AGEPI : Gaston Morel se défend à la barre ! « Sur la tombe de ma mère… »

Morel André Gaston, directeur de publication du journal Le Patriarche
Morel André Gaston, directeur de publication du journal Le Patriarche

Comme annoncé précédemment, le procès de plusieurs journalistes membres de l’AGEPI (Association guinéenne des éditeurs de la presse indépendante), s’est ouvert ce mercredi, 24 juillet 2019, devant le tribunal de première instance de Kaloum. Alpha Abdoulaye Diallo, qui se réclame comme étant le nouveau président de cette association de presse, et trois autres membres de son camp, sont poursuivis par Moussa Iboun Conté, se réclamant aussi comme étant le président légal de l’AGEPI. Ce dernier accuse ses confrères de coups et blessures volontaires et vol de sa voiture. Morel André Gaston, le premier à comparaître dans cette affaire, a plaidé non coupable, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui était au tribunal.

A l’ouverture de ce procès, deux des quatre prévenus étaient présents dans la salle d’audience. Il s’agit de Morel André Gaston, directeur de publication du journal Le Patriarche et N’Famory Keïta. Le procureur a aussitôt demandé au tribunal de décerner un mandat d’amener contre Alpha Abdoulaye Diallo et Hamed Cissé, les deux autres prévenus absents. Mais, le juge a décidé d’ouvrir les débats, appelant Morel André Gaston à la barre. Le journaliste est revenu sur la genèse de cette affaire.

« Monsieur Iboun Conté représentait cette association depuis le 17 septembre 2015. Et, après la fin de son mandat, le 20 mars 2019, les membres de la structure se sont réunis au musée national pour organiser un congrès. Au terme de ce congrès, monsieur Abdoulaye Diallo a été élu président de l’AGEPI. On a réclamé les clefs du siège à Iboun Conté. Mais monsieur Iboun Conté a dit non, que son mandat n’est pas fini parce que c’est désormais 5 ans. Ainsi, il a porté plainte au niveau du tribunal de Mafanco. A Mafanco, le tribunal a rendu une décision en sa faveur.

Ensuite, nous sommes venus au tribunal de Kaloum ici. Et ce tribunal s’est déclaré incompétent. C’est ainsi qu’on a décidé d’aller ouvrir les locaux. C’est lui-même Iboun Conté qui est venu ouvrir le siège. Les membres sont rentrés et il a voulu fermer les membres à l’intérieur du siège. C’est ainsi que nous nous sommes opposés. Nous nous sommes levés pour lui dire qu’il ne peut pas nous enfermer dedans. C’est ainsi qu’on a pris les clefs du siège de l’association », a-t-il expliqué.

Poursuivant, le directeur de publication du journal Le Patriarche a rejeté toutes les accusations formulées par Moussa Iboun Conté. « Moi, je n’ai même pas vu la clef de sa voiture. C’est lui-même qui a laissé sa voiture derrière le siège de l’AGEPI. Personne n’a touché sa voiture. Nous, nous sommes des journalistes, on ne vole pas. Quant aux coups et blessures, je jure sur la tête de mes enfants, je ne l’ai pas touché. Et s’il avait reçu des coups, il allait être hospitalisé. Quand le syndicaliste Aboubacar Soumah a reçu des coups au Palais du peuple, il a été hospitalisé. Donc sur la tombe de ma mère et sur la tête de mes enfants je ne l’ai pas touché », a dit Morel André Gaston.

Après avoir écouté ce premier prévenu, le tribunal a renvoyé l’affaire au 18 septembre 2019 pour la suite des débats.

Saïdou Hady Diallo pour Guineematin.com
Tél. : 620 589 527/654 416 922

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