Les femmes du Parti des Démocrates pour l’Espoir (PADES) étaient fortement mobilisées ce samedi, 13 juillet 2019, au siège de la formation politique, à l’occasion de son assemblée générale hebdomadaire. Elles ont exprimé leur adhésion aux idéaux du parti et ont promis d’accompagner Dr Ousmane Kaba jusqu’au palais Sékhoutoureya, en 2020. Une occasion mise à profit par l’opposant pour dénoncer la gouvernance Alpha Condé, tout en donnant un moyen de prouver ces dires, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

C’est dans une ambiance festive que le Parti des Démocrates pour l’Espoir a tenu son assemblée générale hebdomadaire ce samedi. Devant le président du parti, Dr Ousmane Kaba, les femmes du PADES, massivement mobilisées pour la circonstance, ont tenu à exprimer leur soutien aux idéaux défendus par le leader de leur formation politique. « Aujourd’hui est un jour solennel pour les militantes du grand parti PADES, pour exprimer nos vifs engagements aux idéaux de Dr Ousmane Kaba, président du PADES, pour le combat qu’il mène pour le bien-être des femmes et de la jeunesse.

En effet, vous savez comme tous que la femme est le baromètre de la société, lorsque la société va mal, la femme va directement mal. Parce qu’elle est occupée par son mari, son enfant et sa famille. En construisant une école de la trempe de Kofi Annan, Dr Ousmane Kaba a résolu la préoccupation des femmes de la Guinée sans distinction d’ethnie ou de religion. Nous sommes derrière vous jusqu’à Sékhoutoureya », a déclaré Aïssatou Soumah, porte-parole de circonstance des femmes du PADES.

Dans son discours réponse, Dr Ousmane Kaba, le président de la formation politique, a commencé par décrire les conditions difficiles dans lesquelles vivent les femmes guinéennes sous l’ère Alpha Condé. « La présence de ces nombreuses femmes au siège du PADES, symbolise l’ensemble des femmes guinéennes. Ce sont les femmes qui souffrent, ce sont les femmes qui prennent le poids de la Guinée et de la misère guinéenne. On a toujours parlé de ce paradoxe guinéen : un pays où il y a tous les atouts naturels mais à la fois un pays pauvre aussi. Et, cette pauvreté est ressentie par les femmes plus que tous les autres éléments de la société.

Puisque rappelez-vous, ce sont les femmes qui sont à la base de la famille, ce sont elles qui élèvent les enfants dans des difficultés énormes et la plupart du temps, elles supportent également les maris. Il y a beaucoup d’hommes qui sont irresponsables, mais les femmes sont très, très responsables. Donc, la femme guinéenne subit le contrecoup de la crise économique en Guinée et de la misère d’une manière générale. J’ai le sentiment qu’elles sont décidées à aider au changement en Guinée. Elles se rendent bien compte que depuis 9 ans, malgré toutes les déclarations, notre pays n’a pas progressé. Ce sont elles qui sont quotidiennement à la recherche de l’eau, donc elles prennent l’eau des kilomètres pour prendre soin de l’ensemble de la famille. Elles sont à la recherche de la nourriture, du pain quotidien pour les enfants », a déclaré l’opposant.

Une situation que le président du PADES promet de changer, une fois au pouvoir. « Je vais sortir la Guinée du paradoxe de la pauvreté. C’est mon métier, il faut que je vous rappelle que je suis venu très tardivement à la politique. Je suis un technocrate et un économiste de profession. Notre profession est de développer un pays. Mais, nous nous sommes simplement rendu compte que nous ne pouvons pas le faire tant qu’il y a des politiciens qui sont à la commande, des politiciens qui n’écoutent jamais les conseils qu’on leur donne et qui ont d’autres ambitions. C’est la raison pour laquelle j’ai décidé de faire la politique avec beaucoup d’amis pour mettre la Guinée sur les rails.

Ce pays est très paradoxal. Aujourd’hui, la Guinée est le seul pays de toute notre sous-région qui n’a pas de chemin de fer, pas un seul avion, qui n’a pas de bateau, les routes sont complètement défoncées, les jeunes sont au chômage. Nous sommes défavorisés sur le plan de la formation, de l’éducation et de la santé. La Guinée, c’est un pays qui importe sa propre nourriture, malgré la pluviométrie abondante de notre pays. Voilà le paradoxe guinéen et on ne peut le changer », regrette-t-il.

Pour prouver l’échec de l’actuel régime à développer le pays, Dr Ousmane Kaba a proposé aux hommes de médias de se prêter à un exercice très simple : « je vais inviter tous les journalistes à un jeu. Chacun n’a qu’à chercher dans toute la Guinée, un nouveau goudron qui relie deux villes guinéennes. Voilà le nouveau jeu que je lance », a-t-il dit.

Siba Guilavogui pour Guineematin. com

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