Kankan : 6 candidates voilées empêchées de faire l’examen d’entrée en 7ème Année

6 juillet 2019 à 19 07 56 07567

Les évaluations au compte de l’examen d’entrée en 7ème année ont pris fin ce samedi, 6 juillet 2019, sur toute l’étendue du territoire national. A Kankan, les autorités ont exprimé leur satisfaction face à la manière dont les choses se sont déroulées. Mais, elles ont aussi signalé l’élimination de six (6) candidates à cause du port du voile intégral, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Lancé le jeudi 4 juillet dernier, l’examen d’entrée en 7ème année a pris fin ce samedi 6 juillet 2019. A la fin des épreuves, le directeur préfectoral de l’éducation de Kankan, Morlaye Yattara, s’est félicité de l’application à la lettre des principes et règlements généraux des examens. « Ce qu’on peut retenir, c’est que l’examen s’est passé dans de très bonnes conditions.

Vous savez, il y a eu les ateliers régionaux, au cours desquels des instructions fermes ont été données par le MENA (Ministère de l’Education Nationale) et Dieu merci, ces instructions ont été respectées et appliquées à la lettre. Ce qui fait que, enseignants et candidats, tout le monde a fait le travail qui est le sien. Donc, il n’y a pas eu de fausse note. Donc, nous demandons aux candidats du BEPC de prendre l’exemple sur leurs jeunes frères », a-t-il dit.

Toutefois, le DPE de Kankan a révélé que six candidates voilées n’ont pas pu avoir accès aux salles d’examen parce qu’elles auraient refusé de se débarrasser de leur hidjab. « Au centre Alpha Yaya Diallo, il y avait six filles qui étaient voilées intégralement. Il leur a été demandé par les autorités de faire en sorte qu’on voit leurs visages. Elles n’ont pas accepté. Cependant, les autres qui étaient aussi voilées, ont respecté les instructions données. Donc, elles ont été mises à la porte », a fait savoir monsieur Yattara.

La DPE de Kankan a présenté 9 785 candidats, dont 2 987 filles, repartis dans 50 centres d’examen.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA, pour Guineematin.com

Tél : (00224) 627 24 13 24

Lire

3ème mandat pour Alpha Condé ? « Le jour où son mandat va finir, il va partir », tranche Saïkou Yaya

6 juillet 2019 à 19 07 19 07197

L’Union des Forces Républicaines (UFR) ne manque aucune occasion pour tirer au bazooka sur le régime du président Alpha Condé. La gouvernance de notre pays, ces neuf (9) dernières, a été clouée au pilori par Saïkou Yaya Barry, secrétaire exécutif de l’UFR, dans un discours caustique tenu ce samedi, 06 juillet 2019, à l’assemblée générale du parti républicain, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Depuis que Sidya Touré, président de l’UFR, a démissionné de son poste de Haut Représentant du chef de l’Etat, les discours au vitriol sont allés crescendo. Alors que Fodé Baldé, de la communication digitale de l’UFR est attendu au tribunal pour diffamation par voir de presse contre le chef de l’Etat, Saïkou Yaya Barry vient au secours du prévenu. Les écrits de Fodé Baldé, relatifs à la présidence en exercice de la CEDEAO qu’Alpha Condé n’a pu obtenir, ont trouvé un écho favorable chez Saïkou Yaya Barry.

Selon lui, « si Alpha Condé était devenu président de la CEDEAO, c’est l’Afrique de l’Ouest qui allait mourir de faim. S’il était devenu président de la CEDEAO, c’est l’Afrique de l’Ouest qui allait être sa proie. S’il était devenu président de la CEDEAO, c’est l’Afrique qui allait être un pays de malades où il n’y a pas d’hôpitaux. Alors Alpha Condé, je le dis, si tu étais devenu président de la CEDEAO, la démocratie allait mourir en Afrique de l’ouest ».

Par ailleurs, Saïkou Yaya Barry a eu à tirer à boulets rouges sur les neuf ans de gestion de l’actuel locataire du palais Sékhoutouréyah. « Il faut reconnaitre qu’Alpha Condé a fait reculer tout le combat que nous avons mené pendant ces deux décennies en République de Guinée. On ne savait pas que c’est un dictateur qu’on allait envoyer sur nous. Quelqu’un qui disait qu’il est pour la démocratie et pour l’alternance juste avant son arrivée.

Depuis qu’il est arrivé, il a embrigadé toutes les institutions du pays. Il a affaibli toutes les structures sociales du pays… Qu’est-ce qu’il a fait ? C’est de nous refuser d’avoir de l’eau. Il nous refuse d’avoir des routes. Regardez les ruelles de Kaloum, au bord de la présidence. Ils sont incapables de fermer les trous. C’est pas parce qu’il n’y a pas d’argent ? Il y a de l’argent », lance-t-il.

Selon l’ancien secrétaire général de la jeunesse de l’UFR, tout ceci est sciemment fait par les tenants du pouvoir. « Mais, ils veulent nous affamer. Par ce qu’on dit que quand tu es affamé, tu n’as pas de dignité. Quand l’homme est affamé, il est quémandeur ; l’homme qui a faim n’est pas libre. Il veut nous affamer et après, donner des miettes.

C’est ces miettes qu’ils commencent à faire sortir pour son projet satanique de changement de Constitution, en donnant 5 millions à certains, 2 millions à d’autres, 50 million à certains. On a appris même qu’il a voulu donner des centaines de milliers de dollars à des sages », accuse Saïkou Yaya Barry.

Mais, le président de la séance soutient que les guinéens ne sont pas dupes. « Ça ne marchera pas. Les guinéens sont dignes. Les guinéens se lèveront comme un seul homme. Le jour où son mandat va finir, il va partir. Ses intimidations, c’est zéro. Ce qu’il a dit, on peut dire pire que ça. Je demande aux guinéens de réfléchir très bien. N’acceptons pas que la dictature continue dans ce pays. On a trop subi, mais que ça s’arrête là ».

Pour finir, le président de séance a déploré l’absence de plusieurs hauts cadres des institutions nationales lors de la cérémonie de clôture de la session parlementaire à l’assemblée nationale, tenue hier vendredi. Une situation qu’il qualifie de terrible.

Mohamed DORE pour Guineematin.com

Tel: +224 622 07 93 59

Lire

Université de Labé: la stèle pour immortaliser Boukariou, détruite par des inconnus

6 juillet 2019 à 18 06 19 07197

Comme annoncé dans un précédent article, une stèle a été inaugurée hier vendredi, 05 juillet 209, dans l’enceinte de l’université de Labé par un mouvement d’étudiants pour immortaliser Boukariou, tué suite à une bastonnade à lui infligée par les forces de l’ordre. Mais, quelques heures après sa mise en place, cette stèle à été détruite nuitamment par des inconnus, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

C’est avec une grande stupéfaction que les initiateurs de cet acte de reconnaissance ont appris la destruction de cette stèle, destinée à immortaliser Boukariou, jeune étudiant tué le 31 mai dernier lors d’une manifestation.

Très en colère contre les auteurs de cet acte qu’il qualifié d’incivique, Adama Condé, le porte-parole des étudiants, n’a pas caché sa désapprobation. « C’est le jeudi dernier qu’on a mis en place cette stèle pour immortaliser notre ami Boukariou. Et le vendredi, elle a été inaugurée. Mais, à notre fort étonnement, des individus mal intentionnés sont venus détruire cette stèle, mettre tout à terre.

Au début, les autorités universitaires de Labé n’étaient pas partantes pour cette idée. Mais, on a insisté pour immortaliser le jeune. Nulle part ces autorités ne nous ont soutenus. C’est vraiment regrettable ! Cela est un acte inhumain. Je n’avais jamais vu un monument, qui a été monté à la mémoire d’une personne, détruit par des gens », se désole-t-il.

Pour ce qui est des auteurs de cette destruction, Adama Condé pointe un doigt accusateur sur les autorités du rectorat. « Les auteurs de cet acte ne sont nul autre, si ce n’est les autorités du rectorat. Presque, ils étaient d’abord contre ce que nous faisions. Depuis trois ans, nous sommes à Hafia. Mais, jamais un des bâtiments n’a été gâté. Cette université est surveillée par des vigiles et il y a même un PA installé à l’intérieur.

Et, si nous trouvons que cette stèle que nous avons mise en place est endommagée, et pourtant elle est placée en face du rectorat, nous ne pouvons accuser que les autorités du rectorat. Ce sont eux qui ont tué notre ami et ils veulent aussi salir sa mémoire. Je regrette pourquoi j’ai connu le recteur et ses hommes. Et nous allons lutter contre cela », a martelé le porte parole des étudiants.

En outre, Adama Condé a fait savoir qu’une autre stèle, plus grande, sera remise en lieu et place, « coûte que coûte, vaille que vaille ».

Joint au téléphone, le recteur de l’Université de Labé a confié à notre reporter qu’il n’est pas être à Labé.

Aux dernières nouvelles, on apprend que les étudiants du mouvement « Justice pour Amadou » ont décidé de se retrouver pour prendre de nouvelles dispositions face à cette situation.

De Labé, Alpha Boubacar Diallo pour Guineematin.com

Lire

Assemblée nationale : l’UFDG dit avoir empêché le passage de deux mauvaises lois

6 juillet 2019 à 18 06 01 07017

Au lendemain de la clôture de la session des lois de l’Assemblée nationale, l’UFDG a tenu à faire des travaux à ses militants. C’était à l’occasion de son assemblée générale hebdomadaire de ce samedi, 06 juillet 2019. Dans son compte rendu, Kalémodou Yansané, un des députés du principal parti d’opposition du pays, a annoncé que son camp a empêché le vote de deux lois qui étaient mauvaises pour l’opposition guinéenne, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui était sur place.

Devant les militants de l’Union des Forces Démocratiques de Guinée massivement mobilisés au siège de la formation politique, Kalémodou Yansané a indiqué que durant les trois mois qu’a duré cette session parlementaire, les députés ont examiné une quarantaine de textes relatifs à des des projets et propositions de lois, conventions, accords, dons, prêts (…)

« Les lois les plus importantes que nous venons de voter concernent notamment la parité entre l’homme et la femme. Désormais, si vous prenez un homme, vous devrez prendre à côté une femme. On doit désormais fonctionner en couple et en pair », a annoncé le député de l’UFDG. Il ajoute que son camp s’est opposé cependant à certains textes soumis au Parlement. C’est notamment le projet de loi autorisant les gendarmes à tirer sur toute personne supposée représenter un danger.

Mais, souligne-t-il, malgré l’opposition des élus de l’UFDG, le texte a été adopté à la majorité simple. « Le dossier important qui a été examiné concerne le port d’armes par la gendarmerie nationale. C’est normal, un gendarme doit être armé. On dit gendarme, un homme qui a l’arme. La loi qui a été présentée à l’Assemblée donne le pouvoir, l’autorisation à un gendarme en service de tirer sur quiconque qui se trouverait en fuite ; quiconque qu’il estime être un danger public (…)

Donc cette loi donne le pouvoir aux militaires, aux gendarmes de faire usage de leurs armes à feu. Nous avons dit que nous ne sommes pas contre, mais il faut qu’une autre loi, un article soit pris dans la même loi, précisant que lorsqu’un militaire, un gendarme soulard utilise de façon délibérée une arme contre un citoyen paisible, qui n’est pas agressif, pour lui ôter la vie, que la loi sanctionne ce militaire. Et comme cette disposition n’a pas été prise par la loi, l’opposition a voté contre. Donc nous sommes contre cette loi », a-t-il expliqué aux militants.

Kalémodou Yansané indique que l’opposition a réussi par contre, à empêcher le passage de deux textes qui lui était totalement défavorable. Une raison qui justifie, selon lui, la présence des députés de l’UFDG à l’Assemblée nationale, malgré l’expiration de leur mandat. « Si on n’était pas restés à l’hémicycle, deux lois importantes étaient préparées contre nous. La première, c’était de modifier le code électoral pour que les chefs des quartiers, que les partis doivent désormais désigner, soient nommés purement et simplement par les maires. Nous avons dit non. Cette loi n’est pas passée (…)

La deuxième loi concernait la CENI : ils ont voulu diminuer les démembrements de la CENI à l’intérieur du pays pour que la CENI soit gérée à l’intérieur du pays par les préfets, les sous-préfets, et les fonctionnaires de l’administration. Cette loi aussi n’est pas passée parce que nous étions là. Donc, tant qu’ils sont à l’Assemblée, nous sommes là aussi. Tant qu’ils (les députés de la mouvance) ne quittent pas, nous aussi on ne quitte pas », a-t-il martelé, sous un tonnerre d’applaudissement des militants.

Saidou Hady Diallo et Mamadou Diouldé Diallo pour Guineematin.com
Tel: 620 589 527/654 416 922

Lire

Guinée : les députés du RPG-AEC appellent Alpha Condé à organiser le référendum constitutionnel

6 juillet 2019 à 17 05 42 07427

Les députés du RPG Arc-en-ciel annoncent leur adhésion au projet de révision constitutionnelle. Ils l’ont fait savoir ce samedi, 06 juillet 2019, à l’occasion de l’assemblée générale hebdomadaire du parti. La rencontre a été présidée par l’honorable Abdourahmane Sinkoun Camara en présence de nombreux cadres et militants du parti, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Cette prise de position des députés de la majorité présidentielle n’est point une surprise pour un projet de révision constitutionnelle qui divise les guinéens. A travers un communiqué lu à l’occasion de cette rencontre politique, les députés de la mouvance présidentielle ont exprimé leur adhésion au projet de nouvelle constitution. C’est Aly Kaba qui a fait la lecture du communiqué.

« Nous, députés de la majorité présidentielle, signataires de cette déclaration, en notre qualité de représentants légitimes du peuple de Guinée, convaincus de la nécessité impérieuse de doter notre pays d’une constitution qui soit l’émanation du peuple souverain, même si celui-ci a organisé le fonctionnement de nos institutions, demandons au président de la République de bien vouloir soumettre à son peuple une nouvelle constitution par voix référendaire », a déclaré l’honorable Aly Kaba.

Après cette annonce, c’est le ministre des Sports, Sanoussy Bantama Sow, qui a pris la parole pour parler du Syli national qui joue demain dimanche contre l’Algérie en 8ème de finale de la Coupe d’Afrique des nations de football. « Concernant l’équipe nationale, sincèrement, nous tenons à remercier le peuple de Guinée qui s’est mobilisé comme un seul homme, depuis la phase de qualification jusqu’au jour du dernier match. Le président Alpha Condé a fait ce qui n’a jamais été fait depuis que la Guinée a commencé à se rendre sur le plan international dans le domaine du football.

Si vous avez constaté, nous avons déplacé un vol spécial de Conakry à Marrakech, de Marrakech à Alexandrie pour la compétition. Nous avons déplacé un vol spécial pour le reste de la délégation guinéenne de Conakry en Égypte. Et ça, c’est fait par le président Alpha Condé, pas par la Fédération Guinéenne de Football. Et les jeunes sont arrivés en Égypte pas par moins de 40 mille dollars par membre de délégation, pas par moins de 40 mille dollars par personne.

Et au deuxième match, après le match, chaque joueur a eu 20 mille dollars. Ces 20 mille dollars, si vous calculez aujourd’hui, le coût, ça fait 190 millions de francs guinéens. Et demain, le match contre l’Algérie, si l’équipe gagne, chacun aura 30 mille dollars. Ça veut dire que du côté du chef de l’État, les conditions sont réunies », a fait savoir Bantama Sow.

Pour finir, Sanoussy Bantama Sow demande le soutien de tout le peuple pour que la Guinée puisse s’imposer face à l’Algérie, l’un des grands favoris de ce tournoi. « Demain, nous demandons une fois encore au peuple de Guinée, de se mobiliser parce que nous allons gagner contre l’Algérie et se qualifier pour les quarts de finale », prophétise le ministre des Sports.

Mamadou Bhoye Laafa Sow pour Guineematin.com

Tel: 622919225 / 666919225

Lire

Fin de l’examen d’entrée en 7ème Année : candidats et encadreurs satisfaits du déroulement des épreuves à Yomou

6 juillet 2019 à 16 04 15 07157

Comme prévu, l’examen du Certificat de fin d’Etudes Elémentaires (CEE), plus connu sous le nom d’examen d’entrée en 7ème année, a pris fin ce samedi, 6 juillet 2019, sur toute l’étendue du territoire national. Pendant trois jours, les candidats et candidates ont rivalisé d’ardeur dans l’espoir de faire partie des futurs collégiens. A Yomou, c’est sur une note de satisfaction que les évaluations se sont achevées, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

L’examen d’entrée en 7ème année s’est passé à la satisfaction des acteurs dans la commune urbaine de Yomou. Pour cette dernière journée, les jeunes candidats ont été évalués en Histoire.

C’est l’Inspecteur Général de l’Education Nationale, Mohamed Fodé Keïta, qui a ouvert l’enveloppe de la dernière épreuve dans le centre collège Yomou. Selon monsieur Keïta, aucun cas de fraude n’a été enregistré à Yomou. « Je suis très ravi du déroulement de l’examen à Yomou. J’ai visité tous les centres de la commune urbaine de Yomou et il n’y a eu aucun cas de fraude, ni chez les élèves, ni chez les surveillants. Ils ont tous compris et appliqué le mot d’ordre du Ministre et de leur directeur préfectoral de l’éducation sur le thème Tolérance Zéro Renforcée ».

Du côté des candidats, l’on estime avoir fait le nécessaire pour être parmi les meilleurs. C’est le cas d’Angéline Sagno, candidate de l’école primaire de Gbokomey : « nous remercions Dieu d’abord, parce qu’Il nous a gardés jusqu’à ce moment. Par rapport aux épreuves, nous avons fait de notre mieux dans les sujets et nous espérons être admis à cet examen », a-t-elle dit.

Même son de cloche chez Abou Trésor Kpoghomou, candidat de l’école primaire Yomou III. Selon le garçon, « les sujet nous avaient été enseignés par nos maîtres, surtout les épreuves d’Histoire, d’Education Civique et Morale et la Science d’Observation. On a avait déjà traité certaines parties des sujets en classe », a laissé entendre cet écolier.

Après le CEE, c’est le Brevet d’Etudes Premier Cycle (BEPC) qui va commencer le lundi, 08 Juillet pour finir le samedi 13 juillet 2019. A Yomou, l’effectif total pour le BEPC est de 2193 candidats, dont 832 filles, repartis dans 8 centres pour 71 salles de classes avec 142 surveillants.

De Yomou, Michel Anas Koné pour Guineematin.com

Lire

Déguerpissement à Kaporo Rails : les ressortissants de Porédaka aux USA au secours des victimes

6 juillet 2019 à 15 03 33 07337

L’élan de solidarité envers les victimes de l’impitoyable déguerpissement de Kaporo rails se poursuit avec les bonnes volontés qui rivalisent d’ardeur pour sécher les larmes de leurs compatriotes. C’est dans cette dynamique que les ressortissants de la commune rurale de Porédaka, relevant de la préfecture de Mamou, vivant aux Etats Unis, ont fait un don symbolique aux victimes. La remise de l’enveloppe a eu lieu ce samedi 6 juillet 2019, à Koloma, dans la commune de Ratoma, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Ce geste envers les déguerpis de Kaporo rails est l’œuvre des ressortissants de Porédaka vivant aux USA et regroupés autour de l’Association Guinéenne pour le Développement Rural (AGDR). C’est un montant de mille dollars US qui a été remis aux représentants des victimes.

L’enveloppe a été remise par le représentant des sages, Elhadj Ibrahima Fodoyé Diallo, en présence d’Amadou Telly Diallo, le tout nouveau président de l’AGDR, du vice-président de l’association des ressortissants de Porédaka aux USA, Alpha Amadou Barry, et de nombreux membres du bureau de l’AGDR de Conakry.

Dans son discours, Amadou Telly Diallo est revenu sur les raisons de cet acte humanitaire. « L’aide humanitaire étant une aide d’urgence et ponctuelle, sa réalisation n’exige pas forcement une préparation d’avance. C’est pourquoi, je voudrais demander humblement à l’association des victimes de Kaporo rails de ne pas se focaliser sur le montant, qui est symbolique, pour apprécier cet acte, mais plutôt se focaliser sur le geste qui est purement humanitaire. Il est important et nécessaire de fournir une assistance humanitaire aux victimes de toutes les catastrophes naturelles ou celles causées par l’Homme », a dit monsieur Diallo.

Après la remise de l’enveloppe, les bénéficiaires ont exprimé toute leur satisfaction devant ce geste de leurs frères. Pour Elhadj Alpha Oumar Diallo, président de l’association des victimes du déguerpissement de Kaporo rails, « nous sommes très ravis de ce geste de nos frères de Porédaka vivant aux USA pour ce geste à notre endroit. Nous avons atteint le milliard (en francs guinéens, ndlr).

C’est parce que nos parents ont bien voulu cotiser, nous aider pour qu’on démarre, parce que cette situation est catastrophique. Nous sommes des réfugiés dans notre propre pays. Nous ne l’avons pas voulu, mais on est venu tomber sur nous pour nous le faire subir. Nous sommes rassurés que nos parents, nos amis, le peuple de Guinée nous aidera comme il est entrain de le faire. Nous vous remercions très sincèrement, nous gardons tout ce qui a été fait pour nous au fond du cœur ».

Le déguerpissement sans délai, ni dédommagent, encore de moins de recasement des occupants de Kaporo rails et Kipé 2, il y a de cela quelques mois, avait choqué les consciences. D’énormes dégâts matériels ont eu lieu sur la zone avec des milliers de sans abris qui ont tout perdu.

Alpha Mamadou Diallo pour Guineematin.com

Tél. 628 17 99 17

Lire

Kindia : Deen Souaré, l’étudiant qui poursuit le recteur de Kindia, molesté et brièvement détenu

6 juillet 2019 à 15 03 03 07037

L’ancien étudiant du Centre Universitaire de Kindia, Aboubacar Deen Souaré, qui a porté plainte contre l’actuel recteur de l’université pour usurpation de titre, a été molesté dans la nuit du jeudi au vendredi 05 juillet 2019. Il a été passé à tabac, ligoté et mis en prison pour quelques heures par des vigiles aidés de militaires qui seraient sous ordre du recteur Jacques Kourouma, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Aboubacar Deen Souaré, comme il s’agit de lui, a passé un sale quart d’heure dans la nuit du jeudi au vendredi. Cet ancien étudiant de CU de Kindia est actuellement inscrit en Master 1 à l’Institut Management (IMAN) de Dakar, au Sénégal.

Depuis qu’il est revenu en Guinée, il s’est préoccupé du sort de l’université qui l’a formé. Après de multiples recherches et consultations des experts, il croit avoir découvert que l’actuel recteur de Kindia, « Docteur » Jaques Kourouma, n’a pas un diplôme de doctorat. C’est ainsi qu’il a fait recours à la justice en portant plainte contre Jaques Kourouma la semaine dernière, pour que la vérité soit dite dans l’affaire.

Alors qu’il partait rencontrer un de ses informateurs dans la nuit du jeudi au vendredi dernier, résidant près de l’université, Aboubacar Deen Souaré s’est fait arrêter, ligoter, bastonner par 6 vigiles, aidés de 4 militaires. Ensuite, ils l’ont envoyé au camp militaire Kémé Bouréma de Kindia aux environs d’une heure du matin, torse nu. Là, les militaires en garde ont ordonné de l’envoyer à la gendarmerie départementale de Kindia où il a passé la nuit.

Selon son ami qui lui tenait compagnie jusqu’à 22h30mn, heure à laquelle il a été arrêté et tabassé, Aboubacar Deen Souaré a été malmené sous ordre du recteur. « On l’a bastonné, tabassé devant moi, et quand Jacques est venu à 23h, il a ordonné à ce qu’on l’envoie en prison. On lui a fait du mal en lui mettant tout nu. On peut même voir les traces de la corde sur sa main ».

Selon nos informations, Aboubacar Deen Souaré a aussi passé toute la journée du vendredi, 05 juillet 2019, à la gendarmerie avant qu’il ne soit libéré à 18h03mn sous les instructions du procureur de la République près le TPI de Kindia. Après cette libération, il nous a fait savoir qu’on lui a dit de s’abstenir de tout commentaire dans la presse.

Le recteur de l’université de Kindia, Dr Jacques Kourouma, interrogé par notre reporter, a refusé de se prononcer sur le sujet. « Je vous dis que je ne parle pas, ou bien c’est obligatoire. D’ailleurs, je coupe le pont avec la presse ».

Mohamed M’bemba Condé pour Guineematin.com

Tel: 628-518-888

Lire

Sport : le championnat de boxe militaire ouest-africain lancé à Conakry

6 juillet 2019 à 13 01 44 07447

La première édition du championnat de boxe militaire Liaison de l’Afrique de l’Ouest (OLAO) a été lancée hier, vendredi 05 juillet 2019, au Palais des sports du stade du 28 septembre de Conakry. Cette compétition sous-régionale, qui réunit les pays membre de l’OLAO, coïncide à la 43ème Assemblée générale extraordinaire de l’Office de Liaison de l’Afrique de l’Ouest qui se tient en ce moment dans notre pays, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui était sur place.

Dotée du trophée Alpha Condé, président de la République de Guinée, cette première édition du championnat militaire de boxe Liaison de l’Afrique de l’Ouest (OLAO) a été initiée par le ministre d’Etat chargé des affaires présidentielles, ministre de la défense nationale. La cérémonie d’ouverture, présidée par le ministre d’Etat de l’Environnement des Eaux et Forêts, a été marquée par la présence du ministre des Sports, de la Culture et du Patrimoine Historique, de la présidente de la commission défense et sécurité à l’Assemblée nationale, du Chef d’Etat-major général des armées, des chefs d’Etats-majors particuliers et du directeur général de la police nationale.

Dans son discours de bienvenue, le colonel Sawadogo Oumarou, président par intérim de l’OLAO, s’est réjoui de la bonne organisation de ce championnat. Selon lui, l’objectif principal de la compétition « est de contribuer à l’effort de paix dans la sous-région à travers le sport militaire. Je ne saurais poursuivre mes propos sans vous prier de bien vouloir transmettre mes salutations respectueuses et ma profonde gratitude à son Excellence le professeur Alpha Condé, président de la République de Guinée, chef suprême des armées dont le trophée porte le nom. (…) Notre sous-région est en proie au terrorisme, situation qui trouble la stabilité et la paix sociale. Cela constitue un frein aux efforts consentis par nos gouvernements pour sortir nos pays du sous-développement.

C’est pourquoi, je voudrais saluer la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) dont les actions favorisent la prévention et la résolution des crises ou des conflits : encadrer, organiser et coordonner les actions favorisant une meilleur pratique des activités physiques et sportives dans les forces armées ; établir et raffermir les liens de fraternité entre les membres des forces armées de la CEDEAO. L’atteinte de ces objectifs passe par la multiplication de nos actions qui sont en phase avec les valeurs d’intégration et de paix, valeurs prônées par la CEDEAO », a-t-il dit.

Poursuivant, le colonel Sawadogo Oumarou a rappelé que cette compétition sportive militaire de l’OLAO a un intérêt singulier, dans la mesure où « elle doit nous permettre, en prenant en compte les besoins actuels de stabilité et de paix, de contribuer à la préparation physique des militaires ; de tester l’aptitude physique et la capacité opérationnelle de nos armées respectives », a-t-il souligné.

De son côté, Oyé Guilavogui, ministre d’Etat de l’Environnement, des Eaux et Forêts, représentant le ministre d’Etat de la défense nationale, Dr Mohamed Diané, a indiqué que ce tournoi s’ouvre au moment où se tient en Guinée, la 43ème Assemble générale extraordinaire de l’OLAO. « C’est un grand honneur pour la Guinée d’avoir été choisie pour abriter cet évènement de dimension régionale qui va mettre en compétition les jeunes boxeurs militaires des pays Ouest-africains. Cet honneur est d’autant plus grand que l’OLAO a décidé de faire porter le trophée de ce championnat militaire de boxe le nom de son Excellence monsieur le président de la République, le chef de l’Etat, chef des armées, le professeur Alpha Condé.

L’attribution de ce nom à ce trophée s’impose au-delà de l’importance du sport comme une marque de sympathie, traduisant la reconnaissance du combat que le professeur Alpha Condé mène pour l’émancipation socio-économique et politique du continent africain (…) Le sport est par excellence un facteur de rapprochement des peuples, dans l’armée à fortiori. Il permet à nos militaires de se côtoyer, de fraterniser, d’échanger des expériences de développement des aptitudes physiques mentales dans une atmosphère de saine émulation.

Il constitue donc l’une des armes efficace de collaboration et d’entraide de nos différentes armées qui ont tant besoin dans leur combat de tous les jours pour relever les défis sécuritaires auxquels nos Etats sont de plus en plus confrontés », a dit le ministre Oyé Guilavogui.

A noter que la première journée de ce championnat a été marquée par deux confrontations. Le Burkina Faso s’est imposé devant le Cap Vert et le Nigeria a battu la Côte d’Ivoire.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematibn.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

Lire

Kipé-Dadia : un téléphone portable cause la mort d’une jeune fille

6 juillet 2019 à 13 01 00 07007

Mabinty Soumah, 23 ans, étudiante en Licence 3 Administration des Affaires à l’Université UNIC, a trouvé la mort dans des conditions surprenantes à l’aube de ce samedi, 06 juillet 2019. Selon les informations confiées à un reporter de Guineematin.com, c’est son téléphone portable qui aurait causé sa mort.

Lorsqu’elle se couchait hier nuit, la défunte ne souffrait d’aucun mal. Elle est descendue de son lit pour passer un appel avec son téléphone portable qui était branché. C’est à ce moment-là qu’elle a eu un malaise et a commencé à saigner de l’oreille, puis du nez. « C’est pendant la nuit que Mabinty est descendue de son lit pour parler au téléphone.

Quand elle parlait au téléphone, le téléphone était branché. C’est ainsi qu’elle a eu un choc, une crise. Elle saignait par le nez et les oreilles. On ne savait pas. C’est seulement à 6 heures du matin que sa maman l’a retrouvée couchée au sol », explique Bintou Diawo, tante de la défunte.

C’est ainsi que la famille a décidé d’envoyer Mabinty Soumah à l’hôpital pour tenter de la sauver, mais c’était trop tard. La jeune fille a fini par rendre l’âme.

Une nouvelle à la fois triste et surprenante pour son père, Alsény Soumah. « Mabinty Soumah est ma première fille. Je suis très attristé, je suis sous le choc. Je n’ai pas beaucoup à dire sur cette perte sinon que m’en remettre à Dieu. Moi, je n’étais pas sur place, c’est sa maman qui était là. C’est elle qui m’a appelé pour me dire que Mabinty Soumah a piqué crise. Après, je lui ai dit de l’envoyer à l’hôpital. Elle l’a envoyée, mais c’était déjà tard. Je prie Dieu que son âme repose en paix », a-t-il dit.

A noter qu’il est déconseillé de communiquer à l’aide d’un téléphone portable lorsque celui-ci est en charge.

Mamadou Bhoye Laafa Sow pour Guineematin.com

Tel: 622919225 / 666919225

Lire

Déroulement de l’examen d’entrée en 7ème Année : ce qu’en dit le ministre Mory Sangaré

6 juillet 2019 à 11 11 46 07467

Le ministre de l’Education Nationale et de l’Alphabétisation est en tournée depuis quelques jours à l’intérieur du pays pour s’enquérir du déroulement des épreuves du Certificat d’Etudes Elémentaires (CEE). Un examen entamé jeudi et qui s’achève ce samedi, 06 juillet 2019. Après avoir sillonné quelques localités du pays, Mory Sangaré se réjouit de la situation qui prévaut sur le terrain, a appris Guineematin.com à travers son correspondant à N’zérékoré.

Après les préfectures de Faranah, Kissidougou et Guéckédou, le ministre en charge de l’Education Nationale était à N’zérékoré hier, vendredi 05 juillet 2019. En compagnie du préfet de N’zérékoré, Elhadj Sory Sanoh, de l’inspecteur régional de l’éducation, Amara Condé, du directeur préfectoral de l’éducation, Moussagbe Diakité, ainsi que de plusieurs cadres de son département, Mory Sangaré s’est rendu à Gbouo, district de la sous-préfecture de Soulouta, situé à 32 km de la ville de N’zérékoré.

Après avoir procédé au lancement des épreuves de la deuxième journée à l’école primaire de cette localité, le ministre de l’Education Nationale et de l’Alphabétisation a salué le climat dans lequel se déroule cet examen. « Depuis le début de cette évaluation, aucune anomalie n’a été signalée. Et partout, les travaux ont démarré en vue de la publication des résultats, deux semaines après la dernière épreuve de l’évaluation », a dit Mory Sangaré.

Après la localité de Gbouo, le ministre et sa suite ont rallié la préfecture de Beyla. Mory Sangaré va poursuivre sa tournée dans la préfecture de Kérouané. Partout, il va visiter les centres de secrétariat et de correction des épreuves, et donner des consignes aux agents qui y travaillent. Selon lui, seuls les candidats méritants doivent être admis à cet examen d’entrée en 7ème Année.

De N’zérékoré, Foromo Gbouo Lamah pour Guineematin.com

Tél : +224 620166816/666890677

Lire

Décret : plusieurs hauts cadres nommés au ministère de l’Economie et des Finances

6 juillet 2019 à 10 10 58 07587

Dans un décret lu hier soir, vendredi 05 juillet 2019, sur les antennes de la télévision nationale, le président de la République, Alpha Condé, a nommé plusieurs hauts cadres au ministère de l’Economie et des Finances.

Guineematin.com vous propose ci-dessous la liste des personnalités nommées.

1- Secrétaire générale : madame Bountouraby Yattara, précédemment directrice nationale du patrimoine de l’Etat et des investissements privés

2- Chef de cabinet : Mamady Kaba, précédemment conseiller principal

3- Conseiller principal : monsieur Joachim Lamah, précédemment secrétaire général

4- Conseiller juridique : monsieur Moussa Cissé, confirmé

5- Conseiller chargé des finances publiques : monsieur Mamadou Gando Bah

6- Conseiller chargé des questions économiques monétaires : monsieur Bakary Sylla, précédemment chef de cabinet

7- Conseiller chargé des relations avec les partenaires au développement : monsieur Lancinet Condé, précédemment directeur général des études économiques et de la prévision

8- Conseiller chargé des investissements publics : monsieur Mamadou Doumbouya, confirmé

9- Conseiller chargé de mission : madame Aïssatou Soumah, juriste en service au ministère de l’Economie et des Finances

10- Directeur national des études économiques et de la prévision, monsieur Alhassane Diallo, économiste statisticien en service à l’agence monétaire de l’Afrique de l’Ouest

11- Directeur national adjoint des études économiques et de la prévision : monsieur Abdoulaye Ibrahima Diallo en service au ministère du plan et du développement économique

12- Directrice nationale de la dette et de l’aide publique au développement : monsieur Sékou Kandè, économiste, analyste financier, précédemment en service à l’inspection générale d’Etat

13- Directeur national du trésor et de la comptabilité publique : Dr Mamady Diané, confirmé

14- Directrice nationale adjointe du trésor et de la comptabilité : madame Sibili Pivi, confirmée

15- Directeur national du patrimoine de l’Etat et des investissements privés : monsieur Ibrahima Kalil Sidibé, précédemment chef de division à la direction nationale du patrimoine de l’Etat et des investissements publics

16- Directeur national adjoint du patrimoine de l’Etat et des investissements privés : monsieur Ibrahima Mamady Touré, confirmé

17- Directrice nationale du contrôle des marchés publics : madame Touré Fatoumata Bangoura, précédemment directrice nationale du contrôle des marchés publics

18- Directeur national adjoint du contrôle des marchés publics : monsieur Namory Camara, précédemment directeur adjoint des marchés publics

19- Directeur national du contrôle financier : madame Delphine Doré, confirmé

20- Inspecteur général des Finances : monsieur Lamine Sanoh, confirmé

21- Inspecteur général adjoint des Finances : monsieur Mamadou Baldé, confirmé

Décryptage: Ibarhima Sory Diallo pour Guineematin.com
Tél. : (00224) 621 09 08 18

Lire

Faranah : des agents de l’Environnement et leurs partenaires s’apprêtent à reboiser 55 hectares

6 juillet 2019 à 7 07 52 07527

Les autorités guinéennes multiplient les initiatives visant à restaurer et à préserver les forêts. Ce mois de juillet s’annonce comme une période dédiée aux campagnes de restauration des essences forestières. Pour y arriver, des cadres des ministères de l’Environnement et de la Jeunesse se sont déployés dans la région de Faranah pour la vérification des informations collectées en relations avec les sites de reboisement, les pépinières, les plants et l’état des lieux des forêts classées, rapporte l’envoyée spéciale de Guineematin.com dans la région.

Après avoir signé l’accord de Paris sur le changement climatique, le président Alpha Condé semble résolument engagé à réduire les émissions de gaz à effet de serre d’ici 2030 et à contrer l’avancée de la désertification dans le pays. C’est dans cette dynamique qu’une délégation du Ministère de l’Environnement, accompagnée de ses partenaires, s’est rendue dans la ville de Faranah ce vendredi, 5 juillet 2019. Une initiative qui s’inscrit dans le cadre d’une mission de prospection de terrain pour une prise de contact et de travail avec l’ensemble des acteurs dans toutes les préfectures, a-t-on appris sur place.

Durant cette mission de 7 jours, ces cadres de l’Environnement vont se rendre à Dabola, Kissidougou et Dinguiraye où ils vont mener des activités qui sont entre-autres: converser avec les autorités administratives, les élus locaux et les services techniques déconcentrés afin d’identifier et valider les sites de reboisement, formaliser l’engagement des acteurs impliqués dans la mise en œuvre du projet…

Colonel Abdoulaye Oularé, conseiller du ministre de l'Environnement
Colonel Abdoulaye Oularé

Le conseiller du ministre de l’Environnement et chef de la délégation, le Colonel Abdoulaye Oularé, est revenu sur les points touchés durant cette journée de travail. « A Faranah, nous avons pris contact avec toutes les autorités au niveau régional et les différents services techniques, aussi bien de la jeunesse que du secteur de l’environnement, et cette prise de contact nous a permis de mettre en exergue la véritable appropriation des autorités à la fois administratives et des structures techniques concernées par ce reboisement. Elle nous a également permis d’évaluer concrètement la faisabilité. Dans la situation actuelle, nous avons déjà fait une première évaluation d’une première pépinière à disposition dans la commune urbaine de Faranah et dans cette pépinière nous avons pu dénommer environs 11 mille plantes appartenant à différentes espèces à la fois forestières et fruitières pour les 55 hectares qui ont été concédés à la préfecture de Faranah. La disponibilité en plants, tant au niveau de la commune urbaine que dans les cantonnements forestiers, va permettre de couvrir la superficie à reboiser », a-t-il expliqué.

Sadou-Keita-gouverneur-de-Faranah
Sadou Keita

De son coté, le gouverneur de la région de Faranah, Sadou Keïta, a salué l’initiative avant d’exhorter les acteurs à une stratégie à long terme pour permettre la pérennisation du reboisement. « Il ne faut pas reboiser pour reboiser, lorsqu’on veut reboiser par exemple à Faranah 10 hectares, au moins qu’on mette 7 hectares à reboiser et l’argent destiné aux 3 autres, on voit comment gérer cela afin d’entretenir les plantes. Si non, c’est un perpétuel recommencement », a-t-il suggéré.

Adjudent-chef Mory Fodé, inspecteur régional de l'environnement des eaux et forêts de Faranah,
Adjudent-chef Mory Fodé

L’inspecteur régional de l’environnement des eaux et forêts de Faranah, l’adjudant-chef Mory Fodé Diané, s’est dit engagé à entamer des travaux sur le terrain et à accompagner l’initiative du président de la République. « Nous sommes prêts à recevoir ce projet, parce que vous n’êtes pas sans savoir que l’écosystème est devenu fragile, le couvert végétal est complètement détruit par les activités anthropiques. Si Mr le président a eu l’initiative de contribuer à la restauration du couvert végétal, je pense que c’est une très bonne idée. Nous les cadres de Faranah, nous avons pris des précautions, le service technique a déjà identifié les sites à reboiser et les superficies ont été attribuées et en fonction de cela, les contrats seront donnés aux ONG et les plateformes de jeunesse qui vont réaliser le reboisement sur ces sites. Dans les 55 hectares prévus, le fleuve Niger à pris une grande partie étant donné que ce fleuve là est partagé par 10 pays », a expliqué l’adjudant-chef Mory Fodé Diané.

De Faranah, Salimatou Diallo, envoyée spéciale de Guineematin.com

Tél. : 224623532504

Lire

Fin de la session des Lois : voici l’intégralité du discours du président de l’Assemblée nationale

6 juillet 2019 à 7 07 19 07197

Comme indiqué dans nos précédentes publications, les députés guinéens ont clôturé hier, vendredi 05 juillet 2019, la première session ordinaire dite session des Lois. Comme on le sait, cette session a été ouverte le 05 avril dernier, après une prorogation du mandat des députés par un décret du président Alpha Condé.

Dans son discours de clôture, le président du parlement, Claude Kory Kondiano, a rappelé qu’au cours de cette session, 35 textes ont été introduits dont 19 projets et 3 propositions, 08 accords, 6 conventions, 1 projet de résolution et un projet de charte avant valeur de convention.
Guineematin.com vous propose, ci-dessous, l’intégralité du discours du Président de l’Assemblée Nationale, Claude Kory Kondiano :

Honorables députés, Chers Collègues,
Monsieur le Ministre Conseiller chargé des Relations avec les Institutions Constitutionnelles,
Mesdames et Messieurs les Représentants des Institutions Républicaines,
Mesdames et Messieurs les Membres du Gouvernement,
Mesdames et Messieurs les Membres du Corps Diplomatique et Consulaire,
Mesdames et Messieurs les Représentants des Institutions Internationales,
Révérends Représentants des Confessions Religieuses,
Monsieur le Chef d’Etat Major Général des Armées,
Monsieur le Haut Commandant de la Gendarmerie Nationale, Directeur de la Justice Militaire,
Messieurs les Chefs d’Etat Major des Armées de Terre, Mer et Air,
Monsieur le Gouverneur de la Ville de Conakry,
Mesdames et Messieurs les membres du personnel de l’Assemblée Nationale,
Distingués invités,
Mesdames, Messieurs,

Au nom de chacun et de chacune de vous ainsi qu’en mon nom propre, je voudrais, chers collègues, remercier toutes les personnalités qui ont bien voulu accepter, en dépit de leurs calendriers très chargés, de nous accompagner aujourd’hui à cette cérémonie qui va marquer la fin de la première session de l’année en cours.

Je voudrais aussi évoquer la mémoire de notre collègue, l’Honorable Diao KANTEqui a été arraché à notre affection dans la nuit du mercredi 12 juin 2019 à Johannesburg en Afrique du Sud où il était en mission au Parlement Panafricain.

A cause de ses qualités exceptionnelles, notamment son immense expérience, son ouverture d’esprit qui en faisait un grand rassembleur, sa compétence, sa profondeur d’analyse qui lui permettait de toujours proposer les meilleures solutions aux problèmes à l’ordre du jour, l’Honorable Diao KANTE a marqué la vie et le fonctionnement à la fois de notre institution et celui du Parlement Panafricain. Il était certainement le meilleur de nous tous.

Aussi, voudrais-je vous inviter à observer une minute de silence en sa mémoire.

Honorables députés,
Chers collègues,

Alors que le nombre de textes pour lesquels nous avions été saisis à l’ouverture de cette session le 05 avril 2019 n’était que de neuf (09), celui-ci est par la suite passé à 35 dont 19 projets et 3 propositions de lois, 8 accords, 6 conventions, 1 projet de résolution et 1 projet de charte ayant valeur de convention.
Parmi les 21 textes de lois proposés à notre examen pour adoption, on en compte trois (3) qui ont été introduits par certains Honorables députés que je tiens à féliciter en votre nom.

Il s’agit de l’Honorable Sékouba KONATE, Vice-président de la commission Economie et Finances, Plan et coopération ; l’Honorable Hadja Djènè Saran CAMARA, Présidente de la commission Défense et Sécurité et l’Honorable Ben Youssouf KEITA, Président de la commission Santé, Sports, Art et Culture.

Je vous félicite également pour votre disponibilité pour les travaux en Commissions, en inter-commissions et en plénières tout au long de cette session.

Grâce à cela, nous avons pu accomplir un travail considérable en adoptant, la plupart du temps à l’unanimité, tous les textes qui nous ont été soumis par le pouvoir Exécutif, tout en veillant à leur qualité. Toutefois, nous devons faire preuve d’humilité en reconnaissant que ce ne sont pas tous les textes adoptés au cours de notre législature qui sont sans fautes et donc applicables dans la durée. En effet, rares sont lesLoisdont les dispositions peuvent résister aux changements et aux réalités que subit, à un moment donné, un pays.

Honorables députés,
Distingués invités,
Mesdames, Messieurs,

Nous avons, au cours de la session qui vient de s’écouler, été sollicités pour trouver des réponses aux préoccupations des femmes autour des questions de la parité Hommes-Femmes et du régime matrimonial.

La revendication de nos consœurs députées pour la parité Hommes-femmes dans le but de mettre fin à la disparité dont elles souffrent pour l’accès aux mandats électifs et aux fonctions électives dans les institutions publiques a commencé dès notre installation en 2014.

Un débat de fond s’est instauré sur le sujet, mais sans passion, et a fini par convaincre toutes les parties en présence de s’accorder pour légiférer en la matière.

Aussi, la proposition de loi introduite par le Forum des Femmes Parlementaires de la huitième législature a-t-elle été facilement adoptée à l’unanimité des députés présents ce jour 09 mai 2019 à l’hémicycle, comme l’a d’ailleurs été le texte sur le régime matrimonial.

Sur ce point, le Forum des Femmes Parlementaires s’est fortement investi, dès notre installation, pour la monogamie alors que ce principe existant déjà dans la constitution de la première République qui n’avait jamais été abrogée. Après de multiples péripéties le Parlement a adopté une loi sur le régime matrimonial dans notre pays en faisant de la monogamie la règle et la polygamie l’exception.

Mais c’est son intervention au niveau des travaux en Commission et en inter-commission sur les dispositions y relatives dans le code civil et, surtout l’implication du Gouvernement, qui sont venus à bout de l’hostilité de certains députés à toute idée de monogamie et cette loi a été votée à l’unanimité des députés.

Finalement, après une longue concertation entre eux, les acteurs se sont accordés pour opter pour un régime matrimonial qui tienne compte des réalités sociologiques du pays.

L’adoption de cette loi par l’Assemblée Nationale nous a, chers collègues, valu beaucoup de critiques de la part de certains de nos compatriotes qui sont allés jusqu’à nous souhaiter l’enfer pour violation, selon eux, de la volonté de Dieu telle que consacrée dans le saint coran. Mais il faut dire que la polygamie avait déjà été abolie sous la première République ; par contre, nous avons amélioré en faisant de la monogamie la règle et la polygamie l’exception, ce n’est donc pas une nouveauté.

Sur ce point, voilà ce que dit la sourate 4 verset 3 du coran consacrée aux femmes et donc au mariage.

‘’Si vous craignez de manquer d’équité à l’égard des orphelins, épousez alors des femmes selon votre convenance : deux, trois ou quatre.

Mais si vous craignez d’être partiaux, limitez-vous à une seule ou à votre droite propriété. Vous serez dans ce cas plus proche de l’équité’’ .

La loi qui vient donc d’être adoptée sur le régime matrimonial dans notre pays, en faisant de la Monogamie la règle et la polygamie l’exception, est en parfait accord de sentiments d’idée avec ces paroles du Prophète Mohamed, Paix et salut sur lui.

C’est donc dire, chers collègues, que tout au long de notre quinquennat et jusqu’à maintenant, nous avons toujours réussi à accorder nos positions, malgré nos différences, surtout ce que nous devons faire dans l’intérêt supérieur du pays et du peuple de Guinée. Soyez-en remerciés.

Toutefois, je vous invite à contribuer au rétablissement d’un climat de paix dans notre pays pour rassurer les investisseurs privés nationaux et étrangers. Vous le pouvez par la qualité de vos propos qui doivent être très différents de ceux d’une certaine société civile, de certaines radios et télévisions privées, et de ceux chers à la presse écrite à scandales à la solde de ses bailleurs.

C’est avec l’espoir que le souci qui m’habite sera pris en compte par vous que je déclare clos les travaux de la session des lois pour 2019.

Je vous remercie !

Conakry, le 05 juillet 2019

Le Président de l’Assemblée Nationale

Claude Kory Kondiano

Lire