Cellou Dalein se réveille : « Peuple de Guinée, levons-nous !»

11 septembre 2019 à 20 08 20 09209

Dans une courte vidéo publiée ce mercredi, 11 septembre 2019, sur les réseaux sociaux, Cellou Dalein Diallo, le chef de file de l’opposition guinéenne, a invité les Guinéens à se lever pour « empêcher l’assassinat programmé » de la démocratie guinéenne. L’opposant fait référence au projet de changement de l’actuelle constitution voulu le pouvoir de Conakry.

Pour le président de l’UFDG, les consultations annoncées par le chef de l’Etat guinéen ne sont rien qu’un moyen de légitimer son projet de nouvelle constitution afin de s’octroyer un troisième mandat.

Guineematin.com vous propose ci-dessous la vidéo :

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Licenciements à la SAG : plusieurs jeunes manifestent à Siguiri

11 septembre 2019 à 20 08 09 09099

Un mouvement de colère a éclaté dans la soirée de ce mercredi, 11 septembre 2019, dans la commune urbaine de Siguiri. De nombreux jeunes de la ville sont descendus dans la rue pour protester contre le licenciement de plusieurs employés guinéens par la SAG, rapporte le correspondant de Guineematin.com dans la préfecture.

C’est aux environs de 18 heures que cette manifestation a commencé. Des jeunes en colère ont envahi la route reliant la ville de Siguiri à la sous-préfecture de Kintinia, où est basée la Société Aurifère de Guinée (SAG). Ils ont érigé des barricades sur cette route, bloquant complètement le passage. Les manifestants protestent contre le licenciement de 6 employés de la SAG. Pour eux, la société veut se débarrasser tout simplement des travailleurs guinéens au profit des étrangers.

« Nous sommes là pour dire à la SAG que trop c’est trop. C’est seulement nos frères guinéens qui sont licenciés et remplacés par des sud-africains. Donc si on ne se lève pas, la SAG va mettre tous nos frères à la porte sans motifs », a déclaré Nouhan Traoré, l’un des manifestants.

Au moment où nous mettons cet article en ligne (20h 05), les manifestants sont toujours dans la rue. La circulation est toujours bloquée entre La ville de Siguiri et la sous-préfecture de Kintinia. Plusieurs employés de la SAG qui rentraient du travail sont bloqués à Kintinia, tout comme ceux qui voulaient faire le sens inverse.

A suivre !

De Siguiri, Bérété Lancéï Condé pour Guineematin.com

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Justice : le migrant retourné, le coffre-fort et les 48 millions de francs

11 septembre 2019 à 19 07 17 09179

Après avoir longtemps séjourné en Algérie et au Maroc dans le but de se rendre en Europe, le jeune Ousmane Bangoura s’est vu dans l’obligation de rentrer en Guinée. Aussitôt revenu, ce rescapé du Sahara et de l’enfer maghrébin, s’est retrouvé à la maison centrale de Coronthie, accusé d’abus de confiance et de vol sur un montant de 48 millions de FG par son ancien associé, Mohamed Lamine Cherif, frigoriste au quartier Dixinn. Son procès s’est ouvert ce mercredi, 11 septembre 2019, au tribunal correctionnel de Dixinn, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Ousmane Bangoura a répondu aux questions du juge au tribunal de Dixinn dans une affaire d’abus de confiance et de vol présumés de 48 millions de FG. Ces infractions auraient été commises en 2018. Après son retour au pays, Ousmane Bangoura été mis aux arrêts et placé sous mandat de dépôt le 23 juillet 2019.

A la barre, le jeune homme a nié en bloc les faits articulés contre lui. « Je vendais dans son magasin des congélateurs et je lui rendais l’argent. Il me paye 200 mille francs guinéens par mois. On a travaillé un an et quelques mois ensemble. Un jour, il m’a accusé de vol d’une bouteille de gaz. Il y a eu altercation entre nous. Cela m’a poussé à quitter le magasin. Je suis allé au village, à Coyah. Après, je suis allé en aventure. Je suis allé au Mali, puis en Algérie et après au Maroc.

Trois semaines après mon arrivée en Algérie, c’est ma maman qui m’a appelé pour me dire que Mohamed Lamine Cherif est venu lui dire que j’ai volé son argent qui se trouvait dans son coffre-fort. Or, moi je n’ai jamais touché à son coffre fort, je n’ai jamais déposé de l’argent là-bas, et il ne m’a jamais remis les clefs de son coffre-fort. Comme je n’ai pas pu traverser pour aller en Europe, je suis revenu en Guinée. C’est ainsi qu’il m’a mis aux arrêts. Mais, je ne connais rien dans cette affaire », a-t-il insisté.

De son côté, le plaignant Mohamed Lamine Cherif soutient mordicus que c’est Ousmane Bangoura qui a pris son argent en défonçant son coffre-fort. « Son rôle, c’est de venir ouvrir le magasin. Il est venu prendre la clef chez sa tente où on confie la clef pour aller ouvrir le magasin. Ce jour, il est venu prendre la clef à 7 heures. Il est allé ouvrir le magasin. Il a gâté le coffre-fort à l’aide d’un tournevis. Il a pris les 48 millions de francs guinéens. Il était avec quelqu’un qui confectionne les clefs-minutes. Il a refermé le magasin et il a voyagé avec son compagnon », a expliqué le plaignant.

Poursuivant sa narration des faits, Mohamed Lamine Cherif dira que c’est un peu plus tard qu’il va découvrir la « supercherie ». « Je suis venu à 8 h 30. J’ai trouvé que le magasin est fermé. Je suis allé chercher la clef là où on a l’habitude de la confier. La dame me dit qu’Ousmane Bangoura est venu prendre la clef le matin et il l’a ramenée aussitôt. J’ai pris la clef, je suis allé ouvrir le magasin et j’ai trouvé que le coffre-fort est gâté. J’ai attendu Ousmane Bangoura jusqu’à 11 heures. Il n’est pas venu. C’est par après que les gens m’ont dit qu’il est parti à son village, à Coyah ».

Pour ce qui est de leurs relations avant qu’on en arrive là, le plaignant a fait savoir que pendant les deux ans qu’ils ont travaillé ensemble, son employé ne l’a jamais volé de l’argent. « On a travaillé ensemble pendant 2 ans. Mais, il ne m’a pas volé de l’argent, et je ne lui ai jamais donné les clefs du coffre-fort. Seulement, il m’a volé une bouteille de gaz. Sept mois après ce vol, il est venu défoncer le coffre-fort pour prendre ce montant de 48 millions de francs guinéens. Et, il a voyagé sans me dire au revoir », a-t-il ajouté.

Dans ses réquisitions, le procureur Boubacar 1 Bah, après avoir relaté les faits, a dit que les infractions d’abus de confiance et de vol ne sont pas établies a l’encontre du prévenu. « Dans cette affaire, il n’y a pas eu d’abus de confiance parce qu’il n’y a pas eu remise de l’argent ou d’un bien que le prévenu a refusé de rendre. Donc pour l’abus de confiance, le ministère public demande de le relaxer pour délit non établi. En ce qui concerne le vol, il est difficile de défoncer un coffre-fort le matin à Dixinn sans que cela ne retienne l’attention des gens.

L’effraction d’un coffre-fort demande beaucoup d’efforts. Donc, le ministère public ne peut pas imputer ce vol à Ousmane Bangoura. La partie civile elle-même a dit qu’elle n’a jamais remis la clef du coffre-fort à Ousmane Bangoura. C’est pourquoi, le ministère public vous demande de relaxer purement et simplement Ousmane Bangoura pour délit non constitué », a dit le procureur.

Le tribunal a mis le dossier en délibéré pour décision être rendue le 18 septembre 2019.

Saidou Hady Diallo pour Guineematin.com

Tel: 620 589 527/654 416 922

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Choix des boursiers guinéens pour le Maroc : le DG de Bill Clinton réclame des explications

11 septembre 2019 à 18 06 23 09239

Les responsables du groupe scolaire Bill Clinton ne sont pas du tout satisfaits du choix des boursiers guinéens devant aller faire leurs études supérieures au Maroc. Mamadou Oury Bah, le directeur général de l’école, ne comprend pas comment la sélection a été faite et demande des explications aux autorités éducatives. Il l’a dit au cours d’un entretien avec un journaliste de Guineematin.com ce mercredi, 11 septembre 2019.

Cette année, le groupe scolaire Bill Clinton, située au quartier Koloma, dans la commune de Ratoma, s’attendait à avoir deux boursiers pour le Maroc. Car c’est de cette école que sont issus le 16ème de la République au Baccalauréat unique session 2019 pour l’option sciences sociales et le 28ème de la République pour l’option sciences mathématiques.

Mais, les responsables de l’établissement scolaire ont été surpris de constater que le nom d’Abdourahmane Diallo, le 16ème de la République en sciences sociales, ne figure pas sur la liste des boursiers, alors que d’autres élèves qui sont classés derrière lui se retrouvent sur cette liste. Une situation incompréhensible pour Mamadou Oury Bah, le directeur général du groupe scolaire.

« En sciences sociales, on a eu le 16ème de la République, en sciences mathématiques, on a eu le 28ème de la République. Mais, c’est seulement le 28ème de la République, Maladho Barry, qui a été retenu parmi les boursiers pour le Maroc, le 16ème de la République, lui, n’a pas été retenu. Moi-même je me demande pourquoi il n’a pas été retenu. Parce que c’est un élève qui a eu 15,50 en Philosophie, 17 en Economie, 14 en Anglais, 14 en Histoire, 12 en Géographie et 08 en Mathématiques. On ne peut pas nous dire que la raison c’est parce qu’il a obtenu une faible note en Mathématiques, parce que le 6ème de la République a eu 4 en Mathématiques.

Donc, on ne peut pas me dire que c’est par rapport aux Mathématiques qu’il n’a pas été choisi. D’ailleurs, sur la liste des boursiers, on constate que les noms du 31ème, du 46ème, du 50ème du 69ème et même du 86ème y figurent au niveau des sciences Mathématiques. Donc, pourquoi le 16ème de la République qui vient de notre école ne figure pas sur la liste des boursiers de l’Etat devant aller au Maroc ? », S’interroge-t-il, réclamant des explications de la part du le Service National des Bourses Extérieures (SNBE). « Je demande des explications par rapport à cette omission de notre élève sur la liste ».

Mais, ce n’est pas tout. Mamadou Oury Bah désapprouve aussi la façon même dont la liste des bourses a été présentée. « Cette année, l’école d’origine et le PV des boursiers ne figurent pas sur la liste. Pourquoi cela ? D’ailleurs, d’habitude, la sélection des boursiers de l’Etat se fait au Maroc. Mais cette année, on a appris que la sélection a été faite ici en Guinée avec une équipe marocaine. Nous, nous ne sommes pas satisfaits de ça et nous demandons des explications », a-t-il dit.

A noter que nous avons tenté de rentrer en contact avec le responsable du Service National des Bourses Extérieures (SNBE) pour en savoir plus sur cette affaire, mais sans succès. Son téléphone a sonné plusieurs fois, mais personne n’a répondu à nos appels. Nous y reviendrons.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com
Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Gendarmerie nationale : le colonel Balla Samoura suspendu pour 3 mois

11 septembre 2019 à 16 04 41 09419

Le Colonel Balla Samoura, directeur régional de la gendarmerie de Conakry, a été suspendu de ses fonctions pour trois mois par sa hiérarchie et muté à l’intérieur du pays. L’annonce a été faite ce mercredi, 11 septembre 2019, appris Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Aucune précision n’a été donnée sur les raisons la suspension de cet officier supérieur, qui ne communique que très peu dans les médias. Toutefois, de nombreux observateurs font un lien avec sa sortie ratée dans l’émission Les Grandes Gueules de la radio Espace FM.

Une sortie consécutive au décès par noyade d’un jeune homme au port de pêche de Kaporo, dans la commune de Ratoma, suite à une descente d’agents sur les lieux à la recherche de présumés consommateurs de chanvre indien.

Cette suspension du Colonel Balla Samoura rappelle celle du Colonel Mamadou Alpha Barry, également épinglé après une sortie caustique sur les Grandes Gueules contre le ministre de la Défense.

A l’allure où vont les choses, nombre d’observateurs redoutent « un silence radio total » à la gendarmerie où il sera désormais compliqué d’avoir un répondant.

Guineematin.com

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Boffa : le FNDC empêche la tenue d’un débat sur le changement de constitution

11 septembre 2019 à 16 04 15 09159

Une mission du Collectif des Enseignants pour la Participation au Débat National (CEPDN), venue de Conakry, a organisé une consultation sur le changement de l’actuelle constitution ce mercredi, 11 septembre 2019, à Boffa. Mais, la rencontre n’a été que de courte durée. Elle a été empêchée par l’antenne locale du FNDC et plusieurs jeunes opposés au projet de nouvelle constitution, rapporte le correspondant de Guineematin.com dans la préfecture.

Les organisateurs de ce débat ont joué, pourtant, à la prudence. Avec la bénédiction du maire de la commune urbaine, ils ont convié toutes les couches sociales de la ville à une rencontre sans donner l’objectif ni l’ordre du jour de cette rencontre. Jeunes, femmes, sages, autorités, ONG et associations de la préfecture ont répondu massivement à l’appel. Lorsque tout le monde a pris place, le maire de Boffa a pris la parole pour annoncer les couleurs de l’événement.

« Boffa est une préfecture démocratique. L’exemple qui prouve cela est que c’est seule Boffa qui a installé ses maires sans problèmes et au même moment. Aujourd’hui, notre rencontre est une occasion pour toutes les parties prenantes de s’exprimer librement sur le changement de la constitution, dire ce qu’il pense du changement de constitution sans contrainte », a déclaré Me Saïdouba Kissing Camara, le maire de Boffa.

Après l’introduction du maire, Sory Sidibé, le chef de mission du Collectif des Enseignants pour la Participation au Débat National a expliqué les motifs de l’organisation de cette rencontre, revenant sur l’historique de la constitution guinéenne. Mais, il a été stoppé par des membres du Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC).

« Les gens sont surpris ici, parce que nous, nous pensions que cette cérémonie visait à présenter le nouveau préfet de Boffa à la population. Mais, à notre fort étonnement, on trouve qu’il s’agit d’un débat sur le changement de la constitution. Nouvelle constitution, référendum, troisième mandat, nous on ne parle pas de ça ici, on ne veut pas de ce débat. Pliez vos bagages et partez ! », a lancé un membre du FNDC.

Ensuite, plusieurs jeunes, dont certains sont habillés aux couleurs du Front National pour la Défense de la Constitution, ont envahi les lieux. Ils ont procédé à des jets de pierres, provoquant la débandade. Ce qui a empêché la tenue du débat voulu par les organisateurs.

Les consultations sur le projet de nouvelle constitution initiées par le président Alpha Condé ont démarré hier à Conakry. Le Premier ministre, qui conduit les travaux, va rencontrer l’Assemblée nationale demain, jeudi. Mais le FNDC, mouvement composé des partis d’opposition, de structures de la société civile, de syndicats, d’artistes… a déjà annoncé qu’il ne participera à ce débat. Pour le front opposé au projet de nouvelle constitution, il n’est pas question de débattre de cette question.

De Boffa, François Donat Bangoura pour Guineematin.com
Tel. 655130813

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Kankan : l’unique forage du quartier Dar es-salam emporté par des inconnus

11 septembre 2019 à 15 03 11 09119

Décidément, les voleurs ne sont pas prêts à rendre les armes dans la commune urbaine de Kankan. Dans la nuit du mardi 10 au mercredi 11 septembre 2019, des inconnus ont vandalisé un forage au secteur 4 du quartier Dar es-salam avant d’emporter la tête dudit forage. Les autorités du quartier, dépassées par cet acte, disent que le vol s’est produit aux environs de 3 heures du matin et annoncent l’ouverture d’une enquête, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Les citoyens du quartier Dar es-salam se sont réveillés avec une triste nouvelle ce mercredi matin. Le seul forage qui alimente le quartier en eau potable a été vandalisé et emporté par des inconnus. Selon Arafan Traoré, chef du quartier de Dar es-salam, c’est la première fois qu’un acte de ce genre est enregistré sur les lieux.

« A 6 heures du matin, celle qui est chargée de la protection du forage m’a appelé pour me dire que le forage a été volé. Elle pense que dans les environs de 3 heures du matin qu’ils sont venus démonter le forage et emporter les pièces. Ce forage est dans ce quartier depuis 1981, mais c’est la première qu’on le vandalise », a-t-il fait savoir.

Par ailleurs, Arafan Traoré n’a pas caché son indignation par rapport à cet acte qui aura sans aucun doute des inconvénients sur la vie des femmes du quartier. « Je suis complètement envahi et dépassé par cette affaire, parce que je sais quel est l’inconvénient de ce vol sur les femmes de ce quartier, parce que c’est ici qu’elles puissent l’eau potable. Je ne sais vraiment pas quoi dire », a-t-il laissé entendre.

Pour ce qui est des mesures prises pour faire face à l’insécurité de plus en plus grandissante dans le quartier, Arafan Traoré a dit que des patrouilles seront organisées pour traquer les malfaiteurs. « Dès aujourd’hui, les jeunes vont commencer à patrouiller le quartier la nuit et n’importe quelle personne qui sera prise, doit être correctement identifiée », a-t-il précisé.

En outre, monsieur Traoré dit avoir informé les autorités communales et qu’une enquête a été ouverte par la police pour mettre main sur les auteurs du vol.

A noter que les attaques nocturnes sont devenues récurrentes dans la commune urbaine de Kankan. Après les boutiques et magasins, c’est à un autre forage que des inconnus s’en sont pris dans la nuit du lundi au quartier Gare, emportant tout sur leur passage.

De Kankan, Abdoulaye N’koya Sylla pour Guineematin.com

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Manque de peaux, d’une tannerie et d’un centre artisanal… la galère des cordonniers de Conakry

11 septembre 2019 à 14 02 45 09459

La cordonnerie est une activité pratiquée par de nombreux guinéens qui cherchent à joindre les deux bouts dans une conjoncture de plus en plus compliquée. Les cordonniers de Conakry, regroupés au sein de l’Union Nationale des Professionnels des Peaux de Cuir de Guinée, se disent aujourd’hui confrontés à d’énormes difficultés, notamment le manque de peaux pour la fabrication des articles et celui d’un centre artisanal.

L’annonce en a été faite par Mamadou Alpha Tounkara, secrétaire administratif de l’Union, dans un entretien accordé à un reporter de Guineematin.com hier mardi, 10 septembre 2019.

La cordonnerie est pratiquée par nombre de compatriotes qui proposent divers objets aux citoyens. Selon Mamadou Alpha Tounkara, cordonnier et tanneur, qui exerce ce métier depuis son enfance, de nombreux matériaux rentrent dans la fabrication des chaussures et sacs en cuir. « Pour la fabrication de chaussures en cuir ou sacs, nous utilisons trois types de peaux d’animaux : les peaux de bœufs, de moutons et de chèvres.

Pour la confection des chaussures ou sacs en cuir, les matériels utilisés sont les cartons, les caoutchoucs, des petites pointes, des colorants que nous mettons sur la peau de cuir pour la rendre encore plus jolie. Mais avant cela, c’est ici que nous achetons les peaux à l’abattoir. Quand nous achetons ces peaux qui sont fraîches, nous les transportons à la Labé pour le tannage. Parce qu’il n’y a pas de tannerie à Conakry », a révélé monsieur Tounkara.

Pour ce qui est du prix de ces matériaux, notre interlocuteur apporte des précisions. « Le caoutchouc, nous achetons le mètre à 35.000 ou 40.000 GNF, voire au-delà. Le prix varie en fonction du temps. La peau de cuir non tannée, nous pouvons l’avoir à 7000 ou 10 000 GNF. Pour le colorant, il y a de ces boîtes qui coûtent 50.000 FG ou 25.000 GNF », dit Mamadou Alpha Tounkara.

Quant aux produits finis, leurs prix varient selon leur nature, a fait savoir le secrétaire administratif de l’Union Nationale des Professionnels des Peaux de Cuir. « Nous revendons les chaussures à 35.000 FG, 40.000 G et jusqu’au-delà, selon les qualités des chaussures. Les sacs à bureau pour homme coûtent 300.000 GNF, 400.000 GNF et 800.000 GNF. Les sacs pour femmes, c’est à 150 000 GNF et au-delà. Ça dépend de la qualité et du genre de sacs ».

En outre, Mamadou Alpha Tounkara est revenu sur les difficultés rencontrées dans l’exercice de ce métier. « Nous sommes en manque de matière première, telles que les peaux de cuir, car il y a de ces périodes, comme pendant la saison sèche, il y a le manque de cuir. C’est pendant la saison pluvieuse qu’on peut faire beaucoup de tannage de peaux pour les conserver afin de prévenir la crise.

Mais pour le faire, nous avons besoin d’un budget suffisant. Nous avons aussi besoin d’un centre artisanal où nous pouvons garder ces stocks de peaux de cuirs tanné. Malheureusement, ce n’est pas le cas. Nous n’avons pas d’équipements. Tout ce que nous faisons, nous le fabriquons, nous le faisons avec la main », a-t-il laissé entendre.

Pour terminer, monsieur Tounkara demande le soutien du gouvernement pour valoriser le métier de la cordonnerie, source de revenu de nombreux compatriotes et qui participe à la réduction du chômage dans notre pays. « Nous demandons au gouvernement de nous venir en aide pour que nous ayons des fonds, pour que ce métier puisse être valorisé en Guinée et dans le reste du monde. Nous voulons qu’on construise un centre d’artisanat des cordonniers. Parce que c’est un métier qui rapporte, qui participe également au développement du pays et diminue le chômage », soutient-il.

Fatoumata Diouldé Diallo pour Guineematin.com

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Ecole primaire de Kankan Coura : sur 15 salles de classes, seulement 7 sont opérationnelles

11 septembre 2019 à 14 02 30 09309

Alors que la rentrée scolaire de cette année est prévue dans trois semaines, plusieurs écoles de Conakry et surtout de l’intérieur du pays se trouvent dans un état qui ne favorise pas un bon déroulement des cours. C’est le cas de l’école primaire de Kankan Coura, dans la ville de Kankan. Plus de la moitié des salles de classe de cet établissement ne sont pas, de nos jours, opérationnelles, a constaté le correspondant de Guineematin.com dans la préfecture.

Selon nos informations, cette école a été construite en 1959, c’est-à-dire peu après l’accession de la Guinée à l’indépendance. C’est le seul établissement public d’enseignement élémentaire de ce quartier. Aujourd’hui, elle se trouve dans un état hideux. Les bâtiments sont fortement délabrés et plusieurs salles de classe ne sont plus opérationnelles.

Sur les 15 salles que compte l’école, seulement 7 sont encore utilisables. Les 8 autres n’ont ni portes ni fenêtres, et certaines n’ont même plus de tableaux. L’une d’entre elles a aussi été décoiffée par un vent violent et reste aujourd’hui sans toit. Pendant les vacances, les classes sont devenues des abris pour les animaux domestiques (vaches, moutons chèvres…) et des latrines pour certains enfants.

On apprend même que les élèves de cette école vont en vacances avec leurs tables bancs par peur qu’elles ne soient volées. Parce que l’établissement n’a aucune mesure de sécurité. C’est dans ce contexte que la rentrée scolaire va intervenir le 03 octobre prochain, puisqu’aucun projet de rénovation de cet établissement scolaire n’est encore annoncé.

Les élèves, enseignants et encadreurs de l’école vont devoir donc faire avec, en attendant une attention des autorités éducatives du pays sur cette situation.

De Kankan, Abdoulaye N’koya Sylla pour Guineematin.com

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Accès aux écoles professionnelles : plusieurs candidats n’ont pas pu participer au concours à Kankan

11 septembre 2019 à 13 01 00 09009

Ils étaient nombreux dans la préfecture de Kankan à vouloir prendre au concours d’accès aux écoles techniques et professionnelles, en cours depuis lundi dernier. Mais, tous n’ont pas réussi à participer à cette évaluation nationale. Plusieurs d’entre eux sont venus postuler trop tard, a appris Guineematin.com à travers son correspondant sur place.

Selon Houlamatou Thiam du service examen à l’inspection régionale de l’enseignement technique et de la formation professionnelle de Kankan, 434 dont 10 filles prennent part à ce concours dans la préfecture. Ils auraient pu être beaucoup plus nombreux si tous ceux qui désiraient y participer étaient présents. Mais, faute d’information, beaucoup d’entre eux ont déposé leurs dossiers trop tard.

« Les statistiques de cette année ont diminué par rapport à l’année dernière. Les candidats n’étaient pas bien informés, il y en a qui sont venus en retard, ils ont trouvé que les inscriptions étaient terminées. Et, d’autres viennent jusqu’à présent pour dire qu’ils veulent postuler », a-t-elle confié.

Dans les deux centres d’examen de la ville, les acteurs concernés assurent que les épreuves se déroulent sans problèmes. Jean Marie Tolno, délégué national chargé de la supervision du concours d’entrée aux écoles techniques et professionnelles dans la région administrative de Kankan, déplore cependant des cas d’absences.

« Depuis le début, tout se passe bien. Mais, la seule chose que nous déplorons, c’est l’absence de certains candidats. Aujourd’hui, il y a une dizaine d’absences du côté de l’ENAM », a-t-il dit.

A l’issue des deux premières journées, Saa Victor Tolno, l’un des candidats, a exprimé un sentiment de satisfaction. « Depuis le début jusqu’aujourd’hui, les épreuves se passent dans de bonnes conditions. Si ça continue comme ça, il y aura un succès », a-t-il laissé entendre.

Ce concours se poursuit jusqu’au dimanche, 15 septembre sur l’ensemble du territoire national. Les candidats qui seront admis vont accéder aux différentes écoles techniques et professionnelles du pays.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

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Droits des enfants en milieu carcéral : des acteurs de la chaîne pénale en formation à Kindia

11 septembre 2019 à 11 11 50 09509

Dans le cadre des reformes engagées par le ministère de la Justice, une attention particulière est aujourd’hui portée sur la protection et la promotion des droits des enfants en milieu carcéral, des enfants en conflit avec la loi. C’est dans cette dynamique que trente (30) éducateurs, gardes pénitentiaires et régisseurs de prison prennent part à un atelier de formation dans ce sens à Kindia. L’atelier de deux jours, qui s’est ouvert hier mardi, 10 septembre 2019, est organisé en partenariat avec le Fonds des Nations Unies pour l’Enfance (UNICEF) rapporte l’un des correspondants de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Cet atelier de formation est organisé en partenariat avec l’UNICEF à travers le projet d’appui pour la prise en compte du traitement des enfants en contact avec le système judiciaire en tant qu’auteurs, victimes et témoins. Il s’est ouvert en présence des autorités administratives et communales de Kindia.

Dans son intervention, Solo Condé, directeur national adjoint de l’éducation surveillée et de la protection judiciaire de la jeunesse, a dégagé les objectifs de ce présent atelier. « L’objectif de cet atelier est de contribuer à la protection et à la promotion des droits des enfants en milieu carcéral, des enfants en conflit avec la loi, avec le système judiciaire en tant qu’auteurs, victimes et témoins. C’ est pourquoi nous sommes là aujourd’hui, à travers la vulgarisation du nouveau code de l’enfant en projet, la sensibilisation, la publication des décisions judiciaires.

C’est aussi pour améliorer la communication entre les acteurs de la chaîne pénale pour s’assurer du traitement et de l’orientation des décisions judiciaires en faveur des enfants en conflit avec la loi. Ces enfants détenus, c’est des prévenus, des condamnés. Il y a des condamnés criminels, des condamnés correctionnels qui sont dans différents milieux carcéraux en République de Guinée ».

Pour sa part, Karamoko Sangaré, le formateur, a fait savoir que trois thèmes sont à l’ordre du jour de cet atelier. « Nous aurons trois thèmes à développer. Aujourd’hui (mardi 10 septembre, ndlr) nous avons le premier qui concerne la généralité sur les enfants, les dispositions concernant la protection des enfants en danger moral. A travers l’évaluation que j’ai eu à faire, je me suis rendu compte que les participants ont bien assimilé.

Je leur demande de résister. Ce n’est pas un atelier proprement-dit, mais plutôt un atelier d’échange d’expériences puisque ce sont les habitudes qu’ils avaient quotidiennement dans leurs fonctions. Ce sont elles qu’ils ont besoin de partager avec leur pairs afin d’améliorer les conditions du milieu carcéral », a expliqué le formateur.

De son côté, Ibrahima Sory Keita, éducateur près de la maison centrale de Kankan, a expliqué quelles sont ses attentes. « En tant que participants, nous avons plusieurs attentes. Nos sentiments sont énormes. Nous sollicitons d’abord après ce qui a été reçu en terme de formation soit appliqué et pérennisé pour soutenir la cause de l’enfance dans sa protection et sa promotion. Nous avons reçu avec le facilitateur une formation que nous apprécions beaucoup, parce qu’en tant qu’éducateurs, nous avons reçu un complément de ce que nous avions pour la cause de l’enfance.

Nous sommes des spécialistes de l’éducation au niveau des établissements pénitentiaires. Donc, nous avons besoin de ces formations pour que nous puissions mener très bien notre travail, pour défendre ces enfants qui sont en danger, en conflit avec la loi. Je demande aux autres acteurs intervenant au sein des établissements pénitentiaires, au delà même de la cause de l’enfance, qui signifie innocence, de les protéger en termes de santé, de prise en charge alimentaire, en terme d’habillement pour ne pas qu’ils se sentent abandonner par la nation », a dit Ibrahima Sory Keita.

De Kindia, Amadou Baïlo Batouala Diallo pour Guineematin.com

Tél : 628516796

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Transparence et redevabilité dans le secteur minier : « la Guinée a fait des progrès, mais il y a encore des choses à améliorer »

11 septembre 2019 à 10 10 51 09519

En séjour en Guinée dans le cadre d’une mission de suivi et d’appui à la mise en œuvre de l’ITIE (initiative pour la transparence dans les industries extractives), le directeur pays Afrique de l’ITIE, était devant la presse le lundi dernier, 09 septembre 2019. Mamadou Bady Baldé a mis à profit cette rencontre pour évoquer la situation de la Guinée dans la mise en œuvre des mesures correctives, liées à la transparence dans l’octroi des permis miniers, la fiabilité des données, les critères techniques et financiers dans le droit des permis, entre autres. Et, d’un point de vu global, l’ITIE note que la Guinée a fait des progrès significatifs, mais elle devrait pourtant accélérer la cadence parce qu’il y a beaucoup de choses à améliorer, a appris un reporter de Guineematin.com qui était à la maison de la presse.

C’est au tour du thème : « transparence et redevabilité dans le secteur minier en Guinée-présentation de la norme ITIE 2019 et les mesures correctives en préparation de la prochaine validation », que le directeur pays Afrique ITIE, Mamadou Bady Baldé a tenu sa conférence de presse.

Après avoir décliné l’objet de sa mission en Guinée, le responsable Afrique de l’ITIE a évoqué la situation de la Guinée dans la mise en œuvre des mesures correctives selon les normes ITIE. Une situation qui indique à la fois des avancées et des lacunes à combler.

« Il y a eu une validation qui vient de sortir. Et, cette validation a conclu que de façon global, la Guinée a fait des progrès significatifs ; mais, il y a encore des choses à améliorer. Il y a pas mal de mesures correctives qui concernent la gouvernance interne de l’ITIE elle-même, mais aussi les questions concernant la façon dont les permis sont octroyés, notamment les critères techniques et financiers dans le droit des permis. Ce sont des informations que nous demandons qu’elles soient publiées selon les normes internationales applicables à tous les pays membres de l’ITIE. Il y a aussi des informations qui sont demandées, notamment les informations réconciliées entre les entreprises et l’Etat. Il faut s’assurer que ces informations sont complètes et fiables. Egalement, il y a une dimension de suivi des recommandations qui ont été faites dans les rapports précédents. Il faut donc s’assurer qu’elles sont mises en œuvre et que ces résultats amènent à un impact dans la mise en œuvre de l’ITIE ici ; et, qu’elles bénéficient surtout aux citoyens », a expliqué Mamadou Bady Baldé.

Pour le directeur pays Afrique de l’ITIE, le constat sur le terrain révèle qu’en Guinée les parties prenantes (Etat, entreprises, société civile) sont mobilisées et veulent aller de l’avant. Mais, précise-t-il, il faut augmenter la cadence dans la publication d’un certain nombre d’informations.

« L’aspect où nous demandons de faire des efforts, c’est d’augmenter la cadence dans la publication d’un certain nombre d’informations, notamment sur la question de la propriété réelle. On doit se mobiliser et faire les choses de façon beaucoup plus rapide. C’est vrai que des efforts sont en train d’être faits, mais il faut augmenter le rythme. On doit faire les choses de façon plus pressé maintenant. Egalement, on comprend qu’il y a des textes d’application pour certaines closes du code minier ; mais, il y a d’autres encore qui ne connaissent pas ce cas. L’effectivité du code minier n’est pas entière. On comprend qu’il y a un héritage qui est là et que ça va prendre du temps pour changer les pratiques, mais il est important de se mobiliser et d’aller beaucoup plus vite que ce que nous avons fait jusque-là », a indiqué Mamadou Bady Baldé.

A noter qu’en Guinée, selon le responsable pays Afrique de l’ITIE, les avancées reflètent des reformes transversales qui concernent le secteur minier à plusieurs niveaux. « Une avancée très significative que nous avons beaucoup appréciée est la transparence des contrats. Et, nous espérons que cela va continuer et que vous allez exploiter ces contrats pour s’assurer que les entreprises payent effectivement ce qu’elles doivent payer. Que ça ne soit pas des lettres de bonnes intentions », a-t-il conclu.

Mamadou Baïlo Keïta pour Guineematin.com

Tel : 622 97 27 22

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Employabilité des jeunes : plusieurs équipements mis à la disposition du ministère de la Jeunesse

11 septembre 2019 à 10 10 34 09349

Dans le cadre de la lutte contre le chômage, le président de la République a commandé plusieurs matériels et équipements en faveur des jeunes guinéens. Ces matériels, composés de décortiqueuses de riz, de machines pour la fabrication du jus, machines de fabrique du savon, des boulangeries conteneurs, des moissonneuses batteuses, des tracteurs… ont été présentés à la presse dans la soirée d’hier mardi, 11 septembre 2019, par le ministre de la Jeunesse et de l’Emploi Jeunes, en compagnie de l’administrateur-directeur général d’Afriland First Bank, partenaire du projet, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui était sur place.

Dans son intervention, Guy Laurent FONDJO est revenu sur les objectifs de cette démarche présidentielle. « Ces matériels visent à permettre aux jeunes de disposer des industries de production qui peuvent non seulement générer des revenus, générer des ressources mais également être sources d’emploi pour eux-mêmes et source d’emploi pour les autres. Donc, l’idée du président de la République à travers cela, c’est de créer de l’emploi au niveau de chaque jeune, mais aussi permettre aux jeunes d’être créateurs d’emploi et de façon cyclique, ça fera que toutes les populations, tous les jeunes bénéficient d’un emploi et nous allons chasser certainement la pauvreté dans notre pays », a-t-il expliqué.

Par ailleurs, monsieur FONDJO a indiqué que ces matériels viennent de plusieurs pays, comme la Chine, le Brésil, les Emirats Arabes Unis et des pays africains. C’est-à-dire des pays « qui ont eu de l’expérience dans l’employabilité des jeunes et qui ont à peu près les mêmes contraintes environnementales et sociologiques que nous. Le projet sera sous forme de leasing. Ça veut dire qu’on va mettre à la disposition des jeunes les différents équipements et en contrepartie des recettes qu’ils vont produire, ils affecteront une partie à l’amortissement du coût d’acquisition de ces machines.

Et après un certain temps, la machine leur reviendra puisqu’ils auront déjà payé la machine. Donc, le jeune ne sort aucun franc, dispose d’un outil de production et rembourse progressivement. Donc, pas de garantie à fournir, il faut juste travailler, produire de l’argent et être propriétaire de l’équipement après un certain temps», a-t-il fait remarquer.

Abondant dans le même sens, le ministre de la Jeunesse et de l’Emploi des Jeunes, Mouctar Diallo, est allé en profondeur dans les détails de ces équipements. « L’acquisition de ces équipements exprime concrètement la bonne volonté du Chef de l’Etat de faire des jeunes de Guinée les acteurs de leur propre épanouissement, mais aussi des citoyens qui participent activement à la création de richesse et qui participent au processus de développement du pays. (…)

Ici par exemple, vous constaterez des équipements micro agro-industries du riz au nombre de 80, des micros agro-industries de chips au nombre de 60, des micros agro-industries de jus au nombre de 20, cinquante micros agro-industries de savon, 300 décortiqueuses de riz, 100 conteneurs boulangeries, 150 pirogues qui sont parqués de l’autre côté, sur 500 prévues », a-t-il énuméré.

Parlant de l’exécution du projet sur le terrain, Mouctar Diallo a indiqué que des jeunes seront sélectionnés et constitués en groupements. « Nous allons organiser les jeunes en groupements. Nous allons leur donner la formation qu’il faut pour bien exploiter tous ces équipements et nous allons les accompagner vers les résultats escomptés », a dit le ministre de la jeunesse.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Consolidation de la paix : le HCDH, le PNUD et le parlement guinéen unissent leurs efforts

11 septembre 2019 à 9 09 27 09279
Image d’archive

Les institutions nationales et les partenaires au développement multiplient les actions pour prévenir les conflits, renforcer le dialogue, la cohésion sociale et l’éducation aux Droits de l’Homme en Guinée. C’est dans cette dynamique que le Haut Commissariat des Droits de l’Homme de l’ONU (HCDH) et le Programme des Nations pour le Développement (PNUD), en partenariat avec l’Assemblée nationale, organisent très prochainement, des fora et des missions conjointes dans les 4 régions de notre pays, a appris Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Cette initiative s’inscrit dans le cadre du projet intitulé « Appui au dialogue et participation politique inclusive en Guinée ». Selon le document des Termes de Référence (TDR), consulté par Guineematin.com, l’objectif visé par ces rencontres dans les quatre régions du pays est de prévenir les conflits, renforcer le dialogue, la cohésion sociale et l’éducation aux droits de l’homme.

Vingt trois (23) des trente trois (33) préfectures de la Guinée sont concernées par ces discussions. Les missionnaires, repartis en quatre (4) équipes de neuf (9) membres chacune, sont composés de députés, du personnel parlementaire, de membres du groupe national de contact.

Selon nos informations, au moins 10 fora et 16 visites seront organisés en vue de prévenir les conflits avant, pendant et après les élections. Les délégations livreront partout à travers le pays, et conjointement, des messages clés d’apaisement du climat sociopolitique. Il sera également question d’aider les populations à cerner leur responsabilité sur la culture de la paix et de la non-violence, en particulier en période électorale.

Les 16 missions conjointes seront réalisées dans les régions de Boké, Kindia, Kankan, N’Zérékoré, Faranah et Mamou. Elles s’étendront du 15 septembre au 4 octobre 2019.

Cette activité du HCDH et du PNUD fait suite à plusieurs autres initiatives, dont la mise en place en 2019 des Personnalités réputées de Grande Intégrité (PGRI), devenu Groupe National de Contact (GNC). Une initiative qui s’inscrit dans le cadre de la consolidation d’une paix durable en Guinée.

Ces missions parlementaires, appuyées par des experts onusiens du HCDH et du PNUD, comprendront également des acteurs de la société civile et des cadres du ministère de l’Unité Nationale et de la Citoyenneté.

Abdallah BALDE pour Guineematin.com

Tél : 628 08 98 45

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N’zérékoré : l’UFR dénonce un recensement clandestin en faveur du projet de 3ème mandat

11 septembre 2019 à 8 08 52 09529

Dans un communiqué diffusé dans la soirée d’hier, mardi 10 septembre 2019, sur les ondes des radios locales, la coordination de l’UFR dans la région de N’zérékoré a fait état d’un recensement clandestin qui serait en cours dans cette région. Une opération qui aurait pour but de récolter des signatures en faveur du projet de changement de constitution qui vise à octroyer un troisième mandat. Guineematin.com vous livre ci-dessous le communiqué signé du coordinateur régional de l’UFR à N’zérékoré, Cécé Loua.

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