Conakry : immersion dans l’univers de Siba Kolié, guérisseur traditionnel de l’os

9 septembre 2019 à 22 10 40 09409

De nombreux accidents de la circulation sont enregistrés tant à Conakry qu’à l’intérieur du pays. Au delà du nombre élevé de morts, on note de nombreux cas de blessés qui sont envoyés dans les structures sanitaires. Certaines victimes de fractures, d’entorses ou de luxations s’orientent le plus souvent vers la médecine traditionnelle pour leur traitement. Ces tradi-praticiens sont très prisés et leurs locaux ne désemplissent pas de malades. C’est le cas à Simbaya Gare, relevant de la commune de Matoto, à quelques pas du marché à bétail, où Kolié Siba pratique le traitement traditionnel de l’os, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

De nos jours, plusieurs personnes font recours à la médecine traditionnelle pour soigner les fractures ou entorse dont elles sont victimes. Les responsables de ces structures reçoivent un nombre important de blessés.

Siba Kolié
Siba Kolié

C’est le cas de Siba Kolié qui pratique cette activité depuis de très longues années. Selon lui, le traitement de l’os est certes traditionnel, mais la radiographie est obligatoire pour tout patient qui sollicite ses services. « C’est un traitement qui est purement traditionnel. On utilise le kaolin avec une solution traditionnelle avant d’attacher la fracture. Mais avant de commencer tout travail, nous exigeons de faire la radio d’abord. Nous sommes en partenariat avec ceux qui font la radio dans les hôpitaux. Parfois, si on a des fractures ouvertes, on est obligé de mélanger le traitement moderne et celui traditionnel. Nous disposons d’un médecin qui est spécialisée pour l’opération et la chirurgie moderne », a expliqué monsieur Kolié.

Pour ce qui est de la durée du traitement et des frais y afférents, Siba Kolié a fait savoir que beaucoup de facteurs entrent en ligne de compte. « Le traitement dure par rapport à la fracture. Si c’est une fracture ouverte, le traitement dure 3 à 4 mois. Mais, si c’est une fracture fermée, la durée du traitement est de 2mois. Par rapport au prix, ce prix même est traditionnel. Lorsque la personne vient, on te demande d’abord d’amener les colas traditionnels. Ce qui est à 7 mille FG. Si la fracture n’es pas ouverte, on fait le traitement à 400 mille FG. Mais, si c’est une fracture ouverte, on fait le traitement à 1 million 500 mille FG. Les clients viennent en fonction du temps. Pendant la saison des pluies, on a plus de patients que pendant la saison sèche ».

Parlant de son personnel, Siba Kolié a fait savoir qu’il compte 10 employés avec qui il travaille régulièrement. « Le local-là, c’est chez nous. Pour les employés, ils ont au nombre de 10 personnes. Chacun d’entre eux a une fonction par rapport au travail qu’on fait ici. Et ce personnel, c’est presque la famille. On a beaucoup de clients qui nous payent en fonction de la nature de la fracture. Nous travaillons ici avec une vieille dame, du nom de Maman Paula Sény Haoulohara, qui est surnommée Mama Africa. Elle est la cheffe et fait ce travail depuis 2004. Elle a hérité le travail-là de sa maman », a révélé Siba Kolié.

Aïssatou Sow pour Guineematin.com

Lire

Conakry : le barreau empêche la prestation de serment de 11 nouveaux avocats

9 septembre 2019 à 21 09 59 09599

Onze nouveaux avocats guinéens devaient prêter serment ce lundi, 09 septembre 2019, devant la cour d’appel de Conakry. Mais, la cérémonie a été empêchée par le barreau de Guinée qui a demandé le report de l’événement à une date ultérieure, a constaté un reporter de Guineematin.com qui était sur place.

C’est en compagnie de parents, amis et proches, sont arrivés à la cour d’appel de Conakry avec l’espoir de pouvoir prêter serment. Mais, juste après l’ouverture de la cérémonie, maître Jean Baptiste Jokamey Haba, agissant au nom et pour le compte du barreau de Guinée, a pris la parole pour demander le report de la prestation de serment, le temps que le conseil de l’ordre des avocats puisse résoudre le problème l’opposant à ces postulants.

Maître Jean Baptiste Jokamey Haba

« Le mandat que le bâtonnier m’a donné est uniquement de venir vous demander de suspendre cette prestation de serment et de renvoyer l’affaire sine die pour deux raisons fondamentales : la première raison, les postulants dont la prestation de serment est programmée aujourd’hui, viennent devant vous en vertu d’une décision de justice que vous-même aviez rendue lors d’une audience de l’ensemble des membres de la cour d’appel. C’était le 4 juillet, et l’arrêt numéro 326 avait été rendu dans ce sens. Le premier motif donc de la suspension que nous vous demandons est que cet arrêt a déjà fait l’objet d’un pourvoi en cassation.

Nous vous avons, par respect, communiqué ce pourvoi qui a été introduit le 5 septembre 2019. Et à côté de ce pourvoi, monsieur le président, le barreau a également introduit une requête aux fins de sursis. Ces deux actes ont donc été signifiés aussi bien à ces postulants qui sont devant vous par le truchement légal de leur cabinet de domiciliation, mais aussi ces deux actes ont été également signifiés au parquet général … Donc, dès lors que la signification de la requête de fin de sursis a été faite, l’arrêt n’est plus exécutoire. Il fallait suspendre jusqu’à ce que la cour suprême se prononce » a-t-il annoncé.

Toujours sur les motifs de la demande de renvoi, l’avocat a laissé entendre que « le bâtonnier a estimé que compte tenu que le barreau ne gagnera pas, la magistrature ne gagnera pas, eux-mêmes ne gagneront jamais à prêter serment s’ils ne sont pas présentés par le bâtonnier. Nous avons donc décidé de saisir le premier président de la Cour Suprême pour quand même demander qu’il intervienne pour une médiation.

Voilà pourquoi monsieur le président, par ma voix, l’ordre des avocats qui, si prestation de serment a effectivement lieu, aura la charge de les inscrire sur la liste de stage pour leur 3 ans en tant qu’avocats stagiaires, cet ordre vient vers vous pour vous demander respectueusement d’accepter de suspendre cette prestation de serment. Nous, du côté de l’ordre, nous allons convoquer une réunion du conseil de l’ordre, nous allons décider de discuter entre nous, et nous verrons dans quelle mesure nous pouvons nous entendre pour que toutes les parties ne perdent pas ».

Madame Keïta Néné Hawa Diallo, procureure générale

Après cette demande du barreau de Guinée, la procureure générale madame Keïta Néné Hawa Diallo a dit que le ministère public a le regret de constater que tous les courriers dont l’avocat vient de parler ne sont pas arrivés à son niveau. « Le ministère public, quand il a reçu le dossier pour la prestation de serment de ces jeunes, on me l’a affecté. Et j’ai pris soin de faire un courrier au barreau en joignant l’arrêt pour leur signifier qu’il y a eu un arrêt qui est rendu et que ces jeunes doivent prêter serment.

J’ai fait ce courrier, il est bien daté, il est arrivé chez eux parce que j’ai le récépissé, ils n’ont pas répondu au parquet. Et, jusqu’à nos jours, il n’y a que ce matin que le parquet général a reçu un courrier du barreau. Je m’inscris en faux pour tout autre courrier qui aurait été reçu par le parquet », a signifié la procureure générale, avant de demander à la cour « de rejeter la demande de sursis à statuer et recevoir le serment à déférer pour les postulants ».

Alioune Dramé, président de la cour

Finalement, la cour a décidé de recevoir la demande du barreau de Guinée en renvoyant la prestation de serment des postulants. « Nous n’allons pas parler de procédure, nous allons nous en tenir à cette médiation, car il y va de la vie du barreau. Nous ne souhaitons pas qu’il y ait une déchirure au niveau du barreau de Guinée. Cette déchirure aura des conséquences sur l’institution judiciaire. C’est pourquoi nous accueillons cette médiation. Si elle aboutit, Dieu merci, et si elle n’aboutit pas, en ce moment la Cour va prendre sa décision. Donc le dossier de cette prestation est renvoyé au lundi 16 septembre à 10 heures », a déclaré Alioune Dramé, le président de la cour.

Saidou Hady Diallo pour Guineematin.com
Tel: 620 589 527/654 416 922

Lire

Consultation nationale : voici la déclaration du Premier Ministre

9 septembre 2019 à 21 09 39 09399

« Pour dépasser nos contradictions et renforcer la confiance entre nous guinéens appelés à vivre ensemble pour le meilleur et pour le pire, il n’y a pas d’alternative au dialogue qui, comme aimait à le souligner, un grand homme africain, est l’arme des forts, j’ajouterai, la marque des grandes nations »

Mes chers concitoyens,

Ma présente communication, fait suite à l’importante adresse à la Nation du 4 Septembre dernier de SEM le Président de la République, le Pr Alpha Condé.
Comme vous le savez, à cette occasion, M. le Président de la République a donné instruction au gouvernement que je dirige d’accompagner et soutenir la Commission Electorale Nationale Indépendante -CENI- et les acteurs électoraux dans la préparation et l’organisation des scrutins électoraux attendus dans notre pays. Monsieur le Président a mis l’accent sur la tenue des élections législatives pendant cette année.
Il a instruit aussi de larges consultations avec les acteurs socio-politiques de la Nation, en vue de recueillir les avis des uns et des autres sur les différentes questions de préoccupations nationales.
Chers concitoyens,

Le rôle qui me revient dans cette démarche est ainsi d’écouter chacun et tous et d’en rendre compte fidèlement, afin de permettre à M. le Président de la République dans sa sagesse habituelle et sa clairvoyance politique d’en tirer les conséquences requises.

Je tiens à préciser, que ma mission n’est pas d’engager des négociations ou de conduire un dialogue à proprement parler, mais d’être une interface entre les acteurs de la vie nationale et le Chef de l’Etat pour appréhender les grandes tendances de l’opinion publique et avoir ainsi une bonne lecture des différentes attentes.

Mes chers concitoyens,

En m’assignant la mission d’engager ces consultations, M. le Président de la République voudrait que chacun se fasse entendre et que nul ne soit exclu du processus de la prise de décisions.

Pour M. le Président, comme pour tout démocrate, toute décision qui engage la vie de la Nation et détermine son avenir doit nécessairement tenir compte de la volonté et des aspirations du peuple dans toute sa diversité.

Je tiens à rassurer les uns et les autres que j’aborde ces consultations, en étant conscient des enjeux qui y sont liés et de mes responsabilités.

Je tiens également à rassurer tous les interlocuteurs que dans les consultations que nous sommes sur le point d’ouvrir, l’orientation claire qui m’a été expressément donnée par le chef de l’État est d’écouter avec patience et respect tous les acteurs.

La conviction du professeur Alpha Condé, de même que la mienne propre est, qu’en démocratie et dans un Etat de droit, chaque citoyen a droit à la parole. Et c’est un devoir sacré de nous les gouvernants d’en tenir compte.

En effet, dans le débat politique, comme c’est la règle dans tout régime démocratique et comme nous l’exige aussi la liberté d’expression, il ne saurait y avoir de sujets tabous et des citoyens interdits de parole. Oui, chaque guinéen a le droit et la liberté de dire ce qu’il veut ou ne veut pas pour le pays.

Mes chers concitoyens,

Vous aurez compris que pour ces consultations avec les différentes composantes de la Nation, je n’ai pas de préjugés. Je n’ai pas de certitudes. Je n’ai ni des positions figées ni des positions personnelles à faire valoir.

Non, mon but ne sera pas d’imposer des choix, ou de négocier ou annoncer des décisions déjà arrêtées. Mon but ne sera pas non plus de partager des positions ou des convictions personnelles, d’orienter ou influencer les opinions ou les prises de position des différents acteurs à consulter.

Mes chers compatriotes,

Au nom de M. le Président de la République, de son gouvernement que j’ai la responsabilité de diriger, et dans l’intérêt supérieur de notre peuple que nous sommes tous engagés à aimer et servir, défendre et protéger, j’appelle solennellement tous les acteurs invités aux consultations à saisir l’occasion qui leur est ainsi offerte de partager leurs avis et positions sur toutes les questions d’intérêt national.

Chacun des invités recevra, dans les heures à venir, sa lettre d’invitation.

Mesdames et Messieurs les acteurs concernés par les consultations que je me prépare à conduire, je réitère l’appel du Chef de l’Etat, à l’invitation que j’ai l’honneur de vous adresser. Car, il s’agit de parler de la Guinée, notre Guinée et de son devenir. Personne, parmi nous, ne doit se dérober à cette responsabilité civique exaltante.

Nous devons cela à notre pays. C’est pendant les heures difficiles qu’on reconnait les grands hommes, et l’histoire a montré sous tous les cieux, notamment en Afrique, que refuser le dialogue, c’est se détourner du peuple et de ses préoccupations fondamentales et l’exposer à tous les risques et à tous les dangers aux conséquences souvent fâcheuses.

Mes chers concitoyens,

Comme l’a rappelé le Président de la République, pour nous mettre, chacun devant ses responsabilités, et nous toucher au plus profond de notre âme de patriote, la Guinée est à un tournant de son histoire.

Une histoire, comme vous le savez, qui, par moments, nous offre des motifs légitimes de fierté. C’est le cas pour notre rôle de pionnier dans les indépendances africaines. Une histoire difficile aussi qui nous interpelle parfois, à cause de tous les manquements à nos devoirs et à nos responsabilités dans les épreuves nombreuses et souvent douloureuses subies par notre peuple.

En tout état de cause, nous devons tirer de toutes les péripéties de la vie de notre Nation qui n’a pas toujours été « un long fleuve tranquille”, toutes les leçons, toute la force, toute l’inspiration et toute la sagesse pour continuer de bâtir dans la paix, la sérénité, la responsabilité, et la concorde nationale, un avenir de partage et de générosité.

Mes chers concitoyens, à travers les consultations souhaitées par le Chef de l’État, nous avons l’opportunité de nous écouter et de nous parler dans un cadre approprié et formel, ainsi que dans un climat de sérénité, dans le respect des principes sacro-saints de la République et des valeurs cardinales de la démocratie.

Mes chers compatriotes,

Le monde a changé, la démocratie évolue. Partout, on assiste à un conflit entre les droits reconnus à chacun et tous et les devoirs qui vont avec: le commun vouloir vivre ensemble, la stabilité et la sécurité de nos États et la paix pour nos populations.

Mes chers concitoyens,

Le monde nous regarde, chacun d’entre nous fait face à sa conscience, à ses responsabilités, chacun d’entre nous est devant le jugement de l’histoire.

Pour dépasser nos contradictions et renforcer la confiance entre nous guinéens appelés à vivre ensemble pour le meilleur et pour le pire, il n’y a pas d’alternative au dialogue qui, comme aimait à le souligner, un grand homme africain, est l’arme des forts, j’ajouterai, la marque des grandes nations.

Que Dieu bénisse la Guinée et les guinéens,

Vive la République,

Je vous remercie.

Conakry, le 9 septembre 2019

Dr. Ibrahima Kassory Fofana, Premier ministre, chef du Gouvernement

Lire

Guinée-Côte d’Ivoire : Abedi veut « éviter de tomber dans la facilité »

9 septembre 2019 à 17 05 21 09219

Trois jours après sa victoire (1-0) à Abidjan, le Syli Espoir reçoit la Côte d’Ivoire demain, mardi 10 septembre à Conakry, au compte des matchs retour du dernier tour des éliminatoires de la CAN U23 2019. A la veille de cette rencontre déterminante pour la qualification, l’entraîneur guinéen est entre optimisme et prudence. Souleymane Abedi Camara souhaite que ses joueurs restent concentrés pour éviter de se faire surprendre. Il l’a dit en conférence de presse d’avant match ce lundi, a constaté un reporter de Guineematin.com qui était sur place.

« C’est vrai que nous avons remporté le match aller, mais il reste encore 90 minutes à jouer pour se qualifier… Nous allons jouer pour la victoire à Conakry. La côte d’Ivoire a une équipe qui a de la qualité. Nous devons éviter de tomber dans la facilité à Conakry », a dit le sélectionneur de l’équipe guinéenne des moins de 23 ans.

Abedi fait confiance à ses joueurs qu’il trouve conscients de l’enjeu de cette rencontre. « Ils sont tous à peu près des professionnels, ils savent ce qu’ils doivent faire. Ils sont concentrés et ne veulent même pas de visite des parents à l’internat jusqu’à la fin du match. Nous allons aborder cette rencontre dans l’esprit de la gagne ».

Dans le camp ivoirien, on se montre aussi confiant. Malgré la défaite à l’aller Beugré Yago Eugène, entraîneur assistant des Éléphanteaux de Côte d’Ivoire, garde encore l’espoir. « À partir du moment où nous avons perdu le match aller à domicile, il n’y a pas plusieurs calculs à faire. C’est juste de jouer le match pour le gagner. Nous savons ce que nous avons à faire », a-t-il dit, ajoutant que « perdre à domicile fait partie du football. A Conakry, nous pouvons aussi gagner. On est capable de le faire et on le fera ».

Le vainqueur de ce match se qualifiera pour la Coupe d’Afrique des Nations des moins de 23 ans, prévue du 8 au 22 novembre 2019 en Egypte.

Abdoul Aziz Sow pour Guineematin.com

Lire

Accès aux écoles professionnelles : 1664 candidats participent au concours à Boké

9 septembre 2019 à 16 04 42 09429

Le concours d’accès aux écoles techniques et professionnelles a démarré ce lundi, 09 septembre 2019, en Guinée. Dans la préfecture de Boké, 1664 candidats prennent part à cette compétition qui va durer une semaine, a appris le correspondant de Guineematin.com sur place.

Amara Boké Camara, inspecteur régional de l’enseignement technique et de la formation professionnelle de Boké

« Au total, ils sont 1664 candidats pour 11 filières dans la préfecture de Boké. Le département nous a déjà envoyé un délégué national, et nous aussi, nous avons pris les dispositions nécessaires pour empêcher toute fraude. Dès 8h30, nous avons lancé la première épreuve et les candidats sont installés un par table avec deux surveillants par salle », a indiqué Amara Boké Camara, l’inspecteur régional de l’enseignement technique et de la formation professionnelle de Boké.

Tamba Ifono, délégué national pour la région de Boké

De son côté, Tamba Ifono, délégué national pour la région de Boké, cette évaluation s’ouvre dans des bonnes conditions. « Pour le moment, tout va bien. Les enfants sont bien installés et les surveillants sont là. Les instructions sont fermes : celui qui tentera de frauder sera mis à la porte. Parce que c’est un concours national et ce n’est pas un problème de famille », a dit le délégué.

Pour cette première journée, ce sont les candidats qui veulent accéder à l’École Normales des Arts et Métiers (ENAM) qui composent. Parmi eux, Nanfadima Keita : « je commence ce concours avec un grand espoir. En tout cas, je suis prête. Après plusieurs tentatives pour avoir le Bac sans succès, je pense que je suis habituée à ces genre d’exercice »

Le concours d’accès aux écoles techniques et professionnelles se poursuivra jusqu’au dimanche, 15 septembre 2019, dans les chefs-lieux des différentes préfectures et régions du pays.

De Boké, Abdourahmane N’diaré Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 628-98-49-38

Lire

Forécariah : une douanière mise aux arrêts pour détention illégale d’un bébé chimpanzé !

9 septembre 2019 à 16 04 12 09129

Par le projet GALF : Capitaine Marie Louise Aspe Camara a été mise aux arrêts au petit matin de ce lundi 09 septembre 2019 par une équipe mixte composée des agents du BCN INTERPOL, ceux du corps des conservateurs de la nature plus les activistes du projet GALF (Guinée Application de la Loi Faunique). Son crime ; détenir en captivité un bébé chimpanzé, une espèce animale intégralement protégée.

Selon nos informations, Mme Marie Louise Aspe Camara est une douanière au grade de capitaine qui travaille à la brigade maritime de la douane à Conakry. Pour des raisons familiales, elle aurait décidé de quitter Conakry pour aller s’installer à Forécariah en attendant la sortie de sa mutation pour Pamalap. C’est dans cette attente qu’elle s’est donnée la peine d’acheter un bébé chimpanzé des mains d’un inconnu en provenance de la Sierra Léone, pays frontalier à la Guinée. Ce qui confirme bel et bien la thèse du trafic de chimpanzé en Guinée et dans les pays frontaliers.

A l’en croire lors de son audition, dame Camara a fait savoir qu’elle n’avait aucune intention de commercialiser cet animal qu’elle aime tant et parfois, qu’elle dormait avec lui dans son lit.

Par contre, le simple fait de détenir un chimpanzé qui est une espèce intégralement protégée constitue une infraction aux yeux des dispositions des articles 56, 57,58 et 166 du code de protection de la faune sauvage et réglementation de la chasse. Or, Mme Marie Louise dit ne pas savoir si détenir le chimpanzé est une infraction. Alors que quelques formations auxquelles la douane a été associée ont été organisées pour renforcer les capacités de quelques agents sur le phénomène de la criminalité faunique.

Après son arrestation, capitaine Marie Louise aspe Camara a été auditionnée par un agent assermenté des Eaux et Forêts avant d’être déférée devant le parquet de la justice de paix de Forécariah. Le bébé chimpanzé quant à lui, a été confié au projet GALF qui en collaboration avec les autorités guinéennes et celles de la Sierra Leone, procédera les jours à venir au transfert de l’animal dans le sanctuaire de Tacugama en Sierra Léone.

A noter qu’avant et dans un rapport produit par l’Assemblé Nationale via la commission ressources naturelles, la Guinée était un des pays dans le monde où il y avait le plus d’exportations illégales de grands singes vers l’Asie, le Moyen-Orient et même l’Europe, 130 chimpanzés, 10 gorilles et 10 bonobos ont été exportés illégalement en Chine et en Arménie via des permis CITES frauduleux délivrés par l’ancienne autorité de cette institution en Guinée entre 2007 et 2014. Ce qui est plus grave, les gorilles et les bonobos sont des espèces qui n’existent pas en Guinée.

Pour mémoire, la Guinée était présentée à cet effet comme une plaque tournante du trafic international des espèces sauvages et est toujours sous sanction par la Convention Internationale sur le Commerce des Espèces de faune et de flore sauvage menacée d’extinction (CITES).

Il faut rappeler que le trafic d’espèces animales sauvages est un crime organisé transnational. Il représente le 4ème commerce illégal le plus important au monde amassant plus de 20 milliards de dollars chaque année.

Affaire à suivre….

Fatou Kourouma du projet GALF

Lire

Violences xénophobes : une autre personne tuée et plusieurs autres blessés en Afrique du Sud

9 septembre 2019 à 13 01 29 09299

Depuis la semaine dernière, l’Afrique du Sud enregistre des « émeutes xénophobes ». Ces violences dirigées contre « les étrangers » ont fait au moins 10 morts et causées d’importants dégâts matériels à Johannesburg, la plus grande ville du pays. On apprend qu’une autre personne a été tuée hier, dimanche 08 septembre 2019, dans un quartier défavorisé de la capitale économique du pays de Nelson Mandela.

Selon les informations relayées par presse sud africaine, c’est une foule de plusieurs centaines de personnes demandant le départ « des étrangers », qui s’est livrée à un pillage systématique de magasins situés dans un quartier défavorisé du centre de Johannesburg. La police est intervenue par des « tirs de balles de caoutchouc et de grenades paralysantes » pour disperser la foule. Mais, une personne y a tout de même perdu la vie dans ces violences survenues dans l’après-midi. Ce nouveau décès a été confirmé par la police à Johannesburg.

« Nous pouvons confirmer qu’une personne a été tuée dans les violences de l’après-midi. Mais, nous ne connaissons pas les causes de sa mort, ni qui en est à l’origine », a dit à l’AFP Xlolani Fihla, le porte-parole de la police de Johannesburg.

De son côté, le porte-parole de la police nationale sud-africaine, le capitaine Kay Makhubele, tout en confirmant ce décès, a annoncé que cinq (5) personnes ont également été blessées ; et, seize autres ont été interpellées.

Avec un taux de chômage qui serait de 29%, l’Afrique du Sud enregistre souvent des violences xénophobes. Et, les émeutes de ces derniers jours suscitent colère et indignation sur le continent où certains pays appellent déjà leurs citoyens vivant dans ce pays à la vigilance et à la prudence.

« Au Nigéria, des manifestations de représailles ont déjà été organisées contre les intérêts sud-africains ; en République Démocratique du Congo, le consulat de l’Afrique du Sud et un magasin d’enseigne sud-africaine ont été attaqués à Lubumbashi », rapporte le journal ‘’Le Monde’’.

Dans un courrier adressé à son homologue du Nigéria (dont les citoyens seraient parmi les victimes majoritaires de ces attaques), le président Guinéen, Alpha Condé, a dit que « ces violences xénophobes sont d’autant plus douloureux que pendant près de 30 ans, les peuples africains ont combattu avec véhémence le régime de l’Apartheid ».

L’actuel chef de l’Etat guinéen et ancien président en exercice de l’Union africaine assurent que « ces malheureux actes de violences démontrent non seulement la nécessité de bâtir une communauté africaine plus forte, mais aussi celle de revoir le système éducatif qui occulte souvent l’enseignement de notre histoire commune ».

A noter qu’en tant que première puissance industrielle du continent, l’Afrique du Sud attire de nombreux jeunes africains. Mais, avec le taux de chômage très élevé et les disparités socio-économiques que connaît la « nation arc-en-ciel », des violences xénophobes y sont souvent enregistrées. Des violences qui ciblent les étrangers qui sont soupçonnés de « voler les emplois » dans le pays.

Mamadou Baïlo Keïta pour Guineematin.com

Tel : 622 97 27 22

Lire

Fodé Baldé et Mohamed Bangoura à la barre : la défense « déconstruit » le Procureur

9 septembre 2019 à 13 01 17 09179
maître Mohamed Traoré, avocat

Comme annoncé sur une précédente dépêche, les réquisitions et plaidoiries se sont ouvertes ce lundi, 9 septembre 2019, dans l’affaire opposant Fodé Baldé et Mohamed Bangoura à l’Agence Judiciaire de l’Etat. Les deux compagnons d’infortune sont poursuivis pour diffamation et complicité à l’encontre du chef de l’Etat.

A la suite du procureur et de la partie civile, c’est les avocats de la défense qui ont fait leur plaidoirie dans ce dossier politico-médiatique, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

C’est maître Mohamed Traoré qui a ouvert le bal des plaidoiries. L’ancien bâtonnier a commencé par s’interroger sur la base légale qui a servi pour poursuivre ses clients. « Je comprends mieux pourquoi le procureur Abdoulaye Kpoghomou ne s’est pas présenté à cette audience. Il sait que nous avons mené des recherches et sait que nous savons que cette loi sur la Cyber-sécurité n’a pas été promulguée. C’est pourquoi il a préféré donné le dossier à son collègue. Je suis navré parce que ça, on apprend cela dans les cours de Droit en 1ère année. (…) C’est ce qui fait qu’aujourd’hui on ne peut pas opposer cette loi à monsieur Fodé Baldé et à monsieur Mohamed Bangoura. C’est pourquoi, moi je me demande comment est-ce le procureur et la partie civile peuvent être en plein cœur de Kaloum, à quelques mètres du Secrétariat Général du Gouvernement et ne pas savoir que cette loi n’a pas été publié au Journal officiel de la République ? Monsieur le procureur, vous devez nous présenter des excuses. Cette loi sur la Cyber-sécurité doit être purement écartée. Personne ne peut être poursuivi en République de Guinée sur la base de cette loi. Sur la loi applicable, vous conviendrez avec moi madame la présidente que nos clients, si poursuite il y a, doivent être poursuivis sur la base de la loi L002 relative à la Liberté de la presse », a laissé entendre maitre Mohamed Traoré.

Par ailleurs, maitre Traoré a précisé que la loi sur la liberté de la presse s’applique même aux personnes qui ne sont pas journalistes. Il suffit seulement que l’infraction ait été commise par voie de pressé, a-t-il ajouté. « Madame la présidente, parlant du délit de diffamation, comment est-ce qu’une opinion peut constituer une diffamation ? Madame la présidente, une opinion ne se prouve pas. Ce sont plutôt des faits qu’on peut tenter de prouver. Madame la présidente quand il dit « Alpha Condé à la tête de la CEDEAO, au-revoir à la démocratie » c’est son opinion. Et ça, on ne peut pas le contraindre à prouver car c’est son opinion », s’est défendu l’avocat.

Abondant dans le même, maitre Salifou Béavogui a dit qu’une loi ne peut pas être appliquée si elle n’est pas promulguée. « Il n’y a pas d’infraction s’il n’y a pas de texte de loi. Nous avons fait des démarches et nous nous sommes rendu compte que nos clients auraient pu être condamnés sur la base d’une loi qui n’existe pas. Fodé Baldé a exprimé une opinion. Et on sait que l’article 7 de la Constitution lui confère cela. Madame la présidente, ce procès est organisé de façon expéditive sans aucun fondement. Pendant ce temps, les gens qui ont dit, si vous sortez le marché Madina prendra feu, si vous sortez, les donzos (chasseurs traditionnels) vont vous tuer tous. Ces gens courent. Madame la présidente, pourquoi ce deux poids deux mesures ? ».

Le dossier a été mis en délibéré pour décision être rendue le 17 septembre 2019.

À suivre !

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

Lire

Changement de constitution : les deux raisons pour dire non, selon Lansana Kouyaté

9 septembre 2019 à 13 01 02 09029
Lansana Kouyaté, président du PEDN

Invité de l’émission « Les Grandes Gueules » de la radio Espace, l’opposant guinéen Lansana Kouyaté s’est exprimé ce lundi, 09 septembre 2019, sur le débat autour du changement de l’actuelle constitution voulu par le pouvoir. Le président du Parti de l’Espoir pour le Développement National (PEDN) a donné les raisons pour lesquelles il est opposé à ce projet d’Alpha Condé et son gouvernement, a appris Guineematin.com à travers un de ses journalistes.

Lansana Kouyaté a tout d’abord, reconnu que l’amendement d’une constitution n’est pas mauvais en soit. Mais pour lui, cela n’est pas opportun et n’est même pas possible aujourd’hui en Guinée. Et cela, dit-il, pour deux raisons : « la première raison, c’est qu’en prenant l’historique de la constitution en place, ce sont les forces vives : partis politiques, syndicats, société civile et autres, qui avaient décidé de ne pas aller aux élections de 2010 avant d’installer un conseil national de transition. Ce conseil a été installé, les forces vives ont demandé à ce qu’il adopte une nouvelle constitution, et cette constitution a été effectivement adoptée.

Le point de départ a été les négociations de Ouagadougou, mais ça a continué sur le terrain. On s’est réunis au siège du FUDEC, je me rappelle que ce jour-là tout le monde était présent, parce qu’on n’était pas encore allé au premier tour de l’élection présidentielle. Après l’adoption de la constitution, il a été dit que quiconque est élu président parmi nous, avait pour charge, 6 mois au plus tard après son installation, de soumettre cette constitution adoptée par le CNT au verdict du peuple. Cela n’a pas été fait. Et c’est à une année et quelques mois de la fin du second mandat du président qu’on fait ça ? Excusez-moi de l’expression mais je trouve cette démarche opportuniste, dangereusement opportuniste. Ça, c’est la première raison.

La deuxième raison est tout aussi simple. Une constitution peut être amendée, mais nous nous sommes dans une période critique. On est rentré d’abord dans la démocratie par effraction. Les premiers pas du président élu, ça a été de dissoudre les conseils communaux pour les remplacer par des délégations spéciales. Et, la loi qui indique la procédure d’enclenchement des délégations spéciales n’a pas été respectée. Donc, il ne faut pas qu’on continue à aller de l’inutile à l’inutile. Ce qu’on est en train de faire n’est pas sérieux par rapport aux engagements d’un peuple et surtout d’une élite par rapport à son progrès non seulement institutionnel mais économique, culturel et social », a dit l’opposant.

En ce qui concerne les consultations sur ce sujet annoncées par le président Alpha Condé lors de sa dernière adresse à la national, le président du PEDN a laissé entendre qu’il partage la position du FNDC dont son parti est membre. C’est-à-dire qu’il ne prendra part à ce débat que le Premier ministre est chargé de conduire. Et, si le pouvoir s’entête à vouloir faire passer par quelque moyen que ce soit son projet de nouvelle constitution, Lansana Kouya redoute les conséquences que cela pourrait engendrer.

« Tout guinéen aurait souhaité que ce pays reste en paix. A côté de nous, partout les pays ont été troublés, il y a même des pays qui ont perdu une partie de leur territoire. Ce qui a amené à des guerres sanglantes et fratricides, on ne souhaite pas que cela arrive à notre pays. Mais, quand le viol des lois s’installe, quand on ne respecte plus les paroles données et surtout on n’accepte plus ce que la loi prévoit, alors on ouvre la porte ces menaces-là », a dit l’ancien Premier ministre guinéen.

Alpha Fafaya Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 628124362

Lire

Promotion de l’alphabet Poular à Kindia : « Google a conçu des claviers pour deux langues africaines »

9 septembre 2019 à 12 12 52 09529

L’association Winden Janguen ADLAM a célébré hier, dimanche 08 septembre 2019, la journée internationale de l’alphabétisation à Kindia. La cérémonie a été organisée dans une école primaire située au quartier Wondima, dans la commune urbaine, rapporte un correspondant de Guineematin.com dans la préfecture.

Cette activité s’inscrit dans le cadre de la promotion de l’écriture ADLAM (l’alphabet poular). Elle a réuni de nombreuses personnes, dont des apprenants de l’alphabet ADLAM issus des différents foyers de la ville. Les organisateurs ont mis l’occasion à profit pour mener plusieurs activités. « Nous sommes très contents de la grande mobilisation pour la célébration de cette journée. Les autorités, les encadreurs des enfants, les sages, les religieux, les amis les quartiers étaient tous là depuis 9 heures.

Alpha Oumar Barry, président de l’association Winden Janguen ADLAM

Nous avons commencé par monter le drapeau en chantant l’hymne national traduit en poular. Nous fait plusieurs autres activités : nous avons organisé un défilé de la gare routière de Kindia à la contournante, en passant par le grand carrefour Wondima dans la commune urbaine. Il y a eu aussi un concours entre les foyers d’apprentissage de l’alphabet ADLAM de Kindia… », a expliqué Alpha Oumar Barry, président de l’association Winden Janguen ADLAM.

Mamadou Aliou Sow, secrétaire général de l’association Winden Janguen ADLAM dans la préfecture de Kindia

Cette rencontre a été aussi une occasion pour les organisateurs de parler de l’historique de l’alphabet ADLAM. Mamadou Aliou Sow, secrétaire général de l’association Winden Janguen ADLAM dans la préfecture de Kindia, se réjouit de l’évolution positive que cette écriture est en train de connaître. « En Afrique, il y a 5 ou 6 écritures. Parmi ces écritures, il y a seulement deux pour lesquelles Google a conçu un clavier : la première est celle des éthiopiens et la deuxième et celle d’ADLAM. Il faut préciser qu’il y a en tout plus des 2000 langues qui sont parlées en Afrique pour une population estimée à un milliard trois cent mille personnes. Et parmi cette population, il y a six cent millions cent mille personnes qui parlent la langue poular », a dit monsieur Sow.

Présent à cette cérémonie, Abdoulaye Touré, deuxième directeur adjoint de l’alphabétisation à la direction préfectorale de l’éducation de Kindia, a salué et encouragé l’engagement des organisateurs à promouvoir l’alphabet ADLAM. Il a promis une bonne collaboration des autorités avec cette association pour lui permettre d’atteindre ses objectifs.

Abdoulaye Touré, deuxième directeur adjoint de l’alphabétisation à la direction préfectorale de l’éducation de Kindia

« Au nom des autorités éducatives de Kindia, je remercie et j’encourage cette association ADLAM qui se bat pour la promotion et la vulgarisation de cette écriture qui peut contribuer à la formation et à l’alphabétisation surtout des adultes et nos enfants dans préfecture. Grâce à votre volonté et votre détermination, on a aujourd’hui plusieurs foyers d’apprentissage de l’écriture ADLAM. Donc, je demande aux personnes de bonne volonté de vous aider dans cette mission qui n’est pas facile. En ce qui nous concerne, nous sommes ouverts à une bonne collaboration avec vous », a assuré le responsable.

A rappeler que l’alphabet ADLAM a été créé en 1989 par deux frères guinéens qui avaient, à l’époque, respectivement 10 et 14 ans. Cette écriture a pris aujourd’hui une dimension internationale.

De Kindia, Amadou Bailo Batouala Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 628515796

Lire

Siguiri: le marché de la commune rurale de Doko transformé en mine d’or

9 septembre 2019 à 12 12 29 09299
marché central de la commune rurale de Doko,

Le marché central de la commune rurale de Doko, située à 85 kilomètres de la préfecture de Siguiri, est transformé en site d’exploitation artisanale d’or. Ce sont des femmes de la localité qui se livrent à cette activité au cœur même du village, même si certaines d’entre elles ont été interpellées et sanctionnées, rapporte le correspondant de Guineematin.om basé dans la préfecture.

Après avoir exploité une partie du bloc administratif de la sous-préfecture, les femmes mineures de la commune rurale de Doko se sont ruées vers le marché central, situé au cœur du village.

Interrogé sur la question, le maire de la localité a confirmé l’information, mais assure que toutes les dispositions sont prises pour dissuader les pratiquantes. Selon Djémory Diabaté, « il y a des gens qui avaient commencé. Mais avec les mesures prises, nous avons stoppé le phénomène. Vous savez, Doko est une zone riche en or, même quand tu prends une poignée de sable, tu trouveras de l’or. Les gens allaient même exploiter dans les familles ».

Cependant, des arrestations ont eu lieu par rapport à cette activité, confirme le maire de Doko, Djémory Diabaté. « Oui, nous avons arrêté des personnes, nous les avons sanctionnées. Après, une équipe est descendue sur le terrain pour sensibiliser les citoyens afin de stopper la pratique », a-t-il indiqué.

Il reste à savoir si les mesures prises seront pérennes surtout que des éboulements meurtriers sont souvent enregistrés dans la région.

De Siguiri, Bérété Lanceï Condé pour Guineematin.com

Lire

Fodé Baldé et Mohamed Bangoura à la barre : le procureur demande l’application de la loi sur la Cyber Sécurité

9 septembre 2019 à 12 12 24 09249

Le dossier Fodé Baldé (militant de l’UFR) et Mohamed Bangoura (journaliste du site Mosaiqueguinee) est entrain de connaitre son dernier virage au tribunal correctionnel de Kaloum. Pour la journée ce lundi, 9 septembre 2019, on en est aux plaidoiries et réquisitions dans cette affaire de diffamation présumée et de complicité à l’encontre du président Alpha Condé, représenté par l’Agence Judiciaire de l’Etat. Le procureur et la partie civile soutiennent que les deux infractions sont bien constituées et sollicitent l’application stricte de la loi, a appris sur place Guinematin.com à travers un de ses reporters.

C’est le procureur de la République qui a été le premier à prendre la parole. Dans une réquisition brève, Lansana Sangaré va demander au tribunal « de faire application stricte de la loi sur la Cyber-sécurité ».

De son côté, l’avocat de l’agence judiciaire de l’Etat a d’abord remercié la présidente du tribunal pour « sa bonne gestion de ce dossier ». Ensuite, maitre Lanceï 3 Doumbouya va rappeler les faits qui ont conduit les deux prévenus au tribunal. « Ces propos diffamatoires ont été tenus sur un site qui relève de la presse en ligne. Madame la présidente, vous conviendrez avec moi que ces faits sont prévus et punis par la loi organique sur la liberté de la presse. Madame la présidente, les allégations contenues dans cette tribune publiée sur le site Mosaïqueguinée sont constitutifs de délit. Dans le cas d’espèce, pour ce qui est de Mohamed Bangoura, nous partie civile, estimons qu’il y a lieu de le retenir dans les liens de la diffamation. En ce qui concerne Fodé Baldé, à travers la mise à disposition de cette tribune, il s’est rendu coupable de complicité. Nous partie civile, nous vous prions très respectueusement de tirer ce que de droit les réquisitions du ministère public. En ce qui nous concerne, nous souhaitons que vous condamniez solidairement Fodé Baldé et Mohamed Bangoura au payement d’un franc symbolique à la partie civile. Puisque c’est notre image qui a été comprise dans cette tribune ».

En outre, maitre Lanceï 3 Doumbouya a également sollicité l’insertion de la décision qui sera rendue dans un journal légal.

A suivre !

Du TPI de Kaloum, Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

Lire

Une importante délégation de l’ONUDI : chez Dr Taliby Sylla

9 septembre 2019 à 12 12 21 09219

Communiqué : Le Ministre de l’Energie, Dr Cheick Taliby Sylla, a accordé à la délégation de l’Organisation des Nations-Unies pour le Développement Industriel (ONUDI) une audience axée sur le développement Énergétique en Guinée. Comme dans les autres domaines, cette organisation onusienne compte installer en Guinée une cellule « Eau et Energie » tout en renforçant la capacité d’action des membres de ladite cellule, et l’élaboration d’une brochure sur la potentialité énergétique en Guinée afin de sensibiliser l’opinion sur l’importance de l’Energie Renouvelable dans le pays.

Cette importante délégation de l’ONUDI, conduite par Mr Rana Pratap Singh, responsable du portefeuille de l’Energie, profite de cette opportunité offerte pour remercier le Ministre de l’Energie et toute son équipe pour les efforts consentis dans le développement énergétique en Guinée.

M. Rana Pratap Singh a aussi informé ses interlocuteurs du moment, que l’intention de son institution est d’investir dans les Energies Renouvelables en République de Guinée, avant de rappeler qu’un fonds de financement de 100 millions Dollars existerait dans ce sens.

Dr Cheick Taliby Sylla, Ministre de l’Energie

Dans son discours liminaire, Docteur Cheick Taliby Sylla, rappellera les liens de coopération entre la Guinée et l’ONUDI, avant de louer l’importance du projet de Barrage de Keno, dans la préfecture de Guéckédou, avec une capacité de 7 MW.

Le chef du département de l’Energie a réitéré sa satisfaction par rapport aux actions entreprises et les différentes propositions faites pour appuyer son département à développer la production des Energies Renouvelables.

La Cellule de Communication du Département

Lire

Fodé Oussou : « le ministre des Mines est allé à Siguiri au moment où les femmes enceintes, les enfants… »

9 septembre 2019 à 10 10 37 09379
Dr. Fodé Oussou Fofana, vice-président de l’UFDG

La passe d’armes se poursuit entre le député, Dr Fodé Oussou Fofana, et le ministère des Mines. Tout est parti d’une déclaration du premier qui accuse le ministre Abdoulaye Magassouba d’avoir pris un vol pour effectuer le trajet Conakry-Bamako-Siguiri, en vue d’éviter les mauvaises routes de notre pays.

Après le démenti de la cellule de communication du département des mines, Dr Fodé Oussou revient à la charge. Dans un entretien accordé à un reporter de Guineematin.com dans la journée d’hier dimanche, 08 septembre 2019, le chef du groupe parlementaire Libéral Démocrate déplore que monsieur Magassouba ait pris une contournante pour se rendre à Siguiri.

Les attaques et contre-attaques se poursuivent entre Dr Fodé Oussou et le ministère des Mines. Le chargé de communication du département a démenti le député, expliquant qu’Abdoulaye Magassouba a évité le tronçon Coyah-Kouria en prenant Dubréka, Bondabon jusqu’à Kouria.

Une attitude dénoncée par le vice-président de l’UFDG. Selon lui, Abdoulaye Magassouba n’aurait pas dû emprunter une route non conventionnelle pour se rendre à Siguiri. « Si le ministre des Mines s’est faufilé, a pris des routes non conventionnelles, aller se retrouver à Dubréka ; de Dubréka, aller à Kindia ; de Kindia, aller à Siguiri, c’est là où je trouve qu’il n’y a pas de morale. Si moi je suis membre d’un gouvernement depuis 9 ans, je suis incapable de régler le problème des infrastructures… Parce que le gouvernement, ce n’est pas seulement le ministre des Travaux Publics, ce n’est pas lui seul qui est responsable. Le gouvernement, c’est l’ensemble des membres du gouvernement. Aller se retrouver à Siguiri, et il sait comment il est arrivé à Siguiri. Il n’a même pas eu un seul mot pour les citoyens qui étaient bloqués à KK. Il est allé parler d’un 3ème mandat à Siguiri, c’est là où il y a la contradiction. Pendant 9 ans, vous êtes incapables de régler les problèmes des infrastructures, pendant 9 ans en tant que ministre, vous êtes obligés de vous faufiler, d’emprunter des routes non conventionnelles, pour aller à Siguiri. Et cette route-là, seulement leurs 4×4 peuvent passer là-bas. Des gens qui ont des petits véhicules ne peuvent pas aller là. Moi à sa place, je serais retourné. Lui, il a un véhicule 4×4, il a les moyens, il a les militaires, il a tout. Qu’est-ce que le petit citoyen qui a une petite voiture va faire ? De toute évidence, c’est clair que le ministre n’est pas passé par KK. Moi, j’ai la réponse à ma question», a-t-il dit.

En outre, Dr Fodé Oussou Fofana déplore que le ministre des Mines ait emprunté une contournante alors que certains de ses compatriotes souffraient dans l’enfer de Coyah-Kouria. « Le ministre des Mines est passé par une route, il est allé à Siguiri au moment où les femmes enceintes, les enfants, les citoyens de Conakry pour lesquels ils doivent se battre pour avoir des infrastructures, étaient en train de souffrir à KK (…) ».

Sur un autre plan, notre interlocuteur dénonce ce qu’il appelle la mauvaise gestion qui caractérise le régime auquel appartient le ministre des mines. « Ce gouvernement, au mois de juin de cette année, utilise 99% du budget de fonctionnement. Ce qu’ils doivent utiliser en une année, ils l’ont utilisé en 6 mois. Vous savez combien ils ont utilisé comme budget d’investissement ? C’est 11, 19%. Ils n’ont pas fait d’universités, ils n’ont pas fait d’écoles, ils n’ont pas fait de routes, ils n’ont pas fait de centres de santé, ils n’ont absolument rien fait parce que ça ne les intéresse pas. Ce qui les intéresse, c’est le budget de fonctionnement. C’est-à-dire ce qui leur permet d’acheter les 4×4, ce qui leur permet d’acheter les billets d’avion, ce qui leur permet de voyager, d’aller dans les hôtels, de bouffer l’argent du contribuable guinéen. C’est là où il n’y a pas de morale. Quand Taliby (ministre de l’énergie) voulait aller à Kindia, il est aussi passé par Forécariah, Forécariah-Sikhourou, Sikhourou-Ségueya. De Ségueya, il est rentré à Kindia, un ministre de la République. Cela, après 10 ans de gouvernance. C’est ça la morale ? »

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

Lire

Une femme violée à Mali : « mon mari a dit que je mérite plus que ça »

9 septembre 2019 à 10 10 31 09319

Une habitante de Dougountounny, sous-préfecture relevant de la préfecture de Mali, dit avoir été victime de viol la semaine dernière. Elle accuse un jeune de la localité d’avoir abusé d’elle. Le plus étonnant, c’est qu’elle accuse son mari d’avoir soutenu l’acte.

Joint au téléphone par Guineematin.com, la dame a expliqué que c’est le jeudi, 05 septembre 2019, à 8 heures du matin, qu’elle a été victime de viol. « Je partais à Diguin, un village voisin, lorsque Abdoul Salam Diallo a abusé de moi sexuellement. Le jeune est un vendeur dans un kiosque qui se trouve à la rentrée du village. J’étais de passage quand il m’a appelée pour me demander où je partais, j’ai continué mon chemin sans lui répondre, parce qu’il n’y a pas rien qui nous lie lui et moi. C’est ainsi qu’il m’a poursuivie et m’a tirée la main vers l’intérieur de son kiosque.

Il m’a demandé de faire l’amour avec lui, j’ai répondu que je ne le ferais pas. Il m’a menacé en disant que si je ne le faisais pas, il allait me tuer, j’ai dit que je préfère alors mourir que de coucher avec lui. Il m’a giflée et moi aussi je l’ai mordu. J’ai ensuite crié pour appeler au secours, mais il a attaché ma bouche pour ne pas qu’on m’entende. Il a déchiré mes habits et a abusé de moi. Il a pris aussi pour mon téléphone et l’a cassé », a-t-elle dit.

Selon cette dame, c’est la réaction de son mari qui vit à Dakar qui l’a le plus étonné dans cette affaire. « Mon mari est à Dakar, au Sénégal. C’est lui qui m’a ordonné de venir rester au village. Je vis seule avec mes quatre enfants ici. Mais, quand il a appris que j’ai été victime de viol, il est allé rencontrer ma maman là-bas (au Sénégal, ndlr) pour lui dire qu’il est au courant de ce qui m’est arrivé et que c’est bien pour moi. Il a dit que je mérite plus que ça, parce qu’il aurait appris que je fais du n’importe quoi ici, et qu’il va même appeler mon violeur pour le récompenser. Cette réaction a beaucoup surpris ma maman qui est même de retour, elle et se trouve actuellement à mon chevet », a laissé entendre notre interlocutrice.

Elle dit avoir porté plainte contre son violeur qui a déjà été arrêté et conduit à la prison de Mali. « Mais à mon fort étonnement, quatre jours après, on m’informe qu’il (le violeur présumé) a cassé une partie de la prison et s’est évadé. Une chose difficile à croire, car le sous-préfet et le maire de la commune rurale de Dougountounny, tous sont informés de la situation », a dit la dame.

Egalement joint au téléphone par Guineematin.com, le sous-préfet de Dougountounny et le maire de la commune rurale ont dit avoir été saisis de cette affaire. Mais, tous les deux ont dit être occupés et ont promis de nous parler prochainement.

De Labé, Alpha Boubacar Diallo pour Guineematin.com

Lire