Souleymane Diallo (UPR) à Guineematin : « Elhadj Bah Ousmane est candidat à la présidentielle de 2020 »

8 septembre 2019 à 21 09 37 09379

Le président de l’Union pour le Progrès et le Renouveau (UPR), Elhadj Bah Ousmane, ministre d’Etat à la présidence de la République, est candidat à la prochaine élection présidentielle en Guinée, a appris un correspondant de Guineematin.com en Moyenne Guinée d’un responsable du parti en mission à Labé.

Alpha Souleymane Diallo, ressortissant guinéen en Angleterre, est responsable de la communication à l’Union pour le Progrès et le Renouveau (UPR) du ministre d’Etat Elhadj Bah Ousmane. Il séjourne actuellement en Guinée dans le cadre, dit-il, de la redynamisation des structures de son parti à l’intérieur du pays.

Alpha Souleymane Diallo, responsable de communication à l’UPR

Interrogé à Labé par un correspondant de Guineematin.com, Alpha Souleymane Diallo a expliqué que son parti prépare activement les prochaines échéances électorales en l’occurrence les législatives et la présidentielle. « Comme vous le savez, il y a des échéances qui approchent. Les législatives sont là et bientôt il y a la présidentielle. Vu que nous voulons présenter le maximum de représentants aux niveaux des législatives, mais encore à la présidentielle, nous avons notre président qui sera candidat, c’est le moment d’aller sur le terrain travailler, pour que le moment venu, nous ne soyons pas surpris.

Justement en tant que responsable de communication à l’UPR, quelles sont les stratégies que vous avez déjà envisagées en vue d’améliorer l’image de votre parti en Guinée et à travers le monde ?

Vous savez à un moment donné de l’histoire dans notre pays, on ne parlait de l’UPR. Parler de l’UPR était synonyme de pécher. Mais, aujourd’hui, je pense que nous avons fait un travail que je peux qualifier d’efficace, qui nous a permis aujourd’hui d’être dans tous les toits, dans tous les studios des différents médias pour parler UPR, sans que nous ne soyons inquiétés. Aujourd’hui, je peux vous affirmer qu’à travers le monde l’UPR est présente et en Guinée ici, chaque samedi allez au siège de l’UPR, vous le verrez.

Dans tous les médias, vous entendrez parler de l’UPR. Aujourd’hui, je pense que comme vous le voyez, c’est une preuve. La fédération est là. Vous avez vu aux élections communales, le travail qui a été fait. On aurait souhaité avoir plus. Mais, nous avons eu en tout cas, l’impensable hier. Cela nous permet donc aujourd’hui de continuer sur cette lancée dans le but d’atteindre nos objectifs.

Sur quel support comptez-vous vous appuyer pour porter le message de l’UPR en tant que responsable de communication de ce parti ?

Vous savez, dans la communication, il y a plusieurs voies à suivre. Les radios sont là, la presse écrite est là, la presse en ligne est là. Il y a ce que je peux appeler des gadgets. A tous les niveaux, il y a plusieurs façons de transmettre ou d’envoyer l’information, de communiquer pour que les autres sachent que réellement l’UPR est là. L’UPR a eu, peut-être, des moments qui n’étaient pas biens. Mais, vu qu’au niveau de l’UPR, la vérité est avec nous. Comme il y a l’adage qui dit que la vérité fini toujours rejaillir, je pense qu’aujourd’hui que cela nous aide beaucoup dans le cadre de notre communication, parce qu’on a beaucoup à dire. On a des explications à donner aux citoyens pour qu’ils sachent que l’histoire qui a été créée hier contre l’UPR n’était pas la vraie. Cela fait donc partie de nos stratégies de communication.

Quel enseignement tirez-vous de cette réunion extraordinaire de la fédération UPR de Labé ?

Aujourd’hui, comme vous le dites, ce que j’ai vu ici me renforce dans ma vocation de faire plus, parce qu’aujourd’hui, j’ai vu des personnes ici d’abord qui ont été toujours là auprès du parti malgré tout ce qui a pu se passer dans le passé. Ces personnes sont restées fidèles au parti. Certes, d’autres sont partis, mais je sais que ce n’était pas parce qu’ils voulaient bien partir. C’est parce que quelque chose a été créée autour de l’UPR qu’ils ont été obligés de partir. Mais, j’ai bon espoir que tout ce monde-là, parce qu’il ne faut pas oublier une chose, l’UPR si ce n’est pas le plus grand parti dans ce pays, c’est la seconde formation. Si elle n’est pas la première, elle peut être la deuxième, pas plus que ça en Guinée ici. Aujourd’hui, nous avons plus de militants en attente. Ceux qui sont partis hier, sont sur le chemin de retour. Ceux qui n’étaient pas dans ce parti, comprennent aujourd’hui la philosophie du parti, sont entrain de comprendre que la vérité, c’est là et que l’avenir de ce pays avec ce parti sera radieux.

Depuis Labé, Idrissa Sampiring DIALLO pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 622 269 551 & 657 269 551 & 660 901 334

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Colonel Layaly sur l’adresse du président à la Nation : « il n’y a pas d’aptitude démocratique plus que ça »

8 septembre 2019 à 21 09 30 09309
Colonel Layaly Camara, Directeur National des Eaux et Forêts

Depuis la dernière sortie du Président de la République, appelant les acteurs nationaux à des consultations nationales sur les différentes questions, notamment sur la constitution, les réactions fusent de partout. C’est le cas du Colonel Layaly Camara, Directeur National des Eaux et Forêts qui trouve bien fondé le discours du Président.

Entretien !

Guineematin.com : mon colonel, comme tous les acteurs nationaux, vous avez suivi le discours du Président Condé, quelle est votre appréciation ?

Colonel Layaly : je crois que c’est un discours qui a un caractère purement démocratique, il dit qu’il laisse le peuple s’exprimer. Donc, il n’y a pas d’aptitude démocratique plus que cela. Donc, l’acte est salutaire, le discours est salutaire car je ne vois pas comment on peut faire autrement.

Guineematin.com : justement, il demande à tous les acteurs que chacun donne son point de vue sur les différents sujets, notamment la constitution. Quel est votre avis personnel ?

Tout citoyen est libre de s’exprimer comme lui-même l’a dit. Donc, moi, personnellement, j’apprécie hautement la teneur du discours.

Que dites-vous quand il dit que le pays avance ?

Cela est une réalité connue de tous. Cela se voit avec les grandes réalisations qui sont en train d’être faites. Je veux parler des réalisations dans le secteur énergétique, des grands barrages de Kaléta, de Souapiti, de Fomi… Sur le plan diplomatique, je veux parler du renouement des relations avec les institutions financières internationales la Banque mondiale, le FMI et autres, sur le plan sécuritaire, la réforme des forces de défense et de sécurité, etc.

D’ailleurs, avant de parler de toutes ces réalisations dans les autres secteurs, je devrais commencer par mon secteur. Aujourd’hui, tout le monde sait que le Président de la République a initié et lancé la campagne nationale de reboisement de 1 600 hectares dans toute l’étendue du territoire national et cela dans le souci de protection et de préservation de l’environnement. Cette action est une première dans l’histoire de la Guinée et tout le monde est impliqué : la jeunesse, les ONG, les autorités locales, l’administration forestière. Donc, connaissant l’intérêt que la planète entière accorde à la protection de notre écosystème, on comprend la portée d’une telle action.

Le Président a aussi parlé de la jeunesse qu’est-ce que cela vous dit ?

Le problème de l’emploi de jeunes, ce n’est pas un problème propre à la Guinée seulement. Mais, il faut reconnaitre qu’il y a eu des efforts dans ce sens, notamment avec la création des filets sociaux, les recrutements à la fonction publique dans les différents départements. Et des perspectives, il y en a surtout dans les grands chantiers miniers en cours.

Etes-vous favorable à l’organisation d’un référendum afin que le peuple se détermine sur les différentes questions nationales, notamment sur la constitution ?

Moi, je suis pour le référendum, il n’y a pas de sujets tabous quand il dit qu’on va consulter le peuple. On va, on discute sur la table de façon responsable et patriotique entre guinéens. Ce sont des problèmes guinéens ; donc, c’est aux guinéens de les résoudre ensemble.

Pourtant, les acteurs de la société civile et politiques sont réticents face à la proposition du président qu’en pensez-vous ?

Non ! Ce n’est pas tout le monde, tous les acteurs ne sont pas de cet avis ! Il y a beaucoup qui sont pour le référendum, pour la nouvelle constitution. Je crois que tout le monde doit rencontrer le Premier ministre et discuter avec lui de façon responsable pour voir ce qu’il y a à prendre ou à ne pas prendre. On ne doit pas être figé ; car, le monde avance et nous devons avancer avec lui. C’est cet appel que j’ai à lancer à nos compatriotes ; car, on doit saisir cette main tendue du Président de la République.

Entretien réalisé par Ibrahima Diallo

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Sidya Touré : « l’argent qui devait servir à faire des routes, des écoles, des hôpitaux… est détenu par un groupe d’individus »

8 septembre 2019 à 11 11 53 09539

A l’occasion de la cérémonie de clôture des assises du conseil national des jeunes de son parti (tenues les 6 et 7 septembre dernier à Conakry), le leader de l’union des forces républicaines s’est exprimé sur la manière dont la Guinée est gouvernée depuis l’avènement, en 2010, du Pr Alpha Condé à la tête de ce pays.

Avec des propos teintés d’accusation de corruption et de détournement de deniers publics, Sidya Touré a laissé entendre que l’argent qui devait servir à construire des infrastructures (routes, hôpitaux, écoles…) et donner du travail aux jeunes, est aujourd’hui détenu par un groupe d’individus qui ne veut pas quitter le pouvoir, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui était au siège de l’UFR.

Face à ses militants (qui lui ont gratifié d’un accueil chaleureux à son arrivée au siège du parti), le président de l’union des forces républicaines a dénoncé l’indifférence des autorités face aux multiples problèmes qui assaillent les guinéens.

« Quand j’ai dit que nous étions dans un Etat néant, ils ont dit : voilà ! Le président Sidya exagère. Mais, ces derniers temps-là, allez-y voir un sous-préfet, tentez de lui donner un document en imaginant un tant soit peu que ce document va être traité pour arriver à la préfecture, puis à l’administration du territoire. Vous allez voir s’il y a un Etat. D’abord, les préfets et les sous-préfets n’ont même pas de secrétaire. Et puis, aujourd’hui, les machines ne sont plus mécaniques. Ce sont des machines électriques. Et, nous n’avons pas de courant. Quand vous avez à faire à des problèmes comme ceux que nous avons connus ces derniers temps dans ce pays, avec les fortes pluies et les routes qui sont parties dans tous les sens, dans n’importe quel Etat, il y a une solution. Il s’agit de réunir les ministres pour dire voilà les problèmes et que des décisions d’urgences soient prises et appliquées. Mais, nous on a eu quoi ? Rien du tout ! Voilà l’Etat néant », a dénoncé Sidya Touré, tout en accusant le pouvoir en place d’avoir focalisé le débat en Guinée sur le changement de la Constitution et le troisième mandat.

Pour l’ancien Haut représentant du chef de l’Etat, ce comportement du pouvoir actuel est dû simplement au fait que le mandat de l’actuel président de la République tire à sa fin.

« Si on voulait changer la constitution, on l’aurait fait en 2011, 2012. Mais, c’est parce que le mandat est terminé et qu’on trouve qu’être président en Guinée est trop doux. Il y a l’argent et on n’a rien à faire. Donc, on doit continuer. Mais, nous n’accepterons pas un troisième mandat octroyé ici à Alpha Condé », a averti Sidya Touré.

Par ailleurs, le leader de l’UFR a indiqué qu’il y a trop d’argent en jeu dans la situation actuelle de la Guinée. Avec des mots qui cachent des accusations de corruption et de détournement de deniers publics, Sidya Touré pointe du doigt un groupe d’individus qui détiendraient tout l’argent du pays.

« Tout l’argent que vous ne voyez pas pour faire des routes, des hôpitaux, des écoles ; pour vous donner du travail, faire en sorte que vous ayez l’eau, l’électricité et l’assainissement est détenu par un groupe d’individus qui n’a pas envie de quitter là (le pouvoir)… Ils ont les fonds publics ; et, tous les jours on vit des scandales qui ne s’arrêtent pas », a dénoncé le président de l’union des forces républicaines.

Mamadou Baïlo Keïta pour Guineematin.com

Tel : 622 97 27 22

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Labé : la fédération UPR en ordre de bataille pour les prochaines élections législatives

8 septembre 2019 à 11 11 52 09529

L’Union pour le Progrès et le Renouveau (UPR) a organisé, samedi, 7 septembre 2019, une réunion extraordinaire entre son bureau fédéral de Labé, le comité fédéral des femmes et le comité fédéral des femmes, sous la présidence effective du doyen Elhadj Ibrahima Sampiring Diallo, membre du bureau exécutif national du parti, rapporte un correspondant de Guineematin.com en Moyenne Guinée, à travers le reportage vidéo ci-dessous.

Elhadj Ibrahima Sampiring Diallo, ancien maire de la commune urbaine de Labé

Il était question de peaufiner des stratégies efficaces pour bien préparer les prochaines échéances électorales dont les législatives à venir. « On a commencé à installer les membres des démembrements de la CENI, aussi bien au niveau préfectoral, qu’au niveau sous-préfectoral. Cela veut dire que le processus électoral a commencé. C’est pour cette raison que nous avons estimé utile de réunir les trois organismes de la fédération (le bureau fédéral des adultes, le comité fédéral des jeunes et le comité fédéral des femmes) pour se donner l’information. Que chacun sache que le processus est engagé donc chacun doit se lever pour préparer la suite du programme à exécuter. Je dois préciser que l’UPR ira aux élections. Ce qui reste évident, c’est que l’UPR se battra pour conquérir des suffrages, le RPG va se battre pour conquérir des suffrages. Il appartiendra donc à chaque responsable du parti, à chaque militant de l’UPR de se battre pour hisser l’UPR à un niveau supérieur. Notre ambition, c’est d’être la première force politique de Labé, la première force politique. Si aujourd’hui on nous considère comme étant la 4ème force, nous allons nous battre pour inverser cette tendance-là et être la première force politique à Labé », a expliqué l’ancien maire de la commune urbaine de Labé, Elhadj Ibrahima Sampiring Diallo, membre du bureau exécutif national de l’UPR.

Elhadj Mamadou Bano Bah, un autre membre du bureau exécutif national de l’UPR

Cette réunion extraordinaire a recommandé en priorité de faire l’état des lieux en vue de remobiliser et dynamiser les structures de base de la fédération UPR de Labé. « Comme vous l’avez vu, nous sommes entrain de remobiliser nos troupes, à savoir chercher à revoir au niveau de chaque quartier, chaque sous-préfecture, disons chaque Section du parti, chaque fédération les responsables manquants. Le bureau exécutif nous a mandaté de réinstaller aux niveaux des sections et des comités de base. Nous sommes sur le point de le faire. Il faut qu’on sache exactement quels sont nos moyens actuels. Les armes dont nous disposons pour pouvoir aborder ces échéances et nous le feront incha Allahou avec brio » a ajouté Elhadj Mamadou Bano Bah, un autre membre du bureau exécutif national de l’UPR.

Au cours de cette rencontre, la fédération UPR de Labé a reçu la visite d’une mission du bureau exécutif national accompagnée d’une forte délégation des responsables du parti à Pita.

Alpha Souleymane Diallo, responsable de communication à l’UPR

« Je suis actuellement en Guinée, dans le cadre de la remobilisation de nos militants à la base. Aujourd’hui, c’est l’étape de Labé. Avant de venir ici, j’ai été à plusieurs endroits dans le cadre des échanges avec les militants à la base pour apporter l’information juste. Nous sommes entrain de revoir le mode de fonctionnement et là nous sommes entrain de transmettre les nouvelles décisions prises au sein du parti et la façon dont le parti voudrait travailler pour que le moment venu nous ne soyons pas surpris » a indiqué Alpha Souleymane Diallo, responsable de communication à l’UPR.

Avec les démembrements de la CENI, la fédération UPR de Labé a obtenu 11 sièges en raison d’un pour la CEPI, 2 pour la CECI et 8 autres dans les sous-préfectures.

Depuis Labé, Idrissa Sampiring DIALLO pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 622 269 551 & 657 269 551 & 660 901 334

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Reprise des orientations en médecine : Pr. Mohamed Cissé à Guineematin

8 septembre 2019 à 10 10 55 09559
Pr Mohamed CISSE, Doyen de la faculté des sciences et techniques de la santé de l’UGANC

Après une pause de 5 ans, les orientations des bacheliers guinéens en médecine reprennent cette année. La faculté est revenue avec une nouvelle dénomination. On l’appelle désormais faculté des sciences et techniques de la santé. Mais, il n’y a pas que le nom qui a changé. Plusieurs autres changements sont intervenus à ce niveau. Pour en parler justement, un journaliste de Guineematin.com est allé à la rencontre du Professeur Mohamed Cissé, le doyen de cette faculté à l’université Gamal Abdel Nasser de Conakry.

Décryptage !

Guineematin.com : le gouvernement a annoncé la réouverture de l’ex-faculté de médecine. Dites-nous pourquoi le changement de dénomination et comment elle va fonctionner désormais ?

Pr Mohamed Cissé : je voudrais rappeler que la faculté de médecine de l’université Gamal Abdel Nasser a été créée en 1968. La faculté de pharmacie en 1969. Et, en 1990, le département d’odontostomatologie a été créé. Finalement, la faculté de médecine, de pharmacie et d’odontostomatologie a été mise en place. Je rappelle que cette faculté de médecine de Guinée est la plus vielle des facultés de médecine d’Afrique noire en dehors celle de Dakar et de Kinshasa. Depuis sa création à cette date, il n’y a eu aucun investissement. Sa capacité d’accueil était de 20 étudiants. De cette date à maintenant, il n’y a eu aucun investissement pour augmenter les capacités d’accueil pouvant l’amener à donner une formation de qualité aux futurs médecins, pharmaciens, chirurgiens et dentistes du pays.

D’autres problèmes naturellement existaient, et c’est pour toutes ces raisons que le département de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique a, dans son programme de réformes, s’est occupé de la faculté de médecine. Il a fait une évaluation menée par un expert sur financement de l’OMS. Et c’est suite à cette évaluation, qu’il y a eu des propositions qui ont été faites d’une part de changer le nom de la faculté et d’autre part pour être conforme aux nouvelles normes de la formation dans le domaine de la santé. C’est pourquoi, elle est passée du nom de faculté de médecine, pharmacie et odontostomatologie au nom de la faculté des sciences et techniques de la santé.

Guineematin.com : pourquoi ce nom ?

Pr Mohamed Cissé : vous savez, nous sommes dans l’espace CEDEAO (Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest) qui a ce qu’on appelle l’organisation de la santé, qui régule tout ce qui est santé dans l’espace CEDEAO. Cet organisme s’est mis depuis plusieurs années dans un processus d’harmonisation des programmes de formation dans toutes les institutions qui assurent la formation dans le domaine de la santé. C’est dans ce cadre qu’il a été décidé de ramener au niveau universitaire ce qu’on appelle la formation des sciences infirmières, obstétricales et paramédicales. Désormais, dans cette faculté, on va former des médecins, des pharmaciens, des chirurgiens-dentistes mais également des sages-femmes, des infirmiers et d’autres paramédicaux.

Guineematin.com : est-ce à dire que les autres écoles de santé primaires et secondaires vont disparaitre ?

Pr Mohamed Cissé : vous savez, cette question ne relève pas de moi. La disparition ou la création d’une école ne relève pas d’un doyen de faculté.

Guineematin.com : parlons des conditions d’accueil. Qu’est-ce qui est prévu pour la reprise de cette faculté des sciences et techniques de la santé ?

Pr Mohamed Cissé : je vous ai dit tout à l’heure que depuis sa création, il n’y a pas eu d’investissement. Mais on est en train de faire des investissements maintenant. On a décidé que pour cette rentrée, on aura six laboratoires au minimum sans compter ceux qui sont au niveau de l’université. La faculté des sciences en dispose et le CELFIG également. En ce qui concerne d’ailleurs les chirurgiens-dentistes que nous formons, tous les équipements sont sur place et le département a été rénové, grâce à l’appui du bateau Mercy Ship.

Guineematin.com : quelle va être la capacité d’accueil ?

Pr Mohamed Cissé : la formation d’un médecin, d’un pharmacien, d’une sage-femme, c’est 30% dans les amphithéâtres et 70 % dans les hôpitaux. C’est extrêmement important que là où on les accueille dans les structures de santé, que cela ne soit pas un problème pour les malades qui viennent se soigner. Ça va être un effectif réduit qui va permettre aux formateurs de pouvoir assurer une bonne formation à ces étudiants. C’est pourquoi, les effectifs qui sont retenus sont les suivants : 100 en médecine, 50 en pharmacie et 25 en chirurgie-dentaire. En ce qui concerne les sciences infirmières obstétricales et paramédicales, ce sera 90 étudiants en tout. Ils seront répartis comme suit : infirmiers 25, sages-femmes 25, les préparateurs en pharmacie 15, les techniciens supérieurs en laboratoires 15 et la kinésie thérapie 10.

Guineematin.com : combien de temps vont durer les formations ?

Pr Mohamed Cissé : la durée de formation ne change pas ni pour les médecins, ni pour les pharmaciens, ni pour les chirurgiens-dentistes. Mais pour les infirmiers, à partir du moment où la formation se fait au niveau universitaire, il va falloir passer 4 ans pour décrocher une licence professionnelle.

Guineematin.com : quelles sont les conditions d’admission à la faculté des sciences et techniques de santé?

Pr Mohamed Cissé : ce qui a été arrêté par les autorités, c’est que pour être admis, il faut avoir le bac avec au minimum mention Bien et passer un concours pour la médecine, la pharmacie et la chirurgie. Vous savez que la formation en sciences médicales n’est pas la même pour les autres options. Il faut de la rigueur et un bon encadrement. En Tunisie par exemple, pour être admis, il faut avoir 17/20 de moyenne. C’est pourquoi dans ce pays, le taux de réussite en médecine tourne autour de 97% de la 1ère année à la sortie. Il ne suffit pas d’avoir un millier d’étudiants dans un amphi mais d’avoir des étudiants d’un bon niveau, quel que soit l’effectif qu’on peut former.

Guineematin.com : faire la rigueur dans le recrutement est une chose, pouvoir former les admis est une autre. Qu’est-ce qui est prévu pour permettre aux futurs étudiants d’avoir une formation de qualité ?

Pr Mohamed CISSE, Doyen de la faculté des sciences et techniques de la santé de l’UGANC

Pr Mohamed Cissé : vous savez, le système de santé d’un pays repose sur six piliers. Le plus fondamental est celui des ressources humaines. Tous les autres cinq piliers tournent autour. On ne peut pas avoir un système de santé de qualité sans des ressources humaines de qualité. C’est pourquoi on investit dans la formation et c’est ce qui est en train d’être fait. J’ai parlé de laboratoires qui existent et des travaux qui ont déjà commencé. Vous pouvez aller voir dans la cour de Hadja Mafori Bangoura, les gens sont là. Et, on estime que dans les mois qui vont suivre, tous ces laboratoires seront disponibles. Une première partie, ce sera les cours théoriques et on a suffisamment de temps pour que les laboratoires soient prêts.

Deuxième partie, c’est ceux qui enseignent. Je l’ai dit récemment dans une interview, quand vous regardez dans le système éducatif guinéen, plus précisément au niveau de l’enseignement supérieur, c’est la faculté de médecine qui a le plus grand nombre d’enseignants de rang A de toutes les universités guinéennes réunies. Nous avons plus 12 professeurs titulaires du CAMES, plus de 25 maitres de conférences agrégés du CAMES et une dizaine de maitres de conférences, nommés localement. Donc nous avons toutes les ressources humaines requises pour donner une bonne formation aux étudiants.

Guineematin.com : quand est-ce que la rentrée est prévue chez vous ?

Pr Mohamed Cissé : c’est les autorités qui décident. D’habitude, c’est le 3 octobre. Mais on ne nous a rien dit encore. On attend.

Guineematin.com : à part à l’université Gamal, y aura-t-il des facultés de sciences et techniques de santé dans d’autres endroits du pays ?

Pr Mohamed Cissé : pour les établissements d’enseignement public, ce sera ici à Gamal, donc à Conakry. Mais il y a des universités privées qui ont des facultés de médecine. Seulement, les conditions de recrutement seront les mêmes pour toutes universités du pays qu’elles soient publiques ou privées. C’est ce que les autorités ont décidé.

Interview réalisée par Abdallah Baldé pour Guineematin.com

Tél : 628 08 98 45

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Hausse du prix du charbon : les femmes de Conakry se plaignent

8 septembre 2019 à 10 10 53 09539

Depuis quelques jours, de nombreuses femmes de Conakry se plaignent d’une hausse du prix du charbon de bois, très utilisé dans les différents ménages de la capitale guinéenne. Alors que les plaintes vont crescendo, les acteurs de la vente de ce précieux combustible indexent la saison pluvieuse et le mauvais état des routes pour justifier cette hausse des prix.

Interrogés par un reporter de Guineematin.com dans la journée de ce mardi, 3 septembre 2019, des citoyens du marché de Lambanyi, dans la commune de Ratoma, ont exprimé leurs difficultés du moment.

La plupart des baraquements destinés au stockage du charbon de bois sont vides au marché de Lambanyi. De nombreux témoignages recueillis sur place évoquent aussi bien la saison hivernale que le mauvais état des routes pour expliquer la pénurie actuelle.

Selon Mariam Diallo, vendeuse de charbon au marché Lambanyi, « en cette saison d’hivernage, il y a manque de charbon. Ceux qui font le charbon ne travaillent plus dans la forêt, c’est le charbon qu’ils ont fait pendant la saison sèche et qu’ils ont stocké dans les maisons qu’ils sont en train de nous revendre. Actuellement, il pleut beaucoup ; et, pendant ce temps, on ne travaille pas à la forêt. Pourtant, c’est si on travaille à la forêt qu’on peut avoir du charbon à un prix abordable. C’est pourquoi, actuellement, on revend le sac à 35 mille francs guinéens, puisqu’on achète le sac à 30 mille. Si c’est le prix en détails, ça reste le même, sauf que la quantité a varié. Si tu as l’habitude d’acheter 2000 FG pour préparer, il te faut 3 000 maintenant. Ainsi de suite ».

Pour Hawa BAH, la demande devient plus importante que l’offre à cette période. « Effectivement, en cette saison, il y a une crise du charbon. Nous, depuis qu’on a commencé à vendre au marché de Lambanyi, on n’a jamais acheté un sac de charbon à 32 mille FG comme prix en gros. D’habitude, on prend le sac à 28 mille FG. Mais cette année, on nous revend à 30 mille, parfois même à 32 mille FG. Selon ceux qui nous ravitaillent, la situation-là est due au mauvais état des routes et c’est difficile d’avoir du charbon actuellement dans la forêt. Si les camionneurs viennent nous ravitailler, on est obligé d’accepter car le charbon devient rare alors que la demande est forte. Cela fait trois jours que le camion ne vient pas. Nous aussi, on n’a pas vendu », a-t-elle expliqué.

Pour Ibrahima Sow, qui fait le charbon et ravitaille les marchandes, la paralysie temporaire du pont de KK, dans la sous-préfecture de Kouria, a eu un impact négatif sur ses activités. « Nous, notre charbon quitte à Dabola et c’est difficile de gagner le charbon à la forêt. Même sui tu arrives à gagner, c’est impossible de passer au niveau du pont KK. Donc, c’est difficile pour nous de venir jusqu’au marché. Même à Tanènè, le constat reste le même. Il y a un manque considérable de charbon », se plaint-il.

Même son de cloche chez les femmes de ménages et autres qui ne peuvent se passer du charbon de bois. C’est le cas de Fatoumata Bah, vendeuse du riz dans une restauration du marché de Lambanyi. « Le problème du charbon est dur. Le prix est cher. La qualité et la quantité ne sont pas bonnes. Actuellement, on achète le charbon à 20 mille FG en détail pour préparer ce qu’on a l’habitude d’acheter à10 mille FG. Et on achète le sac parfois même à 40 mille FG. Je prie le bon Dieu pour que la situation change pour nous car on souffre actuellement et chacun fixe le prix qu’il veut ».

Aissatou Sow pour Guineematin.com

Tél. : 628 50 73 80

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Le ministère des mines dément Fodé Oussou : « c’est déshonorant ce qu’il a fait »

8 septembre 2019 à 10 10 19 09199
Honorable Dr Fodé Oussou Fofana, président du groupe parlementaire Libéral démocrate

Le ministère des Mines et de la Géologie a réagi à la récente sortie de l’honorable Dr Fodé Oussou Fofana, président du groupe parlementaire Libéral Démocrate à l’Assemblée nationale. L’opposant a accusé le chef du département, Abdoulaye Magassouba, de s’être rendu à Siguiri via Bamako afin d’éviter les mauvaises routes du pays. « Le ministre des mines a pris l’avion de Conakry pour aller à Bamako, et de Bamako il a pris le véhicule pour aller à Siguiri, il s’est mis à danser devant les gens de Siguiri pour parler d’un 3ème mandat », a dit le député de l’UFDG.

Laye Mamady Condé, le chef du service communication du département des Mines

Au cours d’un entretien qu’il a accordé à un journaliste de Guineematin.com, Laye Mamady Condé, le chef du service communication du département des Mines et de la Géologie, a démenti catégoriquement cette information. « L’honorable Fodé Oussou ne s’est pas renseigné. J’apporte un démenti catégorique. J’ai été vraiment sidéré de lire ces propos de l’honorable Fodé Oussou Fofana sur le site Guineematin. Nous, nous avons quitté Conakry précisément le 22 août. Et, cette date a coïncidé aux coulées de boue de la montagne au niveau du pont KK et nous étions arrivés à Coyah à 06 heures du matin.

Donc, on était obligés de rebrousser chemin pour passer par Dubreka, Bondabon jusqu’à Kouria. Et, nous sommes arrivés à Siguiri le 23 août, donc le lendemain. Et, tout le trajet qu’on a eu à parcourir, le ministre n’a pas pris un vol, il l’a fait en voiture. On a fait Siguiri-N’zérékoré ; N’zérékoré-Conakry. On a maintes fois fait Conakry-Siguiri. Et, parfois on passe la nuit à Mamou ou à Dabola. Ce qu’il faut d’ailleurs dire, prendre un vol, ce n’est pas un crime. Parce qu’il y a des missionnaires en allant à Siguiri ou à Kankan, il leur faut prendre un vol pour atterrir à Bamako et ensuite ils prennent leurs véhicules, soit pour venir à Siguiri ou à Kankan. Ça, ce n’est pas un problème.

Moi, je pense qu’on peut faire la politique autrement. Il ne s’agit pas de dire ce qui n’est pas vrai, surtout quand on est un député. Donc ça, ça ne nous honore pas, nous les citoyens qui avons voté pour eux. Quand on dit honorable, il faut respecter ce titre. S’il voulait vérifier, il pouvait aller à l’aéroport de Bamako pour vérifier si le ministre a atterri là-bas. Cette façon de faire la politique n’est pas bonne. Parce qu’on pense qu’il faut être populiste, il faut bâtir sa campagne sur la diffamation, sur les contre-vérités ; ce qui n’est pas du tout bon. Par exemple, quand il dit que le ministre s’est mis à danser pour dire 3ème mandat. On est parti, il y a eu effectivement cette organisation au cours de laquelle il y a eu une forte mobilisation à Siguiri. Et, cette organisation, ce sont les citoyens de Siguiri qui ont formulé cette demande, je pense que c’est leur droit de parler d’une nouvelle constitution.

Ils ont transmis un message au ministre des Mines qui doit effectivement transmettre le message au président de la République. Il n’y a pas de crime à cela, ce sont des citoyens comme les autres citoyens des autres préfectures. Donc, moi je pense qu’aujourd’hui, on doit sortir de cela. C’est comme s’il (Fodé Oussou) dit il y a une gabegie financière, il y a ceci, il y a cela. Ce n’est pas vrai. On n’a jamais pris un vol entre Conakry et Siguiri, on est allé par la route. Et, au retour encore, on est venu jusqu’à environ 15 kilomètres de Kindia, on a emprunté une piste rurale qui nous a conduits jusqu’à Dubreka. De là-bas, nous sommes arrivés à Conakry à 1 heure du matin. Donc, moi je pense qu’on doit faire la politique avec une dose de sincérité. C’est extrêmement important, surtout quand on est député », a-t-il dit.

Dr Fodé Oussou Fofana a aussi dénoncé l’indifférence du gouvernement, notamment le ministre des Mines et de la Géologie face au récent blocage de la route au niveau du pont KK. Pour lui, Abdoulaye Magassouba ne devait pas laisser cette situation pour aller battre campagne en faveur d’un troisième mandat à Siguiri. « Ça c’est une mauvaise foi de sa part. Il y a le ministre des Travaux Publics qui était tous les jours sur le site de KK. On le voyait tous les jours dans les médias en compagnie des chinois en train de dégager la boue. Pourquoi le ministre des mines ne doit pas se déplacer ? Vous voyez, dans ce pays, comment on crée des dictateurs, on crée la pensée unique.

Chaque ministre a un rôle à jouer, il a ses prérogatives. Il y a le ministre des Travaux Publics, et ce ministre a mouillé le maillot pendant cette période et il est en train de le faire. Maintenant eux qui sont députés, qu’est-ce qu’ils ont proposé ou fait pour le pays ? Je ne veux pas rentrer dans certains détails, mais il faut qu’à un certain niveau on fasse en sorte que le politique ne nous amène pas à dire des contre-vérités. Ce n’est pas normal. Ça nous décrédibilise. Les paroles d’un député doivent l’honorer, mais c’est déshonorant ce qu’il a fait », a réagi le responsable de la communication du ministère des Mines et de la Géologie.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Bail du dépotoir du Camp carrefour : les citoyens de Nasroullaye entre incompréhension et inquiétude

8 septembre 2019 à 8 08 57 09579

Le Ministère de la Ville et de l’Aménagement du Territoire a signé, le 08 août 2019, un contrat de bail pour une durée « de 40 années entières et consécutives » du terrain servant de point de regroupement des ordures à Camp carrefour, à quelques pas du carrefour de Cosa, dans la commune de Ratoma. Un terrain d’une superficie de 537,539 mètres carrés pour une redevance domaniale annuelle de 10 millions 289 mille. Les termes du bail précisent en son article 10 que « le montant de cette redevance domaniale annuelle pourra être révisé à l’expiration de chaque période de 3 ans à hauteur de 25%…»

Une situation qui a provoqué une levée de boucliers des riverains de la zone, surtout que ni le quartier encore moins la mairie n’ont été associés à cette transaction. Les habitants du quartier Nasroullaye dénoncent cette situation et comptent se faire entendre, a appris sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Dans une interview accordée à notre reporter dans la journée de ce samedi, 07 septembre 2019, Mamadou Lamarana Bah, chef du quartier de Nasroullaye, a dénoncé se contrat de bail qui va priver de nombreux quartiers de ce point de regroupement des ordures.

Guineematin.com : on apprend que le point de regroupement des ordures du Camp carrefour a été baillé à un particulier. Qu’en savez-vous ?

Mamadou Lamarana Bah, Chef de quartier Nasroullaye

Mamadou Lamarana Bah : c’est bien effectif. Nous aussi on est très surpris. C’est la semaine dernière qu’on a reçu un courrier dûment signé par le ministre de la Ville et de l’Aménagement du Territoire, Dr Ibrahima Kourouma, soi-disant que le dépotoir qui est là, un point de regroupement des ordures que le ministère de l’Assainissement nous a octroyés, a été baillé à un particulier. Le local a été baillé à une société qu’on appelle Excellence Business Transport. Cela nous a vraiment surpris. Voir une telle chose nous inquiète.

Guineematin.com : on apprend que les jeunes du quartier ne sont pas contents de cette mesure du ministère de la ville. Dans quel état d’esprit se trouvent aujourd’hui les citoyens du quartier ?

Mamadou Lamarana Bah : cette zone, ce point de regroupement, qui concerne beaucoup de quartiers et même deux communes, parce qu’il est situé à la frontière entre la Commune de Ratoma et celle de Matoto. Ce lieu aussi, il y a beaucoup de quartiers qui viennent déverser les ordures ici. C’est le même cas de figure pour les PME de ramassage des ordures. Si cette zone-là est octroyée à une autre personne, comment les citoyens vont faire pour ordures ? Où est-ce qu’ils vont regrouper les ordures ? C’est tout à fait un problème. Hier, vendredi 06 septembre 2019, nous sommes allés à la mairie. Mais, on a compris que ni la mairie de Ratoma, ni le conseil de quartier Nasroullaye n’est impliqué de près ou de loin pour l’octroi de ce terrain.

Guineematin.com : que demandez-vous aux autorités par rapport à cette mesure unilatérale prise par Dr Ibrahima Kourouma, le ministère de la Ville ?

Mamadou Lamarana Bah : ça risque de devenir un problème. Il faut voir le long de la route Le Prince. S’il n’y a pas de solution, nous serons obligés de déverser les ordures sur la route, sur le terre-plein central. Et ça, c’est vilain à voir. Nous demandons aux autorités communales, au gouvernorat, de voir cette situation. Si non, ça risque de dégénérer. La population, les citoyens du quarter sont prêts à manifester… et la police ou la gendarmerie vont intervenir, ça va créer d’autres situations.

Guineematin.com : est-ce que vous avez engagé des démarches vers le ministère de la ville pour chercher à trouver solution à cette inquiétude qui vous tracasse aujourd’hui ?

Mamadou Lamarana Bah : nous attendions le retour du ministre de l’Assainissement, Papa Koly Kourouma. Parce que la fois, il était sur le terrain. Ce site est un site réservé et qui doit être aménagé pour devenir un dépotoir d’ordures. Nous attendons jusqu’au lundi 09 septembre. Si toutefois il n’y a pas une suite, ça va réer d’autres situations

Guineematin.com : quel est le dernier mot ?

Mamadou Lamarana Bah : nous demandons l’appui du gouvernorat de Conakry et de la commune de Ratoma, de nous venir en aide. Sinon, je serai un peu surpris de la part des autorités guinéennes.

Propos recueillis par Alpha Mamadou Diallo pour Guineematin.com

Tél : 628 17 99 17

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