Elhadj Sékhouna Soumah refuse 350 mille dollars US : « le 3ème mandat est contre la stabilité du pays »

4 juillet 2019 à 17 05 26 07267
Elhadj Sékhouna Soumah, le Kountigui de la Basse Côte

« Je leur ai dit que je ne suis pas contre le président de la République ; mais, je suis contre le 3ème mandat. La constitution prévoit deux mandats, il n’a qu’à faire ça et partir. Ce projet de 3ème mandat est dangereux pour le pays. Alpha même ne le veut pas, ce sont les cadres qui l’entourent qui veulent l’induire en erreur. Il s’agit notamment de Malick Sankhon. Il est en train de dilapider l’argent des assurés… »

Le Kountigui de la Basse Guinée, Elhadj Sékhouna Soumah, a conféré ce jeudi, 04 juillet 2019, avec la coordination régionale de la Basse Guinée et des membres du FNDC. La rencontre s’est tenue au domicile du chef coutumier à Toumaniyah, dans la commune urbaine de Dubreka, et a porté sur le projet de troisième mandat du président Alpha Condé. Il a mis l’occasion à profit pour révéler avoir été démarché par des proches du chef de l’Etat afin qu’il adhère à ce projet de troisième mandat, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui était sur place.

Autrefois proche du pouvoir, le Kountigui de la Basse Guinée ne cache pas son opposition au projet de nouvelle constitution, visant à octroyer un troisième mandat au président Alpha Condé. Elhadj Sékhouna Soumah a convié les membres du Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC) de Conakry et de Dubréka à une rencontre, ce jeudi, pour réitérer cette position. Il a commencé par rappeler qu’il n’a pas été à Kindia lors de la pose de la première pierre des infrastructures du 61ème anniversaire de l’indépendance nationale parce qu’il n’était pas partant pour la date indiquée.

« Le ministre secrétaire général à la présidence de la République, Naby Youssouf Kidiridi Bangoura, est venu me voir. Il m’a dit que je suis officiellement invité à la rencontre de Kindia. Je lui ai dit que je ne pouvais pas aller maintenant parce que j’ai consulté les Kountigui des autres préfectures de la région qui, eux, n’étaient pas prêts. Je lui ai dit de reporter cette rencontre à une autre date. Le ministre Kiridi m’a dit que c’était impossible parce que l’administration avait déjà fixé cette date et tous les administrateurs de la région en étaient informés. Alors, à ma grande surprise, à 4 heures du matin, la veille de l’événement ils ont envoyé une délégation pour me chercher afin que j’aille prendre part à la rencontre de Kindia. Mais, les jeunes de Dubréka se sont opposés, ils ont dit que je ne vais pas. Alors, dans la journée, j’ai reçu aussi des appels des jeunes de Coyah qui m’ont dit que même si j’essayais de partir, ils n’allaient pas me laisser passer à Coyah ; ceux de Mambia la même chose. C’est pour vous dire que j’ai eu raison de ne pas y aller. Celui qui est allé parler en mon nom là-bas, Thierno Alia Bangoura, sachez qu’il n’a pas parlé en mon nom. Je ne lui ai jamais dit d’aller parler là-bas en mon nom », a-t-il rappelé.

Le chef coutumier de la Basse Côte dénonce la campagne en cours en faveur d’une nouvelle constitution et qui devrait déboucher sur un troisième mandat pour le président Alpha Condé. Il révèle avoir été contacté par un cadre de la présidence qui lui a proposé une importante somme d’argent pour qu’il adhère à ce projet. Une proposition qu’il a rejetée. « Je leur ai dit que je ne suis pas contre le président de la République ; mais, je suis contre le 3ème mandat. La constitution prévoit deux mandats, il n’a qu’à faire ça et partir. Ce projet de 3ème mandat est dangereux pour le pays. Alpha même ne le veut pas, ce sont les cadres qui l’entourent qui veulent l’induire en erreur. Il s’agit notamment de Malick Sankhon. Il est en train de dilapider l’argent des assurés. C’est lui qui est allé dire au président qu’il veut que le doyen de la Basse Côte soit le nouveau Kountigui. Mais, le président de la République lui a dit que le seul Kountigui de la Basse Côte, c’est Elhadj Sékhouna Soumah. Aujourd’hui, ils veulent à tout prix un 3ème mandat pour Alpha Condé. Un cadre de la présidence est venu me voir un jour, en présence de mon conseiller Elhadj Dioubaté, il m’a proposé 350 mille dollars, afin que j’adhère au projet de 3ème mandat, j’ai refusé. Je lui ai dit que je mets la nation devant tout. Donc, aujourd’hui, ils sont en train de distribuer de l’argent aux jeunes, 200 millions, 300 millions de francs guinéens pour ce projet de 3ème mandat alors que le peuple souffre », a dénoncé Elhadj Sékhouna Soumah.

Selon le Kountigui de la Basse Guinée, c’est à cause de sa position par rapport à ce projet de troisième mandat qu’il a été ignoré par les autorités lors des obsèques de la mère du Premier ministre, Ibrahima Kassory Fofana, qui ont eu lieu récemment à Forécariah. Il prévient cependant que cela ne va nullement le faire changer de position.

« J’ai été aux obsèques de la mère du Premier ministre. Mais, les membres du gouvernement, en leur tête le Premier ministre, m’ont trouvé assis, personne n’est venu me saluer. Ils m’ont ignoré. C’est un monsieur qui a dit : voici le Kountigui de la Basse Côte, annoncez-le au moins. C’est alors qu’ils m’ont présenté officiellement au public. Mais, sachez que je reste droit dans mes bottes, le projet là (3ème mandat), je ne suis pas dedans. Et, les cadres soussous, les cadres de la Basse Côte, je vous demande de ne pas soutenir ce projet. Ce projet est contre la stabilité du pays », a-t-il lancé.

A noter que l’ancien Premier ministre, Mamady Youla, et le député de Dixinn, Aboubacar Soumah, ont pris part à cette rencontre.

De Dubreka, Ibrahima Sory Diallo, envoyé spécial de Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

Lire

Examen du CEE à Télimélé : Thiapato Barry insiste sur le respect du principe Tolérance Zéro

4 juillet 2019 à 17 05 15 07157

Comme partout en Guinée, les premières épreuves du Certificat d’Etudes Elémentaires (CEE) ont été lancées ce jeudi, 4 juillet 2019, dans la préfecture de Télimélé. Le lancement officiel a été présidé par l’Inspecteur Régional de l’Education de Kindia, Thiapato Barry, en présence des autorités administratives et éducatives, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

C’est l’Ecole Primaire du Centre, dans la commune urbaine, qui a servi de cadre à cette cérémonie. Dans son intervention, l’Inspecteur Régional de l’Education s’est félicité de ce qui été entrepris dans les préfectures relevant de sa juridiction pour un bon déroulement des évaluations.

Inspecteur Régional de l’Education de Kindia, Thiapato Barry,
Thiapato Barry

Selon Thiapato Barry, « partout, nous avons trouvé de bonnes dispositions. Au niveau de la DPE de Télimélé, nous avons vu aussi l’implication de tous les acteurs liés aux examens nationaux. Chacun en ce qui le concerne a mobilisé son énergie pour que les examens se déroulent dans les meilleures conditions dans la préfecture. Ce que nous avons comme écho dans les autres préfectures, nous avons démarré bien dans ma région. Nous souhaitons bonne chance à nos candidats. Le ministère de l’éducation nationale et de l’alphabétisation a pris toutes les dispositions pour un déroulement correct et pour que la session 2019 soit le meilleur examen possible. En tout cas, le ministre a donné des instructions fermes pour ne pas qu’il y ait des failles et pour que le mot tolérance zéro soit respecté ».

Alhassane Diallo, chef cellule examen et transfert scolaire à la DPE,
Alhassane Diallo

Parlant des statistiques au niveau préfectoral, Alhassane Diallo, chef cellule examen et transfert scolaire à la DPE, a fait savoir que Télimélé compte cette année 3240 candidats inscrits, dont 1473 filles. Mais, seulement quelques 2898 candidats, dont 1325 filles, ont répondu présent, a-t-il précisé.

A rappeler que la mission de supervision, conduite par l’Inspecteur Régional de l’Education de Kindia, a quitté Télimélé pour Dubréka juste après le lancement.

De Télimélé, Ousmane Dieng pour Guineematin.com

Tél. : 622525250

Lire

Examen d’entrée en 7ème année à Yomou : aucun incident signalé pour cette 1ère journée

4 juillet 2019 à 16 04 48 07487

Les épreuves du Certificat d’Etudes Élémentaires (CEE) ont été lancées ce jeudi, 04 juillet 2019, partout en Guinée. A Yomou, c’est le préfet Colonel Issa Camara qui a procédé au lancement officiel de la première épreuve avec le slogan Tolérance Zéro vers l’excellence, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Dans la commune urbaine de Yomou, il y a deux centres d’examen, à savoir le collège de Yomou et le lycée moderne de Yomou. Le préfet, le Colonel Issa Camara, a lancé la première épreuve en compagnie du secrétaire général chargé des affaires administratives, du maire de la commune urbaine et du directeur préfectoral de la jeunesse.

Le colonel Issa Camara a souhaité bonne chance aux candidats. Avant de passer à l’ouverture de l’enveloppe, l’officier supérieur de l’armée a demandé aux candidats de faire preuve de courage pour faire partie des admis. Il les a également exhortés au respect de la règlementation en vigueur pour ne pas se faire des soucis.

Pour sa part, le Directeur Préfectoral de l’Education de Yomou, Demba Bangoura a présidé le lancement dans la sous préfecture de Banié, située à 15 km de la commune urbaine.

Pour cette première journée, il n’y a eu aucun cas de fraude, ni d’anomalie dans la préfecture de Yomou. Les candidats se sont dits satisfaits des épreuves qu’ils ont affrontées aujourd’hui, à savoir la Rédaction et la Géographie.

Depuis Yomou, Michel Anas Koné pour Guineematin.com

Lire

Examen d’entrée en 7ème année : « c’est tolérance zéro », rappelle le DPE de Dubreka

4 juillet 2019 à 16 04 23 07237
Mohamed Lamine Traoré, Directeur préfectoral de l'éducation de Dubréka,
Mohamed Lamine Traoré, Directeur préfectoral de l’éducation de Dubréka

Les autorités administratives et éducatives de Dubréka se sont fortement mobilisées ce jeudi, 04 juillet 2019, pour prendre part à la cérémonie de lancement officiel des épreuves du Certificat d’Etudes Élémentaires (CEE), autrement appelé examen d’entrée en 7ème année. Cérémonie qui a eu lieu au groupe scolaire Malick Condé, situé dans la commune urbaine. Le DPE de Dubreka en a profité pour rappeler les consignes à suivre pendant cet examen, rapporte l’envoyé spécial de Guineematin.com sur place.

Mohamed Lamine Traoré, le directeur préfectoral de l’éducation de Dubreka, a salué d’abord le climat de sérénité dans lequel le lancement de la première a été effectué. Il a mis l’occasion à profit pour rappeler les dispositions prises pour le bon déroulement de cet examen et des deux autres qui vont le suivre. « Vous avez suivi hier le communiqué de son Excellence Mory Sangaré, ministre de l’Education Nationale et de l’Alphabétisation, qui a dû dire que les examens-là vont se passer dans la plus grande sérénité. Mais au-delà, nous avons des principes, nous avons des règlementations, nous avons même des lois qui régissent les examens nationaux en République de Guinée.

Il y a à côté de tout ce qui est ancien comme règlements et lois, des innovations par rapport à la nouvelle technologie, des innovations par rapport à l’évolution du monde. On a vu que par rapport à la nouvelle technologie, il y a des possibilités de communiquer à distance soit par des images ou par les écritures. Donc, les téléphones restent interdits. Il y a des pratiques déviantes, il y a des dispositions qui sont prises pour réprimer les fraudes et les fautes commises à tous les niveaux : c’est tolérance zéro », a souligné le DPE.

Le responsable éducatif est revenu aussi sur les mesures mises en place dans les centres d’examen. « Les centres sont sécurisés mais aussi au niveau des centres, il y a des kits de lavage pour éviter la propagation des maladies. Vous savez, chaque centre de regroupement correspond à une particularité : soit en santé soit en maladie. Donc pour enrayer éventuellement, mieux vaut prévenir que de guérir. Nous avons prévu des kits pour éventuellement prévenir toute sorte d’épidémie que l’on pourrait rencontrer dans les écoles. Donc en sommes, toutes les dispositions sont prises pour que l’on fasse des examens crédibles acceptés par tous », a-t-il indiqué.

Dans la préfecture de Dubréka, ils sont 12.355 candidats, tous les profils confondus, c’est-à-dire enseignement général et franco-arabe, à affronter ce premier examen national de l’année. Ils ont répartis dans 53 centres dont 35 dans la commune urbaine et 13 dans les communes rurales.

De Dubreka, Ibrahima Sory Diallo envoyé spécial de Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

Lire

Examen d’entrée en 7ème Année : 36 absents enregistrés à Koubia

4 juillet 2019 à 16 04 11 07117

Les épreuves du Certificat d’Etudes Élémentaires (CEE) ont démarré dans des bonnes conditions ce jeudi, 04 juillet 2019, à Koubia. Le lancement officiel a eu lieu à Saré Kindja, district de la sous-préfecture de Missira, situé à 23 km du chef-lieu de la préfecture. Cette journée a été marquée notamment par plusieurs cas d’absences, rapporte le correspondant de Guineematin.com dans la préfecture.

C’est Antoine Togba, venu du ministère de l’éducation nationale et de l’alphabétisation, en compagnie du DPE de Koubia, Fara Kamano, et du délégué régional, Souleymane Tata Diallo, qui a procédé au lancement officiel des épreuves de l’examen d’entrée en 7ème Année. Il en a profité pour exhorter les candidats au sérieux et au respect des règlements généraux des examens en Guinée. Monsieur Togba a invité également les surveillants au respect du code de bonne conduite.

Après la cérémonie de lancement officiel, la délégation a sillonné plusieurs centres d’examen pour s’enquérir du déroulement des épreuves. A l’issue de cette tournée, le DPE de Koubia a indiqué qu’aucun incident n’a été enregistré au cours de cette première journée. « Partout, on notait la présence des agents de santé et de sécurité dans les centres », a-t-il fait observer.

On note cependant plusieurs cas d’absences. Selon Amadou Barry, le chargé des examens de la DPE de Koubia, 36 candidats dont 19 filles se sont absentés dans l’ensemble des centres d’examen.

A noter qu’ils sont au total 946 candidats dont 421 filles inscrits à cet examen national dans la préfecture de Koubia.

De Koubia, Mamadou Alpha Diallo pour Guineematin.com

Lire

Examen d’entrée en 7ème : « si vous fraudez, on va vous éliminer », prévient la ministre

4 juillet 2019 à 16 04 04 07047

Comme prévu par le Ministère de l’Education Nationale et de l’Alphabétisation (MENA), les premières épreuves de l’examen d’entrée en 7ème année ont été lancées ce jeudi, 04 juillet 2019, sur toute l’étendue du territoire national. Dans la commune de Kaloum, au centre de ville de Conakry, c’est la ministre de l’Action Sociale qui a procédé au lancement officiel des épreuves en présence de plusieurs cadres de son département, des responsables du MENA, de la DCE et de madame le maire de la commune, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

C’est l’Ecole Primaire du Centre, en face de la Mosquée Sénégalaise, qui a servi de cadre à cette cérémonie de lancement. Dans la commune de Kaloum, ce sont 1644 candidats, dont 811 filles, qui seront évalués pour l’examen d’entrée au collège. Ils sont répartis dans 7 centres, dont un dans la sous-préfecture de Kassa, dans les îles de Loos.

Ministre de l’Action Sociale, Hadja Mariama Sylla

La ministre de l’Action Sociale, Hadja Mariama Sylla, a mis l’occasion à profit pour prodiguer d’utiles conseils aux candidats. « Au nom du gouvernement, je viens m’acquitter de ce devoir, un devoir politique, mais aussi en ma qualité de ministre en charge des enfants, vous comprenez ce sont des petits-fils et des petites-filles à moi, je voudrais leur dire tout simplement de ne pas se stresser, d’être à l’aise. Si vous avez régulièrement suivi les cours, vous avez l’habitude de faire des évaluations, cette fois-ci encore, c’est la même chose. Ce qu’on vous demande ici, c’est d’être honnête, de vos efforts mêmes. On ne va pas vous envoyer ici des sujets d’ailleurs que vous n’avez pas rencontrés. Alors, je voudrais au nom de Monsieur le Président de la République, au nom du gouvernement, et au nom de monsieur le Premier ministre, déclarer le lancement des épreuves de l’examen d’entrée au Collège. Chacun pour soi, Dieu pour tous. Encore une fois, mettez-vous à l’aise. Ne soyez pas stressés. Vous êtes l’avenir de ce pays, il ne faut pas frauder, si vous fraudez, on va vous éliminer », a-t-elle averti.

Directeur Communal de l'Education de Kaloum, Ibrahima Yattara
Ibrahima Yattara

Le Directeur Communal de l’Education de Kaloum, Ibrahima Yattara a pour sa part promis que l’examen se déroulera dans les bonnes conditions et la formule tolérance zéro sera appliquée. « Soyez assurés que tout se passera dans la recherche de la plus grande crédibilité et la transparence. La consigne qui est donnée comme toujours, c’est tolérance zéro. Nous ne ferons que souhaiter bonne chance aux enfants. Et, la commune de Kaloum sera distinguée à travers les efforts propres qui seront fournis », a promis Ibrahima Yattara.

Mamadou Bhoye Laafa Sow pour Guineematin.com

Tél. : 622919225 / 666919225

Lire

Guinée : les femmes parlementaires demandent l’appui du gouvernement pour traquer les violeurs

4 juillet 2019 à 15 03 41 07417
Honorable Hadja Aïssata Daffé

Alors que les violences basées sur le genre, notamment les cas de viol font légion actuellement à Conakry et à l’intérieur du pays, le forum des femmes parlementaires de Guinée (FOFPAG) prend position et demande au gouvernement d’appuyer la COFFIG et le REFAMP pour traquer les violeurs et les conduire devant la justice. Les députées se sont exprimées dans une déclaration rendue publique ce jeudi, 04 juillet 2019, à l’occasion de la plénière de l’Assemblée nationale, rapportent les journalistes de Guineematin.com qui sont au parlement.

C’est l’Honorable Hadja Aïssata Daffé qui a fait lecture de ce rapport d’une page qui exprime d’une part les inquiétudes et l’indignation des femmes parlementaires face aux violences physiques, notamment les cas de viol dont les files et les femmes sont victimes à travers le pays ; et, d’autre part, la volonté de ces dames députées à lutter contre ces mauvaises pratiques qui portent atteinte à la dignité et à l’honneur de la femme guinéenne.

« Considérant qu’il est urgent de faire en sorte que les femmes, les filles et les enfants bénéficient des droits et principes consacrant l’égalité, la sécurité, la liberté, l’intégrité et la dignité de tous les êtres humains ; considérant que ces droits et principes sont consacrés par un certain nombre d’instruments juridiques internationaux… ; considérant que les mouvements et associations de femmes ont contribué à attirer l’attention sur la nature, la gravité et l’ampleur du problème de la violence à l’égard des filles/femmes ; le forum des femmes parlementaires constatent la recrudescence dans notre pays de la violence physique, sexuelle et psychologique au sein de la famille, y compris les coups, les sévices sexuels infligés aux enfants de sexe féminin au foyer… Les femmes et les enfants ont du mal à s’assurer de l’égalité juridique, sociale et économique dans la société, en raison notamment de la persistance et du caractère endémique de la violence, en particulier le viol des fillettes et des bébés dans notre pays », a indiqué Hadja Aïssata Daffé.

Pour lutter efficacement, voire éradiquer ces violences dont sont victimes, les filles et femmes de Guinée, le forum des femmes parlementaires sollicite l’appui du gouvernement pour traquer et traduire les violeurs en justice.

« Le forum des femmes parlementaires condamne les violences faites aux filles/femmes, soutient solennellement le REFAMP et la COFFIG pour son combat sur l’élimination de la violence à l’égard des femmes ; et, demande au gouvernement d’appuyer cette coalition afin de permettre d’apporter l’offre de service (médical, social, psychologique, juridique) aux victimes et traquer les violeurs devant la justice », a conclu Hadja Aïssata Daffé.

Mamadou Baïlo Keïta et Abdallah Baldé pour Guineematin.com

Lire

Examen d’entrée en 7ème Année : plus de 6500 candidats à Labé

4 juillet 2019 à 15 03 23 07237

Comme dans les autres villes du pays, les épreuves du Certificat d’Etudes Élémentaires (CEE) ont démarré ce jeudi, 04 juillet 2019, à Labé. 6.560 candidats, dont 3.514 filles sont concernés par ces épreuves dans cette préfecture. Le lancement officiel de cet examen d’entrée en 7ème Année a eu lieu à l’école primaire de Domby, dans la commune urbaine, rapporte un correspondant de Guineematin.com à Labé.

Cette cérémonie a été présidée par le chef de cabinet du ministère de l’éducation nationale et de l’alphabétisation, en présence de la directrice préfectorale de l’éducation et plusieurs cadres éducatifs de Labé. Une occasion mise à profit par la DPE, Hadja Aïssatou Diouldé Diallo, pour rappeler certaines dispositions prises pour le bon déroulement de cet examen

. « Nous avons pris toutes les dispositions pour la bonne tenue de cette évaluation. Dans toute la préfecture, ils sont au total 6.560 candidats, dont 3.514 filles. Ces candidats sont répartis dans 37 centres : 30 pour l’enseignement et 7 pour le Franco-arabe. Chaque salle de classe, il y a deux surveillants, tous les centres sont sécurisés », a-t-elle souligné.

Alhassane Diakité, chef de cabinet du ministère de l’éducation nationale et de l’alphabétisation,
Alhassane Diakité

En procédant au lancement officiel de la première épreuve, Alhassane Diakité, chef de cabinet du ministère de l’éducation nationale et de l’alphabétisation, s’est réjoui du climat qui prévaut sur le terrain. Il a ensuite rappelé que cet examen se tient sous le signe : tolérance zéro. « Nous remercions les autorités de Labé pour toutes les dispositions prises. Nous voyons que tous les enfants sont à l’heure. Et nous avons remarqué aussi qu’il y a plus de filles que de garçons. Félicitations à Labé, le genre est respecté. Et, c’est tolérance zéro. Quiconque sera pris en train de frauder, c’est l’élimination directe, et il sera poursuivi. Et, celui qui n’aura pas 5 sur 10 ne passera pas en classe supérieure. Nous vous souhaitons bonne chance », a lancé le responsable éducatif.

Après le lancement officiel, la délégation conduite par Alhassane Diakité s’est rendue dans la sous-préfecture de Popodara, pour s’enquérir du déroulement des épreuves dans cette localité.

De Labé, Alpha Boubacar Diallo pour Guineematin.com

Lire

Examens à Kankan : les autorités menacent de poursuites ceux qui seront pris avec un téléphone

4 juillet 2019 à 15 03 09 07097

Les premières épreuves de l’examen d’entrée en 7ème année pour la session 2019 ont été officiellement lancées ce jeudi 4 juillet 2019 sur l’ensemble du territoire guinéen. Dans la commune urbaine de Kankan, c’est le collège lycée Moryfindjan Diabaté qui a servi de cadre au lancement de la première épreuve en présence des autorités préfectorales, communales et éducatives. Les autorités ont mis en garde les acteurs contre toute tentative de fraude, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Aziz Diop
Aziz Diop

C’est dans un climat serein que les épreuves ont été lancées dans cette école de la commune urbaine de Kankan. Peu avant d’ouvrir l’enveloppe de l’épreuve de rédaction devant candidats, autorités éducatives, sécuritaires et sanitaires, Aziz Diop a rappelé que ces examens sont encore une fois placés sous le slogan Tolérance Zéro vers l’Excellence. « L’examen d’entrée en 7ème année est un examen majeur, qui donne une bonne base à l’enfant de faire le collège et le lycée. Donc, ce que vous n’apprendrez pas ici, ce n’est pas au collège ni au lycée que vous allez l’apprendre. C’est pourquoi, tolérance zéro à Kankan, c’est une réalité, et nous allons l’appliquer. On veut les meilleurs en 7ème année », a-t-il dit.

Morlaye Yattara, inspecteur régional des examens à Kankan,
Morlaye Yattara

Selon Morlaye Yattara, inspecteur régional des examens à Kankan, tout est mis en place pour le déroulement normal des évaluations. « Tous les dispositifs sont mis en place au niveau de la région administrative de Kankan. Je l’ai constaté depuis mon arrivée. Il y a la sécurité, la santé et tous les surveillants sont présents. Les surveillants savent que les textes sont très clairs et les mesures déviantes sont connues et commentées. Pas de téléphones, parce que si on le prend avec un élève ou un surveillant, ils sont éliminés directement et ensuite le téléphone sera écrasé. Pour l’enseignant, c’est avec les poursuites judiciaires. Nul n’est au-dessus de la loi », a rappelé monsieur Yattara.

Pour cette première journée, les candidats ont été évalués en Rédaction et en Géographie. Au compte de cette session 2019, la préfecture de Kankan présente 9 785 candidats, dont 2 987 filles, repartis en 50 centres d’examens.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

Tél : 00 224 627 24 13 24

Lire

Conakry : les victimes du « génocide de juillet 1985 » exigent réparation et réhabilitation

4 juillet 2019 à 14 02 29 07297
Elhadj Ibrahima Sory Dioumessy, vice-président de l'association des victimes des répressions
Elhadj Ibrahima Sory Dioumessy et les autres membres de l’association des victimes des répressions

Les victimes des événements douloureux des 4 et 5 juillet 1985, regroupés dans l’Association des Victimes de Répression (AVR), continuent de réclamer leur réhabilitation et la restitution de leurs biens. L’annonce en a été ce jeudi, 4 juillet 2019, à l’occasion d’une conférence que l’AVR a animée à la maison de la presse de Kipé, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Après 26 ans de règne sans partage (02 octobre 1958-26 mars 1984), le premier président de la Guinée indépendante a rendu l’âme le 26 mars 1984 à Cleveland, aux Etats-Unis d’Amérique. La mort du camarade Ahmed Sékou Touré a conduit au tout premier coup d’Etat militaire en République de Guinée, le 03 avril 1984. Mais, un après son accession à la magistrature suprême de notre pays Lansana Conté (alors colonel de l’Armée) a essuyé une tentative de coup d’Etat, conduite par son Premier ministre, l’autre colonel, Diarra Traoré. Et, l’échec de ce putsch a failli faire vaciller le pays tout entier avec des tournures ethnocentriques qui opposaient des soussous (ethnie du président Lansana Conté) aux malinkés (ethnie du colonel Diarra Traoré et de l’ancien président Sékou Touré).

Trente-cinq ans (35 ans) après, les auteurs et victimes collatérales de ce coup d’Etat manqué se souviennent encore et dénoncent des arrestations, assassinats, pillages, vols, destructions et saisies des biens dont ils ont été victimes de la part du régime Lansana Conté.

Organisées en association, dénommée « association des victimes des répressions », les victimes de cette autre page sombre de l’histoire de la Guinée ne comptent pas baisser les bras et continuent de réclamer leur réhabilitation et la restitution de leurs biens.

Selon Elhadj Ibrahima Sory Dioumessy, vice-président de l’AVR, de nombreuses démarches ont été menées depuis très longtemps pour la réhabilitation des victimes et la restitution de leurs biens. Des démarches allant de la saisie du Conseil des Droits de l’Homme de l’ONU à Genève à celle de l’Agence Judiciaire de l’Etat en Guinée, en passant par la Cour de Justice de la CEDEAO.

Elhadj Ibrahima Sory Dioumessy, vice-président de l'association des victimes des répressions
Elhadj Ibrahima Sory Dioumessy, vice-président de l’association des victimes des répressions

Pour ce qui est des nombreuses démarches engagées depuis l’arrivée du président Alpha Condé au pouvoir, Elhadj Ibrahima Sory Dioumessy a fait savoir que « nous avons déposé les dossiers en juillet 2013 devant l’Agent Judiciaire de l’Etat. Les études ont été faites et il a été admis que nous devons être indemnisés par l’Etat. En 2017 encore, nous sommes allés à Genève dans le même cadre ».

Toutes ces démarches sont jusque là restées infructueuses. Toutefois, les victimes du « génocide de 1985 » se disent déterminées à continuer le combat jusqu’à ce qu’elles obtiennent gain de cause. Le vice-président de l’AVR pense que dans ce dossier, « il y a encore des gens, de éléments, qui ont agi le 04 juillet 1985, qui sont encore en activité. Nous sommes dans la procédure judiciaire, je ne voudrais pas m’avancer dans les dénonciations, comme nous avons choisi de saisir la justice de la CEDEAO, nous allons donner tous les arguments et la justice de la CEDEAO va se prononcer sereinement », a laissé entendre Elhadj Ibrahima Sory Dioumessy.

En tous les cas, 34 ans après, les victimes de la répression de juillet 1985 ont martelé qu’ « il n’y aura pas de pardon sans réparation ».

Alpha Mamadou Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 628 17 99 17

Lire

Projet de nouvelle Constitution : la lettre de Julien DRAMOU au président Alpha Condé

4 juillet 2019 à 13 01 52 07527
Julien Dramou, Président-Fondateur du Mouvement « NOUVELLE RÉPUBLIQUE »
Julien Dramou, Président-Fondateur du Mouvement « NOUVELLE RÉPUBLIQUE »

LETTRE A SON EXCELLENCE MONSIEUR LE PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE

Objet : Projet de nouvelle constitution

Excellence Monsieur le Président,

C’est pour nous un privilège de nous adresser à vous à travers cette lettre ouverte pour apporter notre modeste contribution au débat actuel sur l’adoption d’une nouvelle constitution par notre cher pays, la Guinée.

Excellence Monsieur le Président, votre accession à la magistrature suprême depuis décembre 2010 est le résultat de votre parcours exceptionnel que d’aucuns qualifient de « parcours de lion ». C’est un parcours plein d’obstacles et d’embûches ; mais, grâce à votre sens élevé d’engagement, de don de soi, de responsabilité et de leadership, vous avez pu surmonter tous ces empêchements et blocages.

En devenant Président de la République de Guinée, Président de tous les Guinéens, vous aviez pris votre mission comme un sacerdoce et non un privilège. Votre dévouement à la Nation Guinéenne n’est plus à démontrer. Pour vous, présider les destinées de la nation guinéenne, c’est la servir, rien de plus et rien de moins. Vos nobles actes posés tous les jours le témoignent à suffisance. Votre grande vision pour une Guinée forte, prospère et émergente en est une illustration parfaite. Oui, Excellence Monsieur le Président de la République, la Guinée avance sous votre magistère.

Excellence Monsieur le Président, il arrive que certains leaders visionnaires aient des situations et des conditions toutes favorables à la réalisation de leur vision. A ces leaders, s’ils se glorifient, on doit leur répondre que n’importe qui peut tenir le gouvernail quand la mer est calme. D’autres, par contre, par le fait de la conjoncture sont amenés à faire face à des situations difficiles et défavorables à la réalisation de leur vision. Si ces derniers arrivent à réaliser leur vision grâce à leur forte capacité de résilience mais aussi, grâce à leur leadership organisationnel, fonctionnel et transformationnel, on les qualifie de leaders de la cinquième dimension. Excellence Monsieur le Président, vous faites partie de cette dernière catégorie.

Excellence Monsieur le Président, vos exploits ont immanquablement fait de vous un Grand homme d’Etat contemporain. Votre « parcours de lion » inspire la jeunesse africaine généralement et particulièrement la jeunesse guinéenne.

Que le tout puissant du très Haut vous donne force, sagesse et santé, toutes jointes au courage et à la longévité.

Comme l’envie d’aller à l’objet de notre missive nous démange, nous nous hâtons, votre Excellence, d’aller à l’essentiel.

Depuis un certain moment, un débat sur le changement de la constitution guinéenne est lancé. Nous ne venons pas vous donner une leçon, mais seulement vous apporter notre modeste contribution pour la réalisation de ce projet qui nous tient à cœur autant que vous.

Le trente- troisième Président des Etats Unis d’Amérique, Harry S. Truman disait : « Les hommes font l’histoire, et pas l’inverse. Dans les périodes où le leadership fait défaut, la société n’avance pas. Le progrès survient lorsque des leaders courageux et compétents saisissent les opportunités pour changer les choses pour le mieux ». Excellence Monsieur le Président, le progrès, la prospérité inclusive, le développement durable et la démocratie participative et inclusive de notre pays, n’est possible que lorsque des leaders comme vous, courageux et compétents décident de changer les choses pour le mieux. La constitution en fait partie.

Dans tous les pays du monde, l’élaboration d’une nouvelle constitution met en évidence un personnage précis : le chef de l’Etat, Président de la République. Excellence Monsieur le Président, étant conscients de ce fait, notre contribution citoyenne et républicaine à travers cette lettre qui vous est adressée ouvertement, vise à proposer quelques pistes de forme et de fond qui peuvent contribuer à la réalisation du projet de la nouvelle constitution pour la Guinée.

Nos propositions sur la forme

Excellence Monsieur le Président, sur la forme du processus de doter la Guinée d’une constitution, (vous connaissant comme un grand homme de débats, de dialogue et de compromis pour l’intérêt de la Nation), nous vous proposons la création des conditions susceptibles de faciliter la participation des citoyens, individuellement ou à travers des corps intermédiaires (partis politiques, organisations de la société civile etc.), à tout le processus de l’adoption de la nouvelle constitutionnelle.

En effet le projet de la nouvelle constitution doit s’efforcer d’inclure la consultation et la participation de tous les acteurs-clés que sont par exemple l’ensemble des parlementaires, les élus locaux, les partis politiques, les organisations de la société civile intervenant dans le domaine des droits de l’Homme ou de la démocratie, les associations professionnelles, le secteur privé, autant d’acteurs dont les contributions devraient être pertinentes.

La consultation participative doit être faite non pas, dans un climat de diktat où des groupes d’associations ou de partis politiques imposeront leurs diktats ou désidératas aux autres, mais dans un climat de débats objectifs et constructifs, ayant pour seule finalité l’intérêt national. D’ailleurs devant l’intérêt national, tous les intérêts partisans et égoïstes doivent s’estomper. La démocratie, c’est le débat, car la confrontation d’avis et d’opinions divergents permet de révéler la vérité ou de faire éclore de nouvelles idées.

Nos propositions sur le fond

Excellence Monsieur le Président, nous souhaitons que la nouvelle constitution prenne en compte les aspirations majeures de la jeunesse guinéenne. La jeunesse est la meilleure richesse de notre pays et il est pour nous impératif que notre Loi Fondamentale traite des grandes questions qui préoccupent cette jeunesse, notamment :

 Le droit à tout guinéenne et guinéen de se présenter à une élection présidentielle en candidature indépendante, en sortant du schéma classique des partis politiques qui ne parviennent pas à apaiser le climat social ;
 Le droit à une meilleure éducation gratuite jusqu’à l’âge de 18 ans ;
 Le droit à un emploi descend pouvant redonner au guinéen sa fierté et à la Guinée sa dignité ;
 Le droit à une allocation chômage ;
 Le droit aux jeunes entrepreneurs de se voir réservés un quota des marchés publics ;
 La création du statut de l’auto-entrepreneur en République de Guinée ;
 Le droit à l’assurance universelle de tous les guinéens et guinéennes (accès universel à la santé) ;
 La limitation à deux de tous les mandats électifs en république de Guinée pour assurer la rotation et éviter la sédentarisation qui crée les surhommes.

Excellence Monsieur le Président, au-delà de ces préoccupations, nous souhaitons vivement que la nouvelle constitution puisse :

 Promouvoir le consensus ainsi que l’approche participative et inclusive dans la vie politique et dans la gestion de la chose publique ;
 Promouvoir un renforcement des juridictions constitutionnelles (accessibilité aux citoyens et indépendance, formation et échanges dans le sens de promouvoir une jurisprudence progressiste) ;
 Mieux encadrer le pouvoir exécutif, renforcer les pouvoirs législatif et judiciaire ainsi que les droits des citoyens ;
 Dresser l’inventaire des valeurs africaines positives et promouvoir leur constitutionnalisation ;
 Promouvoir le renforcement des normes de convergence constitutionnelle au niveau de la CEDEAO.

Excellence Monsieur le Président, nous nous engageons à défendre le projet d’une nouvelle constitution, parce qu’il s’agit pour nous d’un « projet consolidant » qui vise à renforcer la démocratie, à élargir les libertés des citoyens et à promouvoir la culture du bien commun en Guinée.

Nous espérons vivement que ce projet aboutira pour permettre à des jeunes guinéens de ne plus être privés de leur droit élémentaire de se présenter à une élection nationale dans notre pays.

Excellence Monsieur le Président, nous mettons à la disposition de la République, notre énergie, notre savoir et savoir-faire en vue de l’heureux aboutissement de ce projet républicain. C’est dans ce sens que, nous avons déjà mis sur les fonts baptismaux le mouvement « LA NOUVELLE REPUBLIQUE » qui a pour objectifs de sensibiliser et de mobiliser les populations sur le projet de la nouvelle constitution, de faire campagne pour le « OUI » au referendum et de superviser le référendum au moment venu.

Excellence Monsieur le Président, la Guinée est notre force et notre gloire, notre avenir et notre espoir. Mais vu notre retard, rien ne doit nous empêcher de nous dépêcher car il se fait de plus en plus tard. Certes pour l’heure, nous tenons bon mais, le chemin qui reste à faire est encore long, très long. C’est pour cela que nous espérons bien que vous tiendrez votre promesse de rester le Mandela de la Guinée en laissant le sang nouveau couler dans la nouvelle République pour le rayonnement de la lumière.

La jeunesse Guinéenne en faisant de ce projet de nouvelle constitution une opportunité de nouveau départ, se prépare à tenir les arènes de la notre vie commune nationale. Tout en vous laissant le libre choix de vous présenter en 2020 dans l’exercice de votre droit constitutionnel de la nouvelle république, nous nous engageons à vous faire barrage par la voix des urnes. Quelle soit la configuration politique en 2020, nous serons prêts à bâtir sur le socle que vous aurez le mérite de poser par cette nouvelle constitution.

Excellence Monsieur le Président, s’il nous est permis de clore avec quelques mots, nous nous fions à votre sagacité et à votre grandeur d’esprit, pour espérer avoir de vous un retour favorable.

Je vous prie, Excellence Monsieur le Président, de trouver ici, l’expression de ma très haute considération.

Conakry, le 04 Juillet 2019

Votre humble compatriote

Julien DRAMOU,

Président-Fondateur du Mouvement « NOUVELLE RÉPUBLIQUE »

Lire

Examen d’entrée en 7ème année : plus de 22 mille candidats affrontent les épreuves à Matoto

4 juillet 2019 à 13 01 33 07337

22 618 candidats affrontent les épreuves du Certificat d’Etudes Élémentaires dans la commune de Matoto. Dans cette commune, c’est l’école primaire de Gbessia Centre qui a abrité la cérémonie de lancement officiel de cet examen d’entrée en 7ème année, a constaté un reporter de Guineematin.com qui était sur place.

Hawa Moussa Keïta, Chef de cabinet du ministère de l’environnement, des eaux et forêts
Hawa Moussa Keïta, Chef de cabinet du ministère de l’Environnement, des Eaux et Forêts

C’est le chef de cabinet du ministère de l’environnement, des eaux et forêts qui a procédé au lancement de la première épreuves dans ce centre. Hawa Moussa Keïta a appelé les candidats et les surveillants à la sérénité et au sérieux. « C’est un honneur pour moi de représenter le Ministre de l’environnement, des eaux et forêts, monsieur Oyé Guilavogui, en tant que chef de Cabinet pour le lancement des épreuves de l’examen d’entrée en 7ème Année. Je dois exprimer toute ma satisfaction mais aussi remercier l’encadrement de cette école de la propreté de la cour et la manière dont les candidats sont installés dans les salles. Il était aussi de mon devoir de rendre l’atmosphère sereine au niveau des candidats pour leur permettre d’aborder avec courage et motivation les différentes épreuves qu’ils auront à affronter. J’ai appelé les candidats à la sérénité et aussi à l’encadrement de respecter la réglementation », a-t-il dit.

Daouda Doumbouya, Directeur communal de l’éducation de Matoto,
Daouda Doumbouya, Directeur communal de l’éducation de Matoto

Présent à cette cérémonie de lancement officiel des épreuves du CEE, le directeur communal de l’éducation de Matoto, Daouda Doumbouya, a rappelé certaines mesures prises pour éviter la fraude pendant cet examen. « Le port des téléphones dans les centres d’examen est interdit, les montres sophistiquées aussi sont interdites. Il est interdit même aux surveillants de venir dans les centres avec les téléphones, à plus forte raison les candidats eux-mêmes. C’est ce qui constitue le motif de notre mobilisation ici », a indiqué le DCE de Matoto.

Selon Daouda Doumbouya, les 22 618 candidats inscrits à cet examen national dans sa commune sont répartis dans 708 salles et surveillés par 1416 enseignants. Pour cette première journée, ils ont affronté les épreuves de Rédaction et de Géographie.

Mohamed DORE pour Guineematin.com

Tél. : +224 622 07 93 59

Lire

Examen d’entrée en 7ème année : le message du ministre Taran Diallo aux candidats

4 juillet 2019 à 12 12 44 07447

C’est le ministre de l’unité nationale et de la citoyenneté qui a procédé au lancement officiel des épreuves du Certificat d’Etudes Élémentaires (CEE) ce jeudi, 04 juillet 2019, à l’école primaire de Kipé 2, dans la commune de Ratoma. Mamadou Taran Diallo était accompagné du directeur communal de l’éducation de Ratoma par intérim et plusieurs autres personnalités. Le ministre s’est adressé aux candidats dans un langage plein d’assurance, a constaté un rapporte un journaliste de Guineematin.com qui était sur place.

« N’ayez pas peur, restez concentrés, restez tranquilles, concentrez-vous pour répondre aux questions et surtout de faire en sorte que les leçons que vous avez apprises, vous puissiez les restituer. Je vous souhaite une excellente chance, je souhaite que le premier ou la première de la République sorte de votre centre », a-t-il lancé.

Le ministre de l’unité national et de la citoyenneté est venu aussi avec un message à l’endroit des surveillants et des encadreurs : « pour les encadreurs et les surveillants, c’est de faire en sorte que les candidats soient dans les meilleures conditions pour concourir. C’est eux de même rester indépendants, neutres et favoriser un climat de compétition. C’est pour cela qu’ils ont été choisis et ils doivent rester dans ce cas », a dit Mamadou Taran Diallo.

De son côté, le directeur communal de l’éducation par intérim, Moussa Doukouré, a indiqué que toutes les dispositions sont prises pour le bon déroulement de tous les examens nationaux dans cette commune. « Les dispositions prises, comme toujours, c’est la tolérance zéro. Tous les acteurs ont été sensibilisés, à commencer par les candidats eux-mêmes en passant par les surveillants, en passant par les délégués, toutes les personnalités impliquées au processus des examens, tous ces acteurs-là ont été sensibilisés.

On les a sensibilisés par rapport à l’arrêté conjoint qui fait état des fautes et des fraudes en matière d’examen. Aussi, il y a le code de conduite des différents acteurs intervenant dans le processus d’examen. Par exemple, les surveillants savent qu’est-ce qui leur est permis, qu’est-ce qui ne leur est pas permis. Les élèves savent qu’est-ce qui leur est permis, qu’est-ce qui ne leur est pas permis. Les délégués aussi les présidents du centre », a assuré le DCE par intérim de Ratoma.

A noter qu’ils sont 19 938 candidats dont 10 113 filles, inscrits à l’examen d’entrée en 7ème année dans la commune de Ratoma. Ils sont répartis dans 61 centres d’examen. 1330 surveillants, 122 agents de sécurité et 122 agents de santé sont mobilisés pour assurer le bon déroulement de cet examen national dans cette commune de Conakry.

Fatoumata Djouldé Diallo pour Guineematin.com

Lire

Guinée : une nouvelle loi pourrait protéger les membres de la police contre toute éventuelle poursuite en justice

4 juillet 2019 à 11 11 58 07587

Ce texte fournit des directives inadéquates sur le recours à la force létale. Le président guinéen ne devrait pas mettre en application une loi nouvelle qui donne aux gendarmes le pouvoir discrétionnaire de décider de recourir aux armes à feu et pourrait les mettre à l’abri de toute éventuelle poursuite en justice pour meurtre illégal, ont déclaré aujourd’hui Human Rights Watch et Amnesty International. Les forces de sécurité guinéennes sont réputées pour utiliser une force excessive lorsqu’elles répondent à des manifestations de rue, qui sont elles-mêmes souvent violentes.

L’Assemblée nationale de Guinée a adopté le 25 juin 2019 un projet de loi relative à l’usage des armes par la gendarmerie. Cette loi établit plusieurs justifications de l’usage de la force – notamment pour défendre des positions occupées par les gendarmes – sans souligner clairement que les armes à feu ne peuvent être utilisées que lorsqu’existe une menace de mort ou de grave blessure. La note explicative qui accompagne la loi souligne également la nécessité de protéger les gendarmes qui ont recours à la force contre des poursuites en justice revanchardes, ce qui suscite des inquiétudes sur la possibilité que la loi puisse être invoquée pour empêcher la supervision des responsables de l’application des lois par le système judiciaire. 

« Alors que la tension politique monte à l’approche de l’élection présidentielle de 2020, la dernière chose dont la Guinée a besoin est une loi aux termes vagues qui semble donner aux gendarmes le pouvoir discrétionnaire de décider de recourir à la force létale », a déclaré Corinne Dufka, directrice pour l’Afrique de l’Ouest à Human Rights Watch.

« Le président Alpha Condé devrait inviter l’Assemblée nationale à réviser cette loi, afin de la mettre en conformité avec les obligations de la Guinée aux termes du droit international et du droit africain en matière de droits humains. »

La Guinée a connu ces dernières années de violentes manifestations de rue et de fréquents affrontements entre manifestants et membres des forces de sécurité. De nouvelles manifestations sont probables plus tard cette année si, comme de nombreuses organisations guinéennes le prédisent, le président Condé cherche à amender la constitution pour briguer un troisième mandat. 

Aladji Cellou Camara, Directeur de l’information et des relations des armées guinéennes, a affirmé à Human Rights Watch que la nouvelle loi était nécessaire pour fournir davantage de directives sur les circonstances dans lesquelles les gendarmes sont habilités à recourir à la force, en particulier compte tenu de la menace croissante de terrorisme à laquelle la Guinée est confrontée. La notice explicative qui accompagne la loi fait référence au terrorisme, mais souligne également que les forces de sécurité connaissent depuis un certain temps des moments « marqués par des interventions intenses et répétées sans précédent », allusion apparente aux manifestations de rue. 

Camara a précisé que la loi n’était pas destinée à remplacer la loi guinéenne de 2015 sur le maintien de l’ordre public, qui comporte des directives sur le recours à la force par les forces de sécurité lorsqu’elles répondent à des manifestations. Mais quoique la loi nouvelle et la loi de 2015 stipulent toutes deux que la force ne doit être utilisée que lorsque c’est nécessaire et qu’elle doit être proportionnée, elles ne limitent pas explicitement le recours aux armes à feu aux cas où existent des menaces imminentes de mort ou de grave blessure. Ceci soulève une inquiétude : que d’autres objectifs, tels que disperser une manifestation non autorisée, puisse justifier le recours à la force létale.

Les normes internationales en matière de droits humains stipulent que les armes à feu ne devraient jamais être utilisées pour simplement disperser un rassemblement. Si le recours à la force pour disperser des manifestations violentes est inévitable, par exemple pour protéger des agents chargés de l’application des lois, des participants ou des badauds contre des violences, les forces de sécurité doivent seulement recourir à la dose de force minimale nécessaire pour maintenir la situation sous contrôle.

Elles doivent s’appuyer sur une utilisation proportionnée d’armes moins létales, telles que les bâtons et d’autres types d’équipement de contrôle des foules. L’usage intentionnel et létal d’armes à feu ne peut avoir lieu que lorsque c’est strictement inévitable afin de protéger des vies.

Camara a affirmé que, quel que soit le cadre juridique, les agents de police et les gendarmes ne sont jamais armés lorsqu’ils assurent la canalisation de manifestations de rue. « Si je voyais un gendarme avec une arme à feu, j’interviendrais immédiatement », a affirmé en avril 2018 à Human Rights Watch le général Ibrahima Baldé, chef de la gendarmerie.

Cependant, la Guinée a une longue habitude d’utilisation excessive des armes à feu par les forces de sécurité lors de confrontations avec des manifestants. De nombreux manifestants, ainsi que plusieurs membres des forces de sécurité, ont été tués, la plupart par des tirs d’armes à feu, au cours de la dernière décennie. Des dizaines de manifestants et deux agents chargés de l’application des lois ont été tués en 2012-2013, à l’approche d’élections législatives. Au moins 12 personnes ont été tuées, dont 6 par des tirs d’armes à feu, et de nombreuses autres ont été blessées, à l’approche et à la suite de l’élection présidentielle de 2015. Au moins 21 personnes sont mortes lors de manifestations en 2018, dont au moins 12 auraient été victimes de tirs mortels de la part des forces de sécurité d’une part, et un agent de police et un gendarme tués par des manifestants d’autre part.

En outre, si la Guinée connaît un nouveau cycle de manifestations violentes au cours des mois qui viennent, le gouvernement pourrait les qualifier de menace à la sécurité publique exigeant une réponse énergique de la part des forces de l’ordre. Les responsables guinéens de la sécurité ont souvent affirmé à Human Rights Watch et à Amnesty International que les manifestations de 2018 n’étaient pas des mouvements de protestation de rue mais de la « violence urbaine. » En novembre 2018, suite à une vague de manifestations publiques violentes, le gouvernement guinéen a déployé des unités de l’armée en certains points névralgiques de Conakry, la capitale.

La note explicative de la nouvelle loi affirme que celle-ci est nécessaire pour « protéger [les gendarmes] à l’occasion des procédures pénales » qui ne sont qu’un effort visant à « se venger de l’autorité publique. »  Mais cette affirmation ignore le fait que la Guinée a rarement engagé des poursuites contre des membres des forces de sécurité pour usage excessif de la force.

Human Rights Watch et Amnesty International ont documenté des dizaines de tirs d’armes à feu présumés mortels par les forces de sécurité depuis 2010. Mais la condamnation en février d’un capitaine de police pour le meurtre en 2016 d’un manifestant a marqué la première fois depuis 2010 qu’un membre des forces de sécurité était traduit en justice pour avoir tué un manifestant par balles.

Pour refléter les principes établis en matière de droits humains, tels que les Directives pour le contrôle des rassemblements par les responsables de l’application des lois en Afrique et les Principes de base de l’ONU sur le recours à la force et l’utilisation des armes à feu par les responsables de l’application des lois, les lois devraient stipuler clairement que les forces de sécurité ne doivent utiliser des armes à feu que dans les cas où existe un risque imminent de mort ou de grave blessure d’une personne, ou pour empêcher la commission d’un grave crime impliquant une grave menace vitale, et seulement quand des mesures moins extrêmes seraient insuffisantes pour atteindre ces objectifs. Les lois devraient également contenir des exigences claires d’information et de responsabilité, afin d’assurer que tout incident lors duquel une force excessive a été utilisée, ainsi que l’agent soupçonné d’y avoir recouru, fassent l’objet d’une procédure en justice et d’un procès équitable.

Human Rights Watch et Amnesty International ont appelé à plusieurs reprises à la création de mécanismes de contrôle adéquats, tels qu’une cellule spéciale de magistrats, afin d’enquêter de manière plus efficace sur le comportement des forces de sécurité lors de manifestations.

« Alors qu’approche l’élection présidentielle de 2020, ce n’est pas le moment d’affaiblir les règles d’opération des forces de sécurité », a déclaré Francois Patuel, chercheur sur l’Afrique de l’Ouest à Amnesty International. « Le gouvernement guinéen devrait plutôt renforcer sa capacité à enquêter effectivement sur les allégations de mauvais comportements de la part de membres de ses forces de sécurité et à poursuivre leurs auteurs en justice. »

Communiqué transmis par Amnesty International

Lire

Examen d’entrée en 7ème année : plusieurs cas d’absences signalés à Kindia

4 juillet 2019 à 11 11 44 07447

Les épreuves du Certificat d’Etudes Élémentaires (CEE), autrement appelé examen d’entrée en 7ème année, ont démarré ce jeudi, 04 juillet 2019, en Guinée. A Kindia, ils sont plus de 11.000 candidats inscrits à cet examen. Mais, dans les centres sillonnés par un correspondant local de Guineematin.com, une dizaine d’absences ont été signalés lors de cette première journée.

Dans la cité des agrumes, c’est à 9 heures que la première épreuve a été officiellement lancée dans la salle 5 de l’école primaire de Kindia 1. La cérémonie a connu la présence des autorités administratives et éducatives locales. L’occasion pour ces responsables de rappeler aux candidats et aux surveillants les consignes à respecter pour le bon déroulement de cet examen.

Le DPE, Ousmane Aïssata 1 Camara, a rassuré les candidats avant de les encourager à être calmes, sereins et à ne compter que sur leurs connaissances pendant ces trois jours que va durer cet examen national. Abondant dans le même sens, la superviseure préfectorale du CEE, madame Kaba née Kadiatou Soumah, a appelé les candidats à la discipline, tout en rappelant l’interdiction du port et de l’utilisation des téléphones dans les centres et l’aide extérieure.

Dans la préfecture de Kindia, ils sont au total 11 386 dont 5 307 filles, inscrits à cet examen d’entrée en 7ème année. Ils sont répartis dans 49 centres d’examen, pour plus de 600 surveillants. Mais, selon nos informations, une dizaine de cas d’absences ont été observés au cours de cette première journée dans les centres visités par notre reporter. Les raisons de ces absences ne sont pas connues.

Mohamed M’Bemba Condé pour Guineematin.com

Tél. : 628-518-888

Lire

Examen d’entrée en 7ème année : « n’ayez aucun souci », rassure le préfet de N’zérékoré

4 juillet 2019 à 11 11 13 07137

Comme partout en Guinée, les épreuves du Certificat d’Etudes Élémentaires (CEE) ont démarré ce jeudi, 04 juillet 2019, à N’zérékoré. C’est le préfet qui a présidé de lancement officiel, qui a eu lieu à l’école primaire Mamadou Konaté. Une occasion mise à profit par Elhadj Sory Sanoh pour rassurer les élèves, ont constaté deux reporters de Guineematin.com qui étaient sur place.

C’est en compagnie du directeur préfectoral de l’éducation, Moussagbè Diakité, de l’inspecteur régional de l’éducation, Amara Condé, et d’autres responsables éducatifs, que le préfet de N’zérékoré a procédé au lancement de l’épreuve de Rédaction, qui ouvre cet examen national. Devant les 290 candidats dont 136 filles, inscrits dans ce centre situé dans la commune urbaine de N’zérékoré, Elhadj Sory Sanoh s’est montré plutôt rassurant.

Elhadj Sory Sanoh, préfet de N'zérékoré
Elhadj Sory Sanoh, préfet de N’zérékoré

« N’ayez aucune peur, n’ayez aucun souci. Ce que vous avez appris durant toute l’année, c’est dans ça qu’on a pris les épreuves pour que ce matin, demain et après-demain vous couchiez sur papier ce que vous avez retenu de ce qu’on vous a enseignés pendant toute l’année scolaire. Sur ce donc, nous vous souhaitons très bonne chance, très bonne santé aux candidats et candidates mais aussi aux surveillants. Que le mot d’ordre qui a toujours été lancé en Guinée, c’est-à-dire tolérance zéro soit un mot réalisé, un mot respecté à N’zérékoré », a lancé le préfet à l’endroit des candidats.

11.215 candidats dont 4.733 filles sont inscrits à cet examen d’entrée en 7ème année dans la préfecture de N’zérékoré. Pour cette première journée, ils affronteront les épreuves de Rédaction et Géographie.

De N’zérékoré, Siba Guilavogui et Foromo Gbouo Lamah pour Guineematin.com

Lire

Examen d’entrée en 7ème année : lancement des épreuves à Dixinn

4 juillet 2019 à 10 10 53 07537

C’est parti pour les examens nationaux, session 2019. Les épreuves du Certificat de fin d’Etudes Élémentaires (CEE), également appelé examen d’entrée en 7ème année ont été lancées ce jeudi, 04 juillet, sur l’ensemble du territoire national. Selon le constat d’un reporter de Guineematin.com, cet examen a bien démarré dans la commune de Dixinn (Conakry).

Ils sont 3.968 candidats dont 2.003 filles inscrits à cet examen national dans la commune de Dixinn. Répartis dans 11 centres, ces élèves vont tenter, chacun, de décrocher une place pour le collège. Le lancement officiel de la première épreuve (Rédaction), dans cette commune de Conakry, a eu lieu à l’école primaire « Les Dabadins ».

Fodé Sylla

La cérémonie a été présidée par le ministre de l’agriculture, accompagné du directeur communal de l’éducation. « De façon générale nous avons 3968 candidats dont 2003 filles repartie dans 11 centres (…) Les examens ont commencé dans des bonnes conditions. Les enfants sont sereins. Les agents de santé sont là, la sécurité est présente, pour encadrer les examens au niveau de cette commune », a assuré le DCE, Fodé Sylla.

Après la rédaction, les candidats vont affronter l’épreuve de Géographie ce jeudi. Cet examen va durer trois jours (du 04 au 06 juillet 2019).

Saidou Hady Diallo pour Guineematin.com
Tel: 620 589 527/654 416 922

Lire

Conakry : des employés de la BCRG jugés dans une affaire de 2 800 000 dollars

4 juillet 2019 à 10 10 29 07297

Elhadj Boubacar Diallo et 8 autres personnes comparaissent au tribunal correctionnel de Dixinn pour des faits d’associations de malfaiteurs et d’escroquerie en bande organisée, portant sur la somme de 2 millions 800 mille dollars américains. Parmi eux, des employés de la Banque Centrale de la République de Guinée (BCRG), tous poursuivis par la société Vénézuélienne Inversonnes SA, représentée par Rafael Perez Perozo. Leur procès s’est poursuivi hier mercredi, 03 juillet 2019, constaté sur place Guineematin.com a travers un de ses reporters.

Parmi les 9 prévenus dans cette affaire, figurent des travailleurs de la BCRG. Des travailleurs que Rafael Perez accuse d’avoir agi de concert et en réunion avec Elhadj Boubacar Diallo et Mohamed Lamine Konaté pour lui escroquer le montant de 2 millions 800 mille dollars US qu’il aurait viré à la Banque Centrale à l’effet d’obtenir de l’or.

A la barre, le ressortissant Vénézuélien, avocat de profession, Rafael Perez Perozo, soutient avoir remis 300 mille dollars en espèce à Elhadj Boubacar Diallo. Il dit également avoir viré 1 700 000 dollars à la BCRG pour acheter de l’or. « Aujourd’hui, je n’ai ni l’or ni mon argent. C’est la Banque Centrale qui a remis l’argent à un certain Mohamed Lamine Konaté qui n’a même pas de compte à la Banque Centrale de la République de Guinée. C’est une bande organisée qui est représentée au niveau international. Au total, ils m’ont escroqué 2 millions 800 mille dollars, sans compter les dommages qu’ils nous ont causés », a-t-il expliqué.

Poursuivant sa narration, Rafael Perez Perozo dira que c’est Elhadj Boubacar Diallo et Koutoubou Sylla qui l’ont poussé à venir en Guinée. « Quand je suis arrivé à l’aéroport, c’est Elhadj Boubacar Diallo qui m’a accueilli. Il m’a conduit à l’hôtel où des gens qui portent les badges de la BCRG nous ont trouvé, se présentant comme étant des employés de cette banque. De l’hôtel, ils nous ont envoyé à la Banque Centrale. Ils nous ont montré là où ils sont en train de fondre l’or. Ils nous ont dit que c’est cette Banque qui est habilitée à traiter tous les métaux. J’ai eu confiance et j’ai acheté 20 kilogrammes d’or à 500 mille dollars. C’était le 12 octobre 2017. Le 8 novembre, j’ai versé 96 000 dollars pour l’achat de l’or », a-t-il ajouté.

De son côté Elhadj Boubacar Diallo, le seul détenu du groupe, va répliquer en disant qu’il ne se rappelle pas exactement des montants qu’il a perçus. « C’est des opérations bancaires. Je ne me rappelle pas des différents montants que j’ai perçus. En espèce, j’ai reçu 3 fois 10 mille dollars et non 300 mille dollars. Le virement, c’est entre 1 million et 1 million 800 mille dollars. Il y a aussi des ordres de virement qu’ils nous ont annoncés et qui ne sont jamais arrivés ici », a laissé entendre le prévenu.

Par rapport aux montants virés à partir de l’étranger, Elhadj Boubacar soutient ne pas posséder de licence pour avoir un compte à la Banque Centrale. C’est pourquoi « j’ai autorisé à Rafael Perez Perozo d’envoyer l’argent dans le compte de Mohamed Lamine Konaté. Il a envoyé et l’argent est décaissé et ils ont reçu avec décharge les 9 kilos 940 grammes d’or. Maintenant, une année après, ils sont revenus dire qu’ils n’ont pas reçu l’équivalent de leur argent ».

Les 3 autres prévenus, employés de la Banque Centrale, ont à leur tour rejeté les faits. Selon eux, la Banque Centrale n’a rien à voir dans cette affaire. « On n’était pas présent lors de la conclusion de leur contrat. Donc, si une partie n’honore pas les clauses du contrat, la Banque Centrale n’est pas liée à ça ».

Thierno Sadou Diallo, qui travaille au service de trésorerie de la Banque Centrale, a dit que l’équivalent de l’argent viré par le plaignant à la City Bank de Panama a été décaissé à la Banque Centrale de la République de Guinée. « On a fait la mise à disposition et la première opération a eu lieu le 20 octobre 2017 au compte de la Société Guinéenne de Négoce (SOGUIN), appartenant à Mohamed Lamine Konaté. C’est après un an qu’ils sont venus dire que nous avons payé à celui qui ne devrait pas recevoir l’argent ».

Le dossier a été renvoyé au 31 juillet 2019 pour la suite des débats.

Saidou Hady Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 620 589 527/654 416 922

Lire

Pierre Ngom nouveau Représentant Résident du bureau de l’UNICEF en Guinée

4 juillet 2019 à 9 09 54 07547
Pierre Ngom, nouveau Représentant Résident du bureau de l’UNICEF en Guinée

Communiqué : Pierre Ngom est le nouveau Représentant Résident du bureau de l’UNICEF en Guinée. Il a présenté sa lettre d’accréditation au Ministre des Affaires Etrangères et des Guinéens de l’Étranger, le 2 Juillet 2019. Il est responsable de tous les aspects liés à la coopération entre l’UNICEF et la République Guinée.

Avant de rejoindre la Guinée, Pierre Ngom a occupé le poste de Représentant de l’UNICEF aux Comores de 2013 à 2016, et en Érythrée de 2016 à 2019.

Auparavant, de 2008 à 2013, il a été Chef régional de l’UNICEF en Suivi-Evaluation pour les pays du Moyen-Orient et en Afrique du Nord. Il a apporté son assistance à l’analyse, l’évaluation et l’examen des programmes de pays menés par les bureaux de pays de la région ainsi que pour le renforcement des capacités de suivi et d’évaluation aux niveaux national et régional.

Pierre Ngom, nouveau Représentant Résident du bureau de l’UNICEF en Guinée
Pierre Ngom

Entre 2006 et 2008, Pierre Ngom a été Chef régional de Suivi-Évaluation de l’UNICEF pour l’Afrique orientale et australe. Il était chargé de conseiller les vingt bureaux de l’UNICEF de la région sur les problèmes de suivi et d’évaluation et de soutenir leurs efforts. Avant de rejoindre l’UNICEF, il a officié comme Conseiller Régional Recherche pour l’Afrique à Family Health International de 2003 à 2006, basé à Nairobi, Kenya. Il a apporté son assistance technique aux activités de recherche au niveau régional et a géré des projets de recherche sélectionnés pour les activités concernant la population. Il a ainsi participé au développement de la recherche sur la santé procréative. Chercheur Scientifique Principal à l’African Population and Health Research entre 1999 à 2003, il a eu à concevoir le programme de recherche et le plan d’activité de ce centre et a organisé la mobilisation des ressources pour soutenir les activités de recherche. Membre du Conseil de la population du Programme Navrongo du Ministère de la Santé du Ghana de 1994 à 1999, Pierre Ngom a à cet effet procédé au test du programme-pilote de Navrongo, un dispositif lié à la santé procréative fonctionnant au niveau des communautés et ciblant la population des zones à ressources limitées.

Pierre Ngom est titulaire d’un DUES en Mathématiques/Physique de l’Université de Dakar (Sénégal), d’un DEA en Démographie de l’IFORD (Yaoundé, Cameroun) et de l’IDP/Sorbonne (Paris, France), d’un MSC en statistique et économie appliquée de l’ENSEA (Abidjan, Côte d’Ivoire), et d’un doctorat en Démographie de l’université de Pennsylvanie (Philadelphie, USA). Il a publié de nombreux articles dans des revues à comité de lecture et dans des livres.

De nationalité sénégalaise, il parle couramment le français et l’anglais.

À propos de l’UNICEF

L’UNICEF travaille dans certains des endroits les plus inhospitaliers du monde pour atteindre les enfants les plus défavorisés. Dans 190 pays et territoires, nous travaillons pour chaque enfant, chaque jour, afin de construire un monde meilleur pour tous.

Conakry, le 4 juillet 2019

Communiqué transmis par le service de communication de l’UNICEF en Guinée

Lire

Fin du débat d’orientation budgétaire : ce qu’il faut retenir des travaux, selon les participants

4 juillet 2019 à 9 09 36 07367

Le débat d’orientation budgétaire 2019 s’est achevé hier, mercredi 03 juillet 2019, à l’Assemblée nationale. Pendant deux jours, membres du gouvernement, députés, bailleurs de fonds, représentants du secteur privé et de la société civile, ont travaillé sur les orientations de la politique générale du gouvernement et les priorités sectorielles des politiques publiques pour le développement économique et social du pays. A l’issue des travaux, les participants ont tiré un bilan satisfaisant, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui était sur place.

La tenue du débat d’orientation budgétaire (DOB) vise à améliorer la gouvernance et à mieux repartir les ressources financières dans les secteurs économiques. Au sortir de ces deux jours de travaux, le Président de la commission économie, finances, plan et coopération internationale de l’Assemblée nationale, Michel Kamano, qui assurait la présidence des travaux en commissions, a exprimé sa satisfaction.

Président de la commission économie, finances, plan et coopération internationale de l’Assemblée nationale, Michel Kamano,
Michel Kamano

« Nous avons eu un débat fructueux et national. Les représentants du parlement, du gouvernement, de la société civile et du secteur privé ont parlé de la Guinée. Les efforts qui sont faits sont appréciés de tous puisque nous venons de loin. Et, de tout ce qui reste à faire et qui est très important, nous devons nous accorder pour mieux le faire. Mobiliser d’avantage de recettes, les sécuriser et les utiliser à bon escient et pour le bien du citoyen lambda. Il y a aussi des efforts à faire pour continuer à améliorer la gouvernance économique de façon à ce que l’exécutif puisse produire des résultats beaucoup plus concrets, mesurables, et que les populations les sentent dans leur quotidien », a expliqué Michel Kamano.

Selon lui, la participation de la société civile et du secteur privé à ce débat va améliorer positivement l’élaboration et la gestion du budget de l’Etat. « Ce qui va changer dans le quotidien des Guinéens, c’est qu’aujourd’hui, c’est la présence des représentants de la société civile dans le DOB. Mieux, elle est représentée partout dans le pays à travers ses démembrements. La société civile a des projets de développement, elle peut en faire la mesure.

Quand on dit qu’on a fait une piste rurale dans telle localité, il y a les représentants de la société civile, le député de la localité, eux tous peuvent vérifier et apprécier le travail fait. Mieux, avec le secteur privé, il sera question pour le gouvernement de discuter avec ce secteur pour fixer les taxes, puisqu’il ne faut pas tuer la poule aux œufs d’or », a indiqué le député.

présidente de la coalition des femmes et filles de Guinée, (COFFIG), Dr Makalé Traoré,
Dr Makalé Traoré

Pour sa part, la présidente de la coalition des femmes et filles de Guinée, (COFFIG), Dr Makalé Traoré, a souligné que ce fut un honneur pour la société civile de prendre part à ce débat, qui a permis de faire des échanges avec le gouvernement et de partager les préoccupations des populations. « Nous avons fait part au gouvernement de nos préoccupations, notamment les jeunes par rapport à la prise en compte du capital humain. Et, nous avons estimé qu’au-delà des investissements stratégiques de santé, d’éducation et de gouvernance, il était très important se focaliser sur le changement de structure de la population.

La planification familiale est une question qui mérite une mobilisation sociale. S’il est bien de faire des enfants, il est encore plus important de les éduquer, de veiller à leur santé pour qu’ils deviennent utiles à la nation. Ce, pour les éviter d’être des instruments politiques qui versent dans la violence », a dit l’activiste de la société civile.

Le rapport final de ce débat d’orientation budgétaire, une fois élaboré, sera rendu public et partagé entre les différents acteurs impliqués.

Abdallah BALDE pour Guineematin.com

Tél : 628 08 98 45

Lire