Mabinty Soumah tuée par son téléphone à Kipé-Dadia : les explications de ses parents

8 juillet 2019 à 23 11 21 07217
Le Sous-lieutenant Alseny Soumah et son épouse Madame Soumah Doussou Guilavogui

Comme annoncé précédemment, Mabinty Soumah, 23 ans, étudiante en 3ème année Administration des Affaires à l’Université UNIC de Conakry, est décédée à l’aube du samedi, 06 juillet 2019 dans des conditions particulières à Kipé-Dadia, dans la commune de Ratoma. C’est son téléphone portable qui aurait causé sa mort. Deux jours après, un reporter de Guineematin.com a rencontré les deux parents biologiques de la défunte pour parler des circonstances de sa mort.

Mabinty Alsény Soumah
Feue Mabinty Alsény Soumah

Après avoir accompagné leur première fille à sa dernière, Alsény Soumah et son épouse, Doussou Guilavogui, n’en reviennent toujours pas. La surprenante mort de Mabinty Alsény Soumah les laisse sous le choc. Sa mère, qui a passé la dernière nuit avec la défunte, a du mal à croire que sa fille et amie est partie à jamais.

« On a mangé ensemble à 23 heures ; puis, on est rentré se coucher. Peu de temps après, elle est descendue du lit, elle s’est couchée par terre. Quand je me suis levée à 6 heures du matin, j’ai essayé de la réveiller ; mais, elle était déjà presque morte. Son téléphone qui était branché se trouvait sur l’oreiller et elle avait la tête dessus. Je ne sais pas maintenant si elle parlait au téléphone ou pas. Quand je l’ai appelée, elle ne m’a pas répondu. J’ai essayé de la remuer, elle ne m’a pas répondu. Elle a seulement soupiré une seule fois ; et puis, c’était fini ! Elle n’a plus fait aucun signe de vie ! C’est alors que je me suis mise à crier et appeler au secours. Seulement, contrairement à ce que certains disent, le téléphone n’a pas explosé. Elle a quand même eu une blessure au niveau de l’oreille gauche et il y avait un peu de sang qui sortait de son œil. On l’a envoyée à l’hôpital ; et, quelques temps après, on m’a dit que ma fille est décédée », a-t-elle expliqué.

Madame Soumah Doussou Guilavogui, mère de la défunte
Madame Soumah Doussou Guilavogui, mère de feue Mabinty Alsény Soumah

Très attristée par la perte de sa fille aînée, madame Soumah Doussou Guilavogui garde de beaux souvenirs de la défunte. « Je ne sais pas par où commencer. Ma fille était tout pour moi, elle était comme ma copine. On faisait tout ensemble, elle était mon espoir. Maintenant, je ne sais pas quoi faire. Mais, je m’en remets à Dieu. Ma fille est partie et m’a laissée, je prie Dieu que son âme repose en paix. Ma fille ne m’a rien fait de mal, elle ne m’osait pas. Ma fille avait de grands rêves. Elle rêvait de devenir une grande dame et de m’assister. Elle me disait : maman, je suis ton espoir, je vais faire tout ce que tu voudras pour toi. Elle m’a aussi dit un jour : maman, si je ne peux pas garder tes enfants, je souhaite partir avant toi (mourir avant sa mère, ndlr). J’ai répondu en disant : ma fille, ne dis pas ça. Elle a dit : maman, même si moi je dois mourir, mais je serai une star pour le monde entier. Et aujourd’hui, je constate que ma fille est partie, mais elle est morte en star, c’est une star qui est partie. Je donne donc tout à Dieu », a-t-elle indiqué à Guineematin.com ce lundi.

A préciser qu’en souhaitant joyeux anniversaire à sa chère maman, le le 29 avril dernier, feue Mabinty Alsény Soumah avait utilisé une manière toute particulière pour exprimer son attachement à cette dernière. « Ce que je demande à Dieu aujourd’hui, c’est te garder auprès de moi jusqu’à ma mort et que je sois la première à partir avant toi… Je t’aime tellement maman… »

De son côté, le père de la défunte n’était pas à la maison au moment des faits. Ce militaire, en service au bataillon spécial des commandos en attente de Samoroya (Kindia), détaché au compte de la présidence au Camp Camayenne, a appris la triste nouvelle au téléphone. Et, il a eu beaucoup de mal à le croire.

sous-lieutenant Alseny Soumah, en service au bataillon spécial des commandos en attente de Samoroya, détaché au compte de la présidence basé au Camp Camayenne et père de la défunte Mabinty Alsény Soumah
Sous-lieutenant Alseny Soumah, père de la défunte Mabinty Alsény Soumah

« Le jeudi nuit, j’étais avec elle. Elle partait assister à l’anniversaire d’une de ses amies. Alors, je l’ai déposée au lieu de l’anniversaire et moi, je suis parti au service. Le vendredi, je n’étais pas là, j’étais au service. C’est le samedi, à 6 heures du matin que sa maman m’a appelé pour me dire que ma fille a piqué une crise et qu’elle en est décédée. J’ai dit non, elle n’est pas décédée, envoyez-la à l’hôpital. Directement, elle a été embarquée dans la voiture pour l’hôpital Donka. Quand elle est arrivée là-bas, j’ai appelé les médecins, le médecin m’a demandé qu’est-ce qui lui est arrivé réellement. Alors, j’ai expliqué au médecin que sa maman m’a dit qu’elle a eu un choc à travers son téléphone. Le médecin a fait un examen approfondi, il a vu des traces sur son oreille gauche. Il y avait un trou, Il y avait du sang qui était coagulé dans son oreille. Mais, je précise qu’elle a rendu l’âme en cours de route. C’est ma première fille, je la considérais comme mon amie. Je suis très triste aujourd’hui », a dit le Sous-lieutenant Alseny Soumah, père de la défunte Mabinty Alsény Soumah.

A noter que le couple Soumah avait cinq enfants : trois filles dont Mabinty Alsény Soumah qui était l’aînée de la famille, et deux garçons. La défunte a été inhumée dans l’après-midi du samedi dernier, 06 juillet 2019, au cimetière de Kipé. Elle laisse ses parents et ses nombreux amis dans une profonde tristesse.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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BEPC à Dalaba : 35 candidats absents

8 juillet 2019 à 19 07 05 07057

La préfecture de Dalaba a enregistré un nombre élevé d’absents au compte de cette première journée du Brevet d’Etudes du Premier Cycle, lancé ce lundi, 8 juillet 2019. C’est le préfet, Alpha Aboubacar Kaala Bah, qui a procédé au lancement officiel de cet examen de passage pour le lycée en présence des autorités locales, éducatives et religieuses, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

La Direction Préfectorale de l’Education de Dalaba a présenté, au compte de cette session 2019, un nombre total de 628 candidats, dont 298 filles, au BEPC. Quelques 35 absents ont été enregistrés pour cette première journée dans la toute la préfecture.

Le lancement a eu lieu au centre le Collège du Centre de Dalaba par le préfet. C’était en présence de certains cadres de la préfecture, du maire de la commune urbaine, Elhadj Ibrahima Diallo, du directeur général de l’Institut Supérieur des Sciences et de Médecine Vétérinaire de Dalaba, Youssouf Sidimé, de la ligue islamique, de l’Association des Parents d’Elèves et Amis de l’Ecole…

Dans son discours, le préfet a invité les candidats à bien travailler et à continuer leur formation à Dalaba, une fois admis pour le lycée. « Je vous souhaite à tous une bonne chance et je vous demande, après l’obtention de votre examen, de ne pas transférer. Restez tous au lycée ici », a plaidé Alpha Aboubacar Kaala Bah.

La préfecture de Dalaba compte trois centres : le Collège du Centre, dans la commune urbaine (371 candidats, dont 176 filles) ; le centre de Ditinn, dans la commune rurale du même nom (158 candidats, pour 69 filles) ; et le centre de Kankalabé, (157 candidats, dont 53 filles).

Selon nos informations, pour cette première journée, 24 candidats étaient absents dans le centre le Collège du Centre, 05 autres dans le centre de Kankalabé, et 06 candidats dans le centre de Ditinn. Ce qui fait un nombre total de 35 absents dans la préfecture.

Depuis Dalaba, Hammady Sow pour Guineematin.com

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BEPC à Matam : deux présumés fraudeurs mis aux arrêts au collège Lanséboungni

8 juillet 2019 à 18 06 42 07427

Comme annoncé précédemment, le Brevet d’Etudes du Premier Cycle (BEPC) a été lancé ce lundi, 08 juillet 2019, sur toute l’étendue du territoire national. Dans la commune de Matam, c’est le Ministre de l’Enseignement Technique et de la Formation Professionnelle, Lansana Komara, qui a procédé au lancement des épreuves au collège de Coléah. Deux présumés fraudeurs ont été mis aux arrêts au collège Lanséboungni, a appris sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Dans la commune de Matam, ils sont au total 5710 candidats, dont 2818 filles, inscrits au BEPC pour la session 2019. Cette grande progression du nombre de candidates a inspiré Lansana Komara, satisfait de cet de fait.

Ministre de l'Enseignement Technique et de la Formation Professionnelle, Lansana Komara,
Lansana Komara

Selon le ministre, « c’est intéressant de savoir que dans plus de 5000 candidats, il y a 2 000 et quelques filles. Ça veut dire qu’il y a une grande progression du côté des jeunes filles. Ça, c’est une très bonne chose. Je voudrais donc féliciter et remercier le corps-enseignant pour leur engagement et leur disponibilité. C’est grâce à eux qu’on est arrivé à ce niveau là…Aux candidats, je les encourage à faire du sérieux dans ce qu’ils sont entrain de faire. Parce que nous avons besoin vraiment de l’élite. Donc, je les encourage à travailler et à compter sur soi. Quelqu’un a dit que compter sur soi est le premier trait de la conscience du progrès. Donc, je les exhorte dans ce sens ».

directeur communal de l’éducation de Matam, Ibrahima 2 Barry,
Ibrahima 2 Barry

Quelques minutes après le lancement de la toute première épreuve, deux présumés fraudeurs ont mis aux arrêts et remis aux agents de la sécurité. Réagissant à cet état de fait, le directeur communal de l’éducation de Matam, Ibrahima 2 Barry, a fait savoir que cette prise est le fruit d’une série de sensibilisations menées à l’avance par la direction avec les surveillants. « Comme vous l’avez constaté, nous venons de lancer la première épreuve avec le ministre de l’enseignement technique. Après le lancement, ces cas de substitution ont été signalés. Et ça, c’est compte-tenu de la portée des sensibilisations que nous avons eu à faire, les explications du code de conduite, puisque que nous avons rencontré les surveillants plus de deux fois avant qu’ils ne viennent dans les salles de surveillance. Je crois que cela a porté. C’est pourquoi, vous constaterez qu’au niveau du collège Lanséboungni, il y a eu deux cas de substitution qui ont été détectés par les surveillants. Et ces deux substituts sont à la disposition des forces de l’ordre. C’est à la sécurité maintenant de faire son travail », a dit le directeur.

Mamadou Bhoye Laafa Sow pour Guineematin.com

Tél. : 622919225 / 666919225

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Boké : début satisfaisant des épreuves du BEPC

8 juillet 2019 à 18 06 23 07237
Ansoumane Diallo , candidat au Brevet d’Etudes du Premier Cycle

Comme partout en Guinée, le Brevet d’Etudes du Premier Cycle a démarré ce lundi, 08 juillet 2019, à Boké. L’inspecteur régional de l’éducation, le délégué national et plusieurs cadres de l’éducation ont pris part à la cérémonie qui a eu lieu à l’école primaire du centre dans la commune urbaine. Ces différents responsables ont salué le climat dans lequel ces épreuves ont débuté, rapporte le correspondant de Guineematin.com dans la préfecture.

Moriba Sidibé, inspecteur régional de l’éducation de Boké,
Moriba Sidibé

Selon Moriba Sidibé, l’inspecteur régional de l’éducation de Boké, « dans la région administrative de Boké, nous avons 12.896 candidats dont 5.259 filles répartis dans 44 centres, de Koundara à Fria. Donc mon souhait est que les examens qui ont débuté se terminent dans de très bonnes conditions », a dit le responsable éducatif.

De son côté, le superviseur national pour la région de Boké s’est félicité du climat qui prévaut sur le terrain. « Nous voulons un examen propre. C’est pour cela que nous avons dit aux candidats et aux surveillants que nous ne voulons pas voir un téléphone dans les mains de quelqu’un parce que ça favorise la fraude. Mais pour le moment, l’organisation est bonne, tous les surveillants sont en place et les candidats présentent un aspect de discipline. Le centre est calme et les choses se déroulent bien pour le moment », a laissé entendre Fassou Balance Condé.

A l’issue de la première épreuve, certains candidats ont exprimé leur satisfaction. C’est le cas d’Ansoumane Diallo. « Je suis content du début du BEPC. L’épreuve de rédaction s’est bien passée, et si les autres matières se passent comme ça, je suis sûr que j’aurai mon brevet », a déclaré cet élève.

De Boké, N’Diaré Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 628 98 49 38

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Le DPE de Kindia prévient : « un candidat avec le téléphone, c’est synonyme d’élimination »

8 juillet 2019 à 18 06 07 07077

Plus de sept mille candidats ont entamé le Brevet d’Etude de Premier Cycle (BEPC) ce lundi, 08 juillet 2019, dans la commune urbaine de Kindia. Fortement mobilisées, les autorités ont insisté sur la rigueur qui doit caractériser ces évaluations, rapporte l’un des correspondants de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Dr. Doman Traoré, Directeur de cabinet du Gouvernorat de Kindia
Dr. Doman Traoré, Directeur de cabinet du Gouvernorat de Kindia

C’est le collège de Tafori Centre, dans la commune urbaine, qui a abrité la cérémonie de lancement officiel de cet examen. En lançant la première épreuve, le chef de cabinet du gouvernorat de Kindia, Dr Daman Traoré, a demandé aux candidats de respecter les règles qui régissent le fonctionnement des examens. « Nous pensons que vous avez suffisamment préparé cet examen. Vous devez savoir qu’un examen est comme une évaluation ordinaire, comme la composition pour le passage d’une classe à une autre. Il faut éviter d’être émotionné, abordez les sujets avec beaucoup de calme et de sérénité. Mais surtout, je vous invite à la sérénité, à respecter et à faire respecter toute la réglementation qui régit les examens. L’encadrement aussi doit faire respecter la même réglementation », a conseillé monsieur Traoré.

Ousmane Aïssata 1 Camara, Directeur préfectoral de l'éducation de Kindia
Ousmane Aïssata 1 Camara, Directeur préfectoral de l’éducation de Kindia

Ensuite, c’est le Directeur Préfectoral de l’Education de Kindia, Ousmane Aïssata 1 Camara, qui a rappelé certaines règles de conduite durant ces évaluations. « Le port des téléphones dans les centres d’examen est interdit. Il est interdit même aux surveillants de venir dans les centres avec les téléphones, à plus forte raison les candidats eux-mêmes. Quand on prend un candidat avec le téléphone, c’est synonyme d’élimination », a indiqué monsieur Camara.

Selon le DPE, les 7092 candidats, dont 3118 filles, inscrits à cet examen national à Kindia, sont répartis dans 21 centres, dont 04 centres Franco-arabe, pour 472 enseignants.

Mohamed M’bemba Condé pour Guineematin.com

Tél. : 628-518-888

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BEPC : « Mamou a un défi à relever », dit Samba Héry Camara

8 juillet 2019 à 17 05 18 07187

Samba Héry Camara, le chef de cabinet du gouverneur de Mamou, a présidé la cérémonie de lancement officiel des épreuves du Brevet d’Etudes du Premier Cycle (BEPC) ce lundi, 08 juillet 2019, dans la ville-carrefour. Cérémonie qui a connu la présence des autorités éducatives locales et plusieurs autres cadres. Le responsable du gouvernorat a invité les candidats et les encadreurs au bon travail pour que cet examen soit une réussite, rapporte le correspondant de Guineematin.com sur place.

Elhadj Kerfala Mansaré, inspecteur régional de l’éducation de Mamou
Elhadj Kerfala Mansaré

Selon Elhadj Kerfala Mansaré, l’inspecteur régional de l’éducation de Mamou, la région compte cette année un total général de « 2677 candidats dont 1239 filles qui sont repartis dans 11 centres : 10 dans la commune urbaine et un dans la sous-préfecture de Timbo, et nous avons 1 centre pour le franco-arabe. Nous avons 176 surveillants logés dans 88 salles de classe », a-t-il annoncé en marge du lancement officiel de cet examen, qui a eu lieu au collège Saint Joseph de Cluny, dans la commune urbaine.

monsieur Samba Héry Camara, chef de cabinet du gouverneur de Mamou
Samba Héry Camara

En procédant au lancement officiel de la première épreuve, monsieur Samba Héry Camara, chef de cabinet du gouverneur de Mamou, a invité les candidats à rester sereins et à ne pas céder à la peur. « Au nom de monsieur le gouverneur, nous vous souhaitons bonne chance. C’est une composition comme les autres évaluations. Nous avons passé par là comme vous. Ne vous paniquez pas, n’ayez pas peur, car la peur tue autant que la guerre. Mamou a un défi à relever », a lancé le responsable administratif.

De son côté, le superviseur de la région, monsieur Sény Camara, a souhaité que « cet examen du Brevet d’Etudes du Premier Cycle se passe à l’image du premier examen dans la région administrative de Mamou. Nous invitons les acteurs concernés, chacun, à jouer sa partition pour le bon déroulement de cet examen. Nous souhaitons bonne chance à toutes et à tous », a-t-il dit.

A noter qu’après le lancement de la première épreuve dans la commune urbaine, l’inspecteur régional de l’éducation de Mamou et la délégation qui l’accompagne se sont rendu dans la sous-préfecture de Timbo, pour lancer la deuxième épreuve du jour et sensibiliser les candidats et les encadreurs.

De Mamou, Boubacar Ramadan Barry pour Guineematin.com

Tél. : 625 698 919/657 343 939

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Le préfet de Télimélé aux candidats au BEPC : « ne comptez pas sur l’aide extérieure… »

8 juillet 2019 à 16 04 50 07507

La première épreuve du Brevet d’Etudes du Premier Cycle, sous le slogan Tolérance Zéro, a été officiellement lancée ce lundi, 8 juillet 2019, à Télimélé par le préfet, Amadou Sadio Diallo. C’est l’Ecole Primaire du Centre qui a servi de cadre à ce lancement en présence des autorités administratives et éducatives, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Amadou Sadio Diallo, préfet de Télimélé
Amadou Sadio Diallo, préfet de Télimélé

A l’image de nombreuses localités de la Guinée, le brevet a été lancé ce lundi dans la commune urbaine de Télimélé. Le préfet, Amadou Sadio Diallo, en a profité pour remonter le moral des candidats avant de les inviter à compter sur leurs propres forces. « Chers candidats, concentrez-vous et n’ayez pas peur. Cet examen, c’est comme une simple composition. Comptez sur vous-mêmes, ne comptez pas sur l’aide extérieure. Je vous invite à rester sereins et respectez tous les règlements généraux régissant les examens nationaux. Je vous souhaite bonne réussite au BEPC », a laissé entendre le préfet.

Alhassane Diallo, chef service Cellule Examens et Transfert Scolaire à la DPE,
Alhassane Diallo, chef service Cellule Examens et Transfert Scolaire à la DPE

A l’image de l’examen d’entrée en 7ème année, la Direction Préfectorale de l’Education (DPE) de Télimélé a pris toutes les dispositions pour que le brevet se passe dans les meilleures conditions. Selon Alhassane Diallo, chef service Cellule Examens et Transfert Scolaire à la DPE, « à Télimélé, l’examen a bien débuté, nous sommes très contents. Tous les centres sont sécurisés, les agents de santé sont présents dans tous les centres. Les candidats sont sensibilisés sur le port des téléphones dans les salles d’examens ».

Le chef service Cellule Examens et Transfert Scolaire a fait savoir que pour cette année, « au BEPC, la DPE de Télimélé a un total de 895 inscrits, dont 362 filles. Parmi ces inscrits, 841 candidats ont répondu présent, dont 343 filles. Ces candidats sont répartis dans six (6) centres qui sont : Ecole Primaire du Centre, Ecole Primaire Mindia, Lycée Ley-Wendou, Porékiré, Lycée Särékali et Singapour ».

De Télimélé, Ousmane Dieng pour Guineematin.com
Tél. : 622525250

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BEPC : « la loi va s’appliquer sur ceux qui tenteront de frauder », prévient le 1er vice maire de Ratoma

8 juillet 2019 à 16 04 24 07247

Les autorités communales de Ratoma et celles éducatives se sont mobilisées ce lundi, 08 juillet 2019, pour procéder au lancement officiel des épreuves du Brevet d’Etudes du Premier Cycle (BEPC) dans cette commune de Conakry. Organisée au lycée Lambanyi 2, la cérémonie a été mise à profit pour rappeler les principes régissant les examens nationaux, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui était sur place.

Issa Kouyaté, chef du centre du lycée Lambanyi 2
Issa Kouyaté, chef du centre du lycée Lambanyi 2

Issa Kouyaté, le chef du centre, a exprimé sa satisfaction par rapport au choix porté sur cette école pour abriter la cérémonie de lancement officiel du BEPC dans cette commune. Selon lui, « ce centre d’examen comporte 17 salles de classe, avec un effectif de 491 candidats, dont 252 filles et 34 surveillants. Il y a au sein de ce centre un délégué régional, une secrétaire et un chef de centre. Mais d’ores et déjà, la tolérance zéro qui avait été prononcée par les autorités reste en rigueur », a-t-il assuré.

Issa Soumah, premier vice maire de la commune de Ratoma
Issa Soumah, premier vice maire de la commune de Ratoma

De son côté, Issa Soumah, premier vice maire de la commune de Ratoma, a salué le calme et la sérénité dans lesquelles ces épreuves ont été entamées. « Ce sont des sentiments de satisfaction et de fierté qui m’animent. Je suis heureux de voir nos enfants faire maintenant un examen aussi important avec beaucoup de calme. Nous espérons qu’ils vont réussir à continuer dans ce sens et sortir de ces examens avec la tête haute. Je pense que la sécurité sera bien assurée. Ça, on l’a vu dès au départ aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur de la cour. Tout est mis en œuvre pour que les enfants soient bien surveillés et bien encadrés. La tolérance zéro doit être de mise parce qu’on ne peut pas permettre aux enfants maintenant de passer par la fraude. C’est maintenant qu’on doit être un peu rigoureux avec eux, et je crois qu’eux-mêmes commencent à comprendre. Et ensuite, nous aussi, on va appliquer ce principe-là. La loi va s’appliquer sur ceux qui tenteront de frauder », a-t-il prévenu.

madame Léontine Cissoko, inspectrice régionale de l’éducation de Conakry
Madame Léontine Cissoko, inspectrice régionale de l’éducation de Conakry

Abondant dans le même sens, madame Léontine Cissoko, inspectrice régionale de l’éducation de Conakry, a aussi salué le calme dans lequel ces examens commencent. Elle espère que les choses vont continuer sur cet élan. « C’est un sentiment de satisfaction qui m’anime aujourd’hui. Tout se passe bien parce que beaucoup de dispositions ont été prises pour ces examens, session 2019. Nous remercions vraiment Dieu pour le lancement aujourd’hui du BEPC dans la ville de Conakry. Et tout se passera bien, je vous rassure, par la grâce de Dieu », a-t-elle promis.

A noter que dans la commune de Ratoma, 18.223 candidats dont 9.396 filles sont inscrits à cet examen au compte de l’enseignement général et 618 candidats dont 248 filles en franco-arabe. Ce qui fait un total global de 18.841 dont 9.644 filles pour 49 centres et 1.258 surveillants.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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PV identiques, manque de badges : 5 candidats au BEPC virés à Matoto

8 juillet 2019 à 16 04 01 07017
ministre des Télécommunications et de l’Economie Numérique, Moustapha Mamy Diaby,
ministre des Télécommunications et de l’Economie Numérique, Moustapha Mamy Diaby

C’est sous le slogan Tolérance Zéro que le Brevet d’Etudes du Premier Cycle s’est ouvert ce lundi, 08 juillet 2019, sur toute l’étendue du territoire national. Au lycée Ahmed Sékou Touré, dans la commune de Matoto, c’est le ministre des Télécommunications et de l’Economie Numérique, Moustapha Mamy Diaby, qui a procédé au lancement de la première épreuve. Cinq candidats ont été expulsés pour deux raisons, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Pour la journée d’aujourd’hui, les candidats ont évalués en Rédaction et Histoire. Dans l’une des salles d’évaluation du lycée Ahmed Sékou Touré, ex lycée Aviation, le Ministre Moustapha Mamy Diaby a donné des conseils aux candidats pour les motiver davantage. « Vous allez respirer deux fois, récupérer votre énergie positive, lire l’épreuve autant de fois que vous voulez. Et, je veux que votre centre ait 100% d’admis. Et quand vous aurez ces 100% d’admis, je viendrai, on va fêter ensemble. Je vous souhaite plein succès. Ne vous laissez pas distraire. Il ne faut pas qu’un voisin vous appelle, vous répondez. Une petite concentration, comme les interrogations que vous avez l’habitude de faire. Quand vous voyez les surveillants, surtout les policiers qui sont en tenue, ne les regardez pas. Ils font semblant de vous effrayer, mais n’ayez peur de personnes. Concentrez-vous. Vous allez trouver, les épreuves sont très faciles. Je vous souhaite plein succès et du courage », conseille-t-il.

Pour sa part, le directeur communal de l’éducation de Matoto, Daouda Doumbouya, est revenu sur les dispositions prises pour le bon déroulement des examens. « Après les instructions que nous avons reçues du département et de l’Inspection Régionale de l’Education, vous voyez maintenant qu’aux alentours de notre centre, il n’y a pas d’attroupement. Les voiles aussi sont dans les normes. Les voiles ne sont pas interdits, mais ils sont dans les normes. Quand vous venez en voile, on vérifie pour vous mettre dans les normes. Encore, il n’y a pas de téléphones et les surveillants sont aussi informés, qu’ils prennent les bonnes dispositions pour gérer les enfants dans les différents centres, dans les différentes classes. C’est tolérance zéro », a rappelé monsieur Doumbouya.

A noter que pour cette première journée, quelques défaillances ont été enregistrées dans la commune de Matoto. Au centre Dr Ibrahima Kourouma, une école privée située à Enta Nord, 5 élèves ont été virés pour utilisation d’un même PV ou pour défaut de badges.

C’est le cas du candidat Claude Haba, qui a le même PV qu’une autre candidate. « J’ai vu mon PV avec une autre fille, mais les filiations sont différentes. Pour cette première journée, j’ai déjà perdu, nous l’avons perdu. Je crains même qu’on nous laisse continuer. Certains d’entre nous n’ont pas de badges », a-t-il expliqué.

Ces cinq candidats étaient à la DCE de Matoto pour chercher à savoir quelle va être la suite du problème.

Dans la commune de Matoto, ils sont 23660 candidats à affronter le brevet pour cette session 2019.

Mohamed DORE pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 622 07 93 59

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BEPC : le message du DCE de Dixinn à l’endroit des candidats

8 juillet 2019 à 15 03 21 07217

2631 candidats dont 1299 affrontent les épreuves du Brevet d’Etudes du Premier Cycle, entamées ce lundi, 08 juillet 2019, dans la commune de Dixinn. Lors de la cérémonie de lancement officiel de cet examen national, le directeur communal de l’éducation a adressé un message aux candidats, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui était sur place.

C’est l’école primaire du centre 1 de Dixinn qui a abrité la cérémonie de lancement officiel des épreuves du BEPC dans cette commune, en présence de plusieurs autorités.

Fodé Sylla, Directeur communal de l’éducation
Fodé Sylla

A cette occasion, le directeur communal de l’éducation, Fodé Sylla, a demandé aux candidats « de travailler calmement, de faire comme s’ils étaient en classe. Ce n’est pas la fin du monde, car ils ne verront jamais ce qu’ils n’ont pas vu. Mais le principe est général : c’est la tolérance zéro ».

Mohamed Soumah, président de la coordination communale des associations des parents d’élèves et amis de l’école
Mohamed Soumah

Un message qui vient s’ajouter à ceux qui ont déjà été passés avant aujourd’hui. Selon Mohamed Soumah, président de la coordination communale des associations des parents d’élèves et amis de l’école (APEAE) de Dixinn, les candidats ont été bien sensibilisés pour qu’ils puissent aborder ces épreuves avant sérénité.

« Le moral des enfants est au beau fixe. Nous avons passé des messages dans les mosquées, dans les églises et dans tous les lieux de regroupement. Les enfants sont fortement sensibilisés, et nous comptons sur eux », a-t-il dit.

Mamadou Hanafiou Bah, délégué du centre de l’école primaire du centre 1 de Dixinn,
Mamadou Hanafiou Bah

En ce qui concerne le déroulement de cet examen national, les acteurs sur le terrain se montrent rassurants. Mamadou Hanafiou Bah, délégué du centre de l’école primaire du centre 1 de Dixinn, indique que « toutes les dispositions sont prises ici : les agents de sécurité et les agents de santé sont tous présents ici pour le bon déroulement du brevet ».

A noter que pour cette première journée, les candidats ont affronté les épreuves de Rédaction et d’Histoire.

Saidou Hady Diallo pour Guineematin.com
Tel: 620 589 527/654 416 922

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Tribunal de Mafanco : mécontents, les avocats boudent l’audience de ce lundi

8 juillet 2019 à 14 02 56 07567

Les avocats ont boudé l’audience correctionnelle du tribunal de première instance de Mafanco de ce lundi, 8 juillet 2019. Mécontents, ils ont décidé à l’unanimité de bouder la salle d’audience pour dénoncer le manque de ponctualité des magistrats de ce tribunal, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Le tribunal de Mafanco est reconnu pour les retards dans le démarrage des audiences tant correctionnelles que criminelles. Cette fois-ci, les avocats n’ont pas digéré le retard accusé pour la tenue de l’audience correctionnelle de ce lundi. Ils ont exprimé leur ras-le-bol en décidant de ne défendre aucun dossier.

Maitre Facinet Soumah, avocat et membre du Conseil de l’Ordre, a indiqué que leur démarche est bien fondée. Selon lui, « on doit montrer à l’égard des avocats tout le respect qu’il faut. Les avocats, ce sont les défenseurs des droits de l’homme. Le barreau d’ailleurs, c’est la sentinelle des droits de l’homme. Alors, quand les gens viennent pour des procès, c’est des gens qui doivent bénéficier de tout le respect. Et vous constaterez que parmi nous, il y a les anciens bâtonniers, des doyens parmi nous qui sont là depuis 08 heures pour les audiences. Jusqu’à l’heure où je vous parle, il est 11 h et quelques, aucun dossier n’est appelé et d’ailleurs les juges ne sont pas montés pour faire l’audience. Ce qui, à notre entendement, constitue un manque de respect à l’égard des avocats. C’est ce qui nous a poussés ce matin à faire le vide, à partir parce que nous sommes occupés à autre chose et nous ne pouvons passer toute notre journée pour ces audiences sans rien faire. Et, c’est une habitude pour ces juridictions, que ce soit Mafanco, Dixinn ou ailleurs, les avocats sont à l’audience à l’heure, mais les juges ne montent pas tôt ».

Poursuivant, maitre Facinet Soumah a regretté le fait que les promesses tenues à leur égard par les différentes juridictions pour corriger ces dysfonctionnements ne soient toujours pas respectées. « Nous, membres du conseil de l’ordre, à notre prise de fonction, nous sommes passés devant toutes les juridictions pour expliquer ces dysfonctionnements. Nous avons eu des promesses comme quoi, ces choses ne se répéteraient plus jamais. Mais aujourd’hui, c’est pire », a-t-il regretté.

En outre, maitre Facinet Soumah a fait savoir que « si un avocat se présentait pour faire audience à l’insu de son confrère auquel il est opposé, il pourrait être passible de sanctions disciplinaires », a-t-il mis en garde.

L’audience a certes eu lieu mais pour des dossiers ne nécessitant pas la présence d’un avocat. De nombreuses affaires ont été renvoyées.

Siba Guilavogui pour Guineematin.com

Tél. : 620 21 39 77/ 662 73 05 31

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Démarrage du BEPC à Labé : 5 515 candidats dans les 25 centres de la région (Vidéo)

8 juillet 2019 à 13 01 45 07457

L’Inspection Régionale de l’Education de Labé a présenté cette année 5.515 candidats au BEPC, session 2019, dont 2686 filles pour 25 centres d’examen dont 13 pour la direction préfectorale de l’éducation de Labé, rapporte un correspondant de Guineematin.com en Moyenne Guinée, à travers le reportage vidéo ci-dessous.

Comme partout dans le pays, le Brevet Elémentaire du Premier Cycle (BEPC), session 2019, a effectivement démarré ce lundi, 08 juillet 2019. Selon le chargé des examens à l’Inspection Régionale de l’Education (IRE) de Labé, toutes les dispositions sont prises à tous les niveaux en vue d’un bon déroulement de cette évaluation dans les 25 centres d’examen retenus pour les 5 préfectures de la région.

Il est à préciser que pour l’enseignement franco-arabe, la région de Labé a présenté 161 candidats dont 80 filles.

De Labé, Idrissa Sampiring DIALLO pour Guineematin.com
Tél. : (00224) 622 269 551 & 657 269 551 & 660 901 334

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Bilan de l’Examen d’entrée en 7ème A : 8 candidats et 10 surveillants éliminés à Siguiri et Kankan

8 juillet 2019 à 13 01 40 07407

Après les épreuves du Certificat d’Etudes Élémentaires (CEE), ceux de l’examen du Brevet d’Etudes du Premier cycle (BEPC) ont été lancées ce lundi, 08 juillet 2019, en Guinée. A Kankan, ils sont 6212 dont 1930 filles inscrits à cet examen national. La cérémonie de Lancement officiel a eu lieu au complexe scolaire Almamy Samory Touré, situé au quartier Energie, dans la commune urbaine. A cette occasion, les autorités éducatives ont fait le bilan de l’examen d’entrée en 7ème année dans la région, qui fait état de 8 candidats et 10 surveillants éliminés, rapporte le correspondant de Guineematin.com à Kankan.

Almamy Simably Camara, chef de cabinet du gouverneur de la région de Kankan,
Almamy Simably Camara, chef de cabinet du gouverneur de la région de Kankan

C’est Almamy Simably Camara, chef de cabinet du gouverneur de la région de Kankan, qui a présidé la cérémonie de lancement officiel des épreuves. Il a mis l’occasion à profit pour prodiguer des conseils aux candidats et aux surveillants. « Le non port et la non utilisation des téléphones ont bien attiré mon attention. Parce que le plus souvent, ces téléphones peuvent être des outils de fraude pour les candidats : ils peuvent communiquer ou recevoir les traités des sujets à partir de ces téléphones. Si les téléphones sont vraiment interdits, c’est vraiment bon. Deuxième conseil, les surveillants ne doivent jamais laisser les candidats communiquer entre eux. Cela dit chacun pour soi Dieu pour tous. Si cela est, les candidats seront bien sélectionnés et les résultats seront probants », a-t-il lancé.

Après le lancement de ces épreuves, l’inspecteur régional des examens a tenu à faire le bilan de l’examen d’entrée en 7ème année, qui s’est tenu la semaine dernière.

Morlaye Yattara, inspecteur régional des examens
Morlaye Yattara

Selon Morlaye Yattara, 8 candidats et 10 surveillants ont été éliminés dans la préfecture de Siguiri. « Dans la région, les épreuves se sont bien déroulées, et quasiment les enseignants se sont bien comportés. C’est seulement à Siguiri qu’on a enregistré l’élimination de 10 surveillants : ils ont été renvoyés parce qu’ils avaient des téléphones dans les salles de classe. Et comme je vous ai dit que la tolérance zéro doit être dans toute sa rigueur, j’ai jugé nécessaire de les renvoyer du centre. Et ensuite, toujours à Siguiri, il y a eu deux filles qui ont refusé d’enlever leur voile pour qu’on puisse voir leurs visages, qui ont été aussi renvoyées. A Kankan, c’est six filles qui ont été éliminées pour les mêmes motifs. Donc en gros, c’est 8 candidats et 10 surveillants éliminés dans la région de Kankan », a indiqué le responsable.

Il annonce d’éventuelles poursuites judiciaires contre les 10 enseignants concernés. « Que ça soit les enseignants de Siguiri ou de Kankan, quiconque tombe dans les filets, sera non seulement éliminé mais aussi poursuivi. La situation de ces surveillants est en étude avec le DPE et l’inspecteur préfectoral des examens à Siguiri », a laissé entendre Morlaye Yattara.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

Tél : 00 224 627 24 13 24

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Antonio Souaré, Bantama Sow, Paul Put : les coupables désignés de la débâcle du Syli

8 juillet 2019 à 12 12 58 07587

Au lendemain de l’élimination de l’élimination de la Guinée de la CAN 2019, l’heure est au bilan. Dans les quartiers de Conakry tout comme sur les réseaux sociaux, de nombreuses voix s’élèvent pour tirer les leçons de la participation du Syli national à cette 32ème édition de la Coupe d’Afrique des Nations et essayer de situer les responsabilités. Plusieurs citoyens, interrogés par Guineematin.com, désignent des coupables. Au nombre desquels, le sélectionneur, la FEGUIFOOT et son président, Antonio Souaré, ou encore le ministre des sports, Bantama Sow.

Tous les supporters guinéens s’accordent à dire que leur équipe a fait une mauvaise prestation à la CAN Egypte 2019 (4 matchs disputés pour une seule victoire, un nul et deux défaites). Pourtant, d’importantes sommes d’argent ont été dépensées pour cette participation guinéenne à cette compétition continentale. Qu’est-ce qui n’a pas alors marché ? Qui est coupable de cette situation. Pour certains citoyens, le seul coupable se nomme Paul Put, le sélectionneur de la Guinée.

C’est le cas de Mamadou Tahirou Bah : « c’est sans nul doute le coach qui, à mon avis, a raté dès le début en faisant une mauvaise sélection : il a envoyé 5 attaquants pour 2 flancs. Il n’y avait pas d’équilibre au sein de l’équipe ».

C’est aussi l’avis de Thiernomoussa Barry. « Paul put et son entourage sont les seuls coupables. Parce que l’entraîneur n’a pas sélectionné au moins un meneur de jeu », a dit cet autre citoyen.

Par contre, beaucoup pointent un doigt accusateur sur les responsables de la Fédération Guinéenne de Football et le ministre des sports.

Abdoulaye Djibril Sow : tout le staff est coupable, à commencer par le businessman Antonio Souaré (président de la Fédération Guinéenne de Football, ndlr).

Ougna Elie DE Weyakore : tous ceux qui ont mangé dans cette affaire doivent naturellement payer. À commencer par le ministre des sports, le président de la fédération etc.

Ousmane Diallo : en premier lieu des responsables de cette élimination de la Guinée, c’est Amadou Diaby, (le vice-président de la Fédération Guinéenne de Football, ndlr). Il serait injuste de mettre cette défaite sur le seul dos du pauvre entraîneur. Au niveau de la FEGUIFOOT, des têtes doivent tomber ! N’oublions pas que Paul Put a envoyé le Burkina Faso dans une demi-finale de la CAN. L’entraîneur du Bénin, Michel Dussuyer (ancien sélectionneur de la Guinée, limogé pour insuffisance de résultats, ndrl), est en quart de finale avec sa nouvelle équipe. Ça veut dire que le mal n’est pas loin.

Mamoudou Kiron Diallo : la Fédération Guinéenne de Football devait être purement et simplement dissoute. Mais hélas, qui ose s’opposer à Antonio Souaré, l’homme fort de Conakry ?

Et puis, il y en a qui pensent que la responsabilité est partagée et qu’il n’y a pas lieu d’indexer un coupable. « Personne ne doit porter le chapeau d’un échec collectif. La victoire se construit étape après étape. La réussite au football est de nos jours le résultat d’un bon management à tous les niveaux. Pas de hasard. Surtout, on en demande trop ici sans moyen d’y parvenir », a dit AbdrRahman Baldé. C’est un peu l’opinion de Tanou Barry : « il faut voir où et comment nos enfants pratiquent leurs entraînements »…

Mais, qui perd dans tout ça ? Pour certains, c’est surtout la question qu’il faut se poser. Car, il y a bien quelqu’un qui paye les frais de cette situation et qui n’est certainement pas les joueurs et le staff technique, encore moins la FEGUIFOOT et le ministère des sports. Pour Foromo Loua et Léopold Konté, c’est le peuple de Guinée qui est le véritable perdant dans cette affaire.

Car, les 62 milliards de francs dépensés pour la participation de la Guinée à cette compétition sont de l’argent du contribuable guinéen. Et, cette somme aurait pu servir à financer d’autres projets rentables pour le peuple. Mais, tout cet argent a été jeté pour rien alors que la majorité des Guinéens continuent de tirer le diable par la queue.

Bref, comme beaucoup d’autres lecteurs, Amadou Foulah exige la restitution intégral du montant dépensé inutilement en Egypte..

Alpha Fafaya Diallo pour Guineematin.com

Tel. 628124362

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BEPC à N’zérékoré : « ne pas tomber dans les mailles des surveillants »

8 juillet 2019 à 12 12 17 07177

Le gouverneur de la région de N’zérékoré, Mohamed Ismaël Traoré, a présidé ce lundi, 8 juillet 2019, le lancement des épreuves du Brevet d’Etudes du Premier Cycle (BEPC) dans la commune urbaine. C’est le centre lycée Alpha Yaya Diallo qui a servi de cadre audit lancement, en présence du préfet de N’zérékoré, de l’inspecteur régional de l’éducation. Monsieur Traoré a invité les candidats au respect des consignes pour ne pas se faire éliminer, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Le gouverneur de N’Nzérékoré était accompagné du préfet, Sory Sanoh ; du directeur de cabinet du gouvernorat, Jean Smith Sandy ; de l’Inspecteur Régional de l’Education, Amara Condé ; et du Directeur Préfectoral de l’Education, Moussagbè Diakité.

Avant de lancer la première épreuve, Mohamed Ismaël Traoré a prodigué des conseils aux candidats. « Je voudrais vous dire de faire très attention. Quand on vient pour faire une évaluation, on ne cherche pas à copier. C’est tout simplement, l’année scolaire que vous avez eu à passer, on veut vous évaluer pour savoir si vous avez pu capitaliser les connaissances à travers les programmes que vous avez eu à gérer, c’est tout. Il n’y a rien d’autre que ça », a dit le gouverneur.

Par ailleurs, Mohamed Ismaël Traoré a tenu à prévenir les candidats sur le caractère exigeant du délégué du centre lycée Alpha Yaya Diallo qui 618 candidats, dont 255 filles. « Vous avez une chance. Le délégué qui est venu, vous voyez sa taille ? C’est quelqu’un qui est poignant, rigoureux et persévérant. Donc, faites très attention. Observez ce que la loi a dit pour ne pas tomber dans les mailles des surveillants », conseille le gouverneur.

Il faut préciser que la région de N’zérékoré compte 20 099 candidats au BEPC, dont 6 710 filles. Ils vont se faire évaluer dans 56 centres d’examen pour 820 salles de classe.

De N’Zérékoré, Foromo Gbouo Lamah pour Guineematin.com

Tél : (00224) 620 16 68 16/666 89 08 77

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Loterie : la LONAGUI veut-elle mettre la main sur PMU ?

8 juillet 2019 à 11 11 56 07567

Libre opinion : Depuis un mois, tout-Conakry ne parle que de l’affaire PMU. Le 3 juin (la veille de l’Aïd el Fitr !) PMU-WINIYA, a reçu un courrier de la part de la LONAGUI, les informant tout bonnement de la reprise de leur activité sous la bannière LONAGUI à partir du 4 août !

L’inélégance du geste, laisse un goût amer aux employés de PMU-WINIYA, qui ont certainement connu mieux comme cadeau pour la Fête…

Le contexte : PMU-WINIYA, est une société privée de droit Guinéen qui opère les paris hippiques en Guinée depuis 2009 (10 ans). Elle emploie 153 personnes (des guinéens) disposant de CDI, ainsi que 1030 vendeurs contractuels sur le terrain.

Reprenant en 2009 tous les anciens travailleurs du feu PMU+ (fermé en 2006 pour mauvaise gestion laissant tous ses travailleurs sur le carreau sans revenus pendant 3 ans), PMU-WINIYA, a effectué un travail de redressement considérable au cours de ces 10 ans.

Le PMU en Guinée aujourd’hui n’a rien à envier aux PMU des autres pays, obtenant même une certification ISO-9001, une première en Guinée dans ce secteur d’activité. La LONAGUI ne servant jusqu’à présent que d’autorité de régulation.

En termes de gains pour l’Etat : PMU-WINIYA a versé 27.5 Milliards FG pour le seul exercice 2018 ! (Les 27.5 Milliards ont été répartis comme suit : 18,4 milliards pour le trésor public, 5,6 milliards pour la LONAGUI et 3,5 Milliards pour la direction des Impôts). De quoi aiguiser les jalousies, voire les appétits…

D’ailleurs, parmi les 5,6 milliards que la LONAGUI, a reçu en 2018, 1, 8 milliards étaient censés être dépensés dans des actions sociales, reste à savoir si la LONAGUI en a fait l’usage approprié…

Depuis l’arrivée d’une nouvelle équipe de gestion en 2013 à PMU-WINIYA, il est vrai que les redevances pour l’Etat sont en progression spectaculaire chaque année.

Alors pourquoi vouloir casser un système qui fonctionne bien et qui profite déjà largement à l’Etat et à la paix sociale ? A quel jeu joue la LONAGUI ? Ne ferait-elle pas mieux de se concentrer sur son rôle de régulateur, comme c’est le cas dans la plupart des pays ? Quel engagement a été pris pour la sauvegarde des emplois ?

Une procédure juridique est en cours. PMU-WINIYA estime avoir un droit contractuel légitime au renouvellement, ou du moins à la renégociation de son contrat de 10 ans, signé à l’époque avec le ministère des Finances.

La LONAGUI, de son côté, estime avoir le droit de s’en frotter les mains et de récupérer le tout sous sa bannière sans autre forme de procès.

Le Ministère des Finances, tutelle financière de la Lonagui selon l’Article 1er du décret présidentiel D/2016/153/PRG/SGG du 26 mai 2016, a-t-il été consulté dans cette affaire ?

Ce qui est certain, c’est que les jeux de hasard sont une activité sensible, basée sur la confiance. Un changement brutal de cap, tel que le souhaite la LONAGUI, sera-t-il de nature à rassurer les fidèles parieurs ?

Une baisse des recettes, serait néfaste à l’écosystème dans son ensemble. Sans parler du travail titanesque de transfert de l’outil technique quasiment du jour au lendemain, en pleine saison pluvieuse (la LONAGUI a jeté son dévolu sur l’obscure société FLEXBET) …

A suivre !

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Gaoual : “l’environnement souffre à kounsitel”

8 juillet 2019 à 11 11 49 07497

En Guinée, les problèmes environnementaux dans l’arrière-pays sont préoccupants. Qu’il s’agisse de la qualité ou de l’accès à l’eau potable, des autres usages comme l’agriculture, la pêche, l’élevage ou l’abreuvage des animaux, la situation n’est pas reluisante.

Sans occulter la déforestation, la carbonisation à outrance qui sévissent dans la préfecture. Conséquences, les populations de Gaoual vivent les effets du réchauffement climatique, à l’image du reste du pays.

Pour en parler nous avons rencontré pour vous le Conseiller chargé de l’environnement et des eaux et forêts de la commune rurale de Kounsitel, une sous-préfecture située à près de 500 kilomètres de Conakry, capitale guinéenne. Avec M. Amadou Ciré BAH, nous avons échangé sur ces aspects, dans un entretien à bâtons rompus.

M. BAH merci d’être passé nous voir. Pour commencer, dites-nous comment se porte l’environnement à Gaoual en général et à Kounsitel en particulier ?

Amadou Ciré BAH

Merci Madame pour cette opportunité, pour dire la vérité, l’environnement se porte mal à Gaoual et à Kounsitel et dans l’ensemble de la préfecture de Gaoual. Il y a la déforestation abusive et incontrôlée, cela se passe sans le reboisement qui se doit et on connait les dégâts que cela cause sur le couvert végétal et l’environnement en général. A Gaoual aujourd’hui, nous subissons la forte chaleur, récemment lors du mois de Ramadan, la chaleur était insoutenable et on souffrait énormément, à cause justement de l’action de l’homme que nous sommes. S’agissant de l’eau, le problème est presque résolu à Kounssitel, grâce à notre député, l’Honorable Chérif DIALLO que nous saluons aussi. Nous avons 4 forages, donc à ce niveau ça va mais dans les autres localités, le besoin y est encore. Et vous savez sans eau potable, ce sont les maladies qui s’installent, comme la diarrhée, le choléra ou encore le paludisme.

Il y a aussi les effets du changement climatiques qui sévissent dans la région comme vous dites ?

Oui en effet, comme je disais il fait très chaud actuellement, il ne pleut pas encore comme cela se devrait au mois de juillet. Cela est dû à la coupe du bois incontrôlée ce qui doit changer, sinon nous mettons en danger notre vie et celle des générations futures.

Il y a aussi un grand problème pour trouver de l’eau pour les autres usages comme l’agriculture, la pêche et souvent on assiste à des conflits entre agriculteurs et éleveurs. Il y’a eu des inondations aussi qui ont fait des victimes humaines et des dégâts matériels importants.

Il y a également, il ne faut pas l’oublier, la carbonisation, les autres préfectures viennent couper le bois à Gaoual et cela, nous voulons y mettre un terme, d’abord par la sensibilisation et ensuite par des moyens légaux qui seront appliqués pour que la situation change. Les autres préfectures, viennent couper chez nous, alors qu’ils ne le font pas chez eux, cela est inacceptable.

Vous êtes un élu, jeune, président de la commission environnement et des eaux et forêts, que faites-vous pour justement changer cette situation préjudiciable ?

Nous venons d’être installés, vous le savez. Pour revenir à votre question, je dirai que ma priorité c’est de monter des projets, pour le reboisement au niveau du couvert végétal en général et des têtes de sources. A cela, nous avons déjà entamé des séances d’information, de sensibilisation et de prise de conscience. Vous savez pour que les gens changent de comportement, ce n’est pas facile, il faut que la personne prenne conscience et sache qu’elle est en train de mal agir, ensuite elle se mettra à l’œuvre pour changer les choses progressivement.

Les jeunes doivent changer et comprendre que l’environnement est une priorité et un enjeu majeur qui doit nous interpeller.

On va parler de l’immigration clandestine, c’est un sujet d’actualité qui touche fortement les jeunes, qui prennent le long de la méditerranée au risque de leurs vies, qu’avez-vous à dire à ces jeunes ?

On peut réussir chez nous, toute façon il n’y a pas mieux que chez soi. Personnellement, je n’ai jamais été tenté par l’aventure, on peut réussir chez soi. Il faut d’abord essayer sur place, et ensuite si cela ne marche pas, vous avez toujours des choix dans la vie.

Je souhaite qu’on se mette ensemble, les jeunes pour développer chez nous, c’est important. S’approcher des aînés, comme vous savez il y’a un adage qui dit que “l’enfant sait courir mais ne sait pas se cacher”. Il faut apprendre avec les aînés, apprendre, et pour réussir dans la politique particulièrement, on doit avoir de la patience. La jeunesse n’a pas droit à l’échec, nous qui sommes dans les conseils communaux, nous devons réussir pour qu’on ne dise pas que les jeunes sont incapables et faire tout pour qu’on nous fasse davantage confiance à l’avenir.

Merci beaucoup pour cette opportunité et bon courage à vous.

Un entretien réalisé par Idiatou CAMARA pour Guineematin.com et radioenvironementguinee.org

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BEPC à Kaloum : madame Nagnouma Faro du Budget insiste sur le slogan Tolérance Zéro

8 juillet 2019 à 11 11 21 07217
Madame Keita Nagnouma Faro, cheffe de cabinet au ministère du Budget
Madame Keita Nagnouma Faro, cheffe de cabinet au ministère du Budget

Le Brevet d’Etudes du Premier Cycle (BEPC) a démarré ce lundi, 08 juillet 2019, sur toute l’étendue du territoire national. Dans la commune de Kaloum, au centre ville de Conakry, c’est la cheffe de cabinet du Ministère du Budget, Nagnouma Faro, qui a procédé au lancement officiel de la première épreuve à l’école primaire Frédérico Mayor, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Les candidats au BEPC, pour la session 2019, ont entamé les premières épreuves ce lundi. Madame Nagnouma Faro du ministère du Budget a présidé le lancement de la première épreuve en présence de madame le maire de la commune Kaloum, Aminata Touré, en présence des autorités éducatives.

Avant de lancer la première épreuve, madame Kéita Nagnouma Faro a invité les candidats à faire preuve de sérénité et de respecter les règles édictées pour le bon déroulement des examens. « Je suis là pour représenter le ministre du Budget qui est en mission d’État. Il aurait souhaité être là lui-même. Nous avons demandé aux enfants d’être lucides, d’être calmes, d’être sereins et nous avons souhaité que tous décrochent leur BEPC pour aller au lycée. Nous avons également rappelé le slogan du Ministère de l’Education Nationale et de l’Alphabétisation qui dit Tolérance Zéro vers l’Excellence, et nous leur avons dit également, alors eux aussi, ils n’ont qu’à dire échec zéro. Nous avons dit que c’est un examen et pas un concours. Donc, c’est illimité. Tout le monde peut réussir et nous leur avons souhaité bonne chance et plein succès pour cet examen d’entrée au lycée », a-t-elle dit.

Ibrahima Yattara, directeur communal de l'éducation de Kaloum
Ibrahima Yattara

En ce qui concerne les statistiques pour le brevet, Ibrahima Yattara, le Directeur Communal de l’Education, a fait savoir que « Kaloum a 1396 candidats, dont 684 filles. Pour une spécificité, en Franco-arabe, nous avons 55 candidats, dont 20 filles. On a 50 salles de classe pour 100 surveillants et 30 secrétaires. Au niveau du centre Fédérico Mayor, nous avons 218 candidats, dont 111 filles, 08 salles de classe, 16 surveillants et 05 secrétaires ».

Siba Guilavogui pour Guineematin.com

Tél. : 620 21 39 77/ 662 73 05 31

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Dubréka : le procureur dénonce certains officiers dans l’exécution des décisions de justice

8 juillet 2019 à 10 10 38 07387
Marwane Baldé, substitut du procureur de Dubréka
Marwane Baldé, substitut du procureur de la République près le tribunal de Dubréka

La Justice de Paix de Dubréka a été récemment instituée en Tribunal de Première Instance, suivi de la nomination à sa tête d’une nouvelle équipe de magistrats. Depuis le début de l’année 2019, de nombreux dossiers criminels et correctionnels y ont été jugés avec des fortunes diverses pour les accusés et autres prévenus. L’annonce en a été faite par le substitut du procureur de la République près le tribunal de Dubréka, dans un entretien accordé à l’envoyé spécial de Guineematin.com le weekend dernier.

Avec Marwane Baldé, il a été également question des difficultés auxquelles ce tribunal est confronté dans l’exécution des décisions de justice, notamment « des officiers même qui peuvent informer la personne objet du mandat. Ça, c’est une complicité que je peux considérer comme une démission, comme une trahison ».

Guineematin.com : Il y a près d’une année que vous avez été nommé comme substitut du procureur près le TPI de Dubréka. Combien de dossier avez-vous pu évacuer de janvier à aujourd’hui ?

Marwane Baldé : nous avons eu à traiter beaucoup de dossiers, puisque vous n’êtes pas sans savoir qu’à partir du mois d’août 2018, la préfecture de Dubréka, qui était autrefois une justice de paix, a été érigée en Tribunal de Première Instance. A partir de janvier 2019, nous avons eu à gérer les dossiers. Nous avons commencé par les affaires correctionnelles. Après, nous nous sommes occupés des affaires criminelles, qui autre fois étaient jugées à Kindia pour des questions de compétence. Alors, nous avons eu à éponger près de cinq (5) dossiers criminels sur cinquante en instance. Puisqu’à notre arrivée au parquet, toutes les affaires criminelles étaient déjà transférées au niveau du Tribunal de Première Instance de Kindia, certaines étaient au niveau de la Cour d’Appel de Conakry. Donc, il était question de regrouper toutes ces affaires, tous ces dossiers, pour les ramener à Dubréka. Vous savez qu’avec l’arrivée de ce parquet, nous avons désormais la compétence de connaître les affaires criminelles à une composition criminelle. Nous avons dû éponger cinq (5) dossiers pour l’instant. Mais, il en reste encore. Aujourd’hui, les cabinets d’instruction sont en train de travailler. Nous avons reçu pas mal de dossiers qui nous ont été communiqués par le cabinet. Les affaires criminelles ne sont pas comme les affaires correctionnelles… Les suspects, les mis en cause ou accusés, étant en maison d’arrêt, disposent de droits. Le code de procédure prévoit des procédures préalables avant leur comparution devant le tribunal criminel. Nous nous préparons pour remplir ces formalités. Et le code dit que le président doit se rendre à la maison d’arrêt, pour notifier ces actes à ces accusés afin qu’ils puissent préparer leur défense.

Guineematin.com : qu’en est-il des autres affaires, notamment des dossiers correctionnels ?

Marwane Baldé : les audiences correctionnelles continuent permanemment. Les lundis et les mardis, nous avons les audiences correctionnelles. Ce sont des audiences qui sont tenues par moi. Je suis tout le temps le représentant du ministère public aux audiences criminelles, ainsi qu’aux audiences correctionnelles. Parallèlement à ces audiences, nous avons tenu la toute première rencontre avec nos Officiers de Police Judiciaire (OPJ) rattachés à notre parquet, afin de leur faire comprendre la politique pénale établie par le ministre d’Etat à la justice, Garde des Sceaux, en ce qui concerne le maintien de l’ordre public, en ce qui concerne le respect des Droits de l’Homme et en ce qui concerne l’exécution des décisions de justice. Puisqu’avant, en tant que justice de paix, on n’avait pas cette compétence. Donc, après des décisions rendues, il fallait solliciter une réquisition auprès du Parquet Général. Mais de nos jours, se conformant aux dispositifs délibérés du Code de Procédure Pénale, les tribunaux de première instance, notamment le parquet, peuvent veiller à l’exécution des décisions de justice. C’est comme l’intitulent souvent les grosses. Quand vous lisez l’intitulé d’une grosse, vous verrez qu’on demande aux dépositaires de la loi : les justices de paix, les procureurs, les procureurs généraux, de prêter main forte à l’exécution des décisions de justice. Donc de nos jours, les décisions de justice ayant l’autorité de la chose jugée sont caractérisées par une grosse. Tout ceci doit se passer dans les règles de l’art. Les affaires correctionnelles, les rôles sont vraiment importants. Surtout avec le taux élevé du stellionat dans notre ressort. A côté de cette infraction, il y a le viol sur mineur également qui est très fréquent ici. C’est pourquoi, il y a une politique très sévère en ce qui concerne la répression pour ces faits. Lorsque le viol porte sur une mineure de moins de 18 ans, nous faisons des réquisitions très sévères. Quand le viol porte sur une mineure, il y a lieu d’être sévère pour la répression, pour ne pas qu’il y ait des récidivistes. Alors, dans notre ressort de Dubréka, comme je viens de vous le dire, le stellionat, le viol sur mineur, le vol, l’escroquerie sont des infractions qui sont courantes. C’est pourquoi, dans notre politique pénale, nous avons envisagé des réquisitions conformes à la loi afin que le tribunal arrive à nous suivre dans nos réquisitions.

Guineematin.com : en terme de décisions rendues, combien d’affaires correctionnelles, civiles et criminelles avez-vous pu juger en tout ?

Marwane Baldé : en ce qui concerne les affaires criminelles, nous venons d’être érigés en Tribunal de Première Instance. Nous avons eu à juger cinq affaires criminelles qui ont résulté par des condamnations à 10 ans d’emprisonnement et des amendes, contrairement aux réquisitions du ministère public, parce qu’on avait demandé 20 ans. Mais comme vous le savez, le tribunal étant souverain, le tribunal criminel a eu à prononcer 10 ans. Donc, ces condamnés sont dans les maisons d’arrêt en train de purger leurs peines. En ce qui concerne les affaires correctionnelles, nous avons eu, depuis janvier, à juger près d’une centaine d’affaires. Et, il y a de ces condamnés qui sont en train de purger leurs peines à la maison d’arrêt de Dubréka. Les condamnés sont suivis conformément aux règles de détention et dans le plus grand respect des conditions de détention. Nous veillons à la santé des condamnés, ainsi qu’à celle des prévenus.

Guineematin.com : vous êtes passé de justice de paix à Tribunal de Première Instance. Quelles sont les difficultés auxquelles votre juridiction est confrontée ?

Marwane Baldé : pour l’instant, le parquet que nous sommes, la force publique se trouve au niveau de l’exécution des décisions de justice. Après les décisions rendues au niveau des sièges, au niveau des cabinets d’instruction, qui sont aussi des magistrats du siège, nous ministère public, nous avons pour mission de veiller à l’exécution de ces décisions de justice. Je vous cite un exemple, lorsque le président du tribunal rend une décision, il annonce l’arrêt des travaux sur des parcelles litigieux où chacune des parties revendique la propriété, et qu’à la suite de cette procédure, une décision annonçant l’arrêt de tous les travaux sur ces parcelles est prise. Pour l’arrêt de ces travaux, ce n’est pas le procureur qui sera sur le terrain, c’est les dépositaires de la force publique, entre-autres, la gendarmerie, la police. Alors, si nous donnons des ordres afin d’exécuter conformément à la loi, parfois il y a des difficultés auprès des officiers de police judiciaire qui manquent de moyens d’intervention conventionnelle, qui manquent d’équipements, de logistique entre-autres, les jeeps d’intervention, les agents. Donc, il y a des difficultés que nous constatons au niveau de l’exécution de nos décisions de justice. Il y a aussi que, lorsqu’un magistrat d’instruction, qui a pour mandat de décerner des mandats d’arrêt contre un suspect qui refuserait après plusieurs convocations devant ce magistrat instructeur, il passe souvent par nous procureur pour l’exécution de ce mandat. C’est pourquoi, à l’occasion de la rencontre avec les officiers de police judiciaire, je ne suis pas rester sans toucher du doigt ce problème. Et, où il y a des officiers même qui peuvent informer la personne objet du mandat. Ça, c’est une complicité que je peux considérer comme une démission, comme une trahison. Puisqu’en tant que dépositaire de la loi, de la force publique, on doit être conforme au respect du serment qu’on a prêté. Donc, les officiers de police judiciaire, la gendarmerie et la police ne seront pas censés, contre des miettes, donner des informations, ça serait trahir le secret du travail, ça serait trahir leur serment. Nous avons constaté tout ça à Dubréka ici. Mais, on ne se décourage pas. Je profite de l’opportunité que vous m’offrez pour attirer l’attention des autorités auprès de la force publique afin de renforcer le dispositif sécuritaire au niveau de notre ressort ici pour nous permettre de très bien exécuter les décisions de justice dans le cadre légal.

Entretien réalisé au TPI de Dubréka par Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Constitution octroyée, le FNDC section de l’UFDG : les arguments de M’Bany Sangaré pour une nouvelle constitution

8 juillet 2019 à 9 09 50 07507

Après les responsables du RPG Arc-en-ciel, notamment ses députés, c’est au tour de la jeunesse du parti au pouvoir d’apporter aussi son soutien au controversé projet de nouvelle constitution, visant à permettre au président Alpha Condé de briguer un troisième mandat. Les jeunes de la formation politique se sont fait entendre à travers une déclaration rendue publique hier, dimanche 07 juillet 2019. C’était à l’occasion d’une assemblée générale extraordinaire organisée au siège du parti, a constaté un reporter de Guineematin.com qui était sur place.

C’est M’Bany Sangaré, Directeur Général de l’office guinéen des chargeurs (OGC) et secrétaire général de la jeunesse du RPG Arc-en-ciel, qui a lu cette déclaration. Elle a rappelé tout d’abord que la Guinée « totalise, depuis son accession à l’indépendance, quatre constitutions respectivement établies le 10 novembre 1958, le 14 mai 1982, le 23 décembre 1990 et le 07 mai 2010. Je me pose la question de savoir : ces constitutions sont-elles tombées du ciel ?

M’Bany Sangaré, Directeur Général de l’office guinéen des chargeurs (OGC) et secrétaire général de la jeunesse du RPG Arc-en-ciel
M’Bany Sangaré, Directeur Général de l’office guinéen des chargeurs (OGC) et secrétaire général de la jeunesse du RPG Arc-en-ciel

Mesdames et messieurs, toutes ces quatre (04) constitutions ont permis, malgré des différences liées à l’opportunité de tel ou tel élément de l’objet constitutionnel, à notre pays de se doter d’institutions et de fonctionner. Si les trois premières constitutions n’ont pas fait l’objet de critiques par rapport à leur mode d’adoption dont dépend essentiellement leur légitimité, tel n’est le cas de la constitution de mai 2010. Faut-il le rappeler que le mode d’adoption de celle-ci a fait, avant et après son élaboration, l’objet de vives critiques de la part de la part de la totalité des guinéens », a-t-il rappelé.

En plus du fait qu’elle n’a pas été adoptée par référendum comme cela se devait, M’Bany Sangaré estime que l’actuelle loi fondamentale de la Guinée est une « une constitution octroyée, pour reprendre les termes du professeur Pierre Pactet. En plus de cette limite congénitale, plusieurs faiblesses, justifiant l’établissement d’une nouvelle constitution sont à distinguer, notamment dans l’incohérence dans la répartition des pouvoirs entre le président de la République et le Premier ministre, le déséquilibre entre les pouvoirs exécutif et législatif, la fragmentation excessive du pouvoir de désignation des membres de la cour constitutionnelle, la prolifération des institutions, la discrimination à l’égard des jeunes et des femmes », a-t-il cité.

Le secrétaire général de la jeunesse du RPG Arc-en-ciel poursuit son argumentaire en rappelant que le président de la République a le plein droit de soumettre une nouvelle constitution à son peuple. « Le fondement duquel la constitution de 2010 a été établie, offre au président de la République le droit d’initiative au référendum constitutionnel. Les arguments soulevés et défendus par une section de l’UFDG appelée le Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC) sont des arguments, pour reprendre les termes du professeur Martin Loada, antidémocratiques, inopportuns et superfétatoires.

C’est pourquoi, la jeunesse du RPG Arc-en-ciel, au regard de tout ce qui précède, par ma voix, invite l’ensemble des guinéens, dans le respect, la courtoisie, le bon sens, les règles de jeu démocratique, à soutenir massivement le président de la République dans sa ferme volonté de doter la Guinée, notre pays, d’une nouvelle constitution, totalement débarrassée de la totalité des tares de l’actuelle constitution », a lancé M’Bany Sangaré.

Propos recueillis par Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

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