Attaque à main armée à Nongo : plus de 20 millions emportés

3 juillet 2019 à 22 10 56 07567
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Une attaque à main armée a eu lieu dans la soirée d’hier, mardi 02 juillet 2019, à Nongo, un quartier de la commune de Ratoma. Il n’y a pas eu de morts ni de blessés graves ; mais, les assaillants ont semé une grosse panique dans la zone avant d’emporter un montant de plus de 20 millions de francs guinéens, a appris Guineematin.com à travers un de ses reporters.

C’est aux environs de 21 heures que l’attaque est survenue. Selon nos informations, un groupe de 5 individus armés a poursuivi un couple qui se rendait à l’hôtel Blue Beach de Nongo. Arrivés à la rentrée de l’hôtel, les assaillants ont intimé le couple à leur remettre les clefs de la voiture. La dame qui conduisait la voiture a refusé, dans un premier temps, d’obéir à leurs injonctions. C’est ainsi que les hommes armés ont effectué des tirs de sommation pour effrayer les victimes.

Des tirs qui ont provoqué une panique totale et une véritable débandade dans la zone, explique Mory Condé, en service à la station-service Shell située juste devant l’hôtel Blue Beach.

Mory Condé, en service à la station-service Shell située devant l’hôtel Blue Beach

« Nous, on était là, on était sur le point de décaisser l’argent et se préparer pour rentrer à la maison. Tout à coup, on a entendu des coups de feu au niveau de Blue Beach ici. Ils ont tiré une fois, deux fois, notre agent qui était là a répondu. Mais, je ne savais pas si c’était sur lui qu’on voulait tirer ou bien s’il a vu sur qui on voulait tirer. Je l’ai vu en train d’échanger des tirs avec les gens. Notre deuxième agent qui était de l’autre côté de la route a traversé pour venir participer à l’échange de tirs (…). Quand ça a chauffé, notre agent s’est enfui pour venir auprès de moi ; et, il m’a même donné son téléphone pour que j’appelle un certain Ismaël, peut-être que c’est son supérieur hiérarchique. J’ai cherché ; mais, comme j’étais très perturbé, je n’ai pas pu retrouver ce nom Ismaël dans son répertoire. Je lui ai remis son téléphone et il a appelé le renfort qui est aussitôt venu », a expliqué Mory Condé, témoin des faits.

Mais, c’était déjà trop tard. La police est venue trouver que les assaillants sont déjà partis. Et, selon Mohamed Cissé, agent de sécurité de l’hôtel, ils ont réussi à emporter une somme de 24 millions de francs. « Après plusieurs tirs de la part des bandits, ils ont pris une mallette qui était dans la voiture et qui contenait une somme de 24 millions, selon la dame. Ils ont voulu emporter la voiture aussi mais heureusement, ils n’ont pas pu le faire parce que la voiture était éteinte, en plus c’était une voiture automatique. Donc, après avoir pris la mallette, les trois bandits sont allés rejoindre les deux autres qui les attendaient au bord de la route et qui tiraient aussi, ils sont partis », a dit Mohamed Cissé.

A noter que personne n’a été blessé au cours de l’échange de tirs qui a eu lieu entre les assaillants et les agents de la station d’essence. Mais, certaines personnes qui étaient dans l’hôtel ont eu quelques blessures légères dans la débandade enregistrée sur les lieux.

Fatoumata Djouldé Diallo pour Guineematin.com

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Examens Nationaux : « tout téléphone pris sera déposé à la gendarmerie », dixit le DPE de Mamou

3 juillet 2019 à 19 07 41 07417
Mamady Magassouba, Directeur préfectoral de l'éducation de Mamou
Mamady Magassouba, Directeur préfectoral de l’éducation de Mamou

Dans quelques heures, les examens nationaux au compte de la session 2019, seront lancés partout en Guinée. Ce sont les candidats pour l’entrée au collège qui vont ouvrir le bal ce jeudi, 04 juillet 2019. Les responsables à tous les niveaux sont entrain de donner les derrières consignes pour que tout se déroule normalement. A Mamou, le directeur préfectoral de l’éducation met en garde contre toute tentative de fraude, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Mamady Magassouba, Directeur préfectoral de l'éducation de Mamou

Pour le bon déroulement de ce premier examen national dans sa juridiction, le Directeur Préfectoral de l’Education (DPE) de Mamou, Mamady Magassouba, dit avoir eu de multiples rencontres avec les acteurs concernés dans ce processus. « Parmi les consignes, nous avons demandé aux surveillants de veiller rigoureusement au respect des horaires et des épreuves, de contrôler les alentours et l’intérieur de la cour, de veiller à l’application de l’interdiction des portables et de tout autre document non autorisé au centre. Les surveillants ne doivent pas lire les copies des candidats. Quiconque défie ces principes, la loi sera appliquée dans toute sa rigueur. Tout téléphone pris dans le centre ne sera plus restitué, nous allons le déposer à la gendarmerie. Nous ne voulons pas que les élèves et les candidats tombent sur le coup de la loi. On défend encore les agents de santé ou sécurité de garder les téléphones. J’espère que cette année nous aurons des résultats supérieurs aux années antérieures. Je demande aux enfants d’être serein, de considérer cet examen comme une simple évaluation », a dit monsieur Magassouba

Selon les statistiques de la DPE, pour cette session 2019, ils sont au nombre de 6503 candidats inscrits, dont 2774 fille, à Mamou pour l’Enseignement Général. Au Franco-arabe, c’est au total 605 candidats qui sont inscrits, dont 279 filles. Ces candidats seront évalués dans 32 centres, dont 18 dans les zones rurales, avec 434 surveillants répartis dans 217 salles de classes.

 Thierno Moussa Diallo, délégué du centre Elhadj Boubacar Barry
Thierno Moussa Diallo, délégué du centre Elhadj Boubacar Barry, situé dans la commune urbaine de Mamou

Au centre Elhadj Boubacar Barry, dans la commune urbaine, Thierno Moussa Diallo, le délégué demande aux surveillants de respecter les principes qui régissent les examens sans pour autant terroriser les enfants. « Nous vous invitons à respecter les consignes données par le département. C’est facile de surveiller ce centre puisque nous avons juste 7 salles avec 212 candidats.

Donc, ces enfants, ce sont nos enfants, par conséquent surveillons-les dans les règles de l’art, sans les terroriser. Je ne veux enregistrer aucun incident jusqu’à la fin des épreuves. Nous vous invitons donc aux respects des consignes. Bonne chance par anticipation à nos futurs collégiens ».

De Mamou, Boubacar Ramadan Barry pour Guineematin.com

Tél. : 657343939/625698919

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Conakry : les autorités lancent les Journées Nationales de Vaccination contre la Poliomyélite

3 juillet 2019 à 19 07 31 07317

Dans le cadre de la lutte pour l’éradication de la poliomyélite, les autorités ont procédé au lancement officiel des Journées Nationales de Vaccination gratuite contre la Polio, couplée à la supplémentation en Vitamine A. La cérémonie a eu lieu ce mercredi, 3 juillet 2019, dans l’enceinte de la mairie de Matoto pour une campagne qui vise à vacciner les enfants de 0 à 5 ans. La démarche vise à les protéger contre cette maladie très contagieuse, invalidante et meurtrière, a appris sur place Guineematin.com à traves un de ses reporters.

La campagne en question se déroulera du 4 au 7 juillet 2019 et va toucher plus de 4 millions 600 mille enfants âgés de 0 à 5 ans sur toute l’étendue du territoire national. Durant ces journées, des équipes de vaccination, composées de plus de 10 milles agents, passeront dans chaque ménage, marché…pour vacciner tous les enfants de cette tranche d’âge et administrer de la vitamine A aux enfants de 6 à 59 mois pour lutter contre la cécité crépusculaire.

Coordinateur National du Programme Élargie de Vaccination (PEV), Dr Moustapha Dabo,
Dr Moustapha Dabo, Coordinateur National du Programme Élargie de Vaccination (PEV)

Le Coordinateur National du Programme Élargie de Vaccination (PEV), Dr Moustapha Dabo, est revenu sur les enjeux de cette campagne. « Ce programme a pour mission de prévenir toutes les maladies évitables justement par la vaccination. Parmi ces maladies, nous avons la poliomyélite. Ces journées nous permettront de parachever les progrès que nous avons réalisés dans le cadre de l’éradication de la poliomyélite en Guinée. Comme vous le savez, en 2015 on a enregistré un cas ici. Donc, nous avons élaboré un plan de riposte que nous sommes en train de mettre en œuvre à travers cette campagne. Notre objectif, c’est de renforcer l’immunité collective chez les enfants de moins de 5 ans. Dans le cadre de l’initiative mondiale de l’éradication de la polio, la Guinée est sur le chemin. Cette éradication n’est pas loin parce que nous avons enregistré énormément de progrès », a-t-il indiqué.

Yaghouba Barry, Secrétaire Général du ministre de la Santé
Yaghouba Barry, Secrétaire Général du ministre de la Santé

Au nom du Ministre de la Santé, le secrétaire général dudit département, Yaghouba Barry, a salué l’initiative avant d’inviter tout un chacun à poursuivre le combat contre la maladie. « Cette campagne de vaccination s’avère nécessaire afin de réduire significativement la poliomyélite en Guinée. Les progrès enregistrés jusque là ont été possibles grâce à l’engagement du président de la République, le professeur Alpha Condé, à l’appui des partenaires techniques et financiers et surtout à la forte participation des médias, de la société civile et des communautés. Nous devons poursuivre ces efforts afin d’améliorer l’immunité chez les enfants et renforcer les indicateurs de surveillance. C’est pourquoi, un appel pressant est lancé aux responsables de la santé à tous les niveaux ainsi qu’à tous les acteurs impliqués dans cette riposte afin qu’ils fassent preuve de responsabilité et d’engagement en vue de conférer à cette campagne une réussit totale », a souhaité monsieur Barry.

Cette cérémonie officielle de lancement de la campagne a été clôturée par l’administration de deux gouttes du vaccin contre la poliomyélite à 3 enfants de moins de 5 ans dans l’enceinte de la mairie. Elle a connu la présence du maire de Matoto, Mamadouba Toss Camara, des conseillers communaux des cinq communes de Conakry, du représentant du gouverneur de la ville de Conakry, des représentants des partenaires techniques et financiers ainsi que des artistes pour joindre l’utile à l’agréable.

Salimatou Diallo pour Guineematin.com
Tél. : 224623532504

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N’zérékoré : le colonel Lamine Kéita veut faire enterrer « la hache de guerre » dans la cité

3 juillet 2019 à 19 07 03 07037
Colonel Mohamed Lamine Kéita, commandant du camp militaire de N’zérékoré
Colonel Mohamed Lamine Kéita, commandant du camp militaire de N’zérékoré

La capitale de la Guinée forestière a enregistré ces dernières années des scènes de violences meurtrières, des blessés et des dégâts matériels importants. C’est pour inverser cette courbe que le commandant du camp militaire de N’zérékoré, la 4ème région militaire, compte s’invertir dans la négociation pour rapprocher les positions. La démarche vise à atténuer les différends qui existent entre les communautés, vivant ensemble depuis de très nombreuses années, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Dans un point de presse animé dans la matinée de ce mercredi, 03 juillet 2019, dans les locaux du camp Béhanzin, le Colonel Mohamed Lamine Kéita a annoncé l’organisation des journées de concertation du 03 au 19 juillet 2019 entre toutes les composantes sociales de la ville.

Selon l’officier supérieur de l’armée, cette action vise à mettre les toutes les composantes sociales de la ville autour d’une table afin de discuter sur les points de divergences qui opposent les communautés. « C’est une rencontre de concertation avec toutes les sensibilités qui sont à N’zérékoré : sages, jeunes leaders, partis politiques, société civile, les syndicats, les élus locaux, les religieux, l’union des groupements des femmes et même les forgerons. On aura le temps de discuter. Chacun sera écouté, ce qui ne va pas, ce qui gangrène leurs relations, pour qu’ensemble nous allions discuter et trouver une résolution. Et à la fin, tous ceux qui ont des armes blanches, des flèches, ils vont tout envoyer, pour qu’on les brûle devant tous ».

Colonel Mohamed Lamine Kéita, commandant du camp militaire de N’zérékoré
Colonel Mohamed Lamine Kéita, commandant du camp militaire de N’zérékoré

À la question de savoir pourquoi cette il a pris cette initiative, au regard de son statut de militaire, le colonel répond en ces termes : « j’ai fait une jeune enfance ici. Pour la petite histoire, mon père était commandant de Zone. J’ai fait N’zérékoré quand j’étais encore très jeune dans les années 1971, 1972, 1973. N’Zérékoré était paisible, N’zérékoré était bon et je venais en vacances quand le colonel Idrissa était ici. N’Zérékoré était toujours bon, jusqu’en 1984, il n’y avait rien, il n’y avait pas de problèmes. Quand j’étais aux opérations des Nations Unies à Kissidougou, où j’étais l’officier sécurité de l’UNICEF, je venais de temps en temps à N’Zérékoré. L’engouement que je voyais en ce moment et ce d’aujourd’hui, c’est très différent. Maintenant, les gens se regardent en chiens de faïence. Et surtout que je sors d’une opération en Côte d’Ivoire. Les gens ne connaissent pas la gravité de la guerre, surtout celle de la guerre asymétrique, la guerre civile. Moi, je suis militaire, je connais la guerre, quand les balles vont souffler, on ne dira pas que c’est un Guerzé, un Malinké ou un Peulh. Il faut que nous nous réveillions, pour ne pas que nous soyons sur la piste du Rwanda. Ça commence comme ça, c’est comme les feux de brousse, ça commence tout petit et ça s’éclate à la fin. Alors, il est temps pour que chacun s’investisse », a conseillé le commandant du camp Béhanzin.

Le colonel Keita reste optimiste quant à la réussite de cette noble mission qu’il compte entreprendre pour que le calme et la quiétude règnent de façon durable dans la capitale de la Guinée Forestière.

De N’Zérékoré, Foromo Gbouo Lamah et Siba Guilavogui pour Guineematin.com

Tél : (00224)620166816/666890877

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Dalaba : un élève tué dans l’accident d’un tricycle

3 juillet 2019 à 18 06 46 07467

Un tricycle, ayant à bord quatre personnes, s’est renversé dans la journée de ce mercredi 3 juillet 2019, au quartier Pellel Yéro, dans la commune urbaine de Dalaba. L’accident a coûté la vie à un jeune élève originaire de Labé, du nom de Tounkara Omar, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Le tricycle en question appartient à l’entreprise Safitel, chargé de la distribution de l’eau produite par la même entreprise au centre ville. L’engin avait à son bord quatre personnes. Selon nos informations, il s’est renversé au virage « Le barrage », sur la route nationale Dalaba- Conakry. L’accident a coûté la vie à un jeune élève, Oumar Tounkara, âgé de 15 ans, qui a trouvé la mort sur place. Notre source ajoute qu’il était venu de Labé pour un petit séjour à Dalaba.

Les accidentés ont tous été admis à l’hôpital préfectoral. Abdoulaye Djouma Barry qui conduisait la moto est dans un état critique et reçoit des soins, a dit Dr Cheikh Oumar en service dans ledit hôpital. La même source ajoute que Youssouf Diallo et Oumar Laho Doumbouya, les deux autres passagers du tricycle, sont en observation.

La police s’est rendue sur les lieux pour chercher à déterminer les causes de l’accident. Le corps de Tounkara Oumar se trouve à la morgue en attendant la décision finale de sa famille.

Depuis Dalaba, Hammady Sow pour Guineematin.com

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Examens nationaux à N’zérékoré : Amara Condé interdit le port du voile en classe

3 juillet 2019 à 16 04 58 07587
Amara Condé, inspecteur régional de l'éducation de la région de N'Zérékoré
Amara Condé, inspecteur régional de l’éducation de la région de N’Zérékoré

Les examens nationaux, pour la session 2019, démarrent demain jeudi 04 juillet, sur toute l’étendue du territoire national. Dans la région de N’Zérékoré, tout comme partout ailleurs, la rigueur est de mise au niveau des responsables. L’inspecteur régional de l’éducation, Amara Condé, a fait savoir que tout est prêt pour le bon déroulement des examens, avant d’annoncer l’interdiction du port du voile par les candidates, rapporte l’envoyé spécial de Guineematin.com dans la préfecture.

« Je dis, la première condition pour introduire un candidat dans une salle, c’est d’identifier le candidat à travers sa carte d’identité. Les voiles ne peuvent pas aller avec nous, c’est interdit. Les voiles, c’est pour la mosquée, ce n’est pas pour une classe d’examen », a expliqué ce mercredi 3 juillet 2019, Amara Condé pour réitérer la rigueur qui doit caractériser ces évaluations.

Selon lui, tout est fin prêt en termes de préparatifs. « Tous les centres qui sont ciblés pour l’évènement sont à 100 % à jour. Les ratios élèves candidats ou candidates, salles d’examen sont réglés dans les six préfectures de la région. Sur instruction de son excellence, monsieur le ministre de l’éducation nationale, nous avons sillonné les six DPE de la région pour effectivement prendre contact avec le cabinet des DPE qui sont les hommes de terrain. Cette tournée nous a permis de dire que les examens peuvent bien se passer dans notre région. A l’heure où je vous parle, tout est arrivé en lieu et place dans les six DPE de ma région en termes de fournitures, que sont les feuilles d’examen, les cahiers de brouillons et le petit matériel pour la correction », a-t-il fait savoir.

Par ailleurs, l’inspecteur régional de l’éducation N’Zérékoré a rappelé que la Tolérance Zéro est le dénominateur commun auquel tout le monde doit s’accrocher pendant ces examens nationaux. « Cette tolérance zéro veut dire qu’il faut aller dans le code de bonne conduite, non seulement du candidat, du surveillant et de l’examinateur. Les interdits en première position, c’est les téléphones dans les centres. A ce propos, cela n’a pas commencé en 2019. Depuis 2011, avec la tolérance zéro, on a interdit aux candidats de laisser tout moyen de communication à tendance frauduleuse avant d’aller dans les centres. Aujourd’hui, on ne peut pas se passer peut-être du téléphone, mais pour le temps d’examen, qu’on donne aux gens, nous prions aux candidats, parce que nous n’allons pas passer à côté de la loi de la tolérance zéro. Toute personne qui n’a pas son nom sur une note de service signée par un DPE ou par l’inspecteur, est un corps étranger au centre d’examen, d’où la raison de son recul du centre d’examen », a laissé entendre monsieur Condé.

En outre, Amara Condé s’est rappelé au bon souvenir des candidats en interdisant encore le port du voile dans les centres d’examen. « Tout candidat, il faut l’identifier d’abord. Quand j’étais DPE pendant neuf ans à N’Zérékoré, j’ai fait la guerre avec ces gens. J’ai rejeté plein de candidates dans les écoles Franco-arabe à N’Zérékoré quand j’étais DPE, jusqu’à ce mon ministre à l’époque a fait le déplacement. Le président de la République lui a dit de venir voir à N’Zérékoré parce que ça ne va pas. Les musulmans ont dit que le DPE qui est là est un mécréant. Je dis, la première condition pour introduire un candidat dans une salle, c’est d’identifier le candidat à travers sa carte d’identité. Les voiles ne peuvent pas aller avec nous, c’est interdit. Les voiles, c’est pour la mosquée, ce n’est pas pour une classe d’examen », déclare Amara Condé.

En ce qui concerne les statistiques au niveau régional, l’inspecteur a dévoilé les statistiques. « Je commence par le Baccalauréat unique, pour ma région et pour les six préfectures, tous profils confondus, nous avons 11 milles 428 candidats inscrits, dont 2 milles 695 filles, qui seront logés dans 28 centres tous profils confondus. Le nombre de salles est de 376. Pour le Brevet d’Etudes du Premier Cycle, le nombre de candidats inscrits est de 20 milles 99, pour 6 milles 710 filles, et vont compétir dans 58 centres pour 820 salles. En fin, pour le CEE, nous avons 37 milles 649 candidats inscrits, dont 14 milles 476 filles, qui vont se faire évaluer dans 1288 salles pour 139 centres. Si je ramasse le tout, ça me fait 225 centres d’examen. Quand j’arrive aux effectifs inscrits, je trouve 69 milles 176 candidats inscrits pour les trois examens, pour 23 milles 881 filles, pour un nombre total de 2 milles 484 salles ».

Pour finir, Amara Condé a lancé un message aux candidats mais aussi aux acteurs qui interviennent dans ces examens nationaux. « Aux candidats, c’est d’apprendre les leçons, respecter le code de bonne conduite de l’examen. Les acteurs que nous sommes, la crédibilité de notre évaluation finale, c’est nous- mêmes les acteurs. Que chacun se dise, le Brevet guinéen, le Baccalauréat guinéen, le Certificat d’Etudes Elémentaires guinéen doit rivaliser avec les diplômes des autres pays de la sous-région francophone ».

De N’Zérékoré, Siba Guilavogui, envoyé spécial de Guineematin.com

Tel : 620 21 39 77/ 662 73 05 31

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Le DPE de Yomou prévient : « cette année, c’est la Tolérance Zéro renforcée »

3 juillet 2019 à 16 04 38 07387
Demba Bangoura, Directeur préfectoral de l'éducation de Yomou
Demba Bangoura, Directeur préfectoral de l’éducation de Yomou

A moins de 24 heures du démarrage des examens nationaux pour la session 2019, tout semble avoir été mis au point par les autorités pour que les évaluations se passent dans les règles de l’art. Dans la préfecture de Yomou, les autorités ont mis tout en œuvre pour un succès éclatant avec la même rigueur. L’annonce en a été faite ce mercredi 3 juillet 2019, par le Directeur Préfectoral de l’Education de Yomou, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Ce sont les candidats au Certificat d’Etudes Élémentaires (CEE) qui vont ouvrir le bal demain jeudi sur toute l’étendue du territoire national. Selon Demba Bangoura, le DPE de Yomou, les dispositions ont été prises pour conférer à ces évaluations une réussite totale. « Globalement, Yomou va présenter 6109 candidats, dont 2 445 filles, pour tous les examens nationaux confondus. Ils seront repartis entre 24 centres d’examens de 202 salles de classes. Ces salles seront surveillées par 404 enseignants », a dit monsieur Bangoura.

Par ailleurs, pour ce qui du CEE, le directeur préfectoral de l’éducation de Yomou a fait savoir que ce sont 3210 candidats, dont 1399 filles, qui vont se faire évaluer pour cet examen d’entrée au collège. Il a précisé que ces candidats vont se faire évaluer dans 14 centres d’examens, avec 107 salles de classes pour 214 surveillants, soit deux surveillants par salle.

Dans la journée de ce mercredi, c’est la salle de réunion de la DPE qui a servi de cadre à la réunion destinée à donner les dernières instructions aux 14 chefs de centre. Selon Demba Bangoura, « sur le plan éducatif, la préfecture de Yomou a connu un régression dans l’effectif des candidats à l’examen entré en 7ème année. A la session 2017/2018 Yomou avait présenté 3900 candidats. Mais, voilà que cette année, nous allons évaluer 3210 candidats. Si les années passées, le slogan a été Tolérance Zéro, cette année, c’est la Tolérance Zéro renforcée. C’est-à-dire, tolérance Zéro au niveau des élèves, au niveau des surveillants, au niveau des délégués. En plus cela, selon les règlements généraux des d’examens en République de Guinée, insister sur l’interdiction des téléphones aux centres d’examen pour les élèves et les surveillants », a indiqué monsieur Bangoura.

De Yomou, Michel Anas Koné pour Guineematin.com

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Conakry : un tapissier accusé de viol sur 3 mineures de la même famille

3 juillet 2019 à 15 03 47 07477

Trois filles mineures, dont l’âge varie entre 5 et 13 ans, issues d’une même famille, auraient été violées par un certain Kaba Condé, au quartier Matam. Le présumé violeur, un jeune tapissier âgé de 30 ans, a été présenté à la presse ce mercredi, 3 juillet 2019, par la gendarmerie au siège du PM3 de Matam, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

adjudant-chef Jean Sabou Oularé, coordinateur de la Direction des Investigations Judiciaires
Adjudant-chef Jean Sabou Oularé, coordinateur de la Direction des Investigations Judiciaires

Dans son intervention, l’adjudant-chef Jean Sabou Oularé, coordinateur de la Direction des Investigations Judiciaires (DIJ) de la gendarmerie, a indiqué que son service a été saisi d’un cas de viol sur trois sœurs, toutes mineures. « Dans la matinée du 27 juin 2019, on a été saisi d’un cas de viol, disons d’un cas, parce qu’il n’y a qu’un seul auteur, mais avec trois victimes. Les trois victimes étant d’une même famille. C’est le père lui-même qui est venu avec une plainte manuscrite qui a été rédigée contre ce monsieur que vous voyez, qui répond au nom de Kaba Condé. Et, selon les dires du papa, dont je vais taire le nom, ses trois filles, dont la première est âgée de 13 ans seulement, la seconde de 12 ans, la dernière de 5 ans, ont toutes été victimes de viol de la part de ce monsieur. Tout de suite, une équipe d’enquêteurs a été constituée par l’adjudant-chef Bernard Tinguiano, le chef de la division protection des enfants et du genre. Et, les enquêteurs sont parvenues, avec l’aide des parents, à interpeller le monsieur en question », a-t-il expliqué.

Adjudant-chef Tinguinano Bernard, chef de division protection des enfants et du genre de la gendarmerie nationale
Adjudant-chef Tinguinano Bernard, chef de division protection des enfants et du genre de la gendarmerie nationale

Selon l’adjudant-chef Tinguiano Bernard, le présumé auteur du viol a été mis aux arrêts alors que les trois filles ont été présentées à un médecin légiste. « C’est au cours des enquêtes qu’on a réussi à interpeller monsieur Kaba Condé qui a été entendu sur les faits. Et tout de suite, les trois (3) filles ont été présentées devant le médecin légiste. On a les rapports qui vont être versés au dossier. Je vais taire le contenu des rapports, parce que c’est le secret de l’enquête. Ce qui est sûr, on a vraiment des preuves suffisantes qui prouvent qu’il peut être présenté devant le procureur pour un cas de viol portant sur trois filles mineures », a-t-il indiqué.

Très attristée par ce qui est arrivé à ses filles, Fouleymatou Keïta, a dit son étonnement et son amertume face au comportement de Kaba Condé à qui sa famille a tout donné pendant une décennie. « Les parents de ce jeune logeaient chez nous. Lorsqu’ils ont déménagé, nous avons gardé le jeune par pitié. Nous l’avons nourri et vêtu pendant 10 ans. On le considérait un peu comme un membre de la famille. Mais, il abusait de mes filles, on ne le savait pas. Il menaçait toujours nos filles de ne rien nous dire. Ce n’est que récemment que nous l’avons appris et ça aussi, c’est par l’entremise d’une quatrième fille qu’il voulait violer aussi et qui savait déjà qui il était. Un jour, il s’est mis à frapper celle-ci, alors elle a dit que si tu ne cesses pas, je vais révéler ton secret. Alors, une des belles sœurs qui était à côté a entendu leurs conversations. Elle a dit que si la petite ne lui révèle pas ce secret, elle ne quittera pas là-bas. C’est ainsi qu’on a su. Quand on a demandé aux filles, elles ont toutes avoué ce qui leur est arrivé. Aujourd’hui, mon moral est très bas, je demande justice », a dit la pauvre dame, en larmes.

Le présumé violeur, interrogé par les journalistes présents, a nié les faits. « Je n’ai jamais fait ce dont on m’accuse. On m’accuse à tort, si je l’avais fait, je l’aurais dit. Mais, je vous jure que je n’ai rien fait », a soutenu Kaba Condé.

Le dossier devrait se retrouver prochainement au tribunal criminel de Mafanco.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Conakry : un nigérian jugé pour trafic international de cocaïne

3 juillet 2019 à 13 01 25 07257

La lutte contre le trafic international de stupéfiants se poursuit dans notre pays. Alors que les trafiquants ne manquent pas d’ingéniosité pour transporter leur marchandise, l’appareil judiciaire ne lésine pas sur les moyens dans la répression contre ce mal. C’est dans ce cade qu’un ressortissant Nigérian, Valentin Okéke, alias Chimaye, a comparu hier mardi, 02 juillet 2019, au tribunal criminel de Mafanco pour répondre des faits de trafic international de cocaïne, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Comme la plupart des accusés de trafic de drogue, le nigérian a été mis aux arrêts à Conakry en provenance du Brésil, en possession de 25 boules de cocaïne. Il a été arrêté par les agents de l’Office Central Anti Drogue (OCAD) avant d’être mis sous mandat de dépôt le 02 novembre 2018.

A la barre du tribunal de Mafanco, Valentin Okéke a systématiquement les faits de trafic international de drogue articulés contre lui. Interrogé par la juge, Djénabou Donghol Diallo, l’accusé a donné sa version des faits. « Quand je suis arrivé à l’aéroport international de Gbessia de Conakry, j’ai pris le taxi. Dès la sortie de l’aéroport, les agents de l’OCAD m’ont interpellé. Ils m’ont interrogé. Mais, je ne comprenais rien, parce qu’ils s’exprimaient en langue française or moi je ne comprends pas cette langue. Ils m’ont conduit dans leurs locaux et ils m’ont offert à manger, du pain et du jus. Après, ils m’ont conduit devant le magistrat instructeur. Ce dernier aussi m’a interrogé en Français avant de me faire signer un procès verbal dont je ne connaissais pas le contenu. Je pensais que si j’apposais m’a signature sur ce procès verbal, ils allaient me libérer. On ne se comprenait pas, car ce magistrat m’a auditionné sans interprète ni avocat », a dit le Nigérian.

Prenant la parole, la procureure Joséphine Tinkiano, a laissé entendre que l’accusé est libre de tout nier. « C’est votre droit le plus absolu de tout nier. Mais, je vous rappelle qu’il y a un adage qui dit, une faute reconnue est à moitié pardonnée ».

Compte tenu de la position de l’accusé, la procureure a pris son temps pour faire la lecture des déclarations faites par l’accusé devant le magistrat instructeur. Il en est ressorti que Valentin Okéke avait reconnu les faits. « Je reconnais les faits. J’avais de la drogue, précisément de la cocaïne. J’étais à Abuja lorsque mon ami Aubin est venu me dire de me rendre au Brésil où quelqu’un va me remettre quelque chose que je dois envoyer en Guinée. Ainsi, je suis allé au Brésil, précisément à Sao Paolo, où j’ai pris une chambre à l’hôtel. Quelqu’un est venu me remettre 50 boules de cocaïne dissimulées dans des boulettes de tô. J’ai avalé les 50 boules. Arrivé à Conakry, les agents de l’OCAD m’ont arrêté à la sortie de l’aéroport. Ils m’ont fait boire du jus et j’ai évacué le contenu de mon estomac par l’anus. Après analyse, ils ont retrouvé 25 boules de cocaïne sur les 50 boules que j’ai avalés », a lu Joséphine Tinkiano.

Dans sa réaction, l’accusé a nié le contenu du document lu par la procureure, arguant qu’il était en Guinée pour rencontrer un de ses amis du nom de Ben. « Moi, j’habite au Brésil avec ma famille. J’étais juste venu en Guinée pour rencontrer mon ami. Et ils m’ont interpellé sans que je puisse le rencontrer. Je ne reconnais pas cette déclaration. Je n’ai rien avalé et je n’ai rien expulsé par l’anus. J’ai été entendu sans avocat ni interprète. On ne se comprenait même pas », a insisté l’accusé.

Revenant à la charge, la procureure va laisser entendre que l’accusé était surveillé sans le savoir depuis son embarquement jusqu’à l’arrivée. « Vous avez tout nié. Mais, n’oubliez pas que vous étiez filé du Brésil à Casablanca et de Casablanca à Conakry », a précisé madame Tinkiano.

Le dossier a été renvoyé au mardi 9 juillet 2019 pour la suite des débats.

Saidou Hady Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 620 589 527/654 416 922

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Menace de mort contre Nanfo Diaby ? « Si ce n’était pas en Guinée, on l’aurait décapité, je peux le répéter mille fois »

3 juillet 2019 à 13 01 11 07117
Elhadj Mamady Condé
Elhadj Mamady Condé

Accusé de menace de mort à l’encontre d’Ismaël Nanfo Diaby, l’imam qui a focalisé récemment les attentions en conduisant la prière en langue maninka, Elhadj Mamady Condé brise enfin le silence. Cet autre imam de Kankan dit avoir appris qu’il est visé par une plainte, mais qu’il n’a pas encore été convoqué pour ça. Et, le leader religieux maintient ces propos pour lesquels il est accusé, rapporte le correspondant de Guineematin.com à Kankan.

C’est au cours d’un entretien qu’il a accordé récemment à notre rédaction, que l’imam et enseignant de la langue N’ko, Ismaël Nanfo Diaby, a annoncé avoir porté plainte contre Elhadj Mamady Condé, deuxième imam de la mosquée de Sogbè, un quartier de la commune urbaine de Kankan. Il accuse ce dernier d’avoir incité les fidèles musulmans à le tuer, juste parce qu’il a décidé de conduire la prière en langue maninka.

Interrogé sur cette situation, l’imam mis en cause dit avoir eu vent de cette plainte, mais il indique qu’il ne l’a pas encore reçue. « Je n’ai pas vu de plainte et je suis au courant de rien. Il y a quand même des personnes qui m’appellent pour me dire que Nanfo Diaby a porté plainte contre moi.

Mais, ce que je peux dire à tout le monde, c’est que je ne suis pas en guerre avec Ismaël. Moi, je suis contre cette chose étrange qu’il a commencée à faire. Qu’Allah fasse que cette nouvelle façon de prier ne prenne pas de l’ampleur. Ismaël est en conflit avec Allah », a déclaré Elhadj Mamady Condé.

En ce qui concerne l’accusation de menace de mort, le deuxième imam de la mosquée de Sogbè réitère ses propos incriminés. « Moi, j’ai dit que s’il était au Nigeria, il allait mourir par décapitation. Je peux répéter ça mille fois : si ce n’était pas en Guinée, on l’aurait décapité il y a longtemps. Les langues africaines les plus parlées sont le Haoussa et le Swahili, mais les gens ne prient pas dans ces langues, c’est Nanfo qui va prier en Maninka ? Il veut juste saboter le N’ko », estime-t-il.

Ce leader religieux en profite pour inviter les autorités à arrêter l’élan entrepris par Ismaël Nanfo Diaby. Car, même si ce dernier a été interdit de conduire la prière à la mosquée et de faire des sermons à la radio, il a continué à prier chez lui en langue maninka. Une situation dangereuse pour les futures générations, selon Elhadj Mamady Condé.

« Si on ne met pas fin à cette manière de diriger la prière en maninka, nous, on ne va pas subir les conséquences, ce sont les futures générations qui en subiront les conséquences. Parce qu’on leur dira que c’est normal de prier dans n’importe quelle langue », a dit l’imam.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

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« An 34 du génocide du 4 Juillet 1985 » : déclaration du collectif des victimes

3 juillet 2019 à 12 12 53 07537

Les victimes, parents, amis et défenseurs de la justice et de la paix commémorent ce jeudi 4 Juillet 2019 le 34ème anniversaire du génocide du 4 Juillet 1985 qui a endeuillé le peuple de Guinée et entaché si besoin en était le tissu social à travers le vivre ensemble par des faits barbares et inhumains perpétrés par des guinéens contre des guinéens.

Cette date rappelle la grande conspiration sociopolitique ourdie contre la communauté malinké dans le but de son extermination par les commanditaires à l’époque qui ont ignoré à dessein l’acquis indéniable de la nation à préserver et perpétuer pour le salut de notre pays, à savoir « le vivre ensemble » bâti sur le socle de l’unité nationale déjà encrée dans le pays.

Pour nourrir leur conspiration, les commanditaires ont immédiatement mis en place un plan minutieux de persécution et d’élimination assorti d’arrestations de torture, d’humiliation et d’inculpation de tous ceux qui se réclamaient de la même ethnie que le présumé auteur du fameux communiqué.

Ce plan machiavélique a été élaboré par les autorités militaires au pouvoir et transmis à toutes les hiérarchies du commandement militaire et civil sur toute l’étendue du territoire national pour exécution sous la coordination du Comité Militaire de Redressement National (CMRN) qui était aux affaires.

C’est dans cette atmosphère de haine et de règlements de compte que des centaines de citoyens guinéens en majorité de l’ethnie malinké furent arrêtés et jetés dans les geôles des 32 escaliers du Camp Alpha Yaya Diallo puis, transférés deux (2) ans plus tard à la prison de Kindia et soumis durant toute la période de détention à des traitements cruels, dégradants et inhumains.

Il a fallu la pression des parents des victimes et de la Communauté Internationale à travers les Organisations des Droits de l’homme pour que les survivants de cette féroce atrocité puissent recouvrer leur liberté après trois années de détention sans contact avec les parents ni procès.

A cet égard, nous les rescapés de cette tragédie humaine du 4 Juillet, profitons de cet anniversaire pour saluer la mémoire de nos illustres compagnons disparus.

Pour honorer leur mémoire et assurer la survie après cette tempête d’avilissement nous déploierons corps et âme pour rappeler à la mémoire collective à toutes les occasions cette page triste et sombre de notre histoire pour que plus jamais ça dans notre pays.

Par ailleurs nous nous engageons à lutter par tous les moyens légaux en vue de réclamer aux autorités de la troisième République notamment au Chef de l’Etat le Professeur Alpha CONDE Président de la Républiquela justice et la réparation de tous les préjudices et non la vengeance.

Dans cette optique nous demandons l’application du contenu de l’Ordonnance N° OO8/PRG/GG/90 du 10 Février 1990, Ordonnance promulguée par le Président de la République d’alors feu Général Lansana Conté.

Cette Ordonnance accorde une amnistie générale à tous les guinéens condamnés pour délits politiques et ordonne la restitution de tous les biens saisis appartenant aux personnes impliquées dans la tentative du coup d’état du 4 Juillet 1985 en les rétablissant dans leurs droits ; mais à ce jour rien n’est fait dans ce sens.

D’autre part, pour permettre aux rescapés de se prendre en charge sur le plan des soins médicaux et donner de l’espoir aux familles des disparus les rescapés du génocide du 4 Juillet 1985 demandent humblement en outre au chef de l’Etat, Président de la République Professeur Alpha CONDE de bien vouloir ordonner la mise à disposition des victimes, du fonds de consolidation de la paix envoyé par l’ONU pour soutenir les rescapés des répressions politiques dans certains pays de la sous-région dont la Guinée, toute chose qui ouvrirait la voie à la réconciliation nationale et la reconnaissance à l’endroit du père de la nation.

La commémoration du 34ème anniversaire du 4 Juillet 1985 est un moment de méditation et de recueillement dans la dignité et la liberté pour tous les guinéens patriotes, défenseurs des causes justes et nobles, soucieux du renforcement du tissu social en vue du développement harmonieux de notre cher pays.

Nous ne saurions terminer cette déclaration sans rendre une fois de plus un vibrant hommage à la mémoire de nos illustres compagnons disparus en priant le tout Puissant ALLAH pour que leurs âmes reposent en paix et qu’il leur accorde le Paradis, à min.

Conakry, le 4 Juillet 2019
Le Vice-Président Le Président
Ibrahima Sory DIOUMESSY El hadj Lansana CONDE

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3ème mandat : le président du collectif des journalistes pour le soutien aux actions présidentielles jette l’éponge

3 juillet 2019 à 12 12 19 07197
Ibrahima Kalil Diallo, président du collectif de soutien aux actions du président AC
Ibrahima Kalil Diallo, président du collectif de soutien aux actions du président AC

Le projet de nouvelle Constitution divise plus que jamais l’opinion publique guinéenne. Chaque camp affiche ouvertement sa position dans un contexte de plus en plus tendu. Le président du collectif des journalistes pour le soutien aux actions du président Alpha Condé, a annoncé son opposition à ce projet et jette ainsi l’éponge d’une structure qui avait fait jaser lors de sa création en septembre 2015.

Ibrahima Kalil Diallo l’a annoncé dans une interview à Guineematin.com dans la journée d’hier mardi, 02 juillet 2019. Selon lui, « ce projet de modification de la constitution ou de nouvelle constitution est un projet qui est contre le développement de la Guinée ».

Décryptage !

Guineematin.com : vous êtes le président du collectif des journalistes pour le soutien aux actions du président Alpha Condé. L’actualité est dominée aujourd’hui par la promotion d’une nouvelle constitution qui va permettre au président Condé de continuer à diriger la Guinée. Vous, quelle est votre position par rapport à cet état de fait ?

Ibrahima Kalil Diallo : nous sommes opposés à 1000% parce qu’il faut comprendre qu’aujourd’hui, tout guinéen réfléchi, tout patriote qui aime son pays ne pourrait pas accepter une telle démarche. Je crois qu’avant de continuer, il faut rappeler que le collectif des journalistes pour le soutien des actions présidentielles, qui est créé le 3 septembre 2015, c’était justement pour soutenir les actions présidentielles. Et pourquoi on l’a fait ? Parce que le président venait de faire 5 ans et on sait que pendant les cinq (5) premières années, il n’y a eu pas mal de problèmes : il y a eu Ebola, il y a eu les manifestations politiques successives qui ont fait que sur le plan économique, ça a posé beaucoup de tort. Donc, on a considéré qu’avec le deuxième mandat, le président Alpha Condé allait faire tout son possible pour sortir dans la Guinée de la situation dans laquelle elle est.

Guineematin.com : pour vous, la gestion de la Guinée depuis 2015 par le président Alpha Condé n’est pas une gestion saine ?

Ibrahima Kalil Diallo : fort malheureusement, après quatre ans de gestion de son second mandat, on n’a pas vu des choses concrètes qui pourraient amorcer vraiment le développement socio-économique de la Guinée. Moi, je crois qu’on ne peut pas, après neuf ans de gestion du pouvoir, on n’a pas pu construire de bonnes écoles, on n’a pas pu construire de bonnes routes, on n’a pas pu construire de bons hôpitaux et on n’a pas pu améliorer les conditions de vie des travailleurs, et on n’a pas pu rehausser le niveau de vie des populations guinéennes, et aujourd’hui on parle de modification de la constitution guinéenne. Donc, moi je pense que ce qu’on n’a pas pu faire en 9 ans, presque 10 ans, ce n’est pas en cinq ans qu’on va le faire. Et je crois que c’est une façon d’inciter le peuple de Guinée de parler de 3ème mandat. Je lance un appel à tout le peuple de Guinée, aux jeunes particulièrement, parce que là on est en train de jouer avec l’avenir de la jeunesse guinéenne. Moi, je pense que c’est un défi que le pouvoir en place est en train de lancer à la jeunesse guinéenne. Ce défi c’est quoi ? Le pouvoir veut dire, vous jeunes de Guinée, êtes-vous idiots ? Allez-vous accepter encore qu’on continue à piétiner votre avenir et éventuellement l’avenir de vos enfants ? Ou est-ce que vous avez pris conscience de la mauvaise gestion du pays qu’on est en train de faire ? Je crois que la jeunesse de Guinée a compris ce qui est train de se passer, qu’on est en train de les tromper. Donc, il ne sert à rien de continuer avec un système qui nous trompe, qui trompe la nation et qui veut mettre en cause l’avenir de la jeunesse. Donc moi, je ne suis pas partant, je ne soutiens pas. Je ne suis pas prêt à soutenir un projet de 3ème mandat. Moi, je pense que les cadres qui sont avec le président l’ont trompé, parce que je crois qu’en tant que président de la République, in n’a pas besoin de miser sur des cadres pour avoir telle ou telle localité. Ce que vous devez faire, c’est d’avoir de grands projets et les exécuter. Je vais donner l’exemple du président turc, Erdogan. Vous savez, le coup d’Etat dont il a été victime était sous le point de réussir. Mais, puisqu’il était avec le peuple, les gens se sont interposés et le coup d’Etat a échoué. Et c’est ce qu’on devrait faire ici. Malheureusement, ce sont des cadres qui se servent de la Guinée et non pour servir la Guinée. Ce sont des cadres qui ont servi au temps de Conté, qui ont servi au temps de Dadis. Ils se sont servis de ces chefs d’Etat, ils se sont servis de la nation guinéenne. Ces cadres qui se sont servis des régimes précédents, se sont ces mêmes cadres qui sont en train de se servir de ce régime-là. Moi, je pense que le président de la République doit faire beaucoup attention, qu’il pense à ce qui est arrivé à Dadis. Le peuple de Guinée a trop souffert, alors qu’on a toutes les potentialités qu’il nous faut pour aider les jeunes à avoir de l’emploi. Prenez le courant, on a dit qu’on a investi plus d’un milliard de dollars, mais voyez les résultats. On n’est pas satisfait à 100%, on n’a pas le courant, on n’a aussi pas de l’eau.

Guineematin.com : ce bilan que vous jugez négatif ne plaide pas en faveur du pouvoir en place. Vous avez décidé de démissionner. Est-ce que vous parlez à votre nom personnel ou-bien c’est au nom du collectif qui avait été constitué pour soutenir les actions présidentielles ?

Ibrahima Kalil Diallo : c’est un collectif qui était composé d’une vingtaine de membres, mais avec le temps, beaucoup en ont démissionné. Je parle en tant que président du collectif, mais j’en ai parlé à quelques amis qui désapprouvent le projet de nouvelle Constitution, mais qui ne sont pas prêts à parler. Mais moi, patriote que je suis, je ne peux pas me taire face à une telle situation. Je ne veux pas que l’histoire me condamne un jour. Quand on a mis le collectif, on nous a qualifiés de tous les noms, mais c’était une façon d’aider le pays, c’était une façon d’aider le pouvoir à aider le peuple. Malheureusement avec le temps, on a compris que les gens ne s’inscrivaient pas dans cette dynamique. Je crois qu’on ne peut plus continuer à le faire, on ne peut pas continuer à tromper le peuple.

Guineematin.com : pourquoi démissionner maintenant, après 4 ans d’activités, parce que c’est depuis 2015 que le collectif a été créé. Ou-bien c’est parce que vous n’avez pas suffisamment bénéficié des retombées de votre engagement auprès du président Alpha Condé que vous décidez vous aussi de partir, parce que vous n’avez été au tour de la mangeoire ?

Ibrahima Kalil Diallo, président du collectif de soutien aux actions du président AC

Ibrahima Kalil Diallo : je suis désolé. Je mets au défi quiconque. Nous n’avons jamais demandé à être ministre, nous n’avons jamais demandé à être directeur, loin s’en faut. C’est vrai que moi-même, à un moment donné, j’ai fait des démarches pour certains membres du collectif pour qu’ils soient engagés à la fonction publique. Mais ça, c’est pour des amis, ce n’est pas à titre personnel. Au début, ils ne se sont pas engagés pour avoir tout cela, mais c’est pour aider un pays. Il y a des gens qui ne font rien pour le pays, mais qui sont dans la fonction publique, des gens qui ont intégré la fonction publique pas de façon officielle d’ailleurs. Donc, c’était mérité aussi, donc j’ai engagé ces démarches. J’ai compris que ce n’était pas la peine. Ce n’est pas parce qu’on n’a pas bénéficié de quelque chose. Moi personnellement je suis interpellé par devoir patriotique. Je suis interpellé par l’Histoire. Je connais bien ce système, j’avoue qu’on ne peut pas leur faire confiance. Ce sont des trompeurs. A chaque fois qu’il y a du mouvement, on fait appel aux jeunes, on leur donne de l‘argent, 100 mille FG pour certains, peut-être 1 million pour les leaders. Les jeunes doivent éviter d’être manipulés. Ils doivent exiger de l’Etat de l’emploi décent. Ce projet de modification de la constitution ou de nouvelle constitution est un projet qui est contre le développement de la Guinée.

Guineematin.com : vous avez dit que dans la mise en place de ce collectif, vous aviez bénéficié du soutien de certains proches du pouvoir, mais à la fin les démarches menées pour l’engagement de certains membres à la fonction publique n’ont pas abouti. Est-ce que cela ne justifie pas votre déception aujourd’hui ?

Ibrahima Kalil Diallo : ça, il y a deux ans de cela. Après, on a engagé des activités. Moi personnellement, je n’étais pas partant, mais puisque certains amis souffraient, je me suis dit comme c’est moi qui les a engagés dans ce combat, moralement ça allait me réconforter que je puisse faire quelque chose pour eux. Donc, ce n’est nullement pas pour ça. Sinon, les gens voulaient qu’on s’engage pour la nouvelle Constitution, on n’aurait pu s’engager. Mais, on a compris qu’il faut penser au pays et non à nous.

Guineematin.com : maintenant que vous quittez le collectif des journalistes pour le soutien aux actions présidentielles, quels sont vos projets futurs ?

Ibrahima Kalil Diallo : je crois que moi et certains jeunes patriotes, de toutes les sensibilités, il y en a des journalistes, il y a des enseignants, il y a des étudiants, je crois que dans un avenir proche, si Dieu noue le permet, nous avons d’autres projets pour la Guinée. Pour le moment, je préfère ne pas le dire. Mais ce qui est clair, nous voulons que la Guinée aille de l’avant.

Propos recueillis par Ibrahima Sory et Alpha Kanso pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Débat d’orientation budgétaire : la corruption dénoncée par tous les acteurs

3 juillet 2019 à 11 11 47 07477
Dr Makalé Traoré, président de la coalition femmes et filles de Guinée à l’Assemblée nationale

C’est hier, mardi 2 juillet 2019, que le débat d’orientation budgétaire (2020-2022). Ces travaux constituent un espace d’échange entre le gouvernement, les acteurs de la société civile, le secteur privé et les bailleurs de fonds sur les orientations de politique générale du gouvernement et les priorités sectorielles des politiques publiques du gouvernement pour le développement économique et social du pays, sous l’égide de l’Assemblée nationale.

Le débat d’orientation budgétaire de cette année a permis aux députés et représentants de la société civile d’attirer l’attention du gouvernement sur la nécessité d’améliorer la gouvernance, de lutter contre corruption et de travailler à la transparence budgétaire.

C’est le Président de l’Assemblée nationale, Claude Kory Kondiano, qui a ouvert la cérémonie. Cette cérémonie solennelle a été suivie par l’intervention du ministre du budget, Ismael Dioubaté, qui avait à ses côtés, ses collègues du Plan, Hadja Mama Kanny Diallo, des Finances, Mamady Touré et le gouverneur de la Banque centrale, Dr Louncény Nabé.

Ismaël Dioubaté, ministre du Budget
Ismaël Dioubaté

Dans son discours de circonstance, le ministre du Budget a décliné la programmation budgétaire triennale (2020-2022) portant sur le cadrage macroéconomique. Selon les hypothèses budgétaires énoncées par Ismael Dioubaté, le taux de croissance évoluera de 6% de 2020 à 6,9% en 2022 et que l’inflation va baisser de 9,6% en 2020 à 9, 1% en 2022. Les recettes projetées sont chiffrées à 66 040 milliards de francs guinéens ; soit, une augmentation annuelle d’environ 15,74% contre 91 222,10 milliards de dépenses. Soit un accroissement moyen de 15,63%. Les dépenses d’investissement occuperont 33 709 milliards.

Dr Makalé Traoré de la coalition femmes et filles de Guinée,
Dr Makalé Traoré

En prenant la parole, Dr Makalé Traoré de la coalition femmes et filles de Guinée, a noté que ce débat d’orientation budgétaire, démarré en 2017, est salutaire. Mais, cette activiste de la société civile a formulé des exigences au gouvernement. « Nous demandons au gouvernement de voir la société civile comme un partenaire et non comme un adversaire. De ce fait, nous avons deux préoccupations. La première est la capture de la dividende démographique qui exige une attention particulière à la jeunesse qui occupe plus de 76% de la population. Cette couche mérite les attentions particulières du gouvernement », a notamment plaidé Dr Makalé Traoré.

La seconde préoccupation, selon la présidente du réseau des femmes anciennes ministres et parlementaires, est liée à la violence contre les filles et femmes. « Nous avons fait une enquête de 3 mois dans la région de Conakry. Nous avons trouvé 552 viols de petites filles et bébés. Ce n’est pas normal… », a-t-elle dénoncé, avant d’appeler le gouvernement à prendre des mesures adéquates afin de traduire en justice les violeurs et de faire baisser ce phénomène.

Pour elle, c’est pour toutes ces raisons que le gouvernement en présentant un budget macroéconomique doit penser à monter un budget microéconomique en vue de prendre en compte les préoccupations de la petite enfance, de la femme et des couches démunies.

Dansa Kourouma, président du conseil national des organisations de la société civile
Dansa Kourouma

De son côté, Dansa Kourouma, le président du conseil national des organisations de la société civile, est revenu sur certaines mauvaises pratiques qui caractérisent le budget de l’Etat. Il s’agit de la centralisation du budget ou encore de sa nomenclature incohérente. « Il faut que la nomenclature budgétaire change et que cela soit conforme aux priorités exprimées dans le PNDES. Cette exigence est une cohérence qui permet une traçabilité de l’exécution du budget. Il faut également que le budget augmente par rapport aux allocations des secteurs sociaux à savoir l’éducation et la santé », a indiqué Dr Dansa Kourouma.

Selon ce responsable du CNOSCG, la centralisation du budget a pour conséquence, sa vulnérabilité face à la corruption. « Si ceux qui montent le budget sont à Conakry, ceux qui le reçoivent à Conakry et ceux qui le contrôlent à Conakry, le budget va tourner entre ces trois groupes et les 70% des populations qui sont à l’intérieur du pays n’auront rien pour travailler. Ce qui n’est pas normal », a déploré Dansa Kourouma.

Pour remédier à cette situation, Dansa Kourouma lance un appel aux députés. « Il faut que les députés prennent leur responsabilité. Ce sont eux qui votent le budget. Ils doivent indiquer au gouvernement une nouvelle répartition du budget. Si ce n’est pas le cas, qu’ils s’abstiennent de le soutenir. Il ne s’agit pas d’augmenter le budget mais de le réorganiser en fonction des priorités. Aujourd’hui, la lutte contre la corruption et la promotion de la bonne gouvernance, on est à peine à 5% », a-t-il déploré.

Eric Cole, responsable technique des industries Topaz,
Eric Cole

De son côté, Eric Cole, responsable technique des industries Topaz, a décliné un chapelet de mesures, au nom du secteur privé guinéen, pour améliorer le climat des affaires en Guinée et permettre une participation effective et accrue de ce secteur dans le développement socio-économique du pays.

Ces mesures sont entre autres, la formation professionnelle et technique des jeunes, l’amélioration du cadre juridique, la lutte contre la concurrence déloyale, la viabilisation des zones franches, la construction des infrastructures de base, eau, électricité, les routes…

Enfin, plusieurs députés ont dénoncé la corruption qui gangrène l’administration publique, seule responsable de la gestion du budget de l’Etat. Les travaux vont se poursuivre ce mercredi dans des commissions établies à cet effet et seront sanctionnés par un rapport final, qui devrait servir de boussole au gouvernement.

Abdallah BALDE pour Guineematin.com

Tél. : 628 08 98 45

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Siguiri : deux orpailleurs tués et 4 autres blessés par la foudre à Doko

3 juillet 2019 à 10 10 44 07447
image d’archive

Deux jeunes orpailleurs ont été tués et 4 autres blessés par la foudre dans une mine d’or à Salah, relevant du district de Tombökö, dans la commune rurale de Doko, à Siguiri. Les faits se sont produits dans la journée d’hier, mardi 02 juillet 2019, alors qu’une fine pluie, accompagnée d’une tornade, s’abattait sur les lieux, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Selon nos informations, cet incident malheureux s’est produit aux environs de 16 heures. Les victimes travaillaient dans une mine d’or quand la pluie, accompagnée d’un vent violent, les a trouvés sur les lieux. Les deux défunts sont Ousmane Barry et Ibrahima Kéita, âgés tous les deux de 25 ans, tous originaires de Mamou, mariés et père d’un enfant pour chacun.

Selon Mamady Keïta, président du district de Tombökö, « ce sont des orpailleurs qui travaillaient dans la mine. Mais eux, la manière dont ils exploitent les mines fait qu’ils n’arrêtent pas de travailler sous la pluie. Ils travaillaient quand la pluie et le vent violent ont commencé, accompagnés des bruits de la tornade. La foudre a atteint les six (6) personnes. Deux (2) ont trouvé la mort et les quatre (4) autres ont été blessés ».

Les corps des deux (2) jeunes décédés ont été renvoyés à Mamou. Les quatre (4) autres blessés ont été admis au poste de santé de Tombökö.

De Siguiri, Bérété Lanceï Condé pour Guinematin.com

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Labé : torturée par sa tutrice, Mabinty Camara recueillie par les autorités en charge de l’enfance

3 juillet 2019 à 9 09 56 07567

Au moment où l’humanité vient à peine de sortir du mois de juin, consacré mois de l’enfant, les mineurs continuent de vivre des situations difficiles. A Labé, une fillette âgée de 10 ans, victime de mauvais traitements de la part de sa tutrice, a préféré fuir de son domicile. L’affaire a été portée au niveau des autorités en charge de l’enfance qui ont pris en charge la gamine, rapporte l’un des correspondants de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Les faits se sont déroulés au quartier Pounthioun, dans la commune urbaine de Labé. Mabinty Camara, âgée de 10 ans, maltraitée à plusieurs reprises par sa tutrice, a fini par s’enfuir pour mettre fin à son calvaire. Selon nos informations, la fillette est originaire de Kindia. Interrogée par notre reporter, Mabinty Camara a expliqué sa mésaventure : « mes parents vivent à Kindia. C’est l’année dernière qu’ils m’ont mise à la disposition d’une parente de ma marâtre. Et nous sommes venues ensemble à Labé. Mais, depuis qu’on est venu, c’est le calvaire total. Je faisais beaucoup de travaux à la maison. Je faisais la lessive, je nettoie la cuisine, ensuite je termine par la maison. Si je ne fais pas exactement toutes ces tâches, je suis sévèrement corrigée. Je souffrais de trop. Quand j’ai eu peur de ses menaces, j’ai profité de son absence pour prendre la fuite et aller chercher refuge auprès d’une famille, très loin du quartier où je suis. J’ai passé la nuit chez eux. Je ne veux plus repartir dans cette famille, je veux retourner à Kindia, chez mes parents », a dit la fillette, en sanglots.

Les autorités préfectorales en charge de l’action sociale et de la petite enfance ont été saisies du dossier. Fatoumata Diakité, la directrice préfectorale de l’action sociale de Labé, est revenue à son tour sur ce qui a été fait devant ce cas. « Lorsque nous avons vu cette fille, elle avait tout le corps cicatrisé par des traces de maltraitance. Quant nous avons interrogé la petite, elle a dit que sa tutrice l’attache souvent pour la frapper. Comme la fille nous a dit qu’elle n’est pas prête à retourner au près de sa tutrice, nous l’avons prise et nous l’avons confiée à l’ONG Sabou Guinée, qui est une ONG de protection des enfants, en attendant la suite des enquêtes. On a cherché à rencontrer sa tutrice, et personnellement, je l’ai mise en garde, qu’au cas où la fille retourne chez elle, elle doit la prendre comme son enfant et elle doit être scolarisée… »

Aux dernières nouvelles, on apprend que la directrice préfectorale de l’action sociale de Labé devait se concerter avec L’ONG Sabou Guinée pour décider soit d’un éventuel retour de la fille à Kindia chez ses parents, soit d’un placement dans une famille d’accueil pour la scolariser dans la ville de Labé.

Depuis Labé, Alpha Boubacar Diallo pour Guineematin.com

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Viol sur deux fillettes de 8 et 10 ans à Koloma : un maitre coranique au tribunal

3 juillet 2019 à 9 09 18 07187

Harouna Diallo est détenteur d’un centre coranique à Koloma, dans la commune de Ratoma. Il a été arrêté et placé sous mandat de dépôt au mois de novembre 2018 pour le viol de deux fillettes qu’il avait la charge d’enseigner le Coran. Ses présumées victimes sont âgées de 8 et de 10 ans. Son procès s’est ouvert hier, mardi 2 Juillet 2019, devant le tribunal criminel de Dixinn pour viol sur mineures. Et, l’accusé a plaidé non coupable des faits mis à sa charge, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui a suivi cette audience.

Âgé de 48 ans, Marié et père de six (6) enfants, Harouna Diallo dit ne rien comprendre dans cette affaire qui l’a pourtant conduit devant le tribunal. Une affaire dans laquelle il est poursuivi pour le viol de deux fillettes dont il avait la charge d’enseigner le Coran.

Selon l’accusation, c’est par surprise que Harouna a pris ses victimes. « Il a demandé aux fillettes de balayer et de laver la salle de lecture. Mais, pendant qu’elles exécutaient ces tâches, Harouna s’est introduit dans la salle. Il a fermé la porte à clé. Et, il a ensuite abusé des fillettes », apprend-on de l’ordonnance de renvoi.

Ces propos sont réitérés par la mère d’une des victimes. Cette mère de famille de 26 ans indique que Harouna Diallo a commencé par la plus grande (celle qui est âgée de 10 ans). « Il a l’habitude d’envoyer les filles puiser de l’eau pour laver la salle. Ce jour-là, il a dit aux filles de laver la salle. C’était après la lecture du Coran à 18 heures. Pendant que les petites faisaient ce travail, Harouna s’est introduit dans la salle… Il a commencé par celle qui a 10 ans. Et, quand ma fille de 8 ans est venue le trouver couché sur cette autre fille, elle a crié et a voulu s’enfuir de la salle. C’est en ce moment que Harouna a laissé la fille de 10 ans pour aller s’attaquer à ma fille. Il a mis sa main sur sa bouche pour l’empêcher de crier. Et, ensuite, il a abusé d’elle. Quand il a fini, il a donné 500 francs guinéens à chacune des filles », a expliqué la mère de la fillette de 8 ans.

Appelé à la barre, Harouna Diallo s’est inscrit en faux contre ces accusations. Le maitre coranique jure de n’avoir jamais touché ces fillettes.

« Ce jour-là, on a fini la lecture à 18 heures. J’ai fermé le centre vers 18h15 ou 18h30 comme ça. Je suis allé à la mosquée pour la prière de 19 heures. C’est pendant que j’étais à la mosquée qu’un homme m’a appelé pour me dire qu’il était au centre et qu’il voulait inscrire son enfant. Je lui ai dit d’attendre le lendemain matin ; mais, il m’a dit qu’il est en instance de voyage… Quelques minutes après, une femme aussi m’a appelé pour me dire de la retrouver au centre. Je me suis dit d’aller voir ce qu’il y avait là-bas. C’est ainsi que je me suis rendu au centre après la prière de 20 heures. Dès que je suis arrivé, j’ai entendu des cris et des jeunes sont subitement venus se jeter sur moi en me donnant des coups. J’ai crié à l’aide et les voisins sont venus me secourir… C’est après qu’on m’a dit que j’ai violé deux fillettes qui sont mes élèves. On m’a dit de reconnaitre et après, nous allons trouver une solution à l’amiable. J’ai dit non. Comme vous dites que j’ai violé ces filles, envoyons-les chez un spécialiste… Je n’ai jamais touché ces filles », a expliqué l’accusé, qui dit avoir une soixantaine d’élèves dans son centre qu’il a ouvert il y a au moins 2 ans maintenant.

« Les victimes disent que vous les avez violées ! », affirme le tribunal.

« Je n’ai jamais fait ça. Elles-mêmes savent que c’est faux », rétorque Harouna Diallo.

Et, le tribunal d’interroger : « avez-vous demandez ce jour-là à ces deux filles de balayer et de laver le centre ? »

« Oui ! Mais, c’est la terrasse qu’elles ont lavé. Et, elles sont rentrées juste après ça. Car, lorsque je fermais le centre, il n’y avait que quatre jeunes garçons qui jouaient au football dans la cour », a répondu Harouna Diallo.

Revenue à la barre pour un complément d’informations, la mère de la fillette de 8 ans a expliqué que les fillettes qui habitent dans la même cour vont chaque fois au centre coranique à 15 heures pour toujours revenir à 18 heures. Et, c’est le jour du viol seulement qu’elles sont restées jusqu’au-delà de 18 heures.

« Comment étaient les filles quand elles sont revenues du centre ? », demande alors le ministère public.

Et, la mère de famille de répondre : « Elles pleuraient et marchaient difficilement. Quand j’ai enlevé le pagne de ma fille, j’ai vu du sperme. Je l’ai immédiatement conduite dans une clinique non loin de chez nous ».

Faisant lecture du rapport médicolégal versé au dossier, le tribunal affirme que la fillette de 8 ans a une défloraison ancienne. Mais, la mère de celle-ci précise que c’est Harouna Diallo qui est aussi l’auteur de cette défloraison. « Quand cette affaire a éclaté, les filles ont dit que Harouna avait menacé de les frapper si elles en parlaient à quelqu’un », a-t-elle laissé entendre.

« A ce stade, que demandez-vous au tribunal ? » interroge le juge Aboubacar Mafering Camara.

« Je veux l’application de la loi et le remboursement des frais médicaux de ma fille. Je demande aussi à Harouna de faire pour ma fille tout ce qu’on doit faire pour une fille qui se marie. Et, j’estime cela à 5 millions de francs guinéens », a répondu la mère de famille.

Le tribunal a finalement renvoyé l’affaire au mardi prochain pour la suite des débats.

Mamadou Baïlo Keïta pour Guineematin.com

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Justice : après plus de 3 ans de détention préventive, Djouma Barry pourrait recouvrer sa liberté

3 juillet 2019 à 8 08 46 07467

Placé sous mandat de dépôt le 23 novembre 2015, Mamadou Djouma Barry espère sortir de prison dans quelques jours. En audience criminelle hier, mardi 02 Juillet 2019, le ministère public a requis la relaxe à son encontre pour « crime non constitué », a appris un reporter de Guineematin.com qui était sur place.

Selon l’empereur des poursuites, il n’existe aucune preuve qui permet au parquet de demander au tribunal d’entrer en condamnation pour les faits de vol à mains armées contre l’accusé qui a déjà fait 3 ans et 7 mois de détention à la maison centrale de Conakry. La décision du tribunal est attendue pour le mardi prochain. Et, s’il suit les réquisitions du ministère public qui demande l’application de l’article 544 du code de procédure pénale, Mamadou Djouma Barry pourrait recouvrer sa liberté la semaine prochaine.

Mamadou Djouma Barry a été trimbalé en justice par un certain Mamadou Barry qui l’accuse de vol à mains armées. Les faits se seraient produits au mois de novembre 2015 à Kobayah, dans la commune de Ratoma. Et, selon le ministère public, Mamadou Barry revenait d’une soirée dansante lorsque soudainement deux individus ont surgi devant lui. « Ils lui ont retiré sa moto et des téléphones. Le matin, quand il a informé le quartier, les gens ont dit qu’il ne pourrait s’agir que de Mamadou Djouma Barry. C’est ainsi que ce dernier a été interpelé pour ensuite être conduit devant notre parquet », a expliqué le procureur Boubacar I Bah, qui précise que depuis l’enquête préliminaire, la partie civile n’a jamais voulu comparaitre pour donner sa version des faits.

Interrogé par le tribunal criminel de Dixinn, Mamadou Djouma Barry a rejeté en bloc les accusations portées contre lui. « Cette nuit, je ne suis allé nulle part. J’étais malade et je souffrais de paludisme. Le lendemain matin, je suis allé dans un café pour prendre de l’air. C’est là que des agents sont venus m’arrêter. Ils ont dit que c’est moi qui ai attaqué monsieur Barry avec des armes… Même une aiguille n’a pas été retrouvée sur moi au moment de mon arrestation », a confié l’accusé.

Dans ses réquisitions, le ministère public a simplement demandé au tribunal de relaxer l’accusé pour crime non constitué. « La partie civile n’a jamais voulu se présenter devant votre tribunal. Et, l’accusé n’a jamais reconnu les faits. Il n’existe aucun témoin, aucune preuve qui permet au parquet de demander au tribunal d’entrer en condamnation pour les faits de vol à mains armées poursuivis contre Mamadou Djouma Barry. C’est pourquoi, le ministère public demande qu’il vous plaise de faire application de l’article 544 du code de procédure pénale et de renvoyer l’accusé des fins de la poursuite pour crime non constitué », a requis le procureur audiencier, Boubacar I Bah.

Sans trop de commentaires, l’avocat de la défense a emboité le pas au ministère public, tout en demandant au tribunal de statuer sur siège. Car, soutient-il, « mon client a trop souffert de cette détention arbitraire qui n’a que trop duré. Donc, je vous demande de corriger rapidement les graves erreurs de nos OPJ (officiers de police judiciaire) ».

Finalement, le tribunal a mis l’affaire en délibéré pour décision être rendu le mardi prochain.

Mamadou Baïlo Keïta pour Guineematin.com

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