Adoption du statut particulier de l’Armée : voici la réaction du ministre de la Défense

3 septembre 2019 à 23 11 01 09019
Dr. Mohamed Diané, ministre d’Etat chargé aux affaires présidentielles, ministre de la défense nationale

Comme annoncé précédemment, les 58 députés présents à la plénière de ce mardi, 03 septembre 2019, ont voté à l’unanimité le statut particulier de l’armée. Un texte qui renferme des dispositions très contraignantes comme l’interdiction aux militaires retraités de faire du syndicalisme, l’interdiction pour un militaire en formation de se marier ou de contracter une grossesse dans cinq ans à compter du début de sa formation. L’approbation de ce statut a été saluée par le ministre de Défense nationale, Dr Mohamed Diané.

En sortant de l’hémicycle, le ministre d’Etat des affaires présidentielles et ministre de la défense nationale a exprimé sa satisfaction « doublée d’une reconnaissance après l’adoption par les députés de tout bords confondus de ce statut particulier de nos forces armées. Nous devons toujours adopter nos textes à la situation de notre pays et au contexte sécuritaire des militaires.

Et, c’est dans ce cadre-là que nous avons décidé de soumettre ce projet de loi à l’Assemblée nationale qui permet de prendre en compte surtout la problématique du genre et la problématique du respect des droits de l’Homme au niveau des forces de défense et de sécurité. Voilà des innovations qui vont nous permettre de qualifier et de renforcer la discipline au sein des forces de défense et de sécurité », a-t-il dit.

Selon le ministre, son département s’attèlera désormais à la mise en application de ce nouveau statut. « Vous savez, nous sommes dans un processus de réforme du secteur de sécurité. Nous continuons toujours à renforcer nos textes afin de les adapter à tous les changements qui auront lieu au niveau de notre pays et au niveau de la sous-région », a dit Dr Mohamed Diané.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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3ème mandat : des jeunes de la société civile interpellent les membres du gouvernement

3 septembre 2019 à 16 04 56 09569

Des jeunes de la société civile guinéenne s’adressent aux membres du gouvernement en les invitant à un sursaut patriotique en se dissociant des promoteurs du projet de nouvelle Constitution. Cet appel a été lancé ce mardi, 03 septembre 2019, à l’occasion d’une déclaration rendue publique à la maison de la presse, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

La déclaration a été lue par Oumar Sylla, connu sous le nom de Foniké Menguè, entouré de Sékou Koundouno, Ibrahima Diallo et Billo Bah, entre-autres.

DÉCLARATION DES JEUNES DES ORGANISATIONS DE LA SOCIÉTÉ CIVILE

APPEL PATRIOTIQUE AUX MEMBRES DU GOUVERNEMENT

Mesdames et Messieurs les membres du gouvernement,

Au prix d’extrêmes souffrances et de lourds sacrifices, le peuple de Guinée a réalisé en 2010 la première alternance démocratique de son histoire. Le Gouvernement dont vous êtes aujourd’hui membre résulte, ultimement, de la volonté du peuple de Guinée de faire consensus pour sortir définitivement des régimes d’exception, de marquer des progrès dans le processus de démocratisation du pays et de consolider le principe de l’alternance démocratique du pouvoir et par là, d’assurer la base de la paix et du développement socioéconomique du pays.

VOUS SAVEZ que le Président Alpha Condé, depuis les premières heures de son investiture, n’a jamais respecté la constitution. Les exemples sont légion. Le non-respect du principe de la séparation et de l’équilibre des pouvoirs, du droit de manifestation et de cortège, de cessation de toute responsabilité au sein d’un parti politique, du respect des échéances électorales, la mise en place de la haute cour de justice n’en sont que quelques exemples.

VOUS SAVEZ que dans l’objectif exclusif d’assurer un troisième mandat au Président Alpha Condé, son entourage a voulu entreprendre une révision constitutionnelle, avant de se rendre compte avec dépit qu’une telle révision est absolument illégale dans le cadre de la Loi Fondamentale en vigueur.

VOUS SAVEZ que toutes les arguties plus que discutables déployées maintenant pour justifier l’adoption d’une nouvelle constitution, dans la toute dernière ligne droite du dernier mandat du Président Alpha Condé, ne sont qu’un écran de fumée pour masquer les manipulations dont l’unique et seul objectif est de maintenir Alpha Condé au pouvoir à vie.

VOUS SAVEZ que la réalisation d’un tel projet satanique est au détriment de la paix en Guinée et que sa réussite résulterait en une grave régression du processus de démocratisation du pays et ne restera pas sans conséquence.

VOUS SAVEZ que le Président Alpha Condé pourrait bénéficier sans doute d’un repli sécurisé en France face à l’échec annoncé du coup d’état constitutionnel.

VOUS SAVEZ que les populations guinéennes, écrasées par la pauvreté dans leur très grande majorité, n’aspirent qu’à tourner paisiblement la page de l’ère Alpha Condé, tout comme celle des autres présidents qui se succèderont démocratiquement dans le futur.

VOUS SAVEZ que ces populations martyrisées sont désormais décidées non seulement à ne pas se laisser faire, mais aussi à demander des comptes et à faire payer à tous ceux qui auront contribué à aggraver leurs malheurs et souffrances.

VOUS SAVEZ que vous avez aujourd’hui la possibilité de partir du gouvernement dans le respect, sans fracas inconsidéré et ce, sans aucune conséquence personnelle autre que la perte de vos avantages matériels et financiers.

VOUS SAVEZ que même si, pour la plupart, vous n’êtes pas des politiciens à l’origine, en décidant de rester solidaire de l’aventure anti-guinéenne des ennemis de la république vous serez à jamais marqués comme des antidémocrates notoires, insensibles aux vraies aspirations des populations et serez traités tels quels.

Conscients, avec vous de tout cela, nous les jeunes patriotes et républicains des Organisations de la Société Civile de Guinée :

SOMMES consternés de vous voir vous associer et devenir même des zélateurs de la tentative illégitime et anti-guinéenne de manipulation constitutionnelle entreprise par le premier ministre et le parti au pouvoir.

NOUS SOMMES déçus de votre incapacité à vous hisser à la hauteur des enjeux, pour le peuple de Guinée, de cette tentative qui risque de plonger la Guinée dans la tourmente et d’anéantir pour longtemps la véritable démocratie dans le pays.

NOUS VOUS METTONS en garde, en vous informant que nous avons déjà pris toutes les dispositions pour documenter tout ce que vous faites et que ces dispositions vont continuer à être renforcées pour assurer que l’ère de l’impunité soit révolue à jamais.

NOUS EN APPELONS à un sursaut patriotique de votre part et à un réveil de votre lucidité, pour vous ranger du côté du vainqueur ultime du combat pour la justice et la démocratie qu’est le Peuple de Guinée, en vous désolidarisant de manière claire du coup d’état constitutionnel en préparation.

Pas de referendum

Pas de nouvelle constitution

Pas de troisième mandat

Pas de glissement du calendrier électoral

Vive le Peuple de Guinée !

Vive la Démocratie !

Vive la République !

Ensemble unis et solidaires, nous vaincrons.

La Coordination Nationale

Les Opérations du FNDC

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Oustaze Ramadan sur l’excision : « le Prophète a conseillé de la pratiquer dans les règles de l’art »

3 septembre 2019 à 15 03 51 09519
Oustaz Ramadan Bah, chroniqueur islamique et imam de la mosquée de Koloma

Le débat contradictoire sur la pratique de l’excision est loin de s’estomper d’autant plus que chaque camp soutient mordicus avoir raison. Les opposants à la pratique brandissent comme arguments les conséquences néfastes sur la santé de la femme et la non-prescription religieuse de l’excision. L’autre camp dément cette dernière version et soutient mordicus que l’excision est bien conseillée par l’islam. C’est le cas de l’imam de la mosquée de Koloma, Oustaze Mohamed Ramadan Bah.

Selon ce chroniquer islamique, la pratique de l’excision est rapportée dans certains hadiths du prophète de l’Islam. Il l’a dit dans un entretien accordé à un reporter de Guineematin.com dans la journée d’hier lundi, 02 septembre 2019.

Sur le plan religieux, Oustaze Ramadan Bah a laissé entendre que la pratique de l’excision est autorisée par la religion musulmane. Selon lui, il n’y a certes pas un verset authentique du Coran qui parle de l’excision ; mais, la pratique est autorisée au regard de certains hadiths. « Il n’y a pas un texte dans le Coran qui parle de cette pratique. Et ce n’est pas ça seulement, qu’il n’y a pas de texte. Il y a beaucoup de choses. Nous savons que la législation en Islam, c’est le Coran et les hadiths du prophète Mohamed (Paix et Salut sur Lui). Les hadiths du prophète Mohamed (PSL), beaucoup n’ont pas compris ; un hadith, c’est la parole du prophète. Donc, en ce qui concerne l’excision, le prophète Mohamed (PSL) lorsqu’il est venu à Médine après l’immigration, il a trouvé une vieille femme qui pratiquait l’excision. Le Prophète Mohamed (PSL) ne l’a pas interdit. Plutôt, le Prophète a donné des conseils à la femme pour lui expliquer comment on doit le faire. Le prophète Mohamed (PSL) l’a conseillé de ne pas toucher la grande partie, mais de le pratiquer dans les règles de l’art. Donc, à partir du moment où le prophète Mohamed (PSL) ne l’a pas interdit, ça devient un hadith. Parce que c’est une pratique que le Prophète Mohamed (PSL) a observée et il ne l’a pas interdite », a laissé entendre l’imam de Koloma.

Par ailleurs, Oustaze Ramadan fait état d’un autre passage qui prouve que l’excision n’est pas une pratique interdite. « Il est dit par le prophète Mohamed (PSL) dans les livres de jurisprudence que quand les deux sexes circoncis et excisées se rencontrent, les grandes ablutions deviennent obligatoires. Ça aussi, c’est un hadith. Cela ne se trouve pas dans le Coran. Donc à partir de là, nous comprenons que cette pratique n’est pas interdite par la religion. Mais plutôt, elle est recommandée », a martelé notre interlocuteur.

Oustaz Mohamed Ramadan Bah, chroniqueur islamique et imam de la mosquée de Koloma

Plus loin Oustaze Ramadan a rappelé qu’on ne doit pas oublier aussi dans le Coran « Dieu nous dit que lorsque le prophète Mohamed (PSL) recommande quelque chose, il faut l’appliquer. Et lorsque le Prophète Mohamed (PSL) interdit une chose, il faut s’abstenir de le faire. Ça, c’est un verset du Saint Coran. Ce verset nous ramène sur les hadiths du Prophète Mohamed (PSL) qui a autorisé l’excision et qui se pratiquait à son temps. Donc, au nom de la religion, il n’y a pas à redire là-dessus », a-t-il dit.

En ce qui concerne les problèmes sanitaires que l’excision provoque chez la femme, l’imam s’interroge. « Aujourd’hui, la médecine moderne nous dit que cette pratique n’est pas bonne. Elle provoque des maladies et entraine parfois même la mort. Mais la question qu’on se pose, pourquoi nos grands parents qui la pratiquaient vivaient plus longtemps que nous ? Ils étaient beaucoup plus en bonne santé que nous… »

Devant la polémique autour de cette question, Oustaze Ramadan appelle les autorités religieuses à agir. « Cette question commence à faire des polémiques et ce n’est pas normal. Donc les autorités religieuses, à savoir le secrétariat général des affaires religieuses, la ligue Islamique, le conseil islamique, doivent nous aider pour trancher définitivement cette polémique, pour que tout le monde comprenne une fois pour toutes. Auparavant, il y avait des sermons qui venaient dans les mosquées et qui disaient aux gens de pratiquer l’excision. Mais ces derniers temps, ces sermons ne viennent plus. Donc, c’est aux autorités religieuses de venir en aide pour que tout le monde comprenne une fois pour toute », a-t-il conseillé.

Saidou Hady Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 620 589 527/654 416 922

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Le FNDC-Mamou : 10 raisons pour s’opposer à un 3ème mandat d’Alpha Condé

3 septembre 2019 à 15 03 38 09389

Après l’installation de ses bases à Mamou, le Front National pour la Défense de la Constitution va à l’offensive sur le terrain. La coordination régionale du FNDC a entamé ce mardi, 03 août 2019, une campagne de distribution de fiches contenant « les 10 raisons de refuser la tenue du référendum » constitutionnel voulu par le pouvoir, rapporte le correspondant de Guineematin.com dans la ville carrefour.

Plus de 2000 copies. C’est ce que les responsables du Front National pour la Défense de la Constitution à Mamou disent avoir distribué en cette journée dans la commune urbaine. Ces fiches comprennent 10 points qui, selon le FNDC, sont des raisons valables qui doivent emmener les citoyens à refuser le projet de nouvelle constitution prôné par le pouvoir de Conakry et qui vise à octroyer un troisième mandat au président Alpha Condé. Ces 10 raisons sont :

  1. La constitution de mai 2010 est le résultat d’un consensus entre les forces de défense et de sécurité, les partis politiques, la société civile, les autorités religieuses et le patronat pour mettre fin à une crise politique aiguë ;
  2. Dans le souci de consolider la paix et l’unité nationale, cette constitution a prévu des dispositions qui ne peuvent en aucun cas être modifiées ;
  3. Selon la constitution, le RPG Arc-en-ciel a le plein droit de présenter un candidat en 2020 autre que le Professeur Alpha Condé ;
  4. En 2010 et en 2015, lors de ses cérémonies d’investiture, monsieur Alpha Condé a prêté serment par deux fois de respecter et de faire respecter la constitution de mai 2010 et les lois de la République. Le serment solennel étant sacré, le trahir est un parjure.
  5. Tout changement ou révision de constitution qui viole les intangibilités constitutionnelles constitue un coup d’État civil, donc un crime ;
  6. La constitution et les lois sont impersonnelles. Elles visent à préserver la paix sociale et à protéger l’intérêt général. Elles ne peuvent donc être arrangées ni pour une personne, ni contre une personne ;
  7. Le projet de « 3ème Mandat » appelé nouvelle constitution est un Coup d’État qui vise à préserver les intérêts d’un groupe d’individus au détriment du peuple. Ce qui constitue une oppression pour la majorité ;
  8. L’alinéa 4 de l’article 21 de la constitution guinéenne dispose : « le peuple a le droit de résister à l’oppression » ;
  9. Tout patriote a le devoir de respecter scrupuleusement les dispositions de l’article 21 de la constitution en s’opposant catégoriquement à ce prétendu référendum qui n’est qu’un coup d’État civil dangereux pour la patrie ;
  10. Le projet du « 3ème mandat » appelé nouvelle constitution est un coup d’État civil entrepris par des cadres de l’État dont le seul but est de pérenniser le système mafieux installé au cœur de l’État pour piller les ressources de la nation au détriment du peuple.
Mamadou Aliou Madina Diallo, coordinateur régional du Front National pour la Défense de la Constitution

Mamadou Aliou Madina Diallo, coordinateur régional du Front National pour la Défense de la Constitution, a invité les populations de Mamou à s’inspirer de ces 10 points pour s’opposer au projet de changement de constitution. « Nous demandons aux braves populations de Mamou de lire ces fiches et de mettre en pratique ces dix points. C’est une initiative du bureau national du front. Nous demandons aux braves populations de Mamou de rester attentives et prêtes en cas d’appel du front national pour la défense de la constitution de sortir et barrer la route à ceux qui veulent attiser le feu en Guinée. Nous allons user de tous les moyens légaux pour que la constitution soit respectée », a dit le coordinateur régional.

Mamadou Madjou Diallo, secrétaire administratif adjoint du front régional de Mamou

Même son de cloche chez Mamadou Madjou Diallo, secrétaire administratif adjoint du front régional de Mamou. Selon lui, il n’y a aucune raison valable qui justifie un changement de l’actuelle constitution. « Nous avons compris que ceux qui veulent frelater la constitution n’ont rien compris car cette constitution n’a aucun handicap. Elle a été acceptée par tous les acteurs politiques, la société civile, tout le monde. La constitution guinéenne est la maison commune de tous les Guinéens. Nous demandons à tout le monde d’adhérer à ce combat. Nous demandons à Mamou et à la Guinée en général de prendre connaissance de ces dix points. Nous demandons conséquemment à toutes les forces vives du pays et à nos compatriotes de dire non à la nouvelle constitution », a lancé le secrétaire fédéral de l’UFDG à Mamou.

Aïcha Diallo, membre de l’antenne préfectorale du FNDC à Mamou

De son côté Aïcha Diallo, membre de l’antenne préfectorale du FNDC à Mamou et qui pris part à cette tournée de sensibilisation, a invité particulièrement les femmes à s’engager dans ce combat. « J’invite les femmes de Mamou à adhérer massivement à ce mouvement du FNDC pour défendre la constitution de notre pays. Nous sommes les premières victimes du pays, nos enfants finissent les études, ils ne trouvent pas de l’emploi. Nous partons tous les jours à Conakry sur cette route boueuse et glissante. Deux mandats c’est bon pour le président, nous lui remercions très infiniment », a ironisé cette dame.

De Mamou, Boubacar Ramadan Barry pour Guineematin.com

Tél. : 625 69 89 19/657 34 39 39

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Guinée : les députés interdisent le syndicalisme aux militaires retraités

3 septembre 2019 à 14 02 39 09399

Ce mardi, 3 septembre 2019, 58 députés sur les 113 inscrits se sont réunis en séance plénière pour examiner et adopter le texte sur le Statut général des militaires en République de Guinée, a constaté Guineematin.com, à travers son équipe de de reporters déployée sur place.

Selon le document présenté aux honorables députés par monsieur Aly Kaba, rapporteur de la commission défense et sécurité de l’Assemblée nationale, le Statut général des militaires « est l’ensemble des règles de droit qui s’appliquent aux militaires ».

On apprend, entre autres, que le statut général des militaires adopté en 2012, présentait des incohérences. Il s’agit entre autres de l’avancement des militaires aux grades supérieurs, la mise à la retraite, la notation des sous-officiers et militaires de rang qui s’effectuaient deux fois par an et le régime des sanctions et des congés.

Finalement le nouveau texte va apporter des amendements et des innovations. Il s’agit par exemple des visas relatifs à la Constitution et au texte de création de l’armée guinéenne qui seront supprimés, puisque l’Assemblée nationale est souveraine. Ces dispositions seront donc remplacées par les articles 124 et 137.

En termes d’innovation, le document mentionne singulièrement deux points importants. Le premier est la formulation des dispositions applicables aux militaires servant en vertu d’un contrat (art. 154 à 161).

Le deuxième point est l’interdiction faite aux militaires à la retraite, à l’article 136 du texte, de se constituer en syndicat…

Il est à rappeler que ce texte, toujours selon le rapport présenté en séance plénière, a été porté par le ministère de la Défense nationale. Son examen et étude en travaux de commissions (Défense et de Loi) ont connu la présence aussi bien des députés que des experts de la commission des lois et la collaboration d’officiers supérieurs de l’armée.

Dans les conclusions, les députés, tout en saluant l’heureuse initiative du ministère de la Défense nationale, se sont félicités de constater le souci manifeste dans le texte de concilier les impératifs de garantie de l’Etat militaire et de respect des droits humains.

Le texte sur le statut général des militaires a été adopté pour la 1ère fois en Guinée en 1997 et revu successivement en 2007, 2010 et 2012.

Les débats se poursuivent avec la séance des questions des députés au ministre d’Etat chargé des Affaires présidentielles et de la Défense nationale, Dr Mohamed Diané.

Depuis l’Assemblée nationale, Abdallah BALDE pour Guineematin.com

Tél : 628 08 98 45

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Guinée : Cellou Dalein et Sidya Touré s’unissent pour faire face à Alpha Condé

3 septembre 2019 à 13 01 36 09369
Sidya Touré, président de l’UFR chez Cellou Dalein Diallo, président de l’UFDG

Divisée depuis quelques années, l’opposition guinéenne tente de retrouver son unité pour faire face au président Alpha Condé, désireux de changer l’actuelle constitution pour s’offrir un troisième mandat. C’est dans ce cadre que Cellou Dalein Diallo et Sidya Touré, les deux leaders de l’opposition, se sont rencontrés ce mardi, 03 août 2019, a appris Guineematin.com à travers un de ses journalistes.

La rencontre entre le président de l’UFDG et son homologue de l’UFR s’est tenue à huis clos, à la maison du chef de file de l’opposition guinéenne située à la Minière. Et à l’issue de leur tête-à-tête, les deux anciens Premiers ministres n’ont fait aucun commentaire sur leurs sujets de discussions. Même les proches des deux hommes disent ne rien savoir du contenu de leur échange qui a duré environ une heure.

Nul doute cependant que les adversaires du régime Alpha Condé veulent renforcer leur unité afin de barrer la route au projet de nouvelle constitution prôné par le pouvoir et qui devrait permettre au président Alpha Condé de briguer un troisième mandat en 2020. Ils ont dû certainement aborder aussi d’autres sujets d’actualité dont le processus de mise en place des démembrements de la CENI qui divise actuellement l’opposition.

Il y a aussi le recrutement de l’opérateur chargé de procéder à la révision du fichier électoral en prélude aux prochaines élections législatives. Leurs deux partis s’opposent à l’opérateur choisi par la CENI, et dont ils jugent incompétent d’assainir le fichier électoral qui contiendrait plus de 1 million 500 mille électeurs fictifs. Sidya Touré l’a dit et répété que l’opposition n’ira jamais à une élection avec un tel opérateur.

Salimatou Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 224623532504

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Développement agricole : une mission du PDRI/GKM échange avec les producteurs de Koumbia

3 septembre 2019 à 12 12 50 09509

Pierre Poutan Ouendeno, formateur au département de l’agriculture et responsable d’appui à la production au projet de développement intégré Gaoual-Koundara-Mali (PDRI/GKM), à la tête d’une délégation, a effectué récemment une mission de travail à Koumbia, sous-préfecture relevant de la préfecture de Gaoual. La mission a rencontré les petits producteurs et exploitants agricoles de la commune rurale.

A l’issue des travaux, monsieur Ouendeno a accordé un entretien à un journaliste de Guineematin.com autour notamment des objectifs de cette mission et de son constat sur le terrain.

Décryptage !

Guineematin.com : expliquez-nous les motifs de votre présence à Koumbia où vous avez rencontré des responsables des unions et groupements agricoles.

Pierre Poutan Ouendeno, formateur au département de l’agriculture et responsable d’appui à la production au projet de développement intégré Gaoual-Koundara-Mali

Pierre P. Ouendeno : notre présence à Koumbia s’inscrit dans le cadre du programme de sensibilisation des producteurs dans la zone du projet, à savoir ce que c’est le PDRI/GKM, le contexte pour lequel il a été créé, les objectifs, sa stratégie d’intervention, les résultats attendus au terme du projet. Bref, nous sommes là pour partager le contenu du projet avec les populations bénéficiaires.

Guineematin.com : quels sont les objectifs de ce projet ?

Pierre P. Ouendeno : comme tout projet de développement agricole, celui-ci vise à contribuer à améliorer les conditions de vie des populations, accroitre le revenu des producteurs à la base, désenclaver les zones de production, faire une mise en relation entre les zones de production et les marchés, mettre à la disposition des producteurs du matériel agricole comme des tracteurs, des motoculteurs.

Guineematin.com : quelle est la zone d’intervention du projet et combien de temps va-t-il durer ?

Pierre P. Ouendeno : la zone du projet, de par son appellation, est circonscrite à Gaoual, Koundara et Mali. Ça c’est la zone géographique. Il concerne les 25 communes rurales de ces trois préfectures. La durée du projet est de 5 ans à compter de 2019. Les bailleurs du projet sont la Banque Islamique de Développement pour environ 21 millions d’euros et le gouvernement guinéen pour plus d’un million d’euros, soit en tout plus de 22,5 millions d’euros.

Guineematin.com : combien de personnes seront touchées par le projet ?

Pierre P. Ouendeno : nous misons sur au moins 50 mille exploitants agricoles à travers ces 25 communes rurales de Gaoual, Koundara et Mali.

Guineematin.com : parlez-nous maintenant des composantes du projet.

Pierre P. Ouendeno : le PDRI/GKM comprend trois composantes. Il s’agit de l’identification des filières. Ce qui va aboutir à l’aménagement de 2100 hectares, soit 1900 hectares de plaines et 200 hectares de bas-fonds. Ensuite, il y aura la mobilisation des équipements de production comme les tracteurs, les motoculteurs, des appareils de traitement, les moissonneuses-batteuses, les décortiqueuses, la construction d’au moins 30 magasins de stockage et le désenclavement des zones de production pour 167 km de pistes rurales. Nous aurons à mettre à la disposition des producteurs de semences améliorées, la formation et l’encadrement des producteurs.

Guineematin.com : qu’attendez-vous des producteurs, les bénéficiaires ?

Pierre P. Ouendeno : nous attendons des producteurs une adhésion et un engagement participatif dans la mise en œuvre du projet qui est pour eux. C’est un projet qui est là pour améliorer les conditions de vie des paysans.

Guineematin.com : à quand le démarrage proprement dit des activités du projet sur le terrain ?

Pierre P. Ouendeno : après cette étape de sensibilisation, nous devons élaborer un document qu’on appelle programme de travail et budget annuel (PTBA). Nous reviendrons ensuite à la base pour sa validation. Ce document final sera soumis enfin au comité de pilotage qui comprendra outre les bailleurs de fonds et les représentants de l’administration, les bénéficiaires et les représentants des collectivités. C’est après ce travail que le document sera soumis aux bailleurs de fonds pour la mise à exécution.

Guineematin.com : peut-on savoir où en êtes-vous dans la mise en place de l’unité de gestion du projet ?

Pierre P. Ouendeno : justement, après la signature de l’accord, l’une des conditions c’était la mise en place de l’unité de gestion du projet. Aujourd’hui, c’est chose faite. Elle est dirigée par Mohamed Saïd Fofana (à ne pas confondre avec l’ex-Premier ministre) assisté de cinq autres cadres. Certains s’occupent des finances et de la passation des marchés, d’autres des infrastructures et du suivi-évaluation du projet.

Guineematin.com : quel a été votre constat après les rencontres que vous avez eues avec les producteurs à Koumbia ?

Pierre P. Ouendeno : nous sommes impressionnés par la qualité de la mobilisation. Avec la saison des pluies, nous pensions qu’ils ne seraient pas si nombreux avec nous. Mais à notre agréable surprise, nous avons été bien accueillis, les gens sont venus très nombreux participer à la rencontre. D’ailleurs, nous mettons un accent particulier pour Koumbia où la mobilisation des producteurs et la qualité des échanges ont été impressionnantes.

Interview réalisée par Abdallah Baldé pour Guineematin.com

Tél : 628 08 98 45

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Contrôle judiciaire de Aboubakr : les associations des médias dénoncent

3 septembre 2019 à 12 12 32 09329
Boubacar Alghassimou Diallo, dit Abou Bakr, Directeur Général de la radio Lynx FM
Boubacar Alghassimou Diallo, dit Abou Bakr, Directeur Général de la radio Lynx FM

Déclaration : C’est avec regret et frustration que nous constatons le maintien, en toute impunité, de la mise sous contrôle judiciaire de Aboubakr, Directeur Général de la radio Lynx fm par un juge du tribunal de première instance de Kaloum, ce cas s’ajoute à celui de Lansana Camara, Directeur de publication du site conakrylive.info, également sous contrôle judiciaire, sans oublier le procès en cours de Mohamed Bangoura, Directeur de publication du site mosaiqueguinee.com etc.

Les organisations professionnelles de médias en Guinée rappellent que nul n’est censé ignorer la loi et à une loi injuste, nul n’est censé l’obéir. Fortes de ces deux principes généraux en matière de droit, les organisations professionnelles de médias en Guinée disent non à cette violation flagrante et ce piétinement de la loi 002 portant « liberté de la presse en Guinée ».

Il convient d’ailleurs de rappeler à l’intention de l’opinion nationale et internationale que suite à plusieurs investigations menées par nos soins, il ne fait plus l’ombre d’aucun doute quant à la non publication dans le journal officiel de la République de la loi 037 portant cyber-sécurité et protection des données à caractère personnel d’où sa nullité et son inopposabilité face aux citoyens. Ceci nous ramène de facto à une double violation de la loi puisque celle portant sur la liberté de la presse en est également victime de la part du même juge et du même tribunal. A cet effet, nous comptons saisir le conseil supérieur de la magistrature par une plainte régulière en bonne et due forme avant d’interpeler la Cour Suprême à travers sa chambre administrative pour le fait de nullité de cet acte du juge d’instruction.

A ce stade, nous pensons que l’opinion a grand besoin de connaitre l’identité de ces juges qui se prêtent à ces pratiques liberticides et rétrogrades.

En conclusion, les organisations professionnelles de médias en Guinée informent l’opinion qu’elles s’opposeront de la manière la plus catégorique dès ce mercredi à cette injustice qui n’a que trop durée.

Elles invitent toutes la presse nationale à se présenter ce mercredi dès 8h00 au tribunal de première instance de Kaloum pour venir signer l’acte de présence car, dorénavant, nous serons tous sous contrôle judiciaire. Que les registres soient donc nombreux et spacieux, il y aura beaucoup de signatures.

La presse mérite mieux !

Ont signé

URTELGUI, AGUIPEL, AGEPI, REMIGUI, APAC, SPPG, UPLG, UFSIG, AJPRG, l’UPF

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Démembrements de la CENI à Kindia : « en cas de violation du serment, vous êtes susceptibles de poursuites »

3 septembre 2019 à 12 12 17 09179

Les membres des différents démembrements de la CENI dans la préfecture de Kindia ont prêté serment hier, lundi 02 août 2019. Ils ont pris l’engament de remplir pleinement la mission qui leur est confiée conformément à la loi. La cérémonie s’est déroulée dans la salle d’audiences du tribunal de première instance de Kindia, rapporte le correspondant de Guineematin.com sur place.

« Je jure sur l’honneur de remplir fidèlement et loyalement mes fonctions de membre de la commission électorale préfectorale indépendante ; de n’obéir qu’à la seule autorité de la loi ; de n’exercer aucune activité susceptible de nuire à l’indépendance, à la neutralité, à la transparence et à l’impartialité de la CEPI ; de garder scrupuleusement le secret des délibérations et du vote même après la cessation de mes fonctions. En cas de parjure, que je subisse la rigueur de la loi ».

Hammady Seck, président du TPI de Kindia

C’est l’engagement que les membres des CEPI, CECI et CESPI de la préfecture de Kindia ont pris devant le président du TPI de Kindia, Hammady Seck et le substitut du procureur de la République, Alsény Bah. Issus de la mouvance, l’opposition, la société civile et l’administration, ces commissaires chargés de mettre en œuvre les opérations liées à l’organisation des prochaines élections législatives sur le terrain, sont passés un par un devant la juridiction, soulevant la main droite pour jurer. Sur un effectif total de 205 commissaires, 199 ont prêté serment. Les 6 absents devraient le faire vendredi prochain.

Alsény Bah

Mais avant, le substitut du procureur de la République près le tribunal de première instance de Kindia leur a rappelé d’abord le sens du serment. « C’est l’occasion pour moi de leur rappeler que ce serment doit être respecté parce qu’en cas de violation du serment, ils sont susceptibles de poursuites pour parjure qui est une infraction infamante, qui déshonore la personne. C’est pourquoi, je vais rappeler aux commissaires des cinq démembrements qu’ils doivent, dans l’exercice de leurs fonctions, se conformer à ce serment et respecter les 4 principes qui sont édictés dans les serments qui vont être lus par monsieur le président. Il s’agit du principe de l’indépendance, de l’impartialité, de l’intégrité et de la légalité », a conseillé monsieur Alsény Bah.

La PCUD dénonce son exclusion

Après la prestation de serment, les commissaires ont été installés officiellement dans leurs fonctions. Mais, la Plateforme des Citoyens Unis pour le Développement (PCUD), une plateforme de la société civile, dénonce son exclusion du processus. Ce que dément catégoriquement madame Camara Djénab Touré, commissaire à la CENI et superviseure des préfectures de Kindia et Télimélé.

Madame Camara Djénab Touré, commissaire à la CENI et superviseure des préfectures de Kindia et Télimélé

« Je ne pense pas que la PCUD a été écartée à Kindia, elle n’a pas déposé de liste à Kindia .Quand nous sommes venus, nous avons trouvé qu’il n’y avait pas de consensus autour des différentes plateformes. On ne s’est pas mêlé dans leur résolution. A la résolution finale, nous avons reçu une liste signée de deux plateformes de la société civile, mais pas de la PCUD. Leur représentant est venu à la CEPI où la commission de réception siégeait, il m’a expliqué que les autres les ont exclus en disant qu’ils n’ont pas d’agrément. Ils ont récépissé qui date de 2017. Je lui ai répondu en disant mon frère, l’instruction qu’on a reçue, c’est de ne pas se mêler des problèmes concernant les parties prenantes du processus ; que ça soit la mouvance, l’opposition ou la société civile. Donc, à notre niveau, personne n’a été écartée dans la circonscription électorale de Kindia », a-t-elle laissé entendre.

De Kindia, Amadou Bailo Batouala Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 628 51 67 96

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Dr. Djalikatou Diallo sur l’excision : « il faut appliquer la loi pour mettre fin à cette pratique… »

3 septembre 2019 à 11 11 47 09479

Le débat sur la pratique de l’excision a refait surface ces derniers temps dans notre pays. Deux groupes s’opposent de façon irréductible à ce sujet. Si les uns évoquent des raisons religieuses pour justifier la pratique, les autres balayent cet argument d’un revers de main et dénoncent les conséquences néfastes de l’excision sur la santé de la femme.

Pour évoquer cet épineux sujet, un reporter de Guineematin.com a donné la parole à Dr Djalikatou Diallo dans la journée d’hier, 03 septembre 2019. Sur la question, la députée et membre du RPG Arc-en-ciel est catégorique et fait partie des opposants catégoriques à l’excision.

Selon Dr Djalikatou Diallo, le combat contre l’excision doit se poursuivre pour que la Guinée quitte son classement peu honorable sur le plan mondial. « Cette pratique est néfaste pour la santé des filles. Elle est lourde de conséquences. Nous menons une lutte âpre pour que la tendance soit inversée. La Guinée occupe le deuxième rang au niveau mondial. C’est la tristement célèbre deuxième place derrière la Somalie en matière d’excision. Cela ne peut plus continuer. Il y a eu énormément de sensibilisation, beaucoup d’explications sur les effets néfastes de cette pratique pour la santé des filles et des femmes. Mais, on a l’impression que la vie des mauvaises habitudes est très tenace. Mais, il faut qu’on réussisse quand même à inverser la tendance ».

Dr Djalikatou Diallo, députée et membre du RPG Arc-en-ciel

Par ailleurs, Dr Djalikatou Diallo, au même titre que de nombreux citoyens, soutient que l’excision n’est pas une recommandation islamique. « Il faut que les femmes cessent d’exciser leurs filles parce que la religion ne le recommande pas. Ce n’est pas dans le Coran, ce sont des pratiques ancestrales qui se sont incrustées dans les mentalités, et jusqu’ici cette pratique continue. Nous sommes contre cela, parce que ça entraine beaucoup de conséquences chez les femmes à la longue », dit-elle.

Pour ce qui est des conséquences de l’excision, Dr Djalikatou a apporté des détails. « D’abord, les conséquences immédiates, il peut y avoir des infections, des hémorragies et voire des pertes en vies humaines. Les conséquences à long terme, elles sont aussi très nombreuses, dans la mesure où au moment de l’accouchement de la femme, il y a des déchirures périnéales qui peuvent entrainer beaucoup de pathologies. Après, ces femmes se retrouvent abandonnées par leurs propres familles avec les pathologies qu’elles ont. Donc, on doit éviter tout cela ».

Pour Djalikatou Diallo, l’argument selon lequel on pratique l’excision pour fidéliser la femme chez son mari, pour prévenir les grossesses précoces ou non désirées ne tient pas la route. « Cela ne tient pas la route. C’est une fausse interprétation et on doit arrêter cette pratique car ça n’existe nulle part dans le Coran. Il y a une année, un atelier a été organisé à Kindia où les imams religieux ont été invités. Les imams ont reconnu que ce n’est pas écrit dans le Coran. Donc, on doit arrêter cette pratique qui est une violation de l’intégrité physique et morale des filles. Au niveau du code pénal c’est réprimé, au niveau de la loi sur la santé de la reproduction, il y a des dispositions qui répriment. Au niveau du code civil, c’est réprimé. Donc, il faut que la loi soit appliquée pour mettre un terme à cette pratique en République de Guinée » a-t-elle martelé.

Saidou Hady Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 620 589 527/654 416 922

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Démembrements de la CENI : le processus bloqué par des divergences entre le RPG-AEC et l’UPR à Télimélé

3 septembre 2019 à 10 10 44 09449

Le processus de mise en place des démembrements de la CENI coince dans la préfecture de Télimélé. Et pour cause, le RPG Arc-en-ciel et son allié de l’UPR peinent à s’entendre autour du partage des quotas alloués à la mouvance présidentielle, a appris Guineematin.com à travers son correspondant sur place.

Les divergences entre le parti du président Alpha Condé et celui de son ministre conseiller Bah Ousmane ont retardé considérablement la cérémonie de mise en place des démembrements de la Commission Electorale Nationale Indépendante hier, lundi 02 août 2019. Initialement prévue dans la matinée, la cérémonie n’a débuté qu’aux environs de 17 heures à la maison des jeunes de la ville. Et, c’est seulement le bureau exécutif de la CEPI qui a pu être mis en place.

Mamadou Aliou Chérif, président de la CEPI de Télimélé

Mamadou Aliou Chérif a été reconduit au poste de président de la Commission Électorale Préfectorale Indépendante (CEPI). « Je viens d’être reconduit président de la CEPI de Télimélé après avoir été désigné par la plateforme de la société civile, CNOSCG. Mes pairs ont utilisé l’adage qui dit qu’on ne change pas une équipe qui gagne, parce qu’on a eu la chance de toujours faire de bons résultats dans la gestion des élections à Télimélé. Donc, à mes collaborateurs, je demande la conjugaison d’efforts, la complémentarité, la solidarité et l’honnêteté dans le travail », a-t-il lancé après son élection.

Idrissa Baldé, désigné par l’UFDG, trésorier de la CEPI de Télimélé

Idrissa Baldé de l’UFDG est le trésorier de la CEPI. Lui aussi ne cache pas sa joie. « Je suis très content de constater que j’ai bien accompli la mission que mon parti m’a confiée lors de mon premier mandat à la CEPI de Télimélé. Je crois que c’est toute l’équipe qui avait gagné parce qu’on avait bien travaillé. Cette fois encore, nous allons faire le maximum de nous-mêmes pour permettre à Télimélé de sortir des élections apaisées comme toujours. Je remercie tout le monde ».

Lamine Kaba, désigné par le RPG Arc-en-ciel, rapporteur de la CEPI

Tout comme ses prédécesseurs, c’est Lamine Kaba, désigné par le RPG Arc-en-ciel, a été reconduit aussi à son poste de rapporteur de ce démembrement de la CENI. « Je suis content d’être reconduit par mes pairs et je félicite aussi mon président qui m’a toujours conseillé d’œuvrer dans le bon sens », a-t-il déclaré.

La prestation de serment des membres de la CEPI et l’installation des membres de la CECI (Commission Electorale Communale Indépendante) de Télimélé et des différentes CESPI (Commissions Electorales Sous-Préfectorales Indépendantes) sont prévues ce mardi. Reste toutefois à savoir si le RPG Arc-en-ciel et son allié de l’UPR pourront finalement s’entendre autour du partage des places dans ces structures. Faute de quoi, l’installation de ces démembrements de la CENI ne devrait pas être effective.

De Télimélé, Ousmane Dieng pour Guineematin.com

Tél. : 622525250

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Kindia : 3 usagers de la route victimes d’une attaque à main armée à Lâbota

3 septembre 2019 à 9 09 47 09479

L’état de la route Kindia-Coyah commence à tourner mal pour certains usagers de ce tronçon avec des attaques à main armée qui sont signalées. Dans la nuit du dimanche, 1er septembre 2019, un groupe d’individus armés s’est attaqué aux occupants d’un camion en panne au niveau de Lâbota, dans la commune rurale de Mambia, relevant de Kindia. Trois des cinq occupants du camion ont été blessés par les assaillants, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Selon nos informations, l’attaque a eu lieu sur un camion en panne au niveau de Lâbota. Le camion de marque Renault, immatriculée RC 4696 R, quittait Conakry pour Mandiana. Il est tombé en panne aux environs de 14 heures à Lâbota. Mais, devant le retard pour dépanner l’engin, un groupe de malfaiteurs a effectué une descente sur les lieux vers 22 heures pour s’en prendre aux occupants. Trois d’entre eux ont été blessés par balles et par arme blanche.

Abdourahamane Sidibé

Interrogé par le correspondant local de Guineematin.com, le chauffeur du camion, Abdourahmane Sidibé, est revenu sur sa mésaventure. « J’ai eu une panne à Lâbota le dimanche à 14h. Immédiatement, j’ai appelé mon frère à Conakry pour m’envoyer la pièce de rechange. Lorsque mon frère est venu, on a monté la pièce. A 22h, des personnes armées sont venues nous braquer. Ils ont tiré sur nous, la balle a touché la tête de mon frère. Heureusement, elle a frotté un coté de sa tête. Parmi les 4 bandits, un d’entre eux a pris une paire de ciseaux et m’a poignardé au niveau de la poitrine et du dos. Ensuite, on s’est démerdé pour rentrer à Mambia où mon frère a reçu les premiers soins dans un poste de santé. Après la suture de sa tête pour stopper l’hémorragie, les bonnes personnes nous ont évacués à l’hôpital régional de Kindia où la chirurgie a sauvé mon frère et moi », a-t-il expliqué.

Mamadou Siradjo Barry

Le chef du service de la chirurgie de l’hôpital régional de Kindia note comment il a reçu les blessés. « Vers 2 h du matin, j’ai reçu des personnes qui étaient ensanglantées. C’était Mohamed Sidibé, chauffeur âgé de 24 ans, il avait une plaie au niveau du cuir chevelu, plus précisément dans la région temporale gauche. Le deuxième avait des traumatismes crâniens avec perte de connaissance initiale par suite d’une agression par arme à feu. L’autre, c’est Abdourahmane Sidibé, âgé de 19 ans, qui est chauffeur aussi, avait également une plaie au niveau du cuir chevelu. Lui, c’est dans la région pariétale gauche, une autre plaie au niveau du dos, sur la face postérieure de hémothorax gauche, une autre plaie sur la face antérieure de l’hémothorax gauche », a révélé Mamadou Siradjo Barry.

Dans la soirée d’hier, lundi 02 septembre 2019, les victimes étaient à l’hôpital de Kindia. Les auteurs de l’attaque, non identifiés, sont toujours en cavale.

Mohamed M’bemba Condé pour Guineematin.com

Tél. : 628-518-888

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Guinée : quel sélectionneur pour le Syli National Sénior ?

3 septembre 2019 à 8 08 29 09299

Engluée dans un pétrin de racket et de corruption, la Fédération Guinéenne de Football (FGF) peine à retrouver son équilibre. Alors que les équipes africaines sont entrain en ce moment d’affûter leurs armes en prélude aux journées FIFA de ce début du mois de septembre, consacrées aux matches amicaux, la Guinée peine encore à se trouver un sélectionneur national, au lendemain du limogeage du controversé Paul Put.

La liste de 5 techniciens retenus par la Direction Technique Nationale, sur les 87 postulants, a suscité une vague de réactions indignées au sein de l’opinion publique à un moment où notre pays cherche à repartir du bon pied, a constaté Guineematin.com à travers un de ses reporters.

« Les mêmes causes, dans les mêmes conditions, produisent les mêmes effets », a-t-on coutume d’entendre. La Guinée, à travers le Sily National Sénior, risque de se retrouver encore au tapis si les responsables de notre football ne prennent pas le taureau par les cornes. C’est une autre déconvenue qui se profile à l’horizon et la Guinée risque d’être prise au dépourvue pour les prochaines joutes continentales tant pour les éliminatoires de la Coupe du monde 2022 (Qatar) que pour celles de la CAN 2021 (au Cameroun).

Actuellement, de nombreuses sélections africaines sont dans la perspective de ces échéances. En Guinée, on peine encore à se trouver un successeur à Paul Put depuis le feuilleton malsain de la CAN 2019 en Egypte. Récemment, une liste de cinq techniciens étrangers a été publiée par la FGF pour reprendre la tête du Syli : Didier Six, Noël Tosi, Pascal Janin, Denis Lavagne, Daniel Bréard. Un choix critiqué à tort et à travers par de nombreux compatriotes qui ont ouvertement exprimé leur préférence pour un sélectionneur local.

Devant le tollé suscité par la publication de cette liste, le président de la FGF, Antonio Souaré aurait tapé du poing sur la table pour intimer à la direction technique nationale de reprendre à zéro son travail. C’est la preuve, s’il en était besoin, que dans cette affaire du Syli Sénior, connu sous le nom de Syligate, on est loin d’être sorti de l’auberge.

Cette situation est la conséquence de la gestion de la CAN (Coupe d’Afrique des Nations) passée qui a conduit au limogeage d’Amadou Diaby, jusque-là premier vice-président de la FGF, accusé d’avoir perçu une partie (10%) du salaire de Paul Put et interdit d’exercer toute activité liée au football pendant 7 ans. Son complice, Paul Put, en plus de son limogeage, est à son tour interdit à vie d’exercer dans le football en Guinée.

L’on se souvient qu’au lendemain de la débâcle contre l’Algérie en huitièmes de finale (3 à 0), et du début du déballage dans ce dossier carabiné, la Primature avait promis que toute la lumière serait faite sur ce dossier. Où en est-on aujourd’hui dans les enquêtes ? Amadou Diaby et Paul Put sont-ils les seuls coupables de ce fiasco du Syli Sénior ? N’y a-t-il pas d’autres gros bonnets, tapis dans l’ombre, qui doivent être débusqués ? A quel moment précis va-t-on trouver un entraineur pour le Syli National ?

Autant de questions jusque-là sans réponses et qui inquiètent de nombreux observateurs, amoureux du football guinéen, plus que jamais à la croisée des chemins. La Guinée et l’éternel recommencement…

Alpha Mamadou Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 628 17 99 17

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GHI Novotel : Asmaou Bah remplacée par le frère de Kapi Camara

3 septembre 2019 à 8 08 21 09219
Ibrahima Kapi Camara, ancien Directeur Général de Novotel

Une nouvelle équipe de cinq personnes vient d’être cooptée pour gérer le Grand Hôtel de l’Indépendance (GHI) Novotel de Conakry. Elle compte notamment dans ses rangs un certain Souleymane Camara, petit frère de lait d’Ibrahima Kapi Camara, actuel directeur général de l’OGP qui occupait le même poste il y a de cela quelques temps. Une mesure prise récemment, au lendemain de l’étonnant limogeage de madame Doukouré Asmaou Bah de la tête du GHI. De nombreux observateurs y voient du népotisme doublé de règlements de compte, a appris Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Madame Doukouré Asmaou Bah, ancienne Directrice Général de Novotel
Madame Doukouré Asmaou Bah, ancienne Directrice Général de Novotel

Madame Doukouré Asmaou Bah- qui n’a pris service comme Directrice Générale du Grand Hôtel de l’Indépendance que le lundi 06 mai 2019- a été limogée par un décret du président de la République le 24 août dernier, moins de quatre mois seulement après sa nomination. Mais bien avant cet acte présidentiel, des signaux montraient déjà que des personnes de mauvaise foi en voulaient à cette brave syndicaliste, dont les compétences et la rigueur ne sont pas à démontrer.

Nommé le 29 avril dernier, en remplacement d’Ibrahima Kapi Camara, qui avait été bombardé préalablement Directeur Général de l’OGP, les problèmes de madame Doukouré Asmaou Bah vont commencer le 02 août 2019. En effet, à cette date, la dame va recevoir une note d’information du ministre du Tourisme, Thierno Ousmane Diallo, l’informant de la signature d’une convention entre l’Etat Guinéen et la société SNA Structural Engeneers (PTY) LTD de droit Sud-Africain. Une convention axée sur un investissement portant sur la rénovation de cet hôtel et son extension par ladite société. Et, la note demandait aux patrons des lieux (l’ancienne Directrice Générale de l’hôtel) de « bien vouloir prendre les meilleures dispositions pour le transfert des droits de jouissance de l’hôtel au nouvel acquéreur ».

Aujourd’hui, à travers la nomination de cette nouvelle équipe qui dirige l’hôtel et dont le premier membre est le frère de lait d’Ibrahima Kapi Camara, on comprend aisément que cette dame a été limogée de la tête de cet hôtel pour faire de la place au frère de l’autre. C’est pourquoi, les commentateurs parlent de népotisme et de coups bas que madame Doukouré ne pouvait éviter.

Voici la liste des nouveaux patrons du GHI Novotel :

Directeur général : Souleymane Camara

Membres :

1-Monsieur Kanté Sékou

2- Madame Bangoura Marie

3-Monsieur Konaté Mamoudou

4- Monsieur Camara Kalagban

Souleymane Camara, petit frère de lait d’Ibrahima Kapi Camara

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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