Mort de Kéléfa Sall, Séjour à l’étranger : Cellou Dalein tire à boulet rouge sur Alpha Condé

27 juillet 2019 à 23 11 07 07077

Fraîchement rentré en Guinée (après un séjour de plus de deux semaines à l’extérieur), Cellou Dalein Diallo a présidé ce samedi, 27 juillet 2019, l’assemblée générale hebdomadaire de son parti (union des forces démocratiques de Guinée). L’ancien Premier ministre et député à l’Assemblée nationale a rendu hommage à Kelefa Sall (ancien président de la cour constitutionnelle, décédé aujourd’hui), avant de faire le compte rendu de sa récente mission au cours de laquelle il s’est rendu aux Etats Unis, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui était au siège de l’UFDG.

C’est visiblement un Cellou Dalein Diallo très affligé qui a pris la parole ce samedi devant ses militants fortement mobilisés au siège de son parti à la minière. La prestation des artistes et la danse des femmes qui magnifiaient le parti et ses cadres, ont eu du mal à arracher un sourire au leader de l’UFDG.

A sa prise de parole, Cellou Dalein Diallo a annoncé un chèque de 400 millions de francs guinéens en faveur des déguerpis de Kaporo-rails. Un chèque qui a été remis séance tenante aux bénéficiaires, à travers le bureau de leur association.

« Vous n’êtes pas sans savoir qu’à la suite de cette opération de déguerpissement brutale et inhumaine du gouvernement, l’UFDG avait lancé un SOS en faveur des victimes. Cet appel a été largement entendu par les structures de l’UFDG, mais aussi des bonnes volontés qui nous ont fait confiance et qui sont passés par l’UFDG pour apporter leur soutien à nos compatriotes qui vivaient à Kaporo-rails. Nous avions déjà procédé à la remise d’un premier chèque de 400 millions de francs guinéens et pris en charge l’évacuation en Tunisie de la jeune demoiselle qui avait été victime d’une violence inouïe et qui avait perdu son nez. Donc, aujourd’hui, au nom de tous ceux qui ont contribué, nous allons remettre le deuxième chèque de 400 millions de francs guinéens au bureau de l’association des victimes de Kaporo-rails », a dit Cellou Dalein Diallo, tout en tendant ledit chèque au président de l’association des victimes de Kaporo-rails.

Le leader de l’UFDG a ensuite demandé à l’assistance d’observer une minute de silence en hommage à Kéléfa S all, l’ancien président de la cour constitutionnelle de Guinée.

« Nous avons perdu un grand patriote aujourd’hui. Kéléfa Sall n’est plus. Il n’a pas pu survivre à l’injustice, à la brutalité, au coup de force dont il a été victime de la part d’Alpha Condé. Il est décédé ce matin. Nous sommes tous tristes. Nous allons observer une minute de silence et prier pour le repos de cet homme de conviction, de ce magistrat brillant qui a eu le courage de ses convictions », a indiqué Cellou Dalein Diallo.

Parlant de son séjour à l’extérieur de la Guinée, le leader de l’UFDG a évoqué les rencontres et l’accueil dont il a bénéficié pendant sa mission.

« Comme vous le savez, j’ai été absent pendant une vingtaine de jours de Conakry. J’ai commencé par prendre part à la réunion du comité exécutif de l’internationale libéral dont je suis vice-président exécutif. La réunion s’est très bien passée. Je suis le seul membre du bureau de l’Afrique au sud du Sahara ; et, donc, j’ai essayé de représenter valablement la région et l’UFDG… Bien entendu, je n’ai pas manqué d’attirer l’attention de mes collègues sur ce qui prévalait en Guinée. Et, ils n’ont pas manqué d’exprimer leur solidarité. Ils feront preuve de vigilance par rapport à ce qui se passe… Après le congrès, j’ai été reçu par la fédération de l’UFDG en Grande Bretagne où il y a eu un meeting géant. J’ai expliqué comment les élections locales se sont passées, comment le pouvoir a refusé d’organiser les élections législatives à bonne date et surtout les velléités d’Alpha Condé de changer de constitution pour s’octroyer le droit d’être candidat en 2020. Nos militants et sympathisants de Londres ont promis d’apporter leur contribution au combat que mène le FNDC et l’opposition républicaine dans le refus catégorique de permettre à Alpha Condé de prendre un troisième mandat… Après, je suis allé aux Etats Unis où j’ai eu l’honneur d’être reçu par la secrétaire générale adjointe des nations unies. Madame Rose Marie a été très réceptive au message que j’ai délivré… Et, croyez-moi, aux nations unies, on a du respect pour l’UFDG et son président. Malgré toutes les velléités d’Alpha Condé de présenter l’UFDG comme un parti violent, à l’international, on sait que nous sommes des hommes et des femmes de paix. Nous nous battons, par les moyens légaux, pour l’instauration d’une démocratie apaisée et un Etat de droit neutre et impartial, mais vigilant sur le respect des droits des citoyens », a confié Cellou Dalein Diallo.

Pour convaincre l’opinion sur les intentions malveillantes de l’actuel chef de l’Etat guinéen à l’égard de l’UFDG, Cellou Dalein Diallo a accusé Alpha Condé d’avoir fait une vidéo pour dire que l’UFDG est violent.

« Ça a gêné Alpha Condé qu’il a fabriqué lui-même un film pour montrer Cellou Dalein dans ses manifestations pour essayer de montrer que je suis un homme violent. Je ne parlerais pas des arrestations et tortures infligées à Grenade (Boubacar Diallo) pour qu’il dise que c’est l’UFDG qui tuait ses propres manifestants. Alpha Condé lui-même a supervisé le montage d’un film montrant ici lorsque j’ai dit : est-ce que vous êtes prêts à mourir pour la démocratie et la liberté ? on a coupé Liberté et on distribue ça à la presse, aux chefs d’Etats, aux parlementaires, aux diplomates. Parce que l’image d’un parti républicain attaché à la paix et à l’unité de la nation qui est reconnu à l’international le dérange. Il voulait détruire ça ; mais, c’est un échec cuisant pour lui », a dit Cellou Dalein Diallo.

Revenant, à son compte rendu, le leader de l’UFDG a évoqué les rencontres qu’il a eu dans le pays de ‘’l’Oncle Sam’’.

« Aux Etats unis, j’ai pu rencontrer le secrétaire d’Etat adjoint chargé des affaires africaines. J’ai rencontré aussi le sous-secrétaire général chargé de la démocratie, des droits humains et du travail. Également, j’ai rencontré beaucoup d’autres structures, des fondations, … Partout, on nous a reçu avec beaucoup de respects, de considérations et d’attention.

Bien entendu nous avons rencontré nos structures à New York. Les gens se sont mobilisés et m’ont chargé de vous transmettre leurs félicitations pour le combat que nous sommes en train de mener. Ils sont aussi prêts à lutter vaillamment contre le troisième mandat au sein du FNDC dont les structures sont en train d’être mise en place.

A Washington, nous avons fait un meeting géant. Les compatriotes se sont mobilisés et nous avons délivré votre message ; celui de l’UFDG, de l’opposition républicaine et le FNDC », a indiqué Cellou Dalein Diallo.

Pour terminer son allocution, le leader de l’UFDG a demandé à ses militants de « rester mobilisés pour barrer la route aux promoteurs du troisième mandat, achever le processus des élections locales, obtenir l’assainissement du fichier électoral et exiger des élections libres et transparentes » en Guinée.

Mamadou Baïlo Keïta pour Guineematin.com

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Kaporo-Rails, Kipé 2 et Dimesse : les victimes s’opposent à tout investissement chez eux

27 juillet 2019 à 21 09 41 07417

« Aucune disposition contenue dans les textes juridiques en vigueur en République de Guinée ne permet de justifier l’urgence de détruire 1769 bâtiments et transformer 19 mille 219 citoyens guinéens en réfugiés dans leur propre pays », a notamment indiqué le collectif des victimes du déguerpissement de Kaporo-Rails, Kipé 2 et Dimesse 2019, dans sa déclaration No 5, rendue publique ce samedi, 27 juillet 2019.

Guineematin.com vous propose, ci-dessous, l’intégralité de cette déclaration : Le collectif des victimes du déguerpissement de Kaporo-Rails, Kipé 2 et Dimesse 2019 informe l’opinion nationale et internationale de l’existence de manœuvres de déstabilisation entreprises par des groupuscules en mal de crédibilité. A cela s’ajoute le fait que des menaces pèsent sur les écoles, les lieux de culte et autres dans le but d’empêcher quelque rassemblement que ce soit des victimes de déguerpissement de Kaporo-Rails, Kipé 2 et Dimesse.
Le collectif tient par ailleurs à préciser que la procédure judiciaire qu’il a engagée contre l’Etat guinéen à la Cour de justice de la CEDEAO suit son cours.

Depuis le 3 juin 2019, la Guinée a bénéficié à deux reprises de délais pour faire parvenir à la cour ses observations écrites à travers l’agent judiciaire de l’Etat. Finalement, le 09 juillet dernier Maître Joachim Gbilimou mandaté pour défendre l’Etat guinéen dans cette affaire a demandé 30 jours supplémentaires pour rédiger ses observations. La cour de la CEDEAO qui a reçu la lettre No 205/JG/CKRY/2019/ l’a jugé recevable.

Les sorties médiatiques de Maître Mory Doumbouya, agent judiciaire de l’Etat relatives à un rejet de la demande de mesures provisoires ne sont que de la pure propagande pour intoxiquer l’opinion nationale et internationale. Il reste que le 8 juillet, le greffier en chef de la plus haute juridiction de la CEDEAO a fixé la prochaine audience au 8 novembre 2019 à 10h à Abuja.

Aucune disposition contenue dans les textes juridiques en vigueur en République de Guinée ne permet de justifier l’urgence de détruire 1769 bâtiments et transformer 19 mille 219 citoyens guinéens en réfugiés dans leur propre pays.

Il apparait clairement que cette opération de démolition porte le sceau de la haine, des règlements de compte et de l’inhumanité et ne saurait être mise au compte d’une quelconque utilité publique.

L’on notera par ailleurs le silence assourdissant des institutions nationales en charge des questions sociales, des droits de l’Homme et de l’humanitaire. C’est le cas de l’assemblée nationale, du conseil économique et social, de l’INIDH, du secrétariat général aux affaires religieuses etc.

Le collectif exprime toute la reconnaissance des victimes à tous les compatriotes ainsi qu’aux citoyens étrangers qui, dans l’anonymat ou pas, à titre individuel ou au sein des organisations sociales, apolitiques ou politiques, ont eu, et continuent à témoigner leur compassion et leur solidarité pendant ces moments de détresse.

Le collectif réaffirme la volonté inébranlable des victimes à ne jamais renoncer à leurs droits ainsi que leur détermination à user de tous les moyens légaux pour être rétablis absolument et entièrement dans leurs droits. En conséquence, le collectif met une nouvelle fois en garde contre toute occupation ou investissement à quelque titre que ce soit sur les biens spoliés.

Le Collectif

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Cheikh Fantamady Condé sur le décès Kéléfa Sall : « la Guinée a perdu un guerrier »

27 juillet 2019 à 19 07 50 07507

C’est à l’âge de 61 ans que Kéléfa Sall, l’ancien président de la Cour Constitutionnelle, a répondu à l’appel de Dieu dans la matinée de ce Samedi 27 juillet 2019, à Conakry. La nouvelle a plongé ses proches, collaborateurs, amis et connaissances dans une grande tristesse, a constaté sur place Guineematin.com à travers deux de ses reporters.

Selon nos informations, Kéléfa Sall était malade ces derniers temps. Apres avoir suivi des soins en France, il est finalement rentré au pays. Il a été rappelé à Dieu ce samedi matin à l’hôpital Sino guinéen.

Cheick Fantamady Condé, secrétaire général de la Cour Constitutionnelle
Cheick Fantamady Condé, secrétaire général de la Cour Constitutionnelle

Ses proches collaborateurs lui ont rendu un vibrant hommage. C’est le cas de Cheick Fantamady Condé, le secrétaire général de la Cour Constitutionnelle qui affirme que la Guinée a perdu un guerrier. « Cette disparition est pour nous une perte immense et nous en ressentirons les effets très longtemps. Vous savez, Mr Kéléfa Sall fût un éminent magistrat, donc se sont les magistrats de la Cour Constitutionnelle évidement qui sont en première ligne en ce qui concerne ce qui sera fait pour lui rendre les honneurs qui lui sont dus. Kéléfa Sall a été un proche collaborateur et nous étions avant tout des amis et cette amitié et cette fraternité ont survécu à son départ de la tête de l’institution qui, depuis sa création, je suis le secrétaire général, on a toujours eu une relation forte jusqu’à ce jour où Dieu l’a rappelé à lui. La Guinée a perdu un guerrier. Nous prions Dieu pour le repos de son âme », a dit monsieur Condé.

Camara Alassane Naby, Directeur adjoint de l’école de la magistrature, centre de formation judiciaire

Pour sa part, le directeur adjoint de l’école de la magistrature, centre de formation judiciaire, Camara Alassane Naby, a vanté les mérites du défunt. « Je présente d’abord mes condoléances à la famille judiciaire, à la famille de feu Kéléfa Sall. C’est une énorme perte que nous avons enregistré aujourd’hui. Mr Kéléfa Sall a été au devant de la lutte pour l’amélioration des conditions de vie des magistrats, c’est grâce à lui que l’Association des Magistrats de Guinée a été reconnu sur le plan international, grâce à son combat depuis 2006, nous avons été membres de l’Union Internationale des Magistrats à part entière. Kéléfa et moi avons effectué beaucoup de voyages dans le cadre de l’amélioration des conditions de vie des magistrats. C’est grâce à lui que le statut particulier des magistrats a été signé. La magistrature guinéenne a perdu un grand homme ».

Sidy Mouctar Diko, porte parole de la famille Sall

Le porte-parole de la famille, Sidy Mouctar Diko, a tout d’abord remercié tous ceux qui ont effectué le déplacement avant d’indiquer la prochaine démarche qui sera faite dans le cadre des obsèques. « Mr Kéléfa Sall fût un éminent magistrat, qui est sorti de l’école nationale de magistrature de Bordeaux avec une moyenne de plus de 16 et donc respecté par toute la corporation, par l’ensemble des magistrats. Au nom de la famille éplorée, nous voudrons rendre hommage à Mr Kéléfa Sall. Nous en aurons l’occasion lors de la cérémonie des obsèques, mais en même tant remercié tous ceux qui ont effectué le déplacement pour venir aujourd’hui partagé avec nous la douleur survenue suite à cette disparition tragique. La Guinée toute entière perd un homme de haute valeur ».

Salimatou Diallo et Fatoumata Diouldé Diallo pour Guineematin.com

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Ibrahima Bangoura de l’UFR : « le président de la CENI est un missionnaire »

27 juillet 2019 à 19 07 34 07347

Lors de l’assemblée générale hebdomadaire de l’UFR de ce samedi, 27 juillet 2019, l’honorable Ibrahima Bangoura, vice-président de la formation politique, s’en est pris à la CENI et son président. Il accuse Me Amadou Salifou Kébé, à la tête de l’institution électorale, d’être un missionnaire prêt à tout faire pour satisfaire les désidératas du pouvoir, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui était sur place.

L’assainissement du fichier électoral avant la tenue des prochaines élections législatives, c’est la revendication fondamentale de l’opposition guinéenne dont est membre l’Union des Forces Républicaines (UFR). Mais, le parti de Sidya Touré dit constater que la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI) n’est pas engagée à aller dans ce sens. L’honorable Ibrahima Bangoura, député et vice-président du parti, pointe un doigt accusateur sur le président de la CENI qu’il dit être en mission du pouvoir.

Honorable Ibrahima Bangoura, vice-président de l'UFR
Honorable Ibrahima Bangoura, vice-président de l’UFR

« A la retraite de Kindia, la CENI avait fait une estimation comme quoi, les élections législatives allaient se tenir dans les 220 jours. Ça, c’était une estimation. Mais aujourd’hui, on se rend compte que nous ne sommes plus à la fin de l’année mais nous avons dépassé la fin de l’année. Parce qu’à l’époque, on cadrait ce chronogramme à la fin de l’année. Mais aujourd’hui, il y a un glissement avec ce chronogramme. Cela veut dire que si nous devons tenir les élections législatives, au mieux, ça serait vers la fin du mois de mars voire la fin du mois d’avril 2020.

Et, c’est pour cela que la CENI est en train de précipiter les choses. Mais comme eux ils sont en mission, le président qui est là-bas, il en mission, c’est un missionnaire, il précipite les choses pour que les désidératas de ceux qui l’ont envoyé soient satisfaits. Nous ne serons jamais d’accord. Nous les attendons, parce tout ce qui se fait est dans le but d’octroyer un troisième mandat au Président de la République. Ce, contre lequel nous allons nous battre. Et, je crois que cela n’aura jamais lieu ici », a dit l’opposant.

Abondant dans le même sens, le chargé de communication et de la formation politique de l’UFR a indiqué que le pouvoir compte sur les élections législatives pour faire passer son projet de nouvelle constitution et permettre au président Alpha Condé de briguer un troisième mandat. Pour Ahmed Tidiane Sylla, le président de la République et son camp ont compris que le référendum constitutionnel ne pourra pas avoir lieu et c’est pourquoi ils veulent tout faire pour avoir une majorité leur permettant de faire passer la nouvelle constitution au parlement. D’où le manque de volonté de la CENI, dit-il, d’assainir le fichier électoral.

« Aujourd’hui, Alpha Condé s’est rendu compte qu’on ne peut pas aller à un 3ème mandat. Il n’a aucune possibilité d’aller à un référendum. Les populations, que ce soit à l’extérieur où dans les différentes régions du pays, les gens sont hostiles à cela. Le plan B aujourd’hui pour Alpha, c’est de faire en sorte qu’on aille à des élections législatives précipitées avec ce fichier qui contient plus d’un million d’électeurs fictifs afin d’avoir une majorité qualifiée. Parce quand vous avez plus d’un million 500 fictifs, ça vous fait déjà plus de 30 députés. Donc s’il a une majorité qualifiée, à partir l’Assemblée, il peut modifier la constitution. S’il a les 2/3 il peut faire sauter le verrou. Donc c’est pourquoi nous disons qu’Inovatrix (l’opération choisi pour procéder à la révision du fichier électoral) est égal à un 3è mandat », a dit Tidiane Sylla.

Mamadou Bhoye Laafa Sow pour Guinémeematin.com

Tel: 622919225 / 666919225

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Décès de Kéléfa Sall : Doura Chérif se souvient « d’un magistrat intègre et courageux »

27 juillet 2019 à 17 05 51 07517

Le décès brutal de Kéléfa Sall, l’ancien président de la Cour Constitutionnelle, suite à une crise cardiaque ce samedi, 27 juillet 2019, a plongé ses proches, amis et connaissances dans une grande tristesse. Depuis l’annonce de cette nouvelle, le domicile mortuaire, sis à Taouyah, ne désemplit pas. Le célèbre Doura Chérif et Abdourahmane Sanoh de la PCUD font partie des personnalités venues compatir à la douleur de la famille Sall, a constaté sur place Guineematin.com à travers deux de ses reporters.

De nombreuses personnalités ont pris d’assaut le domicile de feu Kéléfa Sall dans la matinée de ce samedi. Doura Chérif, ancien président de la Cour d’assises de Conakry et Abdourahmane Sanoh, président de la Plateforme des Citoyens Unis pour le Développement (PCUD) ont exprimé leur émotion devant cette perte immense pour notre pays.

Maître Douré Chérif sur le décès de monsieur Kèlèfa Sall

Maitre Doura Chérif, reconverti en avocat, se souvient d’un magistrat intègre et courageux. « C’est vraiment la grande émotion qui m’étreint face à cette perte cruelle. Pour parler de l’homme que j’ai connu, nous avons longtemps travaillé ensemble, c’était vraiment un magistrat intègre et courageux, qui a aimé la justice, qui s’est fait remarqué en bien. Donc, c’est avec beaucoup de peine que j’assiste aujourd’hui à ses obsèques, à son jeune âge. Il avait encore le temps de servir ce pays, malheureusement Dieu en a décidé autrement. Nous sommes tous obligés d’accepter sa perte cruelle. C’est une occasion pour moi de présenter mes condoléances à toute la famille judiciaire, à tout le peuple de Guinée et aux membres de la Cour Constitutionnelle ».

Abdourahmane Sanoh, président de la PCUD et Coordinateur national du FNDC
Abdourahmane Sanoh, président de la PCUD et Coordinateur national du FNDC

De son côté, le président de la Plateforme des Citoyens Unis pour le Développement (PCUD), Abdourahmane Sanoh, indique que monsieur Sall a été cet homme responsable qui a su assumer ses choix. « Ecoutez, c’est vraiment un moment de tristesse pour le pays. Mais, vous comprendrez que nous portions les mêmes émotions, face au décès d’un homme qui a joué un rôle et qui a failli jouer un rôle extrêmement important dans notre pays en ce qui concerne la consolidation de la paix et surtout de la démocratie en Guinée. Le destin a voulu que les choses soient autrement. On peut dire que l’homme a laissé dans la mémoire collective un souvenir immense de démocrate et d’Homme honnête, de quelqu’un de responsable, qui peut assumer ses convictions et qui voulait faire en sorte que notre pays puisse consolider sa jeune démocratie. En ce moment précis, ma pensée va à sa famille. Je voudrais présenter mes condoléances à la famille éplorée, mais aussi au peuple de Guinée qui a perdu un de ses fils ».

Salimatou Diallo et Fatoumata Diouldé pour Guineematin.com

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Décès de Kèlèfa Sall : plusieurs personnalités à son domicile

27 juillet 2019 à 16 04 51 07517

Le décès de Kèlèfa Sall, l’ancien président de la Cour constitutionnelle, a ému plus d’un. Depuis l’annonce de sa mort, de nombreuses personnes rallient son domicile situé au quartier, dans la commune de Ratoma, pour présenter leurs condoléances à sa famille, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui sur place.

Sur place, on note la présence de Mohamed Lamine Bangoura, actuel président de la Cour constitutionnelle ; Cheick Fantamady Condé, secrétaire général de la Cour constitutionnelle ; Bakary Fofana, ancien président de la CENI ; Doura Chérif, ancien juge ; Abdourahmane Sanoh, coordinateur national du FNDC et plusieurs membres du front, etc.

« Gardez-vous de succomber à la mélodie des sirènes révisionnistes »

Kèlèfa Sall a été élu président de la Cour constitutionnelle le 07 avril 2015. Il a été destitué le 12 septembre 2018 par les huit autres magistrats de la Cour à la suite d’une crise interne qui a secoué la plus haute juridiction du pays. C’est Mohamed Lamine Bangoura, alors vice-président de la Cour constitutionnelle qui l’a remplacé.

Il s’est fait remarquer par ses propos tenus à l’endroit du président Alpha Condé lorsque ce dernier prêtait serment après sa réélection à la tête du pays en 2015. Alors président de la Cour constitutionnelle, Kèlèfa Sall avait mis en garde le chef de l’Etat guinéen contre une modification constitutionnelle dans le but de s’octroyer un troisième mandat.

« Évitez toujours les dérapages vers les chemins interdits en démocratie et en bonne gouvernance. Gardez-vous de succomber à la mélodie des sirènes révisionnistes, car si le peuple de Guinée vous a donné et renouvelé sa confiance, il demeure cependant légitimement vigilant », avait-il lancé.

Alpha Fafaya Diallo pour Guineematin.com

Tel. 628124362

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Politique : vers une alliance politique entre Dr Ibrahima Sakho (CPUG) et Siaka Barry

27 juillet 2019 à 14 02 24 07247
Dr Ibrahima Sakho, président du CPUG et Siaka Barry, ancien ministre et président du parti Guinée Débout
Dr Ibrahima Sakho, président du CPUG et Siaka Barry, ancien ministre et président du parti Guinée Débout

A l’heure où pro et anti-nouvelle Constitution se regardent en chiens de faïence, d’autres formations politiques optent pour des alliances dans leur volonté de conquérir le pouvoir. C’est dans cette dynamique que le président du parti Changement, Progrès, Unité pour la Guinée (CPUG), Dr Ibrahima Sakho, et Siaka Barry, du parti Guinée Débout, se sont entretenus hier vendredi, 26 juillet 2019, à Conakry. Les deux jeunes politiciens envisagent de créer une alliance politique dans la perspective des futures consultations électorales, a appris Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Après un long séjour à Paris où il réside, Dr Ibrahima Sakho à peine arrivé à Conakry, a rencontré Siaka Barry, président du parti Guinée Débout. Au cours de leur entretien, les deux jeunes opposants au régime Alpha Condé ont envisagé la création d’une alliance qui va regrouper les leaders politiques de la nouvelle génération.

Au cours de cet entretien, Dr Sakho n’a pas tari d’éloges à l’endroit de l’ancien ministre des Sports, de la Culture et du Patrimoine Historique. « Vous avez toujours été franc, vous avez toujours été quelqu’un qui a bien travaillé en toute honnêteté. Et au moment venu, vous avez constaté que les choses n’étaient pas bonnes pour le pays et vous avez renoncé à toutes ces choses-là qu’une majorité de personnes n’allait pas faire. C’est bon que vous ayez renoncé à toutes ces choses qui ne sont pas bonnes pour le pays. Pour ça, moi je pense que nous pouvons travailler ensemble et ça pourrait envoyer une très bonne image auprès de nos concitoyens. Je pense que ça serait tout à fait normal et logique que cela arrive. Parce qu’ils ont prouvé à suffisance qu’ils ne sont pas capables de faire quelque chose pour notre pays. Donc, c’est à nous maintenant, sans état d’âme, de prendre le relais et de faire en sorte que les choses aillent mieux. Je pense qu’on a beaucoup d’atouts et qu’on pourra y arriver. Dans ce cas, il faudrait qu’on fasse le bon choix des personnes qui peuvent nous accompagner », a déclaré le président du parti CPUG.

S’inscrivant dans la même logique, Siaka Barry, président du parti Guinée Debout, a invité la nouvelle génération de politiciens à se donner les mains pour triompher aux prochaines joutes électorales. « Le principe déjà de mettre en place une petite alliance qui soit circonscrite à ceux de la nouvelle génération, qui ont une idée qui tranche avec les anciennes pratiques en politique, ça déjà c’est intéressant ; deux, trois, au maximum quatre leaders de la nouvelle génération qui vont échafauder ensemble une stratégie commune d’alliance pour aller peut-être même aux législatives et plus tard aux élections présidentielles », a laissé entendre le bouillant Siaka Barry.

Les deux leaders politiques comptent miser sur la confiance, qui est le socle de la politique, afin de bâtir une forte alliance capable de faire trembler les grands et de déjouer les pronostics.

Siba Guilavogui pour Guineematin.com

Tél. : 620 21 39 77/ 662 73 05 31

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Kankan : les membres du conseil local de sécurité outillés en prévention de la délinquance

27 juillet 2019 à 14 02 12 07127
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Les membres du conseil local de sécurité et de prévention de la délinquance (CLSPD) de Kankan viennent d’être outillés sur leurs rôles et responsabilités. La formation qui a duré trois jours, s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du projet « Partenaire pour la sécurité en Guinée : la réforme de la police au service du citoyen ». Un projet financé par le Département d’Etat Américain et exécuté par les ONG Parters Global, Coginta et le CECIDE, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé à Kankan.

Abdoulaye Dalaba Diallo, chargé des programmes dans l’ONG COGINTA
Abdoulaye Dalaba Diallo, chargé des programmes dans l’ONG COGINTA

Selon Abdoulaye Dalaba Diallo, chargé des programmes dans l’ONG COGINTA et l’un des formateurs, l’objectif de cet atelier est d’amener les membres du CLSPD à mutualiser leurs efforts avec les services de sécurité pour prévenir et lutter contre la délinquance et la criminalité dans la ville de Kankan. Il indique que « la formation a porté sur plusieurs chapitres. Le premier, c’était par rapport à la définition des concepts tels que la police de proximité, le diagnostic local de sécurité, mais aussi les activités à mener pour regrouper les informations autour de la sécurité dans les quartiers.

Le deuxième chapitre a porté sur la composition et le fonctionnement du CLSPD. Le troisième chapitre, c’était sur le rôle et les attributions des membres du CLSPD, le quatrième chapitre était sur les phases de travail du CLSPD et enfin le cinquième chapitre, lui, a porté sur les outils que nous avons développés pour permettre au CLSPD de bien faire le diagnostic local de sécurité de sécurité et les plans locaux de sécurité. Nous sommes satisfaits du déroulement de la formation parce que dès le premier jour, tous les membres du CLSPD ont répondu présent », a-t-il dit.

Abdoulaye Sanoh, commissaire de la police urbaine de Kankan
Abdoulaye Sanoh, commissaire de la police urbaine de Kankan

Ce conseil local de sécurité et de prévention de la délinquance comprend différentes couches socioprofessionnelles de la ville, mais aussi les services de sécurité. Aux dires du commissaire de la police urbaine de Kankan, Abdoulaye Sanoh « le rôle de la police va être très important. Vous savez, en matière de sécurité, la police est en premier plan en République de Guinée. La police doit être à l’épicentre pour surveiller tout. Le rôle du commissaire central en que rapporteur du CLSPD, doit être un rôle primordial. Parce qu’il peut même s’exprimer à la place du maire pour donner tous les programmes en matière en matière sécuritaire au niveau de la commune », souligne l’officier de police.

Mory Diakité, maire de la commune urbaine de Kankan
Mory Diakité, maire de la commune urbaine de Kankan

De son côté, Mory Diakité, le maire de la commune urbaine de Kankan, s’est réjoui de la tenue de cette formation. Il se dit rassuré que ce conseil va jouer son rôle pour assurer la sécurité dans la ville. « Nous avons fait la formation, tous les membres étaient présents, nous savons désormais comment ce conseil doit fonctionner dans l’esprit du ministère de la sécurité. Nous sommes convaincus que la formation qui a été donnée par COGINTA avec les partenaires au développement en matière de sécurité a été suivie avec intérêt. Nous les rassurons qu’à Kankan nous allons travailler », a dit le maire de Kankan.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

Tél : 00 224 627 24 13 24

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Doko (Siguiri) : le guérisseur, Sékou Dapompa Keïta à couteaux tirés avec la société minière RRMS

27 juillet 2019 à 13 01 55 07557
Le célèbre guérisseur, Sékou Dapompa Kéita
Le célèbre guérisseur, Sékou Dapompa Kéita

Un conflit domanial oppose le célèbre guérisseur, Sékou Dapompa Kéita, et la société minière française, RRMS. Le domaine en question est situé à Fanka, dans la sous préfecture de Doko, relevant de la préfecture de Siguiri. Sékou Dapompa Kéita, qui réclame 34,47 hectares sur les 605,50 que compte le domaine, poursuit la société en justice, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Ce conflit a fait couler beaucoup d’encre et de salive à Siguiri. Selon Sékou Dapompa Keïta, la société sonde et exploite frauduleusement son domaine à Fanka et exporte les produits vers le Mali. « Vous les appelez société ? Non. Pour moi, ce n’est pas une société, mais des voleurs. Pourquoi je dis cela, ils sont venus exploiter mon domaine illégalement, il y a 4 ans, sans aucun papier. Ils prennent de l’or et exportent au le Mali sous le regard silencieux du gouvernement. Quand j’ai protesté, ils ont voulu négocier avec moi. Je leur ai donné une plateforme, ils ont refusé et nous sommes partis à la justice. Le tribunal de Siguiri a tranché en ma faveur. Ils sont partis donner de l’argent au juge de Kankan qui a rendu une décision en leur faveur. Quand j’ai protesté, ils sont partis prendre des bérets rouges contre nous », a dénoncé monsieur Kéita.

Une information démentie par le directeur général de la société RRMS, Gaétan Sornin. « Nous sommes une société de recherche, pas d’exploitation. Il y a un laboratoire d’analyses des échantillons au Mali. Nous avons un permis de recherche, délivré par le ministre des Mines et de la Géologie, c’était en 2015 à l’époque de Kerfala Yansané. Quand nous sommes allés sur le terrain, on a indemnisé tous les riverains. Lorsque nous avons commencé le travail, Sékou a présenté son titre foncier, réclamant une partie. Nous avons voulu régler à l’amiable avec lui. Mais, il a demandé plus 15 milliards de francs guinéens, ce qui est même supérieur à notre budget. Nous sommes partis au procès. Siguiri a tranché en sa faveur. Nous avons fait appel à Kankan. Kankan a demandé la direction des mines dévaluer les dégâts pour le dédommager et nous allons continuer notre travail. Nous avons envoyé des bérets rouges, mais c’était contre les burkinabés qui travaillaient sur le site », a expliqué Gaétan Sornin.

A rappeler que Sékou Dapompa Keïta a rejeté la décision du juge de la Cour d’Appel et demande au premier président de la Cour de changer le juge qu’il qualifie de partial dans ce dossier.

De Siguiri, Bérété Lanceï Condé pour Guineematin.com

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Urgent : Kéléfa Sall n’est plus !

27 juillet 2019 à 13 01 16 07167

Monsieur Kéléfa Sall, ancien président de la Cour Constitutionnelle, est décédé dans la matinée de ce samedi 27 juillet 2019, à son domicile à Taouyah, dans la commune de Ratoma.

Selon un membre de la famille, interrogé sur place par un reporter que Guineematin.com a dépêché à son domicile, l’ancien président de la Cour Constitutionnelle est resté malade depuis un bon moment et que c’est à la maison qu’il a rendu l’âme.

Marié à deux femmes et père de cinq filles, Kéléfa Sall a été évincé de la Cour Constitutionnelle à cause de son opposition à un tripatouillage de la Constitution en République de Guinée.

« La conduite de la Nation doit nous réunir autour de l’essentiel. Ne nous entourons pas d’extrémistes, ils sont nuisibles à l’Unité nationale. Évitez toujours les dérapages vers les chemins interdits en démocratie et en bonne gouvernance. Gardez-vous de succomber à la mélodie des sirènes révisionnistes. Car, si le peuple de Guinée vous a donné et renouvelé sa confiance, il demeure cependant légitimement vigilant… », avait notamment dit Kéléfa Sall, à l’occasion de la prestation de serment du président Alpha Condé pour son deuxième et dernier mandat, le 14 décembre 2015.

A suivre !

Assatou Sow est à Taouyah pour Guineematin.com

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N’zérékoré : 16 Jeunes Entrepreneurs en compétition pour trois places disponibles

27 juillet 2019 à 12 12 01 07017
Djiba Millimino,  responsable de Vision Large,
Djiba Millimino, responsable de Vision Large

Le grand concours Jeune Entrepreneur, une initiative portée par la structure Vision Large, a bouclé ses travaux à N’zérékoré. Après les étapes de Conakry et des autres capitales régionales, la capitale de la Guinée Forestière a vibré au rythme de la présélection du Jeune Entrepreneur dans la journée du mercredi dernier, 24 juillet 2019. C’est la salle de conférence de la bibliothèque préfectorale qui a servi de cadre à la tenue de cette activité, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Ils sont au total 16 jeunes porteurs de projets, venus d’un peu partout de la région forestière, à prendre part à cette présélection du concours Jeune Entrepreneur. Selon Djiba Millimouno, le responsable de la structure Vision Large, « depuis le 12 juillet 2019 on a quitté Conakry, nous sommes allés à Kindia, Boké, Mamou Faranah… et partout où nous sommes passés, c’est la même sensation, le même engouement… Parce que les jeunes ont constaté qu’il était temps d’être autonome. Si on a une idée de projet, ou on a une entreprise, nous donnons la chance aux jeunes de postuler, donc de repartir avec un financement. C’était aujourd’hui l’étape de N’Zérékoré, il y avait une vingtaine de candidats, mais 16 ont répondu présent. Et, ils ont fait état de leurs projets, tel que l’agriculture, l’agro-business, le digital, le média, l’élevage, la pêche, l’entrepreneuriat social. Ils ont été écoutés par le jury. Donc, à l’issue de ça, 3 doivent être retenus et vont partir à Conakry pour représenter la région de N’Zérékoré au compte du concours. Ils vont aussi avoir une formation en technique de montage de projets sur 2 semaines. Après la formation, le concours va se poursuivre avec les quart-de-finale, les demi-finales, et la finale. Donc, à la finale du concours, on aura 8 projets qui vont être retenus et que l’OIM, qui est notre partenaire financier sur les projets, va financer à raison de 50 millions de francs guinéens par projet ».

Par ailleurs, Djiba Millimouno a laissé entendre que le grand concours Jeune Entrepreneur « vise à lutter contre le chômage des jeunes, la migration des jeunes guinéens vers les côtes libyennes, mais aussi pour aider les jeunes à se prendre en charge et à réaliser leurs rêves ».

En outre, Djiba Millimouno a invité les jeunes à se battre et à ne pas attendre que les alouettes leur tombent toutes rôties. « Ne dormez sous vos lauriers. Il faut se réveiller, il faut se battre. C’est maintenant ça doit se faire…. Ils vont attendre que l’État vienne les sortir de leur sommeil profond, ils vont stagner, ils ne vont pas aller de l’avant. Donc, c’est de se réveiller dès maintenant. L’État ne peut pas prendre tout le monde. Même si on dit qu’il y a le secteur privé, il ne peut pas prendre tout le monde. Je pense que la demande est très forte. Donc, c’est aux jeunes de s’accrocher à leurs rêves, de structurer l’idée qu’ils ont et de foncer. Alors, il faut être un bagarreur dans la vie », a-t-il conseillé.

De N’Zérékoré, Foromo Gbouo Lamah pour Guineematin.com

Tél : (00224) 620166816/666890877

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Conakry : une douanière condamnée pour trafic international de cocaïne

27 juillet 2019 à 10 10 53 07537
« Je suis douanière. Parallèlement à ça, je fais le commerce. Je vais parfois au Sénégal, au Mali pour acheter des marchandises pour les revendre en Europe, en Asie et aux Etats Unis… Ils m’ont dit que parmi les habits que j’ai envoyés pour expédition, 12 complets contiennent de la drogue au niveau des boutons… »

La croisade contre le trafic de drogue se poursuit dans notre pays avec de lourdes sentences prononcées quelques fois contre les accusés. C’est dans cette dynamique qu’une douanière, répondant au nom de Kadiatou Touré, a été condamnée pour trafic international de cocaïne à 5 ans de prison, dont 18 mois ferme et 3 ans 4 mois assortis de sursis. Le verdict est tombé hier, vendredi 26 juillet 2019, à la Cour d’Appel de Conakry, a appris sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

En effet, le 20 septembre 2018, le secrétariat général à la présidence chargé des services spéciaux, de la lutte contre la drogue et du crime organisé, mettait la tête de Kadiatou Touré à prix à hauteur de 50 millions de francs guinéens. Elle s’est finalement rendue le samedi 22 septembre 2018. Dans les habits de la dame, il avait été découvert 2,85 kg de cocaïne.

Jugée au tribunal de première instance de Dixinn pour trafic international de cocaïne, madame Kadiatou Touré a été reconnue coupable et condamnée à 10 ans de réclusion criminelle. N’étant pas d’accord avec cette décision, la douanière a alors interjeté appel.

Kadiatou Touré a comparu à la Cour d’Appel hier, vendredi. Avant de donner sa version des faits, c’est son avocat, maitre Alsény Sylla, qui a exposé les motifs de l’appel. « Ma cliente a été condamnée à 10 ans pour des faits qu’elle n’a pas commis. D’abord, Kadiatou Touré ne connaissait pas le contenu des colis. Ensuite, la justice n’a pas poussé les enquêtes au fond. Voilà les deux raisons qui nous ont motivé à interjeter la décision en appel », a indiqué l’avocat.

Après cette intervention de maitre Sylla, madame Kadiatou Touré s’est expliquée sur les faits qui lui sont reprochés. « Je suis douanière. Parallèlement à ça, je fais le commerce. Je vais parfois au Sénégal, au Mali pour acheter des marchandises pour les revendre en Europe, en Asie et aux Etats Unis. C’est dans ce cadre que j’ai rencontré une sénégalaise du nom de Makhissa, au Sénégal. On a tissé de bonnes relations. Elle m’a hébergée et elle m’a donnée à manger. Donc, nos relations étaient bonnes. Elle m’a demandée comment je revends mes marchandises, je le lui ai expliqué. Ainsi, elle est venue à Conakry chez moi avec des complets pour que je l’aide à les écouler à l’étranger. J’ai envoyé les complets dans une société de transport pour expédier à l’étranger. Quelques jours après, c’est la société qui m’appelle avec les services de Thiégboro pour dire que mes marchandises ne sont pas expédiées. Ils m’ont dit que les colis que j’ai déposés sont toujours là-bas. Ils m’ont dit de venir. Je leur ai répondu que j’étais à Kindia et que j’étais malade. C’est ainsi que les services de Thiégboro m’ont demandé d’envoyer la photocopie de ma carte identité. Je l’ai photocopiée pour leur envoyer. A mon fort étonnement, j’ai vu ma photo d’identité affichée sur les réseaux sociaux où ma tête est mise à prix à 50 millions de francs guinéens. J’ai appelé mon avocat pour lui demander conseil. Il m’a dit que si je ne me reproche de rien, que je peux aller. Je suis allée me présenter. Ils m’ont dit que parmi les habits que j’ai envoyés pour expédition, 12 complets contiennent de la drogue au niveau des boutons. J’ai dis que les habits appartiennent à Makhissa, qu’elle a même laissé d’autres complets chez moi. Je leur ai donné le numéro de Makhissa. Je leur ai demandé ensuite de me montrer la drogue. Ils ne m’ont rien montré. Et, ils m’ont arrêtée », a expliqué l’accusée.

Dans ses réquisitions, l’Avocat Général a laissé entendre que Kadiatou Touré « est victime de sa propre turpitude. Makhissa à qui appartiennent les colis est introuvable. Aujourd’hui, elle a fait la prison, or elle ignorait le contenu des colis. Donc, nous vous demandons de la retenir dans les liens de la culpabilité de complicité, en rabaissant sa peine à 6 ans de prison assortis de sursis », a requis l’Avocat Général.

Pour sa part, la défense, par la voix de maître Alsény Sylla, a sollicité l’acquittement pur et simple de sa cliente.

Dans sa délibération, la Cour a infirmé la décision du tribunal criminel de Dixinn, en condamnant Kadiatou Touré à 5 ans, dont 18 mois ferme, et 3 ans 4 mois assorti de sursis.

Saidou Hady Diallo pour Guineematin.com
Tel: 620 589 527 /654 416 922

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Faya Millimono dénonce l’actuel ministre de la justice : « c’est un monsieur qui devait être poursuivi »

27 juillet 2019 à 10 10 29 07297
Dr. Faya Millimono, président du parti Bloc Libéral
Dr. Faya Millimono, président du parti Bloc Libéral

Au lendemain de son retour au pays après trois mois passés aux Etats-Unis, le président du Bloc Libéral, Dr Faya Millimono, a rencontré ses partisans au cours d’une assemblée générale organisée hier, vendredi 26 juillet 2019, au niveau siège de son parti situé à Lambanyi. L’opposant est revenu sur son séjour américain, évoquant aussi quelques sujets d’actualité, a constaté un reporter de Guineematin.com qui était sur place.

C’est par une minute de silence à la mémoire de Mamoudou Barry, l’enseignant-chercheur guinéen tué il y a une semaine en France, que le leader du BL a ouvert cette rencontre. « Le BL se joint à toutes les organisations guinéennes et à la famille de Dr Barry pour exiger que justice soit faite. Et nous profitons de l’occasion pour réclamer justice pour toutes les victimes guinéennes. Nous avons signé les pétitions et nous invitons tous les militants, tous les sympathisants du Bloc Libéral à signer la pétition pour réclamer la justice pour notre compatriote Barry», a lancé Dr Faya Millimono.

L’opposant a évoqué ensuite la réception dont il a fait l’objet à son retour à Conakry, remerciant les responsables et militants de son parti pour leur mobilisation. Il rappelle toutefois, que même s’il a pu se rendre aux Etats-Unis, l’interdiction de quitter Conakry qui lui a été imposée il y a quelques mois par la justice n’est pas encore levée. Une décision qui est intervenue suite à la manifestation pacifique qu’il avait organisée devant le siège de l’Assemblée nationale, pour protester contre la prorogation du mandat des députés. « Au moment où je vous parle, je n’ai pas le droit de quitter le périmètre de Conakry sans obtenir l’autorisation du doyen des juges d’instruction du tribunal de première instance de Kaloum.

Pour aller aux Etats-Unis, il a fallu que mes avocats bataillent dur pour obtenir la levée temporaire de cette restriction. Elle avait été levée pour un mois et demi et puisque nous devrions rester plus longtemps pour ce que nous faisions, il a fallu encore que les avocats bataillent dur pour obtenir un autre mois et demi. Me voici ici aujourd’hui parce que le second délai qui m’a été donné d’être absent du périmètre de Conakry, c’est le 25 juillet. Et le lundi, je me rendrai au tribunal de première instance de Kaloum pour émarger comme cela est de mon devoir », a-t-il annoncé.

Dr. Faya Millimono, président du parti Bloc Libéral
Dr. Faya Millimono, président du parti Bloc Libéral

Et, c’est bien sûr l’un des sujets qu’il a abordés lors de son séjour américain, soutient Faya Millimono. « Nous sommes allés, nous avons rencontré des gens, des personnalités qui ont bataillé, qui ont mené le combat pour nous. Lorsque nous avions été arrêtés, les militants et militantes du BL et moi-même, envoyés au tribunal de première instance de Kaloum, il y a un Sénateur américain qui a aussitôt appelé le département d’Etat, qui a aussitôt appelé l’ambassadeur des Etats-Unis ici à Conakry. Il s’est levé il est resté débout jusqu’à apprendre que je ne suis pas en prison. Il fallait lors de mon séjour que je lui rende visite, que je lui dise merci en votre nom. Nous avons profité de l’occasion pour parler de notre pays, des risques auxquels notre pays fait face aujourd’hui ».

Fidèle à lui-même, le président du Bloc Libéral n’a pas manqué de fustiger la « mauvaise gouvernance » et la « corruption » qui gangrènent notre pays sous l’ère Alpha Condé. Il a dénoncé particulièrement la nomination de Dr Mohamed Lamine Fofana, un des conseillers du président de la République, comme ministre de la justice par intérim. Avec un tel ministre, l’opposant estime qu’il ne faut pas s’attendre à une bonne justice dans notre pays.

« Lorsque la rébellion est venue en Guinée, le jour où les rebelles tuaient les populations à Guéckédou, monsieur était sur RFI et sur la BBC, nous disant que son mouvement est en train de mettre Guéckédou à sac. Aujourd’hui, c’est lui qui trône sur la justice de notre pays. Peut-on nous attendre à une justice dans notre pays dans les circonstances comme celles-là ? C’est un monsieur qui devait être poursuivi », a dit Dr Faya Millimono.

Mohamed DORE pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 622 07 93

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Putsch constitutionnel en préparation en Guinée : le FNDC annonce la 3ème liste des auteurs

27 juillet 2019 à 9 09 40 07407

Le 29 mai 2019, le Premier ministre Ibrahima Kassory Fofana s’est officiellement prononcé en faveur de l’adoption d’une nouvelle Constitution. Il a ensuite affirmé que tous les membres de son gouvernement se sont prononcés en faveur de l’adoption d’une nouvelle Constitution dans le but d’octroyer un « 3ème Mandat » à Monsieur Alpha CONDE.

Lors d’une réunion, la coordination nationale du FNDC a abordé la déclaration du Premier Ministre et est arrivée à la conclusion d’inviter tous les membres du Gouvernement qui ne se sentent pas concernés par cette déclaration de faire valoir leur droit à la démission dans 60 jours à compter de la date du 30 mai 2019. Ce délai arrive à terme le 31 juillet 2019.

La coordination nationale du FNDC informe l’opinion nationale et internationale qu’elle publiera la troisième (3) liste des complices du coup d’Etat constitutionnel en planification en Guinée à l’expiration du délai des 60 jours.

La coordination nationale du FNDC rappelle que seules ces personnes seront tenues pour responsables devant le peuple de Guinée, des conséquences du fait de la mise en œuvre du projet du coup d’Etat constitutionnel.

Ensemble, unis et solidaires nous vaincrons !

Conakry le 27 juillet 2019

La coordination Nationale du FNDC

Le responsable des opérations

Ibrahima DIALLO

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