Obsèques d’Elhadj Saïkou Yaya : témoignages émouvants de nombreuses personnalités

17 septembre 2019 à 20 08 17 09179

Décédé hier lundi, 16 septembre 2019, le très respecté doyen Elhadj Saïkou Yaya Barry, président de la coordination nationale Haali Poular, a été inhumé dans l’après-midi de ce mardi au cimetière de Hafia, dans la commune de Dixinn. Un vibrant hommage a été rendu au notable à son domicile au quarter Hafia par des parents, des amis, des leaders politiques, des responsables des coordinations régionales et des hauts cadres de l’Etat, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Décryptage !

Mamady Youla, ancien Premier ministre

Mamady Youla, ancien Premier ministre : « moi je suis venu ici, d’abord c’est mon beau. C’est l’oncle de mon épouse. Donc, c’est d’abord à ce titre, je dois dire que je suis venu dans la famille, avant même de parler de l’homme. Ce que je peux dire, c’est que tous ceux qui travaillent pour l’union des guinéens. Pour que les guinéens se donnent la main, nous devons les honorer. Et bien entendu, c’est un être humain, on a décliné toutes ses qualités : un homme pieux, un respectueux, un croyant. Donc, nous ne pouvons que saluer sa mémoire ».

Elhadj Ousmane Bah, président de l’UPR

Elhadj Ousmane Bah, président de l’UPR : « je suis venu compatir à cette douleur que nous partageons tous à travers la disparition de notre doyen, Elhadj Saïkou Yaya… Il a toujours été une source d’inspiration pour nous. Nous avons toujours eu un bon accompagnement de sa part. Moi qui vous parle, j’ai été membre fondateur de l’UNR, et lui-même il était membre fondateur de l’UNR ; et il a été le président de la coordination que nous avons mise en place à un moment où il y a eu une petite dissension à notre sein. Toujours est-il qu’il a incarné des vertus très honorables qui font qu’au jour d’aujourd’hui nous sommes très fiers de lui. Nous prions tous pour le repos de son âme ».

Sidya Touré, président de l’UFR

Sidya Touré, président de l’UFR : « je suis venu présenter nos condoléances suite au décès du doyen de la coordination Haali Poular. C’est une occasion pour lui rendre hommage pour le rôle qu’il a eu à jouer en tant que responsable social dans la vie publique de notre pays. Donc, je ne crois pas que je puisse ajouter quelque chose sauf qu’on souhaite que Dieu lui donne le paradis et qu’il puisse préparer le chemin pour nous là-bas, notamment comme c’est un Peulh, il va aller préparer pour que les Diakhanké puissent rentrer au paradis aussi ».

Mamadou Samba Diallo, maire de la commune de Dixinn

Mamadou Samba Diallo, maire de la commune de Dixinn : « c’est un don de Dieu, c’est Dieu qui a donné, c’est lui qui a retiré. Nous ne pouvons que nous réjouir de ce que Dieu a fait. Dieu lui a donné ce qu’il n’a pas donné à tout le monde. C’est-à-dire la chance de naître d’abord et d’avoir une longue vie. Quand tu as une longue vie, on estime que Dieu te reprendra avec tous les péchés effacés. Donc ce qu’il a eu, tout bon musulman souhaite avoir ça. Quelqu’un qui a vécu, qui a dirigé, qui a participé à la prise de décisions jusqu’à la fin de sa vie ; ça, ce n’est pas donné à tout le monde. Nous lui souhaitons bon retour chez Dieu. Paix à son âme ».

Elhadj Sèkhouna Soumah, Kountigui de la Basse Côte

Elhadj Sékhouna Soumah, Kountigui de la Basse Côte : « nous les sages de la Basse Guinée, sommes venus présenter nos condoléances suite au décès d’Elhadj Saïkou Yaya Barry. Nous prions Dieu qu’il pardonne le défunt et qu’il l’accueille dans son paradis. Nous remercions aussi tous ceux qui ont effectué le déplacement pour participer aux obsèques d’Elhadj Saïkou Yaya Barry et nous demandons à Dieu de les récompenser. Le Fouta Djallon nous a honorés. Et nous en profitons pour dire que les Peulhs et les Soussous sont des frères qui ne peuvent pas être divisés. Nous devons rester unis et regarder dans la même direction ».

Mamadou Dian Diallo, conseiller en communication du Premier ministre

Mamadou Dian Diallo, conseiller Communication du Premier ministre : « le décès du doyen Saïkou Yaya Barry est une perte pour la Guinée, c’est une perte pour la communauté Haali Poular. C’était un des notables, un des compagnons de l’indépendance, qui a participé à offrir à la Guinée son indépendance nationale et qui a parcouru toute la carrière administrative et politique dans ce pays. Il était un leader d’opinion, un leader écouté. Il participait à la construction de la paix durable dans le pays. Et sa perte est une perte énorme pour la nation guinéenne. Nous prions que la terre lui soit légère ».

Elhadj Tidiane Souaré, ancien Premier ministre

Elhadj Tidiane Souaré, ancien Premier ministre : « c’est un grand homme, avec un grand parcours que j’ai pratiqué depuis ma tendre jeunesse, lorsqu’il était directeur de cabinet du gouvernorat de Boké et moi doyen de faculté. C’est un doyen qui m’a guidé le pas en ce temps et, nous avons gardé des relations exceptionnelles. Il est devenu un grand homme, un notable du Fouta et de toute la Guinée, œuvrant pour la justice, la vérité, surtout pour l’unité nationale. Je souhaite que le tout puissant le reçoive dans son paradis ».

Aliou Diallo, Vérificateur général de la Guinée à la présidence de la République

Aliou Diallo, vérificateur général de la Guinée à la présidence de la République : « je suis venu pour exprimer toutes mes condoléances pour le décès du doyen de la communauté Haali Poular. Lorsque je commençais ma carrière, le doyen était directeur de cabinet du département où j’étais. Nous avons grandi sous leurs aisselles. C’est eux qui nous ont mis les pieds à l’étrier. Donc, il représentait un symbole pour lequel j’étais obligé de venir ici pour m’incliner à sa mémoire, et demander au bon Dieu de lui accorder son paradis éternel ».

Dr. Fodé Oussou Fofana, vice-président de l’UFDG

Fodé Oussou Fofana, vice-président de l’UFDG : « je pense honnêtement qu’Elhadj Saïkou Yaya Barry est un sage. La Guinée vient de perdre l’un de ses meilleurs fils. Elhadj Saïkou Yaya Barry était un homme juste, il était un homme sage. Il représentait à lui-même la signification du mot sage. C’était un homme courageux. Mais ce qu’on ne sait pas, c’est qu’Elhadj Saïkou Yaya Barry se battait pour la Guinée et les guinéens. Il se battait pour la justice. C’était un homme qui se révoltait dès qu’il y a une injustice. Dès qu’un guinéen est victime d’injustice, Elhadj Saïkou Yaya était là pour dire non, il faut arrêter. Elhadj Saïkou Yaya était un homme qui nous rappelait aussi l’histoire de la Guinée. Parce qu’il a été un haut fonctionnaire, il connait la Guinée, il connait les Guinéens. Et depuis 2010, il a toujours essayé de passer un message à l’endroit de nos gouvernants, pour dire que le plus grand mal que vous allez faire au pays, c’est le fait de diviser les guinéens. Essayer par tous les moyens pour mettre les guinéens sur le même pied d’égalité. La coordination dirigée par Elhadj Saïkou Yaya n’était pas une coordination seulement pour le Fouta, c’était une coordination pour l’ensemble des guinéens. Il y a beaucoup de Guinéens qui venaient ici : Malinké, Soussou, Peulh, Forestier, quand ils sont victimes d’injustice, venaient le voir. Votre confrère Mandian Sidibé, quand il a eu des problèmes, Elhadj Saïkou Yaya s’est levé, il a demandé à ce qu’il soit rétabli. Elhadj Saïkou Yaya, chaque fois que les enfants étaient victimes sur l’axe : Hamdallaye-Bambéto-Cosa, il se levait, il avait le courage de dénoncer l’injustice ».

Mamadou Tafsir Bah, président de Winden Djanguen ADLAM Guinée

Mamadou Tafsir Bah, président de Winden Janguen ADLAM Guinée : « le décès d’Elhadj Saïkou Yaya Barry est une grande perte pour la nation guinéenne, en particulier pour notre association. Le doyen était très social, il était une bibliothèque vivante. C’est un doyen qui aidait tout le monde, il a beaucoup fait pour la Guinée et pour le peuple de Guinée. Aussi, il a beaucoup œuvré dans l’épanouissement de l’écriture ADLAM. Donc, cette perte nous afflige. Nous prions Dieu qu’il ait son âme au paradis ».

Propos recueillis par Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Manque d’eau à Kankan : les citoyens se plaignent

17 septembre 2019 à 19 07 17 09179

Depuis cinq (5) jours, l’eau a cessé de couler dans les robinets de la Société des Eaux de Guinée (SEG) dans la commune urbaine de Kankan. Une situation qui affecte de nombreux citoyens qui ne savent plus à quel saint se vouer.

Selon les responsables locaux de la SEG, le groupe électrogène qui fait alimenter la ville en eau potable est en panne, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Les citoyens de Kankan sont confrontés à un manque d’eau en pleine saison pluvieuse. Cette situation dure depuis cinq jours maintenant au grand dam des citoyens.

Jean Béavogui

Cet état de fait commence à exaspérer les habitants de la cité, à l’image de Jean Béavogui, domicilié au quartier Energie. Il est aujourd’hui réduit à se trouver de l’eau dans des fontaines de fortune. « Chez moi, il y a un robinet. Mais, cela fait presqu’une semaine que je ne vois pas de l’eau potable. Réellement, c’est une source de problèmes dans la famille. On est obligé de partir à la recherche de l’eau vers les forages. Alors que nous n’en avons pas l’habitude. C’est très difficile », s’est plaint notre interlocuteur.

Adama Condé

Pour sa part, Adama Condé, mère de famille domiciliée au quartier Briqueterie, lance un appel à la SEG car l’eau des puits peut être source de maladies. « Je lance un appel aux responsables de la SEG. On a besoin de l’eau potable. Actuellement, c’est très difficile. L’eau qu’on puise au puits n’est pas du tout traitée et peut être à la base des maladies non seulement pour nous mais aussi pour nos enfants », a dit la bonne femme.

Ousmane Sylla, directeur préfectoral de la Société de Eaux de Guinée

A en croire Ousmane Sylla, directeur préfectoral de la Société de Eaux de Guinée, c’est une panne technique qui explique le calvaire que traversent aujourd’hui les citoyens de Kankan. « Le groupe électrogène qui permet de distribuer l’eau potable à Kankan est en panne. Donc, on a été obligé d’appeler les responsables de la maintenance de Conakry. Ils sont venus avec des pièces d’échanges, mais malheureusement ces pièces n’étaient pas en bon état », a-t-il expliqué.

Face au poids de la demande, le directeur préfectoral de la SEG invite les citoyens à la patience et rassure. « Si tout va bien ce mardi, 17 septembre 2019, tout entrera en ordre. Depuis 5 jours, ce groupe est en panne. Mais l’équipe de Conakry est venue pour résoudre le problème. Donc, la population doit se patienter», a-t-il sollicité.

Il faut signaler qu’entre la desserte en électricité et celle de l’eau, les citoyens de Kankan, se perdent dans un déni du bonheur.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

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Condamnation de Fodé Baldé et Mohamed Bangoura : « nos sentiments sont mitigés »

17 septembre 2019 à 18 06 44 09449
Me Mohamed Traoré, membre du collectif d’avocats de la défense

Comme annoncé dans une précédente dépêche de Guineematin.com, le tribunal de première instance de Kaloum a rendu son verdict dans le procès intenté par l’agent judiciaire de l’Etat contre Fodé Baldé du parti UFR et du journaliste Mohamed Bangoura. Les deux ont été condamnés ce mardi, 17 septembre 2019, au payement d’une amende de 3 millions de francs guinéens chacun.

Après la publication du verdict, Me Mohamed Traoré, membre du collectif d’avocats de la défense, a exprimé des sentiments mitigés. « Nos sentiments sont mitigés. Après tout le débat qu’on a eu, nos clients ont quand même été retenus coupables d’offense au chef de l’Etat. Mais, ce qu’il faut quand même relever, cette question n’a jamais fait l’objet de débat. Le juge a procédé à une requalification. Mais en réalité, en matière de procédure, cette requalification ne peut pas se faire sans qu’il n’y ait un débat entre les parties. Mais, nous nous réjouissons quand même du fait que d’une part la loi sur la cyber-sécurité a été écartée au profit de la loi sur la liberté de la presse. De l’autre côté, nous constatons aussi que l’Agent Judiciaire de l’Etat a été irrecevable.

Parce qu’il faut que ça soit clair : lorsque le chef de l’Etat est visé par une infraction, c’est différent de l’Etat. Il doit constituer lui-même ses avocats ou son avocat. L’Agent Judiciaire de l’Etat n’a pas vocation à représenter le chef de l’Etat quand il est partie à un procès. Je crois que cela, le tribunal l’a relevé, et c’est une très bonne décision par rapport à cette question précise. Je pense qu’à l’avenir lorsqu’il y a des procédures de ce genre dans lesquels le chef de l’Etat est concerné, ce n’est pas à l’Agent Judiciaire de l’Etat de le représenter.

Nous nous réjouissons aussi du fait que le montant de l’amende fixé par le tribunal n’est pas si excessif que cela, mais nous allons quand même discuter avec nos clients de l’opportunité de faire appel ou pas. Nous avocats, nous agissons au nom de nos clients. Si cela ne tenait qu’à nous nous, nous allons faire appel pour ne pas que la décision soit définitive parce que nous sommes convaincus encore une fois qu’il n’y a pas offense au chef de l’Etat. Mais si nos clients voulaient qu’on en reste là, là aussi on ne pouvait pas faire autrement », a dit l’avocat.

Maître Lancei 3 Doumbouya de la partie civile

De son côté, l’avocat de la partie civile maître Lancei 3 Doumbouya apprécie aussi partiellement la décision. Pour lui, le tribunal n’a pas pensé aux intérêts civils. « Relativement aux intérêts civils, je pense que c’est la confusion, et même un manque de compréhension et de saisine de la lettre de constitution déposée au dossier de la procédure… Nous avons déposé une lettre de constitution, nous avons la copie de la lettre de constitution, je crois qu’elle devrait être examinée. Le droit a été dit en ce qui concerne l’action publique. Nous nous sommes constitués partie civile devant le tribunal répressif parce que nous avons estimé qu’il y a bel et bien infraction.

Le tribunal a retenu les prévenus dans les liens de la culpabilité, en les condamnant. Donc ça, c’est une partie de la procédure. Mais, en ce qui concerne les intérêts civils, en tant que partie civile, il faut le rappeler, le tribunal n’a pas bien appliqué le droit. Nous avons sollicité à ce que les prévenus soient condamnés à un franc symbolique au profit du Professeur Alpha Condé et l’insertion de la décision dans un journal. Mais, c’est seulement l’insertion de la décision dans un journal d’annonce légal qui a été retenu et non le franc symbolique », a réagi l’avocat.

Propos recueillis par Saïdou Hady Diallo pour Guineematin.com
Tél. : 620 589 527/654 416 922

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Chute d’un poteau de la société Kama à Siguiri : 3 blessés, une moto endommagée

17 septembre 2019 à 17 05 39 09399

Un poteau électrique de la société KAMA, en charge de l’installation du réseau électrique dans la ville de Siguiri, est tombé sur trois (3) personnes ce mardi, 17 septembre 2019. L’incident qui s’est produit au quartier Bolibana 2, dans la commune urbaine, aux environs de 13 heures, à fait trois blessés graves. Une moto a été endommagée, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Le drame n’a pas fait de mort, mais deux femmes et un homme ont été grièvement blessés. Selon nos informations, les riverains avaient signalé aux travailleurs déployés sur le terrain que le poteau était en mouvement. C’est ce qu’a confié au correspondant local de Guineematin.com, monsieur Balla Traoré, riverain et témoin du drame. « Hier, on avait signalé aux travailleurs de la société que le poteau se mouvait. Ils nous ont répondu que c’est tous les poteaux qui sont comme ça. Et ce matin, quand ils étaient venus pour installer les fils électriques, nous sommes encore venus leur signaler ça. Ils sont montés pour attacher les fils. C’est quand ils ont voulu tirer que le poteau est tombé. Un jeune mécanicien qui était de passage à été frappé ainsi que deux autres femmes qui vendaient sous le poteau », a expliqué Balla Traoré.

Les trois blessés ont été admis à l’hôpital préfectoral de Siguiri.

Interrogé sur l’incident, le directeur préfectoral des travaux publics, Sékou Dawo, a laissé entendre que c’est la société KAMA qui en prendra les responsabilités.

De Siguiri, Bérété Lanceï condé pour Guineematin.com

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Mamou : les citoyens refusent le débat sur le changement de la constitution

17 septembre 2019 à 16 04 46 09469

Une journée de consultation sur le changement de l’actuelle constitution a été organisée ce mardi, 17 septembre 2019, dans la ville de Mamou. Mais, la rencontre a été sabotée par plusieurs citoyens opposés au projet de nouvelle constitution, rapporte le correspondant de Guineematin.com sur place.

Organisée à la maison des jeunes de Mamou, cette rencontre a connu une forte mobilisation des citoyens. Des jeunes, des femmes et même des vieux ont répondu à l’appel du gouverneur de la région administrative. Amadou Oury Lémy Diallo avait diffusé un communiqué invitant les habitants de la ville carrefour à une journée d’information et de sensibilisation sans préciser le sujet qui sera abordé à cette occasion.

Au lieu de la rencontre, l’ambiance était détendue et la musique résonnait avant l’arrivée des officiels. Mais, peu après l’arrivée de la délégation conduite par le gouverneur de Mamou, la situation a changé. Cela, suite à l’introduction faite par le chargé de l’organisation des collectivités à la préfecture de Mamou, Balla Condé. Ce dernier a annoncé que cette rencontre est organisée dans le cadre des consultations en cours autour de la nécessité ou non de changer l’actuelle constitution.

Une annonce qui choque l’assistance et provoque des tensions sur place. Installés sur des chaises, les citoyens se sont aussitôt levés dans un total brouhaha. Ils ont rangé les chaises et sont restés debout en scandant des slogans hostiles au projet de nouvelle constitution et à un troisième mandat pour le président Alpha Condé. C’est dans ce contexte que le président de l’alliance futuriste, organisateur de l’événement, a tenu son discours devant un auditoire sourd.

Mamadou Barry a expliqué que cette activité s’inscrit dans le cadre de la promotion de la paix, la cohésion sociale et l’acceptation de la diversité. Mais aussi pour débattre sur le projet de changement de l’actuelle constitution. Il a exhorté l’assistance à ne pas refuser le débat, mais n’a jamais réussi à se faire entendre. Après son discours, la séance a été aussitôt levée et les gens se sont dispersés sans heurts.

Une rencontre de ce genre a été empêchée ce même mardi à Boffa. Là-bas, plusieurs jeunes membres du FNDC ont bloqué la route pour empêcher le passage des organisateurs de l’événement. Ces derniers ont dû finalement rebrousser chemin pour rentrer à Conakry.

De Mamou, Boubacar Ramadan Barry pour Guineematin.com

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Contrefaçon du thé Achoura : 2 ans de prison et une forte amende réclamés contre les prévenus

17 septembre 2019 à 16 04 25 09259

Après plusieurs renvois, le procès des auteurs présumés de la contrefaçon du thé Achoura s’est poursuivi hier, lundi 16 septembre 2019, devant le tribunal correctionnel de Mafanco. L’affaire est pendante devant ce tribunal depuis juillet dernier, et cette audience a été consacrée aux réquisitions et plaidoiries des parties, a constaté un reporter de Guineematin.com qui était sur place.

Comme ce fut le cas lors de la plupart des audiences précédentes, les deux mis en cause (des commerçants au marché de Madina), non détenus, ont brillé une nouvelle fois par leur absence à ce procès. Malgré tout, la présidente du tribunal, en accord avec le ministère public et la partie civile, a décidé de poursuivre les travaux. Djéinabou Doghol Diallo a invité les avocats de la partie à procéder à leurs plaidoiries. Prenant la parole le premier, maître Sêh Saouromou est revenu sur la genèse de cette affaire.

« La Société Houma Handaka est une société de droit malien qui a le monopole de la distribution du thé Achoura. Ce produit est consommé partout en Afrique. Avant de faire la contrefaçon de ce produit en Guinée, ils (les deux prévenus) nous ont avertis. Ils nous ont dit que comme ils sont en Guinée, on ne peut pas les empêcher de faire la contrefaçon de ce produit. C’est ainsi qu’ils sont allés en Chine pour faire la contrefaçon. Ils ont transporté en Guinée deux conteneurs contenant 12 800 cartons de thé. Cela équivaux à 160 millions de francs CFA, et sa valeur en francs guinéens c’est 2 milliards 560 millions », a souligné l’avocat.

Il ajoute qu’avant que la chaine de distribution ne soit arrêtée, les prévenus « avaient déjà distribué plusieurs produits. Donc, la contrefaçon est avérée. C’est pourquoi on vous demande de détruire tout le thé contrefait saisi, et de condamner Mamadou Diallo et Oumar Diogo Barry au payement de 2 milliards 560 millions de francs guinéens, montant correspondants à la quantité du thé importé en Guinée et 2 milliards de francs guinéens à titre de dommages et intérêts ».

Dans la même lancée, maître Maliki İbrahim Maïga, un autre avocat de la partie civile, a soutenu que le produit contrefait est impropre à la consommation. « Aujourd’hui, ce produit inonde le marché guinéen. A vue d’œil, on ne peut pas distinguer le vrais du faux. Or, c’est des produits impropres, nuisibles pour la santé de la population. Ce thé est d’une qualité extrêmement grave, il a été clandestinement fabriqué en Chine sans numéro. Donc on vous demande d’appliquer la loi dans toute sa rigueur », a-t-il plaidé.

De son côté, la procureure Joséphine Loly Tinkiano a rappelé au tribunal que les prévenus ont déjà reconnu les faits devant la juridiction. « Les prévenus ont déjà reconnu les faits. Donc la conséquence de leur comparution ici, c’est la détention. C’est pourquoi je vous demande de les retenir dans les liens de la culpabilité du délit de contrefaçon de marque.

Pour la répression, vous allez appliquer l’article 37 de l’accord de Bangui que la Guinée a ratifié en les condamnant à 2 ans d’emprisonnement ferme et au payement d’une amende 6 millions de francs CFA convertis en francs guinéens. Puis, vous allez recevoir les réclamations de la partie civile, confisquer et incinérer les produits contrefaits saisis et décerner un mandat d’arrêt contre eux à l’audience », a requis la représentante du ministère public.

L’affaire a été mise en délibéré et la décision du tribunal est attendue le 30 septembre 2019.

Saidou Hady Diallo pour Guineematin.com
Tel: 620 589 527/654 416 922

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Boffa : le FNDC empêche à nouveau la tenue d’un débat sur le changement de la constitution

17 septembre 2019 à 14 02 40 09409

L’antenne préfectorale du FNDC a empêché une nouvelle fois la tenue de la journée de consultation organisée par une association d’enseignants favorable au changement de l’actuelle constitution guinéenne. Ce qui devrait permettre au président Alpha Condé de briguer un troisième mandat en 2020. Les défenseurs de la constitution de 2010 ont barré la route aux organisateurs de la rencontre, les obligeant à rebrousser chemin, rapporte le correspondant de Guineematin.com dans la préfecture.

Après l’échec de son activité du mercredi, 11 septembre dernier, le Collectif des Enseignants pour la Participation au Débat National (CEPDN) a décidé de revenir à Boffa pour essayer d’organiser une « journée de consultation » sur le changement de la constitution voulu par le pouvoir. Pour permettre la réussite de l’événement, le nouveau préfet de Boffa s’est occupé de préparer le terrain.

Le lieutenant-colonel Abdourahmane Keïta est allé à la rencontre des différentes couches sociales ces derniers jours pour tenter de les convaincre à accepter que ce débat se tienne pour que les citoyens puissent donner leur avis sur le sujet.

Mais, ce fut peine perdue. Car tôt ce mardi, plusieurs jeunes, vêtus de T-Shirts du Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC), ont pris d’assaut le rond-point qui mène à la maison des jeunes de la ville. Ils sont venus barrer la route aux organisateurs pour les empêcher d’arriver à cet endroit où devait se tenir la rencontre.

« Nous ne sommes pas là pour enfreindre les activités de la population, nous sommes là pour empêcher la délégation qui vient pour parler le troisième mandat. Ils étaient venus pour la première fois, mais ils n’ont pas pu faire ce qu’ils voulaient. Ils ont décidé de revenir cette fois encore pour essayer de berner la population. Mais, nous restons tenaces à ce sujet et nous disons Amoulanfé. La constitution, c’est pour toute la nation. La constitution, elle est sacrée », a déclaré Jean Noël Barry, l’un des membres du FNDC à Boffa.

En raison de cette mobilisation des opposants au changement de l’actuelle constitution, les organisateurs de la journée de consultation ont dû rebrousser chemin pour rentrer à Conakry. Pour la deuxième fois en l’espace d’une semaine, ils ont échoué face à l’antenne préfectorale du Front National pour la Défense de la Constitution à Boffa.

De Boffa, François Donat Bangoura pour Guineematin.com
Tel. 655130813

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Décès d’Elhadj Saïkou Yaya : voici un communiqué de la Coordination Haali poular

17 septembre 2019 à 14 02 04 09049
Feu Elhadj Saïkou Yaya Barry, président de la Coordination des Fulbhé et Haali Poular de Guinée

La Coordination nationale des Foulbhés et Haali Poular de Guinée a la profonde douleur de porter à la connaissance du peuple de Guinée, du Président de la République et de son gouvernement, des institutions républicaines, des partis politiques, des mouvements associatifs, des antennes intérieures et extérieures, des coordinations régionales de la Basse Guinée, de la Haute Guinée et de la Guinée Forestière, du Califat du Fouta, de Tabital Poulaakou International, des Doudhės et Fondations… le décès du Doyen des Sages, Elhadj Saïkou Yaya Barry, Président de la Coordination, Compagnon de l’indépendance, décès survenu lundi 16 Septembre 2019 à 15h à la Clinique Pasteur de Conakry à l’âge de 94 ans, des suites de maladie.

Qu’ en soient informés, les familles Tėrė de Dabola, Thiam, Barry, Kaba, Dianė, Diaby, de Kankan, Baldé de Touguė, Sow de Daara Labė, Diallo de Dalaba et Porédaka, Maïga du Mali, Barry de Porédaka, Fofana de Forécariah, ses enfants : Nêné Fatou Barry, Saïkou Oumar, Alhassane, Alhousseine et Aïssatou Barry aux Etats Unis d’Amérique, Sakinatou Barry en France, les familles Barry et alliés de Diguilin, son village natal.

L’enterrement est prévu ce mardi 17 Septembre 2019, après la prière de 14 heures, au Cimetière de Hafia, Commune de Dixinn Conakry. Les salutations d’usage continueront d’être reçues à la maison mortuaire de Hafia.
La Coordination Nationale des Foulbhės et Haali Poular de Guinée adresse ses condoléances les plus attristées aux familles éplorées et au peuple de Guinée.

Que l’âme de Elhadj Saikou Yaya Barry repose en paix dans le Paradis Eternel. Amine !

Conakry, le 16 Septembre 2019

Elhadj Saidou Diallo, vice-président et porte-parole de la coordination

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Législatives le 28 décembre : Fodé Oussou avertit Me Kébé et Alpha Condé

17 septembre 2019 à 13 01 20 09209
Dr Fodé Oussou Fofana, président du groupe parlementaire Libéral Démocrate

Les réactions continuent de se faire entendre suite à l’annoncé de la date proposée par le président de la CENI pour la tenue des élections législatives en Guinée. Joint au téléphone par un journaliste de Guineematin.com, Dr Fodé Oussou Fofana, vice-président de l’UFDG, a dénoncé une date illégale et non réaliste. L’opposant a mis en garde Me Amadou Salif Kébé, le président de la commission électorale et Alpha Condé, le président de la République, contre les conséquences d’une telle décision.

Pour lui, le chronogramme annoncé par le président de la CENI s’inscrit dans la logique « de créer le chaos dans le pays, de créer une instabilité dans le pays, de mettre les institutions du pays en danger et de créer toutes les conditions pour que le pays rentre dans une transition… Me KEBE donne une date fantaisiste qui n’est basée ni sur la loi ni sur les délais légaux comme si la CENI était logée à la présidence de la République. En cas de trouble, en cas de danger pour les institutions, il sera tenu pour responsable », a averti le président du groupe parlementaire Libéral Démocrate à l’Assemblée nationale.

Dr Fodé Ousssou Fofana fait remarquer que cette date viole systématiquement tous les délais prévus par la loi pour la mise en œuvre des opérations liées au processus électoral, et ne permettra nullement d’organiser des élections transparentes et crédibles. C’est pourquoi, il estime qu’au-delà des partis politiques, c’est le peuple de Guinée qui doit se lever pour s’opposer à cela. « Il faut se demander est-ce que Me Kébé peut violer la loi, proposer une date, et que cette date soit validée par le président de la République sans oublier que les représentants de l’opposition à la CENI ont désavoué leur président ? Si c’est le cas, si les Guinéens acceptent cette date, il faut considérer que Monsieur Alpha Condé n’a même plus besoin de faire un référendum.

Il lui suffira juste de prendre un décret pour dire qu’à partir de maintenant là, vous êtes devenus des sujets et je fais de vous ce que je veux… Karl Max a dit : quand la conscience pénètre la masse, elle devient une force matérielle. Me Kébé a fait une proposition, c’est le président de la République qui doit valider cette proposition. Si le président valide cette date et que cela réussisse, je saurai qu’on n’est plus dans un Etat, je saurai qu’on n’est plus des Guinéens, je saurai qu’il n’y a plus de guinéens de 1958, je saurai que le Guinéen a perdu l’honneur et la dignité, je saurai que le Guinéen est capable d’accepter tout », a-t-il dit.

Mais, l’opposant se dit certain que cela n’arrivera jamais. « Pour l’heure, je pense que Me Kébé amuse la galerie. Comme il a annoncé la date au Premier ministre, nous attendons que le Premier ministre rencontre M. Alpha Condé. Le jour où le président va prendre le décret pour valider cette date, ils verront la réaction du peuple de Guinée », promet Fodé Oussou Fofana.

Abdallah BALDE pour Guineematin.com

Tél : 628 08 98 45

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Décès d’Elhadj Saïkou Yaya : témoignages émouvants de ses proches

17 septembre 2019 à 12 12 11 09119

Comme annoncé précédemment, Elhadj Saïkou Yaya Barry, le président de la coordination générale des Foulbhé et Haali Poular de Guinée, a tiré sa révérence hier, lundi 16 septembre 2019, à Conakry. Depuis l’annonce de sa mort, son domicile situé dans le quartier Hafia 1 ne désemplit pas. Des parents, amis, des autorités dont le Premier ministre Ibrahima Kassory Fofana se sont rendus sur les lieux pour les condoléances d’usage. Un reporter de Guineematin.com qui s’est rendu sur place a recueilli les témoignages de certains membres de la famille du défunt ainsi que des proches collaborateurs à lui.

Décryptage !

Hadja Fanta Diaby, première épouse du défunt : peu avant sa mort, il (Elhadj Saïkou Yaya Barry) avait demandé à chacun de nous de ne pas pleurer sa mort. Donc, ce que nous pouvons, c’est de prier de Dieu pour le repos de son âme et pour qu’il l’accepte dans son paradis céleste. Je ne retiens que de bonnes choses d’Elhadj Saïkou Yaya. Il ne souhaitait que des bonnes choses pour la communauté Haali Poular, il ne souhaitait que des bonnes choses pour tous les Guinéens. Son souhait était que tous les Guinéens soient unis, soient solidaires entre eux. Chez lui, il n’y avait ni peulh, ni kissi, ni soussou, ni guerzé, ni malinké, tout le monde était mis sur le même pied d’égalité chez lui.

Sanassa Mama Diané, seconde épouse du défunt

Sanassa Mama Diané, seconde épouse du défunt : mon mari est décédé aujourd’hui. Il était malade depuis deux mois. Nous prions Dieu qu’il ait son âme au paradis. Elhadj était un bon mari, un bon chef de famille. Il n’avait pas de problème. Il aimait sa famille, il aimait la Guinée, il s’est battu pour son pays.

Mamady Kaba, fils adoptif du défunt : dans la famille, je suis le fils aîné. Celui qui est couché ici est une icône pour la République. Il est un compagnon de l’indépendance. Alors, cet événement est un événement important dans la vie de la nation guinéenne, dans la mesure où ce monsieur est un compagnon de l’indépendance. Aussi, il a œuvré toute sa vie durant pour l’administration guinéenne. Il occupé de hautes fonctions : il a été gouverneur et directeur de cabinet par-ci, par-là jusqu’à sa retraite. C’est un arbre qui vient de tomber, c’est une perte pour la nation guinéenne. C’est une personnalité de l’histoire guinéenne qui s’est couchée. C’est un monsieur qui était transversal au sens générique du terme.

Elhadj Mamadou Saïdou Diallo, vice-président et porte parole de la Coordination Haali Poular de Guinée

Elhadj Mamadou Saïdou Diallo, vice-président chargé de l’administration, des finances, des affaires juridiques et de la commission d’organisation de la coordination générale des Foulbé et Haali Poular de Guinée : c’est avec douleur que je parle d’Elhadj Saïkou Yaya Barry, un homme que j’ai pratiqué d’abord dans l’administration publique. Quand il était directeur de cabinet du ministère de l’énergie, moi j’étais le directeur général du service des eaux de Guinée (DEG). Plus tard, on s’est retrouvé à la coordination ici : lui président de la coordination, doyen des sages, en même temps compagnon de l’indépendance. Depuis lors, nous avons collaboré donc sur plusieurs sujets de façon générale.

La coordination générale des Foulbés et Haali Poular de Guinée s’est toujours manifestée en temps opportun sur l’ensemble des évènements qui ont marqué la vie sociopolitique de la Guinée. C’est à ce titre qu’on a fait plusieurs déclarations ensemble aussi bien que ça soit sur les cas de Zogota, de Siguiri, de Kérouané, mais aussi sur toutes ces questions de vandalisme qu’il y a eu notamment à Wanindara et ailleurs. Nous avons toujours collaboré sur ça pour défendre les valeurs républicaines de justice, d’égalité entre tous les citoyens sans distinction.

Elhadj Saïkou Yaya est resté ce qu’il a été depuis le temps colonial. Puisqu’il était encore membre de toutes les associations à l’époque : des associations de défense citoyenne à l’époque. Il a participé à la libération de la Guinée, et c’est à ce titre qu’il a eu la croix de l’indépendance.

Mamadou Sidi Barry, chargé de communication de la coordination nationale de foulbé, Haali poular de Guinée

Mamadou Sidi Barry, magistrat en service au ministère de l’administration du territoire et chargé de communication de la coordination générale des Foulbé et Haali Poular de Guinée : avant tout, je prie Dieu qu’il accepte son âme dans son paradis éternel. C’était un ami, un grand homme, un homme de justice, un homme de vérité, un homme qui avait pour rêve que la Guinée soit une et indivisible. C’était ça son slogan. Il souhaitait que toute l’Afrique vienne se mirer en Guinée. C’est quelqu’un qui s’est battu pour l’indépendance de la Guinée, c’est un compagnon de l’indépendance. Il a présidé le référendum pour l’indépendance à Dabola. Après l’indépendance, il a été le premier chef de cabinet du ministère des Finances. Il a aussi été gouverneur de Kindia et de Gaoual.

Honorable Fodé Bocar Maréga, député uninominal de Dinguiraye

Honorable Fodé Bocar Maréga, député de l’UFDG à l’Assemblée nationale : je voudrais d’abord dire que je suis extrêmement attristé par cette nouvelle qui endeuille le peuple de Guinée. C’est un décès qui attriste singulièrement l’UFDG par rapport à cette vie que nous menons tambour battant. On est triste aujourd’hui, on a perdu un grand homme, on a perdu un homme courageux, un homme batailleur, un homme qui n’a pas peur de ses idées, et un homme qui a fédéré énormément en tant que président de la communauté Haali Poular. Donc aujourd’hui, on s’incline et on souhaite que Dieu le rappelle près de lui dans son paradis. Et, nous allons participer à tout ce qui va concerner ses funérailles.

Décédé à l’âge de 93 ans, Elhadj Saïkou Yaya Barry sera inhumé ce mardi, 17 septembre 2019, à 14 heures, au cimetière de Hafia.

Propos recueillis par Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Kaloum : 3 millions d’amende contre Fodé Baldé et Mohamed Bangoura

17 septembre 2019 à 11 11 49 09499
Fodé Baldé, un des responsables de la jeunesse du parti UFR

C’est finalement la Loi Organique portant « Liberté de la presse » qui servira de base juridique au tribunal de première instance de Kaloum pour le très médiatisé procès contre Fodé Baldé (du parti UFR) et le journaliste Mohamed Bangoura et non celle portant sur la Cyber-Sécurité comme le demandait le procureur, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui était au TPI de Kaloum

Hadja Mariama Doumbouya, la présidente, a donc commencé par requalifier les faits, écarté le régime cyber-sécurité et mis les faits sous le régime de la Loi portant Liberté de la presse en Guinée avant de prononcé la sentence ! Fodé Baldé et Mohamed Bangoura sont condamnés au paiement de trois millions de francs guinéens d’amende…

Immédiatement après, les avocats du jeune opposant et du journaliste ont interjeté appel.

A rappeler que c’est à cause d’une simple tribune rédigée par Fodé Baldé et publié par le site Mosaiqueguinee que l’agent judiciaire de l’Etat a porté plainte contre le jeune opposant et le Directeur de publication du journal en ligne. Fodé Baldé et Mohamed Bangoura ont donc été poursuivis pour « injures, diffamation, production, diffusion et mise à disposition de données de nature à troubler l’ordre et la sécurité publics ou à porter atteinte à la dignité humaine par le biais d’un système informatique, divulgation de fausses informations par le biais d’un système informatique et complicité ».

A suivre !

LOI SUR LA LIBERTÉ-DE-LA-PRESSE

Mamadou Saïdou Hady Diallo était au TPI de Kaloum pour Guineematin.com

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Décès d’Elhadj Saïkou Yaya : Kassory Fofana «très touché»

17 septembre 2019 à 10 10 09 09099
Elhadj Saïkou Yaya Barry, président de la Coordination des Fulbhé et Haali Poular de Guinée

Peu après le décès d’Elhadj Saïkou Yaya Barry, le président de la coordination Haali Poular de Guinée, le Premier ministre guinéen s’est rendu à son domicile pour présenter ses condoléances à la famille du défunt. Une famille à laquelle Ibrahima Kassory Fofana était très lié, en raison des raisons étroites qu’il avait avec Elhadj Saïkou Yaya.

Interrogé par un reporter de Guineematin.com qui était sur place, le chef du gouvernement guinéen s’est dit très touché par ce décès, annonçant que son gouvernement sera effectivement présent aux obsèques.

« C’est avec beaucoup d’émotions et de tristesse que j’ai appris le décès du doyen. Nous perdons l’une des notabilités les plus importantes du pays de par sa force morale, ses vertus humaines. Personnellement, j’avais des relations étroites avec lui, parce que c’était l’ami à mon grand frère qui est décédé. Il m’a connu tout jeune, il m’a vu évoluer, il m’a toujours tenu avec beaucoup d’affection et je l’ai toujours tenu avec beaucoup de respect. J’étais pratiquement comme un membre de la famille.

Je suis donc très touché par sa mort et je prie Dieu de l’accueillir dans son paradis parce que c’est ça qu’il mérite. Pendant ces moments difficiles, nous serons présents aux côtés de sa famille. Le gouvernement va suivre l’ensemble des obsèques, le gouvernement sera-là », a promis le Premier ministre guinéen.

Elhadj Saïkou Yaya Barry a tiré sa révérence à l’âge de 93 ans. Il avait deux épouses et 17 enfants dont 16 vivants.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

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Guinée : le Système des Nations Unies vole au secours de foyers coraniques de Conakry et de l’intérieur

17 septembre 2019 à 10 10 01 09019

Le Système des Nations Unies (UNFPA, OIM et UNESCO) a procédé à une remise de kits de dignité et des paquets intégrés d’une valeur de 820 millions de francs guinéens à deux foyers coraniques de Conakry (Ratoma et Matoto) et à 15 localités de l’intérieur du pays. Cet important lot, remis dans la journée d’hier lundi, 16 septembre 2019, est financé par le Fonds de Consolidation de la Paix. Il s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du projet prévention de la radicalisation et de l’extrémisme violent dans les zones risquées en Guinée, a appris Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Mme Barbara Sow, représentante résidente de l’UNFPA en Guinée

Dans son discours, madame Sow Barbara Sow du Système des Nations Unies a fait savoir que ce don vise à doter les foyers islamiques de matériels « afin de poursuivre l’enseignement de l’islam tolérant et de renforcer leur participation aux efforts de lutte contre toutes formes d’extrémisme en vue de contribuer au processus de consolidation de la paix dans leur environnement direct et dans le pays en général ».

Par ailleurs, la diplomate Onusienne est revenue sur la valeur de ce don et sur les éléments qui le composent. « Pour une valeur d’environ 820 millions de francs guinéens, ce don est essentiellement composé de : 150 kits de dignités (serviettes, brosse à dents, pattes dentifrice, des sceaux en plastique, pour les filles et femmes apprenant dans ces foyers coraniques pour améliorer leurs conditions d’hygiène et de santé ; 300 sacs de riz, 150 litres d’huile, 500 matelas, 300 couvertures, 1000 moustiquaires, 1000 exemplaires du saint Coran, 300 chaises en plastique, 250 nattes, 100 lampes torches solaires, 1000 draps de lit, 1000 bouilloires etc. L’amélioration des conditions de vie des apprenants des foyers coraniques est une priorité dans le cadre de l’assistance du Système des Nations Unies au Gouvernement et au peuple de Guinée », a-t-elle expliqué.

En outre, madame Sow Barbara a fait savoir que ces deux dernières années, les fonds de consolidations de la paix ont contribué entre-autres : « à la révision des programmes d’enseignement islamique et la traduction de certaines matières en arabe ; la mise en place de mécanismes d’alerte précoce ; la réglementation des foyers coraniques et les lieux de culte musulman en vue d’améliorer la compréhension du phénomène. Tous ces efforts déployés visent à prévenir le phénomène de radicalisme et de l’extrémisme violent », a-t-elle fait remarquer.

Elhadj Aly Jamal Bangoura, secrétaire général aux affaires religieuses

Pour sa part, Elhadj Aly Jamal Bangoura, secrétaire général aux affaires religieuses, a remercié les donateurs tout en précisant que ces kits vont améliorer le cadre de vie des apprenants. « Les activités du projet prévention pour la radicalisation et de l’extrémisme violent se déroulent dans les meilleures conditions et les résultats sont ressentis dans nos communes et préfectures. Il s’agit du recensement des mosquées et foyers coraniques et de leur règlementation. Nous sommes au jour d’aujourd’hui à la dernière activité, donc la dernière phase du projet. Le don de matériels qui fait l’objet de la présente rencontre vient à point nommé et prouve la véracité des discours que nous tenons devant les responsables de nos lieux de culte et foyers coraniques. Ce don contribuera surement à améliorer le cadre de vie de nos enfants en quête de savoir dans 17 foyers coraniques. Il nous permettra également d’être plus proche de ces lieux sacrés pour un meilleur encadrement et un meilleur suivi de ces lieux d’éducation par essence et par excellence afin que les apprenants et leurs encadreurs continuent à être des vecteurs de développement, de paix et de cohésion sociale dans notre cher pays la Guinée », a-t-il laissé entendre.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Décès d’Elhadj Saïkou Yaya Barry : témoignage de son ancien inspecteur politique

17 septembre 2019 à 8 08 37 09379
Elhadj Saïkou Yaya Barry, président de la Coordination des Fulbhé et Haali Poular

La triste nouvelle du décès du président de la coordination nationale FULBHE et Haali Poular de Guinée, Elhadj Saïkou Yaya Barry est tombée comme un couperet à Labé où le défunt compte beaucoup d’admirateurs parmi les lesquels il y a son ancien inspecteur politique à Kindia, Elhadj Ibrahima Sampiring Diallo, ancien maire de la commune urbaine de Labé, rapporte un correspondant de Guineematin.com en Moyenne Guinée.

Au milieu des années 70, Elhadj Saïkou Yaya Barry, décédé ce lundi, 16 septembre 2019, à l’âge de 93 ans, occupait les fonctions de Directeur de Cabinet du Ministère du Développement Rural (MDR) de Kindia. A ce poste, il était l’adjoint direct du ministre Kouramodou DOUMBOUYA, alors membre du Bureau Politique National du PDG-RDA. Dans son cabinet, il y avait l’inspecteur politique, Elhadj Ibrahima Sampiring DIALLO qui fait valoir aujourd’hui ses droits à la retraite à Labé où il est affligé de cette triste nouvelle.

« C’est avec une profonde affliction que j’ai appris la triste nouvelle du décès de notre compatriote, le doyen Saïkou Yaya Barry, président de la coordination nationale Haali Poular de Guinée. Nommé, en 1976, inspecteur politique près du Ministère du Développement Rural (MDR) de Kindia, j’ai eu d’excellentes relations de collaboration avec ce grand homme qui exerçait à l’époque les difficiles fonctions de Directeur de Cabinet. Il fut un homme plein de maturité politique et de sagesse. Très humains, toujours sympathique et disponible à servir la cause du bien. Sa vision pour une Guinée unie, solidaire et paisible se remarquait à travers son comportement quotidien et ses prises de position en cabinet en vue du règlement des questions politiques les plus délicates » témoigne l’ancien maire de la commune urbaine de Labé.

En cette douloureuse circonstance, Elhadj Ibrahima Sampiring DIALLO adresse à la famille du désormais feu Elhadj Saïkou Yaya Barry, à ses amis et à ses anciens collaborateurs « les très sincères condoléances. Que Dieu l’accueille dans son paradis.»

De Labé, Idrissa Sampiring DIALLO pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 622 269 551 & 657 269 551 & 660 901 334

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Licenciements à la SAG : le préfet de Siguiri dément toute implication

17 septembre 2019 à 8 08 20 09209

Le préfet de Siguiri a animé un point de presse avant-hier, dimanche 15 septembre 2019, autour du licenciement de plusieurs employés de la SAG. Le colonel Moussa Condé est revenu sur la genèse de cette situation, balayant d’un revers de la main les accusations de corruption dont il fait objet, a constaté le correspondant de Guineematin.com dans la préfecture.

Depuis plusieurs jours, la ville de Siguiri vit sous tension suite au licenciement de 7 employés guinéens de la Société Aurifère de Guinée (SAG) et à la rétrogradation d’une cinquantaine d’autres pour « abandon de poste ». La semaine dernière, plusieurs jeunes de la ville ont manifesté pendant deux jours dans la rue, bloquant les activités de la SAG pour protester contre ces licenciements. Face à cette situation et tous les commentaires qu’elle suscite, le préfet de Siguiri s’est exprimé devant les médias pour « éclairer la lanterne » des habitants de la préfecture.

« Un jour, les anciens travailleurs de WBHO et du groupe Five, (des sociétés sous-traitantes de la SAG, sont venus me trouver avec des revendications. Ils m’ont dit qu’ils vont manifester parce qu’ils ont reçu des informations venant des syndicats de la SAG, disant que la SAG leur doit une somme de 5 milliards de francs guinéens. Je leur ai répondu en disant que 5 milliards, ce n’est pas une petite somme, mais puisque les informations viennent des syndicats, je vais me renseigner auprès d’eux.

Le lendemain, j’ai convoqué les syndicats, ils sont venus. J’ai posé la question de savoir si les informations sont venues d’eux, ils ont confirmé que c’est effectivement eux qui ont donné ces informations. J’ai demandé s’ils ont vérifié les informations avant de parler, ils ont répondu malheureusement non. Quand je leur ai demandé pourquoi ils l’ont dit sans vérification préalable, ils ont dit de mettre cette affaire des contractuels de côté parce qu’eux-mêmes ils comptent aller en grève, et qu’ils ont déposé un avis de grève.

C’est ainsi que les travailleurs de la logistique, service où travaillaient les licenciés et les rétrogradés, ont abandonné le travail pendant 23 jours sans un avis de grève. Mais moi, c’est pendant la déclaration de la direction de la SAG que j’ai appris que les syndicats n’avaient pas déposé un avis de grève. J’ai demandé aux syndicats s’ils étaient au courant de cela, ils m’ont répondu que ce sont eux qui ont demandé aux travailleurs de la logistique d’arrêter le travail.

J’ai posé la question aux syndicalistes s’ils étaient au courant de ça, ils ont répondu que ce sont eux-mêmes qui ont dit aux travailleurs de la logistique d’arrêter les activités. J’ai dit que c’est égoïste de leur part de demander aux gens d’arrêter le travail sans déposer un avis de grève », a expliqué le préfet.

Le colonel Moussa Condé dément donc les accusations de corruption dont il fait l’objet dans cette affaire. « Sur les réseaux sociaux, des gens m’accusent en disant que j’ai reçu une somme de 50 millions de francs pour appuyer la direction de la SAG. Qu’ils apportent les preuves de ce qu’ils disent. Moi, rien ne m’est plus cher aujourd’hui que l’emploi des jeunes », soutient-il.

Le préfet indique assure qu’il a « appris le licenciement sur les sites internet comme tout le monde. Mais quand je l’ai appris, j’ai informé le ministre des mines qui est en séjour de travail aux Etats-Unis, il m’a instruit de rencontrer les licenciés et envoyer les dossiers à son cabinet avant son retour. Mais malheureusement, j’ai tout fait avec les intéressés (les licenciés), mais impossible ».

A noter qu’après les manifestations de la semaine dernière, le travail a repris normalement à la SAG, basée dans la sous-préfecture de Kintinia. Mais jusqu’à présent, la méfiance est de mise dans la préfecture. Le bus qui transporte les employés de la Société Aurifère de Guinée à leur lieu de travail est toujours sous escorte policière par peur d’essuyer des attaques en cours de route.

De Siguiri, Bérété Lancéï condé pour Guineematin.com

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