Kassory désigné pour les consultations nationales : ce qu’en dit Fodé Bangoura du PUP (interview)

6 septembre 2019 à 22 10 17 09179
Elhadj Fodé Bangoura, président du Parti de l’Unité et du Progrès

Quarante huit heures après le discours du président Alpha Condé, les réactions ne cessent de se faire entendre tant à Conakry qu’à l’intérieur du pays. La mission assignée au Premier ministre d’ouvrir de larges consultations avec tous les acteurs sociopolitiques sur toutes les questions, y compris celles qui fâchent, est diversement appréciée. C’est pour parler de ce sujet et de bien d’autres questions qu’un reporter de Guineematin.com s’est entretenu ce vendredi, 6 septembre 2019, avec Elhadj Fodé Bangoura, président du Parti de l’Unité et du Progrès (PUP).

Dans cet entretien, il a été aussi question de la mise en place des démembrements de la Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI), du positionnement et de l’état de santé du PUP, des résultats catastrophiques aux examens nationaux de la session 2019, de la restriction de la liberté de la presse en Guinée,….

Guineematin.com : le mercredi passé, le président Alpha Condé a tenu un discours à la nation dans lequel il a demandé au Premier ministre d’ouvrir de larges consultations avec tous les acteurs de la vie nationale. Comment réagissez-vous ?

Elhadj Fodé Bangoura : ma réaction est à l’image de la réaction de beaucoup de guinéens ou comme tous les guinéens. Tous, nous nous attendions à une adresse à la nation. Certains pensaient que ça serait fait le 2 octobre. Mais il est revenu, il a fait ce discours. Personnellement, je suis resté sur ma faim. Il est vrai que ce à quoi les gens s’attendaient, il ne l’a pas dit. Il a fait un discours à un moment où en plus de la politique, le peuple avait une préoccupation de survie. Notre réseau routier est extrêmement dégradé. Il ne s’était pas adressé à la nation. Il n’a rien fait. Nous avons eu une année scolaire compliquée avec des résultats décevants. Il ne s’était pas adressé à la nation dans ce sens. Il ne l’a pas évoqué. Le réseau routier guinéen, sur l’ensemble du territoire, est malmené. Les produits agricoles à destination des centres de consommation, tel que Conakry, arrivent pourris. Les quelques rares produits qui peuvent être vendus sont achetés à un prix difficile à supporter en ce mois d’août. On pense que cela est une préoccupation du peuple de Guinée et que le président de la République se serait adressé à ses concitoyens pour leur dire que leurs préoccupations, c’est la préoccupation du gouvernement et que les mesures correctives seront prises sous peu. Parce que j’avais entendu que dès qu’il est arrivé lui-même, il a visité une partie de ce réseau routier dans Conakry et ses alentours. Mais, il n’en avait pas fait cas sur ce plan.

Maintenant, quand à l’ouverture du dialogue, je pense qu’aucun guinéen ne refuse le dialogue. Mais est-ce que ce dialogue là est préparé comme il se doit ? Dans les prérogatives du Premier ministre, c’est lui le patron du dialogue. Ça, il n’y a pas eu de nouveauté. Ce qui est nouveau dans ça, c’est que celui qui va diriger le dialogue, celui qui doit parler avec les autres dans ce dialogue a déjà pris position. Comment on peut aller à un dialogue quand les positions sont déjà tranchées à l’avance ? Le Premier ministre dit « je suis pour, mon gouvernement est pour. En tant que personne, je suis pour ; en tant que Premier ministre, moi et mon gouvernement, nous sommes pour (pour la Nouvelle Constitution, ndlr) ». Les autres ont dit « nous sommes contre. Amoulanfé (ça ne se fera pas, ndlr), Alammané (ça se fera, ndlr) ». Donc, on est dans cette situation, et après tout, on dit un d’entre eux va arbitrer. Comment ? On ne peut pas être joueur et arbitre. C’est ça le problème. C’est à partir de cette déclaration que les positions ont commencé à se radicaliser. Alors, comment on peut organiser un dialogue à partir de ça ? On ne va au dialogue que si on n’a confiance à l’interlocuteur. Il faut créer cette confiance. Je crois que là, déjà ça ne se porte pas bien. Ensuite, il faut avoir de l’espoir en disant que je vais dialoguer pour qu’il y ait un résultat satisfaisant. Mais, il n’y a ni confiance, ni espoir pour le moment. Je pense que ça serait très difficile d’aller au dialogue dans ces conditions.

Guineematin.com : donc, cela veut dire que pour ce dialogue, le PUP n’est pas partant ?

Elhadj Fodé Bangoura : le PUP ne s’est pas réuni pour prendre une décision par rapport à ça. Mais, ce que nous voyons-là, le dialogue semble être bancal parce qu’il y a crise de confiance entre les interlocuteurs.

Guineematin.com : aujourd’hui, on constate que les journalistes ne sont plus poursuivis sur la base de la loi L002 portant sur la liberté de la presse. Plutôt, ils sont poursuivis sur la base de la Loi sur la cyber-sécurité qui prévoit même des peines d’emprisonnement. Quels commentaires avez-vous à faire sur ce point ?

Elhadj Fodé Bangoura, président du Parti de l’Unité et du Progrès

Elhadj Fodé Bangoura : je vous renvoie cette question. Est-ce que cette loi sur la cyber-sécurité a été votée et promulguée ? Moi, j’ai un problème. Une loi, si elle est mauvaise, ne la votez pas. Si vous votez, vous acceptez cette loi. Elle reste une loi, elle est applicable. Mais, si elle n’est pas votée, et on en parle, pour moi, elle n’est pas opposable. Si cette loi n’existe pas, on ne doit pas opposer à quelqu’un ce qui n’existe pas. Encore une fois, je fais partie de ceux qui s’étaient battus pour qu’il y ait les radios privées. Alors, je suis jaloux. Je ne crois pas qu’à notre temps qu’on ait enfermé un journaliste parce qu’il a dit ceci ou cela. J’ai encore des témoins ; mais, je ne vais pas les citer. Moi, je suis contre. On s’est battu pour qu’il y ait la liberté d’expression. Je veux que le journaliste respecte effectivement la déontologie, qu’il ne soit pas procureur, mais journaliste. Mais, je ne veux pas aussi qu’on les emprisonne parce qu’on veut les emprisonner. Que n’importe qui peut porter plainte, et qu’on les fait arrêter. Si c’est le cas, on arrête de parler de démocratie. On fait comme la voix de la révolution. Une seule radio, un seul journal et puis ça s’arrête là. Mais, tant qu’il y a des idées diverses, laissez les gens s’exprimer. On parle du Lynx. Lansana Conté était le fonds de commerce du Lynx. Mais, il n’a jamais fait arrêter quelqu’un. Pourtant, il n’y avait pas un numéro du Lynx où on ne parlait pas de Fory Coco. Quelques fois, on le caricaturait, il riait, on lui faisait tout. Mais, jamais il n’a demandé à faire arrêter quelqu’un. Nous, nous sommes les héritiers de celui là, il a libéré, il a laissé les gens faire ce qu’ils veulent, et c’est au peuple de juger.

Guineematin.com : pour cette année 2019, les résultats scolaires aux examens nationaux ont été catastrophiques. A votre avis, quelle est la cause réelle de ce problème ?

Elhadj Fodé Bangoura : vous savez, les gens pensent qu’on évalue seulement l’élève. L’école, c’est trois choses. D’abord les élèves, les enseignants, et les infrastructures. Donc, dans le résultat proclamé de l’élève, il y a tout le monde dedans. Il y a l’enseignant, il y a l’enseigné, et même les parents. Cette année, il y a eu la grève, on n’a pas cherché à résoudre le problème. Mais plutôt, on l’a motivé. Je l’ai dit dans l’une de mes interviews, il faut dialoguer. On a passé l’année comme ça. Tout le monde est responsable de cet échec là. On a recruté des contractuels qui se sont plaints par la suite. Ça veut dire qu’on a fait semblant d’étudier. Les élèves aussi venaient se regrouper dans une même classe pour qu’il y ait le nombre, pour qu’on dise que tout va bien. Les élèves sont complices, les parents complices, les enseignants n’y allaient pas, l’Etat regardait cela et acceptait. Aujourd’hui, il y a eu échec. Donc, on a préparé ce résultat catastrophique. Tout le monde a été évalué. L’Etat a été évalué, les enseignants ont été évalués, les élèves ont été évalués, les parents ont été évalués et finalement on a obtenu ce résultat catastrophique…

Guineematin.com : parlons un peu de votre parti le PUP. Comment se porte aujourd’hui le parti que vous dirigez ?

Elhadj Fodé Bangoura : le parti se porte bien. Nous nous battons comme tous les autres partis pour conquérir le maximum de militants et être là où on discute de l’avenir de ce pays et les problèmes de ce pays.

Guineematin.com : est-ce que le PUP a des représentants dans les démembrements de la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI) ?

Elhadj Fodé Bangoura : oui ! Pas dans tous les endroits, mais nous avons des représentants. Nous pensons que nous avons à peu près une vingtaine. A Conakry, nous en avons dans deux communes : Matoto et Ratoma. A l’intérieur du pays aussi, on en a. Mais, je ne peux pas vous citer toutes les préfectures où on en a. Mais, on en a suffisamment à l’intérieur du pays.

Guineematin.com : quelles sont vos relations avec les autres partis de l’opposition ?

Elhadj Fodé Bangoura : de très bonnes relations. Nous nous battons pour la même cause. Nous sommes de l’opposition, nous nous battons pour la même cause, pour la bonne gouvernance pour ce pays, pour le bien être pour ce peuple de Guinée. Et pour cela nous partageons le même idéal. Donc, nos relations sont bonnes.

Guineematin.com : avez-vous un message à lancer à l’endroit des guinéens ?

Elhadj Fodé Bangoura : c’est un message de paix, de solidarité, de vivre ensemble. Aux dirigeants actuels, les dirigés sont leurs compatriotes qui partagent avec eux le même espace Guinée. A ceux qui veulent être responsables demain, eux-aussi qu’ils héritent d’un pays. Qu’ils ne trouvent pas quelque chose qu’eux-mêmes ils n’arrivent pas à maîtriser parce qu’il y a trop de gâchis. Et que tout le monde accepte franchement de vivre ensemble, de se comprendre pour qu’il y ait une Guinée paisible. Quand il y a le calme, la paix, la quiétude dans le pays, c’est celui qui est à la tête de ce pays qui en bénéficie le premier. Donc, il doit créer les conditions pour qu’il y ait la paix, pour que le pays soit stable.

Propos recueillis par Saidou Hady Diallo pour Guineematin.com

Tel : 620 589 527/654 416 922

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Éboulement mortel à Kankan : la mine était interdite d’accès

6 septembre 2019 à 20 08 21 09219

Comme annoncé précédemment, un éboulement a coûté la vie à au moins 6 personnes à l’aube de ce vendredi, 06 septembre 2019, à Kankan. Le drame a fait également deux blessés graves. Toutes les victimes sont des femmes. Elles se cachaient pour travailler dans la mine d’or de Kankan-Koura qui était interdite d’accès, rapporte le correspondant de Guineematin.com sur place.

Selon nos informations, ces dames ont quitté leurs maisons à 4 heures du matin pour aller dans cette mine à la recherche de l’or. Pendant qu’elles étaient dans le trou, un éboulement s’est produit. Les secouristes qui sont arrivés sur les lieux ont retrouvé six corps sans vie et deux blessés graves. Mais, selon le maire de la commune urbaine de Kankan, Mory Kolofon Diakité, on ne sait pas encore si ce sont les seules victimes de ce drame.

Mory Kolofon Diakité, maire de la commune urbaine de Kankan

« Nous avons trouvé 16 paires de chaussures sur les lieux du drame, ce n’est pas évident que toutes ces 16 personnes soient mortes. Mais, 6 corps sans vie ont été retrouvés et on les a remis au chef de quartier et à la communauté de Kankan-Koura. On a mis des moyens à leur disposition pour s’occuper des corps. On doit remonter l’information, il ne faudrait pas que les gens viennent transformer une carrière en une mine. Il y a des mesures de sécurité dans les mines, mais ici c’est une carrière, donc il n’y a pas de mesures de sécurité », a dit l’autorité locale.

Si ces dames ont choisi cette heure aussi matinale pour se rendre sur les lieux, c’est parce qu’elles ne veulent pas aperçues par quelqu’un. Car cette mine, découverte il y a un an à Kankan-Koura, est interdite d’exploitation en raison des risques qu’elle représente. Depuis cette interdiction, l’officier de police judiciaire Daniel Faya Kamano et ses collègues conservateurs de la nature mènent des patrouilles régulièrement dans la zone, mais ils n’ont malheureusement pas réussi à éviter ce drame.

Daniel Faya Kamano, conservateur de la nature et officier de la police judiciaire

« C’est une situation très déplorable. Nous avons un personnel suffisant qui roule ici pendant toute la journée pour chasser les femmes. On nous a d’abord fait croire que c’est pour extraire du gravier qu’elles viennent ici, parce que ce sont généralement des femmes qui ont perdu leurs maris. Mais, quand on a su ce qu’elles faisaient ici réellement, on a engagé des patrouilles, mais on n’a jamais pris quelqu’un ici. Parce qu’elles viennent tard la nuit pour creuser », a expliqué l’agent.

Toumay Diallo, président de la jeunesse de Kankan-Koura

Toumay Diallo, président de la jeunesse de Kankan-Koura, lui aussi, dit avoir tenté à plusieurs reprises de dissuader les femmes qui se cachent pour travailler nuitamment dans cette mine, mais en vain. « Moi, je venais souvent ici la nuit. Je venais parfois à 1 heure ou à 2 heures du matin pour dire aux femmes de quitter les lieux, elles me disaient qu’elles n’allaient plus revenir ici. Mais bon, c’est la volonté du Tout Puissant. Les hommes ne venaient pas ici. C’est une seule fois que j’ai vu des hommes ici, et depuis que je leur ai parlé ils ne sont plus revenus », soutient le jeune homme.

Les six victimes de cet éboulement, le premier du genre dans cette mine, ont été inhumées dans l’après-midi de ce vendredi. De leur côté, les deux blessées reçoivent des soins à l’hôpital régional de Kankan.

De Kankan, Abdoulaye N’koya Sylla pour Guineematin.com

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Labé : un enseignant demande à Mory Sangaré de limoger tout son cabinet ou démissionner

6 septembre 2019 à 20 08 07 09079
Mory Sangaré, ministre de l’éducation nationale

Les réactions continuent de se faire entendre suite à la publication de la lettre circulaire du ministre de l’éducation nationale et de l’alphabétisation, fixant la rentrée scolaire de cette année au 03 octobre prochain. La note, truffée de fautes, a fait le tour des réseaux sociaux, suscitant raillerie et indignation au sein de l’opinion nationale.

A Labé, un enseignant va plus loin, en réclamant le limogeage de tout le cabinet du ministre ou alors la démission de Mory Sangaré lui-même. Souleymane Pounthioun Diallo s’est exprimé au micro d’un correspondant de Guineematin.com dans la ville.

« C’est peut-être par ignorance que beaucoup de personnes s’attaquent à la personne du ministre Mory Sangaré seulement dans cette situation. Il faut savoir quand même que dans un département, il y a le secrétaire, il y a le cabinet et d’autres structures à l’interne. Ceux qui sont chargés de la rédaction des courriers sont responsables par rapport à la rédaction. Mais, le ministre aussi n’est pas à dédouaner, parce qu’il ne doit pas signer une lettre sans la parcourir. Et, quand on se trompe jusqu’à son nom, c’est l’extrême. Il y a en tout 11 coquilles, dont des fautes grammaticales et d’horographe qui se retrouvent sur la lettre. Ça veut dire que l’heure est extrêmement grave, car il ne peut pas ignorer tout cela en matière de rédaction administrative.

Ce qui s’est passé autour de cette lettre, c’est le système éducatif guinéen en intégralité qui est sali, parce qu’on dit le plus souvent que pour savoir qui sont les fidèles, il faut voir qui est leur imam. Nous enseignants, nous nous voyons salis, humiliés, ridiculisés par cette lettre qui vient confirmer l’appréhension de ceux qui jugent la bassesse du système éducatif guinéen. En tenant compte de cette forfaiture, monsieur le ministre Mory Sangaré devrait choisir entre deux choses : soit limoger son cabinet et changer carrément le secrétariat ou alors démissionner et partir avec son équipe. Donc, le ministère tout entier devait être remeublé.

Je ne crois pas cependant qu’il veuille accepter de quitter sa bouteille de miel pour retomber dans une autre bouteille de quinine. Donc, ils resteront ne serait-ce que pour leur intérêt. Ce qui reste clair, rassurez-vous que le système éducatif guinéen est malade. Pour le guérir, il faut filtrer, essayer de refaire les choses, de mettre des responsables qui ont une très bonne formation au niveau du système éducatif guinéen, des responsables capables de s’inventer pour trouver aussi de très bons enseignants qui vont se mettre à la charge pour essayer de rehausser le niveau du système éducatif guinéen », préconise l’enseignant.

Propos recueillis par Alpha Boubacar Diallo pour Guineematin.com

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Labé : un enfant de 13 ans meurt par noyade à Koulidara

6 septembre 2019 à 18 06 35 09359

Un enfant âgé de treize (13) ans, répondant au nom de Tafsir Barry, est mort par noyade dans l’après-midi de ce vendredi, 6 septembre 2019, au quartier Koulidara, dans la commune urbaine de Labé. La victime s’est noyée au cours d’une baignade avec ses camarades, rapporte l’un des correspondants de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Selon les informations recueillies sur les lieux du drame, le petit Tafsir Barry était parti se baigner en compagnie de trois des ses camarades dans ce marigot. Une jeune fille, partie faire la lessive, a alerté le voisinage qui a vainement tenté de sauver le garçon.

Elhadj Ibrahima Sory Barry, chef du quartier de Koulidara

Aussitôt informé, le chef du quartier de Koulidara, Elhadj Ibrahima Sory Barry, s’est rendu sur les lieux. « On m’a appelé au téléphone vers 13 heures. Je suis venu trouver qu’effectivement l’enfant s’est noyé et son corps se trouve toujours sous l’eau. Selon les témoins, l’enfant s’appelle Tafsir Barry, il était à Dianyabhé auprès de sa grand-mère. C’est aujourd’hui qu’il était venu chez ses parents. Il était avec trois de ses camardes. Les filles qui faisaient la lessive ont tout fait pour ne pas qu’ils entrent dans l’eau. Mais malgré tout, ils ne les ont pas écoutés. Quant le petit s’est noyé, tous ses camarades ont pris la fuite parce qu’ils avaient peur. C’est ainsi qu’on a demandé à ce que certains jeunes qui se trouvent dans les parages de venir aider pour rechercher le corps. Trois jeunes sont venus et ils ont pu retrouver le corps », a-t-il expliqué.

A la question de savoir ce qu’il a entrepris à la découverte du corps de l’enfant, Elhadj Ibrahima Sory Barry a fait savoir qu’il a fait appel aux autorités. « C’est ainsi que j’ai appelé les autorités communales et elles ont dépêché un agent de la brigade de recherche pour venir faire le constat. Le corps de la victime a été remis à ses parents pour procéder à son enterrement ».

Il faut noter que les cas de noyade se sont multipliés ces derniers temps à Labé à cette période des grandes pluies. Le dernier cas s’est produit le samedi 31 août 2019 lorsqu’un jeune garçon de 9 ans s’est noyé au quartier Pounthioun, dans la commune urbaine.

Depuis Labé, Alpha Boubacar Diallo pour Guineematin.com

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Rupture de préservatifs à N’zérékoré ? « Ce sont des fausses rumeurs », DPS

6 septembre 2019 à 18 06 20 09209

Comme annoncé précédemment, une rumeur annonçant une rupture de préservatifs s’est emparée de la ville de N’zérékoré depuis hier, jeudi 05 septembre 2019. La nouvelle s’est répandue sur les réseaux sociaux et dans les quartiers de la commune urbaine, inquiétant de nombreux citoyens. Mais, les autorités sanitaires de la préfecture ont aussitôt démenti la nouvelle, rapporte le correspondant de Guineematin.com sur place.

Dr Antonio Doualamou, chef des ressources humaines en santé et directeur par intérim de la DPS

Selon Dr Antonio Doualamou, responsable des ressources humaines en santé et directeur préfectoral de la santé de N’zérékoré par intérim, il ne s’agit là que de fausses rumeurs. « C’est ce matin, à la réunion de tous les chefs de centres de santé, que le pharmacien-chef qui a suivi la radio, nous a informés qu’il a entendu parler d’une rupture de préservatifs à N’zérékoré. Et, nous avons passé la parole à tous les chefs de centres en leur demandant s’il y a rupture de préservatifs chez eux. Ils ont tous répondu par non. Donc, nous sommes très surpris que cette nouvelle puisse circuler sur les réseaux sociaux et même dans les médias, alors que nous-mêmes on n’est pas informés. Les préservatifs sont bien disponibles dans nos structures sanitaires. Ça je le confirme, on n’est pas en rupture. Ce sont des fausses rumeurs », a déclaré le DPS par intérim.

Le responsable sanitaire annonce d’ailleurs des sanctions contre l’agent de santé qui a annoncé cette nouvelle. « On a convoqué déjà l’agent qui a diffusé la fausse nouvelle avec son directeur au niveau de la direction préfectorale de la santé (DPS). Quand ils seront là, nous allons les écouter et des sanctions administratives vont être prises à leur encontre pour ne pas que de tels cas se répètent », a laissé entendre Dr Antonio Doualamou.

Il a enfin invité les citoyens de N’zérékoré, désireux de se procurer de préservatifs, à se rendre dans les structures concernées. « Les gens qui avaient la possibilité d’aller à l’AGBEF, parce que l’information est venue de là, ils n’ont qu’à continuer à y aller, parce que le directeur même de cette structure a démenti la nouvelle. Les portes de nos structures sanitaires sont largement ouvertes et les préservatifs y sont disponibles.

Je demande aussi aux citoyens de recevoir toutes les missions qui viennent vers vous pour la sensibilisation sur le VIH/SIDA. Parce que nous savons que le taux de prévalence est très élevé à N’zérékoré. Selon le chargé des IST, la préfecture de N’zérékoré a un taux de prévalence de 7% alors qu’il est de seulement 1,7% au niveau national », a dit le DPS par intérim de N’zérékoré.

De N’zérékoré, Foromo Gbouo Lamah pour Guineematin.com

Tél : +224620166816/666890877

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Conakry : assises du conseil national de la jeunesse de l’UFR

6 septembre 2019 à 18 06 09 09099

C’est avec le slogan : « vingt, vingt (2020) ! Sidya à Sèkhoutouréyah » que les assises du conseil national de la jeunesse de l’Union des forces républicaines (UFR) ont démarré ce vendredi, 06 septembre 2019, à Conakry. Pendant deux jours, la « jeunesse républicaine de Guinée », venue des fédérations UFR de l’intérieur du pays et de la zone spéciale de Conakry, va essentiellement parler d’engagement politique et du processus électoral en Guinée. Le but de la stratégie est surtout de permettre l’élection de Sidya Touré, en 2020, à la magistrature suprême de la Guinée, a appris un journaliste de Guineematin.com qui était au siège de l’UFR.

A l’absence du président du part, Sidya Touré (qui serait à une rencontre du FNDC), c’est le Fondateur et premier vice-président du parti, l’honorable Bakary Goyo Zoumanigui, qui a présidé la cérémonie d’ouverture des travaux de ces assises nationales. Il était entouré de plusieurs responsables et membres du bureau politique de l’UFR.

Dans une brève allocution, l’honorable Goyo Zoumanigui s’est exprimé sur les enjeux de cette rencontre et l’importance de la jeunesse au sein de l’UFR.

« Nous sommes réunis ici, aujourd’hui, pour non seulement mettre en place le bureau national de la jeunesse de notre parti ; mais, surtout, pour passer un message. Comme vous le savez, à l’école primaire, on nous apprend que dans un triangle rectangle, il y a un côté qui est égal à la racine carré des deux autres. Et, dans le social, c’est la jeunesse qui est l’hypoténuse du triangle social. Donc, tous les efforts des vieux conduisent à permettre à la jeunesse de jouer son rôle. A l’UFR, vous (les jeunes) êtes l’hypoténuse du triangle de notre parti. C’est sur vous que repose l’essentiel du combat. Et, très bientôt, les hostilités vont être ouvertes. On nous parle des élections législatives. Mais, nous nous exigeons que le travail que les experts internationaux ont fait, pour faire l’audit du fichier électoral, aille jusqu’à terme. Que les conclusions et les recommandations soient exécutées. Et, pour ça, le parti compte sur les jeunes et les femmes. Donc, mes chers amis (…), vous parlerez aujourd’hui d’engagement politique et de processus électoral. Parce que c’est l’aboutissement de toute lutte politique. Nous allons beau faire mamayah, campagne par ici et par là, c’est le vote, le jour du scrutin, qui va nous permettre d’être à Sèkhoutouréyah. Vous savez que par le passé, par manque de vigilance dans le processus électoral, nous avons été victimes de beaucoup de fraudes. Et, nous ne voulons pas que cela se répète. Donc, en ouvrant les travaux de ce conseil national, je vous exhorte d’accorder une importance aux exposés. Que vous soyez actifs, productifs dans les commissions de travail que vous mettrez en place. Comme ça, quand le président du parti (Sidya Touré) viendra demain pour clôturer, vous lui présenterez des recommandations qui sont à la hauteur des attentes du parti », a indiqué l’honorable Bakary Goyo Zoumanigui.

Pour le secrétaire national de la jeunesse de l’UFR, Bakary Koné, les présentes assises sont avant tout une occasion pour la « jeunesse républicaine » de se retrouver et d’échanger, afin de projeter « le grand rendez-vous » de 2020 (l’élection présidentielle).

« On pense être président quand on gère bien les élections. Donc, comment faire pour réussir une élection va être la préoccupation qui va animer cette rencontre. Vous savez, le moteur d’un parti politique, c’est la jeunesse. C’est nous les jeunes qui allons faire le travail de terrain. Donc, il faut se retrouver avant le grand rendez-vous, pour pouvoir se projeter et s’organiser pour réussir. Puisque l’objectif visé est de faire de Sidya Touré président de la République de Guinée en 2020 », a expliqué Bakary Koné.

Mamadou Baïlo Keïta pour Guineematin.com

Tel : 622 97 27 22

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Siguiri : deux hauts cadres de la préfecture accusés de bloquer la mise en place de la CEPI

6 septembre 2019 à 17 05 44 09449

Même si la plupart des membres de la CEPI de Siguiri ont prêté serment, la composition de ce démembrement de la CENI n’est pas encore complète. Il manque les deux représentants de la société civile, dont un doit présider la structure. Et, selon des informations confiées au correspondant local de Guineematin.com, ce sont deux hauts responsables de la préfecture qui sont à l’origine de ce blocage.

Il s’agit de Siné Magassouba, secrétaire général chargé des collectivités décentralisées, et Namory Doumbouya, secrétaire général chargé des affaires administratives de la préfecture de Siguiri. Les deux hommes sont accusés de s’être opposés au choix de l’un des représentants de la société civile, madame Ewa Condé, qui doit présider la Commission Électorale Préfectorale Indépendante. Selon un membre de la société civile locale, les deux cadres de l’administration estiment que cette dame ne va pas favoriser le parti au pouvoir lors des élections à venir.

« Madame Ewa Condé est aujourd’hui détestée par les deux secrétaires généraux en l’occurrence Siné Magassouba et Namory Doumbouya. Ils reprochent à cette dame le fait de n’avoir pas triché les dernières élections communales en faveur du RPG Arc-en-ciel. Lorsqu’on a demandé à notre président de déposer la liste de la société civile, il a mis les noms de madame Ewa et de Nouhan. Mais, dès que le général Namory et son collègue Siné ont vu la liste, ils ont crié sur lui en lui disant : va enlever le nom de la dame Ewa ! C’est elle qui voulait nous tuer pendant les communales », a-t-il expliqué.

Il ajoute que « c’est ainsi que le général Namory a réuni les membres de la société civile pour organiser une élection en l’absence de Ewa Condé, afin de choisir deux autres personnes devant représenter la société civile à la CEPI. Entretemps, il s’est trouvé qu’une mission venue de Conakry a déjà reconduit la dame Ewa. Mais, les deux secrétaires généraux se sont opposés encore à cette décision. C’est pourquoi, les membres de la CEPI ont prêté serment à l’exception des deux représentants de la société civile ».

Toutes nos tentatives de recueillir la version des deux responsables mis en cause sont restées, pour le moment, vaines. A rappeler que madame Ewa Condé qu’ils sont accusés d’avoir récusée, a dirigé la CEPI de Siguiri lors des législatives de 2013, de la présidentielle de 2015 et des élections locales de 2018.

De Siguiri, Bérété Lancéï Condé pour Guineematin.com

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Traitement judiciaire de la petite délinquance : 72 officiers de police formés

6 septembre 2019 à 17 05 38 09389

Dans le cadre de l’exécution du Projet d’Appui à la Réforme du Secteur de Sécurité (PARSS3-MSPC) financé par l’Union européenne, soixante douze (72) fonctionnaires de police ont bouclé une formation de six semaines ce vendredi, 6 septembre 2019. C’est l’Ecole Nationale de Police et de Protection Civile (ENPPC) de Kagbélen qui a servi de cadre à la remise des attestations à ces agents outillés en « traitement judiciaire de la petite délinquance ». Ils sont tous venus des commissariats de Coyah, Dubréka et Kaporo-rails, a appris sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Cette cérémonie de remise d’attestation s’est déroulée en présence de cadres du ministère de la Sécurité et de la Protection Civile, des partenaires au développement et des représentants des parquets de Coyah et de Dubréka.

Charles Tewa, directeur de la formation à l’Ecole Nationale de Police et de Protection Civile

Dans son discours, Charles Tewa, directeur de la formation à l’ENPPC, a dévoilé l’objectif de la formation de ces 72 cadres de la police. « L’objectif général visé par cette formation est de fournir aux stagiaires des techniques d’enquêtes judiciaires pour la petite délinquance. Désormais, ces stagiaires seront capables de faire la procédure complète pour la petite délinquance, de la saisine jusqu’à la transmission des procès -verbaux dans le sens du respect de la loi au parquet. Dans le cadre de cette formation, différentes matières juridiques ont été enseignées, notamment le droit pénal général, le droit pénal spécial, la procédure pénale », a-t-il énuméré.

Bolly Madiliane, chargée de projet à CIVIPOL

De son côté, Bolly Madiliane, chargée de projet à CIVIPOL, a dit que l’objectif général du PARSS3 en ce qui concerne la police de proximité « est de renforcer la capacité des policiers par la formation, la fourniture d’équipements et de matériels, la rénovation, la réhabilitation de leurs structures, le renforcement des capacités de l’OPROGEM dans l’accueil et l’accompagnement des personnes vulnérables victimes de violence. CIVIPOL, opérateur du ministère de l’intérieur français, poursuit l’introduction et la mise en place de la police de proximité dans les zones de Coyah et Dubréka, dans la continuité des précédents projets qui ont eu lieu entre 2013 et 2017 dans les communes de Matam, Ratoma, Matoto et N’zérékoré ».

Abondant dans le même sens, Raymond LATASTE, chargé de programmes à la délégation de l’Union européenne en Guinée, a dit sa joie de prendre part à cette cérémonie. Selon lui, depuis 2013 son institution apporte un appui important à la République de Guinée à travers notamment la mise en place de la police de proximité à Conakry, Coyah et Dubréka. « La police de proximité n’est pas une nouvelle police, mais une nouvelle utilisation de la police, où les policiers ne font plus uniquement de la répression de l’insécurité, mais aussi de la prévention, en allant au contact de la population, en accueillant les citoyens dans les commissariats de manière courtoise et professionnelle. La police de proximité participe également au renforcement de la justice en encourageant les citoyens à se tourner vers le commissariat en cas de conflit ou pour porter plainte. C’est pour cela que la formation au traitement judiciaire de la petite délinquance a été organisée pour 72 commissaires et officiers de police des commissariats de Coyah et Dubréka, tous officiers de police judiciaire. L’objectif de cette formation est de renforcer leurs compétences en matière d’enquêtes judiciaires et de procédures pénales, pour que les policiers transmettent aux tribunaux des preuves irréfutables sur la culpabilité des individus, afin que les conflits soient résolus par la justice et que les délinquants soient punis conformément à la loi », a expliqué le représentant de l’UE.

Pour sa part, le Contrôleur Général Hamidou Babacar Sarr, conseiller chargé des questions de police au ministère de la Sécurité et de la Protection civile, représentant le ministre à cette rencontre, a remercié l’Union européenne pour tout l’appui qu’elle apporte à la Guinée dans le domaine de la qualification de la police. « Le président de la République, le professeur Alpha Condé, a placé la réforme du secteur de la sécurité au centre de ses préoccupations. Depuis le lancement du projet de police de proximité en juin 2013, l’Union européenne a grandement œuvré à sa mise en place grâce aux financements obtenus auprès d’elle à travers le financement des différents programmes. En m’adressant aux bénéficiaires, je vais vous demander de capitaliser tous les acquis issus de cette formation. Elle vous permettra désormais de mener à bien les enquêtes judiciaires, dans les règles de la procédure pénale. En effet, vous êtes dotés de bonnes connaissances de base sur la chaîne pénale. Vous êtes préparés à vous soumettre aux règles de contrôle. C’est également une formation qui renforce vos capacités d’action et de professionnalisme », a-t-il fait remarquer.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Sélectionneur du Syli national : 17 noms retenus, dont Claudio Ranieri

6 septembre 2019 à 15 03 56 09569

Après le rejet de la shortlist de 5 personnes retenues par la Direction Technique National pour occuper le poste de sélectionneur de la Guinée, la Féguifoot a publié une nouvelle liste des candidats sélectionnés pour succéder à Paul Put. 17 personnes figurent sur cette liste, dont l’italien Claudio Ranieri et d’autres noms bien connus, a appris Guineematin.com à travers un de ses journalistes.

La commission mise en place par la Fédération Guinéenne de Football suite au rejet de la liste de la Direction Technique National a étudié les 87 candidatures déposées. Et, elle a présélectionné 17 personnes (12 européens et 5 africains) qui vont batailler pour occuper le poste de sélectionneur de la Guinée. Parmi eux, on retrouve l’italien Claudio Ranieri, champion d’Angleterre avec Leicester en 2016. Il a coaché également plusieurs autres clubs en Italie et en France.

On note également la présence des anciens sélectionneurs de la Côte d’Ivoire, François Zahoui, et de la RDC, Florent Ibengue. Chez les locaux, seul Kanfory Lappé Bangoura qui a déjà coaché l’équipe nationale guinéenne se retrouve sur cette liste.

Voici la liste ici :

Selon la FGF, les interviews des candidats débuteront le 12 septembre prochain à Conakry. « Les entraîneurs seront devant les membres du jury composé de quelques membres du comité exécutif de la fédération, d’un représentant du ministère des sports, du Comité Olympique et Sportif de Guinée, de l’association des anciens internationaux guinéens et naturellement de la DTN », annonce un communiqué de la Fédération Guinéenne de Football.

Abdoul Aziz Sow pour Guineematin.com

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N’zérékoré : pourquoi il n’y a plus de préservatifs ?

6 septembre 2019 à 15 03 31 09319

Depuis bientôt deux semaines, le condom, préservatif très usité, est inexistant dans la préfecture de N’zérékoré. C’est l’information qui circule actuellement dans la commune urbaine. Cette nouvelle inquiète plus d’un et suscite des interrogations sur place. Pour en savoir sur cette situation, le correspondant local de Guineematin.com est allé à la rencontre de certains responsables concernés.

Joint au téléphone, Lila Hélène Condé, responsable de l’hygiène et de la prévention des maladies infectieuses à la direction préfectorale de la santé de N’zérékoré, a dit n’être pas informée d’un manque de préservatifs dans la préfecture. « Je suis en déplacement, mais je ne suis pas informée d’une quelque rupture de préservatifs dans la préfecture de N’zérékoré. Parce que le pharmacien de la PCG (Pharmacie Centrale de Guinée) a appelé tous les chefs de centres pour leur demander d’aller chercher au PCG parce que c’est disponible là-bas. Donc s’il y a rupture dans les centres de santé, là je ne sais pas », a-t-elle indiqué.

De son côté, l’AGBEF (association guinéenne pour le bien-être familial), assure avoir un stock important de préservatifs. Son directeur général, Dr Cécé Touaro, annonce d’ailleurs une campagne de distribution dans les quartiers de la commune urbaine. « Au niveau de notre service, on a des préservatifs ici. Je ne sais pas s’il y a manque dans les autres services, mais chez nous, on a un grand lot de préservatifs. C’est pourquoi d’ailleurs, on a entamé une campagne de distribution de préservatifs dans les différents quartiers de la ville de N’zérékoré. Aujourd’hui, nous serons dans le secteur ONAH du quartier Nyen 1 pour distribuer des préservatifs », a-t-il annoncé.

Selon certains observateurs, un manque de préservatifs à N’zérékoré représente d’énormes risques de santé. Car le taux de prévalence du VIH Sida est de 7% dans cette préfecture.

De N’zérékoré, Foromo Gbouo Lamah pour Guineematin.com

Tél. : +224620166816/666890877

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Projet mont Nimba : un grand groupe rentre dans le fer en Guinée

6 septembre 2019 à 15 03 10 09109

Communiqué : Le 5 septembre 2019, le Palais Sékhoutourea a servi de cadre à la cérémonie de signature de la Convention de Concession Minière amendée et consolidée entre la République de Guinée et les Sociétés des Mines de Fer de Guinée et EURONIMBA LIMITED, pour l’exploitation des gisements de fer du mont Nimba.

La cérémonie de signature s’est déroulée sous la présidence du chef de l’Etat, le Professeur Alpha Condé, mais aussi en présence de l’ancien président sud-africain, SEM Kgalema Motlanthe et de M. Robert Friedland, le Fondateur et Co-Président Exécutif d’Ivanhoe Mines.

Une société présente ailleurs
Cet acte marque ainsi une étape importante du processus de la reprise du projet par la société américaine HPX, du groupe d’Ivanhoé, une société minière contrôlée par le milliardaire américano-canadien Robert Friedland, qui a lancé de grands projets miniers notamment en Mongolie, en RDC et en Afrique du Sud.

Le transfert des parts des actionnaires d’Euronimba (BHP, NEWMONT et ORANO, ex-AREVA) à HPX, a pour objectif d’assurer un développement effectif du projet, avec les retombées socioéconomiques qu’il implique pour la région et pour l’ensemble du pays.

Cette Convention de concession permet l’amélioration des conditions de réalisation du projet, et garantit les avantages socioéconomiques prévus pour la Guinée.

Les points saillants de l’accord
Ainsi, cette nouvelle concession prévoit d’abord le développement du projet Nimba en 3 phases (d’étude, de développement et d’exploitation), mais aussi l’obligation pour HPX, en coopération avec la partie guinéenne, de faire réaliser par un bureau d’étude indépendant, une étude de viabilité du Projet développé selon l’option du Trans-guinéen.

D’autres points consignés dans ce document stipulent l’intégration de certaines dispositions essentielles du Code minier de 2011 amendé en 2013, notamment celles relatives à la protection de l’environnement et à la commercialisation, ainsi que l’obtention par l’État guinéen d’une participation directe, gratuite et non-diluable dans SMFG égale à 10% du capital social, passant à environ 14% à l’entrée en vigueur et à terme à 15%, ainsi que deux (2) sièges au Conseil d’Administration de la SMFG.

Sur un autre plan, il est prévu la réduction des avantages fiscaux et douaniers de la Convention de Base de 2003, et l’octroi à l’État guinéen d’une redevance additionnelle applicable à toute tonne évacuée par le Libéria, de 0,825 US$ à 2 US$ par tonne, en fonction du cours du minerai de fer.

En fin, cette convention édicte l’obligation de mise en œuvre par la SMFG d’une production anticipée de minerai de fer de l’ordre de 5 millions de tonnes par an, dans un délai de 12 mois à compter de la date d’entrée en vigueur de la Convention amendée, en attendant la fin des travaux pour la capacité normale de production de 20 millions de tonnes par an.

Plus d’un milliard de dollars américains à investir
Il est à signaler qu’en marge de la signature de cette convention, M. Friedland a exprimé son engagement pour le développement responsable du gisement du mont Nimba, ainsi que le soutien d’Ivanhoe Mines au projet. Il a vivement apprécié la vision de développement du Chef de l’Etat pour la Guinée.

Les nouveaux partenaires ont justifié leur intérêt pour le Nimba par la qualité exceptionnelle du gisement, ainsi que pour l’attractivité du secteur minier grâce aux réformes menées depuis 2011.

A préciser que pour l’exploitation de ce gisement de fer du mont Nimba, la convention prévoit un investissement total estimé à au moins un (1) milliard de dollars américains.

Communiqué transmis par le service de communication du ministère des Mines

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Rentrée scolaire : « les écoles publiques doivent travailler davantage », DPE de Dalaba

6 septembre 2019 à 13 01 23 09239
Mangué Sylla, Directeur Préfectoral de L’éducation de Dalaba

A moins d’un mois de la rentrée scolaire, la direction préfectorale de l’éducation de Dalaba se prépare pour faire de cette nouvelle année une réussite. Le premier responsable de cette direction se donne pour ambition de maintenir le cap des examens nationaux passés et même de faire mieux l’année prochaine. Pour cela, Mangué Sylla annonce des mesures à mettre en œuvre dès le début de l’année scolaire. Il l’a dit au micro du correspondant de Guineematin.com à Mamou.

La préfecture de Dalaba a enregistré des résultats satisfaisants au BEPC session 2019, en obtenant notamment la première de la région de Mamou à cet examen national. Un honneur que le directeur préfectoral de l’éducation, Mangué Sylla, souhaite bien conserver et même renforcer. « C’est mon souhait que Dalaba ait des lauréats lors des trois examens nationaux de la session 2019-2020, car perdre cet honneur ou ce titre, c’est une honte », soutient-il.

Pour y arriver, le DPE de Dalaba compte dès la rentrée scolaire de cette année, « mettre en place une équipe encore très dynamique comme à mon arrivée pour que dès le début de l’année, on sillonne toutes les écoles pour voir comment les chefs d’établissements, les enseignants, les élèves travaillent. Puisqu’il ne faut pas attendre les derniers moments de l’année pour bâcler les programmes ».

Mangué Sylla, Directeur Préfectoral de L’éducation de Dalaba

Mangué Sylla en profite pour appeler les écoles publiques du pays à plus de sérieux et de rigueur, afin d’inverser la tendance actuelle. « Nous enseignants des écoles publiques, nous devons travailler davantage, car les meilleurs des examens nationaux cette année, la plupart sont issus des écoles privées, alors que nous sommes mieux payés dans les écoles publiques. On voit aujourd’hui dans le système éducatif n’importe quel enseignant, les gens viennent juste pour décrocher un travail alors tout le monde n’a pas la formation pédagogique. Nous les acteurs de l’éducation, nous devons mettre en application les principes du système éducatif de notre pays. Le censeur ou le directeur des études constituent le cerveau d’un établissement. Il est aberrant de voir un enseignant en situation de classe sans préparation. Certains enseignants entrent en classe sans viser leur préparation », a-t-il déploré.

Le directeur préfectoral de l’éducation de Dalaba appelle également les parents à surveiller davantage leurs enfants pour les emmener à prendre les études au sérieux.

A rappeler que selon un communiqué du ministère de l’éducation nationale et de l’alphabétisation, la rentrée scolaire de cette année aura lieu le 03 octobre prochain.

De retour de Dalaba, Boubacar Ramadan Barry pour Guineematin.com

Tél. : 625698919/657343939

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Conakry : un homme d’affaires jugé dans une affaire de faux visas pour le Canada

6 septembre 2019 à 13 01 20 09209

L’homme d’affaires, Ibrahima Amadou Diallo, a comparu hier, jeudi 5 septembre 2019, devant le tribunal correctionnel de Dixinn pour trafic illicite de migrants. La plaignante, madame Kadiatou Diallo, accuse le prévenu de lui avoir soutiré la somme de 60 millions 945 mille FG pour un voyage pour le Canada. Dépossédée de son argent sans jamais voyager, la jeune dame a finalement porté plainte, a appris sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Appelé à la barre, Ibrahima Amadou Diallo a reconnu avoir reçu le montant de 60 millions 945 mille francs guinéens des mains de la plaignante. Mais, il accuse ses collaborateurs basés en Allemagne de l’avoir trompé en confectionnant de faux visas. « J’ai effectivement reçu ce montant. J’ai transféré l’argent chez mes correspondants Burundais qui sont basés en Allemagne. Ils m’ont envoyé

5 passeports contenant de faux visas. Cette dame (la plaignante, ndlr) devrait aller au Canada. Mais, le visa était faux. C’est pourquoi je lui demande de m’accorder un délai de 3 mois pour restituer son argent », a-t-il laissé entendre.

Kadiatou Diallo dira pour sa part que c’est la première fois que le prévenu reconnaissait son tort. « C’est aujourd’hui qu’il a avoué que le passeport et le visa étaient faux. Il m’a toujours dit que c’est la société DHL qui a confisqué les passeports en plaçant comme argument que seules les ambassades peuvent délivrer un visa entre un pays et un autre. Mais, il ne m’a jamais dit que le visa était faux. Il m’a même envoyé une vidéo du passeport contenant le visa. Mais, c’est aujourd’hui qu’il me dit que c’est faux » a raconté la victime.

Plus loin elle précise que lorsqu’elle a remis le montant à Ibrahima Amadou Diallo, ce dernier est allé rester longtemps en Guinée Bissau avant de rentrer à Conakry. « Et lorsqu’on l’a mis aux arrêts, il a fait trois fois un engagement pour me rembourser. Mais, il n’a jamais respecté son engagement. Donc, moi je réclame l’intégralité de mon argent », a-t-elle ajouté.

Après les explications de la victime, le président du tribunal, Thierno Souleymane Barry va faire constater qu’elle a aidé le prévenu dans son action. « Est-ce que le prévenu est un Consul ? Travaille-t-il dans une ambassade? ».

Après avoir répondu à ces questions par la négative, le juge conclure en ces termes : « cela veut dire que vous saviez qu’il n’a ni la qualité, ni le pouvoir de vous faire voyager. Donc vous-mêmes, vous l’avez aidé à commettre cette infraction. Et on pouvait vous poursuivre pour avoir aidé quelqu’un à la réalisation d’une infraction ».

En guise de réponse, Kadiatou Diallo fera savoir que par le passé, Ibrahima Amadou Diallo avait fait voyager beaucoup de personnes. « Donc, je ne savais pas qu’il était incapable de m’aider, surtout qu’il m’a dit qu’il est président directeur général d’une structure de la place. Ensuite, j’ai eu confiance en lui du fait que c’est ma propre tante et un autre jeune qui m’ont mis en contact avec lui », a-t-elle indiqué.

Le procureur Boubacar l Bah va à son tour demander à Ibrahima Amadou Diallo comment il compte maintenant rembourser ce montant. « Je vous prie de me mettre en liberté et me donner un délai de 3 mois. Je suis un homme d’affaires. Dans trois mois, je vais la rembourser ». Une réponse appuyée par maitre Macky Touré, avocat de la défense.

Mais, la plaignante va juger ce délai très long. « Accordez-lui un délai d’un mois », a rétorqué Kadiatou Diallo.

Dans la foulée, maître Macky Touré va demander au tribunal d’accorder la liberté à son client avant de renvoyer le dossier. Une demande rejetée en bloc par le Procureur qui dira qu’une fois libre, le prévenu va encore aller en Guinée Bissau pour ne plus revenir »

Finalement, le tribunal va accorder la liberté assortie du payement de 50 millions de francs guinéens pour la garantie de sa représentativité. Malheureusement, le prévenu n’a pu payer ce montant. L’affaire a été renvoyée au 12 septembre 2019 pour réquisitions et plaidoiries.

Ibrahima Amadou Diallo, placé sous mandat de dépôt le 6 août 2019, va continuer son séjour du coté de la maison centrale de Coronthie.

Saidou Hady Diallo pour Guineematin.com

Tél. :620 589 527/654 416 922

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N’zérékoré : fin de la formation des membres des démembrements de la CENI

6 septembre 2019 à 13 01 02 09029

La formation des membres des démembrements de la CENI dans la préfecture a pris fin hier, jeudi 05 septembre 2019. Pendant deux jours, les participants ont échangé avec les facilitateurs autour notamment de leurs rôles et responsabilités dans le processus électoral, rapporte le correspondant de Guineematin.com dans la préfecture.

59 personnes ont pris part à cette formation. Il s’agit des membres de la CEPI de N’zérékoré, les 3 membres des bureaux exécutifs de la CECI et des CESPI plus les représentants de l’administration.

Mohamed Lamine Cissé, formateur au compte de l’administration du territoire

Selon Mohamed Lamine Cissé, formateur au compte de l’administration du territoire, les travaux ont porté sur quatre modules. « Premièrement, c’est l’OGE (Organe de Gestion des Elections) : définition, types et principes directeurs ; deuxièmement, c’est la CENI et ses démembrements : le cadre légal et institutionnel, les rôles et fonctions du démembrement, la structure des démembrements et les rôles des membres du bureau exécutif du démembrement.

Le troisième module a porté sur les rôles et responsabilités de la CENI de ses démembrements ainsi que des autres acteurs à chaque étape. Et le dernier module concernait les élections et le mode de scrutin en Guinée. Ce n’était pas une formation académique mais plutôt une sorte de rappel pour nous les facilitateurs et les participants », a-t-il expliqué.

Mme Luopou Françoise Lamah, présidente de la Commission Électorale Préfectorale Indépendante

A l’issue des travaux, Madame Luopou Françoise Lamah, présidente de la Commission Électorale Préfectorale Indépendante (CEPI) s’est dit « convaincue que les différents démembres, à travers cette formation qu’ils ont reçu, seront à mesure de s’acquitter de leurs devoirs sans difficulté et qu’ils seront en mesure de répondre à la préoccupation de toute la population ».

Mathieu Kamano, commissaire à la CEPI de N’zérékoré

De son côté, Mathieu Kamano, commissaire à la CEPI de N’zérékoré, s’est réjoui de la qualité de cette formation. Selon lui, les bénéficiaires sont désormais suffisamment outillés pour accomplir leur mission sur le terrain. « La formation qui vient de prendre fin a été une formation de taille pour nous démembrements de la CENI. Et, il faut retenir une seule chose, la formation que nous venons de recevoir est différente de celle qu’on avait reçu auparavant. Parce que la CENI est en train de passer d’une ancienne étape à une nouvelle. Nous sommes maintenant des agents agrémentés, suffisamment aptes à accomplir la mission que le peuple de Guinée attend de nous », a-t-il promis.

A noter qu’une autre formation sera organisée à l’intention de l’ensemble des 129 membres des différents démembrements de la CEPI dans la préfecture de N’zérékoré.

De N’zérékoré, Foromo Gbouo Lamah pour Guineematin.com

Tél. : +224620166816/666890877

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Consortium SMB-Winning : présentation des résultats de l’étude d’impact environnemental et social du chemin de fer Boké- Télimélé

6 septembre 2019 à 11 11 46 09469

Communiqué : La Société d’Expertise Environnementale et Sociale (SEES), sous-traitant du Consortium SMB-Winning, a bouclé jeudi 05 septembre 2019 dans les Communes Rurales (CR) de Malapouya, Kolaboui et Sangarédi dans la préfecture de Boké, une série de présentation des résultats préliminaires du projet de construction du chemin de fer.

Cette étude préliminaire d’avant PARC (rapport final), a connu la présence des autorités sous-préfectorales, responsables de groupements féminins et associations de jeunesse, notabilités et sages de la commune rurale de Malapouya à 35km du chef-lieu de la préfecture.

Pendant lesdites audiences, le chef de mission de la Société d’Expertise Environnementale et Sociale (SEES), Dr. Daouda Koman a tout au long de la tournée, invité les riverains à une franche et sincère collaboration pour la prospérité des différentes parties intéressées par le projet.

Le représentant de la SMB, Isidore Pascal Soumah a demandé aux riverains d’écouter attentivement les discours afin que toutes les parties concernées soient au même niveau d’information. Il a également rappelé que le projet est un partenariat qui se veut gagnant-gagnant, sans appartenance politique, ni religieuse, bénéficiant à toute la Guinée.

Présentant les résultats préliminaires aux impactés par une projection vidéo, Marcel Fara Kamano de la SEES a fait savoir que le projet de rails traversera les préfectures de Boké, Boffa et Télimélé ; et que son entreprise a pris des dispositions relatives entre autres, à la gestion de l’impact sur la qualité de l’eau et à la sensibilisation des riverains sur la mission des employés du projet. Invitant les impactés à la prudence pour éviter des risques d’accidents, le communicateur a ajouté que les cultures maraichères, plantations, forêts, forêts sacrées, cimetières, lieux de culte, galeries et habitations seront compensés en argent liquide.

Quant aux autorités administratives et populations riveraines, elles ont formulé des doléances à savoir : le respect rigoureux du Contenu Local et du Code minier en vigueur en République de Guinée, la formation de la main d’œuvre locale, la construction des centres destinés à la formation professionnelle des jeunes des localités impactées, ainsi que la réalisation des infrastructures sociales de base.

Le projet de construction de rails prévoit le développement économique local, la diversification des activités génératrices de revenus (AGR), la protection de la faune et de la flore, la protection de l’environnement dans son ensemble, la réalisation de routes pour les zones difficiles d’accès, le renforcement des capacités des organisations et groupements communautaires dans le domaine des AGR et l’insertion des populations locales dans l’économie de marché, grâce aux achats préférentiels.

Ces différentes rencontres ont permis à tous les acteurs de mieux comprendre le projet ainsi que les mesures, envisagées par le Consortium SMB-Winning, visant à atténuer les impacts sociaux et environnementaux.

Par le service de communication du Consortium SMB-Winning

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Guinée : une plateforme exige la dissolution de l’Assemblée nationale et de la CENI

6 septembre 2019 à 10 10 10 09109

Alliance nationale patriotique, c’est le nom de la nouvelle plateforme qui a été lancée hier, jeudi 05 septembre 2019, à Conakry. Composée de partis politiques, de la société civile et de syndicats, la structure se donne pour ambition de rompre avec le système qui a gouverné la Guinée depuis son indépendance jusqu’aujourd’hui. Pour cela, elle vient avec un certain nombre de propositions dont la dissolution de l’Assemblée nationale et de la CENI, a appris Guineematin.com à travers un de ses journalistes.

Dissolution de l’Assemblée nationale

Pour l’Alliance nationale patriotique, la Guinée se trouve aujourd’hui dans un « dangereux vide institutionnel ». Cela, suite à la prorogation par le président Alpha Condé, du mandat des députés qui était arrivée à expiration le 12 janvier 2019. En principe, des élections législatives devaient être organisées avant cette date pour élire de nouveaux députés. Mais à défaut de respecter le calendrier électoral, le chef de l’Etat a pris un décret pour proroger le mandat de l’actuelle législature jusqu’à la mise en place d’un nouveau parlement.

Même si Alpha Condé, dans son adresse à la nation du mercredi, 04 septembre 2019, a réclamé l’organisation des élections législatives avant la fin de cette année, on ne sait pas encore quand est-ce que ces élections pourront avoir lieu. La CENI est en train de mettre en place et de former les membres de ses démembrements, mais aucun calendrier n’est encore disponible. L’Alliance nationale patriotique qui dénonce un système anti-démocratique exige la dissolution immédiate de l’actuelle Assemblée nationale « qui n’a plus le mandat du peuple ».

Dissolution de la CENI

La Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI) suscite toutes les convoitises et fait régulièrement objet de polémique en Guinée. Après les multiples critiques qu’elle a essuyés de la part de l’opposition, l’institution électorale a connu une recomposition courant 2018. Elle est passée de 25 à 17 membres. Certaines dispositions de la loi organique portant création, organisation, attributions et fonctionnement de la CENI ont été également modifiées. Mais, pour l’Alliance nationale patriotique, la solution est de dissoudre tout simplement l’institution qu’elle considère comme étant le « bras du pouvoir chargé d’organiser des élections qui ne sont ni libres, ni honnêtes, ni transparentes ».

Conférence Nationale Vérité-Justice-Réconciliation

La nouvelle plateforme appelle à la convocation d’assises nationale qui vont « se pencher sur les soixante et un an de la gestion catastrophique de la Guinée, afin d’en tirer toutes les leçons, de rendre justice aux victimes, de réconcilier durablement les Guinéens, de mettre en place de nouvelles institutions démocratiques viables, adaptées à nos réalités, garantissant un nouveau départ pour la Guinée, dans l’unité, la démocratie large et inclusive et le progrès ». Les membres de cette structure annoncent qu’ils vont faire prochainement des propositions détaillées sur les conditions de tenue de la Conférence Nationale Vérité – Justice – Réconciliation ainsi que ses objectifs et son ordre du jour.

L’alliance nationale patriotique propose enfin, l’interdiction immédiate de tout nouveau contrat minier et de pêche jusqu’à la tenue de cette assise. Il faut cependant dire que ces propositions ont très peu de chances de prospérer. Car même les ténors de l’opposition et de la société civile, tous représentés à l’Assemblée nationale et à la CENI, ne devraient pas partager cette idée.

Alpha Fafaya Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 628124362

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Beauté : immersion dans l’univers du soin des pieds et des mains

6 septembre 2019 à 10 10 03 09039
Mme Kadiatou Diallo, responsable du salon « Votre Beauté chez Kadiatou et Kahn » à Lambanyi

La capitale guinéenne enregistre de plus en plus de salons où l’on pratique la pédicurie et la manucurie. La pratique, qui consiste à apporter un soin esthétique des pieds et des mains, gagne de l’ampleur chez nombre de femmes, soucieuses d’avoir une belle apparence. Interrogées par un reporter de Guineematin.com dans la journée du mardi, 04 septembre 2019, certaines responsables de ces salons ont expliqué leurs réalités.

De nos jours, plusieurs femmes font recours aux pédicures et manucures, qui consiste à laver les mains et les pieds pour les rendre plus propres et lisses. Généralement, la pratique s’effectue dans les salons de coiffure.

Pour madame Kadiatou Diallo, responsable du salon « Votre Beauté chez Kadiatou et Kahn », au quartier Lambanyi, dans la commune de Ratoma, cette pratique consiste à se rendre plus propre. « On gagne plusieurs clientes ici pour des soins des pieds et des mains. C’est juste pour la propreté, parce que généralement, les femmes s’identifient par la propreté, se faire belle et se soigner les ongles les pieds… »

Selon notre interlocutrice, l’usage de certains produits peu toutefois avoir des conséquences négatives sur les clients. « Chez nous ici, on utilisait avant un produit qu’un Ghanéen nous ravitaillait. Mais, les clients ont commencé à se plaindre par rapport à son effet. Et, j’ai dû l’abandonner. Maintenant, j’utilise mon propre mélange. Je mélange du sel avec du bicarbonate, du bio et de l’eau chaude pour tremper les pieds dedans. On fait le lavement avec du champoing, des cailloux qui sont faits spécialement pour le lavement, des brosses à pieds et des petits ciseaux que je revends ici à 5000 FG, avec des pinceaux qu’on utilise pour enlever la peau morte. On fait le lavement à 50 mille », a dit dame Kadiatou Diallo.

En outre, notre interlocutrice dit accorder de l’importance à l’hygiène et à la santé de ses clientes.

« Chez nous ici, on prend soin de nos matériels car on les désinfecte et on oblige chaque client d’acheter les pinceaux, car c’est un fer. Donc, pour sa propre santé, il est nécessaire de faire attention. Il y a certaines femmes même qui viennent avec leurs propres matériels », a laissé entendre madame Kadiatou Diallo.

Même son de cloche chez madame Anne Kahn, gérante d’un salon de coiffure au quartier Nongo, dans la commune de Ratoma. « La pédicurie et la manucurie est pratiquée par plusieurs femmes. Elles le font pour rendre leurs pieds et leurs mains propres. On reçoit souvent des clientes pour effectuer le métier et on le fait à 60 mille FG. Certaines femmes viennent avec leurs propres produits. Et le produit qui est fréquent porte le nom de BECOM, un petit carton. Dedans, tu peux trouver 4 petits produits qui sont sous forme de pâte où tout est indiqué par rapport à l’utilisation. On le revend à 40 mille FG dans la plupart des boutiques cosmétiques. Mais, si tu viens avec le produit et tes propres matériels, on te fait le lavement à 30 mille FG ».

Si se rendre belle est une préoccupation chez les femmes, il reste à savoir si la pratique de la pédicurie et de la manucurie n’a pas d’effets secondaires sur la santé.

Aissatou Sow pour Guineematin.com

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Zimbabwe : décès de l’ancien président Robert Mugabe à l’âge de 95 ans

6 septembre 2019 à 9 09 54 09549

L’ancien président du Zimbabwe, Robert Gabriel Mugabe, est décédé à l’âge de 95 ans. L’annonce en a été faite dans la nuit du jeudi au vendredi 06 septembre 2019, par son successeur Emerson Mnangagwa. « C’est avec la plus grande tristesse que j’annonce le décès du père fondateur du Zimbabwe et de l’ancien président, le commandant Robert Mugabe », a-t-il annoncé sur Twitter depuis le cap, en Afrique du Sud.

Robert Mugabe, icône de la lutte contre le colonialisme, est décédé à Singapour, en Asie, où il était hospitalisé depuis plusieurs mois

Selon nos informations, Robert Mugabe est né le 21 février 1924 dans ce qu’on appelait à l’époque la Rhodésie, en Afrique Australe. Il a participé à la formation du ZANU (Union Nationale Africaine du Zimbabwe) et a mené une guérilla contre les Anglais pour libérer son pays du joug colonial.

Il deviendra Premier ministre à l’accession du pays à l’indépendance en 1980 sous l’appellation de Zimbabwe pendant 7 ans. En 1987, il deviendra président du Zimbabwe.

Son combat contre les colons blancs lui a valu une grande popularité aussi bien dans son pays qu’en Afrique. Cependant, son image a été ternie par sa longévité au pouvoir et des mesures impopulaires dans le cadre de la réforme agraire.

Au niveau économique, sa présidence est marquée par une explosion du taux de chômage, par une hyperinflation, par des famines et par la décision de pays occidentaux d’imposer au Zimbabwe des sanctions économiques.

Robert Mugabe a été renversé par un coup d’Etat militaire en 2017 après 37 ans de pouvoir. Il démissionne alors de la présidence alors qu’on le soupçonnait de vouloir se faire remplacer par sa femme Grace Mugabe.

Une synthèse d’Alpha Mamadou Diallo pour Guineematin.com

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Kankan : un éboulement fait 6 morts dans la mine d’or de Kankan-Coura

6 septembre 2019 à 9 09 22 09229

Un éboulement survenu à l’aube de ce vendredi 6 septembre à fait six (6) morts dans la mine d’or de Kankan-Coura, dans la commune urbaine de Kankan. Les victimes sont toutes des femmes rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Les citoyens de Kankan Coura se sont réveillés avec une triste nouvelle ce vendredi matin. C’est au total six (6) femmes, toutes domiciliées dans ce quartier de la commune urbaine, qui ont été tuées dans cet éboulement.

Ce matin (08h 40 minutes), les autorités à tous les niveaux sont sur les lieux du drame. Les recherches se poursuivent pour voir s’il n’y aurait pas d’autres victimes dans les décombres.

De Kankan, Abdoulaye N’koya Sylla pour Guineematin.com

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L’Agence Américaine pour le Commerce et le Développement (USTDA) soutient l’importation et la distribution de Gaz Naturel Liquéfié (GNL) en Guinée

6 septembre 2019 à 9 09 10 09109

CONAKRY, Guinée – L’Agence Américaine pour le Commerce et le Développement (USTDA) a octroyé une subvention à West Africa LNG Group Guinea SA (WA-LNG) pour une étude de faisabilité visant à évaluer la viabilité économique, financière et technique d’un terminal de réception et un réseau de distribution de gaz naturel liquéfié (GNL) près du port de Kamsar, dans la région de Boké en Guinée. L’étude sera menée par Plum Energy LLC de Tukwila, dans l’État de Washington, et contribuera à la diversification du secteur énergétique guinéen, qui dépend actuellement de l’énergie hydroélectrique, du diesel et du fioul lourd.

« L’USTDA croit en ce projet et nous appuyons son objectif d’apporter une nouvelle source d’énergie importante sur le marché guinéen », a déclaré Thomas R. Hardy, Directeur par Intérim de l’USTDA. « Nous savons que le gaz naturel peut réduire le coût de l’énergie pour un large éventail de consommateurs commerciaux et industriels et nous sommes impatients de constater ces avantages ici même. »

L’introduction de GNL sur le marché permettrait d’utiliser une source d’énergie plus durable, fiable et accessible toute l’année. WA-LNG distribuera du gaz naturel ou du GNL aux utilisateurs finaux, y compris initialement des producteurs de bauxite et un parc agro-industriel soutenu par la Banque Africaine de Développement.

« Nous sommes ravis d’avoir franchi cette étape importante en rendant le GNL abordable et respectueux de l’environnement disponible pour le développement des secteurs industriel et agro-industriel guinéens, ainsi que pour améliorer les conditions de vie de la population guinéenne », a déclaré l’ambassadrice (à la retraite) Patricia Moller, Présidente de WA-LNG. « Nous nous sommes engagés à faire de ce projet transformationnel une réalité aussi rapidement que possible. Nous apprécions énormément les efforts inlassables de l’USTDA et nous sommes extrêmement redevables au Gouvernement de Guinée pour son soutien indéfectible. « La disponibilité d’une énergie propre et abordable permettra à la Guinée de s’industrialiser, d’ajouter de la valeur à ses matières minérales et agricoles et de créer des emplois pour sa jeune population » a ajouté Mima Nedelcovych, Vice-président de WA-LNG.

Ce projet poursuit les objectifs de la loi Electrify Africa, l’initiative Power Africa, qui est un partenariat dirigé par le gouvernement américain, coordonné par l’USAID pour doubler l’accès à l’électricité en Afrique d’ici 2030, et les initiatives Prosper Africa et Doing Business in Africa.

L’Agence Américaine pour le Commerce et le Développement aide les entreprises à créer des emplois américains grâce à l’exportation de biens et services américains pour les projets prioritaires de développement dans les économies émergentes. L’USTDA met les entreprises américaines en rapport avec les possibilités d’exportation en finançant des activités de préparation de projets et de création de partenariats qui développent des infrastructures durables et favorisent la croissance économique des pays partenaires.

Communiqué transmis par le service de communication de l’ambassade des Etats-Unis en Guinée

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