Entretien : Boubacar Sidi Diallo, professeur de droit en Pologne, à Guineematin

26 septembre 2019 à 23 11 06 09069

En séjour en Guinée, son pays d’origine, Boubacar Sidi Diallo, professeur de droit international en Pologne, a accordé un entretien à Guineematin.com, le vendredi 20 septembre 2019. Avec lui, nous avons évoqué son parcours et ses expériences en Europe, son livre qui porte sur le système africain régional de sécurité collective à la lumière du droit international, publié en Pologne, et un projet de coopération entre l’université où il travaille et les institutions d’enseignement supérieur de notre pays.

Décryptage !

Guineematin.com : vous êtes professeur de droit international dans une grande université de Pologne, parlez-nous d’abord de votre parcours qui vous a conduit dans ce pays européen.

Boubacar Sidi Diallo : je suis originaire de Télimélé, où j’ai passé mon enfance. Quand j’ai eu le bac à partir de Fria, j’ai eu une bourse d’études du gouvernement guinéen pour aller continuer mes études en Pologne. Et, c’est comme ça que je ne me suis retrouvé en 1989 en Pologne et j’ai commencé des études de droit. Après la maîtrise, j’ai fait la thèse en droit international public sur la problématique du règlement pacifique des différends internationaux en Afrique. Ensuite, j’ai continué mon parcours universitaire sur la recherche scientifique en faisant une deuxième thèse pour l’habilitation sur la sécurité collective, principalement le système africain régional de sécurité collective à la lumière du droit international.

Guineematin.com : justement, c’est le thème d’un livre que vous avez écrit et publié en Pologne. L’ouvrage est intitulé « Système régional de sécurité collective à la lumière du droit international ». Qu’est-ce qui vous a motivé à écrire ce livre ?

Boubacar Sidi Diallo : le motif a été double. Premièrement, c’était une volonté résolue de présenter les problématiques africaines liées à la sécurité, liés aux menaces, pour mes confrères européens avec lesquels je travaille. Parce qu’ils n’ont pas accès à certaines données réellement. Les informations qu’ils ont, ce n’est pas toujours de sources sûres. Alors ça, c’est la première motivation, c’est-à-dire pour essayer de remplir ce vide dans le cadre de documents universitaires chez nous. Le deuxième aspect, c’était de revoir est-ce que le système régional africain de sécurité collective allait être compatible avec le droit international classique. Vu que le droit international classique était conçu exclusivement pour régler les conflits classiques, c’est-à-dire les conflits entre Etats, et maintenant nous assistons à d’autres types de menaces à d’autres types de conflits et avec la participation de différents acteurs qui ne soient pas seulement l’Etat.

Guineematin.com : je vois que le livre est écrit en polonais, quels sont les thèmes que vous abordez ?

Boubacar Sidi Diallo : il y a deux, voire trois volets dans ce livre. La première des choses, c’est de voir l’impact du droit international par rapport au maintien de la paix, par rapport à la sécurité collective dans son ensemble. Est-ce qu’avec le droit, on peut espérer maintenir la paix, sans pour autant passer à d’autres instruments beaucoup plus complexes ? Ça c’est le premier volet. Le deuxième volet, il s’agit de voir est-ce qu’il est nécessaire fondamentalement de passer à la décentralisation du système de sécurité collective qui, depuis la première guerre mondiale, a été un système centralisé au niveau des institutions universelles. D’abord avec la société des nations, ensuite avec l’ONU actuellement qui donne l’exclusivité de la sécurité collective au conseil de sécurité. Alors, est-ce qu’il est nécessaire maintenant de décentraliser le système de sécurité collective au niveau des structures, des organisations régionales telles que l’union africaine.

En droit, on dit que la justice doit être proche des justiciables. Est-ce que maintenant ici aussi, le système doit être beaucoup plus prêt de ceux-là qui sont censés être intéressés par ça ? Ça c’est le deuxième volet. Ensuite, on a essayé d’aborder aussi la problématique qu’on appelle la responsabilité de protéger. La responsabilité de protéger, est un nouveau concept du droit international qui veut remplacer les notions classiques : telles que les aides humanitaires ou alors ingérence pour aide humanitaire.

Guineematin.com : quel est le constat que vous avez fait en fin de comptes ? Y a-t-il une compatibilité ou non entre le système régional de sécurité de collective et le droit international ?

Boubacar Sidi Diallo : vous savez, en principe, le droit international régional, on peut l’appeler ainsi, doit avoir un caractère complémentaire, disons doit s’accommoder au droit international général. Cependant, on contacte qu’avec les situations actuelles, il y a des innovations, il y a des réadaptations. On se réadapte aux réalités de chaque région. Par exemple, vous constatez qu’en Afrique, il y a beaucoup de conflits internes. Dans d’autres régions, vous avez des conflits avec la participation d’acteurs non étatiques. Donc il faut essuyer de voir dans quelles mesures on peut faire face à ces défis, faire face à ces menaces. Donc, la sécurité collective dans son ensemble ne constitue pas seulement une problématique liée à la guerre.

C’est aussi l’environnement, donc les menaces au niveau des changements climatiques, c’est aussi les pandémies. Vous l’avez constaté ici en Guinée avec Ebola et autres, tout cela est considéré comme étant des problématiques qui doivent être prises en amont ensemble pour qu’on puisse trouver une solution à ces problèmes. Vu que le conseil de sécurité est allé jusqu’à considérer Ebola comme étant une menace à la paix et à la sécurité internationale, une première dans l’histoire des institutions universelles, ça veut dire qu’on ne doit plus se camper à chercher des armes et autres pour faire face à des conflits classiques qui pratiquement n’existent plus. Mais, plutôt le terrorisme avec la participation d’individus, d’acteurs non étatiques.

Guineematin.com : vous êtes venu en Guinée avec projet pour les universités guinéennes. De quoi s’agit-il au juste ?

Boubacar Sidi Diallo : aujourd’hui, à travers le monde, il y a des mutations, il y a des changements qui surviennent, il y a ce qu’on appelle la mondialisation. En Europe, aujourd’hui, on a considéré que la science, la recherche scientifique dans son ensemble ne peut plus se limiter à des frontières restreintes. C’est pourquoi on parle maintenant d’internationalisation de la science et d’internationalisation de la recherche. Alors, les universités européennes commencent à s’ouvrir à d’autres institutions d’enseignement supérieur à travers le monde. Et cela, dans l’intérêt de toutes les parties.

On est déjà en partenariat avec certaines universités africaines comme l’université Cheick Anta Diop de Dakar. L’année dernière j’étais à Dakar, j’ai présenté le mémorandum par rapport à ça, et nous avons signé un mémorandum de coopération avec l’université de Dakar. Ce qui fait qu’aujourd’hui, il y a beaucoup de jeunes sénégalais qui viennent chez nous pour étudier, et même des professeurs sénégalais qui viennent acquérir la méthodologie de travail de chez nous, nous aussi nous partons chez eux pour apprendre. Cette année, c’était l’arrivée du Recteur de l’université de Bamako chez nous. Il a montré sa détermination absolue d’être parmi ceux-là qui vont piloter ce programme.

Et, vu que je suis de la Guinée, vu que je suis dans le domaine, je me suis dit qu’il faut absolument faire le nécessaire pour que ne serait-ce qu’une seule université guinéenne soit coptée dans ce processus que nous avons appelé actuellement l’internationalisation de la science. Au niveau de l’union européenne, on a créé un nouveau programme qui va au-delà des pays qui constituent l’union européenne. Donc, on peut se baser sur ce programme pour essayer de trouver des financements appropriés pour nos jeunes qui veulent se former et surtout pour améliorer encore la qualité du personnel enseignant, afin que sur place, on puisse avoir des personnes ressources fiables pour la formation des jeunes.

Guineematin.com : depuis que vous êtes arrivé en Guinée, avez-vous parlé de ce projet avec les autorités en charge de l’enseignement supérieur ?

Boubacar Sidi Diallo : oui, hier j’ai eu le privilège de rencontrer le ministre de l’enseignement supérieur, qui a montré absolument son intérêt par rapport à cela. Il a même instruit le Recteur de l’université de Sonfonia de nous rencontrer pour qu’on en parle en détails.

Guineematin.com : quelles sont les conditions à remplir pour faire partie de ce projet ?

Boubacar Sidi Diallo : avant tout d’abord, il faut rendre les choses formelles, c’est le plus important. Il faut d’abord qu’il y ait un mémorandum, une convention unique. Et, les conventions ont un caractère général, elles touchent tous les aspects. Maintenant, les détails dépendront du besoin. Notre université a près de 60 000 étudiants et 13 facultés différentes. Donc, les deux parties verront ensuite dans quels domaines elles vont coopérer. Sinon, pour signer la convention, il suffit juste de l’engagement des deux parties.

Guineematin.com : vous avez dit que le ministre a instruit le Recteur de l’université de Sonfonia de vous rencontrer pour en parler, est-ce que c’est la seule université guinéenne qui est visée par le projet ?

Boubacar Sidi Diallo : le projet n’a pas de limités. Mais, pour l’instant, c’est seulement le Recteur de cette université que j’ai la possibilité de rencontrer. S’il y en avait d’autres, je les aurais rencontrés aussi pour parler de ce projet. Mais, c’est la seule possibilité qui m’est donnée pour le moment. On va se rencontrer et échanger. Puis, à mon retour en Pologne, je vais présenter la situation aux autorités et on verra ce qu’il y a lieu de faire. En ce qui concerne le Mali, c’est en une semaine qu’on leur a envoyé l’invitation. Ils sont partis voir nos installations, ils ont vu ce que nous avons à offrir. Donc à travers ça, eux-mêmes ils ont déterminé le cadre de leurs besoins. C’est un peu quelque chose comme ça qui pourrait advenir avec la Guinée aussi.

Guineematin.com : on va parler de vous personnellement. Vous avez étudié en Guinée, vous avez fait l’école primaire et le secondaire ici, vous êtes parti ensuite en Pologne pour faire l’université. Comment êtes-vous parvenu à vous intégrer jusqu’à être pris comme professeur de droit international dans une si grande université de ce pays ?

Boubacar Sidi Diallo : ça, c’est un processus long et complexe. Il fallait être constant, il fallait être déterminé. Des fois, ce n’est plus l’intelligence qui détermine le succès, mais c’est plutôt la détermination, l’engagement, la volonté d’y arriver. En Pologne particulièrement, le doctorat seulement ne vous ouvre pas de grandes portes, il faut avoir absolument l’’habilitation. C’est l’habilitation qui vous permet de devenir professeur, c’est l’habilitation qui vous permet d’être directeur de thèse, c’est l’habilitation qui vous permet d’être directeur de groupe de chercheurs. Un docteur simple ne peut pas être à la tête d’un groupe de chercheurs, ne peut aussi diriger une thèse. C’est ce qui fait que j’ai eu l’ambition d’aller à l’habilitation et puis aller au-delà.

Donc, comme le droit international est un domaine très vaste, après le doctorat, j’ai essayé de cibler plusieurs domaines précis, entre autres les droits de l’Homme. Je suis allé me former à l’institut international des droits de l’Homme de Strasbourg (France), là où j’ai été certifié comme étant habilité à enseigner les droits de l’Homme dans les universités. Ensuite, je suis arrivé à l’académie de la Haye (Pays-Bas) où j’ai été certifié avoir acquis des connaissances requises pour se réclamer étant spécialiste en droit international. Ensuite, jai essayé aussi d’approfondir un peu mon niveau en termes de langue. En Pologne, on utilise que le polonais et l’anglais comme langues de travail. C’est pourquoi d’ailleurs, j’ai parfois du mal à bien parler français aujourd’hui, parce que depuis près de 30 ans je ne parle que le polonais et l’anglais.

Et puis, il fallait parler de l’intégration. Actuellement, à la faculté de droit et administration de l’université où je travaille, non seulement je suis le seul professeur étranger, mais je suis le seul étranger dans l’université. Parce qu’il n’y a même pas d’étudiants à plus forte raison d’autres professeurs étrangers. Donc, c’est ce qui fait je suis à l’œil de tout le monde. Tout ce que je fais est vu et analysé par tout le monde. Mais, je suis aussi actuellement l’un des rares professeurs de cette université qui peuvent éventuellement s’efforcer à donner des cours magistraux en trois langues différentes : anglais, français et polonais, donc c’est l’atout aussi d’apprendre les langues. Ça vous permet toujours d’avoir un pas en avant par rapport à vos concurrents éventuels.

Guineematin.com : en dehors même de l’université où vous travaillez, comment est-ce que vous êtes vu par la société polonaise ?

Boubacar Sidi Diallo : vous savez, les gens ont tendance à donner des verdicts sans autant analyser les bases sur lesquelles le verdict a été rendu. Cela veut dire qu’on se base sur des stéréotypes pour faire des jugements qui ne sont pas du tout fondés. Je peux vous dire une chose, dans toutes les communautés, partout dans le monde, les gens ont peur de ce qui est étranger. Je l’ai vécu en Europe, je l’ai vécu aux Etats-Unis parce que j’y ai habité aussi dans le cadre de la formation. Mais, quand vous arrivez à approcher l’étranger et vous le découvrez, vous saurez réellement qu’il n’est pas être étranger. Donc, si moi je suis en Pologne, c’est à moi de chercher à m’intégrer. L’intégration, c’est d’essayer d’apprendre les mœurs, apprendre tout ce qui est là.

Ça ne veut pas dire me déraciner, mais ça veut dire que j’essaie de comprendre comment on vit dans ce pays. Et, au fil du temps, les gens ont cessé même de me considérer comme un étranger. Par exemple, au conseil de faculté, parfois nos collègues professeurs, surtout les jeunes, ils parlent des étrangers : ils les stigmatisent, ils parlent de ceci, de cela alors que je suis là, donc pour eux je ne suis même plus étranger. Donc, le système m’a intégré, les ne me voient plus comme un étranger, et c’est normal. Même chez nous ici, si votre voisin est bien, il est gentil, correct, propre, travailleur, et il ne vous dérange nullement en rien, vous verrez qu’il sera plus proche de vous que même votre parent.

Guineematin.com : même si la Pologne n’est pas touchée par le phénomène de l’arrivée massive de migrants clandestins, vous voyez des pays voisins qui sont confrontés à cette situation. Beaucoup de jeunes quittent l’Afrique, dont la Guinée classée deuxième pays pourvoyeur de migrants dans certains pays d’Europe, ils vont à la recherche de l’eldorado. Quel est votre regard sur cette question ?

Boubacar Sidi Diallo : ça aussi, c’est une problématique très intéressante et complexe, parce qu’il n’y a pas un remède unique à cela. Je suis parfois confronté à des difficultés à l’université, parce que dans la faculté c’est moi qui dirige le cours magistral de droit à l’immigration. Je me retrouve devant dans un amphithéâtre avec plus de 300 étudiants, des jeunes blancs, pour leur parler de la migration. Mais, il faut toujours voir la situation avant de juger, il faut voir la cause pour donner des détails. Les jeunes qui pensent que l’eldorado c’est ailleurs, ils n’ont pas tort. Parce que quand vous êtes dans une situation désespérée, vous ne pouvez pas imaginer qu’ailleurs c’est pire que ce vous vivez. Donc du coup, vous êtes tenté d’aller ailleurs pour chercher le salut afin de sortir de la galère que vous êtes en train de vivre.

Donc, je pense que c’est aux autorités, c’est d’abord la responsabilité de l’Etat de reprendre son rôle régalien dans le cadre de l’éducation, dans le cadre de la formation pour déjà orienter les jeunes. Imaginez, depuis plus d’une décennie, en Guinée, nombreux sont des jeunes étudiants qui sont en dernière année et qui ne savent toujours pas ce qu’ils veulent faire ou qu’est-ce qu’ils vont faire. Ce qui est très dangereux. En principe, un étudiant qui fait la deuxième année devrait être déjà orienté et savoir après ça qu’est-ce qu’il va faire. Et se dire que même si ça ne marche pas, je vais acquérir des expériences et puis après je vais me transporter ailleurs, je vais chercher à faire autre chose. Mais là, c’est le problème fondamental, les jeunes sont abandonnés à eux-mêmes.

Je constate qu’ils (les dirigeants) ont accepté qu’on privatise l’enseignement supérieur, donc on a fait de l’éducation, on a fait de l’enseignement supérieur un fonds de commerce. Ça veut dire qu’on ne peut pas s’attendre à l’excellence. Parce que le monsieur qui a son université privée ou alors son école privée, il s’en moque de la qualité, il veut juste avoir un nombre suffisant d’élèves et d’étudiants pour que sa comptabilité soit au rendez-vous en fin mois. C’est vrai que ce n’est pas tout le monde qui se comporte comme ça, mais ils sont sans très nombreux. Ça c’est un autre problème qu’il faut résoudre. Les jeunes doivent être déjà encadrés dès le début. On ne peut pas parler de l’enseignement de masse et espérer avoir l’excellence.

Donc, qu’est-ce qu’il y a lieu de faire ? A mon entendement, c’est de revenir un peu sur ce qui était là dans les temps passés. Je ne vais pas dire que c’est une référence, mais quand même ça avait produit vraiment des effets positifs. A savoir, instaurer dans toutes les préfectures de la Guinée de centres de formations professionnelles, des écoles professionnelles. L’université, ce n’est pas pour tout le monde. Vous n’avez pas besoin d’être universitaire, mais vous êtes obligé d’être éduqué et vous êtes obligé d’être formé pour que vous soyez utile à la société. Si vous n’êtes pas formé, vous ne pouvez pas être utile à la société.

Guineematin.com : nous arrivons à la fin de cet entretien, est-ce que vous avez un dernier message à lancer ?

Boubacar Sidi Diallo : le message c’est surtout envers les jeunes de Guinée. Parce que je sais vraiment ce que ça veut dire la formation, ce que ça veut dire l’éducation. Je vais vous dire d’être vraiment très courageux et ambitieux. Apprenez et parlez de votre présent, cherchez à savoir quels sont les enjeux de votre futur, formez-vous ! Sans la formation, vous n’allez même pas vivre votre présent et vous allez aussi compromettre votre avenir. Donc, je n’aimerais pas entendre un jeune né dans les années 90 me parler de l’histoire, me parler du premier ou du deuxième régime. Parlez de développement et laissez les choses telles que l’histoire et autres aux spécialistes, aux historiens.

Ils n’ont qu’à vous donner un cadre idéal pour apprendre le passé de votre pays, mais ce n’est pas à vous de vous mettre à ce niveau. Concentrez-vous au travail avec courage, à la formation, et essayez d’être dynamiques. Parce qu’être statique, c’est-à-dire vouloir toujours se contenter de ce que nous avons ne nous mènera nulle part. Ça ne fera que nous limiter et ça ne va pas nous permettre de développer nos compétences. Et à la longue, vous verrez qu’il y a un gâchis.

Entretien décrypté par Fatoumata Djouldé Diallo pour Guineematin.com

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Lutte contre le VIH : des acteurs présentent leurs activités à Conakry

26 septembre 2019 à 21 09 39 09399

L’Observatoire Communautaire au Traitement du VIH en collaboration avec la Coalition Internationale pour la Préparation au Traitement (ITPC) et le Réseau Guinéen des Personnes Infectées et Affectées par le VIH/Sida (REGAP+), ont procédé à la présentation de leurs activités ce jeudi, 26 septembre 2019, à Conakry. La cérémonie a connu la présence des autorités concernées par la lutte contre le Sida et des Partenaires Techniques et Financiers, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Hadja Aminata Soumaoro, présidente de l’observatoire communautaire du traitement du VIH/Sida

Dans son discours d’ouverture, la présidente de l’Observatoire Communautaire au Traitement du VIH Hadja Aminata Soumaoro, a fait comprendre que cette présentation sera mise à profit pour partager les résultats des activités de la structure. « Partager avec vous les activités réalisées et les acquis sur l’observatoire communautaire pour le traitement du VIH dans la zone couverte par le projet ITPC en Guinée, sur financement du fonds mondial. A cet effet, nous comptons sur l’implication et l’engagement de tous les Partenaires Technique et Financiers pour soutenir le projet observatoire communautaire ITPC pour le traitement du VIH », a-t-elle annoncé.

Dr. Abbas Diakité, secrétaire exécutif du CNLSS

Présent à la rencontre, le secrétaire exécutif du comité national de lutte contre le Sida (CNLS), Docteur Abass Diakité, a salué les activités de l’observatoire sur le terrain. « L’Observatoire communautaire est un instrument extrêmement important dans la mesure où les agents collecteurs sont au quotidien avec les sites de prise en charge pour toucher au bout du doigt les réalités et remonter les informations stratégiques, afin que des décisions soient prises pour améliorer non seulement la prise en charge, mais aussi notre manière de faire. C’est pourquoi, nous ne pouvons que saluer et encourager de telles activités. Nous comptons sur tous les participants et participantes pour que cette journée de restitution des résultats soient profitable à tout le monde », a lancé Docteur Abass Diakité

Dr. Mamadou Tiapa Diallo, chargé de programme de REGAP+

Prenant la parole pour présenter les activités menées sur le terrain et les résultats obtenus, le chargé des programmes du REGAP+, Docteur Mamadou Tiapa Diallo, a cité entre autres « production et la validation des outils de collecte avec ITPC Groupe Consultatif Communautaire Point Focal ; renforcement des capacités des encadreurs et agents collecteurs sur la collecte des données ; déploiement des agents collecteurs et superviseurs par site ; payement des primes des collecteurs et équipe projet ; Remontée et gestion des situations urgentes : à la pré-rupture et la rupture de certains médicaments (molécules Antirétroviraux) ; …organisation de réunions de validations et des retro informations dans la zone couverte du projet ; organisation de réunions de plaidoyer pour les dysfonctionnements au niveau des sites… ».

Il a fait remarquer dans sa présentation que les données collectées à ce jour par l’observatoire ont abouti à des résultats qui ont montré clairement que la prise en charge médicale du VIH est confrontée à des défis à savoir : « les ruptures des réactifs et intrants de dépistage du VIH ; problèmes de suivi biologique des personnes vivant avec le VIH ; pannes des appareils à charge virale et des CD4 ; défaillance dans la prévention du VIH au niveau des sites ; faible taux de dépistage et de prise en charge au niveau des populations clés et des utilisateurs de drogue injectable (UDI) » .

Toujours dans le cadre des résultats, Docteur Mamadou Tiapa Diallo a laissé entendre que les observations au niveau des sites ont permis de relever des pannes des appareils pour la charge virale et CD4 (quantité du virus contenu dans le sang), dans les sites de prise en charge et les ruptures des intrants, équipements et matériels pour la biologie médicale. Ainsi, comme défis à relever, l’observatoire énumère : « rendre l’accessibilité et la gratuité des examens de la biochimie pour toutes les personnes vivant avec le VIH sous traitement. Rendre opérationnel les machines de la charge virale dans les sites de prise en charge. Corriger les ruptures des tests de dépistages des intrants et de suivi biologique à charge virale des patients sous antirétroviraux ».

En termes de recommandations, l’observatoire sollicite entre autres, le renforcement des compétences du personnel pour l’utilisation de la chaine logistique dans l’approvisionnement des intrants et test de dépistage et de suivi biologique des patients ; la mise à disposition des structures, des différents protocoles pour la prévention, préexposition, et post exposition selon les directives et les protocoles nationales établis par le ministère de la santé publique ; assurer régulièrement l’approvisionnement en intrants dans l’ensemble des sites du pays.

Saidou Hady Diallo pour Guineematin.com
Tel: 620 589 527/654 416 922

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Appui aux candidats au bac: Boké et Faranah constituent les prochaines cibles de 224 Objectif Bac

26 septembre 2019 à 20 08 05 09059

La structure « 224 Objectif Bac » a présenté le rapport final des activités réalisées récemment dans la région de Mamou, ce jeudi 26 septembre 2019 à la maison de la presse. La démarche visait à faire le bilan des activités réalisées dans les préfectures de Mamou, Dalaba et Pita dans le cadre de l’assistance des candidats au baccalauréat unique de la session 2019 et de se projeter sur l’année prochaine, a appris sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Selon les organisateurs, 224 Objectif Bac est le nom d’un projet initié par une équipe de jeunes qui visait à apporter un appui pédagogique aux élèves, candidats au Baccalauréat Unique et qui ont moins d’opportunités que ceux qui sont à Conakry. La région administrative de Mamou a constitué la première étape de ce projet à cause du taux élevé d’échec lors du Baccalauréat Unique 2018.

C’est pour inverser cette tendance que des enseignants volontaires ont été recrutés pour donner des cours de révision pour une période de dix jours dans la région dans les matières de spécialité des trois options : Sciences Maths, Sciences Sociales et Sciences Expérimentales.

Mohamed Ali Condé, coordinateur du projet 224 Objectif Bac

Selon Mohamed Ali Condé, coordinateur du projet 224 Objectif Bac, « nous sommes allés à Mamou parce que c’était la dernière région l’année dernière. Et cette année, Mamou n’est plus la dernière région. Mamou est à la cinquième place. Sur notre fichier, Mamou était en compétition avec la région de Boké et la région de Faranah. Faranah qui était à 14% l’année dernière est descendue à 12%. Boké qui était à 16% l’année dernière est descendue à 15, 42 % et Mamou qui était à 13, 96% est aujourd’hui à 15, 92% », a-t-il expliqué.

Poursuivant, Mohamed Ali Condé soutient que cette amélioration constatée à Mamou va pousser son équipe à se rendre l’année prochaine dans les deux autres régions qui ont régressé. « L’année prochaine au lieu d’aller à Mamou, nous avons le devoir, conformément à nos principes, d’aller dans des régions qui ont plus de difficultés. Et, il se trouve que les régions qui ont plus de difficultés cette année ce sont les régions de Boké et de Faranah. Donc, nous voulons d’abord aller dans les préfectures de la région administrative de Faranah, qui sont Dabola, Kissidougou, Dinguiraye et Faranah. Si tout va bien, on ira aussi dans la région de Boké qui a cinq préfectures qui sont Koundara, Gaoual, Fria, Boké et Boffa », annonce-t-il.

Outre l’aspect éducatif du projet pour lequel les enseignants volontaires sont recrutés, Mohamed Ali Condé soutient qu’il s’agit « de s’intégrer à travers des activités d’intérêt communautaires choisies par les communautés elles-mêmes à ces endroits-là. Donc, être utile à soi-même, être utile à sa nation et être utile à sa communauté, c’est fondamentalement le but de ce projet. La solidarité, c’est le troisième mot de notre devise. Nous pensons donc, dans le cadre de l’éducation qui est primordiale, la solidarité peut apporter un changement que nous réclamons souvent à l’Etat ».

Pou Mohamed Ali Condé, un certain nombre de difficultés ont été rencontrées sur le terrain pas sa structure. « La première difficulté, c’est la planification. On a fait tout ça en peu de temps, on a condensé, et c’était notre première fois. Nous sommes allés, on ne connaissait pas le terrain, on n’avait même pas d’ordre de mission. Les autorités ont pensé à un moment à un mouvement politique. Il y avait aussi des enseignants titulaires qui ont pensé que ce sont les jeunes orgueilleux de Conakry qui viennent dire aux candidats que ce qu’on vous enseigne pendant neuf mois ne signifie absolument rien », a-t-il fait savoir.

Siba Guilavogui pour Guineematin.com

Tél. : 620 21 39 77/ 662 73 05 31

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Vers l’ouverture des classes : faible affluence des clients dans les marchés de Kankan

26 septembre 2019 à 19 07 55 09559

Dans moins d’une semaine, les élèves guinéens vont reprendre le chemin de l’école au compte de l’année scolaire 2019/2020. A l’heure des préparatifs pour une rentrée des classes réussie, les marchés sont inondés de fournitures scolaires de toutes sortes. Mais, la clientèle se fait rare dans certains marchés, à l’image de ceux de la commune urbaine de Kankan. Les marchands se plaignent de la faible affluence, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Dans les différents marchés de la commune urbaine de Kankan, les vendeurs proposent de nombreux objets face à une clientèle qui tarde à se manifester. Tenues, sacs, cahiers et autres accessoires inondent les marchés. Les prix de ces produits ont connu une certaine hausse.

Mamadou Bah, vendeur au grand marché Lofèba de la commune urbaine

Selon Mamadou Bah, vendeur au grand marché Lofèba de la commune urbaine, cette année le prix de vente du paquet de cahiers a connu une légère hausse. « Les prix des articles scolaires que nous vendons ont un peu augmenté cette année. L’année passée, le paquet de cahiers ne coûtait que 15.000 francs guinéens. Mais cette année, on vend le même paquet à 16 000 francs guinéens », a-t-il dit.

Les parents d’élèves ne se bousculent pas pour l’instant pour faire les achats. « Pour le moment, il n’y a pas du tout d’affluence. Les parents d’élèves ne viennent pas ne serait-ce que pour les achats des cahiers. C’est quand il sera tard qu’ils viendront pour les achats. Tant qu’ils ne verront pas que l’ouverture aura effectivement lieu, ils ne viendront pas en masse », soutient Mamadou Bah.

Même son de cloche chez cette autre commerçante qui, sous le sceau de l’anonymat, lance un appel aux parents d’élèves. « Les prix sont trop chers certes, mais si on se fie à cela, les enfants ne vont pas étudier. Les parents doivent donc venir faire les achats. Nous commerçants, nous vendons en fonction des prix de revenus. Les temps sont durs pour tout le monde. Les clients négocient jusqu’au plus bas prix et au finish ils n’achètent rien. Quoi qu’il en soit, on les supplie de venir acheter les articles pour que les enfants puissent aller à l’école», a-t-elle lancé.

Rappelons que cette année, les écoles et les universités doivent rouvrir leurs portes à la même date, le jeudi 3 Octobre 2019, au lendemain de la célébration du 61ème anniversaire de l’accession de la Guinée à son indépendance.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

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Coléah : un supermarché victime d’incendie, plusieurs dégâts enregistrés

26 septembre 2019 à 19 07 41 09419

Un incendie s’est produit dans la journée de ce jeudi, 26 septembre 2019, dans un supermarché appartenant à des chinois à Coléah. Il n’y a pas eu de mort ni de blessés, mais les dégâts matériels importants, a appris un reporter de Guineematin.com qui s’est rendu sur place.

Le feu s’est déclaré dans le supermarché BEIJING, situé à l’immeuble abritant le siège du Médiateur de la République, à 14 heures. Alertés, les sapeurs-pompiers se sont rapidement rendus sur les lieux. Grâce à leur concours avec les voisins des victimes, le feu a été vite maîtrisé.

Moussa Camara, contrôleur général de la police et directeur général de la protection civile de Kaloum

« Des gens ont appelé au niveau du centre pour nous informer qu’il y a eu un incendie ici à Coléah. Automatiquement le secours est venu, ils ont commencé l’extinction. Mais, c’était un dépotoir, puisqu’il y avait toutes sortes de choses dedans. D’après nos renseignements, c’est le climatiseur qui a pété. Vous savez, quand il y a trop de concentration dans une salle et le climatiseur est en marche, c’est fort probable que la chaleur provoque un incendie », a déclaré le contrôleur général de la police et directeur général de la protection civile de Kaloum, Moussa Camara.

Ousmane Diallo, responsable de la gestion de l’immeuble abritant le supermarché qui a parlé au nom des victimes, a salué l’intervention rapide des services de secours, mais aussi des voisins qui se sont mobilisés pour faire face au feu. Il déplore cependant des dégâts matériels importants. « C’est vrai qu’il y a eu des dégâts matériels, mais aucune perte en vie humaine et aucun blessé n’ont été enregistrés. C’est un ouf de soulagement pour nous. En ce qui concerne les dégâts subis, on s’en remet à la volonté de Dieu », a-t-il déclaré.

A noter que la plupart des produits qui n’ont pas été touchés par le feu ont été complètement mouillés par l’eau, qui a servi à éteindre le feu.

Mamadou Bhoye Laafa Sow pour Guineematin.com

Tel : 00224 622919225 / 666919225

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Justice : le procès des présumés assassins d’Elhadj Doura s’ouvre le 30 septembre

26 septembre 2019 à 19 07 08 09089
Feu Elhadj Doura

L’enlèvement suivi de l’assassinat d’Elhadj Abdourahmane Diallo, plus connu sous le nom d’Elhadj Doura, en décembre 2017, avait ému l’opinion nationale et relancé le débat sur l’insécurité galopante dans notre pays. Le procès des présumés auteurs de ces faits va s’ouvrir ce lundi, 30 septembre 2019, au tribunal criminel de Dixinn, a appris Guineematin.com d’une source proche du dossier.

Sidy Souleymane N’Diaye, procureur de la République près le tribunal de Dixinn

Selon le procureur de la République près le Tribunal de Première Instance de Dixinn, Sidy Souleymane N’Diaye, le jugement de ce dossier va débuter ce lundi. Le présumé cerveau de l’enlèvement, et de l’assassinat du vieil homme, est un certain Elhadj Mamadou Diallo. Il sera jugé avec 19 autres personnes pour des faits d’enlèvement, de séquestration et d’assassinat, a précisé le Procureur.

Pour rappel, Elhadj Doura était un opérateur économique, âgé de 85 ans, enlevé au petit matin du 03 décembre 2017, au quartier Hamdallaye, dans la commune de Ratoma. Ses ravisseurs avaient par la suite exigé le payement d’une rançon pour sa libération.

Selon nos informations, d’importantes sommes d’argent avaient versées aux kidnappeurs, sans jamais que le vieil homme ne recouvre la liberté. Pire, il avait trouvé la mort dans les mains de ses ravisseurs qui l’avaient transféré de Conakry à Forécariah où ils l’avaient enterré en brousse.

Après les enquêtes de la gendarmerie nationale, des suspects avaient été mis aux arrêts. Ce qui avait permis, de fil en aiguille, de comprendre leur mode opératoire, digne du cinéma hollywoodien. Elhadj Doura avait été finalement inhumé dignement le 13 mai 2018 à Bindy, dans la préfecture de Dalaba.

A suivre !

Saidou Hady Diallo pour Guineematin.com

Tel : 620 589 527/654 416 922

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Djokken Alpha et indicateurs de violences : Samba Camara lance un défi à Dr Fodé Oussou Fofana

26 septembre 2019 à 19 07 03 09039
Dr Fodé Oussou Fofana, président du groupe parlementaire Libéral Démocrate

Le mouvement Djokken Alpha se sent particulièrement visé dans la dernière sortie médiatique du vice-président de l’Union des Forces Démocratiques de Guinée (UFDG), Dr Fodé Oussou Fofana qui apportait une réponse à l’analyse sans complaisance du préfet de Labé sur les indicateurs de violences en République de Guinée, rapporte un correspondant de Guineematin.com en Moyenne Guinée.

En voulant atteindre le préfet de Labé, le vice-président de l’Union des Forces Démocratiques de Guinée (UFDG), Dr Fodé Oussou Fofana a tout simplement allongé le fouet de son ennemi. Car, il a déclaré que « quand tu arrives dans une ville comme Labé, il y a le mouvement Djokken Alpha qui est constitué en majorité de gens qui considèrent qu’ils ne sont pas peuhls malgré qu’ils nés là-bas, ils ont fait des siècles là-bas, ils ont fait des enfants là-bas. C’est au temps de la présidence de monsieur Alpha Condé qu’on a dépensé des milliards pour créer les problèmes de roundè et de Foulasso.»

Il n’en fallait pas pour que le mouvement Djokken Alpha s’invite dans ce débat à travers son porte-parole Samba Camara.

Samba Camara du mouvement Djokken Alpha

« Je voudrais dire à mon grand frère, Dr Fodé Oussou Fofana, vice-président de l’UFDG que quand on n’a pas d’informations on doit la fermer. Il doit savoir que le mouvement Djokken Alpha est une organisation composée de jeunes et de femmes sans distinction d’ethnies et d’origines. Ce mouvement n’a jamais tenu compte des considérations dont il fait allusion dans sa réponse à monsieur le préfet de Labé. Je le mets au défi de prouver ce qu’il a dit au sujet du mouvement Djokken Alpha dans cet article. Dans toutes les structures du mouvement, à commencer par le Fouta jusqu’en Basse Côte, je vous mets au défi de prouver que les cadres sont installés en tenant compte de considérations ethniques ou sectaristes. Mais, nous comprenons très bien la stratégie des hauts responsables de l’UFDG. Ils sont passés par mille et une manières pour nous diviser, ils n’ont pas réussi. Ils adoptent cette nouvelle stratégie pour tenter de nous diviser. Mais, ils ne le pourront pas. Encore une fois, le mouvement Djokken Alpha est composé de jeunes et de femmes unis dans la chaleur du combat. Nous sommes unis à jamais, parce que c’est dans le champ du combat que nous avons scellé nos pactes. Nous avons subis tout de vous. Vous le savez. A maintes reprises, vous avez engagé vos loubards pour nous attaquer. Nous vous comprenons, parce qu’à Labé, votre problème ce n’est même pas le RPG Arc-en-ciel. C’est le mouvement Djokken Alpha, parce que vous pensez que nous vous empêchons de créer votre base arrière. Mais, attention, ce mouvement n’est pas comme votre UFDG où il n’y a qu’une famille qui est réunie, où même toi, grand frère, tu es considéré comme un infiltré qui n’a pas droit à prendre part à certaines réunions. Il ne faut pas croire que nous ne sommes pas informés. Nous sommes informés de tous les plans que vous êtes entrain d’adopter, notamment celui machiavélique qui consiste à envoyer des loubards, des sanguinaires, des bandits de haut niveau à Labé pour tenter de nous déstabiliser. Vous pensez que nous ne sommes pas au courant du tueur à gaz que vous avez recruté. Nous sommes au courant des deux bandits que vous avez envoyez à Labé pour lesquels vous avez même changé leurs papiers de voyage. C’est pourquoi vous voulez lancer cet anathème sur la structure. Vous ne réussirez jamais. Si vous avez des problèmes avec le préfet, il faut les régler avec lui. On n’a rien à voir dans ce problème » a-t-il balancé à la figure du parlementaire de l’opposition.

Par ailleurs, le porte-parole du mouvement Djokken Alpha, Samba Camara a tenu préciser que le préfet de Labé, Elhadj Safioulahi Bah a toujours supporté l’UFDG dans les conflits politiques entre mouvance et opposition.

« Je vous informe que quand il y a conflit entre notre mouvement et l’UFDG, ce préfet a toujours supporté vos militants. Vous pouvez vous informé auprès du gouverneur et son cabinet. Nous n’avons jamais bénéficié de la protection de ce préfet contre l’UFDG à Labé. Même quand vos loubards attaquent nos familles, le préfet reste bras croisés et nous observer. Il l’a dit haut et fort. Si vous estimez qu’il nous protège, vous vous trompez. Votre stratégie est connue, c’est de nous diviser. Mais ça ne marchera pas. Encore une fois, vous ne pouvez pas nous diviser. C’est une des raisons qui fait que des jeunes et des femmes se sont retrouvés pour lancer cette structure afin de prouver à ses frères des autres régions que la Guinée est une et indivisible, parce que vous avez voulu vraiment détacher le Fouta de la Guinée. Ça n’a pas marché. Vous voulez reprendre l’expérience parce que nous nous acheminons vers d’autres échéances électorales. Notre mouvement est assis sur des bases solides derrière le professeur Alpha Condé et soutient ses idéaux » a-t-il ajouté.

Parlant de justice, Samba Camara rappelle également que le préfet Safioulahi Bah a perdu à Labé un procès contre un responsable de l’UFDG.

« C’est seulement sous le régime du président Alpha Condé que cela est possible. Au temps du feu Général Lansana Conté, au moment où le président de l’UFDG prônait le Koudaïsme, personne ne pouvait rêver traduire un préfet à la justice. Si vous avez des problèmes avec ce préfet, je vous en prie, réglez ça avec ce préfet. Laissez le mouvement Djokken Alpha en paix. On n’est ni de près, ni de loin lié à ce combat. Rappelez-vous que ce préfet a soutenu une liste indépendante au détriment du RPG Arc-en-ciel lors des dernières élections communales » a-t-il insisté.

Poursuivant, il a signalé qu’un chef de quartier de Labé aurait demandé à ses citoyens de bouder les affaires sociales d’un responsable du mouvement Djokken Alpha qui habite son quartier. Comme pour dire que l’UFDG est tout sauf un parti démocratique.

Sur un autre angle, Samba Camara estime qu’en tirant régulièrement à boulet rouge sur le régime du président Alpha Condé, Dr Fodé Oussou Fofana cherche à se faire reconduire sur la liste de l’UFDG pour rester à l’Assemblée Nationale.

« Il convaincu que l’UFDG n’est pas son milieu. Il y est considéré comme un intrus. Il cherche à plaire pour se faire accepter. C’est pourquoi, je lui demande de quitter ce navire avant qu’il ne soit trop tard, parce que l’UFDG est un parti sans avenir.»

En conclusion, Samba Camara rassure que les responsables et militants du mouvement Djokken Alpha ne compte nullement sur un appui du préfet de Labé et des services de sécurité : « nous allons nous battre, parce que nous sommes de Labé. Personne ne peut nous faire fuir chez nous.»

Depuis Labé, Idrissa Sampiring DIALLO pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 622 269 551 & 657 269 551 & 660 901 334

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Sinta (Télimélé) : un récidiviste viole une fillette de 10 ans

26 septembre 2019 à 18 06 26 09269

Accusé d’être un violeur récidiviste, Mamadou Yéro Bah, alias Doudha, a été interpellé en début de cette semaine par la population de Kambaya, dans la commune rurale de Sinta, préfecture de Télimélé. Une interpellation survenue après le viol, dans la nuit du lundi au mardi, 24 septembre 2019, d’une fillette de 10 ans. Il a fallu une intervention courageuse des gendarmes pour éviter un lynchage du présumé auteur de ce viol, a appris un des correspondants de Guineematin.com dans la région.

Selon nos informations, Mamadou Yéro Bah a été dénoncé par sa présumée victime. Cette fille qui revenait d’une boite de nuit aurait été attaquée et violée non loin du marché de Kambaya. « C’est suite à un appel téléphonique que nous avons été informés que notre fille a été violée par Mamadou Doudha. C’est ainsi que nous avons décidé de porter plainte contre lui à la gendarmerie… Mais, le temps pour les gendarmes d’arriver sur les lieux, on a trouvé que les citoyens en colère ont arrêté Doudha. Ils étaient en train de le ligoter. Sur place, on lui a demandé de s’expliquer. Il a dit qu’il ne connait pas notre fille. Entre temps on a fait venir cette dernière. Elle détenait le bonnet de son violeur. Et, ce bonnet était celui du Mamadou Doudha. Tout le monde le connait avec ce bonnet à Kambaya », a expliqué au téléphone de Guineematin.com Samba Diouma Barry, un oncle de la victime.

Concernant l’état de santé de sa nièce, monsieur Barry a dit que la victime fait encore des crises. « Quand on a porté plainte, le commandant de la gendarmerie nous a ordonné d’amener la fille au centre de santé. Le docteur a confirmé qu’il y a eu viol sur elle. La victime vient même de piquer une crise. Elle se trouve au centre de santé comme ça. Nous demandons aux autorités de nous aider pour éviter le pire. Car, ce n’est pas sa première fois de faire un problème de ce genre à Sinta. On peut compter plus de sept cas. Mais, à chaque fois qu’il est interpellé, on le libère aussitôt. Nous ne voulons plus le voir ici parce qu’il constitue un danger pour notre communauté », a ajouté Samba Diouma Barry.

Selon Fodé Sylla, chargé de la protection de l’enfance dans la sous-préfecture de Sinta, le présumé violeur a précédemment été déféré à Télimélé-centre. Ce, après avoir échappé de justesse à la furie des populations de Kambaya qui ont voulu le lyncher pour un autre cas. « C’est au marché qu’on m’a informé que le nommé Mamadou Yéro Bah, dit Doudha, est tombé sur une petite fille qu’il a entièrement deviergée. Automatiquement, les gens se sont mis en chaîne pour mettre main sur lui. La gendarmerie de Balaya est venue intervenir. Et, il a été déposé à la gendarmerie. Par la suite, un pick-up est venu de Télimélé pour le déposer à la gendarmerie là-bas. L’acte s’est produit à Kambaya ici après la soirée dansante. Doudha est venu monter son guet-apens dans l’enceinte du marché où il habite. J’avoue que c’est un habitué des faits. Même l’année dernière, je suis allé avec lui jusqu’à la justice. Il était tombé sur des enseignantes ici. Et, en tant que président de l’APAE, je l’avais poursuivi en justice où il a été condamné pour trois (3) mois. Il a purgé sa peine et est sorti. Mais, on s’était convenu avec le juge d’alors que dès l’instant que le problème de Mamadou Doudha arriverait à Télimélé, il sera déféré à Kindia. C’est quelqu’un qui fatigue les citoyens à Sinta », a indiqué Fodé Sylla.

Le caractère récidiviste de Mamadou Yéro Bah est confirmé même à la justice de paix de Télimélé où le juge, Yamoussa Conté, promet d’ouvrir une information judiciaire pour cet autre cas de viol. « D’après les informations, ce jeune est un récidiviste. Il a été une fois poursuivi pour tentative de viol. Une fois encore, il a même tenté de violer sa propre maman. Mais, ce n’était pas à mon temps. Il n’est jamais venu chez nous (à la justice de paix de Télimélé) en ma présence. Parce que je suis allergique aux violeurs. Je ne négocie jamais avec ça, à moins qu’on camoufle au niveau des OPJ (officiers de police judiciaire) sans que le PV (procès-verbal) ne nous parvienne. Là, je vais saisir le juge d’instruction pour ouvrir une information judiciaire. Après, on va saisir le tribunal criminel. Parce que le viol sur mineure est un crime », a indiqué le juge Yamoussa Conté, tout en exhortant à la population d’éviter de se rendre justice.

A suivre !

De Kindia, Amadou Baïlo Batouala Diallo pour Guineematin.com

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Fermeture de la route Kindia-Télimélé : la galère des chauffeurs et passagers

26 septembre 2019 à 17 05 36 09369

Outre le déplacement de plusieurs villages, la réalisation du barrage hydroélectrique de Souapiti entraîne d’autres effets négatifs. C’est notamment la fermeture de la route nationale Kindia-Télimélé qui était jusque-là pratiquée. Les usagers de cette route se plaignent aujourd’hui des conséquences de cette situation, a constaté le correspondant de Guineematin.com à Télimélé.

C’est le mardi, 24 septembre 2019, que les autorités ont annoncé la fermeture de la route reliant la préfecture de Télimélé à celle de Kindia. Une décision due à l’inondation de cette zone par les eaux en provenance du barrage de Souapiti. A Télimélé, c’est le syndicat des transporteurs de la préfecture, dirigé par Alpha Alimou Diallo, qui a annoncé la nouvelle aux chauffeurs.

Alpha Alimou Diallo, secrétaire général du syndicat des transporteurs de Télimélé

« Après avoir reçu l’information interdisant tout mouvement au niveau de Konkouré, nous avons pris des mesures pour informer les chauffeurs que désormais, pour venir à Télimélé, il ne faut pas passer par Konkouré. Il y a deux possibilités : soit passer par Sangaréya dans Pita ou par Souapitti via Dubreka », a indiqué le secrétaire général du syndicat des transporteurs de Télimélé.

Alpha Alimou Diallo ajoute toutefois, que cette décision complique davantage la situation pour les usagers de cette route. « L’état de la route est très mauvais et les agents sur le terrain fatiguent nos chauffeurs. Et, quand ils passent par Sangaréya, la distance d’ici Kindia augmente de 15 km, et c’est quasiment impraticable. Parfois, les chauffeurs sont obligés même de passer par Fria pour aller à Conakry », déplore le syndicaliste.

Mamadou Lamarana Camara, chauffeur

Mamadou Lamarana Camara est l’un des chauffeurs qui roulent sur la ligne Télimélé et Conakry. Aujourd’hui, il est partagé entre déception et amertume. « Nous souffrons énormément actuellement. D’abord, les routes sont très mauvaises, elles ressemblent à tout sauf des routes. Et en plus de ça, les syndicats nous ont dit de ne plus payer de l’argent au niveau de barrage, mais jusqu’à présent les agents nous demandent de payer avant de passer. Et, on n’a pas le choix, on est obligés de payer. Donc, il y a ce qui se dit et ce qui se passe sur le terrain. Les deux sont tout à fait différents », assure le chauffeur.

Boubacar Bah

En raison de toutes ces souffrances, certains usagers de la route refusent de respecter la consigne. Boubacar Bah a pris le risque d’emprunter la route fermée le mercredi, 25 septembre 2019. « C’est vrai que nous avons entendu l’information selon laquelle la route de Konkouré n’est plus opérationnelle. Mais nous, nous sommes passés par là-bas, et heureusement pour nous, l’eau n’avait pas atteint le niveau du pont. Nous sommes passés par là-bas parce que la route de Sangaréya, c’est tout un problème, elle est impraticable. Donc, pour éviter des pannes sur cette route impraticable, on s’est dit de passer par Konkouré pour cette fois. Nous avons constaté la montée de l’eau au niveau du pont, mais il restait un peu avant qu’elle n’atteigne le niveau du pont », a-t-il expliqué.

A noter que le syndicat des transporteurs a sensibilisé les chauffeurs pour leur demander de ne pas augmenter les frais de transport.

De Télimélé, Mamadou Alpha Barry pour Guineematin.com

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Montée des eaux du fleuve Konkouré : pieds dans l’eau, les populations dans l’embarras (Reportage)

26 septembre 2019 à 17 05 04 09049

Les populations qui vivent encore sur le site de Konkouré, dans la sous-préfecture de Kolet (préfecture de Télimélé), frissonnent à l’idée de voir la montée des eaux sur le fleuve Konkouré. Depuis lundi dernier, 23 septembre 2019, ces populations impactées par la construction du barrage de Souapiti ont les pieds dans l’eau. Sur place, la situation est lamentable. Avec cette crue qui met à rude épreuve leur existence, les habitants de ce district sont désemparés, déboussolés et ils s’interrogent plus que jamais sur leur avenir.

Les promesses d’indemnisation du projet Souapiti n’ont visiblement pas été à la hauteur des attentes. Et, la principale question que les « sinistrées de Konkouré » posent tous aux étrangers qu’ils rencontrent, en particulier à l’envoyé spécial de Guineematin.com est de savoir où aller après avoir quitté leurs terres pour toujours ?

Depuis les la fermeture des vannes (le 26 août dernier) du barrage Souapiti, on observe une augmentation du volume d’eau au niveau du fleuve Konkouré. Une eau qui menace de noyer les localités voisines dudit fleuve. Des localités parmi lesquelles se trouve le district de Konkouré (dans la sous-préfecture de Kollet) où quelques citoyens y sont encore, alors que les autres habitants de ce district ont été déplacés et réinstallés dans des sites prévus à cet effet.

Depuis quelques jours, cette minorité non négligeable dort avec la crainte de se réveillée dans l’eau, noyée et emportée par les eaux qui débordent actuellement sur leurs terres. Lundi dernier, ces populations se sont réveillées les pieds dans l’eau. La crue avait envahi certaines habitations proches du ‘’Pont de Konkouré’’ et coupé la route qui mène au marché de ladite localité. Ce même lundi (jour du marché hebdomadaire de Konkouré), les populations qui ont afflué sur Konkouré ont eu du mal à se frayer un chemin pour le marché. Certains hommes ont même préféré aller acheter les condiments à la place de leurs femmes qui ont peur d’être emportées par les eaux.

Ibrahima Sadio Diallo, habitant de Tènè, venu au marché hebdomadaire de Konkouré

« On n’a pas un marché à part ici. Et, aujourd’hui, voici l’eau qui a traversé de l’autre côté. D’ici la semaine prochaine, on ne pourra plus revenir ici. Et, c’est ici (à Konkouré) qu’on achète du pain et des condiments. Donc, si aujourd’hui on voit l’eau traverser le pont, ça veut dire que c’est grave pour nous. La semaine dernière, c’est ma femme qui est venue au marché. Mais, aujourd’hui, c’est moi qui suis venu. Parce que ma femme a peur », a expliqué Ibrahima Sadio Diallo, un habitant de Tènè, venu au marché hebdomadaire de Konkouré.

Assis devant sa boutique, les yeux rivés sur une étendue d’eau qui se trouve à une dizaine de mètres de sa concession, Mamadou Dian Diallo s’interroge sur son sort et exprime sa détermination à rester chez lui tant qu’il n’est pas indemnisé. Ce vieux handicapé de 67 ans et père de 21 enfants dit être prêt à être noyé que de partir sans être indemnisé.

Mamadou Dian Diallo

« Nous sommes ici jusqu’à présent parce que nous n’avons pas été indemnisés. Ils n’ont pas construit nos maisons et nous n’avons pas où aller. Ils ont envoyé l’eau qui est en train de nous envahir ici. Vous voyez que c’est juste 10 mètres qui sépare l’eau du fleuve à ma boutique. Mais, je ne vais aller nulle part avant d’entrer en possession de mon dû. J’ai mes biens et mes avoirs ici. Et, quand l’eau arrivera dans ma boutique, je ne vais rien faire sortir. Je vais bien fermer et je vais aller saisir la justice. Parce que je ne vais pas pardonner. J’ai encore des gamins qui ne peuvent rien faire. D’autres sont dans les écoles à Mamou, Kindia, Conakry et Kankan. Et, leurs frais de scolarité viennent de cette boutique. Donc, s’ils viennent gâter mes biens, je ne vais pas pardonner. Comme ils ne sont pas dans l’incapacité de nous indemniser, qu’ils nous indemnisent alors. Ils nous ont dit de quitter ici. Nous sommes d’accord. Nous n’allons pas prendre le contre-pied du président de la République ; mais, nous n’allons pas quitter sans être indemnisés. Qu’on pleure ou qu’on rit, nous n’irons nulle part sans être indemnisés. S’ils veulent, ils vont nous noyer ou nous larguer des bombes. Nous sommes prêts pour ça ; mais, nous n’allons pas bouger d’ici sans avoir nos dus. J’ai beaucoup de maisons et des magasins ici. Rien de tout ça ne m’a été restitué encore. On me dit de partir pour entrer où ? Ce n’est pas pour manquer du respect au pouvoir ; mais, si je suis là encore, c’est parce que je n’ai pas où entrer à ailleurs. On nous a dit d’aller à Kambanyah. Mais, nous, nous ne voulons pas de Kambanyah ni pour aujourd’hui, ni pour demain. Ils n’ont qu’à nous indemniser en numéraire, nous allons partir et construire à Kindia. Aujourd’hui, ils ont fini de perturber tout le monde, surtout moi. Je suis presque envahi par l’eau ; et, je n’ai pas où aller avec ma famille et ma marchandise. Maintenant, nous sommes dans leurs mains. Ils n’ont qu’à nous noyer comme c’est ce qu’ils veulent. J’ai 21 enfants, j’ai 67 ans et je suis malade. Je ne peux pas marcher », a expliqué Mamadou Dian Diallo au bord du désespoir.

Non loin de la boutique de monsieur Diallo, un vieil homme, vêtu d’un boubou noir, s’apprête à traverser les eaux pour atteindre le marché hebdomadaire qui n’a pas connu l’affluence habituelle. 82 ans révolus, Modi Abdoulaye Bah, la voix tremblante, le regard rivé sur les eaux qui caressent le soubassement d’un bâtiment qui se trouve au bord de la route, ne comprend pas ce qui leur arrive. « D’ici demain, on ne sait pas à quel niveau sera l’eau. Maintenant, on ne comprend rien dans cette situation. J’ai encore une grande famille ici. Ce qui nous arrive actuellement, on peut dire que c’est la volonté de Dieu, d’une part. Mais, c’est la volonté du gouvernement, d’autre part. Nous acceptons de quitter. Mais, quitter chez nous à leur façon, cela ne nous a pas satisfaits ».

Modi Abdoulaye Bah

Pour cet octogénaire, le district de Konkouré est pitoyable à cause de ce déguerpissement en faveur du barrage de Souapiti. « A l’heure où nous sommes ici, Konkouré est dans un état très malheureux. C’est pitoyable, regrettable et dommage… On demande aux autorités, s’il y a les moyens, pour l’amour de Dieu, ils n’ont qu’à nous donner les moyens pour évacuer les habitants de Konkouré qui restent ici. Parce que ceux qui sont là aujourd’hui, ce n’est pas parce qu’ils ne veulent pas partir. Ils veulent partir, mais ils n’ont pas les moyens. Moi, j’ai deux familles qui sont à Kondonbofou à l’heure-là. Mais, leurs matériels sont encore dans les concessions qu’elles ont quittées ici. Je peine pour ça ; et, je peine aussi pour les autres qui sont là. Parce qu’il y a encore beaucoup de matériels à Konkouré. Du matériel qu’on ne peut pas jeter comme ça. On pleure aujourd’hui, sérieusement », se désole Modi Abdoulaye Bah.

L’inquiétude est aussi grande chez madame Haoulatou Diallo, une femme qui dit avoir douze bouches à nourrir, sans compter la sienne.

Devant sa boutique qu’elle gère depuis le décès de son mari (il y a quatre ans), la pauvre dame admet avoir bénéficié d’une indemnisation de la part du projet Souapiti. Mais, elle déplore sept chambres manquantes sur les seize qu’elle possède à Konkouré.

Madame Haoulatou Diallo

« On est inquiet. C’est pourquoi nous sommes là encore. Vous avez vu que l’eau nous a déjà encerclés. Je suis là depuis 28 ans. J’ai mes neuf enfants et ma mère qui sont avec moi. Mon mari est décédé depuis 4 ans. J’avais construit quatre maisons. Ils m’ont remboursé deux maisons et ont promis de me restituer les deux autres en numéraire quand ils viendront pour le déménagement. Mais, ils ne m’ont rien donné, pas même un papier. C’est mon mari qui était dans cette boutique que vous voyez ici. Maintenant qu’il n’est plus de ce monde, c’est moi qui la gère. Toute la marchandise que vous voyez ici, je l’ai prise en crédit chez les fournisseurs de mon défunt mari. Ce bar qui est là, c’est ici qu’on gagne quasiment notre subsistance. Les lundis par exemple, je prépare 200 pots de riz que je mets en vente. C’était ça mon quotidien. Maintenant, je ne sais plus quoi faire. Ils nous ont dit de partir dans un endroit où il n’y a pas de route, il n’y a pas de marché. Nous ne connaissons pas ceux qui sont là-bas ; et, ceux-là ne nous connaissent pas aussi. Ce n’est pas se dresser contre le pouvoir ; mais, je suis inquiète. Je n’ai pas où enlever la dépense alors que j’ai douze personnes à ma charge, sans compter ma propre personne. Nous vivons de ce bar et de cette boutique. Monsieur Bah, celui qu’ils disent être à la tête de cette situation, est venu me demander pourquoi je suis là encore. Je lui ai dit le pourquoi. Il m’a ensuite dit de partir, ils vont m’indemniser après. J’ai dit d’accord ; mais, pour preuve que vous allez m’indemniser, donnes-moi un papier comme ce fut le cas pour les autres maisons. Il a répondu qu’il n’a pas de papier à me donner. Il m’a ensuite dit de faire confiance à la société. Quelle société ? Je ne connais pas le nom de la société, je ne connais pas d’où elle vient et ce qu’elle fait. Moi, je ne suis pas lettrée. Donc, je ne peux faire confiance qu’au papier qu’ils vont me donner… Je ne vais pas les accuser. J’avais seize chambres ici. Ils ont construit neuf chambres pour moi à Kambanyah. Donc, il reste sept chambres. Et, ce sont ces sept chambres qui nous opposent jusqu’à présent…», a expliqué madame Haoulatou Diallo.

Dian Baïlo Bah

Rencontré au marché hebdomadaire de Konkouré par l’envoyé spécial de Guineematin.com, Dian Baïlo Bah, 78 ans, se lamente sur son triste sort. Partagé entre partir sans rien trouver ailleurs et rester à Konkouré pour être noyé par les eaux du fleuve, ce septuagénaire est dans l’embarras. « Ils ont construit à Kambanyah ; mais, je n’ai pas vu ma maison là-bas. Ils ont dit qu’ils vont prendre une maison en location pour moi, en attendant qu’on construise ma maison. Je suis à Konkouré encore, parce que je n’ai pas où aller, je n’ai pas où mettre mes biens. Et, pourtant, l’eau est en train de monter petit à petit. On se demande vraiment comment faire. J’ai une famille d’au moins 20 personnes », a indiqué Dian Baïlo Bah.

A l’image de nos présents interlocuteurs, nombreuses familles sont dans le désarroi à Konkouré. Et, pour se tirer d’affaire, ces « sinistrés du barrage Souapiti » sollicitent l’intervention du président de la République. En attendant ce « sauveur », les plus proches du pont se contentent, pour l’instant, d’avoir les pieds dans l’eau.

A suivre !

De Kindia, Mamadou Baïlo Keïta pour Guineematin.com

Tél. : 622 97 27 22

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Recherche Scientifique : le CIRD signe un partenariat avec l’Université de Sonfonia

26 septembre 2019 à 16 04 14 09149

Le Centre International de Recherche et de Documentation (CIRD) et l’Université Général Lansana Conté de Sonfonia (UGLC) sont désormais partenaires. Les deux parties ont signé une convention de partenariat ce jeudi, 26 septembre 2019. La démarche vise à renforcer les capacités des enseignants chercheurs et étudiants de cette institution d’enseignement supérieur public dans le domaine scientifique, a appris Guineematin.com à travers un de ses reporters.

L’Université de Sonfonia s’ajoute ainsi à plusieurs autres institutions d’enseignement supérieur publiques et privées du pays ayant un partenariat avec le Centre International de Recherche et de Documentation (CIRD). La signature du document liant les deux institutions s’est déroulée au rectorat de l’université, en présence du recteur Professeur Ahmadou Oury Koré Bah, du vice-recteur chargé des études Professeur Kéfing Condé et du conseiller du recteur Aly Badara Sylla. Dans la délégation du CIRD, on notait également la présence de la fondatrice et présidente du Conseil d’ Administration Safiatou Diallo, du directeur exécutif Abdou Ndao, et du chargé de communication Thierno Hassan Diallo.

Pr Ahmadou Oury Koré Bah

Selon le recteur Professeur Ahmadou Oury Koré Bah, l’Université Général Lansana Conté de Sonfonia a déjà commencé à tirer les avantages de ce partenariat avant même le signer. « Il y a déjà des ouvrages scientifiques que le CIRD a mis à notre disposition, il y a le financement des masters des étudiants et il y a le travail de labo que nous faisons conjointement avec le CIRD. Je pense que tous ces aspects sont extrêmement importants. Ensuite, nous explorons sur le plan international des possibilités de faire appel à des compétences extérieures et à des documents qui pourraient contribuer à aider les enseignants chercheurs de notre institution qui travaillent sans relâche pour l’amélioration du processus pédagogique et de recherche », a-t-il indiqué.

Abdou Ndao, directeur exécutif du CIRD

De son côté, Abdou Ndao, directeur exécutif du CIRD, a rappelé que son institution veut être un bâtisseur de partenariat institutionnel et scientifique. Car, dit-il, « la recherche scientifique est une chaine de valeur qui exige une pluralité de compétences. C’est la raison pour laquelle nous sommes venus signer cette convention qui va permettre au CIRD et à l’université de pouvoir développer un certain nombre de programmes de recherche, d’avoir des partenariats sur des financements éventuels que nous pouvons porter, sans compter évidemment l’idée pour le CIRD de mettre en place à l’intérieur de l’université, une bibliothèque destinée aux chercheurs et aux étudiants », a-t-il expliqué.

Il ajoute qu’ils ont « déjà commencé des sessions formatives qui sont destinées à l’école doctorale et aux étudiants en étude avancée sur différentes questions de méthodologie scientifique ».

Il faut rappeler que le Centre International de Recherche et de Documentation (CIRD) est le premier établissement agrée et indépendant en Guinée, faisant la recherche, la documentation et la formation continue.

Siba Guilavogui pour Guineematin.com

Tel : 620 21 39 77/ 662 73 05 31

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Incendie au marché de Madina : « tout est perdu…»

26 septembre 2019 à 14 02 36 09369

Comme annoncé précédemment, un incendie s’est produit dans la nuit d’hier à ce jeudi, 26 septembre 2019, au grand marché de Madina (Conakry). C’est un magasin de vente de friperie qui a pris feu. Désemparé, la victime déplore d’importantes pertes et appelle à l’aide, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui s’est rendu sur place.

Abdoulaye Diané, gardien du magasin

Le magasin touché se trouve au rez-de-chaussée d’un immeuble en construction tout près d’Avaria. Selon Abdoulaye Diané, le gardien du chantier, c’est à 3 heures du matin que l’incendie s’est produit. « C’est mon frère qui est venu vers 3h 30 du matin pour me dire qu’il y a du feu dernière. Immédiatement, je me suis levé, je suis allé couper le disjoncteur. Après, on est partis chercher de l’eau, mais le feu continuait toujours. Aussitôt, on a appelé le propriétaire. Entre-temps, on a cassé les portes, mais on ne pouvait rien faire. On a appelé les sapeurs-pompiers par trois fois, ils n’ont pas pris le téléphone. C’est en ce temps que mon ami a pris la moto pour aller chercher les sapeurs-pompiers à Kaloum. Mais, ils ne sont arrivés ici qu’à 5h 30. Donc, on n’a rien pu faire sortir, tout est brûlé », a-t-il expliqué.

Oumar Condé, propriétaire du magasin

Rencontré sur place, le propriétaire du magasin Oumar Condé est sous le choc. Il dit avoir tout perdu et sollicite l’aide des bonnes volontés. « Le gardien m’a appelé et m’a dit que le magasin a pris du feu. Je suis venu immédiatement, mais nous n’avons rien pu faire sortir, tout est perdu. Nous vendons des friperies ici : des habits, des chaussures et des sacs. On a ouvert le magasin il de cela 5 jours et on a déchargé 2 conteneurs de 40 pieds. On a vendu que pendant 3 jours. Donc, il y a à peu près un conteneur et demi qui se trouvaient à l’intérieur du magasin. Je ne peux pas pour l’instant estimer les pertes, mais ce qui est sûr, c’est que rien n’est sorti. J’ai passé 19 ans à l’étranger et j’ai décidé de rentrer pour travailler ici. Je n’ai fait que 4 mois ici, et voici le résultat. Donc, je ne sais plus quoi faire. Je demande au gouvernement et aux bonnes volontés de m’aider », a lancé la victime.

M’Mahawa Traoré, marchande

M’Mahawa Traoré, marchande, a perdu aussi sa marchandise qui était dans le magasin. Elle est également très affectée. « Hier, je suis venue acheter deux ballots de robes ici. J’ai fait sortir un et j’ai gardé l’autre dans le magasin. C’est aujourd’hui que je devais venir le récupérer. Mais, je viens trouver que le magasin a pris feu, et rien n’est sorti. Je ne sais pas qu’est-ce qu’on faire pour ça », a-t-elle déclaré.

Pour l’heure, la cause de cet incendie n’est pas connue. Une enquête est ouverte par les services compétents.

Mamadou Bhoye Laafa Sow pour Guineematin.com

Tél. : 00224 622919225 / 666919225

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Koubia : des promoteurs d’une nouvelle constitution, en campagne dans la préfecture

26 septembre 2019 à 13 01 11 09119

Une mission composée notamment de plusieurs enseignants à l’Université général Lansana Conté de Sonfonia effectue actuellement une tournée dans la région de Labé, pour battre campagne en faveur d’une nouvelle constitution. Les promoteurs de ce projet controversé étaient dans la préfecture de Koubia hier, mercredi 25 septembre 2019, rapporte le correspondant de Guineematin.com sur place.

C’est à la maison des jeunes de Koubia que cette mission a organisée une conférence-débat sur « les opportunités d’une nouvelle constitution ». La rencontre a connu la présence des autorités préfectorales, les sous-préfets, les responsables du RPG Arc-en-ciel (parti au pouvoir) dans la commune urbaine et dans les sous-préfectures ainsi que des citoyens.

C’est d’abord le secrétaire général chargé des collectivités décentralisées, préfet par intérim, qui a pris la parole pour souhaiter la bienvenue aux membres de la délégation. Mamadou Dian Barry a sollicité que le débat sur la nouvelle constitution soit constructif.

Ensuite, Mamadou Saliou Barry, natif de Koubia et enseignant à l’Université de Sonfonia (Conakry), a remercié les autorités de Koubia et la section locale du RPG Arc-en-ciel pour la mobilisation. Pour lui, la question d’une nouvelle constitution ne doit pas être discutée dans les coulisses, mais à la place publique.

Puis, il est revenu à Sory Sidibé, également professeur à l’Université de Sonfonia, d’expliquer la nécessité de changer l’actuelle constitution et les opportunités d’avoir une nouvelle constitution. Dans les débats, plusieurs questions ont été soulevées.

La nouvelle constitution a-t-elle été rédigée ? Si oui, pourquoi elle n’a toujours pas été mise à la connaissance du public ? Quels sont les points de l’ancienne constitution qui ont été changés ? Ce sont entre autres les interrogations qui sont revenues. En réponse, le conférencier a laissé encore qu’il ne s’agit pour l’heure que d’un projet et que rien n’est encore déterminé.

Opposée à tout débat sur un changement de constitution, l’antenne préfectorale du Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC) à Koubia promet de répliquer. Les organisateurs, eux, se disent satisfaits et annoncent qu’ils vont poursuivre leur tournée dans la région. Après Koubia, ils seront dans la préfecture de Tougué.

De Koubia, Mamadou Alpha Diallo pour Guineematin.com

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Nappy ou le retour au naturel : une coiffure en vogue à Conakry

26 septembre 2019 à 13 01 00 09009

Depuis un certain temps, une nouvelle tendance se dessine dans les salons de coiffure de Conakry. C’est le retour aux cheveux naturels. De plus en plus de filles abandonnent le défrisage des cheveux et les mèches pour retourner aux cheveux crépus naturels. On appelle cette coiffure le « Nappy ». Une contraction des mots anglais « natural » (naturel) et « happy » (content ou heureux). Et, cette tendance semble prendre le dessus sur les codes de beauté occidentaux, a appris un reporter de Guineematin.com qui a sillonné quelques salons de beauté de Conakry.

Le Nappy n’est pas un concept nouveau. Il découle du « natural hair movement », né dans les années 2000 aux Etats-Unis. Mais, c’est seulement au cours des dernières années que le mouvement a gagné le continent africain, et la Guinée particulièrement. Et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il s’est fait des adeptes. En raison du nombre élevé de filles qui veulent revenir aux cheveux naturels, beaucoup de salons de beauté de Conakry ont commencé la coiffure Nappy. C’est le cas de Tina Coiffure, situé au quartier Lambanyi. Mireille Adjoua, la gérante du salon, indique la majorité de sa clientèle aujourd’hui opte pour le Nappy.

Mireille Adjoua, gérante du salon Tina Coiffure

« Le Nappy, c’est la coiffure des cheveux naturels. Les cheveux naturels comme le connaissaient nos ancêtres et nos parents, ça avait tendance à disparaître. Les filles préféraient défriser leurs cheveux pour les rendre lisses. Mais, maintenant, elles ont commencé à abandonner cela pour revenir aux cheveux naturels, parce qu’elles ont que les produits défrisant ne sont pas très appropriés pour les cheveux. C’est pourquoi actuellement, il n’y pas trop de cheveux défrisés, c’est devenu rare. Chez moi ici, c’est très souvent le Nappy que je tresse parce que la plupart de mes clientes préfèrent ça. A l’allure où vont les choses, je pense que les tresses avec les mèches risquent de disparaître au profit du Nappy. Parce que de plus en plus de filles aiment les cheveux naturels maintenant », soutient-elle.

Saran Traoré, gérante du salon de beauté Cendans coiffure

Cette version est confirmée par Saran Traoré, gérante du salon de beauté Cendans coiffure, toujours à Lambayi. « Nous recevons maintenant beaucoup plus de clientes qui font la tresse naturelle, que celles qui utilisent les mèches maintenant. Nous le faisons à 50.000 et au-delà. Mais, les tresses avec les mèches sont plus chères que celles du Nappy. Je pense que le Nappy est en train de prendre le dessus sur les mèches et les produits défrisant. Même les filles qui n’ont pas beaucoup de cheveux, la plupart préfèrent utiliser des perruques que de se tresser avec les mèches », explique cette autre coiffeuse.

Elle précise toutefois qu’on ne peut faire avoir le Nappy avec des cheveux déjà défrisés. Donc, les filles qui optent pour le naturel ont deux options. « La première, c’est d’arrêter de mettre les mèches et tous les produits défrisant pendant plusieurs mois, le temps que les cheveux soient libérés des produits utilisés. Et la deuxième option, c’est de couper carrément les cheveux pour laisser pousser des cheveux naturels », ajoute Saran Traoré.

Janette Kamano

Dans la pratique, c’est la seconde option qui est la plus courante, la première étant assez longue. Janette Kamano dit avoir coupé ses cheveux frisés pour pouvoir avoir le Nappy. « Le Nappy nous rend belle et agréable tout en restant naturelle. J’ai dû couper mes cheveux pour avoir le Nappy. Tous mes cheveux qui contenaient des produits défrisant, je les ai coupés. Ça fait longtemps que je ne mets pas les mèches sur ma tête et je compte continuer comme ça. Car le Nappy me rend belle », a-t-elle indiquée.

Anne Marie Haba

C’est aussi l’option choisie par Anne Marie Haba. Et cela, pour des raisons précises. « J’ai aimé le Nappy, parce qu’au début je défrisais mes cheveux, mais j’ai constaté que cela n’était pas bon pour mes cheveux, je n’arrivais pas les entretenir. Et, quand je mettais les mèches, j’avais souvent des maux de tête. Du coup, j’ai décidé de couper mes cheveux pour laisser pousser des cheveux naturels », explique-t-elle.

Toutefois, nos interlocutrices soulignent que l’entretien du Nappy n’est pas aussi facile. Il faut avoir des produits faits à base d’ingrédients naturels, dont des huiles végétales. Des produits qui, pour la plupart, coûtent cher.

Fatoumata Djoulde Diallo pour Guineematin.com

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La Saga du Hafia FC : un livre qui retrace le glorieux parcours du club, publié à Conakry

26 septembre 2019 à 12 12 36 09369

Les éditions SAEC (Société africaine d’édition et de communication) ont présenté hier, mercredi 25 septembre 2019, un livre intitulé « La saga du Hafia FC Premier triple champion d’Afrique ». La cérémonie de dédicace de l’ouvrage a eu lieu à la bibliothèque Djibril Tamsir Niane sise à la minière dans la commune de Dixinn. C’était en présence du ministre de la fonction publique, d’anciens joueurs de Hafia Football Club, d’anciens journalistes sportifs, des entraîneurs et plusieurs écrivains, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

La saga du Hafia FC, premier triple champion d’Afrique, est l’œuvre d’Alpha Oumar Diallo, un fervent supporter du football guinéen. Il raconte l’épopée glorieuse du Hafia FC de Conakry, qui a hissé très haut le drapeau guinéen dans les années 70 en remportant trois coupes d’Afrique de football en 1972, 1975 1977. A l’occasion de la cérémonie de présentation du livre, l’auteur est revenu sur les raisons qui l’ont motivé à écrire à cet ouvrage.

« Il faut préciser que les faits les plus hauts des pays de l’Afrique occidentale ont été réalisés pendant la période de l’indépendance. Personne ne peut nier la prestation des balais africains de la République de Guinée, les ensembles comme le Bembeya, Bala et ses Baladins, l’ensemble instrumental. Il y a aussi nos auteurs de l’Afrique : Djibril Tamsir Niane, Camara Laye ; les cinéastes guinéens comme les Sékou Oumar Barry, Kemoko Diakité. Et ensuite, sur le plan du football, le Hafia Football Club et le Syli national. C’est-à-dire, on était les pionniers en Afrique.

Alors, c’est pourquoi je me suis dit que les acteurs doivent maintenant retrousser les manches pour noter les témoignages sur cette belle période. Voilà la première motivation. La deuxième motivation, le football c’est ma première passion. En 1962, j’ai eu la chance de voir un illustré sur les exploits du footballeur Pelé qui a marqué son temps, et c’était pour nous un héros, un patrimoine mondial. Donc, ça c’est resté dans ma tête. Et finalement, je suis tombé sur le charme du Hafia en 1971 quand je les ai vus jouer. Alors depuis lors, je me suis décidé de faire quelque chose pour ces artistes du football », a expliqué Alpha Oumar Diallo.

Cette œuvre a été préfacée par consultant sportif Thierno Saïdou Diakité. Il salue un grand honneur qui lui a été fait par l’auteur. « C’est une réelle satisfaction pour moi. L’auteur Alpha Oumar Diallo m’a fait l’honneur de préfacer ce livre qui retrace le parcours du Hafia Football Club, qui a réalisé le premier triplé continental à savoir la coupe des clubs. C’est une réelle satisfaction parce que les personnalités qui ont assisté à la cérémonie ont compris qu’elles avaient beaucoup à apprendre du glorieux passé de ce club qui a marqué son nom dans l’histoire du football africain », a réagi l’analyste sportif.

Présent à la cérémonie, le ministre de la fonction publique, de la réforme de l’Etat et de la modernisation, a salué la publication d’une telle œuvre qui permet de faire revivre le passé glorieux de notre pays. « Il est important de faire revivre le passé surtout s’il est glorieux et quand il s’appelle Hafia football Club. C’est une équipe qui rayonné sur le continent et sur le monde. C’est une référence en matière de football, et ça a eu un impact sur toute la vie de la nation guinéenne. Les jeunes de ma génération qui ont vécu la gloire et l’odyssée du Hafia sont fiers jusqu’aujourd’hui de ce qu’il a accompli au service de la nation. Nous souhaitons que les nouvelles générations puisent faire comme les anciens parce qu’on en a soif », a lancé le ministre Bily Nankouman Doumbouya.

L’ouvrage « La Saga de Hafia FC Premier Triple Champion d’Afrique » compte près de 200 pages, reparties en 10 chapitres. Il est vente à la bibliothèque Djibril Tamsir Niane sise à la Minière, et coûte 100 mille francs guinéens.

Mamadou Bhoye Laafa Sow pour Guineematin.com

Tel : 00224 622 91 92 25 / 666 91 92 25

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Expulsé d’Egypte, l’étudiant guinéen Bilal Bah arrive à Conakry ce jeudi

26 septembre 2019 à 12 12 23 09239
Mohamed Bilal Bah, étudiant guinéen expulsé du Caire (Egypte)

Comme prévu, Mohamed Bilal Bah, l’étudiant guinéen arrêté récemment en Egypte, a été expulsé. Il a quitté la capitale égyptienne dans la nuit d’hier et doit arriver ce jeudi, 26 septembre 2019 à Conakry, a appris Guineematin.com d’une source diplomatique.

« Monsieur Mohamed Bilal Bah a quitté le Caire hier nuit. Il arrive à Conakry ce jeudi à 16h 20 par Ethiopian Airlines », a indiqué Soriba Camara, l’ambassadeur de Guinée en Egypte.

Le diplomate guinéen précise que notre compatriote est rentré sans sa femme et ses trois enfants. « La communauté guinéenne en Egypte a fait une collecte pour acheter son billet. Sa femme et ses enfants sont encore au Caire, attendant les billets d’avion que doit acheter sa famille », a dit monsieur Camara.

Mohamed Bilal Bah, 34 ans, était étudiant en master à la faculté de droit de la prestigieuse Université Al Azhar du Caire. Il a été arrêté le 10 septembre 2019 à son domicile par des agents de la sécurité d’Etat égyptienne avec un de ses voisins comorien, pour des fins d’enquête.

Deux semaines après, les autorités égyptiennes l’ont mis à la disposition des services de l’immigration, demandant son départ du pays dans les brefs délais. Les raisons de son arrestation et de son expulsion n’ont pas encore été communiquées.

Alpha Fafaya Diallo pour Guineematin.com

Tel. 628 12 43 62

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Promotion de la paix : ce qu’en dit le maire de Pita

26 septembre 2019 à 12 12 20 09209
Amadou Oury Diallo, maire de la commune urbaine de Pita

Le maire de la commune urbaine de Pita, Amadou Oury Diallo, s’est engagé, dans la matinée d’hier, mercredi 25 septembre 2019, à soutenir la mise en œuvre du projet « appui au dialogue et participation politiques inclusifs en Guinée » initié par le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) à travers le Fonds de Consolidation de la Paix (PBF), soutenu par le Haut-Commissariat des Nations Unies aux Droits de l’Homme et porté par l’Assemblée Nationale, rapporte un correspondant de Guineematin.com en Moyenne Guinée, à travers la vidéo ci-dessous.

Il recevait dans son bureau la mission conjointe de l’Assemblée Nationale conduite par le député uninominal de Ratoma, honorable Elhadj Mamadou Aliou Bah et comprenant Dr Ousmane Souaré, membre du Groupe National de Contact (GNC) et du conseiller technique principal du projet « appui au dialogue et participation politiques inclusifs en Guinée ».

Au cours de son intervention, le maire de Pita a indiqué qu’en ses hôtes de marque dorment des expériences, de la volonté, de la crédibilité et de la foi.
Il a, par la suite, rassuré qu’à Pita, préfecture autrefois réputée chaude, les gens sont entrain de se remettre en cause « parce qu’ils ont compris que rien ne peut régler les problèmes à travers la violence ».

Guineematin.com vous propose dans la vidéo ci-dessous l’intégralité des propos du maire de Pita, Amadou Oury Diallo.

Depuis Labé, Idrissa Sampiring DIALLO pour Guineematin.com
Tél. : (00224) 622 269 551 & 657 269 551 & 660 901 334

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Incendie au marché de Madina : un magasin et son contenu consumés

26 septembre 2019 à 12 12 10 09109

Un incendie s’est produit dans la nuit d’hier à ce jeudi, 26 septembre 2019, au grand marché de Madina. Il a fait d’importants dégâts matériels, a constaté un reporter de Guineematin.com qui s’est rendu sur place.

C’est aux environs de 3 heures du matin que l’incendie s’est produit dans un magasin de vente de vêtements, de sacs et de chaussures, ouvert il y a seulement une semaine. Tout le contenu du local a été réduit en cendre. Les sapeurs-pompiers sont intervenus trop tard pour éteindre le feu.

Selon Abdoulaye Diané, le gardien du magasin touché, c’est un court-circuit qui est à l’origine de cet incendie. Mais, cette version n’a pas encore été confirmée par des sources officielles. Les services de protection civile trouvés sur place annoncent qu’une équipe travaille pour tenter de déterminer la cause exacte de l’incendie.

A suivre !

Mamadou Bhoye Laafa Sow pour Guineematin.com

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Siguiri : élus locaux et citoyens à l’école de la protection des femmes et des enfants

26 septembre 2019 à 11 11 50 09509

Dans le cadre de la reforme engagée dans le secteur de la sécurité, le Centre du Commerce International pour le Développement (CECIDE) a organisé une conférence-débat hier, mercredi 25 septembre 2019, à Siguiri axé sur la protection des femmes et enfants : rôle et mission de l’OPROGEM. Une démarche qui s’inscrit dans le cadre de la restauration du lien de collaboration entre la communauté et la police afin de renforcer le dialogue et faciliter la communication sur la prévention de la délinquance à Siguiri, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

C’est la salle de conférence de la Direction Préfectorale d’Education (DPE) qui a servi de cadre à la rencontre. Elle a regroupé les seize (16) chefs de quartiers de la commune urbaine, les femmes, les jeunes, les forces de l’ordre et les responsables communaux. Elle visait à vulgariser le concept de police de proximité et informer les jeunes et les femmes sur le rôle et les missions de l’OPROGEM (Office de Protection du Genre, de l’Enfance et de Mœurs).

Selon Mamady Aminata Kéita, assistant du coordinateur du projet CECIDE, « cette conférence s’inscrit dans le projet Partenariat pour la Sécurité en Guinée, la réforme de la police au service du citoyen. Avant, les policiers avaient pris la distance à la population. Maintenant, le ministère de la sécurité et de la protection civile a pris une nouvelle mesure, c’est de rapprocher la police aux citoyens. D’où la création de la police de proximité. Depuis avril 2019, nous avons lancé ce projet à Siguiri, nous avons formé les chefs de quartiers, des femmes et des jeunes. Aujourd’hui, c’est une restitution. C’est pourquoi le maire est là. Il doit parler de son bilan dans le cadre de la sécurité de sa commune, la protection des femmes et des enfants. Le commissaire central parlera également des rapports avec les citoyens ».

Pour sa part, le maire de la commune urbaine, Koumba Sékou Magassouba, a salué l’initiative qui vise à rapprocher services de sécurité et citoyens. « Avant la mise en place de ce projet, les citoyens vivaient dans la peur à Siguiri, l’insécurité était récurrente. Les citoyens avaient peur de la police, mais aujourd’hui, nous remercions Dieu, tout va mieux », a-t-il laissé entendre.

La conférence débat a pris fin par la projection d’un film sur le viol sur mineure.

De Siguiri, Bérété Lanceï Condé pour Guineematin.com

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La France en deuil : Jacques Chirac est mort

26 septembre 2019 à 11 11 47 09479
Les présidents Lansana Conté et Jacques Chirac à l’inauguration du barrage Garafiri, en 1998

L’ancien président français, Jacques Chirac, est décédé ce jeudi, 26 septembre 2019. Il s’est éteint à l’âge de 86 ans des suites d’une longue maladie, a appris Guineematin.com des médias français.

Jacques est mort à son domicile parisien de la rue de Tournon qu’il ne quittait plus depuis septembre 2016, lorsqu’il il avait été rapatrié du Maroc et hospitalisé à la Pitié-Salpêtrière pour une infection pulmonaire. Les médecins avaient à plusieurs reprises annoncé à sa femme Bernadette et sa fille Claude que le pronostic vital de l’ancien président était désormais engagé.

Il était affaibli depuis son départ de l’Élysée en mai 2007. Jacques Chirac avait été hospitalisé à plusieurs reprises, notamment en décembre 2015 en raison d’un affaiblissement général. Il avait par ailleurs été victime d’un accident vasculaire cérébral en 2005. Sa dernière apparition publique à une cérémonie officielle remonte au 21 novembre 2014 lors de la remise du prix de la Fondation Chirac au musée du quai Branly.

Jacques Chirac a eu une longue carrière politique. De secrétariat d’Etat en 1967, il est devenu président de la République entre 1995 et 2007, en passant par plusieurs mandats de député de Corrèze puis la mairie de Paris entre 1977 et 1995. Depuis l’annonce de sa mort, les réactions se multiplient dans la classe politique française pour lui rendre hommage.

Alpha Fafaya Diallo pour Guineematin.com

Tel. 628 12 43 62

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