Disqualification du Syli Cadet : Thierno Saidou Diakité demande « d’identifier les responsables »

12 juillet 2019 à 20 08 47 07477
Thierno Saïdou Diakité, consultant sportif

La Fédération Internationale de Football Association (FIFA) a procédé au tirage au sort des groupes de la Coupe du Monde de football des moins de 17 ans, hier jeudi 11 juillet 2019, en maintenant le Sénégal en lieu et place de la Guinée. L’instance dirigeante du football mondial confirme ainsi la décision de la Confédération Africaine de Football (CAF) qui exclut la Guinée de cette compétition pour avoir fraudé sur l’âge de deux de ses joueurs. Rencontré par un reporter de Guineematin.com au lendemain de cette décision, Thierno Saidou Diakité, consultant sportif, a regretté cet état de fait.

L’équipe cadette guinéenne ne sera pas au rendez-vous de la coupe du monde de sa catégorie qui va se jouer au Brésil en novembre prochain. C’est désormais le Sénégal qui jouera à cette compétition, d’après la décision rendue par la CAF et entérinée par la FIFA qui a constitué les poules à cet effet.

Interrogé par un reporter de Guineematin.com sur cette disqualification du Syli Cadet au profit du Sénégal, Thierno Saidou Diakité a déploré ce qui est entrain d’arriver au football guinéen. « J’ai appris cette information avec regret, déception et un sentiment de révolte. Parce que, figurez-vous, c’est l’avenir et la carrière sportive de nos jeunes footballeurs qui sont ainsi compromis. Parce que, selon le jury disciplinaire de la Confédération Africaine de Football, la Guinée ne prendra part aux deux prochaines éditions de la CAN des cadets, ils vont rendre les médailles d’argent et on va payer une amende de 100 mille dollars. Ça veut dire que le football prend un sérieux coup et c’est vraiment dommage pour notre pays », a-t-il regretté.

Dès après l’annonce de la décision de la CAF excluant l’équipe guinéenne au profit du Sénégal, le président de la Fédération Guinéenne de Football, à travers un pool d’avocats, avait saisi le Tribunal Arbitral du Sport (TAS) qui n’a pas encore donné sa décision. Pour Thierno Saidou Diakité, les chances de la Guinée devant le TAS sont minimes car, soutient-il « les gens disent que généralement, le TAS ne contredit pas systématiquement une décision de la FIFA ou du jury disciplinaire de la CAF. Cela veut dire qu’à l’aboutissement de cette procédure, on risque de confirmer la décision qui vient d’être prise puisque le tirage au sort ayant été fait hier. Du 05 au 27 novembre, les équipes concernées vont disputer la compétition au Brésil. C’est bien dommage pour notre pays. Moi, je souhaite vivement que si ça se confirme, que le comité exécutif de la Fédération Guinéenne de Football instruise une enquête interne pour qu’on essaye d’identifier les responsables de ce problème. Parce qu’on a établi deux dates de naissances différentes pour les deux joueurs. Ce qui est une faute administrative. Il faut donc qu’on essaye de mettre fin à ce genre de pratiques qui vont pénaliser le football guinéen ».

En outre, Thierno Saidou Diakité a salué l’audit instruit par le Premier ministre sur les fonds utilisés par le ministère des Sports, à l’occasion de la Coupe d’Afrique des Nations où la Guinée a été humiliée en 8ème de finale. « Il faut qu’on prenne l’habitude de la rédevabilité. C’est-à-dire que, lorsqu’on gère les deniers publics, qu’on puisse être en mesure d’expliquer qu’est-ce qu’on a fait de ces deniers. C’est une bonne chose. Mais, je souhaite qu’au delà du rapport qui va lui être communiqué dans deux semaines, que s’il y a des deniers indûment utilisés, que les responsables soient identifiés et qu’ils soient sanctionnés. Il faut qu’on rompe maintenant avec cette culture de l’impunité et qu’on puisse gérer avec rigueur, transparence les deniers publics ».

Enfin, Thierno Saidou Diakité souhaite que les responsables du football guinéen tirent les leçons des différents échecs enregistrés par notre pays pour le rayonnement de notre football.

Siba Guilavogui pour Guineematin.com

Tél. : 620 21 39 77/ 662 73 05 31

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Siguiri: 16 chefs de quartiers formés en résolution des conflits et prévention de la délinquance

12 juillet 2019 à 20 08 31 07317

Dans le cadre de la mise en œuvre du projet « Partenaires pour la Sécurité en Guinée : la réforme de la police au service des citoyens », la COGINTA et le CECIDE ont formé 16 chefs de quartiers de la commune urbaine de Siguiri en résolution des conflits et prévention de la délinquance. La démarche vise à renforcer leurs capacités dans une zone où les conflits sont très récurrents, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Financé par le département d’Etat Américain et mis en œuvre par Partner Global, COGINTA et le CECIDE, cet atelier de formation a regroupé, pendant trois jours, les responsables des 16 quartiers de la commune urbaine de Siguiri. Selon les organisateurs, l’atelier a pour objectif de renforcer les capacités des chefs de quartiers dans la résolution des conflits et la prévention de la délinquance.

Hippolyte Harkité Sib, coordinateur du projet,

Selon Hippolyte Harkité Sib, coordinateur du projet, « l’objectif, c’est de renforcer les capacités des chefs de quartiers à pouvoir résoudre, d’une part, les problèmes au niveau de leurs quartiers en matière de technique de résolution de conflits à l’intérieur de leurs quartiers, faire la médiation et conciliation et, aussi, dans le cadre de la prévention de la délinquance à l’intérieur de leurs quartiers. La présente formation avec les chefs de quartiers s’inscrit dans le cadre de la gouvernance locale de la sécurité qui consiste d’une part à rapprocher la police aux citoyens et aussi de placer le citoyen au centre du dispositif sécuritaire afin qu’il soit l’acteur de sa propre sécurité ».

Ces trois jours de formation ont permis aux chefs de quartiers d’être au même niveau d’information que la police. C’est ce qu’à laissé entendre le lieutenant Victor Kamano, formateur. « Après ces trois jours de formation avec les chefs de quartier, d’abord je me sens dans la joie que nous soyons au même niveau d’information par rapport à la nouvelle politique de sécurité envisagée par notre hiérarchie. Je suis convaincu qu’au sortir de cet atelier, les responsables pourront bien résoudre le problème au niveau de leurs quartiers », a-t-il dit.

C’est également la même satisfaction qui se dégage chez les bénéficiaires, à l’image d’Elhadj Moussa Enfa Doumbouya. « Cette formation de trois jours nous a permis de comprendre beaucoup de choses dans notre travail. Depuis là, on ne va pas travailler n’importe comment, sans aucune règle. Maintenant, nous sommes formés sur beaucoup de choses », a dit monsieur Doumbouya.

De Siguiri, Bérété Lanceï Condé pour Guineematin.com

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Guinée : 5 programmes d’enseignement supérieur privé accrédités par l’ANAQ

12 juillet 2019 à 20 08 23 07237

L’Autorité Nationale d’Assurance Qualité (ANAQ) a procédé à la remise officielle d’attestations d’accréditation aux cinq (5) premiers programmes d’enseignement supérieur de notre pays, sur les 11 programmes pilotes évalués. La cérémonie officielle de remise de ces attestations, à 5 universités privées, a eu lieu dans la soirée de ce vendredi, 12 juillet 2019 à Kipé Dadya, en présence des autorités en charge de l’enseignement supérieur et des universités bénéficiaires, a constaté sur Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Le conseil Scientifique, organe d’approbation académique de l’Autorité Nationale d’Assurance Qualité, s’est prononcé sur la qualité de 11 programmes pilotes soumis à l’évaluation au niveau de l’enseignement supérieur et de l’enseignement technique et de la formation professionnelle. L’examen du mémoire de propositions de l’évaluation des programmes pilotes a abouti à cinq avis favorables pour cinq universités privées. Il s’agit de la Licence Economie de l’Université Nongo de Conakry (UNC) ; Licence Droit de l’Université Koffi Annan de Guinée (UKAG) ; Licence Gestion Commerciale et Financière de l’Université Mercure International (UMI) ; Ingénieur Génie Civil de l’Université Koffi Annan de Guinée (UKAG).

Professeur Kabinet Oularé, secrétaire exécutif de l’ANAQ,
Professeur Kabinet Oularé, secrétaire exécutif de l’ANAQ

Dans son discours, Professeur Kabinet Oularé, secrétaire exécutif de l’ANAQ, a rappelé la mission assignée à cette structure. « Notre mission principale, c’est évaluer la qualité de l’enseignement, de la recherche et de la formation. Les critères figurent dans notre référentiel d’évaluation. Autrement dit, c’est un guide qui indique un certain nombre de normes qu’une institution d’enseignement supérieur doit avoir, une norme normale pour compétir au plan international. Donc, nous avons ces référentiels, et les universités ou les programmes ont été évalués sur la base de ces référentiels et donc, qui nous ont permis d’obtenir ces résultats. Cette évaluation est d’une grande importance. Parce que chacun pense qu’il est le meilleur, chacun indique que mon université ou mon programme est le meilleur ou la meilleure. Mais, évaluer par une instance neutre, indépendante, donc les résultats sont plus crédibles. Donc, l’importance de cette évaluation, c’est de certifier la qualité que les programmes et les universités ont par rapport à leur fonctionnement », a-t-il expliqué.

Professeur Binko Mamady Touré, secrétaire général du ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique,
Pr. Binko Mamady Touré, secrétaire général du ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique

De son côté, Professeur Binko Mamady Touré, secrétaire général du ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique, a dit que cette bataille engagée par son département vise à donner une crédibilité aux programmes qui sont enseignés dans les institutions d’enseignement supérieur. Et selon lui, les résultats de ce programme pilote sont rassurants. « Cette évaluation de 11 programmes, c’était une évaluation pilote. Vous comprendrez par exemple que parmi les 5 programmes accrédités sur les 11, il n’y a pas d’universités publiques. La raison est bien simple, il n’y avait pas de discrimination ; on ne venait pas par obligation. Donc, il n’y a eu que 11 qui ont soumissionné volontairement, compte tenu peut-être du délai et de tout ce qu’il y a comme exigence. Mais, les évaluations prochaines, tout le monde est contrait de venir : les institutions d’enseignement supérieur, public comme privé ; les centre de formation professionnel, public comme privé. A défaut d’être accrédité, la formation va être fermée pour les prochaines années. Toutes nos institutions doivent passer par l’accréditation et chaque année, les résultats vont être publiés pour que les jeunes sachent vers quelle école et quelle filière aller », a dévoilé le Professeur Touré.

Dr Saliou Bella Diallo, président du Conseil d’Administration de l’ANAQ,
Dr Saliou Bella Diallo, président du Conseil d’Administration de l’ANAQ

Abondant dans le même sens, Dr Saliou Bella Diallo, président du Conseil d’Administration de l’ANAQ, a salué la bonne organisation de ce projet-pilote. Selon lui, la qualité de l’enseignement, c’est une partie qui est vitale pour la formation dans tout pays. Et donc, poursuit-il, mettre en place une institution en charge d’évaluer cette qualité est une chose importante. « Nous venons de faire une première étape, c’est l’évaluation de 11 programmes parmi lesquels 5 viennent d’être accrédités. C’est quelque chose d’important. C’est un acte d’information, c’est un acte qui rentre dans le bilan de notre institution. Donc, nous sommes décidés à aller de l’avant pour mériter la confiance que le professeur Alpha Condé a placée en nous, à savoir rehausser le niveau de formation, le niveau d’enseignement et le niveau de recherche au niveau de toutes les institutions de formation de recherche et d’enseignement dans notre pays, aussi bien au niveau public que privé », a précisé Dr Saliou Béla.

A noter que cette évaluation a duré environ 5 mois. L’ANAQ compte organiser la deuxième édition de cette évaluation en octobre prochain. Cette évaluation à grande échelle va connaitre en plus des universités et des institutions d’enseignement techniques, la participation des universités publiques.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Conakry : Ibrahima Aminata annonce « 1000 sifflets contre les maux dont souffre la Guinée »

12 juillet 2019 à 20 08 07 07077

Une nouvelle plateforme de la société civile, dénommée Le Réveil, qui dit se battre pour l’alternance démocratique en Guinée, a été présentée aux médias ce vendredi, 12 juillet 2019 à Conakry. C’était à l’occasion d’une conférence que ses responsables ont animé à la maison de la presse. La cérémonie, a connu la présence de plusieurs responsables d’organisations de défense des droits humains, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Selon les initiateurs du mouvement, Le Réveil pour l’Alternance Démocratique en Guinée (LRADG), créé en août 2018, est destiné à être un cadre de rencontre et d’échanges en vue d’instaurer un l’Etat de Droit en Guinée. Aux dires de ses responsables, la structure regroupe trois organisations de la société à savoir : Guinée 4 pour l’Emergence, la Plateforme des Jeunes Leaders de l’Axe pour la Démocratie et le Développement (PJDD) et la Coalition Nationale pour la Paix en Guinée (CNPG).

A travers une déclaration lue par le président de Guinée 4 pour l’Emergence, Abdoul Rahim Diallo, les responsables de ladite plateforme ont dénoncé des expériences qu’ils qualifient de traumatisantes, caractérisées par la violation des droits humains, la répression politique et la malgouvernance depuis l’indépendance de la Guinée en 1958 jusqu’à nos jours.

Pour Abdoul Rahim Diallo, la plateforme entend collaborer avec les autres structures de la société civile, les syndicats et les partis politiques dans la lutte pour l’alternance. « La plateforme Le Réveil se propose de coopérer avec les autres plateformes de la société civile, les syndicats libres de travailleurs et les partis politiques, pour rompre définitivement avec le système de gouvernance hostile à l’alternance que nous constatons avec les régimes qui se sont succédés en Guinée, depuis son accession à la souveraineté nationale, le 28 septembre 1958. Il est nécessaire de soumettre notre passé à un examen critique approfondi. Pour cela, il faut organiser un procès pacifique des régimes qui se sont succédés en Guinée pour condamner la violence politique qui y a sévi cours de ses 60 ans d’indépendance. Il ne s’agit pas de sanctionner, mais de procéder à une véritable catharsis afin que les visées autoritaires, voire dictatoriales, ne reviennent plus jamais au pouvoir. Il s’agit de dépasser le silence collectif qu’on observe en Guinée sur notre passé pour éviter la répétition de celui-ci », a laissé entendre monsieur Diallo.

Dans la foulée, Ibrahima Aminata Diallo, président de la PJDD, a mis l’occasion à profit pour expliquer les raisons de l’appartenance de sa structure à cette nouvelle plateforme dénommée Le Réveil. « Comme on l’a souvent dit dans nos différentes interventions médiatiques et même lors de la présentation de la PJDD à la Guinée, on a été clair, nous avons dit que nous avons nos propres objectifs, bien sûr c’est une structure de la société civile. Mais, au-delà de nos actions, nous sommes prêts à soutenir toute revendication qui correspond aux valeurs que nous défendons. Donc, nous avons estimé que la fusion de ces 3 plateformes, notamment la PJDD, nous avons vu que vous avons à peu près les mêmes objectifs et la même vision. C’est dans ce cadre que nous avons créé cette plateforme », a-t-il expliqué.

En outre, Ibrahima Aminata Diallo a annoncé le lancement d’une contestation pacifique en utilisant 1000 sifflets le 22 juillet 2019 à Bambéto. « Il est important de réfléchir sur de nouvelles stratégies dans le combat citoyen. C’est dans ce cadre que vous serez étonnés de voir la PJDD le 22 juillet pour lancer une nouvelle forme de lutte pacifique au rond-point de Bambéto qui est un symbole de contestation par excellence. Une manière d’exprimer notre indignation face aux maux dont souffre la Guinée. Parce que l’arbitrage dans un terrain de football, quand il y a faute, on siffle. La police également, quand il y a infraction, on siffle. Donc la société civile, à travers le Réveil et la PJDD, nous allons siffler au carrefour de Bambéto, le lundi 22 juillet 2019 à partir de 10 heures, contre tous les maux dont souffre la Guinée, sans violence. Nous avons acheté mille (1000) sifflets pour le lancement du mouvement Sifflet sur l’axe Hamdallaye-Bambéto-Cosa ».

Mamadou Bhoye Laafa Sow pour Guineematin.com

Tel: 622919225 / 666919225

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Boké : les présidents Condé et Weah au port de Dapilon

12 juillet 2019 à 19 07 53 07537

Boké, 12 juillet 2019 – En visite de travail et d’amitié en Guinée, le Président de la République du Liberia, Son Excellence Georges Weah, en compagnie de son homologue guinéen, le Président Alpha Condé, a visité le port fluvial de Dapilon du consortium SMB (Société minière de Boké) Winning à Boké.

Construit en 2015, le port de Dapilon a de nos jours une production annuelle de 40 millions de tonnes de bauxite avec 10 000 emplois directs.

Le quai du port a été la première étape de cette visite des deux Présidents. Ce quai possède 10 grues de 13 tonnes par godet et une barge de 7 000 tonnes. La durée de chargement du bateau est de 9 heures.

De là, les Présidents Weah et Condé ont visité le pont flottant qui est le premier opérationnel en Afrique. Ce pont de 120 m de long et 40m de large appelé Winning Dreamdock, permet de faire la réparation des bateaux et les équipements flottants.

Le chantier naval dudit port qui est un atelier pour la réparation des bateaux a été la dernière étape de cette visite. Ce centre permet aussi de fabriquer les pièces des bateaux utilisés pour le transport minier et assurer la formation des techniciens locaux en maintenance. Ce qui rend autonome ce port en matière de pièces de rechange pour les bateaux. Selon les responsables de ce port, cet atelier est même capable de fabriquer un bateau de 50 m.

Le port de Dapilon qui s’étend sur 800 hectares va connaître aussi une extension les années à venir.

Le Bureau de Presse de la Présidence

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Paul PUT dément Antonio Souaré : « c’est faux et archi faux ! »

12 juillet 2019 à 17 05 12 07127

Communiqué : JE N’AI JAMAIS TOUCHE UN CENTIME AVEC UN JOUEUR DE TOUTE MA CARRIÈRE D’ENTRENEUR ! C’EST FAUX ET ARCHI FAUX.

Depuis l’élimination du Syli National en 1/8 ème de finale de la CAN 2019 et suite à la conférence de presse animée par le président de la FEGUIFOOT Monsieur Antonio SOUARE, beaucoup de mensonges circulent sur moi, pour me salir.

Je tiens vigoureusement à démentir tous ces mensonges honteux.

Du début de ma carrière d’entraineur à aujourd’hui, je n’ai jamais, au grand jamais touché un centime avec un joueur.

Je mets quiconque au défi de prouver le contraire que j’ai pris un centime de Franc Guinéen avec un joueur Guinéen ou d’une autre nationalité.

Je n’ai jamais racketé ni un joueur, ni un membre de mon staff. D’ailleurs, j’ai reçu plusieurs messages de soutien de mon staff et de mes joueurs.

Tout ceci est fait pour nuire à mon image, pour me pousser à bout. C’est de la diffamation.

J’aurais apprécié faire un bilan de notre parcours de la CAN en toute sérénité, mais hélas !

Notre parcours n’est pas déshonorant contrairement à ce qu’on peut lire partout.

On peut ne plus, ou jamais aimer quelqu’un, mais nous devons rester honnête et sincère en toute circonstance et surtout envers la Guinée.

Lorsqu’on m’a approché depuis le Kenya, j’ai accepté de venir apporter ma pierre à l’édifice pour la ré construction du SYLI NATIONAL que j’ai toujours porté dans mon cœur. Nous avons atteint notre objectif qui était de se qualifier pour la CAN. Nous avons réussi à atteindre les 1/8, alors que la Guinée n’avait pas réussi à se qualifier pour la dernière CAN encore moins arriver en 1/8.

Je reste persuadé que le SYLI NATIONAL retrouvera la place qui était la sienne dans le football Africain avec nos jeunes qui montent en puissance.

S’il vous plait, arrêtez de me salir pour rien !

Sportivement,

Ci-dessous, la copie de ce communiqué :

COMMUNIQUE DE PRESSE PAUL PUT. SYLI NATIONAL

Paul PUT

Sélectionneur du SYLI NATIONAL

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Avis de décès : Elhadji Thierno Souleymane Diallo a tiré sa révérence

12 juillet 2019 à 16 04 42 07427
Feu Elhadji Thierno Souleymane Diallo

Les familles Dialloyabhé de Kankalabè, Sow, Baldé Barry, Soumah et Condé ont la profonde douleur d’annoncer le décès d’Elhadji Thierno Souleymane Diallo, ingénieur des Mines et Géologie. Ce décès est survenu dans la matinée du mercredi à l’hôpital de l’amitié sino-guinéenne.

Le défunt était le fils de feu Elhadji Ibrahima Sila Diallo, chef du Canton de Kankalabè et de Hadja Mariama Pètè Diallo. Qu’en soient informés, les parents et amis de Kankalabé, Télimélé, Kébaly, Mombeya, Doghol, Labé, Conakry, France, Belqique, Londres, la Norvège, la Hollande et des Etats Unis.

L’enterrement aura lieu dans son village natal à Kankalabé, dans la préfecture de Dalaba, le lundi 15 juillet après la prière de 14 heures. La vie est si injuste des fois. Un homme qui a été le meilleur des oncles. Ta mort est juste un départ pour le paradis des belles personnes.

Toute ta famille garde de toi un très bon souvenir.

Adieu mon oncle ! Je t’aime de tout mon cœur !

Ta nièce, Mariama Diallo en Norvège/Oslo

Email : mombeya1@yahoo.fr

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Concours du Jeune Entrepreneur : 25 jeunes porteurs de projets se mesurent à Boké

12 juillet 2019 à 16 04 34 07347

C’est au total vingt cinq (25) jeunes qui ont postulé dans la région de Boké au compte du grand concours du Jeune Entrepreneur. La présélection, une initiative portée par la structure Vision Large, s’est tenue dans la salle de conférence de la préfecture en présence des autorités communales, des représentants d’entreprises minières et de quelques organisations non-gouvernementales, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Cette démarche de la structure Vision Large vise à promouvoir l’emploi des jeunes. Selon Djiba Millimono, membre de Vision Large, « l’objectif est de lutter contre le chômage. Nous voulons être dans le concret en amenant les jeunes à se battre pour qu’à la fin, ils soient accompagnés financièrement et être autonome. Dans les critères de choix dans la présélection des projets, on a dit que c’est la pertinence, l’originalité et la compétence du porteur du projet».

Le lancement officiel de cette activité a été présidé par le vice-maire de la commune urbaine de Boké. Dans son intervention, Mohamed Ali Camus Camara, a apprécié à sa juste valeur le projet avant de rassurer ses initiateurs sur le soutien de sa collectivité. « C’est une très bonne chose pour le Kakandé, puis que nous voulons que les jeunes se débarrassent des idées alarmistes. Nous voulons que les jeunes soient responsables, et la responsabilité, c’est de se prendre en charge. Donc, c’est très important pour nous et nous allons accueillir de telles initiatives », a laissé entendre l’élu local.

Un des jeunes engagés dans cette compétition n’a pas manqué de dévoiler ses ambitions. Mamadou Kadia Diallo, veut mettre en place un organe de presse dans la sous-préfecture de Sangarédi. Il espère décrocher un financement à travers la présente initiative. « L’objectif de mon entreprise sera de donner du travail à quelques citoyens à travers une entreprise de presse, mais aussi de participer à la sensibilisation des jeunes de Sangarédi », a-t-il souligné.

Sur les 25 jeunes postulants au grand concours Jeune Entrepreneur, 3 seront sélectionnés à Boké pour participer à la phase finale contre ceux qui seront aussi retenus dans les autres régions du pays. Les résultats seront donnés après la présélection dans la région de N’zérékoré, prévue le 16 juillet prochain.

De Boké, N’Diaré Diallo pour Guineematin.com

Tel : 628-98-49-38

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Polémique sur la réalisation du pont de Gbéssia : Kalémodou à Guineematin (interview)

12 juillet 2019 à 13 01 38 07387

Depuis l’avènement des grandes pluies, la circulation est difficile sous le pont de Gbessia, sur l’autoroute Fidèle Castro. L’endroit est souvent inondé et est complètement impraticable. Face à cette situation, certains pointent la mauvaise réalisation de cet ouvrage, construit sous la direction de Cellou Dalein Diallo, alors ministre des Transport et actuel chef de file de l’opposition guinéenne. Mais, cette version a été aussitôt démentie par Kalémodou Yansané, l’un des concepteurs du projet. Au cours d’un entretien qu’il a accordé à Guineematin.com, le vice-président et député de l’UFDG a rejeté les accusations visant les constructeurs du pont et explique les raisons qui causent ces inondations.

Décryptage !

Guineematin.com : des inondations sont constatées ces derniers temps sur certains axes routiers de Conakry, notamment sous le pont de Gbessia, sur l’autoroute Fidèle Castro. Dès qu’il pleut abondamment, une marre d’eau se forme à ce niveau et empêche la circulation. Pour beaucoup, cette situation est due à la mauvaise réalisation de cette infrastructure, construite pendant que vous étiez aux affaires. Votre président, Cellou Dalein Diallo, était ministre des Transports et vous, vous étiez le directeur national des investissements routiers. Quelle explication pouvez-vous donner à cette situation ?

Kalémodou Yansané : j’ai eu le privilège d’être nommé directeur national des investissements routiers de 2000 à 2006, donc 6 ans au moins. Je dois vous dire que le projet routier, le pont de Gbessia, a été réalisé entre 2003 et 2004. Il y a de cela presque 15 ans aujourd’hui. Le pont n’a pas été construit pour les fous. C’est comme les bâtiments, on ne les construit pas pour les fous. Sinon, on n’aurait jamais aménagé des balcons au niveau des bâtiments. Les routes également, on les fait pour des personnes civilisées. Je crois que les Guinéens sont suffisamment civilisés ; mais malheureusement, il y a d’autres qui ont des comportements inciviques.

Tous les ponts qui ont été construits au temps du ministre Cellou Dalein Diallo : les ponts, les passerelles, les avaloirs, les exutoires, la chaussée, ont été réalisés dans les conditions de l’art, conformément aux prescriptions techniques. Ce n’est pas des financements sur le budget national, c’est le financement des bailleurs de fonds internationaux qui ont leurs bureaux d’études ici, qui contrôlent, et qui approuvent les plans. Donc, si vous voulez parler du pont de l’aéroport, même vous, vous pouvez prendre un centimètre tout de suite, aller mesurer l’ouverture de l’avaloir du trou qui reçoit de l’eau. Vous-mêmes vous allez vous rassurer que c’est suffisant au-moins pour absorber l’eau en tenant compte du bassin versant qui amène l’eau là-bas.

Mais, cet ouvrage n’a pas été construit pour recevoir les vieux pneus, les boites vides, les saletés de toutes sortes de la ville. De Dabondy aujourd’hui, jusqu’à Lansanayah, sur près de 15 kilomètres, tout le bassin est à gauche, avec toutes les eaux qui viennent vers la gauche, déferlent sur la route. Et, chaque fois qu’il y a la moindre pluie, vous avez des saletés de toutes sortes qui déferlent sur la route. Alors, si ces saletés-là continuent leur train-train jusque dans un réceptacle, il va s’en dire que ça va être bouché.

Donc, il faut perpétuellement faire les entretiens à l’approche de la saison des pluies : un mois après, deux mois après. Regardez, même le couvercle a été volé. C’est comme le couvercle des égouts à Kaloum. Comme c’est en fer massif, les gens les volent pour les vendre à la ferraille. Moi-même j’ai vu un jour, un camion vidangeur, les camions qui vident les fosses septiques de Conakry, brancher son vidangeur sur le trou-là. Vous vous rendez compte ? Un trou qui est fait pour recevoir l’eau de pluie. C’est ça le problème.

Guineematin.com : pourquoi à votre temps, vous n’aviez pas pris des dispositions pour prévenir ce genre de situations ?

Kalémodou Yansané : je ne peux pas construire un pont pour recevoir les déchets de la ville. Le pont n’est pas fait pour ça, la route n’est pas faite pour ça. C’est comme si vous dites aujourd’hui quelqu’un qui va casser les pylônes, des gens qui démontent les éléments des hautes tensions sur la route de Kindia, qui démontent les corbières pour aller faire des lits, c’est comme si vous dites pourquoi vous n’avez pas prévu des dispositions contre les voleurs. Ce n’est pas possible. On fait les routes en Guinée comme on les fait ailleurs. Si les Guinéens ne veulent pas se comporter comme les hommes doivent se comporter, ce n’est pas la faute à l’entreprise. C’est ce que je peux vous dire.

C’est comme si vous me dites aujourd’hui, pourquoi on a fait les routes à Conakry ici, on n’a pas tenu compte de toutes les saletés que les gens déposent sur les routes et qui vont déferler après cela sur la chaussée. La route, c’est comme le corps humain : vous avez besoin de vous laver, vous avez besoin de vous brosser les dents, vous avez besoin de laver vos habits. C’est très simple. Tant que vous vous lavez, vous vous brossez les dents, vous vous sentirez bien. Mais, si vous laissez une route recevoir les fumées, les mégots de cigarette, vous videz les cannettes d’eau, vous videz les cannettes de fruits, vous les jetez sur la route ; la moindre pluie suffit pour transporter tout ça dans les fossés. Qui peut tenir compte de ça pour vous ?

J’ai été sur le pont de Fatala, l’ouvrage le plus prestigieux de la Guinée. Des herbes poussent sur le goudron. Pourtant, il y a des petits trous qu’on appelle barbacanes, qui permettent de drainer l’eau qui tombe sur le pont pour le fleuve. Simplement, il faut 10 à 15 minutes pour un ouvrier pour déboucher ça, enlever les petits sables, enlever les petites herbes là-dessus, ce n’est pas fait. C’est ça malheureusement la Guinée. Une route n’est pas faite pour recevoir les ordures ménagères ; un avaloir n’est pas fait pour recevoir les vieux pneus ; un avaloir n’est pas fait pour recevoir les vieux matelas ; un avaloir n’est pas fait pour recevoir tous les ordures ménagères d’une ville. Aucune entreprise ne peut dire que je fais cette route-là, mais elle est destinée à recevoir les ordures de la ville.

Guineematin.com : vous voulez dire que ces inondations sont dues au fait que le pouvoir actuel n’entretient pas les infrastructures qui ont été construites par vous ?

Kalémodou Yansané : je ne parle pas du pouvoir actuel, je parle du comportement, en général, du guinéen. Depuis longtemps, le comportement du guinéen est un comportement incivique. Même le pont de Fatala, là où je vous rejoins un peu, les garde-corps étaient prévus en aluminium, parce que l’aluminium est résistant et très léger. Mais, j’ai demandé moi-même de remplacer l’aluminium par de l’acier, les gens m’ont dit pourquoi alors l’acier un peu plus lourd. J’ai dit si vous mettez l’aluminium ici en brousse, les gens viendront sectionner carrément ces morceaux d’aluminium là pour en faire des marmites. C’est pourquoi, au-moins le pont de Fatala, on l’a fait de l’acier et on l’a protégé. Mais pour un avaloir, nous ne pouvons pas prévoir les saletés de la ville. Il suffit simplement d’envoyer un ouvrier à ce niveau-là pour 10 minutes, pour 15 minutes, il va nettoyer. Ça ne cause aucun problème.

Vous savez, dans le temps, la zone aéroportuaire, deux ans durant, il y avait des inondations là-bas : l’eau allait jusqu’au salon d’honneur. C’est le même projet qui a fait l’assainissement de la zone aéroportuaire. Les eaux qui quittent depuis le camp Alpha Yaya, elles passent sous la piste, pour sortir de l’autre côté de Gbessia, vous n’avez jamais plus entendu parler d’inondation là-bas. Là-bas au-moins, le nettoyage se fait au niveau de l’aéroport. Mais l’endroit sous le pont de Gbessia, c’est un travail très simple, dès que vous enlevez les saletés, 20 minutes, 30 minutes après, l’eau est partie. Mais si on ne nettoie pas, on vole le couvercle, les camions vidangeurs de la ville viennent la nuit vidanger les déchets solides de la ville dans ce trou-là, c’est très compliqué. Le constructeur ne peut pas prévoir ça.

Guineematin.com : c’est la fin de cet entretien. Avez-vous un dernier mot ?

Kalémodou Yansané : je dois vous dire que grâce à Dieu, j’ai été en partie artisan de beaucoup d’ouvrages en Guinée. Nous avons construit beaucoup de ponts, beaucoup de routes en Guinée : le pont Fatala, le pont sur le Niger, le pont sur le Tinkisso, la route entre Kouroussa et la frontière avec le Mali… Le premier tronçon de cette route a été inauguré en 2000, ça fait 19 ans aujourd’hui, et la route est encore impeccable, tous ces ouvrages sont encore impeccables. Je crois que le minimum que les Guinéens nous doivent, c’est la reconnaissance pour ce qu’on a fait au-moins pour ce pays-là. C’est ce que je voulais dire comme dernier mot.

Interview réalisée par Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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IMPORTANTES PRÉCISIONS AUTOUR DU DOSSIER JUDICIAIRE CONCERNANT HABIB MAROUANE KAMARA

12 juillet 2019 à 13 01 36 07367
Aboubacar Makissa Camara, Directeur National des Impôts

Communiqué : Depuis la comparution de Habib Marouane Kamara, le mercredi 10 juillet, devant le tribunal de première instance de Kaloum, pour diffamation à l’encontre de Aboubacar Makissa Camara, Directeur National des Impôts, les langues se délient dans une certaine opinion et dans certains médias.

On entend et on lit que le concerné, Habib Marouane, puisque c’est de lui qu’il s’agit, est poursuivi pour diffamation par voie de presse. Faux !

En effet, il est important de préciser ici que toutes les charges retenues contre le jeune Habib Marouane Kamara, sont la conséquence de propos calomnieux et diffamatoires qu’il a tenus, sans cesse, depuis des mois, sur le réseau social Facebook, à l’encontre de Aboubacar Makissa Camara, qu’il aurait traité de tous les noms d’oiseaux et couvert des sept péchés capitaux d’Israël.

En conséquence, que cela soit donc clair pour tout le monde, Habib Marouane, est poursuivi en qualité de citoyen et non en qualité de journaliste et doit alors être jugé de toute évidence, sur la base du code pénal.

C’est donc le lieu de rappeler que la plainte qui le vise, ne concerne aucunement des propos tenus par le concerné, sur une onde de radio, ou encore moins contenus dans un article de presse qu’il a pu partager sur sa page Facebook.

Par ailleurs, convaincus que la liberté d’expression et d’opinions, est une réalité en Guinée, sous la gouvernance du Pr Alpha Condé, nous nous réaffirmons respectueux des lois qui régissent l’exercice de ces libertés fondamentales dans le pays.

Il est par ailleurs important de rappeler que lorsqu’un citoyen porte atteinte, via ses publications sur les réseaux sociaux notamment, à l’honneur d’un autre citoyen, comme c’est le cas de Habib Marouane Kamara, celui-ci est appelé à réponde de ses actes devant la loi.

En remettons-nous alors à la justice pour que le droit, rien que le droit soit dit, en permettant à l’opinion de connaître la vérité dans ce dossier.

A vous chers journalistes, votre combat doit s’inscrire à extirper de vos rangs, ceux qui usent et abusent de leurs micros ou de leurs plumes, pour souiller l’honneur des citoyens que vous êtes censés informer.

Espérant que la confusion créée et entretenue à dessein, autour de ce dossier, est désormais levée, nous osons croire que les vrais professionnels de la presse qui ne font aucunement pas dans l’acharnement, la calomnie et la diffamation, sauront séparer le bon grain de l’ivraie.

Alhassane SIDIBE
Conseiller en communication de Makissa

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Madina : quand des marchands cohabitent avec la boue et les eaux de ruissellement

12 juillet 2019 à 13 01 20 07207

La saison pluvieuse commence à faire de nombreux dégâts à travers la ville de Conakry. De nombreux cas d’inondations ont été enregistrés. Certaines parties du grand marché de Madina, notamment sur la route du Niger, sont envahies par les eaux de ruissellement. Vendeurs, acheteurs et autres passants n’ont pas le choix que de patauger dans la boue, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

L’hivernage commence à préoccuper de nombreux citoyens de Conakry. Certaines parties du marché de Madina, sur la route du Niger, traversent un véritable calvaire en ce moment. Un tour dans ce grand centre de négoce, dans la matinée d’hier jeudi, 11 juillet 2019, a permis à notre reporter de toucher du doigt cette triste réalité.

C’est le cas de monsieur Abdoul Malik Barry, marchand de son état, qui a expliqué son calvaire à cette période de l’année. « Nous souffrons ici tellement, parce qu’à chaque hivernage, c’est comme ça. Nous finançons notre argent nous-mêmes pour arranger cette route. Mais, ça n’a abouti à rien. L’Etat ne nous soutient pas aussi. Pendant la saison pluvieuse, ici n’est pas praticable à cause de la boue. Ça fait environ dix ans de cela que nous vivons dans ce calvaire. Chaque hivernage, les responsables du marché passent ici tous les jours, mais ils ne disent rien. Pourtant, nous payons les droits de marché, chaque fin de mois 30 000 FG, et 15.000 FG pour le gardiennage, sans oublier aussi que les chefs de quartiers viennent nous réclamer à chaque fois une somme de 20.000 FG, soi-disant une recommandation de la commune pour assainir le quartier Madina. Mais, nous ne voyons rien », a-t-il dénoncé.

Par ailleurs, Abdoul Malik Barry fait savoir qu’ils ont eux-mêmes contribué à hauteur d’un million de FG par magasin pour pouvoir arranger cette route. « Nous venons même d’initier que chaque magasin paye 1 million de FG pour arranger cette route. Mais, celui à qui on a remis cet argent, il nous a dit qu’il connait quelqu’un qui travaille avec le ministre des travaux publics, Moustapha Naïté, pour qu’il nous aide. Et, il nous demande de contribuer une somme de 100.000 FG à 80.000 FG. Même le ministre était là il y a quelques jours, et il a déploré les conditions dans lesquelles nous vivons ici, car nous vivons avec un grand risque, parce que c’est par là que passent les conteneurs ».

Pour sa part, Mme Kadiatou Bangoura, vendeuse d’ustensiles de cuisine, regrette d’avoir voté pour le professeur Alpha Condé qui n’a pas pu trouver solution à leurs problèmes. « Cette boue nous fait souffrir énormément. Dites au président Alpha Condé de nous venir en aide. C’est nous qui avons voté pour lui, c’est nous qui l’avions mis au dos. Qu’il nous enlève de ces pleurs. Nous regrettons et souffrons, nous ne savons pas quoi faire, parce que quand tu mets quelqu’un au dos et qu’il ne fait pas ce que tu veux ou ce que tu souhaite, c’est honteux. Nous avons tout fait pour arranger cette route en mettant des cailloux, mais impossible d’y parvenir et nous sommes fatigués. Tous les conteneurs qui quittent le port passent par ici. Nous payons également nos droits de marché », a fait savoir la dame.

Même son de cloche chez Bachir Sow, qui a expliqué les difficultés éprouvées sur le terrain devant la boue qui envahit les lieux. « Nous, la souffrance que nous traversons ici est énorme. Chaque jour, c’est dans cette boue et dans ces eaux de ruissellement que nous nous asseyons pour avoir de la dépense. C’est nous-mêmes qui dégageons la boue ou nous l’entassons d’un côté pour que nous ayons où nous asseoir et permettre aux clients d’avoir un passage. Nous demandons à l’Etat de goudronner ou bétonner cette route », lance-t-il.

Mama Aissata Bangoura, vendeuse de denrées alimentaires, dénonce l’insalubrité qui caractérise notre pays. « Nous sommes assis ici, quand il pleut, nous souffrons énormément. La route est gâtée. Quand les chauffeurs passent, ils nous jettent l’eau sale dessus et de la boue. Pendant l’hivernage, nous souffrons beaucoup. C’est dans cette eau sale que nous mettons nos pieds pour pouvoir écouler nos marchandises. Nous mangeons dans cette saleté et quand tu rentres à la maison, tu es obligé de désinfecter tes pied et mains avec de l’eau de javel. Il y a trop de déchets en Guinée. Je jure, aucun pays n’est comme la Guinée. Tout ceci engendre des maladies. Je leur demande de nous venir en aide », implore la vendeuse.

Fatoumata Diouldé Diallo pour Guineematin.com

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Les Cadets Guinéens sanctionnés, l’autre mensonge d’Antonio Souaré

12 juillet 2019 à 11 11 33 07337

Il avait joué au faux bravo en faisant espérer les guinéens de voir leur équipe cadette, valeureuse finaliste de la CAN de la catégorie en Tanzanie, disputer la coupe du monde au Brésil en octobre prochain. Comme à son habitude, il avait fanfaronné en se rendant d’urgence à Paris, mobiliser ses fameux avocats pour se rendre au Tribunal Arbitral du Sport (TAS) à Zurich.

De retour à Conakry et prenant part à l’assemblée générale ordinaire de la Féguifoot à Labé, Antonio Souaré s’était fait applaudir par l’assistance en jouant au héros qui aura fait éviter les sanctions à la Guinée.

Menteur devant l’éternel, il avait plutôt évoqué le problème de l’Imagerie par Résonnance Magnétique (IRM) sans jamais faire mention de la grave faute administrative de falsification de documents de voyage de deux joueurs dont s’étaient rendus coupables des dirigeants et entraîneurs de la fédération, encore moins évoquer le refus de la fédération à répondre à l’invitation du jury disciplinaire de la CAF avant son audience délibérante.

Et, ce n’est pas tout. D’Alexandrie où il se trouve avec le Sily National, Antonio Souaré, joint par une radio locale, continue à défendre l’indéfendable, même après la validation des sanctions imposées aux Cadets par le comité exécutif de la CAF.

Celui qui prétend connaître le football vient ainsi d’être confondu et humilié et certainement mal vu par les guinéens qu’il a pris pour des jouets en abusant de leur amour-propre, si ce n’est créer un incident diplomatique avec le Sénégal, voisin à l’autel du football.

La réalité, c’est qu’Antonio Souaré en veut à maître Augustin Senghor, le président de la Fédération Sénégalaise de Football depuis l’élection de ce dernier au comité exécutif de la CAF. Toujours prêt à se réfugier dans le mensonge et embarquer tout le monde dans son bateau. La corruption aura raison de ceux qui vont trainer les pieds.

La messe est dite, c’est bien les Cadets sénégalais qui vont prendre part à la coupe du monde au Brésil. Avec cette sanction et l’humiliante élimination du Sily national à la CAN en Egypte, la saison footballistique est terminée. À Antonio Souaré de dresser son bilan. Négatif sur toute la ligne.

Alors, merci de rendre le tablier afin que des guinéens plus méritants enfourchent le cheval pour continuer l’aventure.

Amadou Diouldé Diallo, Journaliste-Historien,

Depuis Abidjan

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Conakry : les ordures d’Alpha Condé, le pont de Cellou Dalein et les inondations

12 juillet 2019 à 11 11 32 07327
Morane Diallo

Par Morane Diallo : Conakry s’est réveillé ce jeudi les pieds dans l’eau avec des ordures flottant ça et là dans les rues, les trottoirs et même dans des cours d’aimables citoyens.

Déjà, il n’existe pas de trottoirs, mais le peu appelé comme tel du côté de Cosa sert de route aux taxis motos, à certains automobilistes têtus et aux pauvres piétons ne jouissant que des rejets d’immondices de flaques d’eau dues aux égouts bouchés.

Sur la gestion et l’entretien des routes, des trottoirs, des caniveaux et du drainage des eaux de pluie, les ingénieurs d’Alpha Condé sont aux abonnés absents. L’État n’est pas à la hauteur et, les inondations fusent, les routes bloquées comme au carrefour Gbessia ou les ordures d’Alpha Condé ont bouché les canaux d’évacuation construits par Cellou Dalein Diallo, alors Ministre des transports.

Le Gouvernement d’Alpha Condé préfère injecter des milliards de nos francs glissants dans l’absurde campagne du troisième mandat au lieu d’entretenir les infrastructures publiques construites par ses prédécesseurs, visionnaires et bâtisseurs.

Pauvre Guinée ! Car si gouverner c’est prévoir, cette équipe d’Alpha Condé est fière d’instruire les illusions pathétiques de l’avenir en hypothéquant celui de nos enfants tout en biaisant le rêve de tout un peuple.

Pour un développent harmonieux et inclusif de la Guinée, un changement s’impose par la neutralisation des vélleités de 3ème mandat d’Alpha Condé et ses caciques lieutenants tout en obligeant l’État à organiser des élections libres et justes selon le calendrier électoral défini par la loi.

La véritable liberté des guinéens est à ce prix.

Par Morane Diallo

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La justice refuse de juger l’ex DG de la LONAGUI : l’Agent Judiciaire de l’Etat s’indigne et exige

12 juillet 2019 à 10 10 53 07537
Me Mory Doumbouya, Agent Judiciaire de l'Etat
Me Mory Doumbouya, Agent Judiciaire de l’Etat

L’Agent Judiciaire de l’Etat (AJE), Me Mory Doumbouya, est très en colère contre le magistrat qui devait juger Lansana Chérif Haïdara, ancien directeur général de la Loterie Nationale de Guinée (LONAGUI). Ce dernier est poursuivi par l’Etat guinéen pour détournement de deniers publics. Son procès était prévu pour s’ouvrir hier, mercredi 10 juillet 2019, devant le tribunal correctionnel de Kaloum, mais le juge audiencier a décidé de renvoyer le dossier devant le procureur. Il estime que l’affaire est complexe et que procureur doit ouvrir une information là-dessus. Une décision dénoncée par l’Agent Judiciaire de l’Etat, qui assure que son camp se battra pour que sa citation directe dans ce dossier soit examinée par la justice. Il l’a dit au cours d’une interview qu’il a accordée à Guineematin.com ce jeudi, 11 juillet 2019.

Décryptage !

Guineematin.com : le procès de l’affaire qui oppose l’Etat guinéen à Lansana Chérif Haïdara, ancien directeur général de la Loterie Nationale de Guinée (LONAGUI) a été ouvert hier au tribunal correctionnel de Kaloum. Mais à peine ouverte, l’audience a été suspendue et le dossier renvoyé devant le procureur pour sa complexité, dit-on. En tant qu’agent judicaire de l’Etat, comment vous avez accueilli ce renvoi ?

Me Mory Doumbouya, Agent Judiciaire de l'Etat
Me Mory Doumbouya

Me Mory Doumbouya : ce renvoi procède d’une violation de la loi. Vous savez, en matière pénale, il y a des principes élémentaires à observer. En ce qui concerne la marche du procès pénal, la compétence et la saisine de la juridiction de jugement, je le dis au nom de l’Etat et avec une réelle conviction, sous le contrôle de tous les éminents juristes de ce pays et mêmes du continent, tous ceux qui s’intéressent tant soit peu au procès pénal, je le dis haut et fort : il n’appartient pas à une juridiction de jugement de modifier le mode de saisine choisi par le poursuivant. Nous sommes une partie civile dans ce dossier. Et conformément aux dispositions des articles 443 et suivants du code de procédure pénale, traitant de la compétence et de la saisine du tribunal correctionnel, nous avons, je le dis en toute connaissance de cause, à nos risques et périls, opté pour une citation directe dans cette affaire.

Une citation directe a été servie, à domicile, à l’ancien directeur de la LONAGUI aux fins de provoquer sa comparution hier, 10 juillet, au tribunal correctionnel de Kaloum. Et, pour être en phase avec les règles de la procédure, l’Etat a cru devoir constituer un avocat et qui était présent à l’ouverture des débats. A notre fort étonnement, le dossier a été appelé et renvoyé, dit-on, au procureur pour l’ouverture d’une information. Justement, c’est ce qui contrarie les dispositions légales applicables à la compétence du tribunal correctionnel, notamment les dispositions de l’article 453 du code de procédure pénale. Nous avons opté pour une citation directe.

Dès l’instant que cette voie a été choisie par la partie civile, on s’attendait hier, puisqu’en la matière nous sommes affranchis du paiement de la caution, nous nous attendions hier à ce que le dossier soit évoqué et certainement renvoyé pour la comparution du prévenu puisque nous avions des informations qu’il était en dehors de Conakry. Mais, il ne nous empêchait pas nous d’être à l’audience. Et la seule obligation qui incombe à l’Etat, était de faire en sorte que la citation lui parvienne soit à personne ou à domicile, pour ne pas occulter le principe du contradictoire. Et, cette signification régulière a été faite. Et donc pour nous, hier, le dossier devrait être appelé soit pour l’ouverture des débats en présence du prévenu ou pour un renvoi aux fins de comparution de la personne poursuivie.

Et, en cas de défaillance, les dispositions du code de procédure pénale, les dispositions de l’article 478 donnent possibilité de décerner mandat. Mais, nous n’avons pas compris en quoi le juge audiencier s’est précipité pour dire que le dossier, il est complexe alors que le prévenu n’a même pas comparu. Imaginez si le prévenu venait à reconnaître les faits alors que la formation estime déjà que le dossier est complexe. La complexité d’une procédure doit résulter de la confrontation des idées entre la personne poursuivie et l’accusation. La saisine du tribunal par voie de citation est irrévocable, et aucune décision de ce genre ne pouvait remettre en cause cette saisine qui est régulière et qui procède d’une application régulière de la loi.

Guineematin.com : et donc en l’état, quelles conséquences cette décision pourrait avoir dans la suite de l’affaire ?

Me Mory Doumbouya : cette décision est sans effet pour l’Etat. Pour nous, elle n’a aucun lien avec la citation qui a été servie à la requête de l’Etat. Nous exigeons que la citation directe qui a été servie à l’ancien directeur de la LONAGUI soit, en bonne et due forme, renvoyée à l’audience. Toute défaillance à ce point-là, risque de nous obliger à entamer des procédures pour déni de justice.

Guineematin.com : concrètement, qu’est-ce que vous comptez-faire ?

Me Mory Doumbouya : nous sommes déjà à l’œuvre. Nous allons demander à la même formation de reprogrammer cette procédure-là pour que notre citation directe soit évoquée, pour que les débats soient ouverts sur le rapport de l’inspection générale d’Etat qui est la pièce fondamentale sur laquelle les débats doivent se tenir. Donc, notre position est très claire là-dessus, notre citation directe va être examinée.

Il n’est pas question d’ordonner l’ouverture d’une information. Puisque nous, nous n’avions pas opté pour ça. Nous savions qu’on pouvait saisir un juge d’instruction par la voie d’une plainte avec constitution de partie civile, on ne nous apprend pas les règles élémentaires de la procédure pénale, notamment les modes de saisine. On pouvait opter pour cette voie. Mais, comme je le disais, à notre risque et péril, nous avons opté pour une citation directe. Comme on le dit dans un langage traditionnel ordinaire, on ne peut pas être plus royaliste que le roi.

Guineematin.com : vous dénoncez la décision du juge audiencier dans cette affaire, est-ce que pour vous, ce magistrat ne connaît pas bien la loi ou bien il est de mauvaise foi ?

Me Mory Doumbouya, Agent Judiciaire de l'Etat

Me Mory Doumbouya : non, ça serait de déplacer le débat en disant qu’un juge est de mauvaise foi. Nous estimons seulement que cette décision ne procède pas d’une application régulière des dispositions du code de procédure pénale. Il s’agit des articles 443 et suivants, je l’avais rappelé, qui se comportent à la compétence et à la saisine du tribunal correctionnel. Nous avons, en tant que partie civile, estimé que pour un mode de saisine, en droit, en procédure pénale, la juridiction de jugement n’a aucune prérogative de modifier ce mode de saisine là. Imaginez, et s’il s’agissait d’une procédure de flagrant délit ? Voilà. Sauf en cas de circonstances prévues par la loi, où il serait établi que les conditions d’une flagrance n’étaient pas réunies. C’est dans des circonstances comme ça qu’une information pouvait être ordonnée.

Mais pour nous, il s’agit d’une citation régulière qui est faite. Et le tribunal a l’obligation de prendre cette citation, de l’examiner dans la limite de ses prétentions et les moyens qui sont articulés par le poursuivant, et qui se rapportent à un cas de détournement présumé de deniers publics. Même si le prévenu est présumé innocent, le débat est attendu au niveau de l’Etat. Notre position, je le disais dans une précédente interview, que du côté de l’Agence Judiciaire de l’Etat, toutes les dispositions sont prises pour porter devant les tribunaux les rapports réguliers transmis à notre service par l’inspection générale d’Etat.

Maintenant, il ne s’agit pas pour nous de porter les actions devant le tribunal, notre rôle est de suivre, de suivre la marche des procédures engagées, en relations avec les différents rapports de l’inspection générale d’Etat pour faire en sorte que ces dossiers ne soient pas simplement engagés pour distraire la population qui a intérêt à savoir qu’est-ce que la justice fait du traitement de ces dossiers rocambolesques de détournements de deniers publics. Nous y avons tous intérêt, et l’agence judicaire de l’Etat s’emploiera à faire un suivi constant pour que les dispositions de la loi en matière de répression des détournements de deniers publics, que les procédures engagées par la partie civile soient totalement prises en compte.

Il n’est pas question pour nous faire une parodie de justice et de faire un semblant de procédure. Encore une fois, je dis que la décision d’hier n’a aucun lien avec la procédure engagée par l’Etat. Et, je vous garantis que nous userons de toutes les voies appropriées, toutes les voies légales, pour que notre citation directe soit examinée comme il se doit. Parce qu’il n’y a pas une autre raison de ne pas examiner cette citation directe ; sauf si ouvertement, quelqu’un nous disait : voilà, moi je suis pour le détournement des deniers publics, auquel cas l’Etat n’hésiterait pas à prendre ses responsabilités.

Guineematin.com : c’est la fin de cet entretien, à moins que vous n’ayez un dernier mot.

Me Mory Doumbouya : le dernier mot, c’est toujours à l’attention de la justice. Vous savez, comme je vous le disais, une justice doit être juste. Et voilà, le magistrat doit marquer toute son indépendance dans le respect de la loi. Dès que l’on s’écarte un peu de l’application de la loi, l’indépendance du magistrat tombe. Donc nous, en tant que poursuivant, du côté de l’Etat, nous disons que nous ne baisserons pas les bras tant que nous serons saisis par l’inspection générale d’Etat. Et, des poursuites régulières seront toujours engagées et nous veillerons à ce que les décisions soient toujours prononcées par les juridictions de notre pays pour rassurer la population. Voilà ce que j’avais à vous dire en dernier ressort.

Interview réalisée par Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

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Audience au ministère de la Défense : Daniel D. Ziankahn chez Dr. Diané

12 juillet 2019 à 10 10 33 07337
Daniel D. Ziankahn chez Dr. Mohamed Diané

En marge de la visite du président Georges Weah à Conakry, le ministre d’Etat chargé de la Défense nationale, Dr. Mohamed Diané, a reçu au Camp Samory son homologue libérien, Daniel D. Ziankahn.

L’entretien entre les deux ministres s’est déroulé en présence des proches collaborateurs de Dr. Mohamed Diané et a porté essentiellement sur le renforcement de la coopération militaire entre Conakry et Monrovia, à travers notamment la mise en place prochaine de patrouilles mixtes le long des frontières et le partage d’informations au niveau des différents Etats-majors.

Daniel Ziankahn et Dr. Diané
Daniel Ziankahn et Dr. Diané

Le ministre Diané a rassuré Daniel Ziankahn de la disponibilité des autorités guinéennes à tout mettre en œuvre pour que règne la paix et la stabilité, non seulement dans l’espace de la Mano river union, mais aussi et globalement dans la sous-région.

Le ministre libérien de la Défense tout en rappelant le rôle majeur joué par la Guinée pour le retour à une paix définitive dans son pays après les années difficiles de la guerre civile, a indiqué que son le Liberia ne servira jamais de base arrière pour déstabiliser un pays voisin. Daniel Ziankahn a souhaité établir une ligne directe avec son homologue guinéen pour traiter efficacement toutes les questions liées à la sécurité des deux pays amis.

Communiqué transmis par le service de communication du ministère de la Défense nationale

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Enregistrement des naissances : Sant’ Egidio et ses partenaires lancent le projet Droit au Nom

12 juillet 2019 à 10 10 16 07167

Un consortium d’ONG italiennes se lance dans un vaste programme de sensibilisation pour l’enregistrement à la naissance des enfants en Guinée. C’est dans cette dynamique que la communauté de Sant’ Egidio, la CISV et LVIA ont lancé le projet intitulé Droit au Nom ce jeudi, 11 juillet 2019, au service Cancérologie de l’hôpital national Donka. C’était en présence de nombreuses personnalités, notamment le représentant de l’ambassadeur de l’Italie en Guinée, celui de l’Agence Italienne pour la Coopération au Développement, madame le maire de la commune de Kaloum, le directeur national de l’état civil et la représentante du gouverneur de la ville de Conakry, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Ce projet Droit au Nom, financé par l’Agence Italienne pour la Coopération au Développement, est un programme de sensibilisation pour l’enregistrement à la naissance des enfants en Guinée.

madame Gloria Laura MELLANO, responsable de l'ONG LVIA et coordinatrice du projet Droit au Nom,
Mme Gloria Laura MELLANO

Dans son discours, madame Gloria Laura MELLANO, responsable de l’ONG LVIA et coordinatrice du projet Droit au Nom, est revenu sur les particularités du projet. « Ce projet est un projet qui prévoit la sensibilisation de la population à l’importance de l’enregistrement à la naissance dans les régions de Conakry et de Labé. L’exécution de ce projet va durer 2 ans. En Guinée, on travaillera en partenariat avec le CARP (Collège des Acteurs pour la Réduction de la Pauvreté) et la FMG (Fraternité Médicale Guinée). Donc, on descendra sur le terrain, pour faire des activités de sensibilisation, d’information et de formation pour les acteurs qui interviennent dans le domaine de l’état civil. Donc, le but c’est de sensibiliser les populations, les communautés, les leaders communautaires, les leaders religieux sur l’importance de cette action d’enregistrement à la naissance des enfants. On a vu qu’à Labé, le taux d’enregistrement à la naissance des enfants est de 59% contre 95% à Conakry. Mais ici, il y a des zones à couvrir pour que le taux puisse augmenter », a-t-elle expliqué.

Selon madame Evelina Martelli, l’idée de créer ce projet Droit au Nom est parti d’un certain nombre de constats à travers le monde. « Vous voyez dans le monde, il y a un grand nombre d’enfants qui ne sont pas enregistrés à l’état civil. Ce n’est pas un problème seulement guinéen, c’est un problème mondial. On estime que, sur les 125 millions d’enfants qui naissent chaque année dans le monde, 51 millions, soit plus 40% du total, ne sont pas enregistrés à la naissance. Environ la moitié de ces enfants vivent en Asie méridionale, tandis que l’Afrique subsaharienne enregistre les taux d’enregistrement des naissances les plus bas au monde. On estime que 2 enfants sur 3 ne sont pas enregistrés à la naissance en Afrique », a fait savoir madame Evelina Martelli de la communauté Sant’ Egidio.

Evelina Martelli, membre de la communauté Sant'Egidio
Mme Evelina Martelli

Parlant de l’importance de l’enregistrement à la naissance des enfants, Evelina Martelli n’a pas manqué de signaler les conséquences liées à l’absence d’une identité légale pour les enfants. « Il faut par exemple réfléchir à un problème important qui est la protection des filles : sans actes de naissance, il est plus difficile de les protéger contre le mariage précoce et contre l’exploitation pédopornographique. Mais, même dans des conditions ordinaires, en dehors des cas d’urgence, l’absence d’actes de naissance entraine des manques importants pour les enfants. Ici, en Guinée, comme dans de nombreux autres pays, les enfants qui ne sont pas enregistrés à l’Etat civil ne peuvent ni fréquenter l’école, ni passer de diplômes. Souvent, les enseignants ferment les yeux et permettent aux enfants d’aller malgré tout à l’école. Mais, par la suite, quand il arrive le moment de passer l’examen, les enfants ne peuvent pas se présenter et doivent abandonner leurs études. L’enregistrement des naissances a aussi beaucoup d’avantages pour l’Etat, parce cela peut lui permettre de connaître sa population qui naît, qui meurt et pourquoi elle meurt, permet également à l’Etat d’améliorer les conditions sanitaires au sein du système de santé pour les populations. C’est aussi très important pour un Etat d’avoir des statistiques fiables pour savoir quelle est la population qui se trouve dans une région, combien d’écoles primaires faut-il avoir pour que tous les enfants puissent avoir une chaise à l’école. Donc pour nous, c’est une façon d’aider les enfants, mais aussi d’aider l’Etat guinéen pour pouvoir améliorer son système de gestion du pays », a indiqué Evelina Martelli.

Pour sa part, le directeur national de l’état civil au Ministère de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation (MATD), Ibrahima Kaba, satisfait de l’initiative, s’est dit prêt à collaborer avec la communauté de Sant’ Egidio dans l’exécution du projet Droit au Nom. « Nous sommes très contents des initiateurs de ce projet et de ceux même qui s’occupent de son exécution. Nous les remercions et les félicitons. Notre département est prêt à faciliter de son côté l’exécution de ce projet important qui s’inscrit même dans la stratégie nationale de réforme de modernisation de l’état civil. Aujourd’hui, je crois qu’avec l’engagement de la coopération italienne, à travers LVIA et Bravo et le concours de tous les acteurs, le système de l’état civil guinéen sera davantage amélioré », a estimé Ibrahima Kaba.

Mamadou Bhoye Laafa Sow pour Guineematin.com

Tél. : 622919225 / 666919225

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