Viol dans une clinique à Wanindara : un médecin jugé à Conakry

1 juillet 2019 à 21 09 01 07017

Une affaire de viol présumé d’une patiente dans une clinique au quartier Wanindara, dans la commune de Ratoma, en mai 2017 avait fait couler beaucoup d’encre et de salive à Conakry. Kaman Grovogui, étudiant en classe de 6ème année Médecine au moment des faits, assistant dans la clinique Ma Santé Samou, avait été mis aux arrêts, accusé d’avoir injecté un somnifère à une fille de 18 ans, avant de la violer. Son procès s’est ouvert ce lundi, 1er juillet 2019, au tribunal criminel de Dixinn, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

A la barre, Kaman Grovogui a nié les faits de viol pour lesquels il est poursuivi. Interrogé par le juge Ibrahima Kalil Diakité, l’accusé a donné sa version des faits. « C’était le 25 mai 2017. Alors que je revenais de l’université, Dr André Moussa Camara, propriétaire de la Clinique, m’a fait venir sur les lieux. Il m’a chargé de surveiller la malade, qui avait été reçue là pour des maux de tête accompagnés de vertige. Il avait placé pour elle un sérum. Il est sorti pour me laisser avec la patiente, sa maman et un petit garçon. Comme son domicile n’était pas loin, sa maman a demandé si elle pouvait repartir à la maison pour ranger certaines de ses affaires. Donc, elle faisait des va-et-vient entre son domicile et la clinique. La fille m’a dit qu’elle avait un problème qu’elle ne pouvait pas expliquer à n’importe qui. Elle m’a dit qu’elle avait des pertes blanches. Je lui ai expliqué qu’on pouvait s’en occuper et qu’elle ne devrait pas se faire des soucis. Je lui ai expliqué le processus. Elle m’a dit qu’elle était d’accord. Donc, elle a dit à son petit frère de sortir. On est resté seuls. Elle s’est déshabillée, j’ai fait un toucher vaginal. J’ai effectivement compris qu’elle avait des pertes blanches. Je suis sorti pour aller à notre bureau faire les caractéristiques. Entretemps, la perfusion est finie. Elle s’est levée, avant de se rasseoir. Elle était très affaiblie. Elle m’avait dit que depuis trois jours, qu’elle manquait d’appétit et qu’elle ne mangeait presque pas. Elle a fini par rentrer avec sa maman vers 21 heures. Mais, sa maman est revenue plus tard pour me dire que sa fille ne tenait pas, qu’elle ne faisait que s’endormir. Sa mère s’est mise à pleurer. Je leur ai dit de la ramener. J’ai aussitôt alerté Dr André Moussa Camara pour l’informer. Quand la fille a été ramenée, on lui a donné une perfusion glucosée, puis du sucre qu’on a dissout dans un sachet d’eau. Elle s’est finalement relevée. Plus tard, les parents de la fille sont venus pour dire qu’elle a été abusée sexuellement. On m’a mis aux arrêts », a expliqué Kaman Grovogui.

Après ses explications, le juge Ibrahima Kalil Diakité va lui poser une série de questions. « Comment du sperme et du sang ont-ils été retrouvés sur la jeune fille ? D’où ça provient ? ». Dans sa réponse, Kaman Grovogui dira ne rien savoir de cet état de fait, se contentant de tout nier.

Le juge va rebondir en disant que le rapport médicolégal est pourtant formel, tout en laissant entendre que du sperme et du sang ont été retrouvé sur le caleçon de la jeune fille. Par ailleurs, Ibrahima Kalil Diakité fera remarquer l’accusé était seul avec la patiente, puis « vous lui avez fait un toucher vaginal, alors qu’elle était là pour des maux de tête, après on parle de viol. Comment peut-on expliquer cela ? Ne lui avez-vous pas injecté du valium pour l’endormir pour arriver à vos fins ». L’accusé dira ne rien en savoir, balayant tout d’un revers de main.

Pour sa part, le procureur Daouda Diomandé va revenir sur la question des pertes blanches. « Lorsque la fille vous a dit qu’elle souffrait de pertes blanches, avez-vous informé Dr André Moussa Camara qui vous a confié la garde de la patiente ? ». L’accusé dira, « non. Je ne l’ai pas fait, parce qu’il avait confiance en moi ». Le procureur va à son tour insister sur le fait qu’un somnifère a été injecté à la victime. Nouvelle négation de l’accusé.

L’avocat de la défense, maitre Zézé Kalivogui, va chercher à disculper son client. « Avez-vous injecté quelque chose à la patiente ? A la clinique de Lambanyi et à la DPJ, vous a-t-on montré un caleçon portant des traces de sperme et de sang ? ». Kaman Grovogui va tout nier en bloc, estimant que c’est une combine montée contre lui par la famille de la fille.

Le dossier a été renvoyé au mardi 09 juillet 2019 pour la suite des débats et la comparution de la partie civile. Kaman Grovogui continue de séjourner à la maison centrale de Coronthie où il est détenu depuis le 29 mai 2017.

Alpha Mamadou Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 628 17 99 17

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Le préfet de Télimélé aux habitants de Sogolon : « soutenons la nouvelle constitution »

1 juillet 2019 à 20 08 37 07377
Messieurs les maire de Sogolon et préfet de Télimélé

Le préfet de Télimélé poursuit sa tournée de sensibilisation entamée en fin de semaine dernière dans les localités relevant de sa juridiction. Après les sous-préfectures de Brouwal et Sarékaly, Amadou Sadio Diallo et sa suite se sont rendus hier, dimanche 30 juin 2019, à Sogolon. Il a notamment invité la population de la localité à soutenir le projet de nouvelle constitution que le pouvoir compte soumettre à un référendum, rapporte le correspondant de Guineematin.com à Télimélé.

Situés respectivement à 77 et 60 km du chef-lieu de la préfecture de Télimélé, les districts de Malalcondo et de Tourkoun, dans la sous-préfecture de Sogolon, ont constitué la deuxième étape de la tournée de prise de contact de l’autorité préfectorale avec les populations à la base. Cela, afin de s’enquérir des conditions de vie de ces populations et du fonctionnement de l’administration locale.

Alsény Barry

A Malalcondo, Alsény Barry, natif de la localité et enseignant de profession, a présenté le district à la délégation du préfet. « Malalcondo fut fondé par un agriculteur du nom de Malal. Elle compte à ce jour une population de 3.848 habitants. Les principales activités sont l’agriculture, l’élevage et l’artisanat. Le problème d’eau se pose avec acuité ; dans le domaine éducatif aussi, la situation n’est pas rose : l’école primaire du centre est en état de dégradation très poussée », a-t-il indiqué.

Alhassane Diallo,
Alhassane Diallo

De son côté, Tourkoun est l’un des plus grands districts de la commune rurale de Sogolon, avec une population estimée à 5.150 habitants. Selon Alhassane Diallo, natif et principal du collège de la localité, « le district de Tourkounn malgré ses immenses potentialités, peine à se procurer de l’eau potable : les trois forages existants sont tous non opérationnels. Le marché hebdomadaire est sans hangar ni latrines, les voleurs de bétail règnent en maîtres sur le terrain, les bœufs en divagation détruisent les cultures avec comme conséquences des conflits entre éleveurs et agriculteurs, le couvert végétal détruit, le réseau téléphonique non accessible par endroits », a-t-il énuméré devant le préfet.

Dans ces deux localités, où il a fait l’objet d’un accueil chaleureux, Amadou Sadio Diallo a véhiculé le même message : « Citoyens de Sogolon, je suis content de votre forte mobilisation, je n’ai pas grand-chose à vous dire, sinon que de soutenir les actions du Professeur Alpha Condé puisqu’il aime Télimélé et il veut du bonheur pour Télimélé. Mettons un terme à la destruction de nos forêts ; entretenons les élèves candidats aux différents examens nationaux et aux enseignants communautaires ; soutenons la nouvelle constitution en perspective et évitons la division entre nous », a exhorté le préfet de Télimélé.

De Télimélé, Ousmane Dieng pour Guineematin.com

Tél. : 622525250

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Kindia : 23 acteurs de la sécurité à l’école de l’élaboration du plan de communication sur les risques épidémiques

1 juillet 2019 à 20 08 17 07177

L’Organisation Internationale pour les Migrations (OIM) et le gouvernement guinéen joignent leurs efforts pour faire face aux risques épidémiologiques. C’est dans ce cadre que s’est ouvert à Kindia, ce lundi 1er juillet 2019, un atelier axé sur l’élaboration d’un plan de communication sur les risques épidémiques du secteur de la sécurité et de la protection civile, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Cet atelier de cinq jours est une initiative de l’Organisation Internationale pour les Migrations (OIM) et le gouvernement guinéen, avec un financement des USA. Il concerne 23 acteurs de la protection civile et de la sécurité et s’inscrit dans le cadre du projet PREPLINE.

Selon nos informations, la démarche vise à mieux sensibiliser les populations et également préparer les services chargés de l’application de la loi, pour efficacement lutter contre les urgences de santé (futures épidémies).

Au cours des travaux, il est prévu de mettre un accent sur le contenu du plan de communication, dont entre-autres : rôle et mission de la direction générale de la police nationale dans la gestion des risques épidémies ; rôle et mission de la direction générale de la protection civile dans la gestion des risques épidémies ; présentation sur le plan de communication sur les risques du secteur de la sécurité.

C’est Nawa Damey, secrétaire général du Ministère de la Sécurité et de la Protection Civile, qui a présidé l’ouverture des travaux de cet atelier. Selon lui, « cette importante rencontre consacrera cinq jours à la problématique de la préparation coordonnée et multisectorielle des services chargés de l’application de la loi pour répondre aux épidémies et évènement de santé publique en Guinée. Au terme de vos travaux, vous devez aboutir à : faire l’analyse situationnelle de la communication pour le ministère de sécurité et de la protection civile en mettant en relief les forces, les faiblesses, les opportunités et les menaces ».

Pour Dr Woné Abdoulaye, coordinateur santé publique à l’OIM, « nous avons convié les 23 acteurs de la protection civile et de la sécurité du pays, en vue de doter le ministère de la sécurité et de la protection civile d’un plan de communication de risque qui sera arrimé au niveau des risques épidémiques ».

A rappeler que le projet PREPLINE, mis en œuvre par l’OIM, est une réponse favorable au cri de cœur de la Guinée au lendemain de la crise sanitaire sans précédent, due à la maladie à virus Ebola avec 3 814 cas confirmés, avec 2544 décès.

De Kindia, Mohamed M’bemba Condé Guineematin.com

Tél. : 628-518-888

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Le bilan de l’accident de Mamou s’aggrave : 7 morts

1 juillet 2019 à 19 07 31 07317

Comme annoncé précédemment, un accident de la circulation s’est produit dans la nuit d’hier à aujourd’hui, lundi 1er juillet 2019, aux environs de 4 heures à Hoolo, une localité située à 15 kilomètres du centre-ville de Mamou, sur la route nationale N°1 Mamou-Kindia. Le bilan provisoire qui était de six morts jusqu’à midi est passé à 7 morts avec le décès d’un autre blessé, un passager du véhicule Renault 21, a appris un journaliste de Guineematin.com de source médicale.

« Un autre blessé vient de succomber. C’est un homme ; mais, on ignore encore son identité », a indiqué notre source qui a requis l’anonymat.

Du côté de la gendarmerie routière qui a envoyé une mission à Hoolo pour faire le constat, on veut faire aucun commentaire. « Nous ne pouvons rien dire sans l’autorisation du commandant », a répondu un agent qui a été interrogé par Guineematin.com dans l’après-midi de ce lundi.

Et, pour le moment, toutes nos tentatives de joindre au téléphone le commandant de la gendarmerie routière de Mamou sont restées vaines.

A rappeler que ce grave accident de la circulation s’est produit vers 04 heures du matin à Hoolo. Et, selon nos informations, c’est un véhicule de marque Renault21, en provenance de Conakry pour Labé qui a été percuté par un camion remorque en partance pour Conakry. Sur le coup, il y a eu quatre morts (dont le chauffeur du véhicule Renault) et cinq blessés dont certains grièvement.

Les blessés ont été évacués d’urgences à l’hôpital régional de Mamou où deux d’entre eux ont succombé à leurs blessures. Ce qui a ramené le bilan à six morts (quatre femmes, le chauffeur de la voiture Renault et un enfant qui serait âgé de moins de 10 ans) et trois blessés. Et, cet après-midi, vers 14 heures, un autre blessé, un passager du véhicule Renault, a succombé à ses blessures. Ce qui alourdi le bilan à sept morts.

On ignore toujours les causes de cet accident ainsi que l’identité des victimes qui seraient toutes originaires de Labé. « On a appris qu’ils sont tous de Nouci ; mais, on n’a pas encore leur identités », a confié un agent de santé que Guineematin.com a joint au téléphone.

Nous y reviendrons !

Mamadou Baïlo Keïta pour Guineematin.com

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Vol de carburant à EDG-Kankan : le procureur promet de démanteler le réseau

1 juillet 2019 à 19 07 14 07147

Le vol de carburant survenu dans la centrale thermique de Kankan, le jeudi 27 juin dernier et qui avait irrité des jeunes de la commune urbaine, continu d’alimenter la chronique. Un agent d’Electricité de Guinée (EDG), du nom de Lancinet Traoré, accusé d’en être l’auteur, avait été mis aux arrêts et écroué.

Dans la journée de ce lundi, 1er juillet 2019, le procureur de la République près le Tribunal de Première Instance de Kankan a annoncé l’ouverture d’une enquête, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Le présumé auteur du vol, Lancinet Traoré, est déjà détenu à la maison centrale de Kankan. C’est à travers un point de presse, tenue dans les locaux de la Cour d’Appel, que le procureur Aly Touré a dénoncé l’existence d’un réseau de voleurs de carburants. « Lancinet Traoré, qui a été arrêté avec ce véhicule rempli de 8 bidons de 20 litres de gasoil, a été conduit au commissariat central de Kankan où il a été entendu sur procès-verbal, et déféré au Tribunal de Première Instance de Kankan, le vendredi à 17h. A la réception de ce procès-verbal, nous avons constaté que ce n’est pas un fait isolé, c’est l’œuvre de tout un réseau qui se trouverait à travers la ville. Donc, au jour où je vous parle, Lancinet Traoré est placé sous mandat de dépôt à la maison centrale de Kankan », a dit l’empereur des poursuites.

Aly Touré, procureur
Aly Touré

Selon Aly Touré, une enquête a été ouverte à travers un juge d’instruction. « Nous avons donc sollicité l’ouverture d’une enquête judiciaire, en saisissant un juge d’instruction pour entreprendre une vaste enquête, de grande envergure. Nous allons débuter l’enquête, et nous allons ouvrir un grand chantier pour pouvoir démanteler ce réseau qui est à la base du vol crapuleux de carburant qui sert la population de Kankan », a-t-il laissé entendre.

En outre, Aly Touré a rassuré la population de Kankan en général, les jeunes en particulier, que toute personne mêlée de près et de loin à ce réseau de vol de carburant subira la rigueur de la loi. « Je pu vous rassurer que toute personne mêlée de près et de loin à cette affaire de vol, quelque qualité que ce soit, auteur, co-auteur, complice et même receleur, personne n’échappera à la rigueur de la loi. Toute personne impliquée dans cette affaire ne sera pas épargnée », a-t-il insisté. .

Pour le moment, il n’y a que Lancinet Traoré qui est détenu dans cette affaire, accusé de vol et de coups et blessures volontaire, a précisé le procureur.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA, pour Guineematin.com

Tél : 00 224 627 24 13 24

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Opposition à un 3ème mandat : la police, le vice-maire et les citoyens de Kaback

1 juillet 2019 à 18 06 59 07597

Les Guinéens s’organisent de plus en plus contre les velléités du président Alpha Condé de rester à la tête du pays après son deuxième et dernier mandat, en 2020. Unis sous le label du FNDC (Front national pour la défense de la Constitution), ces Guinéens se montrent chaque jour plus déterminés que la veille à défendre le respect de la Loi et de l’alternance démocratique, y compris par le premier magistrat de la République.

Dans la journée de ce lundi, 1er juillet 2019, les citoyens de la sous-préfecture de Kaback, préfecture de Forécariah, ont organisé une assemblée générale pour choisir les membres du bureau du FNDC (Front national pour la défense de la Constitution). Mais, selon des informations confiées au téléphone de Guineematin.com, ils ont été perturbés à la fin de leur rencontre par une surprenante irruption des agents des forces de l’ordre.

Selon nos informations, monsieur Almamy Oumar Camara, le maire de la commune rurale de Kaback, a déjà fait allégeance à la mouvance présidentielle. Et, ce lundi, c’est lui qui est accusé d’avoir fait appel aux agents de la CMIS N°17 qui ont brièvement interpellé le vice-maire, monsieur Cheick Fantamady Camara.

Seulement, la forte protestation des citoyens, qui ont bravé le toxique gage lacrymogène de la police, a obligé les agents à relâcher le vice-maire, aujourd’hui plus populaire que jamais pour sa détermination et son courage dans la défense de la Constitution guinéenne contre les opportunistes de tout acabit.

On apprend qu’avant même cette irruption des agents de la Compagnie mobile d’intervention et de sécurité (CMIS), les opposants à un pouvoir à vie pour Alpha Condé avaient déjà terminé l’élection des membres de leur bureau.

Ci-dessous, Guineematin.com vous propose la liste des membres du FNDC-Kaback :

Coordinateur : Momodouba Sylla,

Premier Secrétaire : Mohamed Raphaël camara

Deuxième Secrétaire : Ibrahima Sory Sylla

Membres du bureau :

Sékou Touré

Momoya Soumah

Ibrahima Sory Sylla

Daouda Soumah

Fode Seidou Soumah

Fode camara bolimada

Ousmane Sylla

Ibrahima Check Camara

Mohamed Camara

Bureau des femmes : Mariama Traoré, Yelikha Soumah et Mariama Sylla

A suivre !

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CAN 2019 : les supporters pas satisfaits de l’attaquant du syli, François Kamano

1 juillet 2019 à 17 05 45 07457

Grâce à sa victoire (2-0) hier, dimanche 30 juin 2019, la Guinée disputera les huitièmes de finale de la Coupe d’Afrique des Nations de football qui se joue en Egypte. Le Syli national s’est qualifié en tant que meilleur troisième avec 4 points.

François Kamano

En attendant de connaitre le prochain adversaire de leur équipe (le premier de la poule C ou celui de la poule D), les supporters guinéens savourent cette qualification et en profitent surtout pour tirer les leçons des trois matchs disputés par les hommes de Paul Put. Et, beaucoup d’entre eux déplorent la prestation de François Kamano et demandent à l’entraîneur de le sortir de son onze.

Décryptage !

Kerfalla Camara

Kerfalla Camara : hier, le Syli à très bien joué. Mais, ce que je déplore dans cette équipe, c’est la prestation de François Kamano. Parce que depuis le premier match, il a mal joué alors qu’il mouille le maillot dans son club (Bordeaux), dans le championnat français. L’entraîneur n’a qu’à changer François Kamano sinon il va nous faire perdre. Pourquoi François Kamano ne joue pas bien pour son pays ? Il faut que Paul Put demande à François Kamano pourquoi il refuse de jouer pour la Guinée, parce que c’est un bon joueur.

Facinet Camara
Facinet Camara

Facinet Camara : nous avons très bien joué hier par rapport aux autres jours. Au début, j’avais trop peur mais maintenant, je suis convaincu qu’on peut aller loin. L’entraîneur à bien placé les joueurs. Ce qui est déplorable, c’est l’attitude de François Kamano qui a pagaillé durant tout le match. Donc on demande à Paul Put de le laisser sur le banc parce qu’à le voir jouer, on a l’impression qu’il se fout de tout le monde. Ailleurs, il joue bien, pourquoi ne pas faire autant dans son pays ? Je demande à l’équipe de redoubler d’effort, de bien jouer. Ainsi, ils pourront nous envoyer la coupe.

Mohamed Dioubaté
Mohamed Dioubaté

Mohamed Dioubaté : ça commence à aller, mais si l’entraîneur ne met pas les bons joueurs, chacun à la place qu’il mérite, le prochain match nous seront déçus. Hier, on a gagné ce match mais de justesse. Il faudrait que les joueurs acceptent de mouiller le maillot comme ils le font dans leurs clubs respectifs. Paul Put doit, lui aussi, revoir son classement, mettre par exemple Lass Bangoura à la place de Kamano parce qu’il joue mieux que François Kamano, qui a pagaillé tout au long du match. J’aimerais aussi que les Guinéens encouragent les joueurs au lieu de les critiquer sur les réseaux sociaux, parce que ça démoralise.

Amadou Bella Diallo
Amadou Bella Diallo

Amadou Bella Diallo : pour moi, l’équipe a bien joué, seulement il y a un élément qui ne m’a pas convaincu du tout, c’est François Kamano. Ce dernier ne doit plus jouer dans cette équipe, qu’il retourne à Bordeaux. Ce qui est déplorable, ce que plusieurs joueurs qui sont au sein de cette équipe évoluent dans de grands clubs, ils jouent bien là-bas mais malheureusement, ici ce n’est pas le cas. On a l’impression que le patriotisme a quitté leurs cœurs.

Tant que cela ne change pas, on ne pourra jamais remporter la coupe. J’apprécie l’attitude de Paul Put qui a mis Mady et l’autre gardien sur les rails. Je pense qu’on doit laisser l’entraîneur faire son travail, ainsi ça va aller. Mais, nous lui demandons quand même de mettre Lass Bangoura à la place de Kamano.

Mohamed Lamine Soumah
Mohamed Lamine Soumah

Mohamed Lamine Soumah : contre le Burundi, on l’a emporté et nos joueurs ont montré réellement leur engagement dans ce match. Mais, il faut quand même souligner qu’il y a eu quelques ratés, des buts manqués, des frappes non cadrées par manque de concentration de certains joueurs. Choses auxquelles on doit remédier. On aurait pu marquer plusieurs buts n’eût été ces déchets techniques. On doit quand même remercier Ibrahima Koné, notre gardien, Ibrahima Traoré, le capitaine, le buteur Yattara junior mais également Seka qui s’est battu jusqu’au bout. On a besoin maintenant que cette coupe nous revienne, on a longtemps attendu cela, il faut que Paul Put nous la ramène la coupe cette fois.

Propos recueillis par Salimatou Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 224623532504

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Linsan (Kindia) : des cases appartenant à des éleveurs incendiées par des gardes forestiers et des jeunes

1 juillet 2019 à 17 05 11 07117

Plusieurs cases appartenant à des éleveurs ont été incendiées le samedi, 29 juin 2019, dans le secteur Tonotah, relevant du district de Tafory, dans la sous-préfecture de Linsan (Kindia). C’est un acte d’agents de la garde forestière venus de Kindia, appuyés par des jeunes de la localité, a appris Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Selon nos informations, tout est parti d’une plainte déposée contre les éleveurs en question par Karamoko Fascinet Camara, membre de la ligue islamique sous-préfectoral de Linsan. Dans sa plainte adressée à la section préfectorale des eaux et forêts de Kindia, il accuse les éleveurs d’avoir occupé la forêt communautaire de Tonotah. Suite à cette plainte, le service des eaux et forêts a dépêché une équipe de 12 personnes qui est allée incendier les cases et enclos des éleveurs.

Amadou Sow, éleveur,
Amadou Sow, éleveur, une des victimes

Un acte surprenant Amadou Sow, l’une des victimes. « Il n’y a pas d’antécédents entre nous. A l’annonce de cette saison pluvieuse, nous leur avons dit que nous voulons rester avec nos bœufs ici. Ils nous ont demandé des colas pour ça, nous avons fait le paquet de colas et on l’a donné au chef du village, du nom de Fodé Souleymane. Après, ils nous autorisés de rester. Mais, à notre grande surprise, ils sont venus à notre absence pour brûler nos cases et enclos. Nous avons demandé pourquoi ils ont fait cela, ils ont répondu que c’est à cause de leur forêt communautaire. Mais, j’avoue que le domaine que nous occupons est hors de la forêt communautaire. Aujourd’hui, nous sommes sans abris, nos animaux, notre nourriture, du lait, nos habits et notre argent, tout est parti. Je lance un appel aux autorités et aux personne de bonne volonté de nous aider afin justice soit rendue », a dit Amadou Sow.

Lansana Bangoura, sous-préfet de Linsan

Interrogé sur cette situation, Lansana Bangoura, sous-préfet de Linsan, a expliqué que « c’est une mission de la section préfectorale des eaux et forêts de Kindia, mandatée par le chef, Seydouba Sylla, pour venir visiter les pépinières de la sous-préfecture de Sougueta et Linsan et la police forestière. Donc, il y avait la mission d’aller dans la forêt communautaire de Tonotah. J’ai visé leur ordre de mission en leur disant de faire attention parce que ceux qui sont partis les rencontrer à Kindia n’ont pas suivi la procédure administrative.

Ni le président du district de Tafory, ni le maire de la CR, ni le sous-préfet, ni les sages n’ont été informés. Je leur ai dit, une fois arrivés sur le terrain, ils n’ont qu’à demander d’abord qui les a installés là parce que j’ai appris que les gens qui sont allés se plaindre à Kindia sont les mêmes qui ont installé les éleveurs sur les lieux. J’ai dit donc demandez-leur qui les a installés, ceux qui l’ont fait, prenez-les et vous les envoyez. Mais, arrivés sur le terrain, ce n’est pas ce qu’ils ont fait », a-t-il indiqué.

Le sous-préfet déplore d’importants dégâts matériels suite à cet incendie volontaire. « Les dégâts sont vraiment lourds : 15 cases et leur contenu complètement calcinés. Ce qui est surtout sidérant dans leur acte, c’est qu’ils ont laissé 3 cases parce que, selon eux, ces cases appartiennent à leur beau. Les victimes n’ont plus d’abris, elles dorment à la belle étoile avec des femmes et les enfants ».

Lansana Bangoura annonce tout de même que certains commanditaires de cet incendie ont déjà été mis aux arrêts. « En plus des 12 conservateurs qui sont venus, les jeunes de Khêgnendy, de Tonotah, de Kandeyah et de Sangaréah ont participé à l’opération. Cela a été commandité par le chef section des eaux et forêts de Kindia avec la complicité de ses éléments. Ils ont décidé de venir faire des dégâts dans notre sous-préfecture.

Les complices, Karamoko Fassinet Camara et Morlaye Sylla, sont mis aux arrêts. Donc le procureur attend le rapport de la gendarmerie de Linsan pour suivre la procédure. C’est le nommé Karamoko Fassinet Camara qui est responsable de tout cela. Je me demande c’est quel règlement de compte ça parce que lui-même il est un bouvier dans la sous-préfecture de Madina Oula », a dit le sous-préfet de Linsan.

En plus des deux personnes citées par le sous-préfet, plusieurs autres jeunes, accusés d’avoir participé à cette opération, ont été interpellés et conduits à la gendarmerie de Linsan.

De retour de Linsan, Amadou Baïlo Batouala Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 628516796

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Campagne pour la Constitution à Brouwal et Sarékaly : « le Pr. Alpha Condé aime Télimélé »

1 juillet 2019 à 17 05 00 07007

Dans le cadre de sa tournée de prise de contact avec les populations de sa juridiction, le préfet de Télimélé s’est rendu ce weekend dans les sous-préfectures de Brouwal et Sarékaly, situées respectivement à 32 et 9 km du chef-lieu de la préfecture.

Devant les habitants de ces localités, Amadou Sadio Diallo a évoqué plusieurs sujets de préoccupation, dont le projet de changement de constitution qu’il juge nécessaire, rapporte le correspondant de Guineematin.com à Télimélé.

C’est la commune rurale de Brouwal qui a constitué la première étape de cette tournée du préfet, accompagné d’une forte délégation. Il a été accueilli par deux nombreux citoyens de la localité, mobilisés pour écouter son message. Dans son discours de bienvenue, le maire de la commune rurale de Brouwal, Alghassimou Baldé, a salué les actions des fils de la localité et du gouvernement en faveur de cette sous-préfecture.

maire de la commune rurale de Brouwal, Alghassimou Baldé,
Alghassimou Baldé

« Aujourd’hui, Brouwal connait un développement exponentiel, qui se matérialise par la construction du logement du principal du collège à Brouwal centre, la construction et l’équipement d’un collège de quatre (4) classes, une direction, un magasin, un logement du principal, deux (2) blocs de latrines, un mât métallique, un forage et le reboisement de l’enceinte de la cour à Télico ; la construction et l’équipement de trois (3) salles de classe avec direction, magasin, logement du directeur, deux (2) blocs de latrines, un mât métallique, le reboisement de la cour, un forage à Dhaguel », a énuméré l’autorité locale.

De son côté, Amadou Sadio Diallo, le préfet de Télimélé, a commencé par évoquer le phénomène de déforestation qui touche la préfecture et qui constitue une de ses préoccupations majeures. « Populations de Brouwal, je suis venu pour travailler avec vous afin de développer Télimélé. Mais tout d’abord, nous devons œuvrer pour qu’il y ait entente entre nous. Ensuite, j’ai remarqué que la déforestation gagne du terrain chez nous, j’invite donc les sous-préfets et les maires à ne pas être complices de cette situation. Nous allons organiser une journée préfectorale de reboisement durant ce mois de juillet », a-t-il annoncé.

L’autorité préfectorale a invité aussi les autorités à tous les niveaux à prendre toutes les dispositions nécessaires pour le bon déroulement des examens nationaux qui démarrent le 04 juillet prochain.

Abordant la question du changement de l’actuelle constitution, Amadou Sadio Diallo a indiqué que ce projet est plus que nécessaire, pour un certain nombre de raisons.

Amadou Sadio Diallo, préfet de Télimélé,
Amadou Sadio Diallo

« Notre constitution actuelle n’est pas l’apanage du peuple de Guinée, elle a beaucoup de limites et d’insuffisances et ne répond pas aux aspirations des citoyens du pays. Avec la nouvelle constitution en perspective, les communes rurales et urbaines seront plus autonomes et pourront développer convenablement leurs localités. J’attache du prix à votre soutien sans faille au Professeur Alpha Condé car il aime Télimélé et il veut que Télimélé se développe », a dit le préfet.

Après Brouwal, le préfet et sa suite se sont rendus dans la sous-préfecture de Sarékaly. Ils ont d’abord été chaleureusement accueillis à Sogoroya, où les habitants des districts de Ley-Leguel et de Madina Telico étaient massivement mobilisés pour la circonstance. Une ambiance similaire a eu lieu au chef-lieu de la sous-préfecture.

Après avoir loué les efforts des ressortissants et ceux du gouvernement en faveur de la localité, le sous-préfet de Sarékaly, Alsény Bangoura, a énuméré quelques difficultés constatées sur le terrain. « Les problèmes auxquels nous sommes confrontés sont énormes et complexes, mais nous accordons la priorité à l’éducation, à la santé, à l’eau, à l’électricité et surtout à la route nationale Kindia -Télimélé-Gaoual », a-t-il laissé entendre.

Le préfet, lui, a véhiculé les mêmes messages avant de mettre le cap sur la sous-préfecture de Sogolon.

De Télimélé, Ousmane Dieng pour Guineematin.com

Tél. : 622525250

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DIRE LA VÉRITÉ SUR LA REFORME CONSTITUTIONNELLE ENVISAGÉE : c’est dénoncer la fraude à la Constitution

1 juillet 2019 à 15 03 37 07377
Maître Amadou DIALLO et Nadia NAHMAN
Maître Amadou DIALLO et Nadia NAHMAN

Libre Opinion : Dans une lettre adressée à l’intégralité des membres du corps diplomatique guinéens, le Ministre des Affaires étrangères a donné l’instruction de faire un plaidoyer auprès des autorités et institutions auxquelles ils sont accrédités sur l’opportunité et la nécessité d’adopter une nouvelle Constitution en République de Guinée. A cet effet, il leur a transmis une note sur la nouvelle Constitution qui expose les principaux motifs, la procédure à envisager et les innovations à proposer.

Face à cette volonté désormais officielle de tripatouillage de la Constitution en vigueur pour permettre au Président Alpha Condé de se maintenir au pouvoir au-delà de son second et dernier mandat, les citoyens guinéens et les observateurs étrangers avertis sur le sujet ont le devoir de dire la vérité et de dénoncer la fraude à la Constitution.

La visée légitimatrice d’une telle démarche est au cœur de l’instrumentalisation par l’Exécutif de la Constitution aux fins de la monopolisation pure et simple du pouvoir et de la sanctuarisation présidentielle.

Sans reprendre les solides arguments mobilisés par Maître Traoré auxquels les auteurs de cet article souscrivent pleinement, la présente contribution s’attache à mettre en évidence le caractère délibérément fallacieux des développements portant sur les innovations que contiendront la nouvelle Constitution sous prétexte de l’élargissement du champ d’application des lois et des libertés fondamentales (I), la corrélation établie entre les accords politiques et la dénaturation de la Constitution (II) et enfin la définition du contenu du mandat octroyé au Conseil National de Transition (CNT) (III).

I – Les innovations à apporter par la nouvelle Constitution

L’objectif ici est de démontrer que l’essentiel des prétendues innovations que viendrait à introduire la nouvelle Constitution existe déjà dans l’actuelle et dans les engagements communautaires, régionaux et internationaux souscrits par la République de Guinée, les rendant ainsi superfétatoires. Il convient simplement d’appliquer le cadre constitutionnel, régional et international existant et de rendre ses dispositions effectives.

La note dont il est question fait état de l’intégration de la question environnementale et de la biodiversité dans le bloc de constitutionnalité qu’elle présente comme une innovation. Or, l’article 16 de la Constitution actuelle stipule que « toute personne a droit à un environnement sain et durable et a le devoir de le défendre ». L’État veille à la protection de l’environnement. » Le bloc de constitutionnalité renvoyant au fait que la Constitution ne se limite pas aux articles numérotés qui la composent dans ses différents titres mais intègre les textes auxquels fait référence son préambule, un tel argument est par conséquent inopérant. Ce qui est présenté comme innovation est déjà consacré par le texte de la Constitution et son contenu peut être appliqué par voie prétorienne au moyen d’une interprétation extensive du juge.

En outre, l’argument faisant état de l’absence de réaffirmation de la vocation panafricaniste de l’actuelle Constitution contrairement aux précédentes et du principe de laïcité, relève d’une malhonnêteté intellectuelle saisissante alors même que le panafricanisme est prévu au Préambule de la Constitution en vigueur, lequel fait partie du bloc de constitutionnalité. Il y est affirmé que le peuple de Guinée « proclame son attachement à la cause de l’unité africaine, de l’intégration sous régionale et régionale du continent ». En ce qui concerne la laïcité, l’article premier indique que « la Guinée est une République unitaire, indivisible, laïque, démocratique et sociale ».

Relativement à la nécessité d’intégrer des dispositions relatives à l’interdiction du travail des enfants et aux droits des enfants de manière générale, il sied de rappeler que la Guinée a ratifié la Convention sur le droit des enfants le 13 juillet 1990 et la Charte africaine des droits et du bien-être de l’enfant le 27 mai 1999 dont les dispositions s’imposent à elle.

Il en est de même pour la consécration constitutionnelle du dialogue dans le milieu du travail qui est déjà garanti par la Loi fondamentale en vigueur en son article 58 alinéa 3, lequel dispose : « Le premier ministre est responsable de la promotion du dialogue social et veille à l’application des accords avec les partenaires sociaux et les partis politiques ». Quant au renforcement de l’égalité des droits entre l’homme et la femme, l’article 8 de la Constitution indique : « Tous les êtres humains sont égaux devant la loi. Les hommes et les femmes ont les mêmes droits ». Il convient de préciser que la parité homme femme qui vient d’être instituée par une loi votée récemment par l’Assemblée Nationale n’a pas besoin d’être consacrée par une nouvelle Constitution étant entendu qu’elle constitue une déclinaison de l’article 8.

Il en est de même des autres prétendues innovations évoquées dans la note qui peuvent, si elles sont jugées pertinentes, recevoir une consécration constitutionnelle dans le cadre d’une révision de la Constitution en vigueur. Les promoteurs de la nouvelle Constitution savent cela mais leur objectif c’est de contourner par ce biais les dispositions intangibles de la Constitution en vigueur qui garantissent notamment le principe de l’alternance démocratique ; d’où la fraude à la Constitution.

II – La corrélation établie entre les accords politiques et la dénaturation de la Constitution

Depuis l’entrée en fonction, le 21 décembre 2010, du Président de la République, Monsieur Alpha CONDE, la violation caractérisée et récurrente des droits de l’homme, des principes démocratiques et de l’État de droit est érigée en règle de gouvernance. C’est le défaut d’application systématique des dispositions constitutionnelles qui garantissent les droits fondamentaux des citoyens et du calendrier électoral qui conduit à la conclusion d’accords politiques de sortie de crise avec pour conséquences la fragilisation et la défiance de nos institutions. En effet, ces accords politiques sont l’émanation de la violation systématique des droits constitutionnels des citoyens : le droit à l’exercice des libertés publiques (notamment la liberté de réunion, d’association et le droit de manifestation), le droit de participer à des élections libres, inclusives, régulières et transparentes, la protection et la garantie du droit de propriété etc. Le seul mal dont souffre la Constitution actuelle et l’urgence du moment à laquelle il convient de pallier sont bien le déficit d’effectivité dans l’application de ses dispositions.

III – La définition du contenu du mandat octroyé au Conseil National de Transition (CNT)

Pour contrecarrer l’argumentation fondée sur le fait que la Constitution de 2010 n’aurait pas eu l’approbation du peuple souverain, nous reproduisons ici l’article 1er de l’Ordonnance no 006 du 7 mars 2010 portant attributions et composition du Conseil National de la Transition (CNT) qui dispose : « Le Conseil National de la Transition (CNT) créée par l’Ordonnance no 001 du 9 février 2010 est un organe politique délibérant qui assume les fonctions et missions ci-après :

1 – Procéder à la relecture et à l’adoption des dispositions constitutionnelles, des lois organiques et des textes électoraux relatifs au bon déroulement du processus électoral ;

2 – Jouer tout rôle législatif en rapport avec le processus de la transition ;

3 – Assurer le suivi et l’évaluation de l’action gouvernementale ;

4 – Suivre l’évolution du processus électoral en particulier les activités de la CENI ;

5 – Contribuer à la réconciliation nationale ».

Relativement au mandat du CNT, il convient ainsi de mentionner qu’il était question d’une relecture de la Loi Fondamentale de 1990 ou d’un toilettage. C’est par commodité de langage que le recours à la mention de nouvelle Constitution s’est imposé sans toutefois correspondre à la réalité juridique. En effet, sous l’angle strictement juridique, toilettage et relecture ne peuvent équivaloir à une nouvelle Constitution. De tels éléments de clarification sont d’autant plus importants à apporter qu’ils remettent en question le cœur même de l’argumentaire des tenants d’une nouvelle Constitution.

Aussi, sied-il de rappeler que le consensus national qui a prévalu au moment de l’adoption de la Constitution du 7 mai 2010 était tel qu’aucun des acteurs politiques, ni des forces vives de la nation n’a appelé ouvertement à voter contre.

En définitive, il a été indiqué moult fois que les insuffisances et les lacunes de la Constitution peuvent être corrigées par voie de révision et qu’aucune circonstance de fait et/ou de droit ne permet de fonder légalement l’élaboration d’une nouvelle Constitution.

Si la protection de la Constitution et l’effectivité de l’application de ses dispositions dépendent en réalité de son appropriation par les organes politiques et juridictionnels, elles sont tout aussi tributaires de l’importance que tous les citoyens, sans distinction, lui accordent. Une démocratie ne peut vivre sans qu’il y ait de la part et à l’intérieur de chaque citoyen une vigilance perpétuelle par rapport au pouvoir. C’est à ce cet appel à la vigilance que les citoyens Nadia Nahman et Maître Amadou Diallo ont tenté de répondre au travers de cette contribution conjointe.

Article co-rédigé par Nadia NAHMAN et Maître Amadou DIALLO

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Conakry : Bobody Camara et Cie blanchis par le TPI de Kaloum

1 juillet 2019 à 15 03 18 07187

L’affaire Bobody Camara vient de connaître son épilogue en première instance. L’homme d’affaires était poursuivi par sa tante (la femme de son feu oncle paternel) pour violences, injures, menaces et vol. Et, ce Lundi, 01 Juillet 2019, le tribunal de première instance de Kaloum l’a renvoyé des fins la poursuite pour délit non constitué. Une décision contre laquelle la partie civile a interjeté appel à l’audience même, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui est au tribunal de Kaloum.

C’est une première bataille que Aboubacar Bobody Camara, Salifou Camara et Hadja Mabinty viennent de remporter au tribunal de première instance de Kaloum où ils étaient poursuivis par madame Yarie Keïta pour violences, injures, menaces et vol.

Leur procès a débuté au mois d’Avril dernier, devant cette juridiction de première instance. Et, ce Lundi, le tribunal a rendu sa décision.

« Le tribunal, statuant publiquement, contradictoirement, en matière correctionnelle, en premier ressort (…), déclare que les faits (…) poursuivis à l’encontre de Aboubacar Bobody Camara, Salifou Camara et Hadja Mabinty ne sont pas établis. Renvoie les prévenus des fins de la poursuite pour délit non constitués », a dit le juge, Boubacar Hafia Bah.

Le conseil de la partie civile a immédiatement interjeté appel de la décision du tribunal.

Au sortir de l’audience, Aboubacar Bobody Camara a déclaré à la presse que sa tante, Yarie Keïta, n’est motivée que par la haine. « Si elle veut de l’argent, il y a plusieurs manières de demander. Mais, pas comme ça. Elle est motivée par la haine seulement. Vous avez vu ? Le tribunal vient de dire la vérité… Si elle veut de l’argent, elle n’a qu’à me demander. Mais comme ça, je ne vais rien payer», a dit Bobody Camara.

A rappeler qu’à l’audience du 10 Avril dernier, la partie civile avait déclaré qu’elle n’avait rien contre Bobody Camara. « Je n’ai rien contre Bobody. Ce sont ses parents qui ont mis son nom dans cette affaire pour influencer la justice », avait dit Dame Yarie Keïta.

Une déclaration qui était pourtant en contradiction avec le rapport de l’huissier de justice qui a fait le constat là où la plaignante dit avoir perdu 33 000 dollars, 3 millions de francs CFA et 2 millions de francs guinéens. « C’est le nom de Bobody Camara qui figure dans le rapport de l’huissier », avait fait remarquer l’avocat de la défense.

Mamadou Baïlo Keïta pour Guineematin.com

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Conakry : Cellcom soutient la formation de 500 jeunes

1 juillet 2019 à 15 03 01 07017

Dans le cadre de sa politique sociétale basée sur la promotion entrepreneuriale des jeunes, la société de téléphonie Cellcom-Guinée a appuyé la structure Zénith Communication dans la formation de 500 jeunes universitaires, chercheurs d’emplois et entrepreneurs. Cette formation, intitulée Semaine Nationale de la Formation, a pris fin le samedi dernier, 29 juin 2019, dans un réceptif hôtelier de Conakry, a constaté un reporter que Guineematin.com avait dépêché sur place.

Selon nos informations, cette Semaine Nationale de la Formation visait à former 500 étudiants sortants de l’année 2019, pour faciliter leur insertion socioprofessionnelle, à doter les participants de connaissances pratiques sollicitées sur le marché d’emploi, à créer des cadres d’échanges entre employeurs et chercheurs d’emplois, favoriser la création d’opportunités pour les jeunes détenteurs de projets et à booster la question de l’employabilité des jeunes guinéens.

Fatoumata Sidibé, gérante de Zénith communication,
Fatoumata Sidibé

Pour Fatoumata Sidibé, gérante de Zénith communication, « la semaine de formation visait à former 500 étudiants. C’est-à-dire, 300 chercheurs d’emploi et 200 aspirants-entrepreneurs. Cette formation était gratuite et visait des thématiques bien destinées à eux. Les participants bénéficieront d’une attestation à la fin de la formation. Et nous sommes heureux de savoir qu’ils sont satisfaits. Ils l’ont fait savoir sur notre page Facebook. Nous avons bouclé la formation pour ceux qui étaient à Vivendi à Kaloum et nous sommes à l’université Gamal pour faire la clôture pour le second groupe ».

Zénith communication ne se limite pas là, la structure entend créer le contact entre les participants et des professionnels. « Nous attendons que les participants mettent à profit cette formation. Le 30 juin, cela va se concrétiser avec la nuit des opportunités où ils seront en contact avec des professionnels venus de plusieurs domaines. Nous espérons qu’ils seront très nombreux à décrocher leur premier boulot », a expliqué Fatoumata Sidibé.

Les thématiques développées pendant cette semaine de formation étaient : les techniques de recherche d’emploi, gestion commerciale et gestion de vente, pour les chercheurs d’emploi. Pour les entrepreneurs les thématiques, ils ont reçu des thèmes liés aux techniques de montage de projet, le Business Plan et le Sailing.

Aïssata Camara
Aïssata Camara

Les participants à cette Semaine de la Formation se sont dits très ravis d’avoir pris part à cette séance. C’est le cas de Camara Aissata, de la classification médicale : « la formation m’a beaucoup été utile. Je pense que cela pourra m’aider dans mon futur projet qui est du domaine médical. J’ai motivé ma participation en montrant ma volonté de créer une application qui mettra en contact plus facilement les patients et le personnel soignant ».

Même son de cloche chez Mamadou Aliou Barry, également de la classification médicale, qui a souligné que cette formation a été une véritable opportunité pour lui dans le domaine de l’entreprenariat jeune. « Moi, j’avais un projet mais je ne savais comment le matérialiser sur le terrain. Avec cette formation, j’ai acquis des connaissances qui me permettront d’avancer dans mon projet qui s’inscrit dans le domaine médical ».

Ce jeune envisage de créer un site pour faciliter le contact entre patients et médecins. « Avec ce site, les patients peuvent prendre un rendez-vous et pourront être reçus dignement pour leur consultation et traitement. Voilà ce que je souhaite pour notre pays où les malades et leurs accompagnants sont souvent à la portée de la souffrance. Parfois, c’est une longue queue qu’ils font devant les hôpitaux et certains passent toute la journée à attendre. Nous pensons qu’avec cet outil, le travail sera plus professionnel et les gens souffriront le moins », a-t-il expliqué.

Pour matérialiser sa volonté d’accompagner ces jeunes à décrocher un premier emploi ou mettre en en place leurs premières Startups, Zénith communication a invité les participants et des professionnels à une soirée récréative qui a eu lieu hier dimanche, 30 juin 2019, à la Bluezone de Dixinn.

Abdallah BALDE pour Guineematin.com

Tél : 628 08 98 45

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L’IE ne reconnait-elle pas le SLECG d’Aboubacar Soumah ? « Ce sont des balivernes »

1 juillet 2019 à 14 02 13 07137
Aboubacar Soumah, secrétaire général du SLECG
Aboubacar Soumah, secrétaire général du SLECG

Fraichement rentré de Genève où il a participé à l’assemblée générale de la confédération syndicale internationale (CSI), le secrétaire général du SLECG, Aboubacar Soumah, a présidé l’assemblée générale de l’organisation syndicale, tenue le samedi dernier, 29 juin 2019, à Conakry.

Il a profité de cette occasion pour faire le compte rendu de sa mission auprès de la CSI. Une façon pour lui de rassurer sa base que son camp est bien celui qui est reconnu par les instances internationales. Cela, après les récentes sorties médiatiques de sa rivale (Kadiatou Bah) de l’autre SLECG, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui était au siège du SLECG, à Donka.

Tout de blanc vêtu et visiblement très content d’avoir pris part aux activités de la CSI à Genève (Suisse), Aboubacar Soumah est apparu souriant et plus que jamais confiant d’avoir remporté la bataille sur le camp d’en face, le SLECG version Kadiatou Bah.

« Seule l’USTG qui est dirigée par le camarade Abdoulaye Sow a reçu l’accréditation de la CSI. L’accréditation, c’est être accepté dans la salle de réunion, dans les commissions. La CSI qui a organisé l’évènement nous a envoyé l’accréditation, malgré le fait que nous avons été empêchés par notre gouvernement… Donc, à Genève, nous portions le badge de la CSI. Nos camarades d’en face qui sont aujourd’hui en train de parler et raconter n’importe quoi n’ont pas été invités par la CSI.

C’est grâce à Amadou Diallo qui est le secrétaire général de la CNTG que nos camarades qui parlent maintenant-là ont eu l’invitation pour être à Genève. Comme on dit que nous n’avons pas eu accès, à la réunion nous portions les badges de la CSI. Et, dans la salle, il y avait toutes les organisations syndicales de par le monde », a confié le secrétaire général du SLECG.

Après l’exposé du présidium, poursuit Aboubacar Soumah, ce fut au tour des organisations syndicales de prendre la parole. « Le camarade Abdoulaye Sow a pris la parole au nom de l’USTG. Parce qu’à Genève, ce ne sont pas les fédérations qui sont invitées, mais les centrales. Donc, je ne suis pas allé en tant que secrétaire général du SLECG, mais plutôt en qualité de premier secrétaire général adjoint de l’USTG… Notre consœur, Kadiatou Bah, a aussi pris la parole. Elle a dit ceci : moi, ma préoccupation est celle-ci : pourquoi la CSI ne nous a pas invités, alors que nous avons tenu notre congrès en bonne et due forme et adressé tous les documents à la CSI au même moment où l’autre USTG a été invitée ?

C’est la seule question qu’elle a posée. Et, le présidium de la CSI a dit que c’est une question qui ne peut pas être débattue là-bas. Qu’ils renvoient ça en Guinée. Ils ont dit que le congrès de Mamou n’est pas légal parce que le congrès avait été reporté par le secrétaire général, Louis M’Bemba Soumah. Et que c’est eux-mêmes qui, en rapport avec le secrétaire général sortant, avaient dit à Louis M’Bemba Soumah de faire en sorte que le SLECG et la FESABAG retournent d’abord à l’USTG avant l’organisation du congrès », a indiqué le premier secrétaire général adjoint de l’USTG, version Abdoulaye Sow.

Et, dans la même salle, enchaine Aboubacar Soumah, « le secrétaire général nous a demandé de nous mettre à jour en termes de cotisation. J’avais 400 euros du général Abdoulaye Sow, on a complété cet argent à 700 et on a payé notre cotisation devant tout le monde. Et, le comptable de la CSI qui est un ami de l’autre partie (SLECG version Kadiatou Bah) n’a pas voulu prendre notre cotisation. Mais tous les membres du bureau de la CSI lui ont dit de prendre parce que c’est nous qui sommes la structure légale. Il a pris, il a signé et il nous a donné le reçu », a-t-il expliqué.

Parlant de l’internationale de l’éducation, le secrétaire général du SLECG a menacé de se désaffilier d’elle si elle persiste à soutenir le SLECG, version Kadiatou Bah. « L’IE (l’internationale de l’éducation) est une organisation sectorielle de l’éducation qui est affiliée à la CSI. Donc, c’est la CSI qui commande l’IE. Dans les débats, quand nous avons posé le problème du SLECG, ils nous ont dit qu’ils ont tout suivi en Guinée et ils savent qui est sur le terrain. Donc, pour nous, il n’y a plus de débat. Je ne sais pas maintenant comment l’IE puisse envoyer une correspondance à l’autre camp, alors que c’est l’IE qui nous a envoyé une correspondance pour qu’on paye nos cotisations.

Comment se fait-il qu’après avoir rejeté l’autre USTG dans la grande salle à Genève, l’IE se permette de dire que c’est notre SLECG qui est illégal ? N’écoutez pas ! La CSI nous reconnait et elle dira à l’IE de prendre ses distances de l’autre SLECG et que le SLECG qui est légal, c’est bien nous. Si l’IE persiste à cause du fait que Kadiatou Bah est au niveau d’une de ses structures au niveau sous régional, on peut se désaffilier de l’IE », a dit Aboubacar Soumah.

S’agissant des acquis de sa mission, le bouillant syndicaliste annonce avoir tenu des réunions avec plusieurs organisations syndicales du monde. Il a invité donc les membres du SLECG à ne rien craindre. « Nous avons tenu des réunions avec l’entente internationale des travailleurs. Et, bientôt notre acte d’affiliation nous sera adressé. Nous avons aussi eu des contacts avec les organisations syndicales de la France, du Canada et d’autres pays. Le syndicat, ce n’est pas le papier. Le syndicat, c’est la base. Donc, ne craignez absolument rien. Tout ce qu’on raconte là, ce sont des balivernes », a rassuré Aboubacar Soumah.

Mamadou Baïlo Keïta pour Guineematin.com

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Mamou : 6 morts et trois blessés dans un accident de la circulation

1 juillet 2019 à 14 02 09 07097

Ce grave accident s’est produit dans la nuit d’hier à aujourd’hui, lundi 01 Juillet 2019, aux environs de 4 heures du matin, à Hoolo, un village situé à 15 kilomètres du centre-ville de Mamou, sur la route nationale N°1 Mamou-Kindia. Il a coûté la vie à six personnes qui seraient toutes originaires de la région de Labé, a appris un journaliste de Guineematin.com de sources locales.

Selon nos informations, c’est un véhicule de marque Renault21, en provenance de Conakry pour Labé, qui a été percuté par un camion remorque, qui partait à Conakry. Sur le coup, il y a eu quatre morts (dont le chauffeur du véhicule Renault) et cinq blessés dont certains grièvement.

Les blessés ont été évacués d’urgences à l’hôpital régional de Mamou où deux d’entre eux ont succombé à leurs blessures. Ce qui ramène le bilan à six morts (quatre femmes, le chauffeur de la voiture Renault et un enfant qui serait âgé de moins de 10 ans) et trois blessés.

Pour l’heure, on ignore les causes de cet accident, ainsi que l’identité des victimes qui seraient toutes originaires de la région administrative de Labé.

A noter que les corps des victimes sont actuellement (12 heures 50) à la morgue de l’hôpital régional de Mamou.

Nous y reviendrons !

Mamadou Baïlo Keïta pour Guineematin.com

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Comment faire gagner plus de candidats au BAC ? Les ressortissants de Télimélé s’impliquent

1 juillet 2019 à 14 02 02 07027

Depuis maintenant trois ans, les ressortissants de la préfecture de Télimélé s’impliquent dans les préparatifs du baccalauréat unique. En plus des prix offerts aux lauréats du CEP, du BEPC et du BAC, les ressortissants de Télimélé membres de la CIDT organisent chaque année, depuis trois ans, sur fonds propres, des cours de révision pour accompagner les candidats au baccalauréat unique.

Guineematin.com vous propose, ci-dessous, le communiqué sur cette troisième édition :

La Coordination internationale pour le développement de Télimélé (CIDT) organise du 02 au 13 juillet 2019, à Télimélé, la troisième semaine de l’amitié et de la solidarité scolaire en faveur des candidats du baccalauréat unique de la préfecture.

L’objectif de cette activité est de maintenir la dynamique de réussite enregistrée en 2017 et 2018, grâce à l’accompagnement des candidats au Baccalauréat unique de l’enseignement général.

Après ses deux premières expériences, la CIDT s’appuiera exclusivement cette année sur les compétences locales pour mener à bien cette importante activité.

La Coordination exhorte les parents d’élèves et les autorités administratives locales de faciliter l’organisation des groupes de révisions sur les matières principales d’examen.

Elle encourage les élèves à participer activement à ce programme et d’ouvrir leurs portes à leurs camarades afin de cultiver l’amitié et la solidarité en eux.

La Cellule Technique de la CIDT à Conakry et l’antenne locale de la Coordination à Télimélé conjuguent leurs efforts pour la réussite de cette activité inscrite au Plan d’actions 2019 de la CIDT.

Conakry, le 1er juillet 2019

Par la Cellule Technique de la CIDT

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Destruction d’habitations : le régime Alpha Condé poursuivi à la CEDEAO

1 juillet 2019 à 10 10 45 07457

La Cour de justice de la CEDEAO (communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest) vient d’entendre l’avocat des victimes de Kaporo-Rails, Kipé 2 et Dimesse. La première audience s’est ouverte le jeudi 27 juin avant de se poursuivre le vendredi 28 à Abuja au Nigeria.

Cette procédure de référé s’est déroulée en présence d’une délégation du collectif des victimes et de Maitre Alpha Yaya Dramé avocat des plaignants. Ce denier a expliqué à la cour le processus qui a conduit à l’expulsion de près de 20.000 citoyens de leurs maisons à Kaporo-Rails, Kipé 2 et Dimesse en février et mars de cette année. L’auditoire a également pu suivre une vidéo du ministre de la ville et de l’aménagement du territoire qui a conféré récemment avec des investisseurs guinéens intéressés à occuper la zone litigeuse.

Au tribunal, l’Etat guinéen a brillé par son absence obligeant les juges à accorder dix jours supplémentaires aux autorités de Conakry pour transmettre leurs observations écrites. Passé ce délai, la juridiction ouest-africaine va statuer sur le fond de cette affaire.

Côté victimes, on se déclare satisfait de cette première phase et on dit espérer la victoire face à un régime qui ne respecte pas le droit de ses populations.

Transmis par la cellule communication du collectif des victimes de Kaporo-Rails, Kipé 2 et Dimesse 2019

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Labé : un affrontement entre pro et anti 3ème mandat évité de justesse

1 juillet 2019 à 10 10 31 07317

Un affrontement a été évité de justesse hier, dimanche 30 juin 2019, entre des membres du Front pour l’Adoption par Référendum d’une Nouvelle Constitution (FARC), favorables à un troisième mandat pour le président Alpha Condé, et ceux du Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC), opposés à toute idée de troisième mandat, à Labé.

Plusieurs partisans du FNDC ont décidé d’aller disperser ceux du FARC qui tenaient un meeting dans les locaux du CECOJE de la ville. Mais, ils ont trouvé que leurs adversaires avaient déjà quitté les lieux, a appris Guineematin.com à travers un de ses correspondants à Labé.

Malgré l’interdiction des manifestations qui étaient programmées par le FARC et le FNDC hier, dimanche, par les autorités de Labé, les promoteurs d’une nouvelle constitution ont maintenu leur rassemblement. Au lieu du carnaval qui était annoncé, les responsables du Front pour l’Adoption par Référendum d’une Nouvelle Constitution ont organisé un meeting dans la salle du CECOJE (Centre d’Ecoute et d’Orientation des Jeunes). Ils ont réuni plusieurs jeunes et même une délégation du parti au pouvoir venue de Conakry, conduite par Sékou Souapé Kourouma.

Ayant appris cette mobilisation, les responsables du Front National pour la Défense de la Constitution ont trouvé anormale que leur manifestation soit interdite et que celle de leur adversaire se tienne. Ils ont réuni plusieurs jeunes pour aller disperser le rassemblement du FARC. Mais, à leur arrivée sur les lieux, les promoteurs d’une nouvelle constitution n’étaient plus sur place.

« La raison de notre présence ici, c’est du fait que nous avons appris qu’il y a le FARC, qui est un mouvement antidémocratique, qui tient un meeting ici au CECOJE. Ils ont réuni quelques enseignants et certains jeunes qu’ils ont corrompu à travers des miettes, juste pour remplir la salle et prendre des images afin de dire qu’ils ont du monde derrière eux. Mais, heureusement pour eux, on est venu trouver qu’ils avaient déjà quitté les lieux. Donc, toutes leurs affiches ont été déchirées, d’autres brûlées. Labé est contre une nouvelle constitution, c’est clair », a déclaré Safayou Baldé, membre du Front National pour la Défense de la Constitution à Labé.

Interrogé sur cette situation, Samba Camara, le fondateur du FARC, a banalisé cette action des membres du FNDC. Pour lui, l’essentiel est que la manifestation de sa structure a bien réussi. « A leur arrivée, on avait déjà fini notre activité, il n’y avait personne là-bas, ce ne sont pas eux qui nous ont dit de quitter les lieux. C’est après notre départ, qu’on nous a appris qu’il y a des gens qui sont venus au stade pour manifester contre nous et décoller nos affiches. On a dit que c’est normal, ils sont libres de manifester comme nous, on a déjà fini notre activité. Seulement, notre assemblée a réussi, la salle était pleine à craquer, les images et les vidéos en font foi », a-t-il dit.

A rappeler que le maire de Labé a interdit les manifestations des pro et anti nouvelle constitution qui étaient prévues le même jour dans la ville, invoquant des risques d’affrontement. L’autorité communale a été a été appuyée par le gouverneur de la région qui a convié les deux camps à une réunion samedi, pour les sensibiliser à surseoir à leurs manifestations. Des consignes respectées par le FNDC et non par le FARC.

De Labé, Alpha Boubacar Diallo pour Guineematin.com

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Enjeux et défis démocratiques en Guinée : ce que la BAC veut pour la Guinée

1 juillet 2019 à 9 09 32 07327

La dynamique Barrière pour une Alternance Citoyenne (BAC) a été lancée hier, dimanche 30 juin 2019, à Conakry. Cette plateforme a été mise en place par plusieurs et organisations et mouvements citoyens, avec comme objectif de travailler pour une alternative crédible en Guinée. A l’occasion de son lancement officiel, la structure a organisé justement une conférence-débat sur le thème : « Enjeux et défis démocratiques en Guinée : alternance ou alternative ? », a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Pierre Goa Zoumanigui, coordinateur national du mouvement Rouge Jeune Vert et un des membres fondateurs de la BAC
Pierre Goa Zoumanigui, coordinateur national du mouvement Rouge Jeune Vert et un des membres fondateurs de la BAC

Dans son intervention, Pierre Goa Zoumanigui, coordinateur national du mouvement Rouge Jeune Vert et un des membres fondateurs de la BAC, a dit que cette dynamique a été créée par les jeunes, en vue d’apporter leur contribution au développement socio-économique du pays. « La mission principale, c’est de faire de sorte qu’en Guinée, il n’y ait pas seulement que la focalisation que sur l’alternance, parce que l’alternance pour nous, c’est des éléments d’une même série. C’est-à-dire remplacer par exemple la mouvance par l’opposition. Pour nous, il faudrait un projet alternatif, il faut une alternative au système politique en Guinée pour que le développement en Guinée soit possible.

En 2009, tout le combat que nous avons tous fait en Guinée : journalistes, société civile, partis politiques, était que l’opposition puisse arriver au pouvoir. Et, l’opposant historique est arrivé au pouvoir. Donc, pourquoi voudrions-nous encore qu’une autre opposition arrive au pouvoir, pourquoi ne pas parler de l’alternative ? Donc, c’est pourquoi nous sommes entièrement investis dans l’alternative puisque si on s’entend, c’est de dire encore que l’opposition arrive au pouvoir et l’opposition est déjà arrivée au pouvoir. Donc, puisque 2020 ouvre encore une nouvelle voie pour un changement dans notre pays, essayons pour que ce changement soit une alternative », a-t-il dit.

En ce qui concerne le débat en cours autour du projet de changement de la constitution actuelle disent être membres ou alliés d’aucun mouvement crées pour barrer la route à ce projet. Mais, ils soulignent qu’ils sont déterminés à défendre les acquis de l’actuelle constitution. « Nous sommes dans le camp de l’alternative pure et simple. Nous ne sommes pas alliés, nous n’allons pas nous allier, mais en réalité ce qui reste clair nous sommes légalistes. Nous sommes sûrs que notre constitution a des acquis, et lorsque quelqu’un aura besoin de nous dans le cadre des acquis de la défense de la constitution, nous répondrons. Mais le débat, nous ne sommes pas dedans, l’alignement, nous ne sommes pas dedans.

Nous nous battons pour présenter une alternative et je vous assure, avec cette barrière, en 2020 il y aura une alternative. Notre stratégie est simple : il faudra informer, former et sensibiliser pour qu’il y ait une masse capable de connaitre le choix. Parce que si vous n’avez pas de possibilité de choix, en réalité ça veut dire que ça ne marche pas. Donc, former, informer, sensibiliser pour créer une masse critique capable de faire le choix, capable de connaître celui qui a un projet, capable de renoncer à l’homme providentiel au profit du projet », a indiqué Pierre Goa Zoumanigui.

Oumar Camara, maire de la commune urbaine de Faranah,
Oumar Camara, maire de la commune urbaine de Faranah

Présent en tant qu’un des panelistes, Oumar Camara, maire de la commune urbaine de Faranah, a partagé avec les participants l’expérience de sa localité. Il a invité les jeunes à prendre leur destin en main afin d’être les acteurs de leur propre destin. « Il est important maintenant que la jeunesse commence à se repositionner parce que l’avenir de ce pays nous appartient. Il faut que la jeunesse ait confiance en elle-même. Il faut que la jeunesse reconsidère sa position pour ne pas se laisser manipuler par les politiciens. Et, tout ce que nous devons faire, c’est de placer la Guinée devant. En faisant cela, nous allons réussir notre pari », a-t-il conseillé.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Le Syli qualifié ! Sortons les calculettes !

1 juillet 2019 à 8 08 52 07527

Par Saliou Samb : Avec 4 points en 3 matches et un goal-average de +1, le Syli national de Guinée est assuré de remporter l’une des places de meilleurs troisièmes dans un tournoi de 6 poules où les deux premiers de chaque poule ont des places garanties en huitièmes de finale. Ces 12 équipes sont complétées par les 4 meilleurs troisièmes. C’est une configuration qui laisse en rade 2 troisièmes de deux poules.

Depuis le 4 à 0 infligé au Zimbabwe par la République démocratique du Congo (RDC), le dimanche 30 juin, les choses sont claires pour la Guinée. On sait déjà que les meilleurs troisièmes des deux groupes (A et C) ne peuvent plus rejoindre le Syli.

En effet, dans la poule A (Celle de l’Egypte qui a 6 points), le second qualifié est l’Ouganda, classé deuxième. Le troisième (la RDC) n’a obtenu au que 3 points en 3 rencontres, avec un goal-average de 0, donc moins que la Guinée (4 points, goal-average +1).

Dans la poule C (Celle de l’Algérie et du Sénégal), il y aura une « finale » entre le Sénégal, actuel deuxième (3 point, goal-average +1) et le Kenya, actuel troisième (3 point, goal-average -1).

En cas de match nul, les deux équipes auront certes 4 points comme la Guinée mais le Kenya (4 points goal-average -1) sera tenu à bonne distance par la Guinée.

En cas de victoire Kenyane, même sur un score d’un but d’écart, les Harambee Stars auront 6 points ; le Sénégal n’aura que 3 points et ne pourra plus rejoindre la Guinée.

A contrario, en cas de victoire des Lions du Sénégal, ils obtiendront 6 points, le Kenya, avec 3 points seulement et une différence de buts moins favorable ne pourra plus rejoindre la Guinée. Comme on le constate, dans tous les cas de figure, sans avoir besoin de tenir compte des résultats des troisièmes des groupes B, D, E et F, le Syli est assuré d’être qualifié, avec 4 points et un goal-average de +1.

Par Saliou Samb

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CAN 2019 : le Syli assure sa qualification au second tour

1 juillet 2019 à 8 08 47 07477

Par Saliou Samb : Le Syli national de Guinée a fait l’essentiel contre le Hirondelles du Burundi : assurer sa place qualificative pour le second tour de la 32è édition de la Coupe d’Afrique des nations. Avec quatre points obtenus en trois matches, l’équipe de Guinée sera parmi les quatre meilleurs troisièmes.

Mohamed Lamine Yattara se souviendra longtemps de ce match contre le Burundi ; une action décisive qui provoque un carton rouge chez les adversaires, deux buts, des déplacements de grande classe, le revoilà revenu dans les plans de Paul Put. Globalement, l’équipe de Guinée a maîtrisé son sujet, aidée en partie par l’expulsion de l’arrière latéral gauche burundais. J’ai beaucoup apprécié l’équilibre retrouvé au niveau de l’axe central (avec la paire Simon Fallette et Ernest Séka), mais encore une fois le couloir droit du Syli occupé par le défenseur Mickael Dyrestam, ne donne aucun gage d’assurance. Il reste le maillon faible de l’équipe… Je trouve Dyrestram fébrile, incapable de prendre la moindre initiative offensive, ce qui limite les choix de l’équipe pour le contre et les attaques placées. En 90 mn, Dyrestam n’a accompagné qu’une seule fois ses coéquipiers dans la zone défensive adverse ; il est cependant au départ de l’action du second but suite à tacle où il permet à Yattara d’amorcer l’attaque. Pour le reste, on le voit toujours à la peine, hésitant sur la décision à prendre, reculant là où il faut être au contact : il n’est visiblement pas en confiance.

Pour les matches du second tour, où la défaite signifie le retour à la maison, le coach guinéen devrait clarifier les raisons qui le poussent à maintenir un joueur qui a eu autant de mal dans les trois matches disputés par la Guinée.
Il faut également regretter l’absence d’esprit d’équipe au niveau de la ligne d’attaque où François Kamano et Sory Kaba, pour avoir oublié les bases de ce jeu collectif, zappant leurs coéquipiers sur des actions de but. A eux seuls, ils montrent tout le travail à accomplir par l’équipe guinéenne si elle veut améliorer nettement ses productions sur le terrain.

Un des hommes du match est incontestablement Amadou Diawara. Il a été impressionnant dans son placement, son sens du jeu, ses relances et surtout son intelligence tactique. Le joueur de Naples démontre depuis le début de la Coupe d’Afrique des nations (CAN) qu’il a beaucoup progressé en Italie. Ibrahima Traoré, le capitaine, a également été très présent dans cette rencontre où il ne fallait surtout pas se louper. Voici les notes du match.
Ibrahima Koné (8) : Le gardien de but du Syli a fait le job. Impérial sur les actions dangereuses du Burundi, il est dans la continuité du très bon match réalisé contre le Nigéria. Excellente prestation.

Mickael Dyrestam (5,5) : L’arrière latéral guinéen reste le maillon faible de l’équipe. Toujours sur le reculoir, fébrile dans ses prises de balles, il n’a quasiment rien apporté offensivement. Heureusement que son tacle qui permet de récupérer le ballon sur l’action du second but lui sauve une partie très mal gérée.

Simon Fallette (7,5) : Impeccable dans ses relances, présent dans les duels, le défenseur central de Francfort, prouve à chaque match sa valeur. Sur une action, il se marche sur les pieds avec Séka avant que ce dernier n’intervienne promptement devant l’attaquant burundais. Très bon match.

Ernest Séka (7,75) : Il a apporté l’impact et l’équilibre que l’équipe n’avait pas lors du match contre la surprenante équipe de Madagascar. C’est lui qui intervient toujours quand la défense est prise de vitesse ou pour réparer les erreurs de placements ou d’intervention de son arrière latéral droit. En prime, des relances propres. Match remarquable.

Idrissa Sylla (7) : Moins en vue que lors des deux premiers matches, il a livré une partie correcte. Le défenseur de Toulouse, en dépit des circonstances et de la pression des Burundais dans son couloir, a bien défendu. Dans le même temps, il a pu se replacer sur les phases offensives de l’équipe et participer au jeu. Bon match.

Amadou Diawara (8) : Encore un grand match du milieu de terrain guinéen. Quelle classe ! Des passes précises, une vision de jeu impeccable, un sang froid, il a tout fait pour sortir une partie XXL. Excellent match.
Ibrahima Cissé (7) : Le milieu de terrain guinéen a encore répondu présent. Beaucoup d’efforts dans la récupération, il est le parfait binôme de Diawara. Bon match.

François Kamano (5) : Les prestations du joueur de Bordeaux sont de plus en plus inquiétantes. Trois non matches, des efforts inutiles et inefficaces, il tente des actions individuelles qui le desservent et mettent en mal le collectif. Symbole de son fiasco, il choisit la frappe et oublie de centrer en retrait pour ses coéquipiers sur une action dangereuse qui aurait pu finir au fond des filets. Son remplacement était logique. Match à oublier.

Ibrahima Traoré (7,5) : Le capitaine du Syli national a été très présent dans cette rencontre. C’est lui qui délivre la passe décisive sur le second but de Yattara. Très actif sur le front de l’attaque, il n’a pas rechigné à accomplir des tâches défensives pour aider à la récupération du ballon. Très bon match.

Sory Kaba (5) : Un match catastrophique. Il oublie Kamano tout seul au point de penalty pour décrocher une frappe qui finit hors du cadre. Pour le reste, il est poussif, trop poussif. Trop individualiste ! A croire que ce n’est pas le même joueur qui a livré une énorme partie contre Madagascar. Match à oublier.

Mohamed Lamine Yattara (9) : L’attaquant d’Auxerre a été énorme et sur tous les bons coups. Inspiré, combatif et efficace, ce n’est pas pour rien qu’il a fini homme du match. C’est pour lui un match référence. La place de Sory Kaba, surtout après l’entrée tonitruante de José Kanté, pourrait être menacée.

José Kanté, Lass Bangoura, Mady Camara (non notés) : L’avant-centre titulaire du Syli, même s’il a raté un but facile, a montré la voie après avoir foulé la pelouse. Lass Bangoura a apporté un petit plus dans la provocation et la vitesse. Mady Camara n’a pas été brillant.

Par Saliou Samb

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