La main lourde de Cellou Dalein : le bureau UFDG-Sénégal dissout !

14 septembre 2019 à 22 10 17 09179
Elhadj Saliou Koubia Diallo remplace Elhadj Boubacar Sidy Bah à la tête de l’UFDG-Sénégal

C’est une mesure radicale que vient de prendre le président de l’UFDG. Après avoir essayé de résoudre sans succès une crise qui dure depuis plus d’un an, à cause de querelles intestines et de leadership au moment où il bat le rappel de ses troupes face à la volonté du président Alpha Condé de s’accrocher au pouvoir à la fin de son dernier mandat, Elhadj Cellou Dalein Diallo a finalement décidé de prendre ses responsabilités…

Comme on le sait, il avait nommé un secrétaire fédéral adjoint (alors que ce poste n’était même pas prévu par les statuts) ; mais, les dirigeants de la fédération UFDG du Sénégal se sont mis à se marcher dessus. Aujourd’hui, le président du parti a posé un acte radical : le bureau de la fédération a été dissout et un bureau provisoire a été mis en place. Cette nouvelle équipe est chargée de gérer les affaires courantes, de renouveler les structures et de préparer un congrès fédéral, a appris Guineematin.com dans la soirée de ce samedi.

C’est donc sur Elhadj Saliou Koubia Diallo- un banquier de la BCEAO à la retraite- que Cellou Dalein Diallo a jeté son dévolu pour remplacer Elhadj Boubacar Sidy Bah, à la tête de la fédération UFDG-Sénégal pour laquelle ce dernier s’est sérieusement investi. Le doyen Karamoko Sidy Bah a d’ailleurs été nommé président d’honneur des fédérations UFDG du Sénégal… Et, pour assurer le secrétariat administratif, Saïdou Diallo a pris la place de Chérif Diao.

Bref, Guineematin.com a appris que la liste présentée ce samedi, 14 septembre 2019, à la Cité Millionnaire à Grand Yoff, par Maladho Diallo, trésorier de l’UFDG et émissaire du président du parti à Dakar, il n’y a même pas eu cinq responsables reconduits sur les 17 membres du bureau fédéral. « Il n’y a presque de nouveaux qui ont été nommés », apprend-on.

Reste à savoir si des frustrations qui naîtraient de ce remue-ménage politique n’engendreront pas des départs en ces temps de mercato politique en République de Guinée !

A suivre de très près sur Guineematin.com

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L’UFR sur le choix d’Innovatrics par la CENI : « nous n’accepteront pas des élections bâclées… »

14 septembre 2019 à 19 07 08 09089

L’audit du fichier électoral et le choix de l’opérateur technique Innovatrics par la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI) préoccupent l’Union des Forces Républicaines. Le parti dirigé par Sidya Touré redoute des élections précipitées et truquées en faveur du parti au pouvoir, le RPG Arc-en-ciel. L’annonce en a été faite ce samedi 14 septembre 2019 à l’occasion de l’assemblée générale de l’UFR, présidée par Bakary Goyo Zoumanigui, entouré de certains membres du bureau exécutif du parti, en présence de nombreux militants, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

L’Union des Forces Républicaines se dit étonnée du choix de la Société Innovatrics par la CENI alors qu’il y a un appel d’offres qui a été lancé dans ce sens. Selon le vice-président du parti, Elhadj Ibrahima Bangoura, « nous sommes surpris qu’Innovatrics ait été choisi alors que l’appel d’offres pour le choix des sociétés qui doivent fournir le logiciel n’a pas encore été dépouillé. Mais, ce qui est encore plus inquiétant, c’est que le communiqué de la CENI dit que ce choix-là va être accompagné par le choix d’un opérateur local qu’Innovatrics lui-même va choisir. Nous savons que c’est Innovatrics qui avait fait le logiciel qui a introduit dans notre fichier les 1million 574 mille électeurs fictifs. C’est ça l’inquiétude que nous avons »a annoncé honorable Ibrahima Bangoura. Le communiqué de la CENI dit aussi que les 1 million 574 mille électeurs fictifs dont-t-il s’agit, qu’il n’y a que des erreurs matérielles concernant les noms, c’est-à-dire les données alphanumériques et les données biométriques. Or, s’il y a altération des données alphanumériques d’un électeur, cela veut dire que cet électeur-là n’existe pas. Mais, si on le maintient, il est appelé électeur fictif. S’il y a aussi altération des données biométriques d’un électeur, c’est la même qualification qu’on lui donne, parce que non seulement son image est floue, mais aussi les empreintes ne sont pas tout à fait exactes », dénonce-t-il.

Par ailleurs, le vice-président de l’UFR se dit inquiet de l’annonce d’une tenue des législatives avant la fin de l’année 2019. « Nous savons que lorsqu’il y a eu la retraite de Kindia, on nous avait dit que le chronogramme allait se faire sur 235 jours. Et qu’à la suite de cela, on allait avoir des élections. Ça avait eu lieu au mois de mai. Aujourd’hui, nous sommes au mois de septembre, on nous demande de faire des élections à la fin de l’année. Ces élections qui vont être faites à la fin de l’année, est-ce que le chronogramme qui a été donné à Kindia est en rapport avec ce programme surtout qu’à cette époque, ils nous disaient que c’était un chronogramme qui était compressé ? Donc là, nous craignons que la précipitation qui est en cours ne soit téléguidée. Cela voudrait dire que la CENI qui est là, il y a un autre chronogramme qu’on nous cache. Mais le vrai chronogramme, eux ils l’ont. Et nous, le chronogramme qui va être donné, nous ne l’accepteront pas parce qu’il ne permettra pas de faire l’audit du fichier comme on l’a recommandé…Donc, nous n’accepteront pas qu’on nous fasse des élections bâclées qui vont conduire le pays devant les situations qu’on ne contrôlera pas », a-t-il martelé.

Dans la même lancée, l’ex ministre de l’élevage, Mohamed Tall, dira que le président de la CENI, maitre Amadou Salifou Kébé, est devenu un acteur politique. « Ce n’est plus un président d’une institution technique. Il est aux ordres du président Alpha Condé. Je mets au défi la CENI de nous donner les statuts de cette société là. Cette société Innovatrics, c’est une coquille vide qui n’a pas de compétence, qui n’a pas de personnel. Pour me démentir, je mets au défi la CENI de nous sortir les statuts de cette société », a-t-il lancé

Pour Mohamed Tall, le seul souci du président Alpha Condé, c’est d’obtenir le 3ème mandat. « Aujourd’hui, le souci du président Alpha, ce n’est pas de doter le pays d’une Assemblée Nationale. C’est d’avoir une Assemblée à sa solde où il aura au moins les 2/3. C’est de ça qu’il s’agit et tout est mis en place pour ça. Il y a des gens qui se baladent un peu partout, avec des fiches pour recenser soi-disant les gens, ce sont des gens qui sont en mission du président Alpha Condé. Leur objectif c’est de recenser les gens pour les faire voter en faveur du RPG », a laissé entendre Mohamed aux militants massivement mobilisés.

De son côté, Bakary Goyo Zoumanigui est revenu sur le passage du premier ministre à l’Assemblée Nationale dans le cadre des consultations. « Après cette consultation avec les députés de la mouvance, les députés de l’opposition ont aussitôt organisé un point de presse pour dire qu’ils ne sont pas d’accord avec les déclarations du président de l’Assemblée Nationale, ils ne sont pas d’accord pour toutes tentative qui changerai la constitution actuellement. Alors, nous avons dit que le président de l’Assemblée a parlé à son nom propre et non à celui des députés », a-t-il précisé.

Saidou Hady Diallo pour Guineematin.com

Tel: 620 589 527/654 416 922

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Accueil d’Alpha Condé aux Etats-Unis : un « mépris » pour le régime actuel, selon le PADES

14 septembre 2019 à 19 07 00 09009

La visite que le président guinéen effectue depuis une semaine environ aux Etats-Unis a été au centre des assemblées générales des partis politiques ce samedi, 14 septembre 2019, à Conakry. Le PADES a dénoncé un raté qui prouve le mépris que les dirigeants américains ont à l’égard du régime Alpha Condé, a constaté un reporter de Guineematin.com qui était sur place.

« Vous savez que le président de la République fait appel à Dieu pour sauver sa présidence à vie, pour mettre en marche un 3ème mandat dans notre pays. Il utilise le mot peuple pour tenter de convaincre les gens. Le peuple est devenu pour eux (les dirigeants), un instrument politique qu’on peut utiliser à des fins personnelles. Je crois que ça a été raté. D’ailleurs, si vous voyez la manière dont il a été accueilli, cela prouve le mépris que les Etats-Unis ont pour le gouvernement et ce système qui est en place », a déclaré Mohamed Diakité, coordinateur chargé des stratégies d’implantation du PADES dans la zone spéciale de Conakry.

Mohamed Diakité, coordinateur chargé des stratégies d’implantation du PADES

Abordant la question des consultations nationales en cours dans notre pays, ce responsable Parti des Démocrates pour l’Espoir a expliqué pourquoi le Premier ministre, qui conduit ces consultations, n’a pas envoyé de courrier au parti dirigé par Dr Ousmane Kaba. « Ce n’est pas la peine de nous envoyer de convocation. Nous, nous n’irons pas. Parce que nous n’allons pas participer à ce putsch électoral ou à des consultations pour amuser la galerie.

Nous avons des choses plus sérieuses aujourd’hui, nous gardons notre position. Et, c’est la raison pour laquelle le Premier ministre n’a pas envoyé de courrier à notre niveau. Parce que nous, nous avons prévenu, on n’est pas dans la démagogie, on n’est pas dans le mensonge. On veut que les règles, la justice et la démocratie soient respectées dans notre pays. Donc, il n’y a pas de consultations », a réitéré Mohamed Diakité.

A rappeler que parmi les opposants, seulement Cellou Dalein Diallo, le chef de file de l’opposition guinéenne, et Sidya Touré, le président de l’UFR, ont été conviés aux consultations entamées cette semaine par Ibrahima Kassory Fofana. Les deux hommes qui sont invités lundi prochain à la Primature ont déjà annoncé qu’ils ne répondront pas à cette invitation. Ils restent dans la logique du Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC), dont ils sont membres, et qui est opposé à ces consultations ainsi qu’au projet de changement de la constitution qui devrait permettre au président Alpha Condé de briguer un troisième mandat.

Mamadou Bhoye Laafa Sow pour Guineematin.com

Tel : 00224 622 919 225 / 666 919 225

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Fodé Oussou sur la visite d’Alpha Condé aux USA : « nous avons été humiliés, parce que… »

14 septembre 2019 à 18 06 59 09599

La visite du président Alpha Condé aux USA continue d’alimenter la chronique en Guinée et même au-delà de nos frontières. L’assemblée générale hebdomadaire de l’UFDG de ce samedi, 14 septembre 2019 a en partie porté sur cette actualité. Dr Fodé Oussou Fofana, vice-président du parti, a dénoncé le fait que le numéro un guinéen ait forcé son rendez-vous aux USA. Selon lui, ce rendez-vous s’est soldé par un désaveu par rapport au rêve du président Condé de s’éterniser au pouvoir, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Devant les militants de l’UFDG, fortement mobilisés, Fodé Oussou soutient que le président Alpha Condé n’a aucune possibilité, juridiquement parlant, de s’offrir un troisième mandat. Il a indiqué que l’actuel président guinéen est devenu orphelin dans sa quête d’alliés pour changer la Constitution. « Aux Etats-Unis, nous avons été humilié, parce que ceux qui sont nés en 1960 doivent se rappeler que feu Ahmed Sékou Touré a été reçu aux USA en 1962, par le président John Kennedy. La Guinée a été honorée. En 2019 Alpha Condé, président de la Guinée, ancien président de l’Union Africaine, 40 ans de combat et professeur, a été reçu par le ministre des Affaires Etrangères de la Guinée qu’on appelle Mamady Touré sur le sol américain. Vous savez que les Etats-Unis c’est des gens qui respectent la démocratie. Il a forcé, il a eu un rendez-vous. Le rendez-vous qu’il a eu, il l’a eu avec un des hauts responsables qui lui a dit dans un langage simple « pour nous les Etats-Unis, nous nous bâtons pour les transitions apaisées, pour que dans tous les pays africains, qu’il y ait la démocratie. Nous ne pouvons pas accompagner les chefs d’Etat qui veulent instaurer la dictature ». Sur le plan international Mr Alpha Condé n’a pas eu de répondant », soutient le vice-président de l’UFDG.

Par ailleurs, Dr Fodé Oussou apporte un démenti aux propos du chef l’État qui avait affirmé que la Constitution Américaine a été changé plusieurs fois. « Mr Alpha Condé a dit que la constitution des Etats-Unis a été changé 27 fois. Je tiens à rappeler que la constitution des Etats-Unis date à peu près de 3 siècles. Leur constitution a été amendée certainement 27 fois. Cela veut dire que les gens se retrouvent et se donnent la possibilité de voter. La constitution que nous avons dans ce pays peut aussi être amendée, on peut modifier les articles, le président a le droit de demander à ce qu’on regarde les articles. Mais, puisque dans cette constitution, il y a l’article 154 qui ne donne pas la possibilité d’avoir un 3ème mandat, parce que tout son combat, c’est pour avoir un 3ème mandat. Donc, il se lève, il dit que moi je ne veux pas de cette constitution, il faut qu’on ait une autre constitution ».

S’agissant des consultations engagées par le Premier ministre sur instruction du chef de l’Etat, Fodé Oussou a réitéré la non-participation de sa formation politique tout en en donnant les raisons. « Depuis 9 ans, nous nous retrouvons dans les cadres de dialogue, de comité de suivi, de ceci et de cela. A chaque fois qu’on a signé un accord, ils ne l’ont pas respecté. L’accord politique signé devant la communauté internationale, ça n’a pas été respecté. Mr Alpha Condé, tout le monde l’a vu ici, il était fier de dire qu’il ne dialoguera jamais avec Lansana Conté. C’est celui qui a dit ça qui va nous dire d’aller à des consultations ? Nous n’irons pas », a-t-il martelé.

En outre, Fodé Oussou s’en est pris à la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI), qui sera incapable d’organiser les législatives en décembre 2019. « Vous avez vu ce qui se passe à la CENI ? On est à 3 mois de la fin de l’année. En 2018, on était obligé de prolonger le mandat des députés parce qu’il n y avait pas d’argent, et en 2019, il n y a même pas de vision de la CENI. Ce n’est pas une CENI qui est là mais une équipe constituée par Alpha Condé. Comment pouvez-vous imaginer qu’on puisse organiser des élections à moins de 3 mois alors que le fichier électoral n’est pas assaini, les cartes ne sont pas distribuées ? Même s’il y avait tout ça aujourd’hui, il n y a aucun moyen d’organiser les élections au mois de décembre, parce que Mr Alpha Condé a compris qu’avec la constitution, ça ne passe pas ainsi qu’avec le référendum. Il veut forcer la situation, organiser les élections législatives, devenir majoritaire au parlement pour lui trouver un 3ème mandat. Là aussi, il nous trouvera sur le chemin », a-t-il lancé.

Salimatou Diallo pour Guineematin.com
Tél. : 00224623532504

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Consultations nationales : l’UPR pose une condition pour sa participation

14 septembre 2019 à 17 05 20 09209

L’UPR, parti allié à la mouvance présidentielle, ne participera qu’à une seule condition aux consultations nationales en cours sur le changement de l’actuelle constitution. L’annonce a été faite au cours d’une réunion hebdomadaire de la formation politique, tenue ce samedi, 14 septembre 2019, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui était sur place.

C’est le leader de l’Union pour le Progrès et le Renouveau, Elhadj Ousmane Bah, de retour d’une mission à l’étranger, qui a présidé cette rencontre. Il a rappelé que le RPG Arc-en-ciel et ses alliés, dont l’UPR, sont attendus lundi prochain à la Primature dans le cadre des consultations menées par le Premier ministre autour du projet de changement de la constitution. Mais, il annonce que son parti ne participera à ces consultations qu’à condition d’être bien convaincu.

« Nous avons été invités au siège du RPG Arc-en-ciel ce samedi en tant que parti allié. Nous allons nous présenter. Si ce qui va être dit nous convainc, nous rassure et colle avec la ligne politique de notre parti, nous prendrons part lundi à la rencontre avec le Premier ministre », a-t-il annoncé.

Le ministre conseiller d’Alpha Condé n’a pas dit cependant ce que sa formation politique attend de la réunion qui se tient ce samedi au siège du RPG Arc-en-ciel pour préparer la rencontre avec le Premier ministre. Ce qui est clair, c’est que l’UPR ne prendra aux consultations nationales si ses conditions ne sont pas prises en compte.

Bah Ousmane indique qu’une réunion du bureau exécutif de l’UPR aura lieu le mardi, 17 septembre prochain au siège du parti, à la Minière. Elle sera suivie d’une assemblée générale le samedi prochain pour permettre aux responsables de la formation politique de partager avec leurs militants la position du parti par rapport aux consultations nationales.

A ce niveau d’ailleurs, un appel pressant a été lancé à toutes les structures du parti pour une grande mobilisation des responsables, militants et sympathisants de l’UPR à l’Assemblée générale du 21 septembre 2019.

A rappeler que jusqu’ici, l’UPR est l’un des rares partis alliés à la mouvance présidentielle à n’avoir pas officiellement donné sa position sur le changement de la constitution voulu par le pouvoir.

Abdallah Baldé pour Guineematin.com

Tél : 628 08 98 45

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Mali : l’effondrement d’un pont en liane fait un mort à Doghel Sigon

14 septembre 2019 à 16 04 51 09519

L’accident s’est produit le mercredi, 11 septembre 2019, dans le secteur de Dougou Woulen, relevant de la sous-préfecture de Doghel Sigon, dans la préfecture de Mali. La victime est un père de famille d’une cinquantaine d’années, a appris Guineematin.com à travers un de ses correspondants basés à Labé.

Selon Amadou Oury Moussa Diallo, le maire de la commune rurale de Doghel Sigon, « le drame s’est produit au moment où plusieurs citoyens étaient sur les lieux pour réparer un pont en liane qui relie Dougou Woulen aux autres districts. C’est ainsi que ce pont a cédé, emportant sept personnes. Les six ont réussi à se tirer d’affaire, mais la septième personne s’est noyée. C’est après plusieurs heures de recherche que le corps de la victime Mamadou Saliou Sow a été repêché le jeudi, 12 septembre 2019 », a-t-il expliqué.

L’autorité locale ajoute que la victime était cultivateur, âgé de 52 ans. « Après l’autopsie des médecins et le constat des services de sécurité, le corps de la victime a été remis à sa famille pour procéder à l’inhumation », indique le maire de Doghel Sigon.

Plusieurs villages de la région de Labé souffrent d’un manque criard d’infrastructures de base, notamment d’ouvrages de franchissement. Beaucoup de citoyens sont obligés de confectionner des ponts en liane qu’ils placent au-dessus des cours d’eau afin de pouvoir les traverser. Ce qui les expose à d’énormes risques de noyade.

De Labé, Alpha Boubacar Diallo pour Guineematin.com

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Bantama Sow change de ton : « Nous sommes des adversaires, non des ennemis… »

14 septembre 2019 à 16 04 41 09419

La visite du président Alpha Condé aux Etats Unis d’Amérique a polarisé les débats à l’assemblée générale hebdomadaire du RPG Arc-en-ciel de ce samedi, 14 septembre 2019. Pour les responsables du parti au pouvoir, cette visite du locataire du palais Sékhoutouréyah au pays de l’Oncle Sam va rapporter énormément à la Guinée. Bantama en a profité pour mettre de l’eau dans son vin, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

M’Bany Sangaré, SG de la jeunesse du RPG arc-en-ciel et Directeur Général de l’OGC

Pour M’Bany Sangaré, secrétaire général de la jeunesse du RPG Arc-en-ciel et directeur général de l’Office Guinéen des Chargeurs (OGC), cette visite du président Alpha Condé aux USA sera bénéfique à notre pays au regard des accords signés entre les deux camps. « Le président de la République a fait l’objet d’un accueil très chaleureux ; d’abord à l’aéroport, de la part des de nos compatriotes, par la section RPG de Washington et de New York ; ensuite, le professeur Alpha Condé a eu l’honneur de rencontrer les plus hautes autorités américaines, l’honneur de rencontrer les plus grands investisseurs américains pour parler d’Economie, de Développement, d’Emergence de notre pays. Pour certains guinéens, cette visite serait un échec. Mais aujourd’hui, c’est tout à fait le contraire. Le professeur Alpha Condé séjourne aux Etats-Unis avec tous les honneurs dûs à son rang, au rang d’un chef d’Etat, d’un panafricaniste convaincu. (…) Les importants accords que le président est en train de signer pour le bien-être de la Guinée en font foi. Je veux citer la signature d’importants accords dans le domaine des infrastructures, dans le domaine du transport, surtout l’ouverture très prochaine des compagnies aériennes américaines qui vont desservir la Guinée et directement, sans aucun passage auxiliaire », a-t-il laissé entendre.

Sanoussy Bantama Sow, ministre des Sports, de la Culture et du Patrimoine Historique

Pour sa part, Sanoussy Bantama Sow, ministre des Sports, a fustigé le comportement de certains guinéens qui, à ses yeux, considèrent le chef de l’Etat comme un ennemi, et non comme un adversaire politique. « Ce que tous les guinéens doivent savoir, quand le président Alpha Condé se déplace pour aller à l’étranger, il sort au nom de la Guinée. Il est le président de tous les guinéens. Il ne sort pas pour son parti. Alpha Condé était le président du RPG Arc-en-ciel. En 2010, il a été élu président de tous les guinéens. Quand je dis tous les guinéens, c’est tous les guinéens. Même ceux qui se sont mobilisés aux Etats-Unis pour dire qu’Alpha Condé est leur plus grand mal, Alpha Condé est leur président. Parce que les guinéens ont eu l’opportunité de choisir parmi plusieurs candidats et dire qu’Alpha Condé est désigné pour conduire les destinées de notre nation pour un moment donné. Donc, si le président sort, il va au Mali, il va au Libéria, en France ou aux Etats-Unis, il sort au nom de la Guinée. Est-ce que les contrats qu’il est allé signer au nom de la Guinée, c’est seulement le RPG qui va en bénéficier ? Non. C’est la Guinée qui va en bénéficier. Donc, les guinéens doivent savoir faire la différence entre l’adversité. Nous sommes des adversaires, le RPG est adversaire à l’UFDG, adversaire à l’UFR, adversaire aux autres partis. Mais, nous ne sommes pas des ennemis », a-t-il rappelé.

Lansana Komara, ministre de l’Enseignement Technique, de la Formation professionnelle, de l’emploi et du travail

De son côté, Lansana Komara, ministre de l’enseignement Technique, a mis l’occasion à profit pour inviter les militants du parti à s’inscrire sur les listes électorales en vue des élections législatives et du référendum à venir. « Vous savez, nous rentrons dans la phase sérieuse du processus électoral qui est la révision des listes électorales. Qu’est-ce qu’on vous demande ? Encore une fois, c’est la mobilisation. Vérifiez si vous existez dans le fichier. Ensuite, ceux qui ont l’âge de la majorité, ou ceux qui n’ont jamais voté, qu’ils passent devant la machine pour se faire enrôler. Vous voyez, cette phase est tellement importante que beaucoup de personnes ne comprennent pas. A tout moment, nous parlons d’élections, de vote : votez pour la mise en place de l’Assemblée nationale, pour la nouvelle constitution, pour les présidentielles. Mais, mes chers compagnons de lutte, si vous n’êtes pas dans le fichier, tout ce que nous disons devient nul. Il faut donc que vous soyez dans le fichier», a-t-il dit avec insistance.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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« Didier Six n’est pas l’entraîneur dont la Guinée a besoin »

14 septembre 2019 à 16 04 26 09269
Thierno Saïdou Diakité, consultant sportif

Le consultant sportif, Thierno Saïdou Diakité n’approuve pas le choix de Didier Six pour diriger le Syli national de Guinée. Il estime que le technicien français n’est pas l’homme de la solution pour le football guinéen. Il l’a dit au cours d’un entretien avec un journaliste de Guineematin.com ce samedi, 14 septembre 2019.

« J’ai été désagréablement surpris du choix opéré par la fédération guinéenne du football. Parce que sur la liste des 17 présélectionnés, je m’attendais au choix d’un autre », a réagi Thierno Saïdou Diakité, rappelant que Didier Six a été suspendu en 2015, lorsqu’il entraînait l’équipe de l’Île Maurice. Il a eu un comportement indélicat, on lui a infligé une amende de 2000 dollars et il a été suspendu par la fédération. Je me demande si cette suspension est levée. Et je me demande sur la base de quels critères on lui a attribué la note de 9 et quelques sur 10 pour être choisi comme sélectionneur de l’équipe nationale ».

Pour ce consultant sportif, le choix de Didier Six n’est pas judicieux « parce que Didier Six ne répond pas aux termes de référence déclinés dans l’appel à candidature qui a été lancé au mois d’août par la fédération. Il n’a pas une expérience africaine avérée, et je pense qu’il n’est pas l’entraîneur de haut niveau dont la Guinée a besoin pour reconstruire l’équipe après tout ce qui s’est passé en Égypte et nous permettre d’aller très loin. Si on se qualifie à la CAN 2021 au Cameroun, est-ce que lui il pourra nous qualifier pour la coupe du monde programmée au Qatar en 2022 », s’interroge-t-il.

Thierno Saïdou Diakité, consultant sportif

Il en profite pour rappeler que Didier Six a été battu à la CAN 2013 par Paul Put, celui qu’il vient remplacer à la tête du Syli national. « Ironie de l’histoire, Didier Six entraînait le Togo qui a été battu en quarts de finale de la CAN 2013 par le Burkina qui était entraîné par Paul Put. Aujourd’hui, Paul Put est limogé en Guinée et curieusement, par un hasard de circonstances peut-être, c’est Didier Six qui vient prendre les rênes du Syli national », déplore monsieur Diakité.

Même s’il dit n’avoir aucun choix particulier sur les candidats qui étaient en lice, ce consultant sportif estime qu’on aurait mieux fait en choisissant le seul guinéen qui était dans la course. « A partir du moment où notre compatriote Lappé Bangoura avait postulé, je pense qu’on aurait pu lui accorder une seconde chance. Parce qu’il a été limogé lors des éliminatoires de la coupe du monde en 2018 pour avoir perdu contre la Tunisie par le score de 4 buts à 1. Mais, on aurait pu lui accorder une seconde chance pour qu’il se rachète et donner des résultats à la Guinée », soutient Thierno Saïdou Diakité.

Fatoumata Djouldé Diallo pour Guineematin.com

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Le FNDC au préfet de N’zérékoré : « si le calme ne plaît aux autorités, nous allons… »

14 septembre 2019 à 16 04 02 09029

Les autorités de N’zérékoré n’en peuvent plus du calme qui prévaut dans la ville à un moment où les manifestations pour le soutien au contesté projet de nouvelle Constitution se multiplient à travers le pays. C’est dans cette dynamique que le préfet a adressé une correspondance au bureau régional du Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC), convoquant une rencontre pour réviser les termes de l’accord qui interdisait toute manifestation dans la ville. Le FNDC de N’zérékoré a réagi suite à cette correspondance, dénonçant notamment la forme de la lettre, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Cécé Théa, vice-coordinateur du mouvement, dit que la lettre circulaire du préfet comporte des erreurs qui méritent d’être corrigées, et pose ses exigences. « Nous avons reçu la correspondance du préfet, mais dans cette lettre circulaire, il y a des erreurs. Ils ont adressé la circulaire à ma personnalité et non à la structure que je représente. Je les ai appelés et leur dit de faire une correspondance pour l’adresser au FNDC. Ensuite, la présence des parties prenantes doit être obligatoire, sinon le FNDC ne prendra pas part à cette rencontre convoquée par les autorités de N’Nzérékoré ».

En outre, le vice-coordinateur du FNDC dans la capitale de la Guinée Forestière est revenu sur les conditions à remplir avant de prendre part à la rencontre du lundi, convoquée par le préfet Sory Sanoh. « On avait posé des préalables à l’époque avant qu’on accepte de s’asseoir sur la table des négociations avec les autorités. Et si cela n’y est pas, on ne participera pas à cette rencontre. On avait sollicité la présence des confessions religieuses, des représentants des Droits de l’homme, du cercle des communautés vivant à N’Zérékoré, un médiateur impartial avant qu’on ne prenne part à cette rencontre, et cela avait été accepté, et nous avions signé un protocole d’accord qui a permis d’ailleurs à envoyer un calme dans la cité. Et si le calme qui est là ne plaît aux autorités, nous allons les aider et dire publiquement à la population de N’Zérékoré que ces autorités ne veulent pas leur bonheur », a-t-il laissé entendre.

Aux dernières nouvelles, la rencontre convoquée par le préfet, programmée initialement pour le lundi 16 septembre, a été annulée. Elle a été reportée à une date ultérieure par les autorités, apprend-on.

De N’zérékoré, Foromo Gbouo Lamah pour Guineematin.com

Tél : +224620166816/666890877

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Washington exige le respect de la Constitution : le FNDC exulte !

14 septembre 2019 à 15 03 48 09489

Comme indiqué dans une précédente dépêche de Guineematin.com, à l’occasion de la visite du président Alpha Condé aux Etats Unis, les autorités américaines ont exigé le respect de la Constitution de notre pays. Mike Pompeo, le secrétaire d’Etat américain a rappelé au chef de l’Etat guinéen « le ferme soutien des Etats-Unis à des transitions de pouvoir régulières et démocratiques, qui donnent plus de responsabilité, des institutions plus fortes et moins de corruption ».

En termes clairs, le pays de l’Oncle Sam est opposé à l’idée d’une modification ou changement des constitutions pour permettre à des dictateurs de se maintenir au pouvoir. Ce qui devrait définitivement clôturer le débat entretenu par le pouvoir en République de Guinée sur un éventuel troisième mandat pour Alpha Condé.

Au lendemain de ce message limpide de l’administration Trump, le FNDC a publié un communiqué. Les acteurs sociaux et politiques guinéens qui se battent pour le respect de la Constitution guinéenne voient évidemment une opportunité à saisir ! Le FNDC estime que « cette prise de position du Gouvernement Américain vient confirmer, s’il en était besoin, la justesse du combat que nous menons pour le respect de l’ordre constitutionnel et de la préservation des acquis démocratiques obtenus de haute lutte par notre peuple ».

Guineematin.com vous propose, ci-dessous, ce communiqué du FNDC de ce ce samedi, 14 septembre 2019 :

La coordination du Front National pour la Défense de la Constitution salue la position exprimée par le Gouvernement Américain en faveur d’une transition régulière et démocratique du pouvoir en Guinée.

Le FNDC se félicite de cette franche prise de position des autorités américaines en faveur de la démocratie et du respect de la loi fondamentale de notre pays.

Cette prise de position du Gouvernement Américain vient confirmer, si besoin en est, la justesse du combat que nous menons pour le respect de l’ordre constitutionnel et de la préservation des acquis démocratiques obtenus de haute lutte par notre peuple.

Nous appelons le peuple de Guinée à l’union sacrée pour déjouer les manœuvres éhontées des promoteurs de ce projet ignoble qui n’honorent pas la nation guinéenne.

Ensemble, unis et solidaires, nous vaincrons !

Conakry, 14 septembre 2019

La coordination Nationale

Le Responsable des Opérations

Ibrahima DIALLO

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Inquiétude à Kindia : le trou béant refait surface sur le pont Takhou, au centre-ville

14 septembre 2019 à 15 03 25 09259

Le mauvais état des routes et des ouvrages de franchissement de notre pays rend la vie impossible à nos compatriotes. Un trou béant a refait surface sur le pont Takhou, en face de la station Total, au quartier Yéwolé, dans la commune urbaine de Kindia. Une situation qui inquiète de nombreux citoyens de la cité des agrumes, impuissants face à cet état de fait, rapporte l’un des correspondants de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Ce trou béant au cœur de la ville de Kindia, non loin de la gare routière, crée l’inquiétude chez les usagers de la route et relance le débat sur l’entretien des infrastructures. Il avait été plusieurs fois colmaté par les autorités locales, notamment sous le « règne » de l’ancien président de la délégation spéciale, Abdoulaye Bah.

Alassane Camara, chauffeur de taxi

Aujourd’hui, rien n’est entrepris pour faire face à danger qui guette les populations, livrées à elles-mêmes. Selon Alassane Camara, chauffeur de taxi, « ce trou représente un véritable danger pour tout le monde sur ce pont, les citoyens tout comme les conducteurs des engins roulants. Regardez ça, si un étranger surprend ce trou, ça lui fera mal. Car il n y a même pas de panneau ou quoi que ce soit pour signaler son existence aujourd’hui ! La partie peut provoquer des accidents graves et autre chose. Si rien n’est fait pour ce pont, ça sera grave».

Mohamed Lamine Konaté, un autre citoyen de Kindia

Selon Mohamed Lamine Konaté, un autre citoyen de Kindia, «cette brèche n’est pas à sa première parution à ce lieu très fréquenté. Mais, moi j’accuse les autorités. Donc, nous sommes complètement troublés pas la présence de ce trou au pont Takhou. Parce qu’ici, c’est sur la route nationale où tout le monde passe. Donc, les dirigeants doivent comprendre ça », prévient-il.

Billo Bah, conducteur de mototaxi

Pour Billo Bah, conducteur de mototaxi dans la commune urbaine de Kindia, c’est le résultat du mauvais travail qui explique cette situation. « Vraiment, le trou-là nous fatigue ici. Chaque fois, quand il refait surface, ils viennent faire du faux en mettant le sable ou le gravier. Un moment après, le trou revient avec force car le travail est toujours mal fait. Il provoque même des embouteillages de fois puisque le passage des engins lourds pose trop de problèmes », a-t-il dit.

En attendant qu’une solution définitive soit trouvée, les citoyens de Kindia continuent à garder leur mal en patience.

De Kindia, Mohamed M’bemba Condé Guineematin.com

Tél. : 628-518-888

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Didier Six, entraîneur de la Guinée : ce qu’en pensent certains acteurs du football guinéen

14 septembre 2019 à 13 01 38 09389

Le choix de Didier Six pour succéder à Paul Put à la tête du Syli national de Guinée suscite une vague de réactions. Dans les quartiers de Conakry tout comme sur les réseaux sociaux, le sujet fait débat. C’est dans ce contexte qu’un reporter de Guineematin.com a interrogé plusieurs acteurs du monde du football guinéen ce samedi, 14 septembre 2019. Et, ils ont des avis divergents sur la question.

Décryptage !

Salif Kansita Camara, vice-président de la ligue régionale de football de Kindia : je ne peux que me réjouir parce que je pense que c’est un bon choix. Ce ne sont que des techniciens qui connaissent bien le football qui se sont réunis pour faire le choix. Moi, je suis administrateur, je ne suis pas technicien, je ne suis pas spécialiste habilité à faire le choix d’un entraîneur. Quand les techniciens venus de différents départements : Féguifoot, comité olympique, direction technique nationale, ministère des sports se retrouvent pour faire un choix, je me dis que c’est un bon choix. Et, j’espère qu’il va réussir la mission qui lui sera confiée.

Kémoko Camara, ancien gardien du Syli national : l’entraîneur choisi, je ne le connais pas, donc je ne peux pas dire grand-chose sur lui. Mais s’il m’était donné de faire le choix j’aurai choisi un entraîneur guinéen. Pour moi, il serait bien de donner la chance à un guinéen que d’aller prendre encore un entraîneur expatrié qui ne connaît pas le football guinéen. Mais, comme il a été choisi par les dirigeants du football, je souhaite qu’il commence à travailler à la base pour bâtir une équipe nationale locale et chercher à bien connaître le championnat guinéen.

Doromadou Mohamed Aziz, ancien footballeur : moi, ce que je déplore, on prend un entraîneur étranger qu’on paye à des milliers d’euros ou des millions de francs guinéens par mois et que cette personne n’arrive pas à satisfaire le public guinéen. Alors qu’on aurait pu prendre un entraîneur local qui allait être payé moins cher, on le met dans des bonnes conditions pour bien travailler et faire des résultats satisfaisants. Donc, moi j’aurais souhaité qu’on prenne un entraîneur local et qu’on lui laisse la main libre pour bien travailler.

Mohamed Martin Junior, arbitre national: j’approuve le choix de Didier Six, parce qu’il y a eu de nombreux postulants, et finalement c’est lui qui a été retenu parmi tous ceux-ci. Je pense que c’est parce qu’il le mérite. Tout ce que je peux dire au nouveau sélectionneur, c’est de ne pas faire comme les autres. Il a vu ce qui vient de se passer avec son prédécesseur (Paul Put, ndlr). Et actuellement, la population guinéenne suit de près la gestion de notre football. Donc, s’il n’y a pas de résultats, il sera obligé de partir.

Aliou Barry, footballeur professionnel : j’apprécie ce choix, parce que ce que j’ai lu sur le nouvel entraîneur, ça m’encourage beaucoup. Non seulement en tant que footballeur il a joué des compétitions continentales et a remporté des trophées avec l’équipe de France, mais aussi il a une bonne expérience en tant qu’entraîneur. Donc, je pense qu’avec toute cette expérience, il va nous apporter du bon fruit.

Propos recueillis par Aïssatou Sow pour Guineematin.com

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TPI de Dixinn : quand la restitution des engins sous scellés pose problème

14 septembre 2019 à 12 12 15 09159

Les tribunaux de première instance de Conakry sont souvent remplis d’engins usés, mis sous scellés pour diverses raisons. Ces engins inondent les tribunaux et donnent une vilaine image des lieux, notamment à Dixinn et à Mafanco. Pour parler de la gestion de ces engins, un reporter de Guineematin.com a rencontré hier vendredi, 13 septembre 2019, maître Mohamed Fantagbé Diakité, le greffier en chef auprès du Tribunal de Première Instance de Dixinn.

De nombreux véhicules en mauvais état, mis sous scellés, inondent l’enceinte de la cour du tribunal de Dixinn. Même la petite salle d’audience n’est pas épargnée par cet état de fait avec de nombreuses motos qui y sont amoncelées. On peut également y voir des groupes électrogènes, des armes blanches et autres. Ce qui donne une mauvaise image des lieux.

Maître Mohamed Fantagbe Diakité, greffier en chef du TPI de Dixinn

Selon le greffier en chef, maître Mohamed Fantagbe Diakité, plusieurs raisons expliquent la présence envahissante de ces engins au tribunal. « Vous savez, si les personnes supposées être propriétaires ne viennent pas réclamer, on ne peut pas restituer. Quand la procédure finit et la décision dit de restituer ce qui est gardé, on les restitue. La dernière fois, c’était un douanier qui avait été victime de vol d’un écran de télévision plasma. L’écran était là après la décision. On lui a demandé de l’amener avec lui en attendant que le procès finisse parce qu’on n’a pas où garder. Il a dit non. Comme c’est gâté, il faut que ça soit payé. On était obligé de garder. Après la procédure, on le lui a restitué. Mais, d’autres ne viennent pas. Il y a des engins qui ont fait plus de 10 ans ici. La procédure est finie, personne n’est venu prendre. Pour d’autres, on ne peut même plus retrouver les dossiers tellement que ça a pris du temps. Nous-mêmes, on est encombré avec cela. Déjà, la salle d’audience est envahie par les motos parce qu’on n’a pas où les placer. Et ce n’est même pas les motos seulement : on a des véhicules, des couteaux, des fusils, des groupes électrogènes et même des téléviseurs. Mais, il faut que la partie civile vienne demander la restitution, parce que ce n’est pas à celui qui est condamné on doit remettre les objets qu’il a volés. S’il n y a pas de suite on a des problèmes à s’en débarrasser. C’est pour cela qu’on a tout ceci ici », a expliqué le greffier.

Par ailleurs, maître Mohamed Fantagbé Diakité a fait savoir que certains de ces objets sous scellés appartiennent à des malfaiteurs. Ce qui fait qu’ils sont confisqués au profit de l’Etat. « Si la procédure doit prendre du temps, on les revend et le montant est consigné. Apres la décision, on le remet à qui de droit parce que quand les engins restent comme ça, ils vont se détériorer avant que le procès n’arrive a terme parce que dès fois les dossiers viennent ici, ils vont à la Cour d’Appel et à la Cour Suprême. C’est ce qui fait qu’avant la fin de la procédure, il va se trouver que les engins se sont détériorés et n’ont plus la même valeur. Mais, au moment où ça vient, si la procédure doit être rallongée, ils revendent. Si c’est de restituer, le montant est restitué au propriétaire. Mais quelquefois, il y a des engins, c’est les malfaiteurs qui les utilisent et la loi dit que si le malfaiteur l’utilise pour aller commettre un crime, si l’engin lui appartient, on le confisque au profit de l’Etat. Mais si l’engin a été volé, il faut que la victime vienne prouver effectivement que ça lui appartient, qu’il n’est pas complice, s’il a été auparavant pour déclarer le vol de son engin avant même que les malfaiteurs ne commettent de crime avec ».

En ce qui concerne les malfaiteurs qui utilisent leurs propres engins pour commettre des délits ou crimes, notre interlocuteur a fait savoir que ces dossiers sont gérés par un autre service du ministère qui vient les récupérer.

En outre, maître Mohamed Fantagbé Diakité a indiqué qu’un service a été mis en place pour les aider à mieux gérer les scellés, mais qui n’est pas totalement fonctionnel. « Il y a déjà un service chargé des scellés. Mais là, on a des problèmes parce que le service qui doit se charger de gérer les scellés n’est pas totalement fonctionnel pour le moment. Il y a de ces engins qui sont sous scellés, la procédure continue. Si par exemple, c’est des dossiers criminels, il faut que ça parte au cabinet d’instruction. C’est quand toute la procédure finit là-bas, après ça vient au jugement. Donc, le temps que ça finisse, les gens disent qu’on ne leur restitue pas alors que c’est la procédure qui n’est pas terminée. Il y a dernièrement une équipe du ministère qui doit se charger de récupérer les engins et voir comment les magasins des scellés sont gérés afin d’essayer de décongestionner un peu. Bon, c’est un peu lent, mais nous de notre côté, on fait le nécessaire pour que quand il y a la décision, que les parties viennent récupérer parce que ça nous permet d’avoir un peu d’espace ».

Salimatou Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 224 623 53 25 04

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Kindia : des citoyens dénoncent les coupures d’EDG

14 septembre 2019 à 12 12 01 09019
Mohamed Fofana, citoyen de Khaliakhori

La direction régionale d’Electricité De Guinée (EDG) de Kindia est accusée par de nombreux citoyens d’avoir été coupés injustement du réseau de distribution du courant. La colère monte et les citoyens ne savent pas à quel saint se vouer. Les mis en cause parlent d’incompréhension et accusent certaines employées de l’entreprise de négligence, rapporte l’un des correspondants de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Chaque année, les clients branchés sur le réseau EDG de Kindia subissent des coupures du courant par les agents de la société. Alors que les agents invoquent des impayés pour justifier les coupures, les victimes disent avoir toutes les preuves d’avoir payé leurs factures. La cacophonie s’installe entre les deux camps.

Selon nos informations, c’est sans avertissement ni préavis que les chefs de lignes, accompagnés des stagiaires du service, grimpent sur les poteaux des quartiers pour déconnecter les citoyens, en coupant les fils électriques. Une situation qui déconcerte de nombreux clients qui jurent la main sur le palpitant ne rien devoir à EDG.

C’est le cas de Saïkou Yaya Baldé, citoyen de Solia, rencontré au siège d’EDG. « Je suis très déçu d’EDG. On fait du tort à la population dans le mensonge. C’est leur manière d’escroquer les gens. Je me demande pourquoi le guinéen n’est intelligent que s’il s’agit de faire du mal à son prochain. Moi, ils m’ont coupé en disant que j’ai 7 mois d’arriérées. J’ai pris tout mon temps pour vérifier les factures que j’ai à la maison. Heureusement que j’ai retrouvé 6 factures sur 7. Si je ne les avais pas trouvés, j’allais forcement payer le montant qu’ils ont demandé. La 7ème facture, c’est par ce que je ne l’avais pas reçu. Moi dès qu’ils envoient une facture, je viens directement pour payer. C’est une autre stratégie pour escroquer nous les citoyens », a-t-il dénoncé.

Selon un autre père de famille du quartier Féréfou, il est victime de cet acte il y a de cela plus de 3ans. « Ce n’est pas la première fois qu’EDG coupe les pauvres familles sur le mensonge. Chez nous ici, ça fait plus de 3 fois par an qu’on vit de cette situation inventée par EDG. A chaque fois qu’on nous débranche et qu’on vérifie au bureau, on a toujours eu raison. Malgré cette erreur d’EDG, ils nous demandent encore de payer 20 000 FG pour la remise. Ce n’est même pas une erreur, c’est du vol. EDG est en train de voler les citoyens, surtout les gens qui ne gardent pas les anciennes factures. C’est honteux pour nous », s’indigne Abdoulaye Camara.

Même son de cloche chez Madame Bangoura née Fatoumata Sylla. « Ils sont venus grimper le poteau sans demander, ni préavis. Je les ai suppliés de laisser notre fil pour que mon mari, à son retour, passe vérifier au bureau pour connaitre ce qui ne va pas, mais ils m’ont refoulé. Quad monsieur Bangoura est venu, il est allé trouver qu’on ne doit rien à EDG. Pourquoi chaque fois c’est la même chose ? Qu’est-ce qu’ils font avec cet argent ? On ne comprend rien. Tu payes la facture, quelques temps après, on vient te plonger dans le noir parce que leur poche est vide. Dieu va punir les voleurs là un jour ».

C’est le même drame que vit Mohamed Fofana, du quartier Khaliakhory, dans la sous- préfecture de Damakania. « C’est hier jeudi 12 septembre qu’ils nous ont coupé. Aujourd’hui, je suis venu avec mes factures pour que je sois rebranché. C’est les caissières-là qui sont en train de bouffer l’argent des gens. Elles ne savent même pas pourquoi elles sont là. L’Etat doit les dégommer. Elles ont trop fatigué la population ».

Madame Bangoura Fatoumata Oularé

Interrogée par le reporter de Guineematin.com sur cette défaillance, Fatoumata Oularé, la responsable commerciale d’EDG Kindia, pointe un doigt accusateur sur ses employées. « Quand les caissières font l’encaissement, elles donnent les reçus aux clients, l’autre reçu reste dans le carnet pour l’archive. Donc, s’il y a le problème, c’est par rapport à l’enregistrement au niveau de mes dames qui sont en bas. Si elles oublient d’enregistrer les reçus, il y aura forcément des défaillances. C’est pourquoi dans le registre, tu trouves que le client n’a pas payé, mais si tu le coupes, tu trouveras que le client a le reçu sur le terrain. C’est parce que les dames du litige n’enregistrent pas dans les carnets. Mais, si cela arrive aux clients, qu’ils viennent au bureau, nous allons les rétablir dans leurs droits sans problèmes. Donc, je demanderais aux clients de Kindia, celui qui ne reçoit pas la facture ou celui qu’on coupe et qui a la facture, de venir à l’agence, pour régler la situation », a-t-elle laissé entendre.

De Kindia, Mohamed M’bemba Condé Guineematin.com

Tél. : 628-518-888

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Fin du débat en Guinée ? Les Etats-Unis exigent à Alpha Condé le respect de la Constitution

14 septembre 2019 à 11 11 23 09239

Les Etats-Unis d’Amérique ne veulent pas d’un changement de l’actuelle constitution guinéenne qui devrait permettre au président Alpha Condé de briguer un troisième mandat. Le secrétaire d’Etat américain Mike Pompeo l’a dit au chef de l’Etat guinéen à l’occasion d’une rencontre entre les deux hommes hier, vendredi 13 septembre 2019, à Washington.

Le président guinéen poursuit sa visite entamée dimanche dernier aux Etats-Unis. C’est dans ce cadre que Alpha Condé a rencontré Mike Pompeo, secrétaire d’Etat américain. Les deux hommes ont abordé des sujets politiques, notamment le débat en cours en Guinée autour de la volonté de changer l’actuelle constitution du pays pour permettre au président Condé de briguer un troisième mandat en 2020.

Un projet que désapprouvent les Etats-Unis d’Amérique. Selon Morgan Ortagus, la porte-parole du département d’Etat américain, Mike Pompeo « a exprimé le ferme soutien des Etats-Unis à des transitions de pouvoir régulières et démocratiques, qui donnent plus de responsabilité, des institutions plus fortes et moins de corruption ».

Ce n’est pas la première fois que le pays de Donald Trump se montre opposé au projet de changement de constitution en Guinée. Par le passé, les Etats-Unis avaient déjà exprimé leur opposition à toute modification de constitution dans le but d’octroyer un pouvoir à vie à un président de la République. Et en Guinée, même s’il ne l’a pas encore dit clairement, tout porte à croire que le président Alpha Condé veut changer la constitution dans l’unique but de s’offrir un troisième mandat.

Alors que son second mandat arrive à terme en 2020, le chef de l’Etat guinéen a laissé entendre que seul Dieu et le peuple de Guinée savent quand est-ce qu’il quittera au pouvoir. Il s’est d’ailleurs souvent montré défavorable à la limitation de mandats, arguant qu’il faut du temps pour développer un pays comme la Guinée. Avec toutes les oppositions exprimées en Guinée et à l’étranger (Etats-Unis et France notamment), Alpha Condé va-t-il persister à changer la constitution pour se maintenir au pouvoir ?

Alpha Fafaya Diallo pour Guineematin.com

Tel. 628124362

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Guinée : des équipements informatiques et du matériel roulant pour le ministère du plan

14 septembre 2019 à 9 09 10 09109

Dans le cadre du suivi et évaluation des projets et programmes, un lot d’équipements informatiques et de matériels roulants a été octroyé au ministère du Plan et du Développement Economique. Ces équipements ont été achetés grâce à un financement de la Banque Africaine de Développement (BAD), du Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) et du Budget National de Développement (BND). La remise officielle a eu lieu ce vendredi, 13 septembre 2019, dans la cour du Palais des Nations de Conakry, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui était sur place.

Ce sont en tout 25 véhicules, 130 ordinateurs portables, 27 imprimantes, 32 tablettes, 27 scanners, 27 routeurs et 13 clés USB qui ont été remis au ministère du Plan et du Développement Economique. Ces équipements, destinés à certaines directions du département, viennent en appui à l’élaboration des schémas régionaux d’aménagement et de développement, et visent à soutenir et accompagner les services de la direction des investissements.

Léandre Bassolé, représentant-résidant de la BAD en Guinée

« Quand les bailleurs s’entendent et se mettent ensemble pour accompagner un pays, ça donne ce type de résultats. Donc, notre coopération et notre partenariat : PNUD-BAD, est le reflet de la volonté de madame la ministre du Plan et du Développement Economique à soutenir les bailleurs, pour qu’ils se mettent ensemble pour qu’il y ait une synergie de force et que chaque bailleur, avec son avantage comparatif, puisse jouer la plénitude de ses responsabilités qui est d’accompagner durablement les pays que nous soutenons », a déclaré Léandre Bassolé, représentant-résidant de la BAD en Guinée, à l’occasion de la cérémonie de remise de ces équipements.

Luc Jeol Gregoire, représentant résidant du PNUD en Guinée

Abondant dans le même sens, Luc Jeol Gregoire, représentant résidant du PNUD en Guinée, a salué « un acte concret majeur relatif à l’appui à deux chantiers phares initiés sous l’égide du ministère du Plan et du Développement Economique, en l’occurrence la préparation des schémas directeurs régionaux d’aménagement et de développement durable, et l’opérationnalisation de la plateforme de gestion des investissements publics ».

Hadja Mama Kanny Diallo, ministre du Plan et du Développement Economique

Pour sa part, la ministre du Plan et du Développement Economique, Hadja Mama Kanny Diallo, a exprimé sa joie par rapport à l’obtention de ces équipements. « Je ne peux que dire ma satisfaction pour mes collaborateurs. Parce que vous savez que qui dit bon travail, dit équipements. Ça me réjouit de savoir que mes collaborateurs auront les outils nécessaires pour faire le travail et du bon travail. Et, l’accompagnement des partenaires, ça n’est qu’une étape.

Vous savez depuis le début, comment on a été accompagné dans l’élaboration du Plan National de Développement Economique et Social (PNDES) par nos partenaires, dont le PNUD, la BAD, la BADEA, la Banque Mondiale et la BID. Et pour montrer aux partenaires qu’au niveau interne on prend des dispositions aussi, s’assurer qu’on réalise nos objectifs, nous avons pu mobiliser au niveau du BND, suffisamment de ressources pour l’achat de 15 véhicules », a dit la ministre.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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