Alpha Condé réclame les législatives avant la fin 2019 : voici le discours intégral

4 septembre 2019 à 20 08 43 09439

Comme on l’annonçait précédemment, le président Alpha Condé s’est adressé à la Nation dans un discours enregistré et diffusé dans la soirée de ce mercredi, 04 septembre 2019.

Ci-dessous, Guineematin.com vous propose l’intégralité de ce discours :

Guinéennes, Guinéens,

Mes chers compatriotes,

Depuis mon élection à la Magistrature suprême, j’ai eu comme seule et unique préoccupation l’intérêt de la Guinée et des Guinéens. Cet engagement envers notre cher pays, comme chacun le sait, est partie intégrante de mon histoire personnelle. Tout au long de ma vie, que ce soit durant mes longues années d’opposition où dans mes combats politiques, de même que dans mes fonctions de Président de la République, j’ai toujours mis au centre de mes préoccupations, l’intérêt de la Guinée. J’ai toujours lutté pour une Guinée indépendante, juste et solidaire où chaque citoyen peut s’épanouir dans un environnement de paix, de sécurité et de respect de ses droits fondamentaux et où les droits de chacun vont avec ses devoirs vis-à-vis de la société.

Guinéennes, Guinéens,

Mes chers compatriotes,

J’ai partagé avec vous les premières années difficiles de mon mandat. Tout n’a pas été parfait. Mais soyez rassurés que chaque décision que j’ai dû prendre l’a été dans l’intérêt de la Guinée et des Guinéens.

Nous le savons tous, notre pays vient de loin avec un héritage lourd. Nous n’avions plus de crédibilité auprès des institutions financières internationales. Mais, grâce à nos efforts communs, à la détermination et à la patience de notre peuple, nous avons relevé beaucoup de défis, notamment : la stabilité économique, la réforme de nos forces de défense et de sécurité, de la justice, la lutte contre Ebola et l’amélioration de notre système de santé, le développement des secteurs des mines, de l’énergie, de l’agriculture, de l’industrie et une série de réformes structurelles et institutionnelles.

Comme vous le vivez, notre pays avance. Il est sur la bonne voie. Tous les observateurs l’attestent, du Fonds Monétaire International (FMI) à la Banque Mondiale en passant par la Banque Africaine de Développement (BAD), la Banque Islamique de Développement (BID) et l’Agence Française de Développement (AFD). Notre Etat se consolide. Notre Guinée a retrouvé sa force et sa fierté. Elle a retrouvé sa place dans le concert des nations.

Oui, la Guinée est désormais une voix qui compte et qu’on écoute en Afrique et dans le monde. C’est l’occasion pour moi de rendre hommage à toutes et à tous pour les sacrifices consentis, sans lesquels tout cela n’aurait pas été possible.

Il est donc fondamental que les investissements réalisés profitent à tous. C’est le sens des efforts entrepris dans les secteurs de l’énergie, de l’agriculture, des mines et plus récemment dans les  collectivités locales à travers l’Agence Nationale de Financement des Collectivités (ANAFIC).

J’encourage le Gouvernement à accentuer les efforts de développement dans cette direction pour réduire la pauvreté  et les inégalités et garantir la justice sociale. Force est de constater que  la Guinée  est sur la bonne voie et l’espoir est permis pour des lendemains meilleurs.

 Guinéennes, Guinéens,

Mes chers compatriotes,

Je voudrais adresser, en cette circonstance, un message de confiance et d’espoir à notre jeunesse : jeunes de Guinée, quelles que soient les difficultés, votre avenir est ici en Guinée.

Je voudrais vous rassurer en tant que gouvernant que notre préoccupation est la jeunesse et notre devoir est de lui garantir son avenir.

Guinéennes, Guinéens,

Chers compatriotes,

J’appartiens à une génération qui s’est mobilisée très tôt pour la libération de notre continent, la dignité et la fierté des peuples d’Afrique parce que nous croyons profondément à la justice, à la liberté, à l’égalité entre les hommes, à l’égalité entre les peuples. Malgré les efforts consentis et toutes les victoires remportées, l’Afrique ne jouit pas encore de sa souveraineté pleine et entière. Les peuples africains aspirent toujours à l’égalité avec les autres, revendiquent leurs identités et leurs spécificités propres.

Dans le nouveau monde, chaque pays, chaque peuple veut suivre sa propre voie et être libre de choisir son destin.

Mes chers compatriotes, dans ma génération politique, tous les combats ont été menés et gagnés dans la sérénité. Nous avons fait, depuis toujours, le choix de la lutte pacifique pour la démocratie qui consacre la souveraineté du peuple appelé à être consulté aussi souvent que nécessaire, capable de se prononcer, en toute âme et conscience, sur ce qu’il voudrait ou ne voudrait pas. A cet égard, personne n’a le pouvoir ou le droit de se substituer au peuple et ne dispose de toute l’autorité pour parler, agir, décider en son nom et à sa place.

 Guinéennes, Guinéens,

Mes chers compatriotes,

Les droits de notre peuple sont inaliénables comme la liberté de chacun d’entre nous est sacrée. Toute ma vie, tout le long de mon histoire personnelle et de mon parcours, j’ai été à l’écoute de mon peuple et en phase avec lui.

Aujourd’hui encore, au moment où partout dans le monde, les peuples décident tous seuls de leur destin et font l’histoire, je reste convaincu que le peuple a toujours raison et que nul ne peut aller à l’encontre de sa volonté et de ses aspirations profondes : c’est ma  conviction  de tous les temps.

Guinéennes et Guinéens,

 Chers compatriotes,

Notre peuple a l’occasion de faire ses choix et d’exprimer sa volonté lors des élections. A ce propos, j’invite tous les acteurs impliqués dans l’organisation des élections législatives à redoubler d’effort et d’ardeur dans le travail, à se mobiliser tous pour que ces élections se tiennent dans le courant de cette année. J’engage le Premier Ministre et le Gouvernement à soutenir et accompagner la Commission Nationale Électorale Indépendante (CENI) et les acteurs électoraux afin de  créer les meilleures conditions de préparation et d’organisation des  scrutins  attendus dans notre pays.

La Guinée n’est plus la même avec l’éveil des consciences et toutes les mutations intervenues dans la société. Il est légitime alors que chacun se demande où on va, comment aborder les enjeux et défis des temps nouveaux. C’est pourquoi, je comprends le débat en cours dans le pays sur tous les sujets de préoccupation y compris la Constitution. Mais, comme je l’ai indiqué auparavant, il ne m’appartient pas de trancher ou de choisir à la place des Guinéens. Avant toute prise de position personnelle, j’ai le devoir d’écouter tout le monde. Pour ce faire, j’instruis le Premier Ministre, Chef du Gouvernement, d’initier des consultations avec les institutions de la République, les partis politiques, les syndicats, les organisations de la société civile pour recueillir les avis des uns et des autres dans un échange ouvert sur les différentes questions pour que le débat porte sur les arguments et les recommandations. Tout sujet peut être discuté dans une démocratie.

Guinéennes et Guinéens,

Chers compatriotes,

En ma qualité de Premier Magistrat du pays, garant des libertés publiques et des droits fondamentaux des citoyens, j’ai l’obligation d’écouter chacun et tous afin de permettre que toutes les idées et toutes les opinions s’expriment en toute liberté mais avec responsabilité.

Pour ma part, je ne faillirai pas à ma charge et ferai face aux attentes légitimes de nos concitoyens. J’invite chacun à quelque niveau qu’il soit à exercer ses droits dans le respect de ceux des autres.

Nous devons nous unir face à notre avenir commun et nous engager tous pour la paix sociale et l’unité de la nation. Je sais que la fonction de Président de la République impose des sacrifices pour la Patrie. J’en suis conscient et je reste résolument engagé à remplir toutes mes obligations en comptant sur votre soutien et votre confiance.

 Guinéennes, Guinéens,

 Mes chers compatriotes,

Notre pays est à un tournant de son histoire. Tout le pays me parle, je vous entends et vous comprends tous. Je me réjouis de constater que la démocratie à laquelle nous sommes tous attachés et pour laquelle notre pays a consenti déjà d’immenses sacrifices, s’enracine davantage. Il est légitime que chacun se pose la question de son présent et de son avenir et se préoccupe du destin de notre Guinée, notre bien à tous. Nos compatriotes veulent tous la paix pour eux-mêmes et pour le pays. Nous demeurons tous mobilisés dans un élan patriotique et responsable pour notre idéal de démocratie et de progrès.

En faisant l’effort de se parler et en ayant la patience de s’écouter sans préjugés ni mépris, on se connait et on se découvre mieux et on apprend aussi à se faire confiance. Dès lors, tout devient possible et le pays gagne sans que personne n’ait le sentiment d’avoir perdu. Lorsque la Guinée gagne, personne ne perd. Pour moi et tous les patriotes, la Guinée passe avant tout. C’est à cela que je nous engage tous et c’est aussi la conviction et l’espoir que je voudrais partager avec vous.

Guinéennes, Guinéens,

Mes chers compatriotes,

Le Premier Ministre, Chef du Gouvernement, en charge du dialogue politique et social, a toute ma confiance et tout mon soutien pour les consultations que je lui ai demandés de conduire.

Je reste confiant dans ce dialogue inclusif dont les délibérations pourront nous éclairer dans nos choix, répondre à toutes les interrogations, renforcer la confiance entre les acteurs et permettre sans doute à notre pays de poursuivre son chemin sur la voie de la démocratie et du progrès.

Vive la République,

Vive l’unité nationale,

Vive la paix.

Transmis par le Bureau de Presse de la Présidence

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Guinée : Alpha Condé demande au PM d’ouvrir des consultations

4 septembre 2019 à 20 08 37 09379

Dans un discours à la Nation, le président Alpha Condé a demandé au Premier ministre d’ouvrir des consultations avec les institutions et les partis politiques pour les choix sur l’venir du pays…

Mais, avant, Alpha Condé qui termine son deuxième et dernier mandat constitutionnel en 2020 et qui veut s’accrocher au pouvoir, a dit avec une certaine insistance que nul ne peut empêcher le peuple de Guinée de choisir son destin…

Ci-dessous et en vidéo, le discours du président Alpha Condé :

A suivre !

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Lutte contre un 3ème mandat pour Alpha Condé : une nouvelle plateforme en Guinée

4 septembre 2019 à 19 07 36 09369

La mobilisation des Guinéens contre le projet de troisième mandat du président Alpha Condé se poursuit et s’intensifie du jour au lendemain. C’est dans ce cadre qu’une nouvelle plateforme composée d’acteurs politiques et de la société civile notamment, voit le jour dans le pays. Il s’agit de l’alliance nationale patriotique qui sera lancée officiellement demain, jeudi 05 septembre 2019, au cours d’une conférence prévue à la maison de la presse de Conakry, a appris Guineematin.com à travers un de ses journalistes.

Alors que le Front National pour la Défense de la Constitution a fini d’installer ses antennes et s’apprête à engager des actions visant à barrer la route au projet de nouvelle constitution voulu par le pouvoir, un nouvel adversaire se met sur la route du régime Alpha Condé. Cette nouvelle structure comprend des partis politiques comme l’UFD de Mamadou Baadiko Bah, des organisations de la société civile dont le Forum Civil Citoyen, le mouvement Levons-nous pour la République… mais aussi des syndicalistes.

Selon nos informations, cette plateforme vient avec des propositions plus larges et même « radicales » pouvant permettre à la Guinée de sortir de la situation dans laquelle est plongée depuis son indépendance, et de s’engager enfin sur le chemin voulu par les Guinéens lors du référendum de 1958, ayant conduit à la souveraineté nationale.

Alpha Fafaya Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 628124362

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Syli U23 : 22 joueurs convoqués pour affronter la Côte d’Ivoire

4 septembre 2019 à 18 06 28 09289

Le Syli national Espoir s’envole ce mercredi, 04 septembre 2019, pour Abidjan où il affrontera la Côte d’Ivoire samedi prochain. Un match comptant pour le troisième tour éliminatoire de la Coupe d’Afrique des moins de 23 ans prévue en novembre prochain en Egypte.

Pour cette double confrontation dont l’issue scellera le sort de la Guinée dans ces éliminatoires, le sélectionneur Souleymane Camara Abedi a fait appel à 22 joueurs, a appris Guineematin.com à travers un de ses journalistes.

Parmi ces joueurs convoqués, 10 évoluent à l’étranger, dont la plupart en Europe. Les 12 autres évoluent en Guinée et en majorité en ligue 1.

1- Moussa Camara (Horoya AC)

2- Amadou Koumbassa (Wakriya AC)

3- Aziz Dioumandé (Paris FC)

4- Jules Keita (RC Lens)

5- Mohamed Kalil Traoré (Académie SOAR)

6-Moussa Condé (CI Kamsar)

7- Yamoussa Camara (Académie SOAR)

8-Ibrahima Aminata Condé (Horoya AC)

9-Daouda Camara (Horoya AC)

10- Aguibou Camara (Lille FC)

11-Morlaye Sylla (Horoya AC)

12-Mohamed Lamine Sylla (Hafia FC)

13- Sekou Bandjan Camara (Horoya AC)

14- Fodé Camara (Olympiakos)

15- Sekou Amadou Camara (Difa El Jadida)

16- Mai Traoré (Vasalund)

17- Moussa Corso Traoré (Vasalund)

18- Ismaël Camara (Red Star)

19- Momo Yansané (FC Isloch Minsk)

20- Ibrahima Sory Camara (Hafia FC)

21- Malick Keita (Charleroi Sporting Club)

22- Naby Sylla (Académie SOAR)

Après le match aller prévu le samedi, 07 septembre à Abidjan, les deux équipes se retrouveront le 10 septembre à Conakry pour la manche retour. Le vainqueur de cette double confrontation se qualifiera à la troisième édition de la CAN U23, prévue du 08 au 22 novembre 2019 en Egypte.

Alpha Fafaya Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 628 12 43 62

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Lutte anti 3ème mandat : les leaders du FNDC devant la presse demain, jeudi

4 septembre 2019 à 17 05 16 09169

Les leaders du Front National pour la Défense de la Constitution vont animer une nouvelle conférence de presse demain, jeudi 05 septembre 2019, à Conakry. Les opposants à un troisième mandat pour le président Alpha Condé pourrait mettre l’occasion à profit pour annoncer des actions d’envergure en vue de barrer la route au référendum constitutionnel prévu par le pouvoir, a appris Guineematin.com à travers un de ses journalistes.

La mobilisation se poursuit aussi bien chez les promoteurs que chez les opposants au projet de nouvelle constitution qui devrait permettre au président Alpha Condé de briguer un troisième mandat. Après leur conférence organisée la semaine dernière et qui avait connu la présence de nombreux citoyens, les leaders du FNDC se retrouvent demain encore au même endroit. C’est-à-dire dans l’amphithéâtre Malick Condé de l’Université Kofi Annan de Guinée, à 12 heures.

Cette fois, leurs militants ne sont pas conviés à la rencontre. Les leaders politiques, de la société civile, des syndicats… membres du Front National pour la Défense de la Constitution seront uniquement devant les médias. Ils vont certainement annoncer à cette occasion, des actions d’envergure à mener sur le terrain pour barrer la route au changement de constitution voulu par Alpha Condé et son régime.

Cette sortie médiatique intervient dans un contexte marqué par des informations, annonçant que le chef de l’Etat guinéen va, enfin, briser le silence sur le sujet qui polémique depuis de longs mois dans le pays. Alpha Condé devrait prendre la parole demain pour annoncer clairement son intention de soumettre une constitution au peuple de Guinée. Si tout cela s’avère, la Guinée pourrait retomber dans un nouveau cycle de violences à l’issue incertaine.

Alpha Fafaya Diallo pour Guineematin.com

Tel. 628124362

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Contrôle judiciaire d’Abou Bakr : après l’indignation, la presse passe à l’action

4 septembre 2019 à 16 04 17 09179

Les organisations professionnelles de médias de Guinée sont visiblement bien déterminées à obtenir la levée du contrôle judiciaire de Boubacar Algassimou Diallo communément appelé Abou Bakr, directeur général de la radio Lynx FM. Après les différentes actions de protestation qu’ils ont faites ces dernières semaines, les responsables de ces structures ont décidé maintenant d’agir. Ils ont rencontré ce mercredi, 04 septembre 2019, les magistrats concernés par cette affaire, a constaté un reporter de Guineematin.com qui était sur place.

Les déclarations, le sit-in devant la HAC et la synergie des médias organisés la semaine dernière n’ont pas permis aux journalistes guinéens de bien se faire entendre. Même si le contrôle judiciaire du doyen Souleymane Diallo, le fondateur du groupe de presse Lynx a été levé, Abou Bakr le directeur général de la radio Lynx FM, lui, est toujours soumis à cette mesure restrictive de liberté. C’est pourquoi, les responsables des différentes organisations professionnelles de médias du pays ont décidé de se bouger pour tenter de faire lever cette mesure.

Ce mercredi, ils ont rencontré successivement la présidente du tribunal de première instance de Kaloum, le procureur général et le premier président de la cour d’appel de Conakry. Et à l’issue de ces différentes rencontres, le président de l’Union des Radios et Télévisions Libres de Guinée (URTELGUI), Kerfalla Sanou Cissé, dit avoir bon espoir.

Sanou Kerfala Cissé, président de l’Union des Radios et Télévisions Libres de Guinée

« Nous avons bon espoir. Les personnalités qu’on a rencontrées aujourd’hui ne sont pas de mauvaise foi. Dans les heures à venir, cette décision du contrôle judiciaire contre notre confrère monsieur Abou Bakr sera purement et simplement levée. Ce que les gens ne savent pas, c’est que Abou Bakr est un prisonnier de fait. Il habite à Coyah alors qu’on lui interdit de sortir de Conakry. Laissons le statut de journaliste, un père de famille qui a sa famille de l’autre côté de la barrière et qu’on dise qu’il ne peut pas voir ses enfants, je dis bien que c’est traumatisant », a-t-il dit.

Sanou Cissé et ses collègues des autres organisations professionnelles des médias disent avoir présenté des garanties nécessaires qui devraient amener la justice à lever le contrôle judiciaire du directeur de Lynx FM. « Nous avons présenté nos passeports parce que nous constituons aujourd’hui une caution morale de la presse. Nous n’avons pas manqué nous les présidents d’associations de presse, de venir avec nos documents de voyage et les présenter à ces juges pour leur dire que Abou Bakr n’est pas quelqu’un qui peut fuir, il ne connaît que la Guinée et on est mieux chez soi », a indiqué le président de l’URTELGUI.

A rappeler que Boubacar Algassimou Diallo « Abou Bakr » est sous contrôle judiciaire depuis le 21 août 2019. Il est obligé de se présenter deux fois par semaine au tribunal de première instance de Kaloum pour signer une fiche. Il lui est interdit aussi d’animer son émission Œil de Lynx et même de sortir de Conakry. Cette affaire fait suite au passage de la dame Doussou Condé, farouche opposante à Alpha Condé qui réside aux Etats-Unis, dans une émission de la radio Lynx FM. Ces avocats ont déjà relevé appel contre cette décision du doyen des juges d’instruction du TPI de Kaloum.

Salimatou Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 224623532504

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Ouverture des classes : ce sera le 03 octobre (MENA)

4 septembre 2019 à 15 03 39 09399

Dans quatre semaines, les élèves guinéens vont reprendre le chemin de l’école. Le Ministère de l’Education Nationale et de l’Alphabétisation (MENA) a annoncé l’ouverture des classes pour le mercredi 03 octobre prochain au compte de l’année 2019/2020.

Cette annonce du MENA vient lever le doute dans l’esprit de nombreux guinéens d’autant plus la rumeur avait commencé à se propager sur une reprise probable pour le 15 septembre. Désormais, les acteurs de l’éducation sont situés sur ce qui les attend. Avant le démarrage des cours pour le 03 octobre, l’annonce du MENA précise que la rentrée pédagogique est fixée au lundi 23 septembre 2019.

Voici la note du département en charge de l’éducation nationale.

Guineematin.com souhaite une très bonne ouverture à tous les élèves et à leurs enseignants.

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Orientation des bacheliers : communiqué du ministre Yéro Baldé

4 septembre 2019 à 15 03 16 09169
Abdoulaye Yéro Baldé, Ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique

Conakry le, 4 Septembre 2019 – Le Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique porte à la connaissance de l’ensemble des bacheliers de la session 2019 ainsi que ceux non orientés des sessions 2017 et 2018, que les orientations dans les Institutions d’Enseignement Supérieur, les établissements d’Enseignement Technique et de Formation Professionnelle publics débuteront le vendredi 06 septembre 2019 et se poursuivront jusqu’au lundi 16 septembre 2019 à minuit sur le site de GUPOL : www.mesrsgupol.org

Pour l’accès aux filières d’ingénieur de l’Université Gamal Abdel Nasser de Conakry, de l’Institut Supérieur de Technologie de Mamou et de l’Institut Supérieur des Mines et Géologie de Boké, les mentions Bien et Très Bien sont exigées. Pour les programmes de l’Institut Supérieur de l’Information et de la Communication de Kountia, de Transport et logistiques de l’université Général Lansana Conté de Sonfonia, la mention Assez bien est exigée au minimum.

Par ailleurs, le Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique informe les parents d’élèves et les bacheliers que le moyen de paiement des frais d’orientation est exclusivement électronique via MTN MOBILE MONEY ou ORANGE MONEY.

Le Ministère félicite l’ensemble des admis au Baccalauréat et invite chacun à s’inscrire sur la plateforme GUPOL du 06 au 16 septembre 2019. Pour être orienté, chaque candidat doit formuler au minimum 10 choix et au maximum 15 choix de programmes de formation.

Les Directeurs Communaux, Directeurs Préfectoraux et Inspecteurs Régionaux de l’Education sont priés chacun en ce qui le concerne, de faire une large diffusion de la présente déclaration.

Abdoulaye Yéro Baldé

Ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique

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De Paris à Télimélé : le parcours atypique du généreux Seydou Kéita

4 septembre 2019 à 14 02 52 09529

A la Fin des années 1970, Seydou Keita, ambassadeur de Guinée à Paris, est affecté à Télimélé en qualité de gouverneur de région. Il avait exercé dans les mêmes fonctions d’ambassadeur en Europe Occidentale avec résidence à Rome, après avoir été Directeur Général de la SIG (Société Immobilière de Guinée). Vous pouvez imaginer la rupture et la fracture entre le vécu quotidien doré des bords de la Seine et celui tout à fait guinéen de Horé Loubha.

Mais, la révolution globale et multiforme prédisposait chacun à la servir partout, avec le même engagement, la même volonté et la même détermination.

Seydou Keita arrive donc à Télimélé et, à bord d’une Jeep Russe, visite les 14 arrondissements de la région en gardant des souvenirs mémorables des 2 jours passés pour arriver à Daramagnaki, dans le Bambaya.

Grand dirigeant sportif, ayant fait partie des bâtisseurs du célèbre Hafia avec les présidents Kaba Hafia, MS Kaba, Amara Laye Kourouma, Abdoulaye Sylla, N’Famara Camara, Baba Sakho, Alpha Ibrahima Mongo Diallo… Seydou Keita imprime rapidement sa marque à la JRDA de Télimélé, dirigée alors par le fougueux général Mouk Baldé. L’orchestre fédéral, le Télé Jazz, prend de l’ascension avec Moussa Solano, Aly Kania Bangoura, Abdoulaye Breveté, Aliou Barry, Zito, Sambou Yaya, maîtres Seck et Garanké.

Longtemps battu à la pelle et au quintal par le Gangan FC de Kindia, sous Seydou Keita, le Télé FC prendra sa revanche grâce à un effectif de qualité : le capitaine Amadou Barry « Katoumba », Mory Aly, Pérez, Younoussa Goulgoul, l’actuel maire de la commune urbaine. C’est le gouverneur de région qui conduisait en personne la délégation de l’équipe fédérale dans ses déplacements en Basse Guinée. Une première dans l’histoire de Télimélé dont la troupe fédérale, composée des filles parmi les plus belles du pays, se fera remarquer pendant les quinzaines artistiques régionales et festivals nationaux.

Et ce n’est pas tout. Seydou Kéita encourage la pratique du Basket et du Volley Ball, toutes séries, avec sur le plancher la bande à Adams Kouyaté et la propre nièce du gouverneur (fille de son frère Sakoba Kéita), Tata Kéita, l’actuelle épouse du Premier ministre, Dr Ibrahima Kassory Fofana.

Tandis que Barry de Kollet et maître Bamus sifflent majestueusement, le football féminin prend son envol à Télimélé. Composée de joueuses pétries de talents, comme la capitaine Hadjiratou Diallo et Nèné Nbourou (actuelle directrice nationale adjointe de la salubrité publique), le Télé FC version féminine s’impose à toutes ses homologues de la Basse Guinée avant de constituer l’ossature de la régionale de Kindia qui va remporter la première édition de la coupe nationale de football féminin dotée du trophée de Hadja Andrée Touré.

Tout a changé à Télimélé, Seydou Kéita est au cœur de ses administrés. Il rend visite aux sages, assiste les démunis, envoie des personnes, hommes et femmes à la Mecque, suit personnellement et recommande les fils de Télimélé pour la solution de leurs problèmes à Conakry et ailleurs.

La résidence du gouverneur est devenue une sorte d’arbre à palabres et de paillasse où s’étaient donnés rendez vous les représentants de toutes les conditions sociales qui avaient tous droit à la table à manger du locataire avec cet accueil, cette chaleur et cette générosité partagée de l’épouse du gouverneur, Hadja Rama, une malienne dont la simplicité et l’humilité font école.

Tel père tel fils, telle mère tel fille : Diènè, Ibrahima Sory (Mao), Sakoba et tous leurs frères et sœurs, venus directement de Paris, s’adapteront rapidement à leur nouvelle vie. Ils vont à l’école à pied en descendant et en remontant l’abrupte côte de la ville de Télimélé, mêlés amicalement à tous les élèves qui étaient quotidiennement soumis au même exercice à la recherche du savoir.

Mais, la révolution dans son exigence privera Télimélé de ce gouverneur hors du commun qui avait en si peu de temps transformé la région. Seydou Kéita est nommé gouverneur de la région de Conakry avant de rentrer au gouvernement en qualité de Commissaire Général aux Sports, aux Arts et à la Culture. Son départ est comme un deuil à Télimélé, partie intégrante et palpitante de la révolution qui se soumet alors à ses exigences.

Télimélé compte désormais pour ce charismatique et dynamique prince Kéita, Mandenka de Sanankoro, village situé à 12 kilomètres de Kouroussa ville, sur l’autre rive du majestueux fleuve Djoliba. Il emportera dans ses bagages à Conakry, Moussa Solano, bassiste et chef d’orchestre du Télé Jazz qu’il gardera à ses côtés au Commissariat aux Sports ; Lamarana Diallo, qui sera affecté à la commission permanente de l’UNESCO ; Fodé Souaré, qui sera affecté à l’ambassade de Guinée à Lagos, au Nigeria ; et Mamadou Touré, le chef protocole de la région de Télimélé qui continuera dans les mêmes fonctions auprès de lui à la maison et au bureau.

Plusieurs fils de Télimélé vivants à Conakry bénéficieront de l’immense soutien et des grandes largesses de Seydou Kéita, à commencer par l’auteur de ces lignes, devenu son attaché de presse, voyageant avec lui à travers le monde, honneurs et privilèges en majesté.

En ces périodes fastes de 1970-80, des princes Kéita du Hamana, du Koumana et de Sanankoro, à Kouroussa, devinrent des gouverneurs de région aux acquis considérables à l’Ouest. Le fils de Diamanati Namory, commandant Sidy Mahmoud Kéita à Gaoual, Diamady Kéita à Koundara, Seydou Kéita à Télimélé et le cousin de Siguiri, Abraham Kabassan Kéita, le premier marin guinéen à Boké.

Le don à la mosquée de Télimélé de ces 10 rouleaux de moquettes par la ministre de la Coopération et de l’Intégration Africaine, Diènè Kéita, et de son frère cadet, Ibrahima Sory Kéita dit « Mao », conseiller à la Primature, est un geste de reconnaissance et d’attachement à Télimélé en droite ligne de l’héritage de leur père. Comme le dit l’adage « le fleuve va toujours à la mer, parce que fidèle à la source ».

Il reste à espérer qu’un jour, ces heureux donateurs, leurs frères et sœurs, iront à la recherche du bois mort dans la forêt de souvenirs à Télimélé. Nul doute que le beau frère devenu Premier ministre, Ibrahima Kassory Fofana, fera partie du voyage afin de lui conférer plus de solennité en arpentant le célèbre col de Loubha. Ce sera un grand jour de fête à Télimélé.

Amadou Diouldé Diallo

Journaliste et Historien

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Violences xénophobes en Afrique du Sud : HSF accuse les autorités du pays

4 septembre 2019 à 13 01 57 09579

Depuis quelques jours, les violences xénophobes ont repris en Afrique du Sud. Dans plusieurs grandes villes du pays comme Johannesburg et Pretoria, des citoyens armés de machettes et gourdins s’en prennent aux ressortissants d’autres Etats africains vivant dans ce pays, dont des Guinéens. Ils pillent également commerces et maisons, emportant tout ce qu’ils trouvent comme argent et biens.

Dans un communiqué rendu public ce mercredi, 04 septembre 2019, l’organisation internationale de défense, d’orientation et d’intégration de migrants Horizon Sans Frontières condamne avec « fermeté » ces violences et accuse le gouvernement sud-africain, dont elle dénonce le « laxisme », de favoriser cette situation.

Guineematin.com vous propose ci-dessous le communiqué de HSF.

Depuis le dimanche 1er septembre l’Afrique du Sud est de nouveau le théâtre d’une nouvelle vague de violence visant les communautés étrangères.

Ces violences devenues récurrentes, à caractère xénophobe ont éclaté dans les grandes villes comme Johannesburg et Pretoria.

C’est la chasse aux migrants, dans plusieurs quartiers, des individus armés de machettes et de gourdins pillent les magasins et attaquent les ressortissants étrangers vivant sous la protection quasi inexistante des autorités Etatiques.

On parle déjà de plusieurs personnes tuées !!!!

Une situation suffisamment grave et inquiétante qui doit pousser les Etats Africains à prendre la pleine mesure en réagissant avec la dernière énergie auprès des hauts responsables Sud-africains.

C’est pourquoi l’organisation internationale de défense, d’orientation et d’intégration de migrants Horizon Sans Frontières condamne avec la plus grande fermeté ces attaques et accuse le gouvernement Sud-Africain de laxisme : ils sont responsables !!!!

HSF demande aux Gouvernements des Etats Africains et à l’Union Africaine de réagir vigoureusement contre cette nouvelle forme de violence qui défigure honteusement l’Afrique du Sud.

Une mise en garde énergétique doit être adressée aux autorités Sud-Africaines qui devraient être tenues pour responsables de toutes les dérives concernant cette nouvelle forme d’ apartheid, unique en son genre .

Un terme doit être trouvé à cette tragédie qui se renouvelle sans cesse en Afrique du sud pour éviter l’effet domino dans la sous-région.

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Prime des soldats guinéens à Kidal : Ousmane Gaoual accuse, Aladji Cellou dément !

4 septembre 2019 à 12 12 52 09529
image d’archive

L’épineuse question de la gestion des primes octroyées aux soldats guinéens servant sous le drapeau de l’ONU au Nord Mali revient au devant de la scène. Les accusations de détournement d’une partie de ce montant, portées par le député Ousmane Gaoual Diallo, ont été balayées d’un revers de main par Aladji Cellou Camara, de la Direction de l’Information et des Relations Publiques de l’Armée (DIRPA). C’est sur sa page Facebook que monsieur Camara l’a annoncé ce mercredi 4 septembre 2019, a appris Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Honorable Ousmane Gaoual Diallo

A l’occasion du vote au parlement guinéen, hier mardi, sur le statut général des militaires, le député Ousmane Gaoual Diallo a interpellé le ministre de la défense sur la gestion des primes des soldats guinéens de la MINUSMA (Mission des Nations Unies pour la Stabilisation au Mali). « Il apparaît que certains de nos militaires, notamment ceux de Gangan 3, composés de 850 jeunes, ont exprimé des mécontentements liés à des ponctions qu’on opère sur leurs revenus de 1428 dollars, qui est versé pour chaque soldat présent à Kidal. Il se trouve que depuis qu’on a commencé à déployer nos militaires sur ce terrain, nous apprenons que 400 dollars sont prélevés sur chaque militaire », avait dit le député.

Plus loin, ce proche du chef de file de l’opposition s’était interrogé. « Si c’est une réalité, ces prélèvements sont reversés où ? Ces militaires reçoivent 1028 dollars, au-lieu de 1428. C’est quelque chose qui fait des bruits. Et quand ils sont revenus en Guinée, ils n’ont pas reçu les honneurs comme les autres. Ils n’ont pas reçu leurs primes de démobilisation de 300 dollars… »

Aladji Cellou Camara (DIRPA)

Face à cette sortie, Aladji Cellou Camara de la DIRPA a tenu à apporter des précisions : « Contrairement à certaines affirmations contenues dans la presse et comme l’a si bien indiqué le ministre de la Défense nationale lors de son passage à l’hémicycle, la Guinée ne prélève aucun centime des primes octroyées par les Nations-unies aux soldats guinéens de la MINUSMA. Mieux, la Guinée est le seul pays africain à payer mensuellement l’intégralité de ces primes en devises alors que l’ONU procède à des virements trimestriels. Tous les autres pays rémunèrent leurs soldats en monnaie locale. Le gouvernement guinéen a fait ouvrir à chaque soldat guinéen des bataillons Gangan, un compte sans intérêt dans une banque privée et les ayants-droits sont les seuls gestionnaires de ces comptes. Une fois les virements effectués, le ministère de la Défense n’exerce aucun droit de regard sur l’utilisation faite des primes par les bénéficiaires ».

Ces accusations portées par Ousmane Gaoual viennent à la suite de celles faites dans le même sens par madame Sanoh Doussou Condé, militante du RPG vivant aux USA, et qui tire régulièrement au bazooka sur le régime Alpha Condé. pour de nombreux observateurs, ce sont les révélations de cette dame qui seraient à l’origine du pétrin dans lequel se trouvent aujourd’hui nos confrères de Lynx FM

Alpha Mamadou Diallo pour Guineematin.com

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Koumbia (Gaoual) : 22 millions de dollars aux paysans pour l’autosuffisance alimentaire

4 septembre 2019 à 11 11 51 09519
Mamasatan Mané, présidente de l’Union Koliba-Gaoual et membre de la fédération des paysans du Fouta Djallon

Malgré une conjoncture pour le moins compliquée, certaines femmes de notre pays parviennent à se frayer un chemin à travers leur engagement dans divers secteurs d’activités. C’est le cas de Mamasatan Mané, présidente de l’Union Koliba-Gaoual et membre de la fédération des paysans du Fouta Djallon. Cette femme leader, qui évolue dans le secteur agricole, a pris part à une rencontre tenue le vendredi, 23 août 2019, à la maison des jeunes de Koumbia, animée par le Projet de Développement Rural Intégré (PDRI), a appris sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Ce projet est financé par la Banque Islamique de Développement (BID) et le gouvernement guinéen à hauteur de 22 millions de dollars américains. Il vise à apporter un soutien à la paysannerie locale.

Interrogée par le reporter de Guineematin.com à la sortie de cet entretien, Mamasatan Mané est revenue sur les points débattus au cours de la rencontre. « C’est un projet très longtemps annoncé qui vient de pointer à l’horizon. Nous avons reçu la délégation du Projet de Développement Rural Intégré (PDRI). Ils nous ont demandés plusieurs choses. D’abord, l’espace pour les cultures ; ensuite, les problèmes liés aux travaux. De l’aménagement des terres à la transformation des récoltes en passant par la mise à disposition du matériel agricole aux paysans, des semences sélectives et hâtives, de l’utilisation des engrais, le problème de la pluviométrie, la divagation des animaux et l’inaccessibilité des zones de production …Nous avons parlé de tout cela », a indiqué la responsable de l’union Koliba-Gaoual.

En ce qui concerne les attentes de la paysannerie, Mamasatan Mané espère que l’autosuffisance alimentaire sera une réalité à l’issue de la réalisation des projets financés par la BID. « Nous avons beaucoup d’attentes, mais la principale reste la concrétisation du projet. Il y a longtemps que ce projet a été annoncé. Nous attendons beaucoup de ce projet pour atteindre l’autosuffisance alimentaire », a-t-elle expliqué.

Selon Mamasatan Mané, il existe quatre unions agricoles à Koumbia. Il s’agit de l’Union Koliba-Gaoual, qui comprend 26 groupements ; l’Union Tanda Kâdé, qui compte 33 groupements ; l’Union Coton, qui fédère 56 groupements ; et l’Union Bowé-Badiar, qui couvre en plus des groupements évoluant à Koumbia, d’autres organisations paysannes à travers la préfecture et même au-delà.

Malgré la faiblesse des moyens et l’apport encore insuffisant des acteurs évoluant sur le terrain, les paysans reconnaissent avoir bénéficié d’appuis de la part de certains bailleurs et organisations spécialisées. « Nous avons bénéficié de formations, de voyages d’études et vraiment d’appui, même si beaucoup d’entre nous sont encore dans le besoin », a reconnu Mamasatan Mané.

Abordant la question relative à la cohabitation entre éleveurs-agriculteurs, notre interlocutrice a rappelé la loi Dombia qui indiquait la date de démarrage du labour et la fixation du bétail selon les zones. « Cette loi n’a pas fonctionné, puisqu’il y a des éleveurs qui disposent de plus de mille têtes. Avec cela, tu ne peux pas contrôler leurs mouvements. C’est une chose à revoir. Les cultivateurs devraient respecter le zonage et les éleveurs aussi s’occuper de leurs bêtes. Nous pensons que la clôture des champs est une solution. Mais elle seule, ne suffit pas. Il faut que les paysans respectent le zonage », a conclu la bonne femme.

Il est à souligner que la commune rurale de Koumbia, dans Gaoual, est considérée comme l’un des principaux greniers de la région de Boké. Des cultures vivrières comme le riz, le maïs, le fonio, le mil, le manioc, y sont produites en quantité. A ces cultures vivrières, s’ajoutent celles maraichères et les légumes, des cultures de rente comme les mangues et les oranges qui sont produites et exportées dans les pays voisins comme le Sénégal, la Gambie et la Guinée Bissau.

De retour de Koumbia, Abdallah Baldé pour Guineematin.com

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Labé : 24 cases et des maisons réduites en cendre par un feu mystérieux à Gonkou (Hafia)

4 septembre 2019 à 11 11 16 09169

Un feu d’origine inconnue a consumé plusieurs cases et des maisons dans le district de Gonkou, dans la sous-préfecture de Hafia, relavant de la préfecture de Labé. Les citoyens de cette localité ont perdu au total quelques 24 cases du 20 août au 03 septembre 2019 et passent la nuit en ce moment à la belle étoile, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Depuis plusieurs semaines, des feux mystérieux sont entrain de consumer plusieurs habitations à Gonkou, dans la commune rurale de Hafia. Les citoyens de cette localité sont aujourd’hui désemparés et ne savent plus où donner la tête puisqu’ils ont tout perdu.

Joint au téléphone, Mamadou Bobo Bah, le président du district de Gonkou, a laissé entendre que cette situation dépasse leur compréhension. « Tout a commencé le 20 août 2019 lorsque deux maisons en dur ont pris feu dans la localité de Fello Kabi. Le 27 août, six autres cases ont aussi pris feu le même jour à Bourouwal. Le feu est revenu à Kounkou centre en brûlant deux autres cases. Le dimanche 1er Septembre 2019, deux autres cases ont pris feu dans les mêmes circonstances à Bourouwal. Et ça, c’était en présence des autorités locales, à savoir le président de la Commune Rurale de Hafia, Elhadj Mamadou Dambata Diallo, et le sous-préfet de Hafia, Dian Doua Camara, et leur suite qui étaient venus pour faire un constat sur les lieux. On ne connait pas l’origine du feu. Seulement, selon certaines interprétations, cette situation serait due aux djinns qui ont été délogés par des citoyens qui pratiquent la déforestation et font du charbon de bois. Mais pratiquement, on ne connait pas la vraie origine du feu. Nous sommes tous confus et inquiets, parce qu’il y a au total il ya eu douze cases et des maisons en dur qui sont parties en fumée avec tout leur contenu jusqu’au dimanche dernier », a-t-il expliqué.

Pour atténuer la souffrance des sinistrés, le président du district de Gonkou sollicite de l’assistance auprès des personnes de bonne volonté car, « avec cette saison des pluies, les victimes qui ont tout perdu passent la nuit à la belle étoile. C’est une situation difficile à supporter ».

Au moment où on mettait cette dépêche en ligne, on apprend qu’au total 12 autres cases ont pris feu, dont dix pendant la nuit dernière, le mardi 03 septembre 2019. Ce qui vient alourdir la situation des sinistrés plus que jamais préoccupés.

Il faut préciser que ce phénomène de feux mystérieux est devenu récurrent ces derniers temps au Fouta. Que ce soit à Donghol Touma (Pita) ou à Fonfoyah (Dalaba), ces feux mystérieux laissent des traces difficiles à cicatriser et enfoncent davantage ces citoyens démunis dans l’extrême pauvreté.

De Labé, Alpha Boubacar Diallo pour Guineematin.com

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Tribunal de Dixinn : les toilettes de la honte !

4 septembre 2019 à 10 10 51 09519

C’est une triste réalité qui touche la plupart des services publics. Partout, les toilettes publiques sont quasiment impraticables. Le tribunal de première instance de Dixinn n’échappe pas à cette situation. La seule latrine publique de cette juridiction se trouve aujourd’hui dans un piteux et honteux état, a constaté Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Chaque jour, en dehors des vacances judiciaires, au moins une centaine de personnes se rendent au tribunal de première de Dixinn qui couvre les communes de Dixinn et Ratoma. Ils viennent soit pour prendre part aux procès ou pour faire des dossiers. Mais, ils sont tous, hormis les responsables de la juridiction, confrontés à la même dure réalité quand ils ont besoin de se mettre à l’aise.

En effet, les toilettes publiques du tribunal sont aujourd’hui non praticables. A quelques mètres des lieux, il est difficile de respirer en raison des odeurs nauséabondes qui s’y dégagent. A l’intérieur des latrines, il faut du grand courage et ne surtout pas avoir le choix pour y rester même pour quelques secondes. Une situation que Mohamed Camara, juriste de profession, observe avec beaucoup d’amertume.

« Non seulement il y a une seule toilette ici, mais elle est complètement dégradée et sale. Mais, les gens n’ont pas le choix. Que ça soit les avocats, ceux qui viennent pour être jugés ou d’autres qui viennent assister aux procès, tous sont obligés d’aller là-bas quand ils sont dans le besoin. Je me demande pourquoi l’Etat ne se bouge pas pour construire des toilettes dignes de nom dans cette institution judiciaire », s’interroge-t-il.

Pour Abdoulaye Diallo, un citoyen de Dixinn rencontré dans ce tribunal, l’utilisation de ces toilettes comporte beaucoup de risques pour les usagers. « Des toilettes, ça demande de l’hygiène. Mais les toilettes qui sont là, quand tu y vas, ce n’est pas pour te soulager. C’est pour contracter des maladies. Les responsables du tribunal ont des toilettes internes qu’ils utilisent et ils s’en foutent pas mal de ceux qui viennent ici », regrette ce citoyen.

Pour lui, cette situation prouve « un manque de respect total envers les citoyens qui fréquentent ce tribunal, quand on sait que du lundi au vendredi il y a des audiences correctionnelles, criminelles et civiles qui se tiennent ici, donc ce tribunal reçoit différentes personnes de la société. Mais, c’est vraiment déplorable de voir les gens y compris des personnalités se tourner contre le mur pour se mettre à l’aise.

On dit souvent qu’on reconnait la grandeur d’un Etat à travers ses juridictions. Donc, moi je suis déçu de voir l’état juridictionnel de ma commune qui est non seulement en location, mais qui n’accorde aussi aucun respect à ceux qui viennent pour assister ou subir les procès. Comment est-ce qu’on peut passer 5 heures ou plus dans un endroit sans se mettre à l’aide ? ».

Fatoumata Djouldé Diallo pour Guineematin.com

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Parlement : fin de la session extraordinaire de la LFR 2019

4 septembre 2019 à 10 10 37 09379

La session extraordinaire de loi des finances rectificatives 2019, qui a commencé le 9 août dernier, prendra fin ce mercredi, 4 septembre 2019, au Palais du peuple, selon un communiqué signé de l’Assemblée nationale, a appris Guineematin.com, à travers un de ses reporters.

Mais, avant la cérémonie de clôture à proprement dite, les députés vont se retrouver quelques heures pour examiner et adopter le volet dépenses de la LFR et le rapport final. Un budget largement remanié par rapport à la loi de finances initiale 2019.

Pendant cette session, le gouvernement a saisi également la l’Assemblée nationale pour amender le texte sur le Statut général des militaires. Un texte unanimement adopté par les députés à la plénière d’hier, mardi 3 septembre 2019.

De l’Assemblée nationale, Abdallah BALDE pour Guineematin.com

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Télimélé: 165 agents des démembrements de la CENI ont prêté serment

4 septembre 2019 à 10 10 31 09319

Les cent soixante cinq (165) agents de la Commission Électorale Préfectorale Indépendante (CEPI) de Télimélé ont prêté serment hier, mardi 3 septembre 2019. La cérémonie, organisée à la maison des jeunes, a connu la présence des autorités administratives, judiciaires et la mission technique de la Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI) venue de Conakry. Les commissaires concernés viennent des quatorze (14) circonscriptions électorales de Télimélé, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Abdoulaye Ben Youssouf Camara
Abdoulaye Ben Youssouf Camara, chef de mission de la CENI

C’est dans une salle archicomble que le chef de mission de la CENI, Abdoulaye Ben Youssouf Camara, a invité les 165 membres choisis de tout faire pour réussir leur mission. « Nous sommes ici aujourd’hui pour une phase importante du déroulement des élections dans notre pays. Vous, agents choisis, vous devez être des modèles pour éviter à notre pays des situations fâcheuses qui peuvent éclater tout au long du processus électoral à travers votre bonne conduite ».

Cécé Roger Kolié, juge d’instruction de Télimélé

Après avoir défini le mot serment, le juge d’instruction, Cécé Roger Kolié, a demandé aux agents de tout faire pour éviter d’être en contradiction avec la loi. « Le mot serment vient du latin qui signifie rendre sacré. La mission qui vous attend est une mission noble. Vous devez être neutres pendant et après le scrutin. A partir du moment où vous avez prêté serment, vous n’obéissez qu’à l’autorité de la loi, vous ne devez subir aucune pression extérieure des personnes politiques ou de vos structures d’origine. Après la prestation de serment, si quelqu’un se rend coupable d’une bavure, je ne souhaite pas, l’intéressé subira les rigueurs de la loi », a-t-il lancé.

Mamadou Aliou Cherif, président de la CEPI de Télimélé

Pour sa part, Mamadou Aliou Cherif, président de la Commission Electorale Préfectorale Indépendante (CEPI) de Télimélé, a exprimé sa satisfaction d’avoir été reconduit à ce poste avant de s’engager à tout faire pour mener à bien sa mission. « Je suis très heureux d’être à nouveau président de la CEPI de Télimélé. Je me réjouis et mesure à sa juste valeur la charge qui m’est dévolue, parce que la première fois qu’on m’avait désigné, les gens ont fait un saut vers l’inconnu. Si on me reconduit, c’est parce que peut être j’ai eu plus de mérite et à mon niveau je me dis que la charge est devenue plus lourde parce que je ne veux pas décevoir les espoirs et la confiance que les citoyens de Télimélé ont porté sur moi. Avec le concours de tous, notre institution aura un résultat meilleur », a-t-il promis.

De Télimélé, Ousmane Dieng pour Guineematin.com

Tél. : 622525250

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Le président de la CEPI de Dubréka promet : « nous tâcherons de respecter notre serment »

4 septembre 2019 à 10 10 04 09049

Les membres des démembrements de la CENI dans la préfecture de Dubréka ont prêté serment hier, mardi 03 septembre 2019. Une étape obligatoire avant leur entrée en fonction. Chacun d’eux est passé devant le tribunal de première instance de Dubréka pour prendre l’engagement de remplir pleinement sa mission conformément à la loi, a constaté un reporter de Guineematin.com qui était sur place.

Sur les 130 membres de la CEPI et de la CECI de la ville de Dubreka ainsi que des CESPI des différentes sous-préfectures, un seul (malade) n’était pas présent à cette cérémonie. Tous les autres sont passés un par un devant le tribunal pour jurer sur l’honneur de remplir fidèlement et loyalement leurs fonctions, de n’obéir qu’à la seule autorité de la loi, de n’exercer aucune activité susceptible de nuire à l’indépendance, à la neutralité, à la transparence et à l’impartialité de la CENI, de garder scrupuleusement le secret des délibérations et du vote même après la cessation de leurs fonctions.

Marouane Baldé, substitut du procureur de la République près le TPI de Dubréka

Une occasion mise à profit par Marouane Baldé, le substitut du procureur de la République près le TPI de Dubréka pour le rappeler l’importance du serment et les conséquences de sa violation. « Le serment n’est pas un simple exercice … Le serment a un caractère sacré. Le serment a des conséquences : lorsque la personne qui prête serment se livrerait à des bavures ou serait en violation de ce serment, ce sont des infractions que nous poursuivons, nous le ministère public. La violation du serment est de nature à troubler l’ordre public comme le vol, comme l’assassinat, comme des infractions à la loi pénale. Le serment a un caractère obligatoire, sa violation entraîne des poursuites judiciaires… », a expliqué le représentant du ministère public.

Naby Sylla, président de la CEPI de Dubréka

A l’issue de la cérémonie, le président de la CEPI de Dubreka s’est félicité du bon déroulement des choses. Naby Sylla promet de respecter ce serment et de travailler conformément à cet engagement. « Cette prestation de serment s’est bien déroulée, dans des meilleurs conditions. Tout le monde a répondu sauf un élément malade qui n’a pas pu répondre. Maintenant, nous tâcherons de respecter notre serment et nous sommes entièrement disposés à remplir la mission qui nous sera confiée », a-t-il dit.

Cette cérémonie de prestation de serment sera suivie de la formation des membres des démembrements de la CENI, notamment sur leurs rôles et responsabilités dans le processus électoral.

Fatoumata Djouldé Diallo pour Guineematin.com

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