Lutte contre la criminalité transfrontalière : le Liberia et la Guinée décident d’unir leurs efforts

10 septembre 2019 à 21 09 52 09529

Après les engagements pris récemment par les présidents Alpha Condé et Georges Wéah, l’heure est à la matérialisation des promesses, notamment dans le secteur de la défense entre la Guinée et le Libéria. Une conférence de presse conjointe a été organisée à cet effet à Conakry ce mardi, 10 septembre 2019, par les autorités militaires des deux pays. La démarche vise à mettre en place un dispositif sécuritaire renforcé le long des frontières des deux pays en vue de sécuriser davantage les personnes et leurs biens, a appris Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Cette conférence de presse conjointe coïncide à la deuxième réunion de planification des forces armées libériennes et guinéennes à Conakry. Selon le Colonel Michaël Ange Bangoura, président du comité technique de la planification de la réunion des forces armées guinéennes et libériennes, les nombreuses visites réciproques effectuées par les autorités des deux pays ont ouvert la voie à la diversification de la coopération militaire. Selon lui, à l’issue de ces visites, « il a été question qu’aucun pays ne serve de base arrière pour déstabiliser l’autre pays. Cet engagement ferme a été donné par les autorités libériennes qui en première position nous ont rendu visite ici en Guinée.

L’initiative a été prise que les deux pays mettent en place deux comités techniques, qui vont travailler pour faire en sorte que la sécurité soit perceptible au niveau de nos populations. C’est dans ce cadre qu’une délégation technique s’est rendue à Monrovia les 22 et 23 juillet et nous nous sommes dit que sur le plan militaire, ayant reçu l’ordre des politiques, il était mieux de projeter une opération conjointe le long de nos frontières, avec des objectifs bien déterminés, pour rassurer les populations, pour leur dire qu’elles ne sont pas du tout oubliées,

Et, faire en sorte que les personnels des forces armées guinéennes et les forces armées libériennes travaillent conjointement dans un même cadre et au finish que les populations soient rassurées de l’impact de la présence de leurs forces armées respectives. C’est dans ce cadre là que les techniciens ont poursuivis leurs travaux ici à Conakry hier et aujourd’hui ».

Par ailleurs, le Colonel Michaël Ange Bangoura a indiqué que c’est un processus qui vient de commencer et qui va continuer dans le but de faire en sorte que la quiétude règne le long de nos frontières et dans nos pays respectifs. « C’est pour vous dire que nous sommes des pays limitrophes, nous sommes dans la même région qui est la CEDEAO. Nous nous engageons à vivre dans un climat de paix. Et, l’instrument pour apporter cette paix passe par les forces armées guinéennes à travers l’opération conjointe. (…)

Sur le plan militaire, la zone concernée, c’est la 4ème région militaire. La 4ème région militaire part de Gueckédou, en passant par Macenta, N’zérékoré, Lola, jusqu’à Beyla. Mais, sur le plan administratif, c’est la région de N’Zérékoré. Parce que toute la grande frontière qui nous lie avec le Liberia, part de Lola jusqu’à Gueckédou. Donc ça, ce n’est qu’une première opération conjointe. Nous allons par la suite parcourir toute la frontière, de part et d’autre ; et quand il sera question de poursuivre avec d’autres aspects, nous le ferons », a-t-il ajouté.

De son côté, la Générale de brigade et cheffe d’Etat Major Général adjointe des forces armées libériennes, Géraldine Georges, a fait savoir que son pays a traversé une période de crise. Selon elle, le Libéria n’est pas le seul pays de la sous-région à avoir souffert de cette crise. « Nous savons que la crise que notre pays a traversé s’est étendue dans d’autres pays. Pour donc éviter à notre pays de retomber dans une crise comme celle-ci, nous avons décidé de faire une manœuvre conjointe le long de nos frontières pour détecter et mettre fin à la criminalité transfrontalière et donner l’assurance aux populations…

Cette expérience est une première avec la Guinée. Nous avons des opérations comme ça avec la Côte d’Ivoire. La raison de cette opération avec la Guinée est que le pays a un contingent au Mali, la Côte d’Ivoire également, ainsi que le Liberia. Mais ce qui se passe en Côte d’Ivoire, le Libera et la Guinée ne sont pas loin de subir ces choses. Et, nous savons tous que nous avons de très longues frontières, qui sont aussi des frontières poreuses.

Les criminels usent de ces endroits pour entrer dans les pays et entreprennent des actions criminelles. C’est pour cette raison que nous essayons d’organiser ces opérations. Il y a un dicton au Libéria qui dit que mieux vaut tard que jamais. Même si ça a pris du temps, nous comprenons que c’est le moment pour nous de s’unir et de mener cette opération », a-t-elle laissé entendre.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél: 621 09 08 18

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Accessibilité au traitement du VIH : des personnes infectées interpellent l’Etat et les partenaires

10 septembre 2019 à 19 07 59 09599

Pour améliorer l’accessibilité au traitement du VIH/SIDA, le Réseau Guinéen des Personnes Infectées et Affectées par le VIH/Sida (REGAP+) et la Coalition Internationale pour la Préparation au Traitement (ITPC) ont présenté un plaidoyer ce mardi, 10 septembre 2019. C’est un réceptif hôtelier de Conakry qui a servi de cadre à cette présentation, adressée aux autorités guinéennes et aux Partenaires Techniques et Financiers (PTF) a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Dans son allocution, le rapporteur du Groupe Consultatif Communautaire et responsable suivi-évaluation de l’Association des Femmes de Guinée pour la lutte contre les Maladies Sexuellement transmissibles y compris le SIDA (ASFEGMASSI), Docteur Mamady Keira, est revenu sur l’objectif de cette rencontre.

« L’objectif de ce plaidoyer vise, entre-autres, à partager : les objectifs de l’observatoire communautaire pour l’accès aux soins et aux traitements de qualité ; partager les résultats issus de la mise en œuvre des activités de l’observatoire communautaire de ITPC/REGAP+ ; discuter et orienter les stratégies du groupe consultatif communautaire ; faire le plaidoyer auprès des autorités politico-administratives et les partenaires techniques et financiers (PTF) pour l’amélioration de la qualité de la prise en charge chez les personnes vivant avec le VIH… »

Pour sa part, Dr Mamadou Thiapa Diallo, responsables des programmes et projet du REGAP+, dans sa présentation des résultats de l’observatoire, a livré quelques tendances des données pour les personnes qui ont fait le dépistage courant 2019. « Pour ce trimestre, nous avons 3593 cas de dépistage. Nous constatons ici, ce sont les femmes enceintes qui ont fait le maximum de dépistage, suivi des jeunes de 15 à 24 ans ; avec 15% chez les jeunes et 72% chez les femmes enceintes.

Pour les personnes dépistées positives et qui connaissent les résultats au niveau de ces 12 sites selon les signes, il y a eu 162 cas qui ont été dépistées positifs, dont les femmes enceintes ont aussi une grande partie : 48% ; suivis des jeunes dont l’âge varie entre 15 et 24 ans, 27%. Les professionnels de sexe 16%. Sur les 162 cas dépistés positifs 141 ont été initiés au traitement », a-t-il précisé.

Dans son discours, la présidente du groupe consultatif, Hadja Aminata Soumahoro, a fait savoir que la Guinée, à travers le REGAP+, est en charge de la mise en œuvre des activités de l’observatoire communautaire national pour améliorer l’accessibilité au traitement du VIH des personnes concernées au niveau des sites sélectionnés pour la période 2017-2019. « La surveillance du système de santé par les communautés améliore l’accès des personnes aux services sanitaires et offre de la qualité du système de santé, ainsi que le respect des droits de l’homme par une responsabilité améliorée.

C’est dans cette optique que le REGAP+, en collaboration avec ITPC Ouest Afrique, a sélectionné 12 structures, dont deux zones communautaires (Kindia et Conakry), pour la mise en œuvre des activités de l’observatoire au niveau des services de prise en charge, ciblant les personnes vivant avec le VIH, les femmes enceintes, les populations clés, les jeunes de 12 à 24 ans et les Utilisateurs des Drogues Injectables (UDI) », a-t-elle expliqué.

En outre, Hadja Aminata Soumahoro a mentionné quelques dysfonctionnements liés à leur activité. « Il s’agit entre-autres : la panne des appareils à charge virale dans les sites de prise couverte par le projet ; le délai de compte-rendu des résultats des examens biologiques assez long (3 à 6 mois) ; le faible dépistage des utilisateurs des drogues injectables et les populations clés ; les ruptures des équipements et des matériels de laboratoire pour la réalisation des examens biologiques, y compris la charge virale ; la faible initiation des nouveaux cas dépistés positifs au VIH » a-elle énuméré.

Devant les nombreux défis recensés dans le cadre de la lutte contre le VIH et pour l’atteinte des objectifs de l’ONU/SIDA à l’horizon 2030, le Groupe Consultatif Communautaire (GCC), à travers le REGAP+, « sollicite un soutien pour la mobilisation des ressources auprès des partenaires techniques et financiers pour la poursuite des activités de l’observatoire communautaire au traitement du VIH en République de Guinée ».

Saidou Hady Diallo pour Guineematin.com

Tel: 620 589 527/654 416 922

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CAN U23 : la Guinée ne sera pas de la partie

10 septembre 2019 à 19 07 38 09389

Malgré sa victoire au match aller face à la Côte d’Ivoire au compte du dernier tour des éliminatoires de la CAN U23 2019, la Guinée ne disputera pas cette compétition. Le Syli Espoir a été éliminé ce mardi, 10 septembre 2019, après une défaite (1-2) concédée à Conakry, a constaté Guineematin.com à travers un de ses journalistes.

Avec une victoire (1-0) obtenue à l’extérieur au match aller, la Guinée partait favorite de ce match retour disputé devant son public. Mais sur le terrain, ce sont les ivoiriens qui ont vite pris les choses. Dans les premières minutes du match, Moussa Camara, le gardien guinéen a dû se déployer plusieurs fois pour empêcher les ivoiriens à ouvrir le score. Chose qu’il n’a finalement pas réussi à éviter. Car Christian Kouamé Kouakou a ouvert la marque à la 17ème minute, remettant les deux équipes à égalité.

Ce but a réveillé les joueurs guinéens. Les hommes de Souleymane Camara Abedi ont réagi en se créant plusieurs situations dangereuses. Ils ont été récompensés à la 35ème minute de jeu par le but égalisateur de Moussa Corso Traoré, qui a redonné espoir au stade du 28 septembre de Conakry. La Guinée va à la pause avec ce score favorable qui lui permettait de se qualifier.

Mais, les Eléphanteaux n’avaient pas dit leur dernier mot. Alors le Syli Espoir semblait maîtriser le match, l’équipe guinéenne se fait surprendre par Ahmed Junior qui a inscrit le deuxième but ivoirien à la 63ème minute. Dominateurs dans le jeu, les mois de 23 ans guinéens ont tenté de revenir encore au score, mais en vain. Ils ont fini par s’incliner sur le score de 2 buts à 1.

Scènes de violences après le match

Avec leurs 2 buts inscrits à l’extérieur, les ivoiriens se qualifient pour la Coupe d’Afrique des moins de 23 ans prévue du 08 au 22 novembre prochain en Egypte. Et, certains supporters guinéens n’ont pas digéré cette élimination. Juste après le coup de sifflet final, ils sont mis à jeter des projectiles sur la pelouse, tout en scandant des slogans hostiles au sélectionneur guinéen.

Souleymane Camara Abedi est accusé d’avoir des mauvais choix en mettant Jules Keita et Mai Traoré sur le banc, alors qu’ils avaient fait un bon match à l’aller. La police a réagi avec des tirs de gaz lacrymogène. Au moins une personne a été blessée et plusieurs se sont évanouies sous l’effet du gaz.

Abdoul Aziz Sow pour Guineematin.com

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Vers la tenue des législatives : Me Salifou Kébé annonce « une révision totale des électeurs »

10 septembre 2019 à 18 06 33 09339

Dans le cadre de sa prise de contact avec les membres des institutions sociopolitiques de notre pays, le Premier ministre, Kassory Fofana a eu un entretien avec la Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI) dans l’après-midi de ce mardi, 10 septembre 2019. Il a été essentiellement question des voies et moyens à mettre en œuvre pour la tenue dans un bref délai des élections législatives en Guinée, a appris sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

L’entretien entre le Premier ministre, Ibrahima Kassory Fofana, et le président de la CENI, maitre Amadou Salifou Kébé, a duré une bonne heure. A sa sortie, maitre Amadou Salifou Kébé a tout d’abord dévoilé le contenu de l’entretien avec Kassory Fofana. « Le Premier ministre nous a donnés beaucoup d’informations en ce qui concerne la disponibilité de l’Etat à accompagner la CENI, à mettre les moyens à notre disposition pour pouvoir réaliser toutes les activités prévues dans notre chronogramme.

La CENI aussi a décliné un certain nombre de difficultés qu’elle a rencontrées jusqu’à présent, mais qui ont été petit-à-petit levées. Et aujourd’hui, nous sommes entrain d’aller sereinement vers la réalisation de ces élections. Rendez-vous a été pris, cette fois-ci la CENI va revenir devant le PM et les membres du gouvernement pour donner la date réelle à laquelle elle pourra organiser les élections ».

A la question de savoir à quelle date les législatives pourraient se tenir, maitre Kébé répond : « à la CENI, nous n’avons pas encore statué sur la date de la tenue des élections. Puisque la CENI est un organe qui décide de façon consensuelle, nous n’avons pas encore tablé sur la question. Les 235 jours du chronogramme auraient dû se dérouler à partir de la levée de l’ensemble des contraintes. Elles sont aujourd’hui levées et les 235 jours ont commencé à courir, mais je ne saurai vous dire à partir de quelle date ».

Pour ce qui est des difficultés, le président de la CENI na fait savoir qu’elles sont majoritairement réglées. « Les difficultés financières ont été levées, le matériel qui devait être commandé a été fait, le site central et le logiciel sur qui nous devons commander est aujourd’hui dans nos murs, les serveurs qui devaient venir sont entrain d’être installés. Nous pensons que les difficultés majeures sont parties ».

Par rapport à l’opérateur technique, maitre Kébé a apporté des précisions en se fondant sur la novelle loi sur la CENI : « l’opérateur technique est déjà là, il est entrain de travailler. Ne vous-méprenez pas. Une nouvelle loi est intervenue dans notre pays. Cette loi a dévolu à l’Etat guinéen, en partie, ce que l’opérateur technique faisait avant, et l’autre partie est dévolue à la CENI. Ce que nous avons fait en recrutant un cabinet d’ingénierie qui est entrain de travailler.

Il ne reste que le recrutement des opérateurs techniques de saisie sur le terrain qui vont être formés et déployés. Et c’est un opérateur local qui a l’habitude de le faire. J’insiste là-dessus, l’opérateur technique international, comme vous l’avez connu, n’existe plus. La loi a éclaté son rôle entre deux entités, à savoir l’Etat guinéen et la CENI ».

Pour finir, maitre Salifou Kébé a dit qu’il y aura bien « une révision totale des électeurs avant la tenue des législatives ».

La prochaine étape de la consultation engagée par le Premier ministre sera l’Assemblée Nationale, le jeudi 12 septembre à 10 heures.

Alpha Mamadou Diallo pour Guineematin.com

Tél : 628 17 99 17

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Achoura : l’association Ahloul Bayt commémore l’événement dans la ferveur

10 septembre 2019 à 18 06 16 09169

L’association Ahloul Bayt a clôturé ce mardi, 10 septembre 2019, ses activités commémoratives d’Achoura, 10ème jour du premier mois du calendrier musulman. Chez les Chiites, cette date commémore l’assassinat de l’imam Hussein, petit-fils du prophète Mohamed (PSL). La cérémonie a eu lieu à la grande mosquée Al Moustapha de la Cimenterie, dans la préfecture de Dubreka, a constaté un reporter de Guineematin.com qui était sur place.

Plusieurs imams, autorités religieuses et des fidèles musulmans venus de Conakry et de Dubreka, ont pris part à cette cérémonie. Dans son adresse à l’assistance, le grand imam de cette mosquée est revenu sur l’objectif de cette activité.

« Nous sommes réunis ici aujourd’hui pour commémorer le 10ème jour du premier mois lunaire. Une date à l’occasion de laquelle, toute l’humanité doit davantage s’unir, s’aimer, s’entraider, se pardonner, se rapprocher, prier pour le repos de l’âme de nos devanciers. Une date pendant laquelle il faut aussi renforcer les liens de parenté, d’amitié ; aider les pauvres, faire des sacrifices. Car c’est ce que Dieu et son messager Mohamed (PSL) recommandent aux musulmans », a expliqué l’imam Muhammad Saliou Diallo.

Selon le leader religieux, cet événement n’est pas celui d’une quelconque secte, mais de tous les musulmans dans leur diversité. Cela, pour commémorer la mort d’un grand homme de Dieu. « Cette rencontre s’inscrit également dans le cadre de la commémoration de la date de l’assassinat de l’imam Al Hussein, à la fois petit-fils et successeur du prophète Mohamed (PSL). L’imam Hussein a été désigné par son grand-père pour continuer à transmettre le message de Dieu à l’humanité. Mais, il fut assassiné à Karbala, en Irak.

Maintenant, il est important de faire connaître aux musulmans l’histoire de son assassinat, afin de partager les douleurs du prophète Mohamed (PSL). Parce que si Mohamed était vivant le jour de l’assassinat de l’imam Hussein, il allait sans doute pleurer. C’est pourquoi, à l’occasion de cette date, il faut rappeler les circonstances de cette mort tragique aux musulmans, inviter tous les musulmans à s’aimer et à faire preuve de bonne conduite envers toutes les créatures de Dieu ».

Mamadou Saïdou Baldé, participant à cette rencontre, s’est réjoui de la forte mobilisation des fidèles musulmans et du bon déroulement de la cérémonie. « Nous célébrons ici le martyr de l’imam Al Hussein et de plus de 70 membres de la famille du prophète Mohamed (PSL). Mais, je dois dire que je suis très content de la mobilisation massive des musulmans. Cette mobilisation montre que le message portant sur l’assassinat de la famille du prophète à Karbala (Irak) en 680 est en train de passer à travers l’association Ahloul Bayt. L’histoire de ce martyr doit être connue de tout le monde, sinon il sera difficile de savoir pourquoi on célèbre cette date.

Alors que ce qui fait mal au prophète Mohamed (PSL) doit faire mal aux musulmans. Ce qui lui plaisir aussi doit plaire aux musulmans. Le martyr de la famille du prophète est un fait historique qui n’était pas connu de tout le monde, mais je constate que les gens commencent à le connaitre petit à petit par la grâce de Dieu. C’est ce qui fait que la mobilisation commence à devenir de plus en plus importante. Les gens commencent à comprendre que la famille du prophète a été assassinée par des gens qui se réclament comme étant des musulmans et qui font de ce jour, un jour de fête alors que c’est un jour de deuil. Donc pleurer la mort de sa famille, c’est être avec le prophète », a indiqué le jeune fidèle.

La cérémonie a pris fin par des prières et bénédictions faites par l’imam de la mosquée de Bambéto.

Mamadou Bhoye Laafa Sow pour Guineematin.com
Tel : (00224) 622919225 / 666919225

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Préparatifs de la rentrée des classes : les fournitures scolaires inondent les marchés

10 septembre 2019 à 16 04 52 09529

Suite à la l’annonce de la date de la prochaine rentrée scolaire, les préparatifs ont commencé chez tous les acteurs concernés. A Conakry, les fournitures scolaires ont envahi les marchés. Les vendeurs ont fait le plein de leurs places, mais les clients, eux, se font rares pour le moment, a constaté un reporter de Guineematin.com qui s’est rendu au marché de Taouyah, dans la commune de Ratoma.

Dans trois semaines et deux jours précisément (le 03 octobre 2019), les élèves guinéens et leurs enseignants reprendront le chemin des classes. Après l’annonce de la date de la rentrée par le ministère de l’éducation nationale et de l’alphabétisation, l’heure est aux préparatifs. C’est dans ce cadre que plusieurs marchands ont rempli leurs places de fournitures scolaires. C’est le cas de Mamadou Tafsir Diallo, vendeur de tenues scolaires au marché de Taouyah.

« Nous nous préparons par rapport à l’ouverture des classes. Nous avons envoyé différents types de tenues scolaires ; que ce soit pour les lycéens, les collégiens ou ceux du primaire, tout est disponible. Et, les prix n’ont pas varié pour le moment : les tenues kaki (pour les collégiens), le mètre se vend à 20 mille et à 22 mille francs. La tenue des lycéens, le mètre est vendu à 25 mille. Et les tenues d’écoliers, le mètre coûte entre 15 mille et 20 mille francs », a-t-il expliqué, précisant que « pour l’instant, l’engouement n’est pas de taille, les clients ne viennent pas d’abord en grand nombre. Mais, on espère qu’ils viendront au fur et à mesure que la date de la rentrée approchera ».

Nantenin Keita, vend également des fournitures scolaires dans ce marché. Selon elle, « le prix des cahiers a connu une légère augmentation par rapport à l’année passée. Le paquet de cahiers de 100 pages et de 200 pages coûte 15 mille francs alors qu’il était vendu ici à 13 mille l’année dernière. Pour les stylos, les ardoises et les sacs, les prix sont les mêmes. Pour les sacs par exemple, ils varient en fonction de la qualité », a expliqué la vendeuse, qui se plaint également de la rareté des clients.

Une situation que Alpha Sow, parent d’élèves, explique par la conjoncture économique difficile. « Je crois que c’est la conjoncture économique qui explique le manque d’affluence des clients. Car beaucoup de parents n’ont pas les moyens pour acheter les fournitures scolaires au même moment. Donc nous nous préparons petit à petit en faisant des achats étape à par étape », a-t-il souligné.

Aïssatou Sow pour Guineematin.com

Tel: 628 50 73 80

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Siguiri : accusé de s’immiscer dans la mise en place de la CEPI, Siné Magassouba se défend

10 septembre 2019 à 15 03 43 09439

On vous l’annonçait précédemment, la composition de la CEPI de Siguiri peine encore à être effective. Car les deux représentants de la société, dont l’un doit présider ce démembrement de la CENI, n’ont toujours pas pris fonction. Selon certains acteurs de la société civile, cette situation est due à l’immixtion dans le processus de Siné Magassouba et de Namory Doumbouya, respectivement secrétaire général chargé des collectivités et secrétaire chargé des affaires administratives à la préfecture de Siguiri. Les deux responsables sont accusés d’avoir récusé l’ex présidente de la CEPI qui devait être reconduit à ce poste.

Ils reprocheraient à la dame, Eva Condé, d’avoir refusé de tricher les dernières élections locales en faveur du RPG Arc-en-ciel, le parti au pouvoir. Siné Magassouba a réagi à ces accusations au micro du correspondant de Guineematin.com à Siguiri. Le secrétaire général chargé des collectivités décentralisées assure qu’il n’est nullement impliqué dans ce processus. Il indique qu’il a tenté d’ailleurs de déjouer un complot que certains membres de la société civile ont monté contre Eva Condé pour l’exclure. Nous vous proposons ci-dessous sa réaction.

« J’ai vu les tentatives de la société civile de comploter contre Eva Condé. Pendant le renouvellement de leur bureau, ils n’ont pas informé la préfecture. Quand je l’ai appris, j’ai protesté, c’était au temps du préfet Ibrahima Kalil Keita. J’ai dit que la préfecture doit être à côté pour être témoin de ces élections. Ils (les responsables de la société civile) sont venus nous présenter des excuses, on a validé leur liste. Et, lorsqu’il s’est agi aussi de choisir leurs représentants dans les sous-préfectures, ils ont fait l’opération sans nous consulter. C’est ainsi qu’un élément de la société civile est venu attirer mon attention, j’ai aussitôt convoqué une réunion, j’ai dit non, c’est nul et non effet, on doit être témoin. Et là aussi ils m’ont donné raison.

J’ai convoqué une réunion avec la société civile, sur 13 membres, 7 ont répondu, j’ai protesté en disant que la société civile doit venir et entièrement. J’ai dit ce jour que la présidente de la CEPI (Eva Condé) doit venir, et que si elle n’était pas présente, moi je ne prendrais aucune décision. Certains m’ont dit qu’elle n’est pas membre de la société civile. Je leur ai demandé alors à quel titre elle est allée à la CEPI et a été élue présidente de la structure. Quelqu’un a répondu qu’elle appartenait à une organisation féminine. Je lui ai dit que les organisations féminines appartiennent à la société civile.

Un autre a répliqué en disant que la dame n’a pas eu son Bac, je lui ai demandé pourquoi alors elle a dirigé la CEPI durant tout ce temps. Après je me suis retiré de la réunion, je suis parti. Je ne sais pas comment ils ont désigné leurs représentants à la CEPI ni même les noms des personnes désignées. Je pense que c’est au niveau de la présentation que les choses ont mal tourné, mais je n’ai rien à avoir dans cette affaire. Je suis étonné donc que je sois accusé par le camp d’Eva d’être contre elle », a-t-il laissé entendre.

De son côté, Namory Doumbouya garde toujours le silence sur la question.

De Siguiri, Bérété Lancéï Condé pour Guineematin.com

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Vers l’ouverture des classes : plusieurs écoles publiques de Conakry en mauvais état

10 septembre 2019 à 14 02 27 09279

Dans moins d’un mois, les élèves guinéens vont reprendre le chemin de l’école. Plusieurs établissements scolaires publics de Conakry sont aujourd’hui dans un mauvais état. Toitures, plafonds, portes, fenêtres et même le sol sont délabrés dans certaines écoles publiques à l’image du collège de Koloma, de l’école primaire de Sangoyah et du collège Almamy Samory Touré de Sangoyah, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

L’ouverture des classes est programmée pour le mercredi 03 octobre au compte de l’année scolaire 2019/2020. Au moment où les uns et les autres sont à pied d’œuvre pour une bonne reprise, certaines écoles publiques de la capitale guinéenne sont dans un état de délabrement poussé.

C’est le cas du collège Koloma, dans la commune de Ratoma, composé de six salles de classes et d’une direction. Même si des travaux sont entrepris par la construction d’un nouveau bâtiment, l’ancien quant à lui présente un visage pour le moins hideux : plafonds en lambeaux, murs lézardés, fenêtres démontées, de nombreux tables-bancs cassés, des toilettes insalubres…. A la direction, en dehors du bureau du principal, tout est dans le noir. Un membre de la direction, visiblement gêné par le visage de l’établissement, a préféré donné sa langue au chat.

A l’école primaire de Sangoyah, dans la commune de Matoto, composé de deux blocs, il suffit de mettre pied dans cour pour apercevoir les moisissures sur les murs. A l’intérieur, le premier bloc présente une image peu reluisante : la dégradation du sol et des murs est très avancée, il n’y a pas de fenêtres, les unes sont béantes, les autres sont fermées par des planchers qui servent d’antivols, d’autres servent de sèche-linge. Le second bloc vient à peine d’être rénové, mais ne peut contenir l’effectif pléthorique de cette école.

Selon Amara Camara, directeur de l’école, le second bloc a été rénové, mais le premier est en mauvais état. « Mon école est composée de deux blocs. Il y a un bloc qui est complètement rénové, flambant neuf, avec une rénovation qui va en profondeur, parce que depuis le sol jusqu’à la toiture, tout est fait. C’est les mêmes travaux qu’on va entreprendre sur l’autre bloc. Nous entendons déménager dans ce bloc rénové afin que le second soit aussi rénové. Il faut dire que cette école a 30 ans de vie. Un bâtiment qui n’a jamais connu d’entretien, vous savez que ça, ça laisse des traces.

En terme de dégradation, on peut dire que les portes existent mais elles sont vieillissantes, vous avez constaté les ouvertures, il y a un problème ; les antivols ont été remplacés par du bois. Il y a aussi l’extrême vétusté des murs dont les mesures d’entretien sont déjà prises par l’Etat. La dégradation du sol, avec un effectif de 3 mille à 4 mille élèves, ça laisse des traces. Quand un bâtiment supporte plus de 3 mille ou 4 mille élèves pour 30 ans, en matière de désaffection, il y aura forcement des dégradations. Dans mes prévisions, j’ai 3512 élèves pour 28 salles de classe avec un effectif de 60, y compris le personnel enseignant », a-t-il laissé entendre.

Au collège Almamy Samory Touré de Sangoyah, contigu à l’école primaire de Sangoyah, les réalités sont les mêmes. Cet établissement à étage a connu un début de rénovation, mais offre une physionomie déplaisante : les murs, le sol, les toilettes sont dans un très mauvais état.

Le principal de ce collège, Ahmed Moussa Condé, qui se réjouit du démarrage des travaux de rénovation, se dit aujourd’hui très inquiet de leur arrêt momentané. « Cette école a été créée depuis 1989 et donc l’Etat a pris des initiatives l’année passée pour la rénovation de toutes les écoles Africof. C’est ainsi que notre école a été introduite dans le projet. A un certain moment, ça a été interrompu. Donc s’ils rénovent cette école, c’est une plaie qu’ils auront guérie.

Maintenant comme ils ont pris cette initiative, nous souhaiterions que cela soit réalisé pour que l’excès du nombre d’élèves soit évité dans les salles de classe. 11 salles sont en attente, on serait heureux vraiment à ce que les travaux soient accélérés. On attend impatiemment de voir la finition. On a 2800 élèves pour 12 salles de classe fonctionnelles et 78 enseignants », a-t-il fait savoir.

Mamadou Bhoye Laafa Sow pour Guineematin.com

Tel : (00224) 622919225 / 666919225

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Baisse de la pluviométrie à Kankan : un spécialiste tire la sonnette d’alarme

10 septembre 2019 à 13 01 13 09139

Contrairement aux années passées, la région de Kankan fait face à une faible pluviométrie en cette période hivernale. La situation est jugée très préoccupante par les responsables du service météorologique local basé au quartier Météo dans la commune urbaine de Kankan, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

La région de la savane guinéenne connait une diminution régulière de la pluviométrie, notamment pour les trois (3) dernières décennies. De nombreux facteurs, notamment provoqués par l’être humain, sont à l’origine de ce drame silencieux. Une situation qui inquiète les citoyens, mais surtout les spécialistes de la météorologie.

Selon Koumbozono Béavogui, observateur météo en service au centre météorologique de Kankan « de 1989 à cette année 2019, nous constatons que la pluviométrie ne cesse de baisser à un rythme très inquiétant. L’exception est survenue seulement au cours de l’année passée où nous avons même enregistré de terribles inondations dans la commune urbaine. En termes de comparaison, si nous prenons le mois de juillet 2018 et celui de 2019, nous avons connu un excédent de 5, 4 millimètres au cours du premier. Mais au cours de celui-ci, on était vraiment à un très faible niveau ».

Parlant des causes et des conséquences de ce déficit hydrique, Koumbozono Béavogui a fait savoir que c’est toute notre existence du futur qui est en danger. « D’abord, la première explication c’est la croissance démographique. Il y a aussi une mauvaise gestion de nos espaces forestiers et culturaux, les feux de brousse, la coupe abusive des bois. Tout cela affecte sérieusement la profondeur de nos cours d’eau, occasionne la précocité ou la tardiveté des cultures. Il y a aussi le risque imminent d’apparition de nouvelles épidémies. Nous vivons en ce moment des moments critiques et difficiles. Le climat a changé », a-t-il laissé entendre.

Pour faire face à cette situation, notre interlocuteur préconise un certain nombre de comportements à observer. « La population doit consulter la météo. Les projets de construction des barrages, par exemple, doivent être exécutés sur le terrain en tenant compte des paramètres météorologiques ; protéger nos espaces de forêt. Il est certes difficile d’empêcher la croissance démographique, mais il faut beaucoup miser sur le reboisement des espaces déjà dégradés et lutter contre les pratiques néfastes le long des cours d’eau », a-t-il conseillé.

Alors que la saison pluvieuse tire à sa fin, l’on se demande quelle sera la conséquence de cette faible pluviométrie sur le rendement de la campagne agricole 2019 dans la région.

De Kankan, Abdoulaye N’koya Sylla, pour Guineematin.com

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Concours d’accès aux écoles professionnelles : « tout se passe bien pour l’instant à Kindia »

10 septembre 2019 à 12 12 40 09409

Comme annoncé précédemment, le concours d’accès aux écoles techniques et professionnelles a démarré hier, lundi 09 septembre 2019, sur l’ensemble du territoire guinéen. Dans la préfecture de Kindia, 1061 candidats vont prendre part à ces évaluations, a appris Guineematin.com à travers un de ses correspondants sur place.

C’est à l’école normale des instituteurs de Kindia que se déroule ce concours, qui a démarré avec les candidats de l’ENAM. « On a commencé avec les candidats de l’ENAM dans la préfecture de Kindia, où nous avons 1061 candidats pour les différentes filières : ENS 655 candidats ; ENI 294 candidats ; Enseignement général 34 candidats pour le préscolaire et 9 candidats pour le Franco-arabe ; CFP 229 candidats et l’ENAM 32 candidats », a indiqué Samuel Mansaré, directeur par intérim chargé des examens et concours à la direction préfectorale de l’enseignement technique et professionnel de Kindia.

Interrogé sur le déroulement de ces épreuves, Aboubacar Soumah, le délégué national qui supervise le concours à Kindia, a salué la qualité de l’organisation. « L’organisation est à la hauteur de l’attente. On a tenu une très grande réunion avec les candidats pour les derniers réglages avant le début des épreuves. On a parlé de ce qu’il faut faire et ce qu’il ne faut pas faire. Mais, je me suis personnellement impliqué dans la collecte des dossiers, l’inspecteur de la région de Kindia aussi s’est impliqué pour que les choses se passent dans les règles de l’art.

On a d’abord vérifié l’authenticité des diplômes parce que si tu n’as pas un bon diplôme, tu ne peux pas être enregistré. Il y a deux types de concours, à savoir le type A et le type B. Pour le type A, on n’a pas assez de pression mais le type B notamment l’ENAM, l’ENI, l’Ecole Nationale de la Santé(ENS) etc. il faut absolument avoir le Baccalauréat », a dit monsieur Soumah.

A l’issue de la première journée, certains candidats ont affiché un sentiment de satisfaction et d’espoir. C’est le cas de Mohamed Lamine Savané, candidat au concours de type B pour le compte de l’ENAM. « J’ai abordé les premières épreuves avec sérénité et j’ai un très bon sentiment, parce que je n’ai pas eu de difficultés. Le sujet de français par exemple était à ma portée parce qu’il parle du développement de notre pays. Donc tout se passe bien pour l’instant, je prie le bon Dieu que ça continue comme ça », a-t-il dit.

De Kindia, Amadou Bailo Batouala Diallo pour Guineematin.com

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Ratoma : « quiconque dépose les ordures sur la route doit payer 500 mille francs »

10 septembre 2019 à 12 12 13 09139

Dans son combat contre l’insalubrité dans sa commune, notamment le long de la route Le Prince, la mairie de Ratoma a pris des mesures draconiennes. Désormais, le dépôt des ordures sur la route est passible d’une amende de 500 mille francs non négociable. Des marchands qui tiennent des boutiques à Cosa l’ont appris à leurs dépens ce lundi, 09 septembre 2019. Quatre d’entre eux ont été sanctionnés, a appris Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Alpha Oumar Barry, détenteur d’une épicerie à Cosa et trois autres voisins à lui sont tombés dans les filets de la brigade de salubrité publique de la commune de Ratoma. « Ce matin, des soi-disant membres de la brigade de salubrité publique, sont venus ici pour nous dire que nous ne sommes pas abonnés à la PME et qu’il y a des ordures devant nos places. Donc ils nous ont emmenés à la police, puis nous ont demandé de l’argent.

Ils ont dit que chacun de nous doit payer 500 000 francs. Avec la pression de la police, ils ont réussi à nous faire payer les 500 000 francs, parce qu’ils ont dit que si on refusait, ils allaient nous enfermer. C’est vrai que nous ne sommes pas abonnés à la PME, mais on n’a pas également vu des agents de la PME qui ont demandé à ce qu’on s’abonne », a expliqué le jeune marchand qui dénonce une arnaque.

« Ils sont venus sans badge, ni un document qui prouvent qu’ils sont de la salubrité publique. Seulement, ils avaient un cahier et étaient accompagnés des policiers de la CMIS qui est à côté. Avec la pression des policiers, on ne pouvait rien. Parce que moi-même, on a enlevé mes chaussures, ils ont voulu me mettre en prison quand j’avais refusé de donner la somme demandée. Lorsque nous sommes partis avec eux, nous n’avons pas eu l’occasion de nous expliquer, ils ont juste fait ce qu’ils veulent parce qu’ils ont le pouvoir », ajoute Alpha Oumar Barry.

Joint au téléphone par notre rédaction, Hamidou Cissé, coordinateur chargé de l’assainissement au niveau de la commune de Ratoma, a expliqué qu’il ne s’agit nullement d’une arnaque. Selon lui, les agents qui sont sur le terrain agissent sur ordres de la mairie de cette commune qui, dans son programme de lutte contre l’insalubrité, a pris certaines mesures drastiques. « La commune de Ratoma regorge 45 PME, ces PME sont des entreprises privées qui s’occupent de la collectent des ordures dans les quartiers. Chaque famille doit aller chez le chef de quartier et s’abonner à l’entreprise d’assainissement qui a le contrat de ce quartier.

Mais, il y a des gens qui refusent de s’abonner, ils préfèrent prendre les ordures et les déposer sur le terre-plein. Au temps du maire défunt Souleymane Taran Diallo, on a réussi à arrêter cette pratique, et toutes les ordures qui étaient le long de la route Le Prince ont été ramassées. Mais, dès qu’on a annoncé le décès du maire Taran, les gens ont repris la même pratique, tout le monde a vu les immondices qui étaient sur le terre-plein. C’est ainsi qu’avec l’ANASP (Agence Nationale d’Assainissement et de Salubrité Publique), on a pris des dispositions pour dégager complètement les lieux.

Et, les conseillers communaux ont pris des dispositions maintenant : ils ont mis une équipe sur le terrain pour surveiller la route et en même temps aller sur le terrain pour faire la sensibilisation avec les chefs de quartiers et chefs de secteurs pour que les gens acceptent de s’abonner. Maintenant, après la sensibilisation, quiconque dépose des ordures sur la route doit payer une amende de 500 000 francs. Donc c’est ce qui s’est passé là-bas, il ne s’agit pas d’arnaque. C’est pour emmener les gens à s’abonner », a-t-il laissé entendre.

Fatoumata Djouldé Diallo pour Guineematin.com

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Kassory Fofana : « je n’ai ni des positions figées, ni des positions personnelles à faire valoir »

10 septembre 2019 à 9 09 29 09299

Désigné la semaine dernière par le chef de l’Etat guinéen pour ouvrir et conduire des consultations avec les acteurs sociopolitiques « en vue de recueillir les avis des uns et des autres sur les questions de préoccupation nationale » dans le pays, le Premier ministre, Kassory Fofana, s’est aussitôt vu « récusé » par les partis d’opposition et certaines plateformes de la société civile guinéenne (dont le front national pour la défense de la constitution). Mais, bien que présenté comme « un mauvais interlocuteur », le chef du gouvernement guinéen tente de rassurer de sa bonne foi d’écouter tout le monde.

Dans une communication transmise à la presse nationale dans la soirée d’hier, lundi 09 septembre 2019, le Premier ministre a invité les acteurs sociopolitiques à saisir l’occasion (les consultations) qui leur est offerte pour partager leurs avis et positions sur toutes les questions d’intérêt national.

« Personne parmi nous ne doit se dérober de cette responsabilité civique et exaltante… C’est pendant les heures difficiles qu’on reconnait les grands hommes ; et, l’histoire a montré sous tous les cieux, notamment en Afrique, que refuser de dialoguer, c’est se détourner du peuple et de ses préoccupations fondamentales et l’exposer à tous les risques, à tous les dangers aux conséquences souvent fâcheuses », a indiqué Kassory Fofana.

Pour convaincre de sa bonne foi (alors qu’il a déjà dit doublement : OUI à une nouvelle constitution qui permettrait au président Alpha Condé de rester au pouvoir après la fin de son dernier mandat), le chef du gouvernement guinéen assure qu’il conduira les consultations sans préjugés.

« Pour ces consultations avec les différentes composantes de la nation, je n’ai pas de préjugés, je n’ai pas de certitude. Je n’ai ni des positions figées, ni des positions personnelles à faire valoir. Non ! Mon but ne sera pas d’imposer des choix ou de négocier ou annoncer des décisions déjà arrêtées. Mon but ne sera non plus de partager des positions ou des convictions personnelles, d’orienter ou influencer les opinions ou les prises de position des différents acteurs à consulter… Dans l’intérêt du peuple que nous nous sommes tous engagés à aimer et servir, protéger et défendre, j’appelle solennellement tous les acteurs invités aux consultations à saisir l’occasion qui leur est offerte… », a dit Kassory Fofana, tout en précisant que sa mission n’est pas d’engager des négociations ou de conduire un dialogue.

Mamadou Baïlo Keïta pour Guineematin.com

Tél. : 622 97 27 22

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Téléphonie mobile : Oudy 1er redevient l’ambassadeur officiel de MTN Guinée

10 septembre 2019 à 9 09 19 09199

Zakiou Deen Camara, connu sous le nom de Oudy 1er est à nouveau l’ambassadeur officiel de MTN Guinée. L’artiste et la société de téléphonie mobile ont signé un nouveau contrat de partenariat hier, lundi 09 septembre 2019. La cérémonie s’est déroulée au siège de MTN Guinée à Conakry, en présence des avocats des deux parties, a constaté un reporter de Guineematin.com qui était sur place.

Labila Haba, directeur du département juridique de MTN Guinée

Ce nouveau contrat de partenariat met un terme au malentendu qu’il y avait eu entre le concepteur du « Soumakaya » et la société. Selon Labila Haba, directeur du département juridique de MTN Guinée, cette cérémonie marque « la relance d’un partenariat qui a longtemps existé entre MTN et cet artiste, et qui a, à un moment donné, pour des raisons d’incompréhension, a été refroidi. Aujourd’hui, nous nous retrouvons autour de cette table pour lancer ce partenariat.

Concrètement, le partenariat va consister à l’accompagnement par l’artiste de MTN à travers certains évènements dans le cadre de la promotion de la marque et de certains produits. Et donc en retour, MTN aura à sponsoriser les évènements organisés par l’artiste. Et, c’est ce qui avait caractérisé le partenariat depuis le début où il était le porte-flambeau en sa qualité d’ambassadeur de la marque MTN en Guinée », a-t-il expliqué.

Camara Zakiou Deen, alias Oudy 1er

De son côté, Zakiou Deen Camara alias Oudy 1er a exprimé sa joie de reprendre la collaboration avec MTN Guinée. Il promet de tout faire pour honorer la confiance placée en lui à nouveau par la société. « Je suis très content d’être à nouveau ambassadeur de la marque MTN en Guinée. C’est toujours un grand plaisir de collaborer avec une maison de téléphonie comme MTN qui est représentée partout en Afrique. C’est vrai qu’au départ, j’étais leur ambassadeur, mais après, on a eu un contentieux qui s’est terminé à l’amiable, qui a abouti à la signature d’un nouveau contrat.

Et donc, je pense que je pourrai encore vendre l’image de cette compagnie comme ça se doit. En tout cas, je suis à leur disposition. Mes attentes, c’est que le contrat soit respecté de part et d’autre. Moi, je suis un artiste qui respecte mon contrat et je pense que MTN aussi va respecter son contrat. (…) Je pense que je serai à la hauteur de ce que la société MTN attend de moi. C’est-à-dire vendre leur image et apporter un plus au service Marketing », a-t-il laissé entendre.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Kindia : le lycée 28 septembre dans un piteux état à la veille de la rentrée scolaire

10 septembre 2019 à 8 08 18 09189

A moins d’un mois de la rentrée scolaire prévue au 03 octobre 2019, le lycée régional 28 septembre de Kindia est loin d’être dans les normes pour accueillir les élèves et les enseignants. L’établissement est fortement dégradé et se trouve aujourd’hui dans un piteux état, a constaté un correspondant de Guineematin.com dans cette préfecture.

Situé sur le site directionnel de Wassou, dans le quartier Tafory Météo, le lycée 28 septembre de Kindia est l’une des écoles publiques les plus fréquentées de la préfecture de Kindia. Composé de 4 grands bâtiments de 16 salles de classe, l’école a été construite en 1957, une année avant l’accession de la Guinée à l’indépendance. Selon nos informations, de cette date à nos jours, elle n’a connu qu’une seule rénovation.

Et aujourd’hui, l’établissement ne répond plus aux normes d’une école. En plus de la vétusté des bâtiments, les salles n’ont plus de portes ni de fenêtres, et l’école n’a pas de cour. Ce qui fait qu’après les heures de cours, les classes sont souvent envahies par des animaux domestiques. Toutes choses qui ne favorisent pas une bonne formation des élèves. Une situation qui préoccupe le proviseur Mohamed Fayo Konaté.

« L’école n’est pas clôturée. Les gens viennent ici n’importe comment, même en plein cours, les passants envahissent la cour, et on n’a pas de possibilité d’empêcher cela. En situation de classe, certains élèves sortent par les fenêtres. Au-delà de ça, chaque année on est victime de vol de tables bancs, je suis même fatigué de me prononcer sur l’état actuel de cette infrastructure scolaire. Allez prendre des images, vous verrez que les images parlent d’elles-mêmes. L’école est fatiguée, parce qu’elle est très vieille. Et, quelle que soit la solidité d’une infrastructure, le temps la détruit progressivement », soutient-il.

Ce lycée fait partie des infrastructures devant être rénovées en prélude aux festivités du 61ème anniversaire de l’indépendance de la Guinée, prévues cette année à Kindia. Mais, à moins d’un mois de cette fête nationale, le travail de rénovation n’a pas encore commencé dans cette école. Ce qui n’empêche pas Mohamed Fayo Konaté de garder espoir quant à la réalisation de ce projet. « Avec le passage des techniciens et des responsables chargés de la rénovation intégrale du lycée, on peut espérer.

Ils ont fait toutes les études, rien n’a été négligé, même les toilettes seront refaites. C’est pourquoi, je souhaiterais que l’initiative voie le jour pour que ce bijou commun soit rénové et que d’autres salles sortent de terre comme le souhaite même le préfet. Nous serons en ce moment dans une cour, et on sera désormais en sécurité. Mais pour le moment, ce sont les infrastructures sécuritaires qu’ils ont mis en évidence », a dit le proviseur.

Avec la reprise des cours qui intervient le 03 octobre prochain, beaucoup se demandent quand est-ce que les travaux de rénovation de cette école, annoncés depuis bientôt un an, vont démarrer.

Mohamed M’Bemba Condé Guineematin.com

Tél. : 628-518-888

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Changements climatiques : plusieurs cultures menacées à Koumbia

10 septembre 2019 à 8 08 16 09169

Plusieurs cultures sont sérieusement menacées cette année à Koumbia, sous-préfecture relevant de la préfecture de Gaoual. Cette situation est due aux effets des changements climatiques, a appris Guineematin.com de paysans locaux.

Selon Alsény Barry, agent technique agricole de Koumbia, les changements climatiques ont provoqué une perturbation du cycle pluviométrique dans cette localité de la Guinée. Ce qui risque de compromettre sérieusement la campagne agricole de cette année. « A cause des changements climatiques, le cycle pluviométrique est sérieusement perturbé ici. Cette année par exemple, à cause du retard des pluies, les gens ont perdu du temps avant de commencer les travaux de labour. Ce qui risque de se répercuter sur les récoltes. Quand le temps du semis a commencé, il y a eu aussi une interruption des pluies. Voyez-vous au mois d’août, les gens ont passé 10 jours sans la moindre goutte de pluie », a-t-il expliqué, craignant sérieusement les conséquences de cette situation sur les récoltes de cette année.

Alseny Barry, agent agricole à Koumbia

Mais, notre interlocuteur rappelle que ce n’est pas la première fois que les agriculteurs de Koumbia subissent les effets des changements climatiques. En 2017 et 2018, des inondations ont causé d’importants dégâts dans la localité. « Les gens ont perdu des habitations, du cheptel, de la volaille, des denrées alimentaires et des biens. Sans oublier que ces pluies diluviennes ont fini par détruire des cultures. Ce qui a eu des conséquences fâcheuses sur les récoltes. Difficilement, certains ont eu des semences. Et cette année, au début des labours dans le Bowé, des charançons sont apparus et ont détruit par endroits les semences surtout les arachides ».

En plus des calamités naturelles, Alsény Barry explique que les agriculteurs de Koumbia sont confrontés à d’autres problèmes, comme le manque de matériels. « Tout Koumbia, avec près de 50 mille habitants, n’a qu’un seul tracteur disponible pour les labours. Ce qui est nettement insuffisant pour l’exploitation des plaines. Et pour résoudre ce problème, il nous faut au moins 10 tracteurs et des charrues pour l’exploitation des 2000 hectares. Les paysans manquent également de moyens, et le personnel technique d’encadrement est nettement insuffisant », souligne cet agent agricole.

En attendant de véritables solutions à ces différents problèmes, M. Barry conseille les paysans à rester en contact avec les agents agricoles, et surtout de former des groupements. « C’est à travers les groupements agricoles que les interventions sont possibles et faciles pour résoudre les nombreux problèmes que nous venons d’aborder ici. Je rappelle que l’un des problèmes soulevés par les paysans est la rareté des projets agricoles. Les seules qui évoluent sur le terrain c’est la fédération des paysans du Fouta Djallon et la Fédération maraichère Bowé-Badiar, et souvent avec des moyens limités. Cette tendance devrait être changée, puisque le développement c’est à la base, et l’agriculture est le secteur le plus pratiqué par les populations », a-t-il souligné.

De retour de Koumbia, Abdallah Baldé pour Guineematin.com

Tél : 628 08 98 45

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