Ivresse au volant : un chauffeur dans les filets de la compagnie de la sécurité routière de Labé

17 juillet 2019 à 19 07 32 07327
Maître Abdourahmane Bah maîtrisé par les agents de la Compagnie de la Sécurité Routière de la Gendarmerie de Labé

Un jeune chauffeur du nom de maître Abdourahmane Bah, venu du Sénégal en état ébriété est tombé dans les filets de la Compagnie de la Sécurité Routière de la Gendarmerie de Labé, ce mercredi matin, rapporte un correspondant de Guineematin.com en Moyenne Guinée, à travers le reportage vidéo ci-dessous.

En provenance de Manda Douane, au Sénégal, le jeune Abdourahmane Bah transportait à bord de sa voiture 505 Peugeot immatriculée RC 7694 Q et ayant une capacité de 9 places officiellement, 12 passagers en majorité des femmes et des enfants à destination de la préfecture de Mali Yembéring.

Adjudant-Chef Daniel Kamano, officier de constats de la Compagnie de la Sécurité Routière de la Gendarmerie Nationale de Labé,

Selon l’Adjudant-Chef Daniel Kamano, officier de constats de la Compagnie de la Sécurité Routière de la Gendarmerie Nationale de Labé, le chauffeur mis en cause a pris un vers de trop et ajouté de la drogue à Koundara. Cet serait avec cet état d’ivresse indescriptible qu’il a conduit le véhicule qui n’avait pas aussi de freins jusqu’à Labé, malgré l’insistance de ses passagers.

Une fois à Labé, il a refusé d’envoyer le véhicule chez les mécaniciens pour réparer le système de freinage, voulant continuer à bord de ce véhicule en mauvais état jusqu’à Mali Yembéring. Les passagers ont décidé alors de descendre de la voiture pour chercher un autre taxi. Mais, c’était sans connaître l’inconscience de ce chauffeur qui a choisi de partir avec les bagages de ses passagers.

Il s’est fait rattraper par la brigade motorisée de la compagnie de Sécurité Routière de Labé à carrefour Dalein, situé à quelques 22 km du chef-lieu de la préfecture de Labé. Dans cette course folle, il a brûlé le poste de contrôle de Tountouroun, situé à Km de la ville de Labé.

Très remonté, le commandant de la Compagnie de la Sécurité Routière de la Gendarmerie de Labé, Lieutenant-Colonel Mohamed Lamine Fofana, annonce des sanctions exemplaires pour ce délinquant qualifié de criminel par les observateurs qui vivent actuellement ses délires à la brigade.

Ce jeune chauffeur a été mis hors d’état de nuire grâce à la vigilance de ses passagers et la collaboration de son compagnon de voyage, maître Lamarana Diallo qui conduisait un autre taxi.

De Labé, Idrissa Sampiring DIALLO pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 622 269 551 & 657 269 551 & 660 901 334

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Retard des élections en Guinée : le CNOSC-DDG tire la sonnette d’alarme

17 juillet 2019 à 19 07 20 07207
Salmana Diallo, président du Conseil National des Organisations de la Société Civile pour la Démocratie et le Développement de la Guinée
Salmana Diallo, président du Conseil National des Organisations de la Société Civile pour la Démocratie et le Développement de la Guinée

Le Conseil National des Organisations de la Société Civile pour la Démocratie et le Développement de la Guinée (CNOSC-DDG) a organisé un point de presse ce mercredi 17 juillet 2019 à son siège à Sonfonia Gare. A cette occasion, monsieur Salamana Diallo, président du CNOSC-DDG, a appelé à l’organisation des élections législatives et présidentielles avant la fin de l’année prochaine, rapporte une journaliste de Guineematin.com qui était sur place.

S’opposant à toute pérennisation des mandats des élus, le CNOSC-DDG s’est montré très préoccupé par le retard constaté dans l’organisation des élections législatives en vue de faire désigner de nouveaux députés. Salamana Diallo et son équipe souhaitent que ces élections soient organisées le plutôt possible et que l’élection présidentielle soit elle aussi tenue avant la fin de l’année prochaine.

A en croire le CNOSC-DDG, la tenue à bonne date des élections crédibles et acceptées de tous est le meilleur moyen de prévenir les conflits et consolider la paix en république de Guinée. Il en appelle ainsi au gouvernement, à la commission électorale nationale indépendante et aux acteurs socio-politiques du pays…

Guineematin.com vous propose, ci-dessous, un extrait de la déclaration du CNOSC-DDG

Le conseil national des organisations de la société civile pour la démocratie et le développement de la Guinée (CNOSC-DDG) qui lutte contre la pérennisation des mandats des élus se préoccupe de l’organisation des élections législatives pour aider la population d’avoir des députés légitimes dans la paix. Ainsi, dans le cadre de la consolidation de la paix et de la prévention des conflits par l’organisation des Élections crédibles accepter par tous, le CNOSC-DDG demande au gouvernement et la CENI, chacun en ce qui le concerne de respecter/appliquer correctement la loi 044 du juillet 2018 :

– Le gouvernement doit mettre les moyens financiers et logiques à la disposition de la CENI, en appliquant correctement l’article 25 de la loi 044 du juillet 2018 ;

– La CENI doit maintenant installer les CEPI, CECI et CESPI (faire la recomposition des démembrements de la CENI) avant toute opération sur le terrain ;

– Le CNOSC-DDG demande à tous les acteurs socio-politiques et économiques de faciliter et de soutenir l’organisation des élections législatives en fin 2019 et les élections présidentielles en fin 2020 ;

– Le conseil national des organisations de la société civile pour la démocratie et le développement de la Guinée demande au pouvoir et à l’opposition, chacun en ce qui le concerne, d’œuvre pour la paix et l’unité nationale, en favorisant la citoyenneté et le développement de la Guinée.

Propos recueillis et décryptés par Fatoumata Diouldé Diallo pour Guineematin.com
Tél. : 622 89 56 79

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Route nationale Mamou-Faranah : l’accident d’un bus fait 3 morts et 3 blessés

17 juillet 2019 à 18 06 38 07387

Dans la soirée d’hier, mardi 16 juillet 2019, un grave accident de la circulation a été enregistré à Mama, un village situé à 5 km de la ville de Faranah. Les trois corps des défunts et les trois blessés ont été transportés à l’hôpital régional de Faranah. Selon des informations confiées au correspondant local de Guineematin.com, c’est suite à un excès de vitesse que le bus immatriculé RC-9462-AQ s’est renversé aux environs de 19 heures.

A en croire un survivant de cet accident, le bus ne transportait pas des passagers. Il était à l’essai, après sa réparation (puisqu’il était garé à Faranah à cause d’une panne), que l’accident est survenu. « Au cours de l’essayage, les mécaniciens ont trouvé un camion au bord de la route. Mais, puisqu’ils étaient en vitesse, en voulant éviter ce camion, ils se sont retrouvés dans le ravin ! Trois d’entre eux ont eu peur et ils ont sauté. Malheureusement, le véhicule s’est renversé sur eux dans le ravin. Et, c’est grâce à l’intervention des membres du syndicat des transporteurs et des agents de la police routière qu’un autre camion benne a été déplacé pour soulever le véhicule des corps, après 3 heures sous le véhicule ».

 capitaine de la police Mohamed Lamine Keita, commissaire spécial adjoint de la sécurité routière de Faranah,
Le capitaine Mohamed Lamine Keita, commissaire spécial adjoint de la sécurité routière

Selon le capitaine Mohamed Lamine Keita, commissaire spécial adjoint de la sécurité routière de Faranah, à leur arrivée sur les lieux, les 4 pneus du bus étaient en l’air, le chauffeur et deux mécaniciens étaient coincés sous le bus. Et, c’est lui qui a informé le syndicat des transporteurs de cet accident. « Puisqu’on n’a pas grue, le syndicat a appelé un citoyen qui a envoyé une benne. On a attaché des chaînes sur la benne pour tirer. C’est comme ça que nous avons pu récupérer les corps pour les transporter à l’hôpital régional de Faranah ».

Dr. Ibrahima Solo Condé, des urgences de l'hôpital régional de Faranah
Dr. Ibrahima Solo Condé

Egalement interrogé par Guineematin.com, Dr. Ibrahima Solo Condé, des urgences de l’hôpital régional de Faranah a confirmé avoir reçu les trois corps et les trois blessés.

Après le réquisitoire du responsable de la police, Dr. Ibrahima Solo Condé a lui aussi déploré le non suivi des véhicules et l’excès de vitesse par certains chauffeurs qui oublient souvent que la moindre erreur peut coûter la vie à de nombreuses personnes.

De Faranah, Bangoura Mamadouba pour Guineematin.com
Tél. : 00224 620 24 15 13/660 27 27 07

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Makhissa contre Marouane au tribunal : les avocats du journaliste inquiets pour leur sécurité

17 juillet 2019 à 17 05 07 07077

« Nous avons été menacés dans la salle par des partisans de l’autre bord. Mais, nous avons pris de la hauteur ; sinon, ça aurait dû créer un autre incident. Leur attitude est contre-productive, ça ne sert pas celui qu’ils ont accompagné… », a notamment déploré maître Salifou Béavogui. « Ce n’est pas facile de prendre le dossier d’un journaliste qui n’a que sa plume et son intelligence contre un Directeur National des impôts. C’est même suicidaire… ».

Comme annoncé précédemment, le tribunal correctionnel de Kaloum a renvoyé à huitaine le dossier opposant le Directeur National des Impôts, Aboubacar Makhissa Camara au journaliste Habib Marouane Camara. Et au sortir du tribunal, les avocats du journaliste ont dénoncé des menaces de la part des loubards à la solde du patron des impôts.

Me Lamine Sidimé, ancien Premier ministre et ancien président de la Cour suprême, aujourd’hui avocat du Directeur national des impôts
Me Lamine Sidimé, ancien Premier ministre et ancien président de la Cour suprême, aujourd’hui avocat du Directeur national des impôts

Tout d’abord, c’est l’ancien Premier ministre, ancien président de la Cour suprême, le doyen Lamine Sidimé qui a parlé aux journalistes pour charger leur confrère, Habib Marouane. « Facebook n’est pas une presse ! Facebook, d’après Wikipédia, est une plateforme d’échange qui reçoit différents contenus : vidéos, photos, messages et discussions. La presse, c’est autre chose. La loi organique L002 de 2010 dans notre pays a réglementé la liberté de la presse. Elle est sacrée ; encore qu’avant de parler de liberté, il faut parler du droit à la vie. Donc, dans cette affaire, ce n’est pas la presse qui est en question, la loi de la presse n’est pas la loi du journaliste. Peut-être que Marouane est un journaliste ; mais, les publications qu’il a faites sur le réseau social, ce sont des publications à titre privé. Et, il a mis en cause l’honneur, la dignité, la considération d’un homme qui se bat pour la Guinée, qui est un homme qui a une famille et qui a un honneur », a notamment indiqué l’ancien Premier ministre du Général Lansana Conté, dans son rôle d’avocat du Directeur national des impôts.
Interrogé sur les prétentions et le but visé par cette plainte du puissant Aboubacar Makissa Camara contre le pauvre journaliste Habib Marouane Camara, l’ancien président de la Cour Suprême a indiqué : « Nous demandons une seule chose : laver l’honneur de cet homme qui dirige les impôts ».

Me Salifou Béavogui, avocat du pauvre journaliste Habib Marouane Camara
Me Salifou Béavogui, avocat du pauvre journaliste Habib Marouane Camara

Pour sa part, Me Salifou Béavogui, un des avocats du jeune journaliste a commencé par rappeler que cette procédure qui a conduit son client devant le tribunal de Kaloum a été conduite en violation manifeste des règles de procédures. « En pénal, la forme commande le fond. Nous sommes en matière de citation directe qui suppose que la partie civile a pris soin d’avoir l’identité complète de la personne mise en cause, du prévenu. Et, conséquemment, la personne étant identifiée, donc on n’a pas besoin de passer par la police ou par la gendarmerie pour venir devant le tribunal et faire un jugement dès lors qu’on sait que le jugement doit indiquer l’identité complète d’une personne. Mais, dans la citation qui a saisi le tribunal, il est dit que monsieur Marouane ici présent demeure ou est domicilié à la radio Nostalgie ! Pourtant, ce n’est pas son domicile. Donc, une fois que cette domiciliation est inexacte, le tribunal devrait avoir le courage d’annuler la procédure. Parce que dans cette affaire, il ne faut pas voir le poids des parties ; mais, il faut voir le poids de la loi. N’oubliez pas qu’il est en prises avec le directeur national des impôts. Ce n’est pas pour rien. Deuxièmement, nous avons soulevés l’incompétence territoriale du tribunal parce que le domicile entraîne la compétence du tribunal, le lieu d’arrestation entraîne la compétence du tribunal, le lieu de la commission de l’infraction entraine la compétence du tribunal. Donc, il est dit que monsieur Marouane demeure à la radio Nostalgie. La radio nostalgie n’est pas son domicile, il réside à Lambanyi. Donc, c’est le tribunal de première instance de Conakry 2 qui est compétant pour connaitre de cette affaire », a-t-il relevé.

Parlant de la suite de ce procès et en dépit du poids du plaignant, Me Salifou Béavogui promet de défendre son client contre vents et marrées. « Vous savez, ce n’est pas facile. Même si quelqu’un a bu du sang humain, l’avocat doit le défendre dans les limites de la loi. Ce n’est pas facile de prendre le dossier d’un journaliste qui n’a que sa plume et son intelligence contre un Directeur National des impôts. Ce n’est pas facile, c’est courageux, c’est même suicidaire. Mais, nous nous irons dans l’honneur et dans la dignité partout où besoin sera. Vous qui êtes présents, vous ne pouvez pas affirmer que monsieur Marouane ici présent n’est pas journaliste. Ce n’est pas possible ! Il est journaliste. Dans cette affaire, il n’est pas complice, il n’a pas d’auteur principal, il est seul poursuivi ».

Mais, ce qui a encore révolté l’avocat, ce sont des menaces proférées à son encontre par certains proches du plaignant. Maître Salifou Béavogui promet tout de même de se battre jusqu’au bout pour défendre le journaliste. « Nous avons été pris à partie dans la salle. Moi, personnellement qui vous parle, j’ai été menacé ; mais, cela me laisse de marbre. Nous avons défendu ici des gens qui ont fait pire que ça. Chaque métier à ses risques. Aujourd’hui, il y a plusieurs personnes qui vivent grâce à lui ; mais, qu’ils continuent leurs popotes. Moi, je suis avocat, je reste avocat, on n’a pas de conseils à me donner dans le choix de mes clients. Personne ne peut me donner ses conseils. Je prends un dossier quand je sais que ma déontologie me permet de le prendre, je n’ai pas de recule à cela ; et, je défendrai le dernier guinéen en conflit avec la loi lorsque j’estime qu’il faille le défendre. Nous avons été menacés dans la salle par des partisans de l’autre bord ; mais, nous avons pris de la hauteur sinon ça aurait dû créer un autre incident. Leur attitude est contre-productive, ça ne sert pas celui qu’ils ont accompagné. Et, nous souhaitons que notre sécurité soit assurée à l’audience prochaine. Parce que quand nous sommes dans l’enceinte du tribunal, notre sécurité doit être assurée par le tribunal. En dehors d’ici, Dieu, sauve moi de mes amis, mes ennemis, je m’en charge », a-t-il souligné.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Ministère de l’énergie : Dr. Cheick Taliby Sylla trouve une solution idoine aux problèmes d’électrification de la ville de Kankan

17 juillet 2019 à 15 03 42 07427

Communiqué : Le Ministre de l’Energie, Dr Cheick Taliby Sylla, a rencontré hier tous les acteurs en charge de la gestion du courant électrique dans la préfecture de Kankan dont la société Kama et l’électricité De Guinée (EDG).
Ce fut une rencontre axée sur la recherche des solutions idoines aux différents problèmes qui se posent dans l’électrification de la ville de Kankan.

De même, l’objectif était de trouver aussi des stratégies pour parer aux différentes revendications de la population de cette ville, qui réclame constamment ce sésame car, elle souhaiterait une fourniture de courant allant de 18h à 8h du matin soit 12h sur 24.

Dans son exposé liminaire, Dr Cheick Taliby Sylla, a fait l’état des lieux de la situation en posant le postulat sur tous les disfonctionnements relatifs à l’amélioration de la desserte en courant électrique de Kankan. Ainsi il a été question de trouver une solution adéquate afin servir dans un bref délai la ville de Kankan.

Dr. Cheick Taliby Sylla, ministre de l'Energie
Dr. Cheick Taliby Sylla, ministre de l’Energie

Après plusieurs heures d’échanges avec les représentants des sociétés d’EDG et KAMA, le Ministre a instruit aux responsables d’EDG de trouver de nouveaux groupes de très grandes puissances qui pourront fournir de l’électricité dans toute la ville de Kankan, en attendant de dépanner la centrale électrique en vue de trouver une solution définitive aux problèmes d’électrification à Kankan.

Avant la fin de cette rencontre les responsables d’EDG, ont informé l’assistance constituée des principaux collaborateurs du Ministre de l’énergie, que les efforts des uns et des autres ont porté fruit car, des groupes électrogènes de fortes puissances ont été trouvés grâce à l’appui du ministre de l’Énergie. Une équipe de techniciens aguerris d’EDG, est déjà en route pour les installations de ces différents groupes.

En attendant l’installation desdits groupes, le Ministre de l’Energie, Dr. Cheick Taliby Sylla, invite la population de NABAYAH à la retenue ce, pour le bien de tous. Et toutes les dispositions sont envisagées pour servir la ville de Kankan.

La cellule de communication du Département

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Mobilisation contre un 3ème mandat : qui a volé les t-shirts du FNDC à la DPJ ?

17 juillet 2019 à 15 03 13 07137

C’est une situation qu’on ne peut entendre que dans la Guinée d’Alpha Condé. Déjà, hier, mardi 16 juillet 2019, deux acteurs de la société civile avaient été interpellés par des agents du régime. Le crime à leur reprocher n’était autre que d’avoir porté des t-shirts qui réclament le respect de la Constitution guinéenne.

Après plusieurs heures d’interrogatoire, Sékou Koundouno et Oumar Sylla, alias Foniké Mengué, seront libérés pour rentrer dormir chez eux. De retour à la Direction de la police judiciaire (DPJ), ce mercredi, les défenseurs de la Constitution guinéenne apprendront que la police n’a finalement rien trouvé pour continuer à les garder. Mais, au moment de se donner au revoir, il a été constaté des manquements dans les affaires des pauvres activistes de la société civile…

« Ils avaient 850 t-shirts. Mais, on nous a rendu 640. Et puis, un agent de la police avait retiré l’argent que détenait Oumar Sylla, un million cinq cent mille francs guinéens. Heureusement qu’il l’avait identifié. Donc, ce n’était pas difficile de savoir c’est lequel des agents », a expliqué à Guineematin.com le chargé des Opérations du FNDC, Ibrahima Diallo.

Seulement, le problème qui persiste en ce début d’après-midi de ce 17 juillet, c’est que les défenseurs de la Constitution n’ont pour le moment pu récupérer ni l’argent de Foniké Mengué, ni le complément des t-shirts, comme s’il y avait des voleurs à la DPJ.

Connus pour leur détermination à aller jusqu’au bout dans leur combat, les activistes de la société civile continuent à attendre à la Direction de la police judiciaire qu’on leur restitue l’argent et les t-shirts.

A suivre !

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Le puissant Makissa écrasera-t-il le petit Marouane ? Le procès reporté

17 juillet 2019 à 12 12 59 07597
Me Lamine Sidimé, ancien Premier ministre et ancien président de la Cour suprême, aujourd’hui avocat du Directeur national des impôts

Comme indiqué dans un de nos articles de la semaine dernière, le Directeur national des impôts, Aboubacar Makissa Camara a porté plainte contre le journaliste Habib Marouane Camara, au tribunal correctionnel de Kaloum. Et, pour mieux cuisiner le journaliste, le patron des impôts s’est attaché les services de l’ancien Premier ministre et ancien président de la Cour Suprême, le doyen Lamine Sidimé.

Justement, dans la matinée de ce mercredi, 17 juillet 2019, maître Lamine Sidimé a bien entamé son rôle qui a d’abord semblé d’être démoralisé son vis-à-vis, notamment lorsque l’avocat du journaliste a invoqué la double incompétence du tribunal de Kaloum. « Marouane n’est pas une presse ! Marouane n’est pas un organe de presse ! Il n’a pas écrit sur sa page pour informer ! C’est pour désinformer. Donc, madame la présidente, je vous prie de juger cette affaire », a notamment demandé l’ancien Premier ministre, devenu avocat du Directeur des impôts.

Me Salifou Béavogui, avocat du pauvre journaliste Habib Marouane Camara

Pourtant, Me Salifou Beavogui, un des avocats de la défense, avait estimé que le tribunal correctionnel de Kaloum est incompétent à connaître de cette affaire. « C’est la loi sur la liberté de la presse qui doit être appliquée à cette affaire. C’est un journaliste qui comparaît devant vous. Pour preuve, dans la citation directe adressée par la partie civile à votre tribunal, il est indiqué ‘’Habib Marouane Camara, demeurant à la radio Nostalgie’’… Ce qui prouve qu’il est poursuivi en qualité de journaliste. Madame la présidente, ne voyez pas le poids des justiciables ; mais, regardez le poids des arguments ! Acceptez de dire le droit dans cette affaire. Je défends un simple journaliste contre le tout puissant directeur national des Impôts. Je l’assume ! La vie est une question de choix. Donc, demain, ne soyez pas surpris d’apprendre que le cabinet de maître Bea est fermé pour non-paiement des Impôts », a ajouté maître Salifou Béavogui, sur un ton sarcastique.

Finalement, le tribunal a décidé de juger. Mais, à la demande de la défense, l’audience a été reportée à huitaine afin de permettre à maître Salifou Béavogui de mieux prendre connaissance du dossier.

À noter que le tout puissant Aboubacar Makissa Camara, Directeur national des impôts, était dans la salle, en tant que plaignant comme pour rajouter à la pression sur les « petits » avocats du pauvre journaliste qui risque d’être dévoré par les questions du non moins influent Lamine Sidimé, ancien Premier ministre, ancien président de la Cour Suprême… Pourtant, le journaliste continue à rêver d’une justice équitable dans cette affaire et croit dur comme fer à sa victoire au bout du compte…

À suivre !

Du TPI de Kaloum, Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. 621 09 08 18

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Bac 2019 : une candidate accouche et continue les épreuves à Mamou

17 juillet 2019 à 12 12 15 07157

Hier, mardi 16 juillet 2019, Fatoumata Kourouma, une des candidates du Baccalauréat unique session 2019 dans le centre du Lycée Grand-Ducal, a donné naissance à un garçon, quelques minutes seulement après son évacuation du centre vers l’hôpital régional de Mamou. Mais, la nouvelle nourrice a vite repris les épreuves, a constaté le correspondant de Guineematin.com à Mamou.

La candidate ayant PV N°16389 a mis au monde un enfant de sexe masculin à l’hôpital régional de Mamou. On apprend d’ailleurs qu’en début de matinée, elle était en début de travail. C’est pourquoi, elle a été conduite d’urgence à l’hôpital régional de Mamou. Et, après son accouchement, vers 8 heures 40 minutes, elle a été ramenée au centre d’examen, au lycée Grand-Ducal où la lycéenne a été autorisée à poursuivre son examen.

Caporal-Chef Sékou Adama Condé, en service au bataillon autonome de Mamou

Très heureux de nous recevoir à la maison où il était après les épreuves avec sa femme et son bébé, le mari de cette candidate, le Caporal-Chef Sékou Adama Condé, en service au bataillon autonome de la Gendarmerie de Mamou, a rassuré de sa volonté de soutenir sa femme jusqu’à la fin de sa formation. « Franchement, je suis très ravi ! Je remercie toutes les autorités éducatives et sanitaires de Mamou. Je remercie le délégué qui s’est donné à fond pour ma femme ce matin. Ma femme est partie pour faire l’examen pas pour accoucher ; mais, je prie Dieu qu’elle passe cet examen. Je me battrai jusqua’au bout pour sa formation », s’est engagé le mari, très heureux.

Mohamed Diakité

Egalement interrogé par le correspondant local de Guineematin.com, Mohamed Diakité, le délégué de ce centre, a salué la bravoure de cette femme avant de prier pour elle. « Je suis très content dans la mesure où c’est un événement très rare dans les centres d’examen. Dieu m’a donné cette chance d’être un témoin de ce fait. C’est une femme très brave. Déjà, en matinée, elle avait évoqué des douleurs au bas ventre, vers 7 heures 40 minutes. Vers 8 heures 30 minutes, elle a accouché. 40 minutes après, elle est revenue dans la salle, à 9 heures 10, pour continuer les épreuves. Je vous assure qu’elle a tenu les deux épreuves comme si de rien n’était. Je prie Dieu qu’elle ait son baccalauréat et que Dieu bénisse son enfant », a prié le délégué.

Elhadj Kerfala Mansaré, inspecteur régional de l'éducation de Mamou,
Elhadj Kerfala Mansaré, inspecteur régional de l’éducation de Mamou

De son côté, Elhadj Kerfala Mansaré, inspecteur régional de l’éducation de Mamou, a révélé que madame Fatoumata Kourouma était en travail depuis la nuit. Mais, elle tenait à ne pas rater son examen. « Cette femme est brave. Elle a le souci de sa réussite. Depuis la nuit, elle était en travail ; mais, tellement qu’elle est engagée à ne pas perdre les épreuves, elle a préféré venir à l’école le matin et être installée. Nous avons demandé à la maternité de nous proposer un traitement d’urgence pour qu’elle puisse terminer son examen », a notamment expliqué la première autorité de l’éducation dans la région.

Fatoumata Kourouma, candidate
Fatoumata Kourouma

Enfin, Fatoumata Kourouma a remercié tous ceux et toutes celles qui ont contribué à son accouchement. « Je remercie toutes les personnes qui m’ont accompagné, mon mari, mes professeurs, les autorités éducatives, sanitaires et mon délégué qui m’a permis de continuer mes épreuves durant cet examen national. Je suis bien portante et je compte finir le baccalauréat…».

Il est à noter que c’est la deuxième fois qu’une candidate accouche dans ce centre situé au quartier Abattoir. En 2016, c’est une candidate du BEPC qui y avait accouché. Mais, contrairement à Fatoumata Kourouma, elle n’avait pas pu continuer les épreuves.

De Mamou, Boubacar Ramadan Barry pour Guineematin.com

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Limogeage de Paul Put, corruption, audit, cas du Syli Cadet… Kabassan Keïta à Guineematin

17 juillet 2019 à 10 10 36 07367
Kabassan Lancinet Keïta, Directeur national des sports et des des activités physiques
Kabassan Lancinet Keïta, Directeur national des sports et des des activités physiques

La débâcle du Syli national de Guinée à la Coupe d’Afrique des Nations 2019 de football, suivie d’accusations de racket des joueurs, a eu pour conséquences le limogeage de l’entraîneur Paul Put et son staff. Antonio Souaré, président de la Féguifoot, a également frappé dans son propre camp en procédant à la dissolution de l’administration de l’instance dirigeante du football guinéen.

Pour parler de cette actualité qui polarise les attentions, un reporter de Guineematin.com a donné la parole à Kabassan Lancinet Keïta, directeur national des sports et des activités physiques, ce mardi 16 juillet 2019. Dans cet entretien, monsieur Kéita dit tout, sans détours.

Guineematin.com : la fédération guinéenne de football a annoncé hier lundi, 15 juillet 2019, le limogeage du sélectionneur du Syli national, Paul PUT et tout son staff. Cette décision fait suite à la débâcle de notre équipe nationale à la CAN 2019. Est-ce que le ministère des Sports a été associé à la prise de cette décision ?

Kabassan Lancinet Keïta : vous vous souviendrez que le lundi surpassé, je crois que c’était le 8 juillet, le ministère des Sports a fait passer un communiqué à la télévision nationale pour déplorer la manière dont le Syli a été éliminé. Et, suite à cette élimination, le ministère a invité toutes les parties prenantes à une réunion qui s’est tenue hier, lundi 15 juillet dans le bureau du ministre, et cette réunion a regroupé, en plus de la fédération guinéenne de football, il y avait le comité de soutien au Syli national, il y avait les membres d’élaboration du budget de la CAN, et puis les cadres du ministère des sports. Et, cette réunion avait pour objectif de tirer les leçons de la CAN 2019, de l’échec du Syli national et situer les responsabilités. Et, les premières mesures ont été décidées au cours de cette réunion. L’une des mesures, c’était le renvoi de l’entraîneur et de tout son staff. Et, je vous apprends que pour la petite période que monsieur Paul Put a eu à faire avec le Syli national, nous avons joué 12 matchs, nous avons fait cinq (5) défaites, et trois (3) matchs nuls et quatre (4) victoires. Donc, ça prouve à suffisance que le résultat n’était pas bon. Et en plus de ce mauvais résultat, il y avait aussi la corruption qui régnait au sein de l’équipe. Et donc, pour tous ces éléments qui étaient en défaveur de l’entraîneur, la décision, c’est vrai, c’est la fédération qui devait la prendre, la décision a été acceptée par la réunion pour que Paul Put et tout son staff soient renvoyés.

Guineematin.com : avant la prise de cette décision, on a assisté à une bataille médiatique entre l’entraîneur et le président de la FEGUIFOOT, Antonio Souaré. Ce dernier a accusé Paul Put de choses graves, notamment de racketter les joueurs. Que savez-vous aujourd’hui de cette affaire ?

Kabassan Lancinet Keïta : vous savez que dans cette bataille médiatique, le ministère est un peu loin. Mais, nous suivons avec beaucoup d’intérêt ces informations et nous-mêmes, nous sommes en train de mener nos enquêtes. Vous allez comprendre que dans les déclarations du président de la Fédération Guinéenne de Football, et celle du ministre en charge des Sports, nous avons dit que les enquêtes continuent pour connaitre la corruption : qui est corrompu ? Qui est corrupteur ? Quels sont les engagements de cette corruption ? Nous avons décidé de continuer les enquêtes. C’est pourquoi pour un premier temps, nous avons décidé d’arrêter le contrat qui existait entre Paul Put et la République de Guinée. Et puis, ça ne veut pas dire que tout est fini, nous continuons les enquêtes parce qu’il y a des cas de corruption et qu’il faut punir avec la dernière énergie.

Guineematin.com : en tout cas, les guinéens attendent que lumière soit faite sur cette affaire. Est-ce qu’on peut s’attendre à cela dans les prochains jours ?

Kabassan Lancinet Keïta : les guinéens seront éclairés sur cette affaire. Nous avons vu notre chef de délégation qui est venu avec son rapport, et le rapport a été déposé. Nous continuons à travailler sur ce rapport, nous continuons à poser aux membres de la Fédération Guinéenne de Football, et bien-sûr avec Paul Put. Bien-sûr, le contrat s’est arrêté avec Paul Put, mais le contact continu avec lui pour éclairer les choses. Il y a un membre de la fédération qui a été incriminé par Paul Put, disant qu’il payait 10% de son salaire à un membre de la fédération. Nous attendons le nom de ce membre de la fédération pour que lui-même soit appelé au niveau de notre département ici. Et depuis hier, le contact est permanant entre la Fédération Guinéenne de Football et le ministère des Sports. Le peuple de Guinée sera éclairé, soyez rassurés.

Guineematin.com : à la demande du Premier ministre, un audit a été engagé au tour de la gestion des fonds décaissés pour la participation de la Guinée à la CAN. Qui a géré ces fonds ? Est-ce le ministère des Sports ou la FEGUIFOOT ?

Kabassan Lancinet Keïta : les dépenses du syli national viennent toujours du département en charge des Sports. Pour cette année, spécialement le Premier ministre a mis sur pied une commission interministérielle pour élaborer le budget de la CAN. Ce budget, comme je vous l’ai dit, a été élaboré par une commission interministérielle sous la présidence du 2ème vice-gouverneur de la Banque Centrale ; et dans cette commission, il y avait deux conseillers du Premier ministre, deux cadres du ministère du Budget, et deux cadres du ministère des Sports. Nous avons élaboré le budget et c’est normal qu’après avoir dépensé un tel montant, qu’il y ait un audit. En tout cas, que les gens voient ce qui a été dépensé et ce qui n’a pas été dépensé. Dans l’exécution de ce budget, la responsabilité a été donnée à madame la DAAF du département en charge des Sports. C’est elle qui a exécuté, elle devrait rentrer ce matin (mardi 16 juillet 2019, ndlr). Et à son retour-là, nous allons voir son rapport financier ; et ce rapport financier va être présenté au pool des inspecteurs, qui est déjà mis sur pied par l’inspection générale des finances et sous la supervision du conseiller chargé des audits de la Primature et nous allons donner les résultats de cet audit qui est recommandé par son Excellence, monsieur le Premier ministre.

Guineematin.com : au ministère des sports, est-ce que vous craignez les résultats de cet audit ?

Kabassan Lancinet Keïta : non, pas du tout. Si vous regardez le budget de la Coupe d’Afrique des Nations, ce budget se résume à ces 5 gros points : le premier gros point, c’est les primes, et les primes représentent 65% du budget et après c’est le transport. Vous savez, nous avons affrété deux fois des vols spéciaux pour transporter l’équipe nationale et ça, ça représente 20 et quelques pour cent. Et le reste, c’est la prise en charge de l’équipe nationale à Marrakech. Cette délégation officielle accompagnée des cadres du département, la fédération et des supporters pour aller supporter le syli national en Egypte.

Guineematin.com : il y a eu aussi des sanctions dans l’affaire de la fraude concernant l’âge de certains joueurs du Syli cadet. Fraude pour laquelle la Guinée a été sanctionnée par la CAF. Les deux joueurs concernés et trois autres responsables de la FEGUIFOOT ont été suspendus. Que pensez-vous de cette décision ?

Kabassan Lancinet Keïta, Directeur national des sports et des des activités physiques
Kabassan Lancinet Keïta, Directeur national des sports et des des activités physiques

Kabassan Lancinet Keïta : c’est une première décision de la fédération et ce que le président ne vous a pas dit, c’est que c’est à titre conservatoire, parce que la Guinée a eu à faire des recours auprès de la CAF et du Tribunal Arbitral du Sport. C’est vrai, au niveau de la CAF, il n’y a plus moyen parce que la CAF a décidé de l’élimination de la Guinée de la coupe du monde. Mais, il y a quand même le Tribunal Arbitral du Sport où la Fédération Guinéenne de Football s’attend à un jugement plus clément et même à notre faveur. Donc nous attendons. Et, quand ce jugement va être rendu par le Tribunal Arbitral du Sport, nous maintenant au niveau du département, nous allons aussi prendre des sanctions sévères contre les personnes incriminées, pourquoi pas contre la Fédération Guinéenne de Football pour ce dysfonctionnement qui a eu lieu dans l’établissement des passeports de ces jeunes sportifs.

Entretien réalisé par Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Le préfet de Kérouané contre les anti 3ème mandat : « chassez-les ! Ce sont des ennemis de la nation »

17 juillet 2019 à 10 10 08 07087
Touramansi Dioubaté, préfet de Kérouané

Alors que le FNDC, structure mise en place pour barrer la route au projet de nouvelle constitution visant à octroyer un troisième mandat au président Alpha Condé continue d’installer ses bases sur le terrain, certains administrateurs territoriaux tentent aussi de freiner cet élan. C’est le cas du préfet de Kérouané, qui mène une campagne contre les opposants à un troisième mandat dans sa zone de juridiction. En visite ce mardi, 16 juillet 2019, dans la sous-préfecture de Banankoro, Sékou Touramansi Dioubaté a invité les habitants de la localité à chasser toute personne qui ira leur dire de s’opposer au projet de nouvelle constitution, rapporte le correspondant de Guineematin.com sur place.

Touramansi Dioubaté, préfet de Kérouané

C’est en compagnie de son secrétaire chargé des collectivités, Mamady Saran Condé, du directeur préfectoral des impôts, Moriba Camara, et du directeur adjoint des impôts, Kalil Camara, que le préfet de Kérouané s’est rendu à Banankoro. Sékou Touramansi Dioubaté est allé procéder au lancement officiel des travaux de construction de plusieurs infrastructures, financées par l’Agence Nationale de Financement des Collectivités (ANAFIC). Il s’agit d’une salle polyvalente à Banankoro Centre, un centre de santé à Gbenko, district situé à 5 kilomètres du chef-lieu de la sous-préfecture, et une école de trois classes à Danbadou, localité située à 35 kilomètres de Banankoro Centre.

Touramansi Dioubaté, préfet de Kérouané
Touramansi Dioubaté, préfet de Kérouané

A l’occasion de la cérémonie de pose de première de la salle polyvalente, le préfet, Sékou Touramansi Dioubaté, s’est adressé aux habitants de la localité. Il leur a demandé notamment de chasser tout opposant au controversé projet de nouvelle constitution qui se rendra à Banankoro. « Acceptez-vous et prônez la paix entre vous, car seule dans la paix qu’on peut faire quelques chose. Le président veut instaurer une loi pour le monde, c’est tout le monde qui va bénéficier des avantages de ça. Mais, il y a des gens qui veulent bafouer cela en disant le contraire de ce que veut la nouvelle constitution. Ils viendront vous parler de ceci et de cela, refusez-les, chassez-les, ce sont des ennemis de la nation. Après mon passage d’aujourd’hui, je reviendrai après et on va bien causer », a promis le préfet.

Cette sortie du préfet de Kérouané coïncide avec l’interpellation de plusieurs membres du Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC) dont les célèbres activistes de la société civile, Oumar Sylla « Foniké Mengué » et Sékou Koundouno, à Conakry.

Moussa Oulen Traoré pour Guineematin.com

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Une délégation du FNDC reçue au département d’Etat américain

17 juillet 2019 à 9 09 53 07537

Après la rencontre avec le congrès, la délégation du FNDC a été reçue au département d’état américain ce mardi 16 juillet 2019 par Monsieur Gianni PAZ l’officier chargé des affaires de la République de Guinée au bureau de la section Africaine dudit département.

La délégation du FNDC a présenté la situation sociopolitique de la Guinée marquée par la volonté du président Alpha CONDE à changer la constitution pour briguer un 3ème Mandat et les signes d’embrasement de la Guinée et de la sous région ouest africaine du fait des conséquences d’un tel projet.

La délégation du FNDC a transmis les documents suivants au département d’Etat : le mémorandum du FNDC, la liste des promoteurs du coup d’Etat constitutionnel en Guinée, la lettre de démission du Ministre Sacko et la note du Ministre des affaires étrangères adressée aux diplomates Guinéens à l’étranger.

La rencontre a durée une heure et s’est déroulée dans une atmosphère cordiale.

Ibrahima DIALLO

Responsable des opérations FNDC

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Recrutement de 1500 conservateurs de la nature: crainte et déception des candidats de Labé

17 juillet 2019 à 9 09 25 07257

Plusieurs candidats de Labé au concours de recrutement de 1.500 nouveaux conservateurs de la nature par la Fonction Publique (FP) craignent aujourd’hui d’être écartés par favoritisme, malgré leur mérite au profit de candidats non méritants mais recommandés par « les grands quelqu’un » de la République, rapporte un correspondant de Guineematin.com en Moyenne Guinée, à travers le reportage vidéo ci-dessous.

Une commission installée dans la salle de conférence de la préfecture de Labé reçoit depuis le 3 juillet 2019 les dossiers de candidature au test de recrutement de 1500 conservateurs de la nature par la Fonction Publique guinéenne. Plusieurs dossiers y ont déjà été déposés.

Diallo Alpha Ibrahima, diplômé du Centre Universitaire de Labé depuis 2015
Diallo Alpha Ibrahima, diplômé du Centre Universitaire de Labé depuis 2015

Parmi lesquels, celui de Diallo Alpha Ibrahima, diplômé du Centre Universitaire de Labé depuis 2015. « Nous sommes venus pour un dépôt de candidature suite à l’appel d’offre lancé par le gouvernement le mois dernier. Nous voulons intégrer le corps des conservateurs de la nature, nous voulons préserver notre environnement, lutter contre les feux de brousse, lutter contre le réchauffement climatique dans notre pays, parce que nous constatons aujourd’hui que ce phénomène a trop gangrené au sein de notre société » a-t-il expliqué.

Plusieurs candidats rencontrés devant le bloc administratif préfectoral de Labé sont partagés entre leurs ambitions légitimes d’intégrer la Fonction Publique guinéenne et la crainte de voir des non méritants se retrouver par favoritisme sur la liste des admis. « Ce que moi je vais prier les gens qui sont déployés au niveau des régions, c’est de travailler comme il le faut. Il ne faut pas qu’ils mélangent ou bien leurs parents à côté. Nous les prions d’accepter de retenir ceux qui ont fourni leurs efforts pour parcourir les 5 km ou 8 km prévus et ne pas frauder », a ajouté Alpha Ibrahima Diallo.

Sous le couvert de l’anonymat, une candidate a confié, mardi, 16 juillet 2019, à Guineematin.com sa déception d’apprendre que les candidatures sont déposées auprès de la commission de réception des dossiers avec une caution non remboursables de 50.000 francs guinéens.

Pour en savoir plus, nous avons cherché à en parler avec la mission venue de Conakry. Mais, l’intéressé n’a pas voulu se prêter aux questions de la presse locale.


De Labé, Idrissa Sampiring DIALLO pour Guineematin.com
Tél. : (00224) 622 269 551 & 657 269 551 & 660 901 334

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