sciences Mathématiques. Cette information a été confiée à votre quotidien en ligne Guineematin.com par Thierno Siradiou Diallo, candidat venu d’une école privée de la place.

Par ailleurs, il semble que les sujets d’Anglais, Mathématiques, Economie, Physique et Français donnés lundi et mardi ont été abordables pour les candidats des profils Sciences Expérimentales et Mathématiques rencontrés à Konkola et Wouro. Cécé Albert Kolié qui rêve, lui aussi, d’accéder à l’université guinéenne a rassuré avoir écrit ce qu’il connait « sur ma papier » en ajoutant que le reste revient maintenant « à les correcteurs ».

Pour cet autre interlocuteur, les surveillants déployés au centre d’examen de Konkola, dans la commune urbaine de Labé ne laissent pas les candidats communiquer entre eux. C’est-à-dire qu’ils font bien leur boulot.

Selon l’emploi du temps du baccalauréat unique de l’enseignement général affiché au Lycée Wouro, la journée du mercredi, 17 juillet 2019, est un jour de repos pour les candidats de tous les profils confondus.


De Labé, Idrissa Sampiring DIALLO pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 622 269 551 & 657 269 551 & 660 901 334

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Faranah : pose de la première pierre de la toute première école du village Mandou

16 juillet 2019 à 22 10 39 07397

Depuis sa fondation il y a de cela des siècles, le village de Mandou, relevant du district de Sèköra, dans la sous-préfecture de Sankaran Beindou, n’a jamais eu d’école. Malgré la fertilité de son sol et la qualité de ses productions, ce secteur est toujours resté enclavé. Mais, grâce à l’initiative présidentielle en faveur des communautés rurales, ce village sera doté dans quatre (4) mois d’une école de trois classes, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

La pose de la première pierre pour la construction de cette école a eu lieu hier lundi, 15 juillet 2019, en présence des autorités préfectorales de Faranah, des autorités communales de Beindou, et de nombreux citoyens de Mandou et des villages environnants.

Après la présentation des noix de cola, le maire de la commune rurale de Beindou, Koura Mory Oularé, a pris la parole pour dire toute sa satisfaction devant ce geste. « L’honneur m’échoit, au nom de toute la population de la commune rurale de Beindou, de remercier tous ceux qui ont pris part à cette cérémonie, surtout l’entreprise Guinée Construction pour le patriotisme qu’elle a exprimé. D’autres entreprises n’ont pas accepté de venir ici à cause de l’état de la route. Mais, cette entreprise a accepté de venir travailler. Ainsi, je demande à la population de Mandou de s’organiser pour entretenir leur route afin de faciliter la circulation des personnes et de leurs biens. Je ne veux pas entendre que vous avez créé des problèmes aux travailleurs qui sont venus. Ces travailleurs sont là pour vous et non contre vous .Si vous collaborez bien avec ces travailleurs, ils vont bien respecter les normes et le travail qui sera fait va longtemps durer », a fait remarquer monsieur Oularé.

De son côté, le Directeur Général de l’entreprise en charge de réaliser ces infrastructures, Bintou Mady Oularé, a rappelé l’importance de construire une école pour les communautés. « Je commence par remercier le président de la République, son excellence Professeur Alpha Condé, pour son initiative allant dans le sens du développement de nos communautés à la base. La construction de ces infrastructures n’est pas fortuite. C’est pour permettre aux enfants qui sont dans ce village d’être scolarisés. Ce que j’ai beaucoup aimé dans cette cérémonie, c’est qu’il y’a plusieurs filles ici qui doivent être scolarisées. Le travail qui doit être réalisé comprend trois salles de classe, qui seront dotées de tables- blancs ; une maison d’une chambre et salon, bien électrifiée, avec une douche interne, plus un magasin, des latrines et un forage. Le bâtiment qui servira de logement d’enseignant sera dans une cour. Le délai de réalisation est de quatre (4) mois. Au nom de cette entreprise, je m’engage à respecter ce délai contractuel afin de remettre les clefs aux ayant-droit à la date indiquée », a laissé entendre Bintou Mady Oularé.

Pour sa part, la représentante du préfet à la cérémonie, madame Fatoumata Kourouma, a dégagé l’importance de la scolarisation de la jeune fille. Elle a également invité les parents à scolariser toutes les filles ayant l’âge d’aller à l’école dans ce village et de bannir les mariages précoces et forcés.

De Faranah, Bangoura Mamadouba pour Guineematin.com

Tel : 00224 620 24 15 13 / 660 27 27 07

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Siguiri : deux personnes tuées dans des éboulements à Kintinia

16 juillet 2019 à 22 10 00 07007
image d’archive

Deux personnes ont péri dans de nouveaux éboulements survenus hier, lundi 15 juillet 2019, dans deux mines d’or de la sous-préfecture de Kintinia (Préfecture de Siguiri). Le premier drame est survenu dans le district de Fatoya et le second dans celui de Samani, rapporte le correspondant de Guineematin.com dans la préfecture.

Sékou Condé et Jacques Traoré, les deux victimes, ont bien de choses en commun. Chacun d’eux est âgé de 28 ans, est marié à une femme et est père d’un enfant. Ils ont aussi quitté cette vie de la même manière. Chacun à la suite d’un éboulement survenu dans une mine d’or. L’un à Fatoya et l’autre à Samani. Tous les deux se sont retrouvés coincés dans les trous et ont trouvé la mort sur place. Alpha Oumar Diallo est membre de l’équipe de la Croix-Rouge qui a récupéré les deux corps.

« Le premier éboulement est survenu aux environs de 13 heures à Fatoya. Mais, c’est seulement à 18 heures qu’on a pu extraire le corps. Le second cas est survenu dans la journée, mais lui, c’est seulement à 20 heures qu’on a pu récupérer le corps qui était coincé dans le trou. Parce que c’est lorsqu’on a retrouvé le corps du premier qu’on est parti rechercher le second. Puisque nous sommes en saison pluvieuse, la terre est très humide, donc les risques d’éboulements sont plus grands. Malgré tout, les gens descendent dans les trous sans penser aux conséquences que cela pourrait engendrer », a expliqué l’agent de la Croix-Rouge.

Les deux victimes ont regagné leur dernière demeure ce mardi, 16 juillet 2019.

De Siguiri, Bérété Lanceï Condé pour Guineematin.com

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Arrestation de Foniké Mengué et Sékou Koundouno : la protestation des Brassards Rouges

16 juillet 2019 à 21 09 53 07537

C’est avec beaucoup de colère que les Brassards Rouges de Guinée ont appris ce mardi, 16 juillet 2019, les arrestations arbitraires des Camarades de lutte, en l’occurrence M. Oumar SYLLA, alias Foniké Manguè, et M. Sékou KOUNDOUNO, tous membres du mouvement anti- troisième mandat.

Les Brassards Rouges de Guinée réaffirment leur engagement et leur ferme détermination à défendre les acquis démocratiques et la constitution en République de Guinée, condamnent avec la dernière énergie les arrestations arbitraires et ciblées des défenseurs de la constitution en vigueur. Les Brassards Rouges exigent la libération immédiate et sans condition des M. Oumar SYLLA, alias Foniké Manguè, et Sékou KOUNDOUNO.

Après la démission de l’ex Ministre de la Justice, Garde des Sceaux, Maître Cheick SAKO, ces arrestations confirment encore une fois la volonté du Président de la République de changer la Constitution pour se maintenir au pouvoir.

Les Brassards Rouges de Guinée soutiennent et partagent toutes les positions allant dans le sens de la lutte contre la modification ou le changement de la constitution. Ils considèrent également ces arrestations arbitraires comme une pure intimidation qui vise à faire taire les acteurs.

Nous invitons le vaillant peuple de Guinée à se tenir prêt pour défendre la constitution en vigueur en disant non à la modification de la constitution, non à un 3ème mandat pour le Président Alpha CONDE.

Nous alertons la Communauté Internationale sur les risques d’affrontements liés au projet de modification ou de changement de la constitution en vigueur ; et, nous les exhortons également à prendre leur responsabilité pour éviter le pire dans notre cher pays.

Vive les Brassards Rouges de Guinée !

Vive la République !

Que Dieu bénisse la Guinée !

Conakry le 16/07/2019

La Coordination Nationale

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Guinée : la police libère les opposants au 3ème mandat

16 juillet 2019 à 21 09 45 07457

Après plusieurs heures d’interrogatoire, les agents de la direction de la police judiciaire ont finalement libéré les opposants au troisième mandat dans la soirée de ce mardi, 16 juillet 2019, a appris Guineematin.com du Front national pour la défense de la Constitution.

Sékou Koundouno et Oumar Sylla, alias Foniké Mengué, rentrent ainsi dormir à la maison avant de reprendre le chemin de la DPJ demain, mercredi, pour la suite de l’interrogatoire.

Selon notre source, le régime Alpha Condé interroge les opposants au troisième mandat sur l’origine des fonds qui leur permet de faire des t-shirts, les raisons de l’impression de ces t-shirts, etc.

Comme on le sait, le président Alpha Condé tient à rester au pouvoir après la fin de son deuxième et dernier mandat constitutionnel. C’est pourquoi, il cherche à faire changer la Constitution actuelle. Ce qui l’expose à une opposition des Guinéens qui estiment que même un chef d’Etat doit respecter la Constitution et les lois du pays pour éviter de plonger encore le pays dans l’incertitude.

A suivre !

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Conakry : la section guinéenne du Réseau des Jeunes pour l’Intégration Africaine installée

16 juillet 2019 à 21 09 29 07297

La section nationale du Réseau des Jeunes pour l’Intégration Africaine (RJIA) a été officiellement installée à Conakry dans la soirée d’hier lundi, 15 juillet 2019. Ce réseau, qui regroupe en son sein des jeunes, vise à promouvoir les missions et l’esprit du réseau à travers le partage et la vulgarisation des valeurs d’intégration africaine, a appris sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Jean Pierre Da Sylva, secrétaire régional du RJIA,
Jean Pierre Da Sylva, secrétaire régional du RJIA

Selon Jean Pierre Da Sylva, secrétaire régional du RJIA, l’objectif de la mise en place de ce réseau en Guinée est pluriel. « Le premier objectif de notre présence à Conakry, c’est le partenariat qui nous lie, nous RJIA, avec l’association IDAYA, qui est une association qui œuvre dans l’éducation et le panafricanisme au niveau du continent et au niveau de la diaspora. Le second objectif, c’est l’installation officielle du Réseau des Jeunes pour l’Intégration Africaine ici en Guinée, parce qu’il a pour vocation d’organiser tous les deux ans des voyages d’intégration africaine. Et, nous avons parcouru pratiquement tous les 15 pays de l’espace CEDEAO, à l’exception de la Guinée Conakry et de la Guinée-Bissau. Donc moi, en tant que coordinateur au niveau du Sénégal, il m’a été donné la mission par rapport à ce projet-là, de la faire doublement, de venir installer ici officiellement la section nationale au niveau de la Guinée », a-t-il expliqué.

En outre, Jean Pierre Da Sylva a salué l’engouement des jeunes à adhérer à ce réseau. Selon lui, les contacts ont été noués entre lui et les jeunes guinéens depuis Dakar. « Vous savez, je suis aussi le coordinateur RJIA au Sénégal. Donc, depuis Dakar, les démarches ont été faites en amont et le point focal que j’ai rencontré ici à la cérémonie d’ouverture à laquelle il a été convié, a fait preuve d’un engagement par rapport au panafricanisme, un engagement par rapport à l’histoire de l’intégration. Mais, en tant que jeunes, aujourd’hui nous estimons que notre passage ici en Guinée doit être un passage motivant. Et, les jeunes qu’on a rencontrés ici montrent vraiment qu’ils veulent que l’intégration passe aussi par la Guinée, qu’elle puisse accompagner la jeunesse guinéenne afin qu’elle puisse aussi bénéficier de l’ouverture. Parce qu’au sein de la sous-région, les jeunes du Sénégal se déplacent au Mali, nous faisons l’Afrique-CEDEAO : francophone, anglophone et lusophone. Donc, il est inconcevable que la jeunesse guinéenne soit en reste de ce mouvement d’ensemble qui est important. Nous avons besoin de l’intégration dans le domaine de l’éducation, dans le domaine culturel, dans le domaine interculturel et interreligieux qui sont des missions inhérentes au RJIA », a-t-il fait remarquer.

Haghui Diallo, coordinateur national du RJIA,
Haghui Diallo, coordinateur national du RJIA

De son côté, Haghui Diallo, coordinateur national du RJIA, a dit sa reconnaissance et sa joie pour la mise en place de ce réseau en Guinée et surtout du choix porté sur sa personne pour diriger la structure. « Je suis animé d’un sentiment de joie et de satisfaction d’avoir été choisi à ce poste. Je mesure l’enjeu et les défis qui m’attendent. J’espère pouvoir les relever. Mes priorités seront que nous allons remobiliser la jeunesse, nous allons les faire participer aux différentes activités que nous allons organiser. Nous allons organiser des formations, organiser des séances de rencontre, nous allons procéder à des sensibilisations afin que la jeunesse guinéenne adhère aux valeurs et aux principes du réseau », a-t-il promis.

A noter que le siège du Réseau des Jeunes pour l’Intégration Africaine (RJIA) est basé à Ouagadougou, au Burkina-Faso.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Kankan : plusieurs jeunes manifestent pour exiger la fermeture de l’EDG

16 juillet 2019 à 21 09 00 07007

Comme prévu, les jeunes de la commune urbaine de Kankan ont manifesté ce mardi, 16 juillet 2019, contre la représentation locale de l’EDG. Ils sont partis rencontrer les autorités locales pour leur demander de fermer la société parce que celle-ci n’arrive pas à répondre à leurs attentes, rapporte le correspondant de Guineematin.com sur place.

« Pas de casses à Kankan » ; « Kankan, bon payeur, réclame de l’électricité de 18h à 8h du matin », c’est avec ces slogans que de nombreux jeunes, venus des différents quartiers de la ville de Kankan, ont rallié, tôt ce mardi, le bloc administratif de la préfecture. Ils se sont rassemblés à la maison des jeunes avant de prendre le départ pour la préfecture.

Devant le préfet, Aziz Diop, et les cadres préfectoraux, le porte-parole des jeunes, Lamine Kaba, s’est exprimé en ces termes : « monsieur le Préfet, si vous nous voyez ce matin, c’est parce qu’on avait un pacte, vous nous aviez donné un délai de 15 jours par rapport à la situation de l’EDG. Parce qu’on n’aime pas le comportement de l’EDG. On vous a dit qu’on veut fermer EDG jusqu’à ce que les responsables soient prêts à nous donner du courant régulièrement. Hier, c’était le 15ème jour, on a constaté que c’est seulement une partie de la ville qui a eu le courant, et une autre partie est restée dans le noir. Pourtant, on avait dit qu’on ne va pas casser, mais nous serons satisfaits. Maintenant, ce matin on n’est venu vous dire d’aller fermer l’EDG. Quand ils seront prêts à donner le courant de 18h à 8h du matin et à toute la ville, ils vont rouvrir les portes de l’EDG », a-t-il dit.

En réponse aux manifestants, le préfet de Kankan a d’abord jugé leur mouvement tout à fait légitime. Cependant, Aziz Diop leur a fait comprendre que fermer EDG n’est pas la solution et les exhortés à la patience. « Aujourd’hui, je suis dans le regret parce que c’est moi qui ai dit le 15, j’ai mis la pression sur EDG pour que Kankan ait le courant de 18h à 8h. Vous et moi avons fait les démarches ensemble. Mais, il faut qu’on vous dise la vérité, si on ferme EDG aujourd’hui ne serait-ce que pour une semaine, les moteurs vont tomber en panne, que Dieu nous en garde ! Je ne peux pas vous mentir, j’ai un discours de vérité vis-à-vis de vous. Si vous fermez EDG, vous pénaliserez durablement nos parents. Donc patientez, parce que c’est impossible de donner le courant de 18h à 8h actuellement. La fermeture d’EDG n’est pas du domaine du préfet, je ne peux pas le faire, ce n’est pas mon domaine, il faut que les choses soient très claires », a déclaré Aziz Diop.

Ce discours du premier magistrat de Kankan n’a fait que mettre de l’huile sur le feu. Les manifestants, qui se sont sentis trahis par le préfet, ont quitté la cour de la préfecture très en colère, et en scandant des propos hostiles à Aziz Diop. « Préfet zéro », « A bas le préfet », pouvait-on entendre. Ils ont mis le cap sur le gouvernorat où ils ont tenu le même discours.

Après avoir écouté les manifestants, le gouverneur de la région de Kankan, Mohamed Gharé, a reconnu aussi la légitimité du combat mené par ces jeunes. Il leur a demandé toutefois de le laisser échanger avec le ministre de l’énergie autour de la question. « Ce que je vais vous dire, c’est que vous avez raison de mener ce combat contre EDG. Mais, je vous demande de vous calmer, ne faites pas les choses avec nervosité. J’ai écouté avec attention vos revendications, je vais appeler les ministres Mohamed Diané et Cheick Tabily Sylla et je ferai le compte rendu au président de la République. Encore une fois, vous avez raison mais je vous demande de vous calmer, on va bien réfléchir et trouver une solution », a-t-il dit.

Après cette rencontre avec le gouverneur, les jeunes manifestants sont retournés à la maison des jeunes pour échanger entre eux. Ils ont finalement décidé de repartir rencontrer le gouverneur dans l’après-midi pour lui réitérer leur ferme volonté de fermer les locaux de l’EDG à Kankan jusqu’à ce que la société soit en mesure de répondre à leurs attentes.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

Tél : 00 224 627 24 13 24

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Sale temps pour les opposants à un 3ème mandat en Guinée : après Foniké Mengué, Sékou Koundouno aussi arrêté

16 juillet 2019 à 16 04 38 07387

Le pouvoir de Conakry se radicalise et semble vouloir en finir avec toute protestation contre le controversé projet de nouvelle constitution, dont l’objectif non dévoilé est de permettre au président Alpha Condé de briguer un troisième mandat. Après l’interpellation d’Oumar Sylla, connu sous le nom de Foniké Mengué, l’un des responsables du Front National pour la Défense de la Constitution, Guineematin.com apprend que Sékou Koundouno a été également mis aux arrêts.

L’administrateur général de la Cellule Balai Citoyen de Guinée et, lui aussi, haut responsable du FNDC était allé à la DPJ (Direction de la Police Judiciaire) pour s’enquérir de la situation de Foniké Mengué et des trois autres personnes interpellées avec lui. C’est là que lui aussi a été arrêté et placé en détention, a expliqué à Guineematin.com, le responsable des opérations du FNDC, Ibrahima Diallo.

Pour l’heure, on ne sait pas qu’est-ce qu’on reproche aux cinq opposants à un troisième mandat et dans quelles conditions ils sont détenus dans les locaux de la DPJ.

A suivre !

Alpha Fafaya Diallo pour Guineematin.com

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Paul Put limogé : voici ce qu’en pensent certains citoyens

16 juillet 2019 à 15 03 51 07517
Paul Put, ancien sélectionneur du Syli national

Comme annoncé précédemment, le sélectionneur du Syli national, Paul Put, a été limogé hier, lundi 15 juillet 2019. La Fédération Guinéenne de Football l’a viré pour insuffisance de résultats suite à la débâcle de l’équipe guinéenne à la Coupe d’Afrique des Nations Egypte 2019. Au lendemain de l’annonce de cette décision, Guineematin.com a donné la parole à certains citoyens de la capitale guinéenne qui ont réagi à cette décision. Nous vous proposons ci-dessous leurs avis sur la question.

Djibril Sylla, informaticien rencontré à Dixinn Terrasse
Djibril Sylla

Djibril Sylla, informaticien rencontré à Dixinn Terrasse : la décision que le ministère des sports et la Féguifoot ont prise concernant le limogeage de Paul Put, c’est une bonne décision à mon avis. Vous avez vu ce qui s’est passé en Egypte à la Coupe d’Afrique des Nations. La sélection que l’entraîneur a envoyée était une mauvaise sélection. Un entraîneur qui a fait combien de matchs et qui n’a toujours pas son onze type. Il ne fait que faire des changements à chaque match. Chaque match, c’est un autre classement. Ce n’est pas bon. Donc, pour moi, la décision que le président de la Fédération Guinéenne du Football, monsieur Antonio Souaré a prise, vraiment c’est une bonne décision. En ce qui concerne la suspension des personnes supposées être impliquées dans la fraude au niveau du Syli cadet, je suis d’accord avec monsieur Antonio Souaré là aussi. Parce que tous ces gens y compris l’entraîneur sont intéressés par ce problème de falsification des passeports des deux joueurs mis en cause. Pour moi, ils doivent même être radiés du football guinéen parce qu’ils ont fait perdre la nation comme ça.

Issiaga Fadiga, ancien entraîneur adjoint du Horoya AC
Issiaga Fadiga

Issiaga Fadiga, ancien entraîneur adjoint du Horoya AC : connaissant monsieur Antonio Souaré, personnellement je ne suis pas étonné et je ne suis pas surpris. Je savais qu’il allait prendre cette décision parce que c’est un monsieur qui met tout à la disposition du football guinéen. Donc, il ne peut pas se permettre à trainer avec des gens comme ça. Si ça ne va pas, il prend sa décision. Pour les U17, je trouve la sanction très bien. La solution c’est ça, et trop c’est trop. Il est venu pour aider la fédération. Mais, il y a des gens aussi qui ne sont jusqu’à présent pas correctes, c’est des malhonnêtes. Donc, c’est des gens à sanctionner et à renvoyer.

Mamadou Sylla, sociologue de formation
Mamadou Sylla

Mamadou Sylla, sociologue de formation : compte tenu du bilan de la Coupe d’Afrique des Nations passée, il fallait remercier l’entraîneur parce que son équipe n’était pas à la hauteur. Une équipe, c’est d’abord la cohésion. Mais, on a constaté qu’il n’y avait pas de cohésion entre nos footballeurs. On dirait des mercenaires réunis. Donc, c’était normal de remercier Paul Put. On doit maintenant chercher à renforcer les capacités de nos entraîneurs locaux pour qu’ils puissent gérer notre équipe nationale. Ensuite, qu’on trouve un centre pour former nos jeunes joueurs pour qu’ils puissent évoluer ensemble dans la cohésion. Cela nous permettra d’avoir une équipe solide, capable de gagner parce que ça trouvera que les joueurs se connaissent et sont soudés les uns des autres.

Camara Sékou

Sékou Camara : moi, je trouve que ces sanctions sont inutiles. Nous voulons savoir d’abord où sont passés tous les fonds déboursés pour la participation de notre équipe nationale à la CAN 2019. Il faut que le ministère des sports et la Féguifoot nous disent comment tout cet argent a été utilisé. L’élimination de la Guinée, je ne pense pas que ça soit la faute à Paul Put. Je pense que c’est l’administration et la fédération guinéenne de football qui en sont responsables. On a appris même que certains joueurs ont été imposés à l’entraîneur. Donc moi je ne suis pas d’accord avec le limogeage de Paul Put.

Propos recueillis par Mohamed DORE pour Guineematin.com

Tel : (00224) 622 07 93 59

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Université de Kindia : des étudiants manifestent contre « le faux doctorat » de leur recteur

16 juillet 2019 à 15 03 11 07117

Des étudiants de l’université de Kindia ont manifesté leur colère devant le rectorat ce mardi, 16 juillet 2019. Ils ne veulent tout simplement pas de la signature du recteur sur leur diplôme, dont le titre de doctorat est aujourd’hui remis en cause, rapporte l’un des correspondants de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Le recteur de l’université de Kindia, Jacques Kourouma, est désormais contesté par ses propres étudiants. Ce mouvement d’humeur des étudiants est la suite de la plainte déposée au tribunal correctionnel de Kindia par un ancien étudiant de ladite université contre Jacques Kourouma pour faux, usage de faux et usurpation du titre de doctorat.

Un groupe d’étudiants, qui veut coûte que coûte voir la lumière dans cette affaire, exprime son mécontentement depuis hier lundi. Le mouvement s’est poursuivi ce mardi matin devant le rectorat. Les étudiants ont aussi marché jusqu’au carrefour en scandant des slogans comme « Jacques zéro, Jacques zéro, on veut des diplômes dignement signés, on ne veut pas de retrait de nos diplômes, nous voulons la remise officielle de nos diplômes, nous ne voulons pas de cartons, nous voulons des vrais diplômes authentiques».

Selon un des manifestants, le recteur ne veut jouer à l’honnêteté, si non il aurait brandi son diplôme il y a longtemps. « Nous, on a trouvé cela injuste. Quelqu’un qui a le doctorat, on ne peut pas l’emmerder tout ce temps sans qu’il ne dépose le diplôme qui justifie qu’il à son doctorat. Nous-mêmes, c’est clair pour nous que Jacques n’a pas son doctorat, parce que quand la justice a demandé la copie de son diplôme, il aurait dit qu’il a perdu son diplôme. Donc, Jacques ne va pas signer nos diplômes sans qu’il ne prouve qu’il est docteur », a expliqué l’un des étudiants sous le sceau de l’anonymat.

Pour sa part, Laye Sory Keita, étudiant en Licence 3 Mathématiques, dénonce le fait qu’il n’y ait pas eu jusqu’à maintenant la remise de leurs diplômes. « Le recteur nous avait dit que la remise de nos diplômes se ferait officiellement à partir du 30 juin 2019. Après, on a appris par les chefs de départements que la remise est impossible ici à cause du retard du payement de nos bourses. Maintenant que cette paye a eu lieu, le même recteur nous dit que cette remise est maintenant impossible. Il dit que maintenant ce n’est pas une remise en groupe, c’est plutôt par retrait. Mais, pourquoi ça ne se fera pas officiellement ? Ce matin, on s’est réunis autour de lui pour lui poser quelques questions. On lui a demandé quand est-ce on peut avoir nos diplômes, il a dit que d’ici le samedi, les diplômes seront disponibles. Maintenant, ce n’est pas les diplômes qu’on veut, mais des diplômes authentiques, signés par un recteur qui a son doctorat », a lancé Laye Sory Keita.

Pour défendre cette cause, les étudiantes se sont aussi mêlées de la danse et elles sont beaucoup plus déterminées que les étudiants dans ce combat. Pour Fatoumata Sylla, étudiante en Licence 3 Sociologie, « nous sommes là pour lui demander de nous présenter son doctorat, s’il en a un. S’il n’en a pas, il ne peut pas signer nos diplômes, c’est impossible, parce qu’on veut un diplôme crédible, partout où on va qu’il ne soit pas contesté et s’il fait exprès de signer nos diplômes, nous n’allons pas exclure cette idée de grande manifestation pour demander tout simplement son départ, et pour qu’enfin, un autre qui a son doctorat vienne signer nos diplômes », a dit l’étudiante.

Le vice-recteur chargé des études, le Professeur Barry, a rassuré les étudiants qu’il y aura bine une remise officielle de leurs diplômes. « Vos diplômes ne seront pas remis en catimini. Mais, il faut que je vous dise que je n’ai pas encore reçu la plainte que Jacques ne doit pas signer vos diplômes. Donc, jusqu’à preuve contraire, c’est Jacques qui doit signer vos diplômes », a-t-il laissé entendre. Les étudiants ont promis que des manifestations similaires auront lieu tant que Jacques ne justifie pas son doctorat.

Mohamed M’bemba Condé pour Guineematin.com

Tél. : 628-518-888

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Reboisement national : le Colonel Layaly Camara encense le Président Alpha Condé

16 juillet 2019 à 14 02 57 07577
Layaly Camara, Directeur National des Eaux et Forêts
Colonel Layaly Camara, Directeur National des Eaux et Forêts

Actuellement, une délégation du ministère de l’Environnement, des Eaux et Forêts séjourne à Kindia dans le cadre de la campagne nationale de reboisement initiée par le Président Alpha Condé. Cette initiative présidentielle, dont le lancement a eu lieu à Dubréka le samedi, 13 juillet 2019, consiste à reboiser quelques 1600 hectares de par la Guinée.

Pour parler du séjour à Kindia de la délégation du ministère de l’Environnement, des Eaux et Forêts, et de ce reboisement national, nous avons joint par téléphone le Colonel Layaly Camara, Directeur National des Eaux et Forêts. Avec le Colonel Camara, il a été question des objectifs de ce reboisement, des sanctions prévues et de bien d’autres sujets.

Guineematin.com : Colonel Layaly Camara, vous êtes présentement à Kindia. Quel est l’objet de votre visite dans la cité des agrumes?

Colonel Layaly Camara : nous sommes à Kindia dans le cadre de la cérémonie de lancement de l’initiative présidentielle pour le reboisement national. Il faut savoir que c’est le président de la République lui-même qui a pris cette initiative, au cours d’un conseil des ministres, de renforcer les mesures de protection et de préservation de l’environnement à travers des actions concrètes de reboisement. C’est pourquoi d’ailleurs, il a pris l’engagement personnel de financer les activités pendant cette campagne. A ce jour, il y a 1600 hectares qui doivent être reboisés à l’échelle nationale.

Guineematin.com: justement, cette campagne a été officiellement lancée le 13 juillet 2019 à Dubréka par le président de la République. Que peut-on retenir des objectifs visés par cette campagne ?

Colonel Layaly Camara : l’objectif majeur de cette campagne est la restauration du couvert végétal. Aujourd’hui comme vous le savez, les forêts guinéennes sont beaucoup dégradées à cause des activités humaines. Je veux parler de la coupe abusive du bois, de la carbonisation itinérante, des feux de brousse, de l’élevage, mais aussi des activités minières. Voilà une panoplie d’actions qui agissent négativement sur le couvert végétal. Donc, il est grand temps de prendre des mesures appropriées pour inverser cette tendance de dégradation de l’environnement.

Guineematin.com : il ne s’agit pas seulement de reboiser. Est-ce qu’il y a des sanctions prévues contre ceux qui commettent de tels actes ?

Colonel Layaly Camara : Il y a des sanctions conséquentes contre les délinquants. Nous avons le Code Forestier, nous avons aussi le Code de l’Environnement avec les textes d’application. Et les sanctions sont très sévères envers les délinquants. Mais, nous sommes en phase de finalisation de ces textes pour les diffuser à l’échelle nationale, parce qu’il y a des citoyens qui ne savent pas si tel ou tel acte, ou abattre tel ou tel animal, tel ou tel arbre est une infraction. Donc, une fois que l’information circule, personne ne dira qu’il ne pas informé. Là, les textes seront là et les sanctions seront appliquées. Et, au-delà de ça, nous sensibilisons aussi la population sur la protection du couvert végétal parce qu’il faut comprendre que la Guinée est un pays stratégique qui héberge plus de 1000 cours d’eau qui arrosent la sous région. Donc, nous avons intérêt à préserver et à conserver le couvert végétal. Aujourd’hui, nous constatons qu’aucune zone n’est épargnée, ni les têtes de source, ni les berges. D’où l’impérieuse nécessité de réussir cette campagne.

Guineematin.com: quel est l’impact d’une telle action sur le plan humain et environnemental ?

Colonel Layaly Camara : cette action permet de restaurer de façon vigoureuse le couvert végétal. L’Objectif, c’est surtout de renverser cette tendance de dégradation pour le maintien de l’équilibre écologique surtout au niveau des bassins versants.

Guineematin.com : à quoi peut-on s’attendre dans les années à venir avec cette campagne ?

Colonel Layaly Camara : dans les années à venir, il faut s’attendre à une Guinée plus verte, avec une gestion rationnelle et durable de la ressource forestière, pour préparer un avenir plus sain aux futures générations.

Guineematin.com: en tant qu’expert, comment avez vous accueilli personnellement cette initiative présidentielle ?

Colonel Layaly Camara : Oh ! C’était une aubaine à saisir, une opportunité rare. C’est le lieu d’ailleurs de remercier très sincèrement le président de la République pour avoir pris cette initiative salutaire et nous ferons tout ce qui est à notre pouvoir pour la réussite de cette campagne. C’est en cela d’ailleurs que nous invitons l’ensemble des acteurs à œuvrer dans le sens de la préservation et de la protection de l’environnement en nous accompagnant dans la réussite de cette campagne.

Guineematin.com : comment se porte aujourd’hui l’environnement à Kindia ?

Colonel Layaly Camara : la situation n’est pas rose ici. D’où la nécessité de consacrer des efforts spécifiques à cette ville qui est réputée d’ailleurs pour la fertilité de ses terres.

Interview réalisée par Ibrahima Diallo

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Interdit de s’opposer à un 3ème mandat en Guinée : Foniké Mengué arrêté !

16 juillet 2019 à 14 02 05 07057
Oumar Sylla, alias Foniké Mengué

« La police guinéenne vient d’arrêter Oumar Sylla, alias Foniké Mengué, à Gbessia. Il a été arrêté avec nos trois prestataires. Et, ils ont été conduits à la Direction de la police judiciaire », a annoncé à Guineematin.com un responsable du FNDC (Front national pour la défense de la Constitution), en début d’après-midi de ce mardi, 16 juillet 2019.

Selon Ibrahima Diallo, chargé des Opérations du FNDC, son camarade de lutte pour la défense de la Constitution a été interpellé à Gbessia, dans la commune de Matoto. « Il était allé chez l’imprimeur pour récupérer des t-shirts », a précisé le défenseur de la Constitution.

Déjà, des rumeurs circulaient depuis un moment sur des menaces contre certains responsables et militants du FNDC.

A un an et quelques mois de la fin de son deuxième et dernier mandat, le président Alpha Condé veut changer la Constitution guinéenne pour s’éterniser au pouvoir comme Sékou Touré et Lansana Conté, tous les deux morts au pouvoir. Mais, de nombreux guinéens se mobilisent actuellement contre cette volonté du président Condé avec tous les risques…

Combien de temps et pour quels motifs juridiques priveront-ils Oumar Sylla « Foniké Mengué » de liberté ?

A suivre !

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Cellou Dalein à New York : « 2020 ne sera pas comme 2010, l’histoire ne se répétera pas »

16 juillet 2019 à 13 01 24 07247

En tournée depuis quelques jours aux Etats-Unis d’Amérique, le président de l’UFDG, Cellou Dalein Diallo, a conféré avec les fédérations de son parti à New York avant-hier, dimanche 14 juillet 2019. Le principal opposant au régime Alpha Condé a mis l’occasion à profit pour appeler à la mobilisation contre le controversé projet de nouvelle qui vise à octroyer un troisième mandat à l’actuel président guinéen, rapporte le correspondant de Guineematin.com sur place.

Devant ses partisans fortement mobilisés, le chef de file de l’opposition guinéenne a commencé par rendre hommage à ses militants décédés, en demandant à l’assistance d’observer une minute de silence en leur mémoire. Cellou Dalein Diallo s’est félicité aussi de l’accueil dont il a fait l’objet à New York, avant d’appeler à plus de mobilisation contre un troisième mandat pour le président Alpha Condé.

« A New York, à l’occasion de toutes mes visites, j’ai senti cette confiance, cette affection, cette volonté de me porter à la présidence de la République de Guinée. Les jeunes, les sages, mes sœurs, je suis content de vous. S’il plaît à Dieu, nous atteindrons notre objectif. Vous savez, dans un combat, lorsqu’on arrive à destination, les derniers tronçons vont être très durs. Ça va être dur, mais Alpha Condé saura qu’il veut toucher à quelque chose qu’il ne devrait pas toucher, je veux parler de la constitution. Il faut qu’on se mobilise. Ce combat contre le changement de la constitution, n’est pas un combat de l’UFDG. C’est un combat du peuple de Guinée, et l’UFDG va apporter sa contribution », promet-t-il.

D’ailleurs, le président de l’UFDG a rappelé que c’est « un large consensus qui s’est dégagé pour barrer la route aux promoteurs de 3ème mandat. Et, tous les Guinéens de tous les âges, de toutes les catégories socioprofessionnelles, de tous les partis politiques, de toutes les organisations de la société civile, de toutes les organisations syndicales, les imams, les Kountiguis, beaucoup se sont exprimés, beaucoup n’ont rien dit, mais ils sont contre. Le jour où le FNDC (Front National pour la Défense de la Constitution) va lancer le mot d’ordre de prendre la rue, c’est toute la Guinée que vous verrez dehors, je puis vous assurer de ça. Tout le monde est mobilisé, personne n’est d’accord avec lui. Et, je voudrais saluer à mes côtés madame Sanoh Doussou Condé, c’est une femme brave. Lorsqu’elle a vu que le RPG est en train de déraper, de dérailler, elle a pris ses responsabilités, elle a dénoncé la mauvaise gouvernance. Elle n’est pas de l’UFDG, mais nous partageons les mêmes valeurs, la même lecture des réalités et nous avons décidé de nous battre ensemble pour apporter le changement dont notre peuple est en droit d’attendre de ses dirigeants. (…) Je sais que vous êtes déterminés, je sais également que certains d’entre vous s’interrogent : est-ce que 2020 ne sera pas comme 2010 ? Ça ne sera pas comme 2010, je puis vous rassurer, l’histoire ne se répétera pas », a-t-il dit avec insistance.

Cellou Dalein Diallo a tenu à rassurer aussi ceux qui se demandent s’il parvient à accéder à la magistrature suprême est-ce qu’il sera le président de tous les Guinéens. « Je l’ai dit, je serai le président de tous les Guinéens. Je ne ferai pas de chasse aux sorcières parce que mon objectif premier c’est de chasser la haine et de réconcilier les Guinéens. Cette division, cette haine, cette violence qui ont cours aujourd’hui en Guinée, ne sont pas des fatalités. La réconciliation sera la première priorité de l’UFDG au pouvoir. Aujourd’hui, monsieur Alpha Condé a accentué la division en Guinée sur des bases ethniques, en stigmatisant, en excluant, en faisant du tribalisme l’instrument de conquête et de gestion du pouvoir.

C’est inacceptable. Il ne mérite pas, il n’est pas digne de la fonction présidentielle. Mais comme il s’attaque à la constitution, c’est un parjure, parce qu’il avait prêté serment sur cette constitution. Il avait juré de respecter et de faire respecter cette constitution. Nous allons nous mobiliser et nous allons gagner, nous allons accéder au pouvoir en tant que UFDG. Et nous allons réconcilier les Guinéens, promouvoir la fraternité entre les fils de ce pays, qui ont tant souffert de la violence », a promis le principal opposant guinéen.

De New York, Mamadou Diouma Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 646 591 2659

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EDG sur la sellette à Kankan : les jeunes de la ville menacent de fermer la société

16 juillet 2019 à 12 12 17 07177

La jeunesse de Kankan a tenu une réunion hier, lundi 15 juillet 2019, à la maison des jeunes de la ville. Les jeunes ont décidé d’aller rencontrer le préfet pour exiger la fermeture des installations de l’EDG dans la ville, en raison de la faible desserte du courant électrique. Ils se disent déterminés à faire en sorte que la société soit fermée si elle n’est pas en mesure de répondre aux attentes de la population, rapporte le correspondant de Guineematin.com à Kankan.

Des jeunes venus de tous les quartiers de la commune urbaine de Kankan ont pris part à cette rencontre, organisée à la maison des jeunes de la ville. L’objectif de la réunion était de faire le point de ce qui avait été dit à l’occasion de leur récente rencontre avec le préfet de Kankan. Rencontre au cours de laquelle ils avaient donné un ultimatum à EDG pour fournir le courant de 18 heures et à 8 heures du matin à la ville, au risque de se voir fermée.

Après avoir fait le constat que cette revendication n’a pas été respectée par la société en charge de fournir le courant électrique en Guinée, les jeunes ont décidé de retourner voir le préfet avant toute autre chose, explique Lamine Kaba, leur porte-parole. « La réunion d’aujourd’hui était une sorte de rappel, puisqu’on avait dit préfet qu’à partir du 15 juillet, on veut le courant de 18h à 8h du matin. C’est pourquoi on s’est rencontré ici pour se donner des idées parce qu’aujourd’hui c’est le 15 juillet. Si le courant ne vient pas de 18h à 8h du matin, on tiendra compte de ça. Demain, on ira voir le préfet pour lui dire que ce qu’on a conclu n’a pas été respecté, on lui dira alors que notre décision c’est de fermer EDG. Parce que tout Kankan attend le courant de 18h à 8h du matin, donc le préfet est obligé de rester derrière la population. Si le préfet ne répond pas favorablement à notre requête, nous avons un plan B qu’on ne dira pas ici. Pour demain, notre slogan sera : pas de casse à Kankan ! Kankan est le meilleur payeur de facture en Guinée ! On veut le courant de 18h à 8h du matin », a-t-il annoncé.

Lamine Kaba, porte-parole des jeune de Kankan contre la société EDG

A la question de savoir s’ils pensent que la société d’électricité de Guinée est en mesure de faire face immédiatement à leur revendication, les jeunes sont catégoriques : « nous, on n’a rien à avoir avec ça, tout ce qu’on veut c’est le courant de 18h à 8h du matin. S’ils ne peuvent pas alimenter toute la ville en courant, ils n’ont qu’à fermer EDG et quitter Kankan. Le jour où ils auront la capacité de donner le courant de 18h à 8h du matin, ils reprendront », a dit leur porte-parole.

A rappeler que la révolte des jeunes de Kankan contre EDG fait suite à la récente arrestation d’un agent local de la société qui était en possession de plusieurs bidons de carburant volés. Du carburant qui était destiné à faire tourner les groupes électrogènes qui fournissent du courant à la ville. Cette arrestation est intervenue à un moment où Kankan fait face à une très faible desserte électrique. L’agent en question a été mis à la disposition de la justice, mais les jeunes exigent désormais un meilleur service de la part d’EDG ou alors la fermeture totale de la société.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

Tél : 00 224 627 24 13 24

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Pêche : le ministre Frederick Loua reçu à Saint Petersburg (Russie) et à Bruxelles

16 juillet 2019 à 11 11 52 07527

Le ministre guinéen des Pêches, de l’Aquaculture et de l’Economie Maritime est en visite en Europe depuis quelques jours. Après avoir pris part au 3ème forum international de la pêche et de l’exposition internationale de l’industrie de la pêche, des fruits de mer et des technologies, du 10 au 12 juillet 2019, à Saint Petersburg, Frederick Loua a effectué une visite de travail au siège de l’Union Européenne, à Bruxelles hier lundi, 15 juillet. Cette tournée a été l’occasion pour la forte délégation guinéenne d’avoir des échanges fructueux avec les partenaires.

Le ministre des Pêches, de l’Aquaculture et de l’Economie Maritime a été reçu ce lundi au siège de l’Union Européenne, à Bruxelles. La délégation guinéenne était conduite par Frederick Loua. Il était accompagné notamment de Dr Ousmane Sylla, ambassadeur de la Guinée auprès des pays du Benelux et de l’Union Européenne ; de Mme Touré Aissatou Diallo, conseillère chargée de missions au ministère des pêches ; et de quelques cadres de la représentation diplomatique guinéenne à Bruxelles.

Le ministre Loua a eu une première séance de travail à la DG MARE. Durant cette séance de travail, le ministre a présenté le rapport des activités menées par son département de janvier à juin 2019, un rapport appuyé par les bulletins statistiques des pêches maritimes de 2017 et de 2018.

En réponse, la direction de la DG MARE, a indiqué avoir pris bonne note du rapport d’activités et des bulletins statistiques présentés par la délégation guinéenne, avant de faire part de quelques recommandations à la partie guinéenne en ce qui concerne la certification sanitaire des captures. Ce qui va permettre à la Guinée de pouvoir exporter ses produits halieutiques vers les pays de l’Union Européenne.

La deuxième séance de travail de la délégation européenne à Bruxelles a été la rencontre avec la direction générale de la coopération internationale et du développement (DEVCO). C’est la patronne de cette direction qui s’est entretenue avec la forte direction guinéenne. Le ministre Loua a saisi l’occasion pour exposer les orientations stratégiques en matière de pêches en Guinée, ainsi que les perspectives de promotion des chaînes de valeur de l’activité de pêche en faveur des jeunes et des femmes. L’objectif recherché étant la formulation et le financement de projets susceptibles de créer des revenus pour combattre la pauvreté de la gent féminine et l’immigration clandestine.

La directrice de la DEVCO a rassuré la délégation guinéenne de la disponibilité de l’Union Européenne à soutenir les réformes engagées au niveau du secteur de la pêche en Guinée et a également informé de l’existence de la nouvelle Alliance Afrique-Union Européenne, dans le cadre du soutien au secteur privé.

La dernière étape de la visite du ministre Loua à l’Union Européenne a été la rencontre à la direction SANCO, avec la directrice Mme Anne Bucher et son équipe.

Pour rappel, avant de poser ses valises à Bruxelles, la délégation du ministère de la Pêche a participé au 3ème forum international de la pêche et de l’exposition internationale de l’industrie de la pêche, des fruits de mer et des technologies, qui s’est tenu du 10 au 12 juillet à Saint Petersburg, en Russie.

Au cours des travaux de ce forum international, le ministre s’était fait remarquer par une participation de qualité aux débats qui ont ponctué les différents panels organisés à cette occasion.

En marge de ce forum, le ministre Frederick Loua, avait eu des discussions avec le vice-ministre de l’agriculture de la fédération de Russie, chef de l’agence fédérale des pêches de la fédération de Russie, Ilya Shestakov, sur l’accord de coopération entre les deux pays et les opportunités d’investissement et d’élargissement de cette coopération, dans le secteur des pêches.

La signature d’un PV de travail entre les deux responsables du secteur des pêches a sanctionné les discussions. Il faut dire que cette signature a eu lieu en présence du secteur privé russe, qui pourrait être intéressé aux opportunités d’investissement qu’offre la Guinée dans le secteur.

Guineematin.com

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Apprentissage du Coran en 3 mois : le CIFOD clôture sa 7ème session à Conakry

16 juillet 2019 à 11 11 33 07337

Le Centre International de Formation et de Documentation (CIFOD) en Guinée a bouclé sa 7ème session de l’apprentissage du coran en trois mois. Elle a clôturé cette session par une conférence-débat organisée le 14 juillet 2019 au lycée La Source de la Minière. L’objectif était d’expliquer aux apprenants qui ont des obligations professionnelles comment concilier leur travail à l’apprentissage du coran, a constaté un reporter de Guineematin.com qui était sur place.

Mamadou Nassirou Diallo, coordonnateur du CIFOD en Guinée,
Mamadou Nassirou Diallo, coordonnateur du CIFOD en Guinée

« La gestion du temps en islam », c’est le thème choisi par les organisateurs pour cette conférence-débat. Une façon d’aider les apprenants à mieux gérer leur temps sans jouer sur leur travail et sur l’apprentissage du coran. « La gestion du temps en islam, c’est en fait la problématique générale qui s’est dégagée de notre constat vis-à-vis de nos auditeurs. Nous avons des auditeurs qui sont en situation de service, et donc la principale difficulté qu’ils ont c’est comment concilier leurs responsabilités professionnelles et la révision des cours de coran qu’ils apprennent avec nous. Donc la conférence visait à leur donner les directives afin de pouvoir gérer les deux à la fois », a expliqué le coordonnateur du CIFOD en Guinée, Mamadou Nassirou Diallo.

Abdoul Wahab Sow, un des encadreurs du CIFOD,
Abdoul Wahab Sow, un des encadreurs du CIFOD

De son côté, Abdoul Wahab Sow, l’un des encadreurs du CIFOD, est revenu longuement sur l’importance du temps et de sa bonne gestion par les musulmans. « L’islam, à travers le saint coran, nous exhorte à gérer notre temps. Dieu, dans plusieurs versets du coran, il jure par le temps à travers des thèmes différents. Il jure par la lune, par le soleil, par les étoiles, par le jour et par la nuit. Cela prouve l’importance du temps. Tous ces différents thèmes sont relatifs au temps. Quelque part, le prophète Mohamed (PSL) nous a dit que l’être humain, lorsqu’il sera décédé, le jour de la résurrection, il sera question de 4 choses.

Et parmi ces choses, les trois premières font référence au temps. A savoir sur sa vie, sa jeunesse, comment il a passé son temps ? Donc la gestion du temps est très importante. Maintenant en ce qui concerne l’apprentissage du saint coran, le coran n’est pas difficile mais il est complexe. Pour pouvoir l’apprendre et le maitriser, il faut lui consacrer du temps. Pas un grand temps mais un temps qui est constant. Même si c’est 30 minutes par jour, il n’y pas de problème, mais que ces 30 minutes soient constantes », a recommandé Abdoul Wahab Sow.

Habibatou Diallo, auditrice de niveau 1 de la lecture du coran,
Habibatou Diallo, auditrice de la lecture du Saint Coran

A la fin de la conférence, les participants ont salué cette initiative du CIFOD. Selon Habibatou Diallo, auditrice de niveau 1 de la lecture du coran, la rencontre lui a apporté plus de connaissance et davantage de motivation. « Pour moi, ils ont choisi le meilleur thème qui est la gestion du temps. C’est vrai que moi-même je me suis retrouvée dans ce problème-là. Je suis admise mais j’avais aussi ce problème-là. Aujourd’hui, avec toutes les explications que le conférencier nous a données, j’ai compris qu’il s’agit bien de l’organisation, de gérer bien son temps. Même si c’est 10 minutes de lecture du coran par jour, il faut avoir un temps consacré à cette lecture. Donc cette conférence m’a beaucoup plus motivée. J’avais pris du courage, mais cela m’a donné plus de courage qu’avant. Donc je vais continuer à faire de mon mieux », a-t-elle promis.

A noter que la 8ème édition de l’apprentissage du saint coran en trois mois va démarrer le 17 août 2019, à l’université Mahatma Gandhi de Lambanyi.

Mamadou Bhoye Laafa Sow pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 622919225 / 666919225

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BAC-2019 à Labé : fouille des candidats, interdictions de chaussures fermées et insuffisance de matériel

16 juillet 2019 à 11 11 18 07187

Le premier contact entre les responsables des centres d’examen de la commune urbaine de Labé et les candidats au baccalauréat unique, session 2019, a eu lieu, hier, lundi 15 juillet 2019, à la montée des couleurs où les encadreurs ont consacré quelques minutes à des séances d’information et de sensibilisation des élèves sur les mesures prises par le département pour le bon déroulement de cette évaluation nationale, rapporte un correspondant de Guineematin.com en Moyenne Guinée, à travers le reportage vidéo ci-dessous.

C’est le cas à Hoggo M’Bouro où le vice-président du centre d’examen a fait état d’une insuffisance de matériel de composition. « Faites attention avec les cahiers réponses, on n’a pas suffisamment de matériel. Il y a 32 élèves par salle de classe, on vous envoie 32 cahiers réponses. Celui qui détruit ou gâte une feuille, alors là ce sera des problèmes. On n’a pas suffisamment de matériel. Il faut donc savoir gérer. Vous avez les cahiers de brouillon pour ça. Commencez par le brouillon avant de penser au propre » a expliqué Adama Barry, principal du Collège Général Lansana Conté.

Là, le délégué du Ministère de l’Education Nationale et de l’Alphabétisation a été frappé par le nombre de candidats retardataires qui ne sont arrivés dans le centre d’examen que bien après la séance d’information et de sensibilisation organisée par les encadreurs autour du mat. « Quand le drapeau est monté, celui qui viendra en retard sait comment il va rejoindre les salles de classe. Soit on est candidat ou on n’est pas candidat. Les gens viennent en toute liberté, on dirait qu’ils ne sont même pas inquiétés, alors qu’ils sont en face de leur avenir. S’il faut marcher à pas de caméléon pour rejoindre le centre, l’ultimatum, c’est aujourd’hui », a prévenu Moussa Soumaoro, venu du Service National des Infrastructures et des Constructions Scolaires.

Au cours de cette séance de sensibilisation, le délégué du département au Lycée Wouro qui abrite le plus grand centre d’examen de Labé où composent les candidats du profil Sciences Mathématiques, a surtout insisté sur l’interdiction des chaussures fermées. « J’ai vu beaucoup de gens en chaussures fermées. Les chaussures fermées ne rentrent pas dans les salles de classe », a-t-il indiqué.

Les surveillants ont systématiquement fouillé tous les candidats avant que ces derniers ne rejoignent les salles d’examen.

Selon les responsables des deux centres visités, cette mesure vise à dissuader tous ceux qui auraient gardé par devers eux des portables ou tout autre objet pouvant permettre de frauder. Elle permet aussi de mettre en application les consignes du ministère de tutelle dont le slogan « tolérance, zéro vers l’excellence ».

De Labé, Idrissa Sampiring DIALLO pour Guineematin.com
Tél. : (00224) 622 269 551 & 657 269 551 & 660 901 334

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Droits des femmes à Lélouma : l’AJEPH et ses partenaires à l’offensive

16 juillet 2019 à 11 11 14 07147

L’Association des Jeunes pour le Progrès de Hérico (AJEPH) et ses partenaires se préoccupent de la condition féminine dans la commune rurale de Hérico, relavant de la préfecture de Lélouma. C’est dans cette dynamique que les structures ont organisé une conférence-débat le samedi, 13 juillet 2019, sur les droits des femmes. La rencontre s’est tenue dans une école privée du quartier Cosa, dans la commune de Ratoma, en présence de plusieurs invités, a constaté sur place Guineematin.com à traves un de ses reporters.

La conférence avait pour thème « comment le respect du genre peut-il contribuer au développement socio -économique d’une localité ? ». Cette activité de sensibilisation sur les droits des femmes est initiée par l’AJEPH et ses partenaires à savoir : Action pour la Santé et le Développement, Association Africanista Manuel Iradier et la structure Haaly Pular.

La rencontre a connu la présence massive des femmes et filles de la préfecture de Lélouma, et plus particulièrement celles de la localité de Hérico.

 président de l’Association des Jeunes pour le Progrès de Hérico (AJEPH), Mamadou Alpha Barry,
Mamadou Alpha Barry, président de l’Association des Jeunes pour le Progrès de Hérico

Dans son discours, le président de l’Association des Jeunes pour le Progrès de Hérico (AJEPH), Mamadou Alpha Barry, a mis l’occasion à profit pour expliquer les raisons de cette présente cérémonie à Conakry. « On a mené beaucoup d’activités à Hérico. Cette fois-ci, nous avons jugé nécessaire de déplacer cette activité à Conakry pour toucher cette autre frange de la population de Hérico, leur faire voir la réalité que nous vivons, les sensibiliser surtout à acheter les produits que nos braves femmes produisent au niveau local. Donc, l’initiative est partie de là, et je pense que nous avons réussi parce que nous avons eu la mobilisation qu’on attendait », a dit le président de la structure.

conférencière, mademoiselle Diaraye Bah, responsable des questions jeunes et genre à Amnesty International,
Diaraye Bah, responsable des questions jeunes et genre à Amnesty International

Abordant le thème de la rencontre, la conférencière, mademoiselle Diaraye Bah, responsable des questions jeunes et genre à Amnesty International, a mis l’accent sur l’éducation des filles.

« L’éducation, c’est la base du développement de nos différentes localités. Donc, il faut emmener les filles à l’école. Ce n’est pas seulement les garçons qu’il faut emmener à l’école. Une fille ou une femme épanouie ou éduquée, c’est une famille éduquée, c’est une famille épanouie. Parce qu’on sait que, ce que les hommes peuvent faire, les femmes aussi peuvent le faire. Parce qu’on a vu à travers le monde des femmes qui sont présidentes, des femmes qui sont responsables. Donc, si un garçon est capable de vous construire une maison, de vous acheter une voiture ou de vous emmener à la Mecque, c’est que la fille aussi peut le faire », a-t-elle laissé entendre.

conférencière, mademoiselle Diaraye Bah, responsable des questions jeunes et genre à Amnesty International,
Diaraye Bah, responsable des questions jeunes et genre à Amnesty International

Insistant toujours sur l’éducation de la gent féminine, la conférencière dira que l’éducation des filles est un atout pour le développement socio-économique des localités. «Emmener les filles à l’école est un atout. Vous l’aidez à avancer et vous vous aidez vous-même parce qu’au retour, lorsqu’elle va se servir de l’éducation qu’elle a reçue à la base, elle va pouvoir vous servir après », a-t-elle soutenu.

Le mariage précoce des filles et le mariage forcé n’ont pas été occultés par la conférencière. Elle a laissé entendre que ces deux fléaux sont pratiqués dans la préfecture de Lélouma et plus précisément dans la localité de Hérico. « Le mariage précoce des filles ou le mariage forcé est une réalité en Guinée. Donc, en ce qui concerne Lélouma, précisément Hérico, ces deux fléaux sociaux sont beaucoup plus pratiqués. Ça, c’est des fléaux en quelque sorte dont il faut se débarrasser. On donne nos filles à des hommes qu’elles ne connaissent presque pas ou qu’elles n’ont jamais vus… Cela est une pratique qu’il faut combattre et nous pensons que la jeunesse de Hérico pourra mieux faire pour sensibiliser ceux qui le font», a souligné la conférencière, elle-même ressortissante de Hérico.

Il est à noter que des vidéos pathétiques qui témoignent de la vie des femmes de la localité de Hérico ont été projetées au cours de la rencontre. Des vidéos émouvantes dans lesquelles les femmes expliquent comment elles parviennent à survivre dans cette localité de Hérico, pendant qu’elles n’ont pas de nouvelles de leurs maris ou de leurs fils qui sont partis en aventure depuis belle lurette. Ils ont également mis la rencontre à profit pour exposer des produits confectionnés à Hérico par l’Association et ses partenaires.

Saidou Hady Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 620 589 527/654 416 922

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« Nous, on est contre le 3ème mandat », dixit le leader religieux Dr. Oury Barry

16 juillet 2019 à 9 09 53 07537
Dr Mamadou Oury Barry

L’association religieuse Jammat Al Sunna est contre un troisième mandat en Guinée. C’est l’un de ses membres les plus influents, le Cheick, Dr Mamadou Oury Barry, qui l’a annoncé. C’était à l’occasion d’une visite que le président de l’UPR et ministre conseiller du président Alpha Condé, Elhadj Bah Ousmane, lui a rendu à son domicile le samedi, 13 juillet 2019, a constaté un reporter de Guineematin.com qui était sur place.

L’objectif de cette visite du président de l’UPR et conseiller spécial du chef de l’Etat, Elhadj Bah Ousmane, au domicile du grand islamologue, Dr Mamadou Oury Barry, était de remercier le Cheick d’avoir pris part à la conférence islamique, organisée au siège de son parti pendant le mois de Ramadan passé. Une conférence qui avait pour thème central : « l’islam et la tolérance dans un pays laïc ».

« Nous sommes venus vous remercier avec tous vos talibés pour votre disponibilité mais surtout pour votre prestation très remarquable lors de cette conférence. Notre pays a besoin de tolérance, de paix et de quiétude sociale. C’est l’un des principes cardinaux de l’UPR. C’est pourquoi, notre parti saisit chaque occasion pour appeler les Guinéens, dans leur diversité, à la consolidation de la paix et l’unité nationale, conditions essentielles pour le développement socioéconomique de la Guinée », a déclaré Elhadj Dr Saïdou N’Diaye au nom du président de l’UPR.

Il en a profité pour exhorter l’organisation des Malikites Jammal Al Sunna, dont est membre Dr Mamadou Oury Barry, à soutenir et à œuvrer aux côtés de l’UPR, pour la promotion des valeurs démocratiques en Guinée.

En réponse, le Cheick, Dr Mamadou Oury Barry, visiblement touché par cette visite, a salué la présence de cette délégation et magnifié particulièrement la disponibilité du leader de l’UPR à promouvoir les bonnes pratiques islamiques dans notre pays. « L’islam est la religion de la grande majorité des Guinéens. Nous avons un intérêt à le pratiquer dans la paix et la quiétude. Ces valeurs sont fondées sur le principe de tolérance et d’amour », a dit Dr Amadou Oury Barry.

Même si cette rencontre n’est pas politique, le très célèbre leader religieux musulman a mis l’occasion à profit pour exprimer l’opposition de son organisation à toute idée d’un troisième mandat. Un message qui intervient à un moment l’actualité politique guinéenne est dominée par le débat autour du projet de nouvelle constitution dont l’objectif est de permettre au président Alpha Condé de briguer un troisième mandat en 2020. « A Jammat Al Sunna, c’est Elhadj Boubacar Kankalabé Diallo qui était le Président. Après son décès en 2012, je suis venu à la tête de l’organisation. Deux mandats après, comme chez nous, on est contre le 3ème mandat, j’ai passé la main à Cheick Oumar Barry qui est actuellement le président. C’est pourquoi, notre organisation est respectée. Elle œuvre pour la paix, la quiétude et l’unité nationale. En tant que citoyens, c’est ce que nous souhaitons pour notre pays. Nous voulons d’un Etat de droit, où chaque citoyen est soumis à la loi, jouit de ses droits en toute circonstance et respecte ses obligations citoyennes », a plaidé le plus grand théologien de Guinée, réputé pour sa grande connaissance de la religion musulmane.

Par ailleurs, le Cheick, Dr Mamadou Oury Barry, a exprimé sa préoccupation par rapport à l’image qui est collée aujourd’hui à sa confrérie. « Nous les barbus, nous restons préoccupés par l’image qu’on nous colle, et injustement d’ailleurs. Nous tenons à dire qu’en Guinée, comme partout ailleurs, l’islam est une religion de paix. Une religion basée sur la tolérance. Une religion qui respecte et proclame le droit du citoyen. Donc, il est bien de se défaire de l’amalgame. Nous travaillons comme chaque citoyen pour le bonheur de notre pays », a tenu à préciser cet érudit originaire de Télimélé.

Abdallah BALDE pour Guineematin.com

Tél : 628 08 98 45

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