Depuis la raclée infligée à l’équipe nationale de football de la Guinée par les Fennecs d’Algérie en huitièmes de finale de la CAN, la colère est plus que grande au sein de l’opinion guinéenne. Alors que le Premier ministre, Kassory Fofana, a ordonné un audit sur la gestion cavalière des fonds liés à cette CAN, de nombreuses voix se lèvent pour réclamer la tête du président de la Fédération Guinéenne de Football, Mamadou Antonio Souaré.

C’est le cas du célèbre journaliste et historien, Amadou Diouldé Diallo, ancien responsable du département communication de la FEGUIFOOT. Dans un article au vitriol, le doyen Diouldé tire à boulets rouges sur Antonio Souaré qui, selon lui, doit « démissionner avant que le peuple ne l’y oblige ».

Guineematin.com vous propose, ci-dessous, cette sortie du Doyen Amadou Diouldé Diallo

Antonio Souaré : la pieuvre menteuse

On le sait, la pieuvre est un animal qui possède plusieurs tentacules aimantées qui lui permettent de capturer facilement des proies. La différence entre Antonio Souaré et la pieuvre, c’est que lui, il vit sur la terre ferme. Il cause des dégâts énormes aux guinéens, dont la plupart n’arrivent toujours pas à cerner la vraie personnalité de l’homme ; car, derrière l’agneau qui se présente comme innocent, généreux, humble et inoffensif, se cache le loup carnivore aux crocs taillant perfidement les corps des hommes.

Il faut beaucoup de patience, d’approche, de retenue, de pédagogie et de psychologie pour cerner la vraie personnalité de celui dont la seule arme est la corruption et le seul référentiel est soi-même, cet égoïsme primaire propre à ceux qui, pour une raison ou pour une autre, en veulent à la société et traînent un complexe d’arriviste et de parvenu.

Antonio Souaré est un menteur, doublé d’un traître, qui a cette particularité d’approcher et de caresser ses futures victimes avant de les livrer à la cage des lions.

Antonio Souaré est arrivé à la tête de la fédération par la traîtrise et la corruption.

Antonio Souaré est rentré à la CAF et à la FIFA par la corruption, toujours à la recherche d’une nouvelle identité pour mystifier les guinéens, alors qu’il ne représente absolument rien du tout à l’international. En tout cas, jusqu’à preuve du contraire, on ne retrouve pas les traces de la sponsorisation de Guinée Games des CAN féminine et Beach dans les livres comptables de la CAF.

Antonio Souaré est toujours prêt à trouver un bouc émissaire pour paraître blanc neige, alors qu’il était à la manœuvre et au parfum de tout ce qui se passe à travers ses puissants réseaux de renseignements et les hommes qu’il a placés au Ministère des Sports, de la Culture et du Patrimoine Historique, et dans toutes les structures du football guinéen, jusqu’à l’intérieur du pays.

La presse est à sa dévotion. Les récalcitrants sont sevrés du précieux blé. Car l’homme, dans sa fausse générosité, sait faire languir et humilier, par la privation et le mépris, ceux qui ont l’outrecuidance de quitter le navire ou de ne pas faire allégeance à l’enfant de Wondima.

Les dirigeants sportifs, ceux des clubs notamment, souffrent le même martyr. Le cas de l’AS Kaloum en est la parfaite illustration à cause du refus de son président, Bouba Sampil, de cirer les bottes d’Antonio Souaré.

C’est pour avoir la main mise sur les arbitres que le président de la fédération a refusé de mettre à la disposition de la ligue de football professionnel la commission des arbitres. C’est l’une des raisons de la démission de KPC qui avait pourtant rénové sur fonds propres le siège.

Face aux nombreuses occupations du général Mathurin Bangoura, qui a remplacé KPC à la tête de la ligue, Antonio Souaré a fait venir un français, monsieur Éric, un proche d’Issa Hayatou, à la ligue professionnelle afin de la contrôler systématiquement.

Il en est de même du terrain annexe du Stade du 28 septembre, entièrement géré par Antonio Souaré, sans qu’un sou de ses recettes ne soit versé au trésor public. Le ministère des sports n’est pas au courant, tout comme des recettes générées par les manifestations du grand stade du 28 septembre.

Le stade de Nongo, baillé à Antonio Souaré pour 33 ans, n’est toujours pas opérationnel. Là aussi, l’Etat guinéen a donné sa langue aux carpes.

Antonio Souaré n’ose pas son nouveau cousin du Woulada, paraît-il, Amadou Diaby, au risque de voir ce dernier déballer les clauses de leur deal. Antonio Souaré était sur la piste de Paul Put depuis la CAN 2013 en Afrique du Sud. C’est lui qui l’a recruté et qui l’a autorisé à recruter 17 assistants européens pour la CAN 2019.

Toujours fidèle à sa politique de fuite en avant, il veut le sacrifier seul et s’affranchir de toute accusation suite à la débâcle du Sily National. Cette fois-ci, ça ne marchera pas.

Antonio Souaré, gentiment la porte de sortie par ta démission. Sinon, le peuple de Guinée, que tu as toujours trompé, t’y obligera forcément.

Vivement le débat public entre toi et moi.

Amadou Diouldé Diallo, Journaliste-Historien depuis Abidjan pour Guineematin.com

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