Insécurité à Mamou : le chef de la sûreté à Guineematin (avec vidéo)

30 septembre 2019 à 20 08 20 09209
colonel Lancé Camara, chef de la sûreté de Mamou

Le directeur régional de la police de Mamou, le colonel Lancé Camara, évoque l’insuffisance d’agents de police pour justifier, en partie, l’insécurité galopante qui terrorise actuellement les populations de sa région avant de décrypter le concept de police de proximité comme alternative sécuritaire dans les communautés locales, rapporte un correspondant de Guineematin.com en Moyenne Guinée, à travers la vidéo ci-dessous.

Selon le colonel Lancé Camara, chef de la sûreté de Mamou, le ratio populations et police est très faible dans les zones rurales. « Cela suppose qu’il y a un vide sécuritaire qui est entrain d’être constaté et qui favorise la commission de certaines infractions. Au niveau des agglomérations et des villes de la région de Mamou, force est de constater certaines infractions récurrentes de droit commun par rapport à la vie dans la cité. Si on s’en tient à la typologie des infractions qui se commettent dans les villes de la région de Mamou, nous avons d’abord les atteintes aux biens : les cas de vol, d’escroquerie et d’abus de confiance. On constate aussi la récurrence des cas de viol. Et il y a des conflits domaniaux qui viennent s’ajouter au lot d’infractions que nous constatons », a-t-il expliqué.

Mais, l’officier de police fonde désormais un grand espoir sur la création par sa hiérarchie de la police de proximité. « Sur un plan général, le Ministère de la Sécurité et de la Protection Civile, sous l’impulsion du président de la République, parce que c’est lui qui a initié le concept de police de proximité, ayant fait le constat que la police évolue en vase clos, la police évolue sans les acteurs qui sont concernés par les questions de sécurité. A la suite d’un audit qui a été fait, les partenaires de la République de Guinée ont estimé qu’il fallait mettre en place une police de proximité. La police de proximité, c’est une question de gouvernance sécuritaire entre les services de police et la population. Autrement dit, les populations sont des acteurs de la sécurisation de leurs entités. On leur la possibilité de discuter des questions de sécurité avec les services officiels de police pour une sécurisation. Nous estimons qu’après un constat qui a été fait, un audit qui a été effectué par rapport à l’impact du concept de police de proximité dans certaines préfectures de la Guinée, on voit que l’effet est très bénéfique », a-t-il ajouté.

Pour ce colonel de police, les questions de gouvernance sécuritaire à la base peuvent résoudre les défis sécuritaires dans les communautés. « Cette police de proximité n’est pas une police nouvelle. Ce n’est pas non plus des gens qui sont intégrés à la police spécialement pour un travail spécifique à la police de proximité. C’est une méthodologie de travail qui a changé. Il y a eu une mutation de la police dite répressive vers la police préventive. Les acteurs de la police de proximité ont comme outils de travail les dialogues qui se tiennent dans les communautés pour les défis sécuritaires qui se posent à leurs communautés », a-t-il insisté.

C’est la nouvelle méthodologie de travail qui sera adoptée par tous les commissariats centraux « puisque l’insécurité commence à prendre des ampleurs inimaginables. On estime l’implantation de la police de proximité dans les différents commissariats centraux de la Guinée va être un ouf de soulagement pour les questions de sécurités à la base. Dans cette nouvelle doctrine d’emploi de la police, il y a des aspects auxquels nous tenons beaucoup compte. Un exemple. Si vous voyez les étudiants qui sont tout le temps énervés à la présence des forces de police, c’est parce qu’on ne voit que la police guinéenne répressive. Alors que dans le cadre de la sensibilisation, dans le cadre du travail de fourmis que les policiers référents dans les établissements scolaires peuvent faire, on brise la glace de la méfiance. On donne la possibilité aux gens, aux élèves et étudiants d’exprimer leurs problèmes qui peuvent être remontés pour des solutions idoines. Ça permet ensuite, dans le cadre de la sensibilisation, des interventions des policiers référents dans les établissements scolaires de combattre le phénomène des gangs. Le phénomène des gangs, c’est toujours avec un tronc commun. C’est-à-dire, la criminalité, la drogue et le banditisme. A mesure que cela se passe, ça va résoudre les questions de méfiance au niveau des établissements scolaires. La preuve a été déjà donnée dans certains établissements de Conakry où les policiers référents ont été réclamés pour leurs interventions quand, pour des questions de gouvernance, ces éléments étaient hors des lieux de résidence de ces établissements », a-t-il conclu.

Depuis Labé, Idrissa Sampiring DIALLO pour Guineematin.com
Tél. : (00224) 622 269 551 & 657 269 551 & 660 901 334

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Boycott des audiences par les avocats : les magistrats expriment leur opposition

30 septembre 2019 à 19 07 17 09179
Mohamed Aly Thiam, président de l’Association des Magistrats de Guinée

Depuis un certain temps, le torchon brûle entre le barreau guinéen et les magistrats. La prestation de serment de 11 jeunes avocats à la Cour d’Appel, malgré l’opposition de l’Ordre des Avocats est l’étincelle qui a mis le feu aux poudres entre les deux camps. Les avocats ont dans la foulée annoncé le boycott de toutes les audiences jusqu’à nouvel ordre. Une position dénoncée par l’Association des Magistrats à l’issue d’une assemblée générale tenue à huit clos ce lundi, 30 septembre 2019, à la Cour d’Appel de Conakry, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Les magistrats de Guinée se sont réunis pour se pencher sur la crise qui mine le système judiciaire après la décision des avocats de bouder les cours et tribunaux jusqu’à nouvel ordre. Au terme d’un huit clos de quatre heures, c’est le président de l’Association qui en a fait le compte-rendu.

Selon Mohamed Aly Thiam, deux points ont été abordés à cette assemblée : la colère des avocats et l’attaque verbale dont ils ont fait l’objet de la part du ministre de la sécurité.

« En ce qui concerne les avocats, nous allons nous entretenir, et on va faire une résolution qu’on va leur adresser aussi, pour leur dire que nous travaillons au nom du peuple et au service des citoyens. Il y a des décisions que nous ne pouvons pas prendre qui pourraient aller dans le sens contraire des intérêts des populations. Quand un avocat ou un magistrat décide de boycotter les audiences de justice, c’est contre les intérêts des citoyens, c’est contre les intérêts des justiciables qui se sont adressés à eux pour faire valoir leur droits. Nous ne sommes pas d’accord avec eux. Nous pensons que nous devons nous asseoir et nous dire certaines vérités pour que cela n’arrive pas. Parce qu’il y a l’intérêt d’abord des citoyens, ensuite ça paralyse l’Etat. Nous ne sommes pas d’accord avec eux », a lancé le président de l’Association des Magistrats de Guinée.

Lors d’une récente sortie médiatique, le ministre de la Sécurité, Alpha Ibrahima Kéira, a dénoncé l’attitude des magistrats qui libèrent les malfaiteurs mis aux arrêts par la police. Fustigeant de tels propos, Mohamed Aly Thiam a dit que cette sortie est une manière de mettre leur relation en mal avec les services de police. « Nous dénonçons les propos du ministre de la sécurité, quant à dire que nous libérons les prisonniers que les policiers arrêtent, comme s’il n y avait pas des règles de procédure qui nous emmènent à condamner ou à libérer. La présomption d’innocence est une règle fondamentale de notre système constitutionnel. Nous ne pouvons pas l’ignorer. Ce n’est pas parce qu’on a arrêté quelqu’un, immédiatement nous allons être le bras séculier de ceux qui arrêtent. Et puis, c’est une manière de mettre nos relations avec les services de police en mal. Cela ne doit pas venir d’une autorité gouvernementale. Que les policiers s’en plaignent, nous avons le droit de s’asseoir avec eux et d’en parler puisqu’il s’agit de relation de collaboration. Mais, le ministre de la sécurité ne peut pas monter au créneau pour tenir de tels propos qui mettent notre sécurité en danger. Parce que c’est une incitation des citoyens à la révolte et à la violence contre les magistrats », soutient-il.

Saidou Hady Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 620 589 527/654 416 922

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Affaire du 3ème mandat : « il y a un risque réel de guerre civile en Guinée »

30 septembre 2019 à 18 06 31 09319

J’exhorte la communauté internationale, la CEDAO, à intervenir maintenant ; car, il y a un risque réel de guerre civile dans notre pays. Les gens sont en train de prendre de l’argent dans les mains du président de la République en lui faisant croire qu’ils peuvent l’aider à obtenir le 3ème mandat. Ça ne marchera pas. Les guinéens souffrent… Vous voyez comment les gens souffrent ? Vous voyez comment nos ressources minières sont en train d’être pillées ? Voyez ce que la construction du barrage de Souapiti a fait à nos parents ? Regardez ce que son exploitation est en train de faire à nos parents à Konkouré et alentours ? Les gens ont perdu leurs champs, leurs maisons et jusque-là, ils n’ont pas été indemnisés…

Elhadj Sékhouna Soumah, le Kountigui de la Basse Côte
Elhadj Sekhouna Soumah, le Kountigui de la Basse Côte

Opposé à toute idée de changement de la Constitution guinéenne actuelle, le Kountigui de la Basse Côte, Elhadj Sékhouna Soumah, a réaffirmé sa position ce lundi 30 septembre 2019. Il avertit la communauté internationale sur les risques qui planent au dessus de la Guinée face à la volonté d’Alpha Condé de s’accrocher au pouvoir. Il l’a dit à l’occasion d’une rencontre qu’il a eue à Toumanyah, dans la commune urbaine de Dubréka, avec l’Union des Ressortissants de la Basse Côte, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Le très populaire Elhadj Sékhouna Soumah, Kountigui de la Basse Côte, ne cache pas son aversion pour le funeste projet de nouvelle constitution en cours de préparation en Guinée. La rencontre de ce lundi, tenue à Toumanyah, a connu la présence des Kountigui de toutes les préfectures de la Basse Guinée ou de leurs représentants (Télimélé, Kindia, Dubréka, Forécariah, Coyah, Fria, Boké et Boffa) et des 5 communes de Conakry. Elle visait à prendre le contrepied d’un groupe de personnes qui est allé au RPG Arc-en-ciel il y a 48 heures pour annoncer au nom de la Basse Côte son adhésion au projet de 3ème mandat.

Elhadj Sekhouna Soumah, le Kountigui de la Basse Côte

Dans son intervention, Elhadj Sékhouna Soumah a réitéré son opposition au projet de nouvelle constitution destiné à accorder un mandat supplémentaire à Alpha Condé à la tête de la Guinée. Selon lui, « ce projet de nouvelle constitution a pour seul objectif d’accorder un mandat à vie au président Alpha Condé. Je ne suis pas contre Alpha Condé ; mais, je suis contre son 3ème mandat. J’exhorte la communauté internationale, la CEDAO, à intervenir maintenant ; car, il y a un risque réel de guerre civile dans notre pays. Les gens sont en train de prendre de l’argent dans les mains du président de la République en lui faisant croire qu’ils peuvent l’aider à obtenir le 3ème mandat. Ça ne marchera pas. Les guinéens souffrent, ils viennent vous donner de l’argent afin que vous souteniez ce projet. S’ils vous donnent de l’argent, prenez le car c’est l’argent du contribuable guinéen. Mais, refusez de les soutenir dans ce dangereux projet. Une fois encore, j’en appelle à l’implication de la communauté internationale. Les guinéens ne sont pas d’accord pour ce 3ème mandat et ne seront jamais d’accord. Il a fait ses deux mandats, qu’il s’en aille maintenant, car il n’est pas le seul guinéen », a-t-il lancé.

Parlant du groupe de personnes qui s’est exprimé au nom de la Basse Côte la semaine dernière, Elhadj Sékhouna Soumah les a qualifiés de démagogues. « S’ils sont sûrs qu’ils parlent au nom de la Basse Côte, qu’ils aillent dans leurs préfectures respectives pour tenir ces propos. Cette question de Basse Guinée ne se parle pas au siège d’un parti politique. Moi, je suis le Kountigui de la Base côte, j’ai dit que nous ne sommes pas d’accord avec le 3ème mandat. J’assume mes propos. C’est pourquoi d’ailleurs j’ai fait venir l’ensemble des Kountigui des autres préfectures de la Basse Côte ici pour qu’ils disent publiquement notre position. Ce que je déplore, c’est qu’en basse Guinée, les gens n’ont pas de respect pour l’autorité morale que nous sommes. Dans les autres régions comme le Fouta, la Forêt ou en Haute Guinée, ce n’est pas le cas. Là-bas, les gens respectent l’autorité morale. Mais en Basse Côte, ce sont nos propres fils qui nous désobéissent souvent », a-t-il regretté.

Elhadj Sekhouna Soumah, le Kountigui de la Basse Côte

En outre, le Kountigui de la Basse Côte a dénoncé la misère qui frappe de nombreux citoyens de la Basse Côte où l’exploitation minière ne leur a jamais profité. « Vous voyez comment les gens souffrent ? Vous voyez comment nos ressources minières sont en train d’être pillées ? Je dis pillées, parce que l’exploitation n’a aucune conséquence positive sur le niveau de vie de nos enfants. Voyez ce que la construction du barrage de Souapiti a fait à nos parents ? Certes, ce barrage va nous aider à avoir le courant, mais regardez ce que son exploitation est en train de faire à nos parents à Konkouré et alentours ? Les gens ont perdu leurs champs, leurs maisons et jusque-là, ils n’ont pas été indemnisés. Au lieu que les cadres de la Basse Côte partent s’enquérir de la situation de nos parents de ce côté, ils sont en train de parler de ce projet de 3ème mandat que tous les guinéens détestent aujourd’hui ».

Continuant à énumérer les errements de la gouvernance actuelle, Elhadj Sékhouna Soumah a évoqué le mauvais état des routes de la Basse Côte. « Forécariah a connu successivement trois Premiers ministres. Mais, allez voir la route de Coyah-Forécariah, une route qui est distante de moins de 160 kilomètres, mais aujourd’hui elle est dans un piteux état. Allez y voir la route Conakry-Kindia. Kindia qui est la capitale de la Basse Côte, la route qui mène là-bas est impraticable. Nous ne sommes pas d’accord avec le 3ème mandat. Il a fait deux mandats, qu’il s’en aille », a martelé le vieil homme.

De Dubréka, Ibrahima Sory Diallo, envoyé spécial de Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Les femmes du FNDC reçues à l’ambassade de France : « ils savent que si la Guinée brûle… »

30 septembre 2019 à 18 06 25 09259

Les femmes du Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC) continuent leur tournée de prise de contact entamée il y a quelques semaines dans le cadre de leur lutte contre le projet de nouvelle constitution. C’est dans cette dynamique qu’elles ont été reçues par l’ambassade de la France en Guinée dans la journée de ce lundi, 30 septembre 2019. Elles y ont expliqué leur crainte quant à une déstabilisation de la Guinée si Alpha Condé s’entêtait à s’accrocher au pouvoir au-delà de ses deux mandats constitutionnels, a appris sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Les femmes du FNDC ne désarment pas et continuent d’alerter l’opinion nationale et même sur ce qui se trame en ce moment en Guinée et sur ce que cela pourrait occasionner. C’est dans ce cade qu’elles ont rencontré l’ambassade de France en Guinée ce lundi. Selon leur porte-parole, Hadja Maimouna Diallo, « nous sommes venues rencontrer l’ambassade de France en Guinée pour tirer la sonnette d’alarme par rapport à la situation préoccupante dans notre pays. Nous avons voulu rencontrer l’ambassadeur, compte tenu des relations historiques qui existent entre notre pays et la France et surtout de la position stratégique qu’occupe la France dans notre pays. Nous nous sommes dits que si la France prend ses responsabilités, ils peuvent influencer, utiliser les moyens à leurs dispositions pour arrêter Monsieur Alpha Condé dans sa logique de changer la Constitution, car cette histoire n’est prévue nulle part dans la constitution actuelle. Nous sommes venues pour demander humblement en tant que femme, en tant que mère, parce que quand il y a conflit dans notre pays, nous sommes les premières victimes. Nous leur demandons humblement de peser de tout leur poids pour arrêter Alpha Condé dans sa direction… »

A la question de savoir quelle a été la réaction de l’ambassadeur devant leur réclamation, madame Maimouna Diallo a laissé entendre que le diplomate français a les mêmes préoccupations que les femmes du FNDC. « L’ambassadeur nous a dit qu’ils ont les mêmes préoccupations que nous et qu’ils sont conscients de la situation stratégique de la Guinée, pour la simple et bonne raison qu’aujourd’hui, la Guinée est le premier pays pourvoyeur des mineurs non accompagnés en France. C’est un problème essentiel. Ils savent aussi que la Guinée fait frontière avec six (6) pays et des pays qui ont connu des guerres civiles, des pays miné par le terrorisme. Ils savent que si la Guinée brûle, ça risque d’embraser les pays limitrophes et de réveiller les démons qui dorment aux alentours de notre pays. Donc, ils sont conscients de cette situation et ils vont faire de leur mieux pour faire respecter la démocratie dans notre pays ».

En outre, la porte-parole de circonstance des femmes du FNDC a fait savoir qu’elles font confiance à l’ambassade de France. « On a parfaitement confiance en eux, sinon on allait pas venir les voir. Nous savons qu’ils ont un rôle à jouer en Guinée. S’ils décident de jouer ce rôle, on pourra arriver à nos fins. Le combat continue et nous avons voulu prouver à l’ambassade de France que le FNDC que nous représentons ici est représenté dans tous les secteurs de la Guinée et à l’extérieur du pays. Partout où il y a un Guinéen, le FNDC est représenté, et nous sommes prêts pour le combat. Le président de la République a demandé à ses partisans d’être prêts pour l’affrontement ; nous lui disons nous aussi on est prête pour l’affronter, car nous ne laisserons pas tripatouiller notre constitution, nous ne lui laisserons plus une présidence à vie », a-t-elle martelé.

Pour finir, madame Maimouna Diallo dit que cette rencontre avec les diplomates des autres pays va se poursuivre dans les prochains jours. « Nous attendons les rendez-vous, mais on va demander à rencontrer toutes les ambassades qui sont dans notre pays. On va faire le plaidoyer à tous les niveaux pour voir si on peut trouver une personne ou une institution qui peut arrêter Alpha Condé dans son élan parce que c’est le dernier recours pour nous avant l’affrontement. Si nous ne trouvons pas quelqu’un qui arrive à stopper Alpha Condé dans son élan, vous pouvez vous apprêter vous-même, parce qu’il y aura l’affrontement, car le FNDC est prêt et déterminé à défendre la constitution guinéenne, à défendre la démocratie, à défendre l’alternance dans notre pays. Vive les femmes du FNDC, Amoulanfé, Amoulanfé, Amoulanfé… »

Mouctar Baldé pour Guineematin.com

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Vers les élections législatives : la CEPI de Yomou renforce les capacités de 265 de ses membres

30 septembre 2019 à 16 04 47 09479

La Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI) poursuit ses activités dans la perspective des élections législatives prévues pour la fin de l’année 2019. C’est dans cette dynamique que 265 membres des démembrements de l’institution ont entamé à Yomou un atelier de formations de trois jours axé sur l’enregistrement et la révision des listes électorales, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

La CENI déroule son chronogramme pour la tenue des législatives à la date du 28 décembre prochain même si de nombreux observateurs doutent de l’organisation d’élections crédibles à cette date. Après l’installation et la formation de ses démembrements, la CENI est à l’offensive dans le cade du Comité Interpartis (CIP). L’heure est au travail avec les membres des Commissions Administratives d’Enregistrement et de Révision des Listes Electorales (CAERLE).

A Yomou, ce sont 265 membres de ces CAERLE qui ont entamé hier dimanche, 29 septembre 2019, une formation de 3 jours destinée à renforcer leurs capacités sur la révision du fichier électoral.

George Mamy, représentant de la CENI, est revenu sur l’objectif de ce d’atelier : « pour la révision de la liste électorale, la CENI a jugé nécessaire d’informer, de communiquer sur combien de CAERLE (Commission Administrative d’Etablissement et la Révision de la Liste Electorale) seront formées. Nous devons montrer aux parties prenantes comment les structures doivent fonctionner. Et nous, acteurs même du processus, nous devons être les partis moteurs, être justes, honnêtes et sincères. Et dans l’ensemble, nous devons éviter les problèmes et les débats inutiles pendant cette période ».

Abondant dans le même sens, la présidente de la Commission Électorale Préfectorale Indépendante (CEPI) de Yomou, Madame Mah DOPAVOGUI, a apporté plus de détails sur ce qui attend les participants dans les jours et semaines à venir dans leurs localités.

Mme Mmah DOPAVOGUI, présidente de la Commission Électorale Préfectorale Indépendante de Yomou

« L’étape que nous entamons est d’une importance capitale, car il s’agit d’une phase incontournable qui n’est autre que la mise à niveau des commissaires n’ayant pas bénéficié de la formation sur leurs rôles et responsabilités et celle des membres des commissions administratives d’établissement et de révision des listes électorales. C’est pourquoi la CENI, à travers ses démembrements, nous a fait confiance et nous exhorte au sérieux, à préserver notre fichier électoral, gage d’une élection juste, transparente et inclusive. Nous devons accepter d’aller au tréfonds des quartiers, des districts, des secteurs, des villages et des hameaux pour que chaque citoyen en âge de voter puisse être enrôlé ou qu’il soit recensé pour jouir pleinement de son droit civique. Je ne doute pas un seul instant de votre engagement, mais aussi et surtout de votre ferme volonté à enrôler correctement les ayant droit sur le fichier de la circonscription électorale de Yomou ».

Présent à l’ouverture des travaux, le secrétaire général chargé des affaires administratives de la préfecture de Yomou, Christophe LAMAH, a demandé aux bénéficiaires de jouer le rôle qui leur est dévolu pour éviter à notre pays une crise postélectorale. « Les élections sont toujours considérées comme des étapes et des moments fatidiques de l’histoire d’une nation. Si vous regardez un peu partout dans la sous région, les crises postes électorales sont dues à la mauvaise gestion d’une part du processus. Nous remercions Dieu qui nous a toujours mis à l’abri de ces éventualités néfastes, nous n’avons jamais connu ce genre de situation. C’est pour vous dire que votre mission, elle est délicate, la paix, la cohésion sociale et la stabilité. C’est la raison pour la quelle j’interpelle tous les acteurs à tous les niveaux : partis politiques, société civile, représentants de l’administration, les force de sécurité et de défense… de faire preuve de responsabilité, de maturité pour le bien être de notre cher pays, la Guinée. Je vous interpelle encore de nouveau à informer vos base afin que le processus se passe dans notre préfecture de façon idéale ».

De Yomou, Michel Anas Koné pour Guineematin.com

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Déclaration : les commerçants dénoncent la politisation de la chambre de commerce

30 septembre 2019 à 16 04 20 09209

L’union des Commerçants pour la Prospérité des Activités Economiques (UCPAE) a suivi la déclaration de certains opérateurs économiques pour un soutien à l’idée d’une nouvelle constitution, dans le cadre des consultations initiées par Monsieur le Président de la République et menées par son Premier Ministre depuis le 20 Septembre 2019.

Pour un rappel, le rôle des opérateurs économiques à travers les confédérations patronales et la chambre de commerce est loin de s’immiscer dans un débat politique. Au contraire, les acteurs économiques contribuent étroitement, en collaboration avec l’Etat, à l’essor du Secteur Privé : vecteur de développement et de croissance par le biais de l’entrepreneuriat et des investissements locaux et étrangers au niveau du secteur primaire (agriculture, élevage, pêche, exploitation forestière, mines, industries, etc.) afin de favoriser le développement socio-économique et culturel dans tous les pays à travers le monde.

Par conséquent, l’UCPAE informe l’opinion nationale et internationale que ces déclarations n’engagent que les personnes qui les ont faites et se désolidarise totalement de cette prise de position qui expose dangereusement la vie et les activités des opérateurs économiques locaux et étrangers en République de Guinée.

Sur ce, il est inadmissible et inacceptable à nos yeux de politiser la chambre de commerce et les confédérations patronales et cela, quels que soient les motifs.

Ainsi, au vu de la situation actuelle, l’UCPAE lance un appel aux autorités du Pays, à un sens de responsabilité pour éviter à la Guinée un lendemain incertain qui aura un impact négatif sur les activités socio-économiques en Guinée et dans la Sous-Région.

Conakry, le 30/09/2019

Pour le Bureau Exécutif

Le Vice-Président

Elhadj Mamadou Bhoye DIALLO

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Conakry : 30 jeunes diplômés à l’école de la logistique urbaine

30 septembre 2019 à 16 04 05 09059

Le Centre du Commerce International (ITC) a procédé au lancement d’un atelier de formation sur la logistique urbaine en faveur de trente (30) jeunes diplômés ce lundi, 30 septembre 2019. La démarche s’inscrit dans le cadre de sa mission d’accompagnement des jeunes en quête d’emploi ou souhaitant créer une entreprise ou renforcer leurs activités. Une initiative prise en collaboration avec le ministère du Commerce et ses partenaires, à travers le programme INTEGRA du gouvernement guinéen et de l’union européenne, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Cette activité cible 30 jeunes diplômés et va s’étendre sur une semaine. Elle s’inscrit dans le cadre de la création d’emplois par le biais de la formation en Logistique pour absorber une partie des jeunes qui arrivent chaque année sur le marché de l’emploi.

Mme Hann Djénaba Keita, coordinatrice du Centre du Commerce International

La coordinatrice du Centre du Commerce International (ITC), madame Hann Djénaba Keita, est revenue sur les objectifs visés par son institution. « L’idée d’INTEGRA est de favoriser l’insertion socioprofessionnelle des jeunes, de maîtriser la migration irrégulière et de faire comprendre aux jeunes guinéens qu’il y a bien sûr des opportunités dans notre pays. On espère que pendant cette semaine de formation que vous allez êtres très proactifs et que vous allez poser les questions nécessaires pour pouvoir enrichir vos connaissances afin de pouvoir vous lancer », a-t-elle laissé entendre.

Ismaël Souaré, représentant du ministre du Commerce à cette cérémonie

De son côté, le représentant du ministre du Commerce à cette cérémonie, Ismaël Souaré, a salué l’initiative avant de féliciter les organisateurs. « La formation des jeunes, l’emploi pour les jeunes, est une priorité pour le gouvernement guinéen et cet atelier fait partie des actions concrètes que la Guinée met en place avec ses partenaires, l’Union Européenne, et dans le cas présent avec l’ITC. Je tiens à saluer le choix du thème, à savoir la logistique parce que vous savez, la logistique est au cœur de toute activité économique. Cette formation permettra à des jeunes que vous êtes d’acquérir des qualifications qui vous permettront de contribuer à la création d’emplois en Guinée. Je félicite les organisateurs, je vous encourage à êtres très assidus », a t- il dit.

Alhassane Camara, Directeur général du groupe GLOBTRANS

Pour sa part, Alhassane Camara, Directeur général du groupe GLOBTRANS, un des partenaires de cette activité, a expliqué que cette initiative vise à lier la théorie à la pratique au profit des jeunes diplômés. « Ce que nous visons c’est de donner l’opportunité à des jeunes guinéens, qui ont eu un cursus que l’on connait tous et qui ont un grand problème d’adéquation entre la formation et l’emploi. Nous avons l’opportunité dans cette entreprise, au-delà du théorique qu’ils suivront et qu’ils vivront, de leur apporter du pratique. Ça sera dans nos infrastructures de maintenance et éventuellement dans le reste des activités que nous avons liées à la logistique. L’objectif étant vraiment dans une structure de formation que nous souhaitons performante, de donner l’opportunité réelle d’avoir une adéquation entre la formation et l’emploi ».

Tidjane Diop, conseiller principal en logistique pour le Centre de Commerce International

Le conseiller principal en logistique pour le Centre de Commerce International (ITC), est revenu sur les activités qu’ils comptent mener sur le terrain. Selon Tidjane Diop, « le Centre du Commerce International l’ITC, à travers le projet INTEGRA, se déploie en Guinée à travers différentes composantes. Je suis personnellement en charge du Transport-logistique dans la composante transport logistique, nous avons déjà différentes spécialités. Donc, cette semaine nous serons dans la logistique dans l’export, la logistique urbaine. Nous allons accompagner les jeunes qui ont des motos en utilisant les champions locaux qui ont développé des applications et nous accompagnerons des jeunes en les aidant à améliorer leur technologie et leur offre de service en termes d’applications. Mais tous ces jeunes en moto qui travaillent pour ces entreprises, nous les équiperons avec des sacs isothermes pour certains, pour d’autres non isothermes. Nous avons déjà acquis une centaine de sacs. Donc, ces jeunes bénéficieront de ces sacs qui sont entre Conakry, Labé, Boké et Kankan, se balader, faire des livraisons avec ces sacs que nous appelons des sacs INTEGRA ».

Selon nos informations, sur les trente (30) jeunes formés, dix (10) seront choisis pour représenter l’institution sur toute l’étendue du territoire national afin d’accompagner les autres bénéficiaires qui sont déjà sur le terrain. L’objectif global est de contribuer à la prévention et à la limitation de la migration irrégulière, la réintégration des migrants de retour et l’insertion socio professionnelle durable des jeunes guinéens.

Salimatou Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 224623532504

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Fuite de la misère : un autre guinéen est mort dans le train d’un avion

30 septembre 2019 à 15 03 15 09159

20 après la mort de Yaguine Koïta et Fodé Tounkara dans le train d’atterrissage arrière droit d’un appareil de la compagnie Sabena Airlines à destination de Bruxelles, un autre guinéen qui voulait fuir la misère qui sévit dans notre pays a perdu la vie la nuit d’hier à aujourd’hui, a-t-on appris des médias marocains.

Ce compatriote dont l’identité n’a pour le moment pas été révélée, a profité des failles sécuritaires de l’aéroport international de Conakry pour s’introduire dans le train d’un appareil de la RAM (Royal Air Maroc). C’est le vol AT526 (l’avion CN-ROA B737-800) qui a transporté ce jeune homme de Conakry pour Casablanca (Maroc) où son corps a été trouvé dès l’arrivée, à 06 heures 30’, indique-t-on.

A rappeler que comme Yaguine Koïta, Fodé Tounkara et tous ceux qui se perdent la vie dans la Méditerranée et les autres cimetières de l’exil, cette autre victime tentait de fuir la misère qui est une conséquence de la mauvaise gouvernance de la Guinée.

61 ans après l’indépendance nationale, les Guinéens cherchent toujours à fuir leur pays pour espérer une vie heureuse qu’ils ne rêvent pas trouver dans la terre de leurs ancêtres…

Guineematin.com présente ses condoléances à la famille éplorée et à l’ensemble du peuple de Guinée

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Coordination Haali Poular : ce qu’Alpha Condé a dit dans la famille d’Elhadj Saïkou Yaya

30 septembre 2019 à 14 02 16 09169
Alpha Condé, président de la République

Près de deux semaines après le décès d’Elhadj Saïkou Yaya Barry, ancien président de la coordination Haali Poular, un sacrifice a été organisé à sa mémoire dans la journée d’hier, dimanche 29 septembre 2019. Absent du pays lors du décès du sage, le président Alpha Condé s’est rendu au domicile du défunt ce dimanche pour présenter les condoléances à la famille éplorée, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

La cérémonie a été organisée pour le repos éternel de l’âme d’Elhadj Saïkou Yaya Barry, arraché à l’affection des siens le 16 septembre 2019 à l’âge de 86 ans. L’occasion a été mise à profit pour annoncer son remplacement au poste de président de la coordination Haali Poular par le doyen Elhadj Ousmane Baldé alias, « Sans loi ».

Venu présenter ses condoléances à la famille éplorée, le Chef de l’Etat, le professeur Alpha Condé, a dit avoir appris le décès du doyen avec beaucoup de tristesse avant d’inviter les guinéens à s’aimer et à s’entendre. « Lorsque le décès a eu lieu, je ne n’étais pas là, j’étais aux Etats Unis. J’ai voulu venir hier samedi, mais on m’a dit qu’il est déconseillé d’aller présenter les condoléances samedi. C’est pourquoi j’ai reporté à aujourd’hui. Donc, ma venue ici aujourd’hui a juste été une coïncidence avec le sacrifice. Elhadj Saïkou Yaya était un doyen sage, un homme qui présidait la coordination Haali Poular. Il faisait partie d’un des doyens les plus respectés du pays. Donc, je présente mes condoléances à toute la Moyenne Guinée, au-delà, à tout le peuple de Guinée car ce décès n’a pas attristé que la coordination Haali Poular, mais il a attristé tout le peuple de Guinée. Je n’étais pas au courant de l’arrivée ici de tous ces imams et tous ces inspecteurs régionaux du Fouta, de la Moyenne Guinée. Je vous présente mes sincères condoléances. Que Dieu ait l’âme du défunt au paradis et accorde longue vie à sa famille. Que Dieu développe l’amour et le pardon entre nous. Que Dieu fasse que tous les guinéens s’aiment. Personne ne viendra développer la Guinée à notre place. Donc, il faut que nous cultivions la paix et l’amour entre nous. Encore une fois, je présente mes condoléances à tout le peuple de Guinée », a dit le Chef de l’Etat.

Elhadj Ousmane Baldé « Sans Loi », nouveau président de la coordination Haali Poular

Dans son discours, Elhadj Ousmane Baldé, nouveau président de la coordination Haali Poular, a dit la joie de la famille et de la coordination pour la présence du Chef de l’Etat. « Nous saluons l’arrivée du chef de l’Etat. Vous savez qu’il est président de la République, donc le premier magistrat du pays. Ensuite, il est le père de la nation guinéenne. Tous les guinéens sont égaux devant lui, il est comme un père de famille ».

En outre, Elhadj Baldé a dit que la coordination qu’il dirige a pour vocation d’unir les guinéens pour que la paix règne dans le pays. « Mon objectif, en tant que président de la coordination, c’est d’unir davantage l’ensemble des Guinéens, particulièrement les fils et filles du Fouta Djallon. Mon souhait, c’est qu’il y ait la paix en Guinée, que les Guinéens cessent de parler ethnie, qu’ils essaient d’aller tous dans la même direction, que chaque guinéen fasse son devoir et attende ses droits. Je suis content de cette grande mobilisation, je prie Dieu qu’il ait l’âme d’Elhadj Saïkou Yaya au paradis ».

A noter qu’Alpha Condé a offert une enveloppe à la famille du défunt, dont le contenu n’a pas été rendu public.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

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N’Zérékoré : les démembrements de la CENI à l’école de l’épuration du fichier électoral

30 septembre 2019 à 13 01 50 09509

La Commission Électorale Préfectorale Indépendante (CEPI) de N’zérékoré, dans le cadre de l’exécution du chronogramme de la CENI, organise un séminaire en faveur des membres des Commissions Administrative d’Etablissement et de Révision des Listes Électorales (CAERLE). La séance, démarrée hier dimanche, 29 septembre 2019, est organisée dans le cade de l’épuration du fichier électoral. Elle a été présidée par le préfet, Elhadj Sory Sanoh, en présence de nombreux acteurs, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

La rencontre de trois jours regroupe des représentants des partis politiques de la mouvance présidentielle et de l’opposition, les autorités communales ainsi que les représentants des organisations de jeunes. Les participants ont échangé autour de la problématique liée à l’organisation des élections législatives du 28 décembre 2019, notamment la révision du fichier électoral.

François Makilé Kéléba, directeur de cabinet du président de la CENI

Selon, François Makilé Kéléba, directeur de cabinet du président de la CENI, « la dernière fois, on était là pour l’installation des démembrements. Aujourd’hui, c’est la formation des membres des Commissions Administrative d’Etablissement et de Révision des Listes Electorales (CAERLE). Ce travail va consister pour vous à identifier les électeurs qui sont déjà dans la base de données. Ce travail va consister également à inscrire les nouveaux, ceux là qui ont eu 18 ans révolus depuis la dernière révision de 2015. C’est un travail qui est complexe, parce que si vous ne le faites pas bien, les gens ne vont pas voter. Parce qu’on ne vote que quand on est dans la base et quand on est sur une liste électorale. Je vous souhaite bonne chance. Et surtout, posez toutes sortes de questions, sachez qu’il n’y a pas de question bête. Les points qui vous semblent importants, posez des questions là-dessus pour que dans l’exercice de la mission des membres des CAERLE que vous soyez en mesure de rendre au peuple de Guinée tout qui lui est dû ».

Elhadj Sory SANOH, préfet de N’Zérékoré

Prenant la parole, le préfet de N’Zérékoré, Elhadj Sory SANOH, a remercié les organisateurs avant d’inviter les membres de la CAERLE à accorder du crédit à cette formation. « Cette formation que vous allez commencer maintenant est d’une importance capitale. Vous devez la suivre, la subir et l’assimiler pour vous permettre de bien accomplir la mission qu’on vous a confiée », a dit monsieur Sanoh.

Il faut noter que 395 participants venus de la CEPI (Commission Electorale Préfectorale Indépendante), de la CECI (Commission Electorale Communale Indépendante) et de la CESPI (Commission Electorale Sous-préfectorale) de Bounouma ont pris part à l’ouverture de cette formation.

De N’Zérékoré, Foromo Gbouo LAMAH pour Guineematin.com

Tél : +224620166816/666890877

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Le maire de Macenta dément Pépé Toupou : « c’est archifaux de dire que j’ai détourné… »

30 septembre 2019 à 12 12 29 09299

Comme annoncé précédemment, le maire de Macenta, Gnénégo Guilavogui, est en froid avec le député uninominal, l’honorable Pépé Toupou. En réponse à des accusations de menace de mort qu’il aurait proféré contre le maire, Pépé Toupou dément et accuse son neveu de détournement de plus de 100 millions de francs guinéens. Interrogé par l’envoyé spécial de Guineematin.com dans la région, Gnénégo Guilavogui dénonce de fausses accusations.

Gnénégo Guilavogui, maire de Macenta

« C’est archi-faux. Moi, je n’ai rien détourné et ce député se mêle de choses qu’il ne connait pas. Aucun conseiller communal ne vous dira que c’est vrai. C’est plutôt Sékou 1 Camara, candidat malheureux du RPG/AEC à la mairie, qui est parti le rencontrer pour dire ces mensonges. Il a juré de passer par tous les moyens pour récupérer la mairie après avoir été battu. Je rappelle que nous sommes 29 conseillers et le RPG/AEC dispose de 11 conseillers. Mais de ces 11, il n’avait eu que 4 voix. Donc, c’est lui qui est allé rencontrer le député et faire des circulaires avant de venir les distribuer. Mais, il sait la réponse qui lui a été donnée par le conseil municipal. Monsieur Nestor Voné Guilavogui est l’un des conseillers du RPG qui a dit à Toupou, tu n’es pas conseiller. Nous, nous avons fini notre session. Personne n’a reproché quelque chose au maire », s’est défendu Gnénégo Guilavogui.

Parlant des projets financés par l’ANAFIC, Gnénégo Guilavogui a expliqué que sa commune a reçu plus de 2 milliards 150 millions de FG pour la réalisation d’une gare routière à Gnoumamoridou, de trois dalots et d’un poste de santé à Mbaou.

S’agissant du budget annuel ficelé par la commune, le maire parle de plus de 4 milliards de francs guinéens, y compris l’enveloppe de l’ANAFIC, et répertorié dans le Plan de Développement Local (PDL) de la commune. « Nous tirons ces recettes à partir des taxes au niveau de la commune urbaine, au marché et auprès des services techniques », a indiqué le maire.

En outre, Gnénégo Guilavogui a insisté sur le fait que sa gestion des deniers publics est basée sur la transparence. « A chaque fois qu’il y a une activité, j’associe tout le monde. Je n’ai rien à cacher et tout se passe bien et devant tout le monde. C’est comme ça que je gère avec mon équipe communale », a expliqué le maire.

Monsieur Guilavogui a fait savoir qu’il ne digère pas l’acharnement de son oncle sur sa personne. « C’est seulement des personnes qui ont perdu le nord, comme l’Honorable Toupou, qui disent avoir tout fait pour que je quitte l’UFDG en faveur du RPG, qu’il me combattra jusqu’à sa dernière énergie. Je lui ai demandé, vous êtes pasteur ? Il a dit oui. J’ai dit alors ma vie se trouve entre les mains de Dieu. Comme il est pasteur et se comporte à la place de Satan, je pense qu’il n’est pas Pasteur… ».

D’ailleurs, le maire de Macenta conseille son oncle, en tant que député uninominal, de rester auprès de ses mandants pour s’enquérir des problèmes auxquels ils sont confrontés. « A partir du moment que vous êtes député uninominal, vous devez venir rendre compte aux populations du travail de l’Assemblée Nationale. Egalement, il a l’obligation de rencontrer les populations, la société civile pour remonter leurs préoccupations. Mais tu ne dois pas rester coucher à Conakry et parler de Macenta… »

Parlant des menaces de mort dont il fait l’objet, le maire se dit serein et confiant. « Je passe la nuit au centre-ville. Je travaille ici avec le conseil communal et s’il y a des missions, je diligente et voilà. Tout se passe bien », a conclu le premier responsable communal de Macenta.

Abdallah BALDE pour Guineematin.com

Tél : 628 08 98 45

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Rénovation d’une mosquée à Dalein (Labé) : Koyé et Séléyabhé à couteaux tirés

30 septembre 2019 à 10 10 52 09529

Les citoyens du district de M’Bambé, dans la commune rurale de Dalein, ne s’entendent plus autour d’un projet de reconstruction d’une mosquée dans leur localité. Ce sont les secteurs de Dassi Koyé et de Dassi Séléyabhé qui sont aujourd’hui à couteaux tirés autour de la rénovation d’une mosquée. On assiste à une déchirure du tissu social entre les deux villages portant liés par l’histoire, la géographie et la sociologie, a appris sur place un des correspondants de Guinematin.com basé dans la préfecture.

Selon les informations confiées à notre correspondant local par le maire de la commune rurale de Dalein, tout a commencé lorsqu’un citoyen du secteur de Koyé a obtenu un financement des koweitiens pour lancer un projet de reconstruction de la mosquée située dans le secteur de Dassi Koyé. Mais, Elhadj Mamadou Sarifou Diallo précise que certains citoyens du secteur Dassi Séléyabhé et ceux du district de M’Bambé ont affiché leur opposition à cette idée.

Elhadj Mamadou Sarifou Diallo, maire de la commune rurale de Dalein

« La situation est inquiétante. M’Bambé est une localité qui a deux secteurs : Koyé et Séléyabhé. C’est des koweitiens qui ont promis à l’un de nos ressortissants de nous venir en aide pour la reconstruction de la mosquée de Koyé. Toutes les communautés ont été informées. Mais, ceux de M’Bambé et de Séléyabhé se sont opposés à ce que cette ancienne mosquée soit rénovée à Koyé. Eux, ils soutiennent à ce qu’une autre soit construite sur le Bowal, compte tenue de l’inaccessibilité de la localité de Koyé ».

Selon nos informations, l’implication de Cellou Dalein Diallo, président de l’UFDG et ressortissant de cette commune rurale, n’a pas calmé les ardeurs des deux camps, plus que jamais divisés. « Les ressortissants de Dalein résidant dans plusieurs pays ont interpellé Elhadj Cellou Dalein Diallo sur la situation. Et quant il est venu récemment pour la célébration de la fête de Tabaski à Labé, il a tenté de rapprocher les citoyens qui sont en désaccord, en suggérant d’accepter la rénovation de la mosquée de Koyé. Ensuite, une autre solution sera trouvée pour satisfaire ceux de Séléyabhé pour éviter des affrontements. Mais, ceux de Séléyabhé n’ont pas entendu ce message d’une bonne oreille. Ces derniers temps, ils ont même envoyé des agrégats pour la construction d’une nouvelle mosquée, arguant qu’ils ont reçu une autorisation venant des responsables de la ligue islamique. Nous leur avons demandé d’arrêter ces travaux, mais ils font la sourde oreille. Pourtant, même si l’ancienne mosquée est rénovée, cela n’empêchera pas la construction d’une autre », précise Elhadj Mamadou Sarifou Diallo.

En outre, notre interlocuteur a précisé que ce malentendu a amené les Koweitiens à se retirer, abandonnant le projet de reconstruction de la mosquée au profit d’une autre commune rurale.

Elhadj Mouctar Diallo, premier imam du district de M’Bambé

Sur les lieux, le divorce entre les deux secteurs est consommé. Aucune affaire sociale ne lie plus les habitants des deux villages. C’est ce qu’a laissé entendre le premier imam du district de M’Bambé, Elhadj Mouctar Diallo. « Le projet de reconstruction de notre mosquée a été source de déchirure sociale. Avant s’il y avait un baptême, un mariage ou un décès, les habitants de Dassi Séléyabhé et Dassi Koyé s’associaient pour la même cause. Tel n’est plus le cas aujourd’hui. Chacun suit ses affaires. Il y avait plus d’une vingtaine d’enfants de Dassi Koyé qui étudiait le coran à Dassi Séléyabhé, mais de nos jours, tous ces enfants ont été retirés des mains de leur maitre coranique par leurs parents. C’est vraiment déplorable », se désole-t-il.

Thierno Issa Diallo, vice-président du district de M’bambé

Pour Thierno Issa Diallo, vice-président du district de M’bambé, l’ancienne mosquée est devenue exigüe pour les fidèles musulmans, d’où la nécessité de construire une autre, plus grande. « Cette mosquée ne répond plus au besoin des citoyens en matière d’espace. L’accès est aussi très difficile. C’est pourquoi nous voulons la construction d’une autre mosquée grâce au soutien de nos ressortissants. Mais, depuis qu’on a pris cette initiative, ceux de Dassi Koyé où se trouve l’ancienne mosquée, se sont opposés catégoriquement. Depuis, rien ne va entre eux et nous ».

Abdoulaye Diallo, chef du secteur de Koyé

De leur côté, les citoyens de Dassi Koyé campent sur leur position. Selon Abdoulaye Diallo, chef du secteur de Koyé, « il n’en est pas question qu’on abandonne la mosquée que nos parents ont construit depuis plus de 300 ans au profit d’une autre. Ce qui était convenu, c’est de rénover cette mosquée. Mais, s’ils se retournent pour engager la construction d’une nouvelle mosquée à quelques mètres seulement de la première. Nous, nous n’accepterons pas cela. Déjà, tout notre village a décidé de ne pas prier dans cette nouvelle mosquée en construction. Jamais dans notre vie nous ne mettrons pied là-bas et abandonner la mosquée construite par nos aïeux. On a pris cette décision », a-t-il martelé.

A l’allure où vont les choses, une médiation rapide doit être engagée pour rapprocher les positions pour ne pas qu’on en arrive à une situation incontrôlable. Il reste à savoir quelle sera la réaction de l’inspecteur régional des affaires religieuses de Labé, Elhadj Badrou Bah, en mission à Conakry au moment où ce bras de fer refait surface entre les deux secteurs.

Dossier à suivre !

Labé, Alpha Boubacar Diallo pour Guineematin.com

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Macenta : le maire accuse le député Pépé Toupou de menace de mort

30 septembre 2019 à 9 09 58 09589

Le maire de la commune urbaine de Macenta, Gnénégo Guilavogui, issu des rangs de l’UFDG, et le député uninominal, le pasteur Pépé Toupou, élu sous la bannière du RPG Arc-en-ciel, se regardent en chiens de faïence depuis un certain temps. Le premier accuse le second de l’avoir menacé de mort suite à son refus de rejoindre les rangs du parti au pouvoir. C’était à l’occasion de la rencontre de la délégation mixte composée de parlementaires, du Groupe National de Contact, de cadres du département de l’Unité Nationale et d’experts de l’ONU, le 26 septembre 2019, axée sur la consolidation de la paix, a constaté sur place Guineematin.com à travers son envoyé spécial.

Rien ne va plus entre le maire de Macenta, Gnénégo Guilavogui, et le député uninominal, Pépé Toupou. Les deux adversaires politiques, par ailleurs membres d’une même famille biologique, ne se font pas de cadeaux. Le maire accuse son oncle de l’avoir menacé de mort suite à son refus de quitter l’UFDG, principal parti de l’opposition, pour le RPG Arc-en-ciel, le parti au pouvoir.

Gnénégo Guilavogui, maire de Macenta

Les accusations de monsieur Guilavogui ont été faites lors de la sensibilisation sur la paix et le dialogue à Macenta. Devant les membres de la délégation et les 19 cadres et représentants des forces vices de Macenta, le maire a accusé l’Honorable Pépé Toupou de menace de mort. « Tout le monde a fait pour que tu quittes l’UFDG, pour que tu sois de la mouvance présidentielle, mais tu refuses. A cause de toi, le Président de la République ne nous regarde pas (…). Il dit que le président de la République a invité tous les députés de la mouvance à Sékhoutouréyah, lorsque celui-ci l’a rencontré dans la salle, il ne l’a pas regardé, il ne lui a pas adressé la parole. Le Président est parti vers le maire de Boké (Mamadouba Tawel Camara, ndlr), celui-ci était de l’opposition. Mais aujourd’hui, il est revenu à la mouvance. Pourquoi toi tu refuses ? Il m’a menacé de mort. Il a dit qu’il va me combattre jusqu’à la dernière énergie. Est-ce que vous voyez cela normal? », a-t-il demandé à l’assistance Gnénégo Guilavogui, visiblement révolté contre son oncle.

Honorable Pépé Toupou, député uninominal de Macenta

Interrogé par Guineematin.com à propos de ces graves accusations, le député Pépé Toupou a réfuté les propos et accuse à son tour son neveu et adversaire politique de détournement. « Il a détourné près de 101 millions de FG de la TUV (Taxe Unique sur les Véhicules) que l’Etat a envoyé pour la commune. En tant que représentant du peuple, je lui ai dit que tu ne peux pas bouffer tout ce montant et avoir la paix. Je lui ai dit que je vais mettre cette affaire à la place publique et il sera contrôlé. C’est tout ce que je lui ai dit. Si non, qu’est ce que j’ai à faire avec lui ? Rien ».

A la question de savoir si l’animosité entre les deux hommes n’est pas liée à la perte de la mairie par sa formation politique, Pépé Toupou balaye tout d’un revers de main. « Il est entrain d’exercer le pouvoir non ? Mais, cela n’a rien à voir avec les 101 millions de francs », soutient-il tout en disant avoir les preuves de ses accusations.

Abdallah BALDE pour Guineematin.com

Tél : 628 08 98 45

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Kankan : à la rencontre des femmes de Sabadou Baranama, en croisade contre la pauvreté

30 septembre 2019 à 9 09 23 09239

Les femmes de la sous préfecture de Sabadou Baranama, localité située à 75 kilomètres de la commune urbaine de Kankan, mènent diverses activités génératrices de revenus pour subvenir à leurs besoins et à ceux de leurs familles. Mais, ces femmes qui exercent dans la transformation de plusieurs aliments à forte consommation dans la région, rencontrent d’énormes difficultés aussi bien pour la production que pour l’écoulement des produits, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Dans la sous-préfecture de Sabadou Baranama, comme partout ailleurs en Guinée, les femmes participent largement au développement de la localité à travers des activités génératrices de revenus. Constituées en groupement, ces femmes font entre-autres, la transformation et la production du beurre de karité, de la confiture de papaye et de la mangue, du fonio, du savon produit à base du karité et du miel, du coco, du gingembre et de la mangue sèche, mais aussi du café à base de soja.

Fatoumata Koulibaly

Mais, les difficultés que ces femmes rencontrent sont énormes. Selon Fatoumata Koulibaly, chargée à l’organisation du groupement des femmes de Sabadou Baranama, « les difficultés qu’on rencontre ici dans notre travail sont immenses. Il y a d’abord le manque de matériels de travail. Ensuite, quand on fini de travailler, il n’y a personne pour venir acheter nos produits. On ne sait pas comment écouler nos marchandises, il n’y a pas de marché. Pourtant, ces produits ont des dates limitées. C’est décourageant », a dit la dame.

Dans cette sous-préfecture, il n’y a pas que la transformation et la production des aliments que mènent les femmes comme activités. Elles fabriquent aussi des tissus traditionnels et des chaussures à base de sachets plastiques, mais la clientèle se fait rare. « On fabrique des tissus traditionnels et on les coud nous-mêmes, on fabrique des chaussures à base de sachets d’eau plastique. Si on a des difficultés, c’est parce que les gens ne savent pas ce qu’on fait ici. On a fait passer tout ça à la radio, mais ça n’a pas marché. On ne voit personne venir acheter quelque chose », s’est plaint Fatoumata Tounkara.

Devant ces difficultés, la chargée à l’organisation du groupement des femmes de Sabadou Baranama, lance un appel aux autorités. « On veut que le gouvernement nous vienne en aide, pour qu’on ne soit plus ici. On veut être connu hors de Sabadou Baranama. C’est ce qui nous fera vendre nos marchandises. Il y a une dame, c’est elle notre créancière. Elle nous donne de l’argent pour acheter nos matériels. Après, on la rembourse. Mais, on veut que ce soit le gouvernement qui nous donne de l’argent pour travailler », a-t-elle sollicité.

Parlant des institutions de micro-finances, notamment de la Mutuelle Financières des Femmes Africaines (MUFFA), censée les accompagner dans leurs activités génératrices de revenus, Fatoumata Koulibaly affirme qu’elles ne bénéficient rien de cette structure.

Malgré tout, à l’image de leurs sœurs des autres régions, les femmes de Sabadou Baranama sont dans une dynamique de lutte contre la pauvreté à travers de nombreuses initiatives.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

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La Société Minière de Dinguiraye (SMD) au cœur du développement des communautés locales de sa zone concessionnaire

30 septembre 2019 à 8 08 31 09319

La SMD, filiale du groupe Nordgold en Guinée, participe activement au développement des communautés locales de sa zone de production, aussi bien à travers les taxes locales que sur fonds propres. La construction, la rénovation et l’équipement d’écoles, de postes de santé, de police et gendarmerie, la formation des jeunes, la distribution de kits scolaires, la réalisation de forages d’eau, la construction d’infrastructures administratives, la promotion des activités juvéniles et religieuses, l’ouverture et l’entretien des routes villageoises, l’emploi des mains d’œuvres locales…sont les principaux axes d’intervention de la société dans sa zone concessionnaire.

Les investissements sur fonds propres de ces trois (3) dernières années, dont les détails sont présentés ci-dessous, s’élèvent à environ six (6) milliards GNF. Ces investissements ont permis, entre autres, de construire et équiper 8 salles de classe, rénover et équiper 23 salles de classe, réaliser 14 forages d’eau, financer le pèlerinage à la Mecque pour 9 personnes et offrir des kits de fournitures scolaires à plus de 11 mille élèves.

Avec la taxe locale pour le développement repartie entre les préfectures de Siguiri (Siguirini) et de Dinguiraye (Banora), plus de 23 milliards GNF ont été investis par le CPD de Dinguiraye dans le financement de projets en faveur des collectivités locales de Dinguiraye de 2016 à 2019.  Pour la part de Siguiri, les décaissements ont été suspendus depuis janvier 2016 par les Autorités guinéennes. A ce jour, plus de 24 milliards GNF sont disponibles en caisse en faveur des collectivités de Siguiri dont principalement la CR de Siguirini. Cette suspension impact négativement les communautés au tour des installations de la SMD et représente un facteur récurrent d’instabilité et de menaces pour la Société, ses opérations, ses installations et son personnel.

Malgré l’existence de plus de 24 milliards GNF pour les collectivités locales de Siguiri dont principalement la CR de Siguirini, les populations qui entourent nos mines continuent à se plaindre de leur situation de précarité et de pauvreté extrême à cause du manque de satisfaction de leurs besoins primaires. Aujourd’hui tout ce qui est fait dans les communautés de Siguirini (Siguirini centre, Léro, Amina, Carrefour, Solabé, Bouberé, Fontou, Tombany, Tombakansa, Tombakobila et autres villages) a été réalisé grâce aux fonds propres de la SMD qui doit être soutenue par le Gouvernement et les populations de Baraka.

Il y a urgence pour les autorités guinéennes à lever la suspension qui pèse sur les fonds des taxes locales de Siguiri (CR de Siguirini) afin de commencer à financer les projets des développement en faveur de ces communautés pour éviter que la SMD ne continue d’être victime de menaces, violences, blocages de routes minières et des opérations, d’actes de vandalisme, d’agression et de sabotage de ses équipements, installations et personnel tels que ceux enregistrés en fin Juillet 2019 sur le site à Léro.

  • Année 2017

Projets réalisés

Coûts de réalisation en GNF

Bénéficiaires

1

Rénovation et équipement de 4 salles de classe à l’école primaire de Léro

60 530 000

CR Siguirini

2

Construction et équipement de 2 salles de classe

197 490 000

CR Siguirini

3

Rénovation et l’équipement de 2 salles de classe au Collège de Léro

85 365 000

CR Siguirini

4

Distribution gratuite de kits de fournitures scolaires à 3722 élèves

170 342 500

CR Siguirini (3381 élèves)

CR Banora (341 élèves)

5

Distribution d’équipements sportifs aux jeunes

8 512 000

CR Siguirini

6

Octroi de matériel de travail au groupement maraicher de Sokoro

14 375 000

CR Siguirini

7

Réalisation de 5 forages d’eau

568 742 000

CR Siguirini

8

Formation de 20 jeunes déscolarisés et diplômés sans emplois à l’apprentissage de métiers, dans les CFP de Siguiri et de Kankan

225 000 000

CR Siguirini

9

Rallonge du projet de formation de 10 filles en couture

5 425 000

CR Siguirini

10

Appui à l’association des jeunes de Banora (projet de reboisement)

10 000 000 et 500 plants

Banora

11

Paiement de la prime à 70 enseignants

227 700 000

Siguirini

12

Paiement de la prime à 7 enseignants

22 050 000

Banora

13

Envoi de 3 pèlerins à la Mecque

150 000 000

Siguirini

Total

1 745 521 500

 

  • Année 2018

Projets réalisés

Coûts de réalisation en GNF

Bénéficiaires

1

Réalisation de 3 forages d’eau

349 766 250

CR Siguirini

2

Paiement du reliquat de la prime des 10 jeunes en formation à Kankan

32 950 000

CR Siguirini

3

Distribution de kits de fournitures scolaires à 3722 élèves

209 455 200

CR Siguirini (3381 élèves)

CR Banora (341 élèves)

4

Construction et équipement de 3 salles de classe à l’EP d’Amina

276 195 000

CR Siguirini

5

Rénovation, extension et équipement de l’EP d’Amina

94 945 000

CR Siguirini

6

Rénovation et équipement du poste de santé d’Amina

38 605 000

CR Siguirini

7

Appui au projet maraicher du groupement Benkadi

4 990 000

CR Siguirini

8

Appui au projet rizicole du groupement Sabougnouma

25 000 000

CR Siguirini

9

Réparation de 15 forages d’eau

89 583 426

CR Siguiri

10

Paiement de la prime à 70 enseignants

227 700 000

CR Siguirini

11

Paiement de la prime à 7 enseignants

22 050 000

CR Banora

12

Envoi de 3 pèlerins à la Mecque

150 000 000

CR Siguirini

Total

1 521 239 876

 

  • Année 2019

Projets réalisés

Coûts de réalisation en GNF

Bénéficiaires

1

Construction et équipement d’un poste de gendarmerie à Léro

214 245 000

CR Siguirini

2

Construction et équipement d’un poste de police à Léro

214 245 000

CR Siguirini

3

Rénovation et équipement de l’Ecole Primaire de Siguirini

150 000 000

CR Siguirini

4

Construction et équipement d’un logement pour enseignants à Solabé

150 650 000

CR Siguirini

5

Rénovation et équipement du bloc A du Collège de Léro

115 870 000

CR Siguirini

6

Réalisation de 6 forages d’eau

585 827 000

CR Siguirini

7

Distribution de kits scolaires à 3722 élèves (en Octobre)

200 000 000

CR Siguirini (3381 élèves)

CR Banora (341 élèves)

8

Réparation de forages d’eau

200 000 000

CR Siguirini

9

Envoi de 2 pèlerins à la Mecque

100 000 000

CR Siguirini

10

Envoi d’un pèlerin à la Mecque

50 000 000

CU Dinguiraye

12

Paiement de la prime à 70 enseignants

227 700 000

CR Siguirini

13

Paiement de la prime à 7 enseignants

22 050 000

CR Banora

14

Construction et équipement de 2 salles de classe à Maïnou (en cours)

184 140 000

CR Maléah

15

Réalisation d’un pont à Léro Kokoma,

CR Siguirini

16

Paiement de la prime d’entretien des 6 jeunes en formation à Kankan

40 500 000

CR Siguirini

17

Rénovation de 3 écoles primaires

150 000 000

CR Siguirini

18

Financement d’un tournoi sportif pour la réconciliation communauté – SMD

52 750 000

CR Siguirini

19

Assistance financière à la jeunesse de Siguirini pour sa participation à la journée nationale de la jeunesse

16 320 000

CR Siguirini

Total

2 674 297 000

 

Montant disponible taxes locales Siguiri (CR de Siguirini)      : 24 043 211 249 GNF

Montant disponible taxes locales Dinguiraye (CR de Banora) : 4 026 917 513 GNF

Service RC SMD, 622 871 659

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