Affaire moustiquaires volées : ce qu’en dit le ministère guinéen de la santé

20 septembre 2019 à 17 05 28 09289

Quelques jours après l’éclatement d’une affaire de moustiquaires imprégnées qui auraient été volées en Guinée et envoyées au Mali voisin, le ministre guinéen de la santé a réagi à ce sujet. Au cours d’une conférence de presse organisée ce vendredi, 20 septembre 2019 à Conakry, Edouard Niankoye Lamah a dit ce que son département sait de cette affaire et ce qu’il compte faire dans les prochains jours, a appris un reporter de Guineematin.com qui était sur place.

L’affaire a fait grand bruit ces derniers jours sur les réseaux sociaux. On parle de plus de 800 moustiquaires imprégnées octroyées à la Guinée par des partenaires au développement dans le cadre de la lutte contre le paludisme qui ont été soustraites frauduleusement pour d’autres destinations. Ces moustiquaires auraient été retrouvées en République du Mali, où elles devraient peut-être être revendues. En s’exprimant sur le sujet devant les médias, le ministre guinéen de la santé a indiqué que son département sait encore très peu de choses sur cette affaire.

Dr Niankoye Lamah, ministre d’Etat à la Santé

« Le premier élément que nous avons reçu tiré sur les réseaux fait état d’un communiqué du ministère de la santé et des affaires sociales de la République du Mali. On dit que vendredi dernier, par une lettre officielle des partenaires de lutte contre le paludisme de la République de Guinée, à savoir l’USAID, le Fonds mondial et la Fondation Against Malaria, auraient dit que des moustiquaires ont été soustraites en Guinée et vendues en République du Mali. Le 17 septembre dernier, j’ai donc invité tous les partenaires qui opèrent dans le domaine de la lutte contre le paludisme. Ce premier point a reçu un démenti. Et, la confirmation a été faite hier quand nous avons reçu un autre document toujours de nos partenaires.

Ce document reconnait l’authenticité des faits, à savoir : c’est plutôt madame Founya Loris du Fonds mondial, madame Sinta Senayère de l’USAID et un monsieur de la Fondation Against Malaria. Ce sont ces gens qui vivent tous à l’extérieur qui ont écrit au ministère de la santé et des affaires sociales du Mali pour attirer l’attention de ce ministère sur la provenance des moustiquaires. Ils ont indiqué que 16 balles de 50 pièces (environ 800 moustiquaires) avec 19 paquets de 100 emballages en provenance de la Guinée de façon frauduleuse seraient stockés dans un magasin en face du 10ème arrondissement à Bamako », a expliqué Edouard Niankoye Lamah.

Poursuivant, le ministre guinéen de la santé a souligné que son département n’a pas été officiellement saisi par le ministère malien de la santé de cette affaire. Il promet toutefois de prendre des dispositions afin de faire toute la lumière là-dessus. Il s’agit de l’envoi d’une délégation composée de plusieurs structures au Mali. « Nous sommes tombés d’accord : les autorités guinéennes comme les partenaires, il faut qu’on envoie une mission au Mali. Cette mission va comporter plusieurs professions : il y a aura une délégation du ministère de la santé, il y aura la police, il y aura des partenaires etc.

Cela, pour approcher le gouvernement du Mali pour en savoir plus. Il semble que des gens (les voleurs des moustiquaires) seraient arrêtés. Alors, si des gens sont arrêtés par le gouvernement malien, ça veut dire que c’est une excellente chose. Parce qu’il faut qu’on établisse la responsabilité, qu’on trouve les coupables qui auraient soustraient ces moustiquaires afin que l’impunité cesse de régner. Il faut les retrouver et il faut utiliser la sanction qui convient à la situation. C’est la position du gouvernement guinéen », a-t-il laissé entendre.

En attendant d’en savoir plus sur cette affaire, le ministre de la santé indique que son département s’est interrogé sur comment la campagne de distribution des moustiquaires imprégnées de l’année dernière s’est passée. Puisque, selon lui, ça peut être un point de soustraction des moustiquaires. « L’organisation de cette campagne de distribution nous a été décrite lors de notre réunion. Ce sont des ONG qui ont transporté et déposé ces moustiquaires au lieu du site de distribution. Peut-être, en route, c’est possible qu’il y ait des soustractions », a dit Dr Edouard Niankoye Lamah.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Football : les nominations de Kaba Diawara, Kemoko Camara et Dian Bobo saluées à Conakry

20 septembre 2019 à 17 05 07 09079
Abdoulaye Bernard Sylla, ancien gardien de AFIA

Comme annoncé précédemment, la fédération guinéenne de football a promu trois anciens internationaux guinéens. Kaba Diawara et Kemoko Camara sont nommés au sein du staff technique du Syli national A, tandis que Dian Bobo Baldé devient le sélectionneur de l’équipe guinéenne des moins de 20 ans. Au lendemain de l’annonce de ces décisions, elles suscitent des réactions à Conakry. Plusieurs acteurs du monde du monde du football, interrogés ce vendredi, 20 septembre 2019 par un reporter de Guineematin.com, ont salué ces nominations.

Décryptage !

Abdoulaye Bernard Sylla, ancien gardien du Hafia : je suis vraiment ravi de ces décisions. Je suis très content, parce qu’on ne peut pas se passer de ces anciens internationaux là. Si aujourd’hui on pense à les faire retourner dans les équipes, je pense que c’est une très bonne chose. Il est très important qu’on considère le vécu de ces anciens footballeurs internationaux. Le vécu est important surtout pour les catégories inférieures. C’est important que ça soit un entraîneur qui a un parcours, qui a de l’expérience dans ce domaine-là. Ça lui permettra de mieux transmettre par rapport à ceux qui n’ont pas de vécu. Là, la fédération a pris une très bonne décision. Sur le cas particulier de Kemoko Camara, ça je l’ai toujours dit : un gardien se fabrique. Et pour le fabriquer, il faut un ancien joueur qui a un vécu dans ce domaine-là.

Ibrahima Sory Barry, président de l’Académie Telico

Ibrahima Sory Barry, président de l’Académie Télico : je ne pourrai que saluer ces décisions, elles sont très salutaire dans la mesure où elles mettent en valeur nos anciens internationaux qui ont eu à mouiller le maillot guinéen, et nous savons comment ils ont mouillé le maillot. Quand je prends le cas de Kemoko Camara, c’est une consécration d’un travail de longue haleine. Depuis un certain temps, Kemoko Camara a raccroché les crampons, mais il continue à s’investir et à partager son expérience avec la nouvelle génération. Vous ne pouvez pas venir au stage annexe du 28 septembre sans trouver des jeunes gardiens autour de Kemoko.

Dian Bobo, nous connaissons le sérieux qui caractérise l’homme : son engagement, sa volonté et sa détermination à apporter quelque au football guinéen. Kaba Diawara aussi, c’est l’expérience. Aujourd’hui, nous réclamons des entraîneurs locaux pour l’équipe A. Dans d’autres pays, cela est déjà effectif, nous aussi, nous en avons eu une première expérience. Je crois que nous sommes dans une suite logique de cette série parce qu’il ne faut les amener d’un seul coup, mais il faudrait que ça soit dans un processus d’ajustement qui aboutira à un projet viable et non pas un projet qui sera émaillé de contradictions ou d’échecs pour freiner les autres et ne pas leur donner le courage.

Kabinet Bereté, footballeur

Kabinet Bereté, footballeur : c’est normal que les anciens joueurs internationaux viennent appuyer les équipes nationales pour améliorer la performance du football guinéen. C’est bien vrai qu’ils sont appelés à être coaches du Syli A et du Syli junior, mais leurs compétences sont indispensables au niveau de toutes les équipes y compris les petites catégories. Donc moi, je salue la décision de la fédération qui a fait ces nominations. Aujourd’hui, ces joueurs reconnus pour leur talent, vont apporter beaucoup au sein du staff technique parce qu’ils ont fait preuve de compétence et d’amour pour leur patrie.

Alpha Barry, directeur technique du FC Sabou Inter

Alpha Barry, directeur technique du FC Sabou Inter : c’est une très bonne nouvelle pour les Guinéens. Nous avons besoin des gens comme eux, qui ont déjà pratiqué le domaine et qui ont été dans pas mal de clubs, donc ils connaissent particulièrement le domaine du football. Donc, la décision de leur nomination est une bonne décision pour le football guinéen. Ils pourront apporter beaucoup de choses s’ils ne sont pas interrompus par l’environnement et si on les laisse faire leur travail.

Mamadou Bhoye Laafa Sow pour Guineematin.com

Tél : 00224 622919225 / 666919225

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Lutte contre les conflits et la délinquance : plusieurs chefs de quartiers outillés à Conakry

20 septembre 2019 à 16 04 33 09339

Les chefs de quartiers des communes de Dixinn et Kaloum (Conakry) viennent de renforcer leurs capacités en matière de prévention des conflits et de prévention de la délinquance. C’était à l’occasion d’un atelier organisé par le projet « Partenaires pour la sécurité en Guinée : la réforme de la police au service des citoyens ». Un projet financé par le Département d’Etat américain et mis en œuvre par le consortium Parteners Global, Coginta et le CECIDE, a appris Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Cet atelier qui a duré trois jours (du 17 au 19 septembre 2019), a réuni l’ensemble des chefs de quartiers des communes de Dixinn et Kaloum. Selon Justine Neloumngaye, chargée des programmes du projet Partenaires pour la sécurité en Guinée, la réforme de la police au service des citoyens, l’organisation de cet atelier est partie d’un constat qui démontre que les chefs des quartiers sont les plus sollicités en matière de résolution des conflits et de prévention de la délinquance.

Justine Neloumngaye, chargée des programmes du projet Partenaires pour la sécurité

« Cette formation était axée sur résolution des conflits et également la protection des jeunes et les femmes dans les quartiers. Parce que nous avons constaté qu’au niveau des quartiers, les chefs de quartiers sont beaucoup plus sollicités par la population pour répondre aux questions de sécurité ou encore aux problèmes de voisinage. Et, c’est ce qui a donc suscité cela à travers le projet partenaires pour la sécurité en Guinée : la réforme de la police au service des citoyens. Nous venons en appui à ces chefs de quartiers pour leur permettre de répondre aux attentes de la population en matière sécuritaire. Donc, c’est en quelque sorte la prévention qu’il faut, il faut anticiper et venir à la rencontre de ces habitants des quartiers pour leur prodiguer des conseils afin d’éviter de tomber dans la délinquance », a indiqué Justine Neloumngaye.

S’adressant aux bénéficiaires de cette formation, Mohamed Diara Camara, directeur de la garde communale et représentant du ministre l’administration du territoire et de la décentralisation à cette cérémonie, a souligné que la collaboration entre les chefs de quartiers et les services de sécurité est indispensable dans la lutte contre l’insécurité.

Mohamed Diara Camara

« Donc on peut bien faire avec vous, c’est pourquoi la police nationale en tant que telle, ne peut rien faire sans vraiment les communautés. Elle ne peut rien faire parce qu’on dit la sécurité pour tous. Les habillements de la police viennent du contribuable guinéen. Ce n’est pas de leur gré, ce n’est pas leur volonté de vous faire du mal dans l’exercice de leur fonction. Nous, quand il est nécessaire de venir, on vient, on vous encadre et on vous appuie. Donc c’est cette idée qui fait que ce projet s’inscrit dans un cadre de l’ancrage local et communautaire, parce que vous porterez une double casquette : vous êtes non seulement des agents de l’Etat mais aussi des autorités exécutives locales. Vous exécutez toutes les actions de l’Etat mais encore celles programmées par les communes. C’est pourquoi, l’Etat et les partenaires ne peuvent rien faire sans vous. C’est à vous donc de jouer pleinement votre rôle », a-t-il lancé.

secrétaire général de la commune de Kaloum, Djély Mory Dioubaté,

Egalement présents à la cérémonie, les secrétaires généraux des communes concernées n’ont pas manqué de saluer l’initiative et exprimer certaines préoccupations. Pour le secrétaire général de la commune de Kaloum, Djély Mory Dioubaté, « cette formation est la bienvenue parce qu’en Guinée, la situation dans les quartiers, c’est vraiment préoccupant. Quand je prends par exemple les quartiers de la commune de Kaloum, dans les débarcadères à Boulbinet et de Coronthie, nous avons vraiment des problèmes avec les jeunes qui consomment le chanvre indien. Ensuite, il y avait des braquages là-bas. Mais, depuis la mise place du conseil du cadre de sécurité et de prévention de délinquance, on a monté des plans de sécurité au niveau de ces deux lieux au service des citoyens. Au jour d’aujourd’hui, on a un peu la paix par rapport à ça », a-t-il fait savoir.

Kadiatou Diallo, secrétaire générale de la commune de Dixinn

De son côté, la secrétaire générale de la commune de Dixinn, Kadiatou Diallo, a indiqué que « pour résoudre les problèmes d’insécurité et de la délinquance, de vente de drogue ou de consommation, il faut impliquer les chefs de quartiers qui sont en étroite collaboration avec les citoyens à la base. Chez moi par exemple, dans la commune de Dixinn, les chefs de quartiers sont en train de faire un travail très pointu avec les agents de sécurité, la police de proximité. Ils sont en train d’identifier des points noirs là où se trouvent des nids des bandits et consommation de drogue. Certes, Dixinn n’a pas assez de problèmes de ce genre, mais ça existe toujours dans les communes. Donc je pense que cette formation est vraiment la bienvenue. Ça va permettre de créer des stratégies et des moyens de lutte contre le fléau, mais aussi de prévention de la délinquance ».

Mamadou Bhoye Laafa Sow pour Guineematin.com

Tél. : 00224 622919225/ 666919225

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Guinée : fin des poursuites contre les journalistes de Lynx Fm, Abou Bakr et Diallo Souleymane

20 septembre 2019 à 13 01 12 09129

Bonne nouvelle pour le doyen Diallo, fondateur du groupe de presse Lynx, et Abou Bakr, directeur général de la radio Lynx FM. Les poursuites contre les deux journalistes ont été levées par la cour d’appel de Conakry. La décision est tombée ce vendredi, 20 septembre 2019, a appris Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Les avocats de nos confrères ont saisi la première chambre du contrôle de l’instruction de la Cour d’Appel de Conakry pour solliciter l’infirmation des ordonnances de placement sous contrôle judiciaire du doyen Diallo Souleymane et de Boubacar Alghassimou Diallo, plus connu sous le nom d’Abou Bakr. Ils ont souhaité que cette chambre confirme la levée du contrôle judiciaire du premier et qu’elle lève le contrôle du second.

Après l’audience tenue à huis clos avant-hier, mercredi 18 septembre 2019, la chambre a rendu sa décision ce vendredi. Elle a infirmé les deux ordonnances de placement sous contrôle judiciaire des journalistes. Mieux, elle a levé toutes les poursuites contre eux. Il n’y a pas lieu de poursuivre Diallo Souleymane et Abou Bakr pour des infractions qui n’existent pas, ont estimé les magistrats de cette chambre.

Ce qui veut dire que toute la procédure est annulée et que le directeur de la radio Lynx FM Abou Bakr peut dès maintenant reprendre ses mouvements et son travail, dont il était privé depuis son placement sous contrôle judiciaire, le 21 août 2019. Il lui était reproché d’avoir donné la parole à madame Sano Doussou Condé, pionnière du RPG, devenue opposante à Alpha Condé basée aux Etats-Unis, qui a fait des révélations sur la situation des troupes guinéennes déployées au Mali dans le cadre de la MINUSMA.

Le tribunal de Kaloum avait décidé de le poursuivre en même temps que le fondateur de la radio non pas sur la base de la loi sur la liberté de la presse, mais sur la base de celle sur la cyber-sécurité. Ce qui aurait pu le conduire en prison, s’il était reconnu coupables des infractions qui lui étaient reprochées.

Saïdou Hady Diallo pour Guineematin.com

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Manifestation empêchée à Macenta : « c’est déjà une victoire », selon les organisateurs

20 septembre 2019 à 12 12 47 09479

Comme annoncée précédemment, la manifestation du mouvement « ELAZOLOGA ATEBEIN » qui signifie « ça ne marchera pas » a été empêchée hier, jeudi 19 septembre 2019, à Macenta. Les organisateurs voulaient protester contre le changement de l’actuelle constitution voulu par le régime Alpha Condé, mais aussi les promesses non tenues du président de la République. Et, même si leur mouvement a été étouffé dans l’œuf, les opposants crient victoire. C’est leur porte-parole Robert Kaliva Guilavogui qui l’a dit au micro d’un envoyé spécial de Guineematin.com à Macenta.

Robert Kaliva Guilavogui, porte-parole du mouvement Elazologa Atebein

« Aujourd’hui, le coup est gagné. Le fait que la ville ait été paralysée, malgré tout ce qu’ils ont mis en œuvre pour dire que cette marche n’aura pas lieu, pour nous, est une réussite. Evidemment, le regroupement n’a pas parfaitement eu lieu, mais ils ont pu faire passer le message, parce que la ville a été paralysée : personne n’est sorti, les gens ont fermé leurs boutiques et la circulation a été perturbée. Et nous disons que c’est déjà une victoire, c’est déjà un coup marquant qui prouve à suffisance au gouvernement que les jeunes qui dirigent ce mouvement sont tenaces… Nous sommes activement recherchés, mais cela ne va nous faire quitter la ville. Et, nous disons que la fête ne fait que commencer », a-t-il promis.

Robert Kaliva Guilavogui annonce que le mouvement dont il est membre va poursuivre le combat jusqu’à obtenir gain de cause. « Nous promettons que nous allons organiser une autre manifestation plus grande que ça. Tant que le pouvoir ne renonce pas à son projet de nouvelle constitution et tant que les promesses tenues par le président ne sont pas réalisées, nous ne serons pas d’accord avec ce gouvernement », a-t-il laissé entendre.

Toutefois, même s’ils estiment que leur manifestation a réussi, les responsables du mouvement ELAZOLOGA ATEBEIN déplorent l’arrestation de quatre des leurs arrêtés alors qu’ils circulaient en motos avec des gilets de cette structure opposée au projet de nouvelle constitution.

Me Salifou Béavogui

Leur avocat, maître Salifou Béavogui, dénonce la violation de la loi et réclame la libération des personnes arrêtées. « J’exprime toute ma désolation face à la violation de la liberté fondamentale qui est la liberté d’expression et d’opinion ainsi que la répression et la persécution qui ont suivi. Parce qu’aujourd’hui, mes clients sont obligés de vivre dans la clandestinité. Ceux qui ont été interpellées, il semble qu’ils ont été transférés au tribunal de première instance de Macenta. Je souhaite qu’ils soient libérés, parce que je ne pense pas qu’ils n’ont commis aucune infraction. Donc, l’appel que je lance est que cessent les persécutions, les menaces de mort, les intimidations contre les membres du mouvement ELAZOLOGA ATEBEIN. Ensuite que ceux-là qui ont été arrêtés, si on pouvait ouvrir une procédure véritable dans laquelle le droit de la défense sera respecté, que cela se fasse le plus rapidement possible et que le procès aboutisse à leur libération », a dit Me Salifou Béavogui.

De Macenta, Foromo Gbouo Lamah pour Guineematin.com

Tel : +224620166816/666890877

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Prestation de serment de 11 nouveaux avocats : la réplique cinglante du barreau de Guinée

20 septembre 2019 à 10 10 15 09159

Le conseil de l’ordre des avocats de Guinée a réagi hier, jeudi 19 septembre 2019, à la récente prestation de serment de 11 nouveaux avocats. Ces derniers ont prêté serment devant la cour d’appel de Conakry sans l’aval du barreau dont ils sont désormais membre et qui conteste leur admission au concours. Au cours d’une conférence de presse organisée à Conakry, le bâtonnier de l’ordre des avocats de Guinée « une provocation inacceptable », annonçant des mesures visant à empêcher les nouveaux avocats d’exercer dans le pays, constaté un reporter de Guineematin.com qui était sur place.

Me Djibril Kouyaté, bâtonnier de l'ordre des avocats de Guinée
Me Djibril Kouyaté, bâtonnier de l’ordre des avocats de Guinée

A l’entame de sa communication, le bâtonnier de l’ordre des avocats de Guinée, maître Djibril Kouyaté, a expliqué pourquoi le barreau n’avait pas voulu jusque-là communiquer sur le contentieux l’opposant aux 11 jeunes avocats. « Nous nous sommes abstenus de le faire parce que nous étions convaincus que les hommes que nous avons en face savaient ce que c’est que la profession d’avocat et connaissaient les règles qui la régissent et qu’ils nous auraient vite compris. Nous nous disions que nos interlocuteurs savaient que l’indépendance de l’avocat est une évidence, qu’il n’y a pas d’avocat qui ne soit pas indépendant.

C’est ce qui signifie clairement que l’avocat ne saurait être dans un lien quelconque de subordination : morale, intellectuelle, juridique ou économique. L’indépendance est une vertu consubstantielle de notre profession. Cette conviction nous a amenés à nous écarter des principes de délicatesse et de modération qui caractérisent l’avocat. Aussi, depuis que le recours de ces 11 postulants qui sont au centre de cette affaire nous a été signifié, nous avons, dans le traitement de ce dossier, présenté à la cour et à tous ses membres, tout le respect qui leur est dû.

Nous nous sommes comportés en plaideurs ordinaires et soumis bien qu’auxiliaires de justice. Et, c’est dans cette posture que nous avons exercé notre recours devant la juridiction supérieure après l’arrêt rendu par la cour d’appel. Sans nous livrer à des commentaires malveillants sur la décision que nous savions avait été prise sur la base de considérations purement subjectives », a-t- indiqué.

Maintenant que les jeunes avocats ont prêté serment contre la volonté du barreau, le conseil de l’ordre des avocats a décidé de réagir. Il dénonce l’immixtion de la cour d’appel de Conakry dans les affaires internes des avocats, qui sont pourtant indépendants. « Nous avons, quand nous fûmes informés que la cour d’appel s’apprêtait à commettre le ridicule et le forfait contre le barreau, privilégié le dialogue en sollicitant la médiation de monsieur le président de la cour suprême et de monsieur le ministre la justice garde des sceaux.

Ces personnalités se sont investies à nos côtés pour permettre de mettre tout le monde d’accord. Mais, c’était sans compter sur la détermination du camp des faucons de la cour d’appel qui, nous sommes aujourd’hui convaincus, n’ont jamais par hasard ouvert le livret qui contient la loi L014. Ils ont fait prêter serment à des candidats obnubilés par le désir de prêter serment sans se soucier des conséquences qui résulteraient de la violation de la forme de prestation de serment », regrette Me Djibril Kouyaté.

Il ajoute que « cet acte qui a consisté à faire prêter serment à des postulants sans qu’ils ne soient présentés par le bâtonnier, est un acte de provocation. En effet, c’est la première fois depuis la promulgation de la loi L014 qu’une institution s’immisce dans le fonctionnement du barreau pour lui imposer des intrus. Et, croyez-nous que cette immixtion n’est pas et ne sera pas tolérée », a promis le bâtonnier de l’ordre des avocats de Guinée.

C’est dans ce cadre d’ailleurs qu’il annonce des mesures visant à empêcher les nouveaux, non reconnus par le barreau, à exercer sur le terrain. « Il est interdit à tous les avocats du barreau de Guinée sous peine de sanctions disciplinaires de recevoir dans leurs cabinets, en vue du stage, les personnes ayant prétendument prêté serment le 16 septembre dernier devant la cour d’appel de Conakry ;

Il sera déposé devant le conseil supérieur de la magistrature une plainte contre les magistrats auteurs de ces agissements et éventuellement une action au pénal contre les mêmes magistrats pour parjure. Dès notre sortie d’ici, notre conseil supérieur recevra notre plainte contre ces magistrats ;

La non-participation des avocats du barreau aux audiences de la cour d’appel de Conakry pendant une période de deux semaines et aux audiences du premier président de la cour d’appel pendant une période d’un mois reconductible et à compter de ce lundi », a dit Me Djibril Kouyaté.

Mamadou Bhoye Laafa Sow pour Guineematin.com

Tél. : 00224 622919225 / 666919225

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Lettre ouverte à Alpha CONDE « en cas de nouvelle constitution, nous résisterons »

20 septembre 2019 à 9 09 47 09479
BAH Abdourahamane Bella, Président de la plateforme Esprit CITOYEN

Monsieur le président,

L’histoire de la politique Guinéenne est têtue pour ne pas dire bête, c’est l’éternel recommencement sans fin, des mêmes faits et des mêmes actes. L’homme politique Guinéen est celui qui se réinvente dans l’exercice du pouvoir. Qui aurait bien pu imaginer qu’une fois Alpha CONDE « Président », les Guinéens se battront encore pour l’alternance ? Telle est l’équation à laquelle nous sommes soumis à date. Notre triste destin Guinéen nous oblige à faire face à la réalité, d’oublier l’histoire parce que le temps donne toujours raison pour juger que les faits et les actes. L’avenir de la Guinée est en marche, elle se construira dans la démocratie où le maître mot est l’alternance. Personne ne peut empêcher ou freiner cet élan, rien ne pourra assouvir ce besoin de liberté auquel vous avez-vous-même contribué. Le flambeau qui a été hissé depuis bientôt 61 ans par nos devanciers continuera encore à illuminer des générations. Nous serons obligés si cela est nécessaire de lutter pour que notre pays ne soit pas l’exception en Afrique de l’Ouest en termes de démocratie.

Monsieur le président,

L’expression « c’est le peuple qui décidera » a donné l’alibi à plusieurs président de ballonner leurs peuples, s’enrichir sur son dos et le réprimer pour soi-disant maintenir « l’ordre » en fait pour se maintenir pendant des décennies au pouvoir pour le plus grand malheur du peuple abandonné à la gueule des loups comme une jungle. Si nous prenons le temps de remonter depuis 2007 en Guinée, on se rend compte que les différents sacrifices qui ont été consentis n’avaient qu’un seul et unique objectif « l’alternance ». L’incapacité des gouvernants à répondre aux besoins sociaux de base, l’incompétence, la gabegie financière, la corruption ont permis dans le temps aux peuples de comprendre que seule la démocratie dont la devise est l’alternance permettra à la compétition de voir le jour et de favoriser progressivement leur bien être.

Monsieur le président,

Les Guinéens sont fatigués des présidences à vie, ils sont fatigués de l’instabilité et de la violence, ils ne souhaitent que la paix et le développement mais aussi à l’égard des peuples du monde, ils sont déterminés à lutter contre toute forme de prise en otage. Ils vous attendent avec impatience pour connaître la direction à suivre, la majorité continue encore à croire que vous entrerez dans l’histoire en étant le premier ancien président démocratiquement élu. La jeunesse et les femmes à qui vous aviez dédié votre mandant exprime le désir latent d’entendre de vous « Moi, Alpha CONDE, Je quitterai le pouvoir en 2020 ». Cette phrase sacrée, nécessaire et indispensable, nous souhaiterions l’entendre le 02 Octobre 2019, date de notre indépendance pour entrer dans une nouvelle ère.
C’est de votre droit de proposer des amendements d’ailleurs de donner la possibilité aux jeunes comme au niveau du code des collectivités de se présenter aux élections présidentielles sans l’obligation d’un parti politique. C’est aussi de votre droit et d’ailleurs vous en serez un héros d’ouvrir le débat sur des dispositions de la constitution et de la faire adopter par le peuple. Mais, tout cela a un préalable et a besoin d’une assurance « votre engagement à quitter le pouvoir en 2020 »

Monsieur le président,

Les Hommes sont partants, la nature aura toujours raison de nous, feu Bâ Mamadou n’est plus de ce monde, feu Jean Marie Doré également, de même que feu Siradiou Diallo, tous ont répondu à l’Appel de Dieu ! C’est cela aussi la triste réalité de la vie, chacun de nous répondra à cet Appel. Ce qui est important derrière tout cela, c’est l’héritage qu’on lèguera à ses enfants. Voudriez-vous nous léguer un pays de chaos et de violence avec une instabilité de toujours ? Ou souhaiteriez-vous être un héros qui permettra à la jeunesse guinéenne de résolument se tourner vers l’avenir ? Vous avez le choix, personne ne vous l’imposera et le peuple prendra également acte de ce que vous déciderez. Ce qui est sûr et qui reste clair, c’est la volonté inébranlable et la marche forcée vers la démocratie avec tous les sacrifices que cela va engendrer.

Que Dieu bénisse la Guinée et les Guinéens

BAH Abdourahamane Bella

Président de la plateforme Esprit CITOYEN

abellabah@gmail.com

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Football guinéen : Kaba Diawara promu, Dian Bobo et Kemoko Camara nommés

20 septembre 2019 à 9 09 24 09249
Dian Bobo Baldé, ancien défenseur du Syli national, devient sélectionneur du Syli Junior

La Fédération Guinéenne de Football fait la promotion des anciens internationaux guinéens. L’instance dirigeante du football guinéen a donné de nouvelles responsabilités à Kaba Diawara, Dian Bobo Baldé et Kemoko Camara au sein des équipes nationales du pays. Les décisions sont tombées jeudi soir, 19 septembre 2019, a appris Guineematin.com à travers un de ses journalistes.

Dian Bobo Baldé (43 ans), ancien défenseur du Syli national est nommé sélectionneur du Syli Junior (U20). Il remplace Souleymane Abedi Camara, demis de ses fonctions après l’échec de la qualification de l’équipe nationale des moins de 20 ans à la prochaine CAN de sa catégorie. Dian Bobo Baldé qui a été membre du staff technique de Michel Dussuyer, ancien sélectionneur du Syli A, a l’occasion désormais de faire ses preuves en tant qu’entraîneur.

Kemoko Camara, entraîneur des gardiens de l’équipe nationale

Kemoko Camara, lui, intègre pour la première fois le staff technique du Syli national A. L’ancien portier guinéen est nommé entraîneur des gardiens de l’équipe nationale, poste qu’il occupait jusque-là au sein du club Horoya de Conakry. Au cours d’un entretien avec un journaliste de Guineematin.com au lendemain de la nomination de Didier Six comme entraîneur de l’équipe nationale de la Guinée, Kemoko Camara avait dit sa préférence pour la promotion des techniciens locaux. Il a certainement été entendu par les dirigeants du football guinéen.

Kaba Diawara, ancien international guinéen, devient entraîneur assistant du Syli national

De son côté, Kaba Diawara se rapproche un peu plus de la tête du Syli national A. Jusque-là team manager de cette équipe, l’ancien international guinéen est nommé entraîneur assistant du Syli national. Il va épauler le Français Didier Six dans la gestion de l’équipe. A noter également la présence de Mandjou Diallo au sein du staff technique du Syli. Le technicien guinéen qui était libre de tout contrat depuis son départ du Hafia, est nommé 2ème entraîneur assistant.

Voir ci-dessous la composition du staff technique du Syli national A

Entraîneur : Didier Six

Entraîneur assistant : Kaba Diawara

2ème entraîneur assistant : Mandjou Diallo

Préparateur physique : Eric Caballero

Médecins : Tafsir Soumah, Bruno Dacruz

Kinés : Ousmane Bah, Alsény Sylla

Préparateur des gardiens : Kemoko Camara

Intendant : Edgard Babara Sylla

Coordinateur général : Ousmane Decazi Camara

Alpha Fafaya Diallo pour Guineematin.com

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