Pont KK : la route totalement libérée, l’heure des souvenirs et du bilan

2 septembre 2019 à 23 11 09 09099

Comme prévu l’axe Coyah-Kindia qui était bloqué depuis deux semaines au niveau du pont KK a été totalement libéré ce lundi, 02 septembre 2019. Les travaux qui étaient en cours sur place sont terminés et la circulation a repris son cours normal. Dans la zone l’heure est maintenant au bilan, a constaté un reporter de Guineematin.com qui s’est rendu sur place.

Ils n’étaient pas les premiers concernés par les glissements de terrain qui ont bloqué la circulation peu avant le pont KK (Coyah), mais les riverains des lieux ont bien ressenti aussi d’une manière ou d’une autre les conséquences de cette situation. Ce sont notamment les habitants de Gbalaou, un secteur relevant de la commune rurale de Kouria. Selon Ibrahima Sory Bangoura, le chef de secteur adjoint, le bilan de ces deux dernières semaines est très lourd.

Ibrahima Sory Bangoura, chef secteur adjoint de Gbalaou

« Nous avons beaucoup souffert ces jours-ci. On a eu à gérer les embouteillages ici durant deux semaines. Il y a même eu des morts ici. Quatre personnes sont mortes le jour des glissements de la boue. La première victime s’appelle Mamadou Bano Diallo, habitant de Wannindara (Conakry). Il a été emporté par les eaux, son corps a été retrouvé mais la moto n’avait pas été retrouvée. Il y a un jeune de Moriakhori et un autre qui sont décédés. Et puis, il y a un apprenti chauffeur d’un Magbana (mini bus) dont je ne connais pas l’identité qui est toujours porté disparu. Donc en tout, on a pu récupérer trois corps, et la quatrième victime n’a pas été retrouvée », a-t-il indiqué.

L’autorité locale déplore la gestion de cette crise par les autorités préfectorales de Coyah. « Ce qui nous a beaucoup énervés, c’est le silence des autorités de Coyah face à souffrance des gens ici. Le préfet de Coyah et ses proches sont tous à Coyah, ils ont entendu parler du glissement de terrain qui a bloqué la route. La seule chose qu’ils auraient dû faire, c’était de venir jeter un coup d’œil, voir au moins ce qu’il s’est passé. Mais, ils sont restés à la préfecture, le préfet n’est jamais venu voir ce qu’il s’est passé, ni même tenter d’assister les gens ici. Ça, n’est pas être un bon chef », a laissé entendre le chef de secteur adjoint.

Facinet Soumah, président de la jeunesse de Gbalaoui

Facinet Soumah, président de la jeunesse de Gbalaoui, a aussi des mauvais souvenirs de ce blocage de la route. Il souhaite que cette situation soit la dernière. « Les gens ont beaucoup souffert ici ces derniers jours. Comme les usagers, nous les riverains, nous avons aussi souffert. Les gens étaient bloqués dans les bouchons, il fallait souvent les assister. Par exemple, le jour où il y a eu le glissement de terrain, les jeunes sont sortis, nous avons assisté les usagers. Nous avons essayé pendant plusieurs jours d’enlever la boue sur la route. Cela, pour faciliter le passage…

Nous voulons que ce problème de route soit définitivement réglé. Il y a près de deux ans depuis que les autorités ont procédé à la pose de la première pierre pour la construction de cette route. Mais depuis, rien n’en est. Il n’y a pas eu de travail et la route est bloquée. C’est malheureux. Ici, c’est la route nationale n°1, les gens ne doivent pas souffrir ici. Nous souhaitons donc que l’Etat règle définitivement ce problème de route afin d’aider les citoyens guinéens », a-t-il lancé le jeune homme.

Alpha Amadou Soumah, premier imam de Gbalaoui

Alpha Amadou Soumah, premier imam de Gbalaoui, a observé aussi avec tristesse et amertume les souffrances des usagers de la route durant les deux dernières semaines sur place. Aujourd’hui, il pense que « l’Etat doit faire face à ce problème car le développement d’un pays n’est pas possible sans des bonnes routes. Aujourd’hui, le tronçon Kindia-Conakry est quasiment impraticable. J’ai quitté Kindia avant hier, mais la souffrance était à son comble. Tu es souvent obligé d’emprunter des taxis motos pour traverser certains endroits. Et ça, tout le monde sait comment c’est coûteux.

Parce que les conducteurs de taxis motos en ont profité pour augmenter les frais de transport. Normalement, le transport entre Kouria et Coyah, c’était à 5 mille francs, mais avec ces bouchons, ils ont augmenté 20 mille francs sur le tarif normal. Donc, le tronçon qui était à 5 mille était à 25 mille pendant cette période. Donc les gens ont beaucoup souffert ici. J’exhorte les autorités à revoir cette route afin d’aider la population, car elle souffre énormément », a dit l’imam de Gbalaoui.

A noter que depuis la fin des travaux qui étaient en cours sur cette route, les bouchons ont complètement disparu et la circulation est devenue fluide sur place. Est-ce la fin définitive du calvaire ? Rien n’est encore sûr.

De retour de Gbalaoui, Ibrahima Sory Diallo, envoyé spécial de Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Mort d’un pêcheur à Kaporo : le corps emporté par la police scientifique

2 septembre 2019 à 22 10 44 09449

La police scientifique a emporté le corps du pêcheur tué ce lundi, 02 août 2019, dans une course-poursuite entre des agents de l’OCAD et de présumés consommateurs de drogue au port de pêche de Kaporo. Une situation qui a ravivé les tensions dans le quartier en début de soirée, a constaté un reporter de Guineematin.com qui était sur place.

Après environ 2 heures de manifestation caractérisée par le blocage de la circulation et des échauffourées entre les manifestants et les forces de l’ordre au niveau du pont de Kaporo, l’ordre est revenu dans la zone aux environs de 14 heures. Mais, les tensions ont repris dans la soirée suite à la décision de la police scientifique d’emporter le corps du jeune Elhadj Alpha Bangoura, alias Outlaw, dont la mort a provoqué la colère de nombreux habitants du quartier.

Ce dernier est décédé dans le bras de mer alors qu’il tentait d’échapper aux agents de l’Office central anti-drogue (OCAD) qui poursuivaient des présumés consommateurs de drogue. Les jeunes de Kaporo ont voulu s’opposer à ce que le corps de leur ami soit récupéré par la police. S’en suivent alors de nouvelles échauffourées sur les lieux aux environs de 18 heures avec des jets de pierres et du gaz lacrymogène.

Finalement, les agents de la CMIS ont réussi à maîtriser la situation. Les manifestants interpellés par les forces de sécurité ont été relâchés et l’ordre est revenu sur place. La police scientifique a pu emporter le corps du défunt pour des fins d’enquête, dit-on.

Fatoumata Djouldé Diallo pour Guineematin.com

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Préfecture de Boffa : Tidiane Soumah passe le témoin au Lieutenant-colonel Abdourahmane Keita

2 septembre 2019 à 22 10 40 09409

Le remplacement de Tidjane Soumah, par un décret présidentiel à la tête la préfecture de Boffa par le Lieutenant-colonel Abdourahmane Kéita, avait provoqué des manifestations de colère de certains citoyens de la commune urbaine. Après la tempête, le calme est revenu dans la cité avec la passation de service entre les deux hommes, organisé ce lundi, 2 septembre 2019. C’est le bloc administratif local qui a servi de cadre à la cérémonie, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

L’évènement était placé sous la présidence du gouverneur de la région administrative de Boké, le Général Siba Lohalamou. Il a mobilisé plusieurs personnalités de la région mais aussi les sous-préfets, maires, secrétaires généraux des communes, chefs religieux, acteurs de la société civile de Boffa et une importante délégation des fils ressortissants de ladite préfecture.

Dans son discours, Tidjane Soumah, le préfet sortant a vanté les mérites de son successeur. « J’ai accueilli votre nomination avec joie, parce que je sais que vous êtes un cadre compétent sur le plan administratif à travers votre passage à Coyah. Ensuite, je remercie la population de Boffa. Par conséquent, je me mets entièrement à la disposition de la population de Boffa. Je tiens à vous assurer que les cadres préfectoraux, communaux et sous-préfectoraux sont dévoués et j’ai travaillé avec eux main dans la main », a fait savoir monsieur Soumah.

Pour sa part, le préfet entrant a remercié le président Alpha Condé pour la confiance placée sur sa modeste personne. « Je suis très content de cette grandiose mobilisation. Je remercie le président de la République, chef de l’État, pour m’avoir porté sa confiance en me nommant à la tête de cette grande préfecture de Boffa. A mes yeux, cette confiance est inestimable, car les tâches qui nous attendent tant sur le développement que sur la consolidation de la paix sont immenses ».

Après avoir remercié son prédécesseur, le Lieutenant-colonel Abdourahmane Kéita a invité les habitants de Boffa à une unité d’actions pour l’épanouissement de la préfecture. « Je remercie les efforts consentis par mon prédécesseur, Tidjane Soumah, pour le développement de Boffa à travers les projets initiés par le président de la République dans les domaines de la pêche, de l’agriculture et toutes autres activités génératrices de revenu. Pour ma part, je me joins à tous les responsables administratifs et politiques, citoyens et citoyenne de Boffa, pour continuer cette belle œuvre qui s’inscrit en droite ligne dans la politique du développement de son excellence le professeur Alpha Condé, président de la République, et de son gouvernement, conduit par Dr Ibrahima Kassory Fofana, Premier ministre, chef du gouvernement. Donc, je demande l’apport de la population de Boffa pour poursuivre les taches de mon prédécesseur », laissé entendre le nouveau préfet de Boffa.

De Boffa, François Donat Bangoura pour Guineematin.com

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Labé : deux responsables du bureau fédéral du PADES à couteaux tirés

2 septembre 2019 à 20 08 26 09269
Dr. Ousmane Kaba, président du parti PADES

Deux responsables du Parti des Démocrates pour l’Espoir (PADES) dans la commune urbaine de Labé ne s’entendent plus. Ousmane Diané et Amadou Sy, respectivement président et vice-président du bureau fédéral du PADES, sont opposés suite au partage des sièges octroyés à l’opposition dans la mise en place des démembrements de la CENI (Commission Electorale Nationale Indépendante), rapporte l’un des correspondants de Guineematin.com basé dans la préfecture.

La sortie médiatique d’Amadou Sy, se réclamant vice-présent du bureau Fédéral du PADES de Labé pour fustiger ce partage, n’a pas été du goût du président de la fédération du même parti.

Selon Ousmane Diané, le « vice-président » ne parle pas au nom du parti, car il n’est même pas membre du PADES. Monsieur Sy précise d’ailleurs qu’il n’y a pas de poste de vice-président à la fédération de Labé. Une sortie qui contraste avec la réalité d’autant plus qu’Amadou Sy avait été présenté comme candidat aux élections communales du 04 février 2018.

Ousmane Diané, président du bureau fédéral du PADES

« C’est vrai que lors des élections passées, on avait notre candidat. Mais à la dernière minute, ce candidat s’est retiré. On s’est concerté et le choix a été porté sur Amadou Sy malgré qu’il ne soit pas du parti. C’était un choix stratégique. On pensait qu’avec le choix d’un jeune de Daka, on allait avoir beaucoup d’électeurs là-bas. C’est la seule raison. Il n’était pas du tout membre et depuis, comme il n’est pas membre du PADES, il ne parle plus au nom du parti », affirme le président du bureau fédéral du PADES, Ousmane Diané.

Amadou Sy, vice-présent du bureau Fédéral du PADES de Labé

Pour sa part, Amadou Sy précise que depuis 2018, il est membre du PADES. « C’est Barry Nachim autour duquel la parti se résumait à Labé qui m’a coopté et m’a préparé pour être candit du parti aux élections communale passées. J’ai intégré le PADES depuis 2018 avant même les élections communales. Et quant je suis venu, c’est moi qui ai pu regrouper tous les membres du parti autour du même idéal car il n’y avait pas de leaders. Et comme il y avait une sorte de déchirure au sein du parti, j’ai élaboré une lettre de démission depuis le mois de février dernier. Mais, le président du PADES, Dr Ousmane Kaba, n’a pas accepté. Ils n’ont qu’à me convoquer à la justice s’ils ne veulent pas que je parle au nom du parti », martèle Amadou Sy.

Des bisbilles qui risquent de laisser des traces au sein du bureau fédéral du PADES de Labé. Il reste à savoir quelle sera la réaction du Bureau Politique National du parti pour calmer la situation.

De Labé, Alpha Boubacar Diallo pour Guineematin.com

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Kankan : une boutique défoncée au marché Dibida, le présumé voleur mis aux arrêts

2 septembre 2019 à 20 08 05 09059

L’insécurité devient grandissante dans la commune urbaine de Kankan, surtout à cette période de saison pluvieuse. Dans le cadre de la lutte contre le fléau, un jeune a été mis aux arrêts par les services de gardiennage du marché Dibida dans la matinée de ce lundi 2 septembre 2019. Âgé d’une vingtaine d’années, le présumé voleur a été transféré à la garnison du camp Soundjata Keïta de Kankan, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Les faits se sont déroulés dans le grand marché Dibida, situé en plein cœur du centre-ville de Kankan. Le présumé voleur, un jeune homme âgé d’une vingtaine d’années, a été appréhendé muni de plusieurs objets tranchants et une quantité de chanvre indien.

adjudant Dogbo Béavogui

Selon les explications de l’adjudant Dogbo Béavogui, gardien les lieux, il a mis main sur le présumé voleur alors que ce dernier avait fini de faire son opération « C’est tôt dans la matinée que le jeune est venu ouvrir avec force la boutique. Nous étions assis quand soudain on a entendu un grand bruit. Comme les voleurs viennent nombreux et ils sont souvent armés, nous nous sommes approchés pour faire un tir de sommation derrière lui. Il s’est sauvé avec un carton d’huile. Comme les alentours du marché sont aussi gradés par nos amis militaires, ils nous ont aidés à le poursuivre. Quand on l’a arrêté, il nous a présenté des excuses, arguant qu’il ne va plus le refaire. On lui a aussi demandé où se trouvaient ses amis, il nous a dit qu’ils ont tous fui. Après, il s’est mis dans la peau d’un malade mental ».

Tiranké Diakité, propriétaire de la boutique défoncée

Interrogé par le correspondant local de Guineematin.com, la propriétaire de la boutique défoncée, Tiranké Diakité, dit avoir été informée par une de ses voisines que les militaires l’attendaient au marché. « C’est une voisine qui m’a appelé ce matin, en me disant qu’une personne vient de l’appeler pour l’informer que ma boutique a été défoncée. C’est ainsi que j’ai emprunté une moto pour y aller. A 7h, j’ai trouvé qu’ils ont cassé la porte, ils ont fait sortir les produits, des tissus dakarois déjà cousus, ainsi que des voiles. Ils ont désordonné le contenu et emporté une quantité de marchandises. Mais, au moment qu’on les arrêtait, il y avait un carton d’huile cosmétique qui a été récupéré par les militaires. C’est la 4ème fois qu’on nous vole, mais ce dernier est le premier à se faire arrêter ».

Le sous-lieutenant Ibrahima Keïta, en service au camp militaire de Kankan

Le sous-lieutenant Ibrahima Keïta, en service au camp militaire de Kankan, invite les citoyens à faire preuve de vigilance et à appuyer les services de sécurité dans la lutte contre l’insécurité. « On a été informé de l’arrestation d’un présumé voleur au marché. Aussitôt, nous sommes allés et nous l’avons embarqué avec les objets volés. J’ai fait le compte-rendu à mes supérieurs. Après vérification, on va le remettre à qui de droit pour le déférer à la justice. Les citoyens doivent nous aider à mieux faire notre travail. On le fait pour tout le monde. Nous seuls, on ne peut rien faire. Donc, s’ils nous donnent des renseignements, ça nous aidera ».

Malgré la prise de nouvelles dispositions pour freiner ce phénomène, les cas de vol nocturne sont devenus récurrents à Kankan. Le dernier cas en date s’est produit il y a un mois : une boutique de vente d’objets électroniques avait été défoncée et vidée de son contenu par des présumés malfrats jusqu’ici en cavale.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

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Manque d’eau courante : des femmes de Labé manifestent contre la SEG

2 septembre 2019 à 19 07 36 09369

Plusieurs femmes du quartier Daka 1, dans la commune urbaine de Labé, ont manifesté ce lundi, 02 août 2019, devant les locaux de la Société des Eaux de Guinée (SEG) dans la ville. Elles protestaient contre le manque d’eau courante dans leur localité, rapporte un correspondant de Guineematin.com sur place.

Selon les manifestantes, cela fait trois mois qu’elles ne reçoivent de l’eau à la pompe. C’est pourquoi, elles ont décidé d’envahir tôt ce lundi la devanture de la société en charge de fournir de l’eau courante aux citoyens pour protester contre cette situation. Avec des slogans hostiles à la SEG, les dames ont crié leur ras-le-bol.

« Cela fait trois mois que nous n’avons pas d’eau à la pompe. Les sages du quartier sont venus à plusieurs reprises rencontrer les responsables de la SEG, mais jusqu’à présent il n’y a aucune suite favorable. Trop c’est trop ! C’est pourquoi nous avons décidé de manifester ce matin. Ce qui nous fait le plus mal, c’est que malgré le fait qu’on ne reçoit de l’eau à la pompe, on nous envoie quand même des factures. Nous n’allons plus accepter cela », a déclaré Fatoumata Diaraye Diallo, porte-parole des manifestantes.

Hady Barry, le premier responsable de la SEG à Labé, s’est rendu sur les lieux pour calmer les manifestantes. « A un moment donné, il y a eu un débordement au niveau de la prise. L’eau s’est beaucoup gaspillée et on était obligés, pour un départ, de fermer. Mais, j’ai trouvé des prises et j’ai donné à mes agents pour aller régler. Pour moi, c’était réglé. Mais j’ai été très surpris d’entendre ces femmes dire qu’elles ne gagnent pas l’eau. Mais si tout va bien, on va tout de suite se déployer sur les lieux pour régler la panne », a promis monsieur Barry.

Une annonce qui a permis de calmer les ardeurs des dames, qui ont accepté de libérer la route. Et, selon nos informations, des agents de la SEG se sont déployés aussitôt sur le terrain pour réparer la panne.

De Labé, Alpha Boubacar Diallo pour Guineematin.com

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Coyah : un enfant meurt dans une fosse septique remplie d’eau

2 septembre 2019 à 19 07 19 09199

Un enfant de 2 ans et 3 mois a trouvé la mort dans une fosse septique hier, dimanche 1er août 2019, dans la préfecture de Coyah. Amadou Diarrougha Barry est tombé et s’est noyé dans le trou qui était rempli d’eau. Le drame s’est produit au secteur Kakoulima Gare, relevant du district de Friguiadi, dans la commune rurale de Manéah, a appris Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Le défunt était allé chez ses grands-parents, déguerpis de Kaporo-Rails et qui habitent désormais dans cette localité de la préfecture de Coyah. On ne sait pas dans quelles conditions il est tombé dans une fosse septique de 3 mètres de long et qui était rempli d’eau.

Mamadou Aliou Barry

« C’est nos voisins qui nous ont informés que mon neveu est tombé dans un trou aux environs de 12 heures. Après, j’ai accouru avec ma maman pour aller voir. Dès qu’on est arrivé, j’ai trouvé que mon neveu flottait sur l’eau et directement j’ai appelé un soudeur qui était à coté, il m’a aidé à remonter le corps. Quand on a appuyé son ventre, il y a de l’eau et une mousse qui sortaient de sa bouche », a expliqué Mamadou Aliou Barry, oncle du défunt.

Aussitôt repêché, l’enfant a été conduit immédiatement à l’hôpital. Mais, il est décédé en cours de route. Selon son grand père Soto Bah, ce n’est pas la première fois que quelqu’un tombe dans ce trou, creusé sur un terrain dont le propriétaire n’habitude dans la localité. « Il y a un monsieur qui était déjà tombé dans ce trou. Mais heureusement pour lui, c’était en saison sèche, il n’y avait pas d’eau dans la fosse septique. Mais jusqu’à présent, ce monsieur est couché », a-t-il indiqué.

Djibril Sylla

Après ce drame, Djibril Sylla, chef de secteur de Kakoulima Gare, s’est rendu sur le terrain en compagnie de gendarmes pour un constat. « C’est vers 14 heures qu’on m’a appelé pour m’informer qu’un enfant est tombé dans une fosse septique. Directement, je suis allé sur les lieux du drame pour faire le constat. Après, le président du district m’a ordonné d’aller chercher la brigade de recherche et ensemble on est venu trouver la famille.

Monsieur Soto, le grand père de l’enfant nous a fait la situation. D’après les explications, lorsque le soudeur a repêché l’enfant du trou, il était en vie et c’est au moment où ils se rendaient à l’hôpital qu’il est décédé. La brigade de recherche a fait le constat et l’autorité locale a pris des dispositions pour rechercher le propriétaire de la parcelle où se trouve le trou pour l’entendre », a annoncé l’autorité locale.

A noter que le défunt Amadou Diarrougha Barry a été inhumé dans la soirée d’hier, dimanche, au cimetière de Friguiadi.

Aïssatou Sow pour Guineematin.com

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Rumeur sur le saccage du siège du RPG AEC à Boké : « nous allons poursuivre l’auteur en justice »

2 septembre 2019 à 18 06 57 09579
Modibo Fofana, coordinateur du RPG-AEC à Boké

Une rumeur a circulé ce lundi, 02 août 2019, sur les réseaux sociaux, annonçant le saccage du siège du RPG Arc-en-ciel à Boké. Et, les responsables locaux du parti au pouvoir n’ont pas tardé à réagir. Le coordinateur de la formation politique dans la région dénonce un mensonge et n’exclut pas une poursuite judiciaires contre l’auteur, rapporte le correspondant de Guineematin.com sur place.

« Quand j’ai vu les images, je suis tombé de nu. D’abord, on m’a appelé d’ici et de Conakry pour me demander si j’ai vu cette publication sur internet ce matin. Au début, j’ai banalisé l’affaire. Mais quand j’ai vu les images publiées, ça m’a désagréablement surpris ». C’est ainsi qu’ réagi Modibo Fofana, coordinateur régional du RPG Arc-en-ciel à Boké à la folle rumeur annonçant que le siège du parti au pouvoir dans la ville de Boké a été saccagé.

L’information a été publiée sur Facebook avec des images d’un bâtiment saccagé à l’appui. Mais sur le terrain, la réalité est toute autre. Le bâtiment servant de siège au RPG Arc-en-ciel à Boké reste intacte. Pas même une chaise n’a été touchée. Pour Modibo Fofana, aucun doute que l’auteur de cette publication veut simplement faire croire que le parti présidentiel n’est pas aimé dans cette importante région minière du pays. Il annonce une poursuite judiciaire l’intéressé.

« Vous savez, les gens aiment mentir. Et ils pensent que tout peut passer comme ça, comme si les autres sont incapables de réfléchir mais ça ne marche pas comme ça. Nous sommes en train de mener des enquêtes et nous allons poursuivre l’intéressé en justice », a dit notre interlocuteur.

De Boké, Abdourahmane N’diaré Diallo pour Guineematin.com

Tel. 628-98-49-38

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Coopération : l’UNFPA offre des Kits informatiques au ministère de la jeunesse

2 septembre 2019 à 18 06 33 09339

Le Fonds des Nations Unies pour la Population (UNFPA) a offert des Kits informatiques comprenant notamment d’ordinateurs portables au ministère de la jeunesse et de l’emploi des jeunes. L’objectif est de renforcer les capacités des services centraux et déconcentrés du département. La cérémonie de remise a eu lieu le vendredi, 30 août 2019 dans les locaux du ministère, a constaté un reporter de Guineematin.com qui était sur place.

Ce sont 32 ordinateurs portables et leurs accessoires, d’une valeur de 360 millions de francs guinéens, que l’institution onusienne a remis au ministère en charge de la jeunesse et de l’emploi des jeunes. Ce don s’inscrit dans le cadre de la journée internationale de la jeunesse. Madame Barbara Sow, la représentante résidente de l’UNFPA en Guinée, espère que ces outils seront utilisés à bon escient.

Mme Barbara Sow, représentante résidente de l’UNFPA en Guinée

« Ces kits vont assurer non seulement faciliter les activités de coordination entre le niveau central, des inspections régionales et les préfectures, mais aussi assurer l’accès à l’information, parce que l’information de nos jours est la chose la plus importante qui détermine où et comment on va aller vers le futur. Monsieur le ministre, j’ose croire que et je suis sûr que ces kits vont être utilisés à bon escient au bénéfice des jeunes et des différents bureaux décentralisés du ministère. Et je suis sûr et certaine que ça va contribuer à renforcer le travail que vous faites avec les jeunes pour les jeunes aujourd’hui et demain », a-t-elle dit.

De son côté, le ministre de la jeunesse et de l’emploi des jeunes, Mouctar Diallo, a exprimé sa satisfaction par rapport à ce don et sa reconnaissance envers l’UNFPA. « Je voudrais, au nom de mon ministère, remercier chaleureusement notre grand partenaire l’UNFPA pour ce geste hautement symbolique qui, a coup sûr, renforce nos capacités de travail et nous permet d’accroître nos résultats en faveur de la jeunesse guinéenne.

Ces équipements informatiques vont nous permettre d’être à la hauteur des enjeux et défis qui interpellent notre ministère et pour nous permettre de mieux répondre aux exigences de résultats qui nous sont assignés par le Premier ministre, chef du gouvernement sur les orientations du président de la République, le professeur Alpha Condé », a laissé entendre le ministre Mouctar Diallo.

Hady Léno, inspecteur général adjoint au ministère de la jeunesse et de l’emploi des jeunes

Pour sa part, l’inspecteur général adjoint au ministère de la jeunesse et de l’emploi des jeunes, Hady Léno, a promis que ces outils informatiques iront à qui de droit. « En tant qu’inspecteur général, je puis assurer que ces Kits arriveront à la destination indiquée et qu’on les utilisera à bon escient pour que ces services déconcentrés du ministère de la jeunesse qui sont les inspections régionales soient vraiment plus efficaces dans le cadre du travail et qu’ils puissent capitaliser les informations afin d’aider les jeunes à exécuter les projets et initiatives au niveau local, parce que ce sont eux qui sont plus près des jeunes à la base ».

Salimatou Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 224 623 53 25 04

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Handball féminin : la Guinée dans la poule A de la CAN U19

2 septembre 2019 à 18 06 23 09239

La Guinée connaît ses adversaires dans la phase des poules de la CAN U19 de handball, série Dames. L’équipe guinéenne sera opposée au Sénégal et l’Angola notamment, a appris Guineematin.com à travers un de ses journalistes.

La Coupe d’Afrique des Nations féminine de handball des moins de 19 ans se déroulera du 05 au 14 septembre 2019 au palais du 29 juillet de Niamey, au Niger. La Guinée, l’Angola, l’Égypte, le Sénégal, la Tunisie, l’Algérie, la République Démocratique du Congo, le Congo Brazzaville, le Cameroun et le Niger (Pays hôte), prendront part à cette compétition.

Après le tirage au sort, la Guinée se retrouve dans la poule A en compagnie du Sénégal, l’Angola, et le Congo Brazzaville.

Voici le programme des rencontres de la Guinée

Jeudi, 05 septembre : Sénégal vs Guinée à 11 heures

Samedi, 07 septembre: Angola vs Guinée à 13 heures

Lundi, 09 septembre : Congo vs Guinée à 13 heures

Abdoul Aziz Sow pour Guineematin.com

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Kaloum : un juge met en garde les membres des démembrements de la CENI

2 septembre 2019 à 18 06 10 09109

Les membres des démembrements de la CENI dans la commune de Kaloum ont prêté serment ce lundi, 02 août 2019, devant le tribunal de première instance de Conakry 1. Ils ont juré d’assumer pleinement la mission qui leur est assignée dans le respect strict de la loi, a constaté un reporter de Guineematin.com qui était sur place.

C’est devant le juge Ibrahima Kabélé Bangoura et le substitut du procureur de la République près le tribunal de première de Kaloum Lansana Sangaré que les membres de la CECI de Kaloum et ceux de la CESPI de Kassa ont prêté serment. A l’ouverture de la séance, le représentant du parquet de Kaloum a rappelé d’abord aux intéressés le sens du serment qu’ils s’apprêtaient à faire.

Lansana Sangaré, substitut du procureur de la République près le tribunal de première de Kaloum
Lansana Sangaré, substitut du procureur de la République près le tribunal de première de Kaloum

« Mesdames et messieurs, le serment que vous allez prêter tout à l’heure va vous rendre membres de la CECI de Kaloum pour les uns et de la CESPI de Kassa pour les autres. Qu’est-ce que c’est que le serment pour vous ? Le serment est un cordon ombilical entre vous membres de quelque bord que ce soit ; que vous soyez de la société civile, de l’administration, de l’opposition ou de la mouvance présidentielle, le cordon ombilical qui est le serment vous rend toujours ensemble. Vous devez travailler ensemble loyalement avec dignité, avec abnégation, avec impartialité, absolument impartialité et que la transparence soit de mise.

A partir de ce serment, vous n’êtes plus membres d’un parti politique. Vous devez absolument observer la neutralité en cas de supervision d’élections. Vous ne devez obéir qu’à la seule et unique autorité de la loi. Vous ne devez exercer aucune activité susceptible de nuire à l’indépendance, à la neutralité, à la transparence et à l’impartialité de la CECI ou de la CESPI. Vous devez garder scrupuleusement le secret des délibérations même après votre fonction », a expliqué monsieur Lansana Sangaré.

Ibrahima Kabélé Bangoura

Abondant dans le même sens, le juge Ibrahima Kabélé Bangoura a fait comprendre aux membres des démembrements de la CENI que le non-respect du serment peut conduire à des sanctions. « Peut-être que cela ne vous dit rien mais pour un homme de foi, pour un homme de conviction, qu’il sache que désormais il est lié par ce serment, tant vis-à-vis de la société, que vis-à-vis de Dieu et vis-à-vis de lui-même. Mais, je trouve que très malheureusement, nous ça ne nous dit rien.

Or, celui-là qui aura prêté serment pour dire je ferai ceci, je ne ferai pas cela, en violant ce serment, il s’expose à ce que l’on appelle parjure. Autrement dit, il est passible de poursuite tant dans ce monde d’ici-bas qu’à l’au-delà devant Dieu, lequel va lui infliger le jugement dernier pour ne pas dire le châtiment. Le serment, il est sacré. Je souhaiterais que vous le conceviez dans ce sens et que vous le respectiez dans ce sens », a lancé le magistrat.

Souleymane Magassouba, président de la CECI de Kaloum

Après la prestation de serment, Souleymane Magassouba, le président de la CECI de Kaloum, a assuré que lui et les membres de sa structure, vont respecter leur engagement. « Je crois que nous sommes dévoués à servir loyalement notre nation. A partir du moment où nous avons une fonction si petite qu’elle soit, quelle que soit sa nature, il faudra que nous l’assumions de façon loyale. Maintenant, pour ce qui concerne la CECI de Kaloum, nous avons la ferme volonté, que ça soit moi le président ou l’ensemble des membres, de servir loyalement le pays indépendamment de nos formations respectives.

Dès demain nous engagerons une série de prise de contact avec les autorités communales concernées par le processus, que ça soit les organisations de la société civile, l’administration, les services de sécurité, pour discuter du processus électoral afin de trouver une solution permettant le bon déroulement des élections législatives et présidentielle », a promis Souleymane Magassouba.

A noter parmi les membres des démembrements concernés, un seul n’a pas prêté serment ce lundi. Il ne s’est pas présenté au tribunal pour des raisons que nous ignorons. Le juge a demandé à ces collègues de faire en sorte qu’il puisse s’acquitter de ce devoir avant de commencer le travail.

Mamadou Bhoye Laafa Sow pour Guineematin.com

Tel: 622919225 / 666919225

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Mauvais état des routes : des chauffeurs racontent leur calvaire à l’intérieur du pays

2 septembre 2019 à 17 05 39 09399

Déjà difficile, la circulation routière entre Conakry et les villes de l’intérieur s’est compliquée davantage depuis l’avènement des grandes pluies. La plupart des routes sont fortement dégradées et sont devenues quasiment impraticables. Pour en parler, un reporter de Guineematin.com est allé à la rencontre de plusieurs chauffeurs qui font le transport interurbain. Ils ont raconté leur calvaire sur les différents axes routiers du pays.

Maître Boubacar Bah est chauffeur d’un mini bus qui fait la liaison entre la capitale guinéenne et la ville de Mali. Depuis le début de la saison hivernale, son travail est perturbé par la forte dégradation de la route et l’affaissement du pont de M’Bagou (entre Labé et Mali).

« Nous avons beaucoup de difficultés en cette saison hivernale. Actuellement, la route de Mali est gâtée à plusieurs endroits. La route est vraiment impraticable. Si ce ne sont pas des parties glissantes à cause de la boue, ce sont des trous creusés par les eaux de ruissellement. En plus de ça, il y a un pont qui est en train d’être construit au niveau de la rivière qu’on appelle M’Bagou. La déviation qui faite pour les passants est maintenant impraticable. Là-bas, les gens viennent garer leurs véhicules des deux côtés de la rivière parce qu’on ne peut pas passer », explique le chauffeur.

Il ajoute que pour traverser cette déviation du pont de M’Bagou, il faut payer de l’argent pour se faire aider. « Si tu veux que ton véhicule soit tiré par un camion pour traverser la rivière, tu vas payer 50 mille francs. Si c’est une moto que tu as, tu veux traverser avec elle, il y a des jeunes qui là-bas pour ça. Eux aussi ils demandent 20 mille francs guinéens pour faire traverser une moto ».

« Avant, si on quittait ici (Conakry) le jeudi, on arrivait là-bas (Mali) le vendredi très tôt. Mais actuellement, vu le mauvais état de la route et le problème de cette déviation, on peut faire trois jours entre Conakry et Mali. Malgré tout cela, on n’ose pas augmenter même un franc sur les frais de transport. Le tarif est toujours le même alors que nos véhicules se gâtent souvent à cause du mauvais état de la route », a fait remarquer maître Boubacar Bah.

Le calvaire de Boubacar Bah est ressenti aussi par maître Mamadou Bhoye Barry, un autre chauffeur qui roule sur l’axe Conakry-Télimélé. Selon ce dernier, « actuellement, plusieurs d’entre nous ont dû garer leur véhicule à cause du mauvais état de la route. Les passagers sont là en train de crier sur nous, mais on ne veut pas engager nos véhicules sur cette mauvaise route. Il y a un pont qui est coupé à 15 km de Kindia, traverser là-bas est devenu un véritable problème. C’est avec beaucoup de risques que certains chauffeurs se débrouillent à passer là-bas. Avant que la route ne soit dans cet état, on passait quelques heures seulement entre Conakry et Télimélé et vice-versa, mais maintenant il faut parfois passer deux jours en route ».

Mamadou Bhoye Barry

Pour ce chauffeur, ceux qui s’aventurent sur cette route actuellement travaillent quasiment à perte. « Aujourd’hui, si vous voyez un chauffeur qui roule sur cette route, ce n’est pas pour avoir de l’argent, c’est certainement pour maintenir ses clients. Parce que le peu qu’on gagne sur cette route actuellement c’est pour acheter le carburant et l’entretien de nos véhicules. Parce que si nous nous hasardons à augmenter le tarif de transport, on nous dira qu’on a violé la loi. Donc on est obligés d’endurer », regrette Mamadou Bhoye Barry.

La situation est quasiment la même sur tous les axes routiers du pays. Car les mêmes plaintes se font entendre chez les chauffeurs qui pratiquent la route Conakry-Bamako. Selon maître Mamadou Alpha Diallo qui roule sur cette route, « les chauffeurs souffrent énormément à cause du mauvais état de cet axe routier. A Conakry d’abord, au niveau de tous les carrefours que nous traversons, la route est dégradée. Ensuite, entre Coyah et Mamou, il y a beaucoup de trous sur la route. Et puis, entre Dabola et Kouroussa, la route est complètement gâtée. Cela nous crée beaucoup de problèmes avec notamment des pannes de nos engins et des accidents de la circulation.

Maître Mamadou Alpha Diallo

Parfois, nos véhicules tombent en panne et nous les laissons en brousse là-bas avec les passagers pour aller chercher des mécaniciens. Et, certains passagers perdent patience et s’en prennent aux chauffeurs. Les coupeurs de route aussi en profitent pour nous attendre au niveau des endroits les plus dégradés parce qu’il savent qu’on est obligés de rouler tout doucement à ces endroits. Ils nous arrêtent et enlèvent l’argent et les biens des gens. Cela nous inquiète beaucoup ».

Face à cette situation, Mamadou Alpha Diallo interpelle les autorités du pays. « Nous demandons aux autorités de nous aider. On a vraiment des soucis. Nos véhicules se gâtent, on n’est pas en sécurité et le plus souvent c’est des problèmes entre les passagers et nous. Donc, ils n’ont qu’à nous aider en réparant les routes pour nous permettre de circuler plus facilement », a lancé le chauffeur.

Mamadou Bhye Laafa Sow pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 622919225 / 666919225

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Kankan : les 24 villages de Kouroulamini en communion pour la consolidation de la paix

2 septembre 2019 à 17 05 07 09079

Chaque année, les ressortissants des 24 villages de Kouroulamini, regroupés au sein de l’association des ressortissants de Kouroulamini, organisent une grande rencontre de concertation dans la sous-préfecture de Koumban, située à 40 kilomètres de la ville de Kankan.

Cette année, c’est la localité de Sakôrôla qui a abrité la rencontre hier dimanche, 1er septembre 2019. La démarche visait à se pencher sur les différents conflits qui minent les 24 villages afin d’y mettre fin grâce à l’implication de la jeunesse et de la notabilité, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

C’est dans une ambiance de gaité que les fils ressortissants de Kouroulamini ont démarré cette entrevue grandiose dans le district de Sakôrôla, révélant de la sous-préfecture de Koumban. Le souci est de préserver les 24 villages de Kouroulamini des conflits domaniaux, agro-pastoraux et miniers. Les débats se sont tenus en présence des autorités préfectorales de Kankan.

Salla Kourouma, président de l’association des ressortissants de Kouroulamini
Salla Kourouma, président de l’association des ressortissants de Kouroulamini

Interrogé à la fin de la rencontre, Salla Kourouma, président de l’association des ressortissants de Kouroulamini, a fait savoir que chaque ressortissant est appelé à planter un arbre à partir de cette édition. « Le motif de cette rencontre est de renforcer la paix, l’unité et la fraternité entres les fils ressortissants de Kouroulamini. Et chaque année, nous organisons ce genre d’événements. Donc, ce n’est ni la première fois ni la deuxième fois. Chaque année, nous appelons tous les fils ressortissants afin de venir connaitre leur village d’origine. Et puis, chacun doit planter un arbre ici, à Sakôrôla, qui était l’ancien village ; et, cette action sera continuelle », a-t-il fait savoir.

Aziz Diop, préfet de Kankan

Après avoir rehaussé de sa présence cette cérémonie, Aziz Diop, le préfet de Kankan, s’est dit marqué par la mobilisation des ressortissants de Kouroulamini. « Cette action des ressortissants de Kouroulamini est à encourager. Je suis très satisfait, surtout de l’engagement des femmes, des vieux et des jeunes, accompagné par la participation de la notabilité. Je suis vraiment content de cette localité », a laissé entendre monsieur Diop.

Il faut préciser que cette rencontre, qui s’inscrit dans le cadre du renforcement de la paix et la quiétude sociale entre les 24 villages de Kouroulamini, s’est soldée par l’immolation d’un bœuf et la lecture du saint Coran.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

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Mort d’un pêcheur à Kaporo : les explications du chef de quartier

2 septembre 2019 à 15 03 55 09559

Comme annoncé précédemment, un mouvement de colère a éclaté ce lundi, 02 août 2019, au quartier Kaporo dans la commune de Ratoma. Plusieurs jeunes du quartier ont manifesté dans la rue pour exprimer leur colère suite à la mort d’un des leurs qui était poursuivi par des agents de sécurité chargés de la lutte contre la drogue. Joint au téléphone par un journaliste de Guineematin.com, le chef de quartier, Alsény Soumah, est revenu sur l’origine de cette situation.

« Je n’étais pas sur les lieux au moment des faits ; donc, je ne sais pas exactement ce qui s’est passé. Mais, selon le chef de secteur qui m’a appelé au téléphone, il semblerait que c’est la brigade anti-drogue qui est arrivée sur les lieux. Je ne sais pas si elle était en mission là-bas ou si elle était de passage. Les agents auraient aperçu un groupe de jeunes qui, d’après leurs explications, étaient en train de se droguer.

Donc, ils ont tenté d’interpeller ces jeunes. Je ne sais pas s’ils ont pu interpeller certains ; mais, en tout cas, d’autres ont pris la tangente. Et, un d’entre eux a tenté de s’échapper en passant par la mer. Malheureusement, il est tombé et il est décédé. Alors, c’est son décès qui a provoqué la colère de ses camarades. Ils ont érigé des barrages sur la route pour exprimer leur colère », a expliqué l’autorité locale.

Le chef de quartier de Kaporo dit avoir tout de suite joint au téléphone le maire de Ratoma pour l’informer avant de tenter d’aller sur les lieux. Mais, il dit avoir finalement rebroussé chemin par peur d’être pris à partie par les manifestants en colère. « Avec les agents de la gendarmerie de Kaporo, nous avons tenté de nous approcher des jeunes pour en savoir plus.

Mais, nous avons vu qu’on ne pouvait pas parce que les jeunes étaient surexcités, ils avaient même commencé à jeter des pierres. C’est pourquoi, moi, j’ai quitté les lieux. C’est ainsi que j’ai appelé le colonel Balla Samoura pour que vraiment des dispositions soient prises. Ils ont déployé des agents qui sont venus rétablir l’ordre sur les lieux », a dit Alsény Soumah.

Selon le reporter de Guineematin.com qui se trouve sur les lieux de la manifestation, le calme est revenu sur place et la circulation a repris sur le tronçon Kaporo-Lambanyi.

Alpha Fafaya Diallo pour Guineematin.com

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Mort d’un pêcheur à Kaporo : reprise de la circulation après l’arrivée de la CMIS N°21

2 septembre 2019 à 15 03 37 09379

Comme indiqué dans les précédentes dépêches de Guineematin.com, la circulation était perturbée depuis quelques heures ce lundi, 2 septembre 2019, au niveau du port de pêche de Kaporo, sur la Corniche Nord (axe Kipé-Lambandji) dans la commune de Ratoma.

Selon des informations recueillies sur place, tout a commencé par une descente musclée des agents de l’Office Centrale Anti Drogue (OCAD) numéro 2 dans ce qu’ils considèrent comme étant des nids de vente et de consommation de drogue. Suite à une course-poursuite, Elhadj Alpha Bangoura, alias AOULO, un des pêcheurs locaux, s’est jeté dans le bras de mer dans l’espoir de semer ses poursuivants.

Malheureusement, ce jeune de 35 ans, originaire de la sous-préfecture de Khorira (préfecture de Dubréka), célibataire et sans enfants, y a trouvé la mort. « Une mort de trop ! », s’exclament alors les populations locales qui ont spontanément occupé la rue et chassé les « chasseurs de drogue ». Une autre brigade sera alors appelée au secours. Mais, le gaz lacrymogène et les tentatives d’interpellations par les agents de la sécurité ne pourront rien face à la furie des citoyens qui dénoncent trois autres précédentes pertes humaines dans les mêmes conditions.

Même le chef du quartier Kaporo, informé de la situation et appelé plusieurs fois au téléphone par la famille du défunt, n’a pas osé s’approcher des lieux pendant un bon moment.

Finalement, c’est l’arrivée des agents de la Compagnie mobile d’intervention et de sécurité (CMIS) N°21 qui a aidé à ramener le calme. Ils ont commencé par un long entretien avec les jeunes avant de prendre position pour rétablir la circulation, redevenue normale peu de temps après.

A suivre !

Du Port de pêche de Kaporo, Salimatou Diallo pour Guineematin.com

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Port de Kaporo : la famille veut récupérer le corps du défunt…

2 septembre 2019 à 14 02 44 09449

Comme indiqué dans une précédente dépêche de Guineematin.com, une personne est morte au Port de Pêche de Kaporo, dans la commune de Ratoma, suite à une course-poursuite avec des agents de l’Office Centrale Anti Drogue (OCAD) .

Selon Bafodé Bangoura, neveu de la victime qui s’est confié au reporter de Guineematin.com, le défunt, Elhadj Alpha Bangoura, alias AOULO, originaire de la sous-préfecture de Khorira (préfecture de Dubréka), était âgé de 35 ans. Il était célibataire, sans enfants.

A la fois émus et révoltés par cette situation qui a conduit à la mort de AOULO, les membres de sa famille dénoncent également le refus du chef du quartier Kaporo, Alsény Soumah, de venir sur les lieux et faire le constat. Certains demandent déjà que le corps soit transporté à Dubréka puisqu’il commencer déjà à s’enfler.

En tous les cas, ce sont les jeunes locaux qui règnent actuellement en maîtres sur le terrain depuis qu’ils ont chassé les agents de l’Office Centrale Anti Drogue (OCAD) N°2.

A suivre !

Du Port de pêche de Kaporo, Salimatou Diallo pour Guineematin.com

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Un mort à Kaporo : débandade et gaz lacrymogène…

2 septembre 2019 à 13 01 44 09449

C’est actuellement très chaud au Port de pêche de Kaporo, dans la commune de Ratoma. Déployés ce lundi, 02 septembre 2019, pour rechercher et interpeller des vendeurs de drogue, des agents de l’Office Centrale Anti Drogue (OCAD) s’affrontent en ce moment (13 heures 30) avec les populations locales, suite à la mort d’un citoyen, rapporte une journaliste de Guineematin.com qui est sur place.

Selon les premiers témoignages recueillis par notre reporter, l’arrivée des agents armés a surpris et effrayé plusieurs pêcheurs qui ont pris la fuite. Poursuivi par les agents, un d’entre eux s’est jeté dans le bras de mer et s’est visiblement cogné sur un objet contondant. Et, malheureusement, il a perdu la vie. Ce qui a révolté les populations locales qui accusent les agents d’avoir fait tuer trois autres personnes avant et dans les mêmes conditions que le cas de ce lundi.

Actuellement, la circulation est perturbée, les citoyens affrontent les agents de l’Office Centrale Anti Drogue (OCAD) dans une atmosphère insoutenable, à cause du très pimenté gaz lacrymogène qu’on y respire…

A suivre !

Du Port de pêche de Kaporo, Salimatou Diallo pour Guineematin.com

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Télimélé : l’association des jeunes de Ley Paris lance le reboisement de 1500 plants

2 septembre 2019 à 13 01 22 09229

Dans le but de lutter contre le réchauffement climatique, le tarissement des marigots et rivières et de protéger l’environnement, l’association des jeunes pour le développement de Ley-Paris (AJLD) a initié une campagne de reboisement des têtes de sources de la localité. Un secteur situé dans le district de Hollandé Dian, relevant de la sous-préfecture de Sarékaly. Cette campagne a été lancée le samedi, 31 août 2019, en présence des autorités et des sages de la localité, rapporte le correspondant de Guineematin.com à Télimélé.

Mamadou Hassimiou Bah, membre de l’association des jeunes de Ley-Paris

Selon Mamadou Hassimiou Bah, membre de l’association des jeunes de Ley-Paris, cette initiative fait suite à un constat alarmant qu’ils ont fait sur le terrain. « Nous avons jugé nécessaire de faire cette campagne de reboisement parce que nous avons constaté que les marigots et rivières qui ne tarissaient pas avant commencent vraiment à tarir depuis un certain temps. Actuellement, si nous avons besoin de nager, nous sommes tenus obligés d’aller à des kilomètres pour trouver une rivière adaptée à la nage. Donc on va protéger cet endroit et on va continuer à reboiser d’autres sites », a-t-il promis.

Thierno Mamadou Diallo, chef du secteur Ley-Paris

Cette initiative a été saluée vivement par les autorités locales. Selon Thierno Mamadou Diallo, le chef de secteur de Ley Paris, cette activité est venue à point nommé. « Cet endroit était une forêt qui n’avait jamais été déboisée, nos parents nous ont dit qu’ils ont trouvé cette forêt ici. Mais récemment, une personne de notre village est venue déboiser le lieu. Comme c’est une tête de source, nos jeunes ressortissants se sont fixés comme objectif de reboiser 1500 plants dans notre secteur pour la sauvegarde de nos têtes de sources et le couvert végétal. Nous avons débuté aujourd’hui et nous allons continuer le reboisement.

Après, nous comptons même faire de cet endroit une forêt classée. Nous allons dans ces prochains jours, confectionner des plaques de signalisation qui pourront nous permettre de sécuriser cet endroit contre les personnes de mauvaise intention. Nous reboisons ce lieu pas pour nous seulement, mais pour les générations futures. Nous sommes très contents et prions pour la prospérité de nos fils qui œuvrent pour le développement de notre localité. Ils nous ont sauvés, que Dieu les récompense », a dit l’autorité locale.

Thierno Mamadou Diallo, chef du secteur Ley-Paris

De son côté, Alsény Bangoura, le sous-préfet de Sarékaly qui a présidé la cérémonie de lancement de cette campagne de reboisement, a félicité et remercié les initiateurs de cette activité. « J’ai un sentiment de satisfaction aujourd’hui. Vous savez qu’il y a même une initiative présidentielle visant à restaurer le couvert végétal guinéen.

Comme la Guinée est le château d’eau de l’Afrique occidentale, nous devons tout faire pour préserver nos forêts afin de préserver nos rivières. Je suis très content des jeunes ressortissants de Ley-Paris qui ont pris cette initiative de trouver eux-mêmes les plants et de venir planter chez eux. Je demande à cette association de continuer sur cette lancée. Et la personne qui a autorisé le déboisement de cet endroit va être convoquée pour des explications », a-t-il annoncé.

De Télimélé, Ousmane Dieng pour Guineematin.com

Tél. : 622525250

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Volonté d’écarter la PCUD du processus électoral : Alsény Farinta interpelle le président de la CENI

2 septembre 2019 à 12 12 00 09009

Alors que la CENI (Commission Electorale Nationale Indépendante) est de plein pied dans l’exécution de son chronogramme dans la perspective des prochaines élections législatives, des voix s’élèvent pour dénoncer l’exclusion de la PCUD (Plateforme des Citoyens Unis pour le Développement) dans la mise en place des démembrements.

Dans une déclaration rendue publique hier, dimanche 1er septembre 2019, Alsény Fareinta Camara, coordinateur du bureau régional de la Basse Guinée de la PCUD, interpelle à ce sujet maître Amadou Salif Kébé, président de la CENI, rapporte l’un des correspondants de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Alsény Fareinta Camara, coordinateur du bureau régional de la Basse Guinée de la PCUD

Alsény Fareinta Camara, le coordinateur régional de la PCUD se dit préoccupé par la politique du deux poids deux mesures dans le cadre de la mise en place des démembrements de la CENI. « Nous ne comprenons pas les deux poids deux mesures du président de la CENI, maitre Amadou Salifou Kébé dans l’installation des démembrements de la CENI. Il a adressé un courrier officiel au président de la PCUD en date du 25 ou 26 juillet dernier pour nous inviter à l’installation des démembrements des CEPI, CECI et CESPI. A notre fort étonnement, il instruit à la dernière minute ses missionnaires d’écarter les listes de la PCUD en complicité avec les commissions de réception des listes que lui même a créées. Et nous regrettons amèrement cette attitude suspicieuse et irrespectueuse à l’égard des nos cellules de veille citoyenne, qui viole d’ailleurs l’article 23 de la loi sur la CENI », dénonce monsieur Camara.

Devant cet état de fait, le coordinateur de la PCUD de Kindia s’interroge sur la sincérité du scrutin à venir. « Nous demandons urgemment au président de la CENI de corriger cette erreur ou insuffisance administrative pour que les démembrements, nos cellules de veille citoyenne, se sentent concernés dans l’installation des démembrements de la CENI parce que je vous dis, à l’allure des choses au niveau local, nous doutons même de la crédibilité du processus électoral et surtout des personnes corrompues qui sont entrain de l’incarner. Est-ce que nous nous dirigeons vers des élections libres et transparentes ou est ce que nous nous dirigeons vers des élections truquées et qui aboutissent généralement à des violences électorales qu’on ne souhaite pas ? La Guinée a besoin de la paix et de la quiétude sociale. Il faudrait que Maître Kébé fasse très attention puisque la Guinée n’appartient pas à un groupe de personnes ni une propriété privée de quelqu’un. La Guinée nous appartient tous et il faudrait qu’il corrige rapidement cette insuffisance administrative », conseille Alsény Farinta Camara.

Le coordinateur de la PCUD à Kindia rappelle que dans certaines préfectures de la Guinée, on note une volonté des autres plateformes de la société civile d’exclure sa structure en connivence avec les superviseurs de la CENI. « Déjà, ce qui est entrain de se passer à Fria, Boffa, à Dubréka, à Coyah et à Forécariah, c’est-à-dire que les responsables de la commission de réception des listes ont demandé aux autres plateformes d’aller se concerter pour trouver une liste consensuelle. Au fort étonnement des nos représentants locaux, les autres plateformes se sont concertées à l’absence de la PCUD sur instruction des missionnaires de la CENI. Ils ont envoyé une liste des autres plateformes en excluant complètement la PCUD. Et ça l’instruction, quand nous avons demandé au commissaire même, il y a une commissaire de la CENI, celle qui supervise Coyah (Hélène Sylla, ndlr), qui a aussi contesté la mesure du président Kébé. Donc, cela veut dire que le processus se poursuit même à l’intérieur du pays. A Labé aussi, c’est la même méthode d’exclusion qu’ils ont entrepris pour écarter les listes de la PCUD ».

Pour finir, monsieur Camara invite le président de la CENI à ne pas se laisser influencer par des politiciens sans avenir pour que la Guinée puisse traverser ce cap sans anicroche. « Pour le moment, nous interpellons la CENI puis que c’est notre rôle d’alerter. Nous rappelons que, bien que la CENI soit une institution indépendante et nous ne souhaitons pas que maitre Kébé se laisse influencer par des politiciens sans avenir. Il faut vraiment qu’il fasse beaucoup attention parce que sinon la Guinée risque de sombrer dans une situation incertaine. Et cela, personne ne le souhaite », a-t-il conclu.

De Kindia, Amadou Baïlo Batouala Diallo pour Guineematin.com

Tél : 62851679

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Yomou : les démembrements de la CENI outillés sur le processus électoral

2 septembre 2019 à 9 09 50 09509

La CENI poursuit ses activités sur le terrain en prélude à la tenue des élections législatives dont la date n’est pas encore connue. C’est dans ce cadre que les membres des démembrements de l’institution électorale à Yomou ont été formés notamment sur leur rôle et responsabilités dans le processus électoral. Les travaux ont duré deux jours, rapporte le correspondant de Guineematin.com dans la préfecture.

Cette formation est intervenue au lendemain de la prestation de serment et l’installation officielle des membres des démembrements de la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI) dans la préfecture de Yomou. Elle a regroupé 37 participants dont les 7 membres de la CEPI plus les 2 assistants de ladite CEPI, les 7 représentants de l’administration ainsi que les présidents, trésoriers et rapporteurs de la CECI et des CESPI de Banié, Betha, Bignamou, Bowé, Diécké, et Péla.

Durant deux jours (samedi et dimanche), les participants ont échangé avec les facilitateurs, notamment Gabriel Haba et Pépé Michel Balamou plus les deux(2) missionnaires de la CENI et du MATD. « C’est une formation que la CENI a organisée. Il y a eu d’abord la formation des formateurs, et maintenant la CENI nous envoie ici pour former les membres de ses démembrements. L’objectif de cette formation, c’est d’outiller les démembrements de la CENI pour qu’ils sachent comment jouer leur rôle et de renforcer leurs capacités pour pouvoir garantir la crédibilité et la légitimité du processus électoral », a expliqué Gabriel Haba, l’un des formateurs.

Selon lui, la formation a porté sur trois modules, dont le cadre juridique et institutionnel, les rôles et responsabilités dévolues à la CENI et ses démembrements et l’Organe de Gestion des Elections (OGE). A l’issue des travaux, les participants se sont réjouis de la qualité de la formation et ont promis de mettre en pratique les connaissances acquises.

De Yomou, Michel Anas Koné pour Guineematin.com

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