Adresse d’Alpha Condé à la nation : réactions de quelques citoyens de Conakry

5 septembre 2019 à 21 09 39 09399

L’adresse à la nation du président Alpha Condé occupe la Une de l’actualité guinéenne et suscite une vague de réactions dans le pays. En plus des acteurs politiques et de la société civile, plusieurs citoyens donnent leur avis sur le discours du chef de l’Etat, particulièrement sur sa décision d’instruire à son Premier ministre de mener des consultations autour du projet de nouvelle constitution. La rédaction de Guineematin.com vous propose ci-dessous les réactions de quelques citoyens interrogés dans les rues de Conakry par un de nos reporters.

Décryptage !

Aly Soumah

Aly Soumah, tapissier : pour moi, le président n’aurait même dû dire le nom du Premier ministre hier. Lui-même il est guinéen, il voit les réalités de la Guinée. A l’heure où nous sommes, la population a déjà donné sa position par rapport au projet de changement de la constitution. Partout où ils sont passés pour faire la propagande du référendum là, ça n’a pas marché. Il y a toujours une contradiction entre eux (les gouvernants, ndlr) et la population. Donc c’est une minorité qui soutient, qui supporte le changement de cette constitution. Donc, si le président se permet, malgré tout cela, de dire encore au Premier ministre de mener des consultations par rapport à ça, il va consulter ?

Thierno Amadou Bah

Thierno Amadou Bah, diplômé sans emploi : le Premier ministre lui-même a dit qu’il est doublement pour la nouvelle constitution et il a poussé les membres de son gouvernement à le suivre dans cette voie. Donc, je ne vois pas comment il va conduire encore des consultations sur ce sujet, c’est pourquoi personnellement je ne suis pas d’accord avec cette annonce du président Alpha Condé. Parce que moi, je suis diplômé en sciences économiques et gestion depuis trois ans et je suis toujours au chômage. Donc quand on me parle d’une nouvelle constitution qui va aboutir à un troisième mandat pour l’actuel président, je ne peux pas accepter cela.

Les pays développés n’ont pas eu ce développement avec un seul président, ils l’ont réussi avec plusieurs présidents et plusieurs idées. Il faut accepter que la Guinée aussi fasse autant. Nous avons fait confiance au Professeur Alpha Condé, il a fait deux mandats, il doit s’en aller en 2010 avec tous les honneurs. Mais s’il insiste à vouloir s’éterniser au pouvoir, eh bien il aura le peuple de Guinée devant lui. Ça c’est clair.

Djibril Koïn Baldé

Djibril Koïn Baldé, photographe : concernant le discours du président d’hier, moi, je n’ai pas compris grand-chose. Ce que j’ai retenu, c’est le fait de dire qu’il confie au Premier ministre la tâche de conduire des consultations autour du débat sur le changement de la constitution. Mais, il se trouve que ce Premier ministre n’inspire même pas confiance. Il ne nous convainc pas et nous ne voulons même pas de lui. On n’a pas besoin de ses consultations. Nous voulons tout simplement que le président termine son mandat et qu’il s’en aille.

Djibril Camara

Djibril Camara, taximan : je ne soutiens pas l’idée des consultations… Je ne veux même pas écouter Kassory Fofana sur ce sujet, je lui demande de se retirer purement et simplement de ce débat parce que le peuple n’est pas avec lui. Dire que Kassory va présenter quelque chose aux gens pour demander leur avis là-dessus, moi je n’en veux pas du tout. Tout le monde sait que ça ne va pas actuellement en Guinée. Donc, ce que je demande au président, c’est de se retirer en 2020. Qu’il organise les élections pour qu’on puisse choisir un autre.

Kabassan Fofana

Kabassan Fofana, enseignant : le Premier ministre, c’est le président qui l’a nommé, donc il va toujours chercher à aider le président. Qu’il y ait consultation ou non, personnellement, je souhaite qu’on maintienne l’actuelle constitution, parce que quand on la change, le président pourra se présenter pour un troisième mandat alors que la constitution actuelle dit qu’il faut seulement deux mandats. En tout cas, les enseignants sont fâchés contre le président parce qu’on souffre trop. C’est pourquoi, moi je suis contre son projet de nouvelle constitution, je suis contre un troisième mandat pour lui

Propos recueillis par Fatoumata Djouldé Diallo pour Guineematin.com

Lire

Naissance d’une nouvelle plateforme en Guinée : « nous sommes là pour le changement total … »

5 septembre 2019 à 19 07 53 09539

Comme annoncé précédemment, une nouvelle plateforme opposée au régime d’Alpha Condé a vu le jour en Guinée. L’alliance nationale patriotique a été lancée officiellement au cours d’une conférence de presse ce jeudi, 05 septembre 2019, à Conakry. Une occasion mise à profit par ses responsables pour fustiger la gouvernance actuelle et appeler à un changement, a constaté un reporter de Guineematin.com qui était sur place.

Selon Aboubacar Sylla, activiste de la société civile et responsable de la communication de cette plateforme, leur objectif est de mobiliser les Guinéens autour d’un idéal commun pour le développement du pays, avec des pistes de solutions pouvant permettre à la Guinée de sortir des difficultés auxquelles elle est confrontée depuis son indépendance.

Aboubacar Sylla, activiste de la société civile, responsable de la communication de l’alliance

« Nous avons fait la rétrospective de la gestion de tous ceux qui nous ont gouverné ce pays. Et le constat qui s’est dégagé, est que c’est le même système qui se poursuit depuis le début jusqu’à maintenant. Et, pour que la Guinée puisse tourner définitivement toutes ces pages sombres, il faut quand même qu’on essaye de sortir du quotidien qu’on a toujours présenté au peuple de Guinée. Tous ceux qui ont gouverné ce pays l’ont fait de la même façon, c’est seulement les chemises qui ont changé. On ne peut pas comprendre aujourd’hui que Dieu ait donné toutes les ressources les plus fabuleuses à la Guinée et qu’on soit encore l’un des pays les plus pauvres du monde. Il faut que cela change », soutient-il.

Et, pour inverser cette tendance, les membres de l’alliance nationale patriotique pensent qu’il faut notamment un changement à la tête du pays. D’où leur opposition au projet de nouvelle constitution du pouvoir et qui devrait, s’il aboutit, permettre au président Alpha Condé de briguer un troisième mandat.

Idrissa Sampiring  Diallo, journaliste et activiste de la société civile
Idrissa Sampiring Diallo, journaliste et activiste de la société civile

« Notre position par rapport à la modification de la constitution ou au changement de la constitution, il faut noter que cette plateforme est hostile et contre la modification de la constitution, cette plateforme est contre le changement de la constitution. Nous pensons qu’au-delà de cette revendication qui est aussi portée par le FNDC, nous devons nous mobiliser aux côtés des populations guinéennes qui souffrent de la mauvaise gouvernance actuelle. Nous poserons des actes citoyens sur le terrain pour être au chevet de cette population. Nous participerons aussi à l’éducation citoyenne pour justement amener le peuple de Guinée à se lever et prendre son destin », a indiqué Idrissa Sampiring Diallo, journaliste et activiste de la société civile, membre du mouvement.

Pour atteindre ses objectifs, cette plateforme, dont est membre Mamadou Baadiko Bah, président de l’UFD, entend « rassembler toutes forces sociales et politiques attachées au changement véritable du système politique qui a mené le pays à la catastrophe depuis 1958. Ce n’est pas l’UFD seule qui est là, il y a la société civile qui est prédominante parce que nous avons l’intention réellement de faire en sorte que la société civile joue son rôle dans la défense de l’intérêt citoyen. Nous sommes là pour le changement total des pouvoirs qui ont détruit ce pays par la gestion catastrophique de tous ces régimes qui se sont succédé.

Mamadou Baadiko Bah, président de l’UFD

J’ai constaté aujourd’hui que les jeunes guinéens n’ont aucun avenir dans leur propre pays, ils sont obligés d’aller se noyer pour beaucoup dans la méditerranée. Les Guinéens, pour se soigner, doivent aller en Tunisie pour ceux qui ont les moyens ; pour ceux qui n’en ont pas, c’est de mourir dans leur maison. Il n’y a pas de routes, le pays vit dans la misère, il faut que les Guinéens sortent de ce système. Il faut qu’on exige aujourd’hui qu’il y ait une conférence nationale vérité, justice et réconciliation », martèle l’opposant Baadiko Bah.

A noter que l’alliance nationale patriotique est composée de partis politiques, d’organisations de la société civile et de syndicalistes. Elle s’ajoute au Front National pour la Défense de la Constitution qui s’active déjà sur le terrain pour empêcher le président Alpha Condé de briguer un troisième mandat en 2020.

Salimatou Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 224623532504

Lire

Discours d’Alpha Condé : ce qu’en disent les politiques et la société civile à Kankan

5 septembre 2019 à 19 07 20 09209

Le président de la République, le Pr Alpha Condé, s’est adressé à la nation dans une allocution diffusée sur les antennes des médias dans la soirée d’hier mercredi, 04 septembre 2019. De nombreux acteurs politiques et de la société civile de Kankan ont réagi face à cette sortie présidentielle qui place désormais le Premier ministre au centre d’une consultation nationale. Les réactions sont contradictoires dans la ville de Kankan, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Au lendemain de cette allocution du chef de l’Etat, de nombreux observateurs se disent déçus de la prestation du président Alpha Condé. Selon eux, le président aurait dû clarifier sa position sur le débat autour de la modification ou du projet de nouvelle Constitution. Cet avis ne fait toutefois pas l’unanimité.

Dr Lounceny Chérif, président du conseil régional des organisations de la société civile de Kankan

Selon Dr Lounceny Chérif, président du conseil régional des organisations de la société civile de Kankan, cette sortie va dans le sens de l’apaisement. « Je fais une très bonne lecture de cette déclaration. A mon sens, elle a retardé. Mais, rien n’est tard tant que ça va dans le bon sens. Et l’analyse que j’en fais, c’est qu’elle en valait la peine. Bien sûr que ça va dans l’intérêt de la Guinée, parce que certains trouveront une autre lecture. Mais, en tant qu’acteur de la société civile, je pense que ça va dans le sens de l’apaisement et ça permet de dissiper beaucoup d’inquiétudes. La question du troisième mandat, je n’en parle pas. Tant que le premier intéressé n’en parle pas, je ne peux pas le devancer, et il faut qu’on évite de voir dans tous les propos du chef de l’Etat une insinuation du troisième mandat », a-t-il laissé entendre.

Le président de la République a instruit au Premier ministre d’entamer une série de consultations avec les forces vives de la nation pour connaitre la position de chacun sur toutes les questions, y compris celles qui fâchent.

Mamoudou Camara, secrétaire fédéral de l’UFR

Pour Mamoudou Camara, secrétaire fédéral de l’Union des Forces Républicaines (UFR), une modification constitutionnelle est impossible en Guinée. « Par rapport à cette allocution du président, il a demandé une consultation entre tous les acteurs des forces vives de la nation qui sera présidée par le Premier ministre. C’est une chose qui est prématurée, il y a des avis qu’on ne peut pas partager avec lui, notamment ceux qui sont liés à la modification de la Constitution. Le mandat, c’est 5 ans, renouvelable une seule fois, et pas plus. Il a demandé la tenue des élections législatives plutôt que possible, mais attendez, c’est absurde ça. Les élections doivent se préparer 6 mois à l’avance. Pour cela, il n’a fait que parler », soutient monsieur Camara.

Antoine Dogbo Guilavogui, secrétaire fédéral de l’UFDG

Même son de cloche chez Antoine Dogbo Guilavogui, secrétaire fédéral de l’Union des Forces Démocratiques de Guinée (UFDG). Pour lui, le moment est mal choisi pour une concertation. « La réalité est très claire. Après tout ce temps, il doit faire en sorte que la démocratie reste en Guinée. Les guinéens doivent faire une prise de conscience maintenant. Si Alpha croit qu’il peut avoir un troisième mandat, mais non, il se trompe. Moi, je suis allergique à ces façons de faire. Tous les guinéens qui veulent le bonheur de la Guinée doivent dire non. Regardez, les chefs de quartiers ne sont pas encore installés. Il veut encore qu’il y ait un autre vote, est-ce qu’il est démocrate ? Donc, il est un antidémocrate. Alpha Condé doit changer sa façon de faire pour qu’il y ait la paix dans ce pays », martèle le représentant du principal parti de l’opposition.

A noter que toutes nos tentatives pour avoir la réaction d’un responsable local du RPG sont restées vaines.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

Lire

Adresse d’Alpha Condé à la Nation : réactions croisées des acteurs politiques et sociaux de N’zérékoré

5 septembre 2019 à 19 07 07 09079

La vague de réactions se poursuit en Guinée suite à l’adresse à la Nation du président Alpha Condé. A N’zérékoré, les avis des acteurs politiques et sociaux sont divergents sur la question, rapporte le correspondant de Guineematin.com sur place.

Cette sortie médiatique du président de la République a été suivie avec beaucoup d’intérêt à N’zérékoré. Mamadou Maladho Diaouné, responsable des questions électorales de la fédération locale de l’UFDG, dit avoir retenu deux choses de ce discours.

Mamadou Maladho Diaouné, secrétaire général chargé des affaires électorale de l’UFDG

« Nous avons suivi du début à la fin cette adresse à la nation du président. Mais, j’avoue que c’est deux éléments que moi je retiens de son discours. C’est soit il a reculé complètement ou bien il a reculé pour mieux sauter. Mais, dans l’un ou l’autre cas, c’est que nous, nous restons sur nos gardes. Et, nous estimons que la consultation qu’il a demandée, le peuple a déjà donné sa position à partir du moment où il lui a donné un premier et un second mandat sur la base d’une constitution dont il a juré par deux fois de respecter et de faire respecter. Donc pour nous, c’est un non-événement. D’ailleurs, le Premier ministre est mal placé pour conduire une telle consultation parce qu’il s’est déjà prononcé en faveur du projet de nouvelle constitution. Donc, nous ne participerons pas à cette consultation annoncée », a annoncé l’opposant.

Abondant dans le même sens que son prédécesseur, Moise Haba, responsable du Bloc Libéral à N’zérékoré, estime que les consultations annoncées par le président de la République ne sont rien qu’un piège que les partis politiques d’opposition doivent éviter. « Notre constitution prévoit-elle une consultation pré-référendaire ? Les partis politiques ne doivent pas se prêter à ce jeu », soutient-il.

Pépé 2 Haba, secrétaire général de la jeunesse du RPG arc-en-ciel

De son côté, Pépé 2 Haba, secrétaire général de la jeunesse du RPG Arc-en-ciel à N’zérékoré, se félicite de cette sortie médiatique du chef de l’Etat. « La sortie du président de la République nous a donné un grand espoir, dans la mesure où le moment est impérieux pour qu’on passe au référendum afin d’adopter une nouvelle constitution qui va faire sortir de l’ornière la Guinée. Comme vous le savez, notre constitution à des insuffisances, et celles-ci doivent être corrigées. C’est dans cet ordre d’idées que nous, membres du RPG Arc-en-ciel, jeunes, femmes, on s’est beaucoup engagés pour que cette nouvelle constitution voie le jour. Et nous interpellons la conscience des uns et des autres d’accepter d’aller au référendum », a-t-il dit.

Amara Noke Diabaté, président du conseil régional des organisations de la société civile de N’zérékoré

Amara Noke Diabaté, président du conseil régional des organisations de la société civile de N’zérékoré, salue aussi les consultations annoncées par Alpha Condé autour du projet de changement de la constitution. Pour lui, il s’agit là d’une démarche salutaire. « Nous, en tant qu’organisation de la société civile, nous pouvons dire que c’est une très bonne démarche. Pour ce qui est de la nouvelle constitution, nous pensons que c’est un débat d’idées et non de la violence. Il faut que les gens comprennent que seul le peuple est souverain. Et nous pensons qu’après les différentes consultations, seul le président va décider de la suite. On est plus fort quand on participe à une consultation. Donc, j’invite les partis politiques à y participer », a lancé l’activiste de la société civile.

De N’zérékoré, Foromo Gbouo Lamah pour Guineematin.com

Tel : +224620 166 816/666 890 877

Lire

Conseil des ministres : le Gouvernement salue « le discours historique » du président Alpha Condé

5 septembre 2019 à 18 06 58 09589

« Le conseil s’est félicité de l’adresse de Monsieur le Président de la République à la nation le 04 septembre dernier et pris bonne note des directives contenues dans ce discours historique qui en plus d’appeler les guinéens à la paix et à la solidarité, convie-les instituions et les acteurs politiques et sociaux de notre pays à un dialogue serein et constructif autour des problématiques liées au développement économique et social ainsi qu’à l’enracinement de la démocratie. Le Premier Ministre et le Gouvernement s’engagent à œuvrer à la tenue d’élections législatives libres et transparentes au courant de l’année en cours tout en veillant à la promotion du dialogue politique et social prôné par Monsieur le Président de la République », rapporte le porte parole du Gouvernement.

Ci-dessous Guineematin.com vous propose le compte rendu du conseil des ministres de ce jeudi, 5 septembre 2019 :

Conakry, le 5 Septembre 2019 – Sous la présidence de son Excellence Monsieur le Président de la République, le Conseil des Ministres a tenu sa session ordinaire ce jeudi, 05 septembre 2019, de 10H à 12h, avec l’ordre du Jour suivant :

I. MESSAGE DE SON EXCELLENCE MONSIEUR LE PRESIDENT DE LA RÉPUBLIQUE

II. COMPTE RENDU DES SESSION ORDINAIRES DU CONSEIL INTERMINISTERIEL DES MARDIS 20 AOUT ET 03 SEPTEMBRE 2019

III. QUESTIONS DIVERSES

Au titre du premier point de l’ordre du jour

Le Président de la République a donné au Conseil les directives relatives à la réduction drastique des missions à l’étranger des membres du Gouvernement qui doivent s’atteler résolument au travail gouvernemental au lendemain de la rentrée et après la période de pèlerinage aux lieux saints de l’Islam. Les membres du Conseil ont été invités à désigner des collaborateurs ou à se faire représenter par des membres de la mission diplomatique dans les pays concernés, à l’exception de certaines missions requérant la présence effective du chef de département à l’extérieur du pays

Le Chef de l’Etat a invité les départements concernés à limiter le recrutement des enseignants aux candidats sortis des écoles de formation du personnel de l’éducation, dans le but de mieux qualifier le système éducatif et relever le niveau de l’enseignement dispensé dans nos établissements scolaires

Le Président de la République a instruit les départements en charge des Finances, du Budget et de la Fonction Publique d’initier la réalisation d’un audit complet de la Fonction publique guinéenne afin d’identifier et sortir du Fichier Général de l’Administration (FGA) tous les fictifs et autres agents indument enrôlés, l’objectif étant de rationaliser les dépenses de salaire des agents de l’administration publique

Le Chef de l’Etat a rappelé les règles élémentaires de gestion du personnel et souligné la nécessité d’éviter la sédentarisation des cadres à leurs postes afin d’optimiser le rendement des responsables de notre administration

Le Président de la République a décidé de la mise en place urgente d’une commission nationale chargée de veiller au respect des normes environnementales dans les zones minières en vue d’une meilleure protection de la faune, de la flore et des terres agricoles.

Par ailleurs, le conseil s’est félicité de l’adresse de Monsieur le Président de la République à la nation le 04 septembre dernier et pris bonne note des directives contenues dans ce discours historique qui en plus d’appeler les guinéens à la paix et à la solidarité, convie-les instituions et les acteurs politiques et sociaux de notre pays à un dialogue serein et constructif autour des problématiques liées au développement économique et social ainsi qu’à l’enracinement de la démocratie. Le Premier Ministre et le Gouvernement s’engagent à œuvrer à la tenue d’élections législatives libres et transparentes au courant de l’année en cours tout en veillant à la promotion du dialogue politique et social prôné par Monsieur le Président de la République

Au titre du deuxième point de l’ordre du jour, Monsieur le Premier Ministre a fait le compte rendu des sessions ordinaires du Conseil Interministériel des mardis 20 aout et 03 septembre 2019.

Le Conseil a entendu successivement

Le Ministre des Mines et de la Géologie qui a fait une communication relative à la Convention de Concession Minière amendée et consolidée entre la République de Guinée et les Sociétés des Mines de Fer de Guinée et EURONIMBA LIMITED pour l’exploitation des gisements de fer du mont Nimba.

Il a rappelé que la République de Guinée et la Société Euronimba ont conclu le 25 avril 2003 une Convention de Concession minière dans le cadre de l’exploitation des gisements de fer du mont Nimba par la Société des Mines de Fer de Guinée (SMFG). La même année, un décret est pris, accordant la concession de recherche et d’exploitation minière sur le mont Nimba, avec pour option de base l’évacuation du minerai par le Transguinéen.

Le Ministre a indiqué qu’en dépit de l’annonce du retrait du projet des partenaires stratégiques, au cours des négociations visant à établir un avenant incluant l’option d’évacuation du minerai par le Liberia, sur la base d’une étude réalisée en 2008, les parties aboutirent à un projet d’accord sous la forme d’un Avenant en 2013 dans le cadre des travaux du Comité Technique de revue des Titres et Conventions miniers. Les conditions de signature de cet avenant par les parties n’ont pas été réunies aboutissant à sa caducité.

Le Ministre a indiqué que c’est dans ce contexte que les partenaires ont proposé à l’Etat, en mars 2018, un repreneur du projet, en l’occurrence la société HPX, une société américaine du groupe d’Ivanhoé. Après les vérifications d’usage de la qualité de ce partenaire, à la demande de l’Etat, les parties ont convenu de l’ouverture de négociations pour la conclusion d’une Convention amendée sur la base des principes proposés par l’Etat guinéen :

C’est ainsi que des discussions ont été ouvertes avec HPX, en présence des trois actionnaires d’Euro nimba (BHP, NEWMONT et ORANO, ex-AREVA). Ces discussions portaient sur les conditions sur la base desquelles la Guinée pourrait considérer l’approbation de la cession des actions d’Euro nimba à HPX, consentant ainsi à la prise de contrôle du projet SMFG par HPX.

En résumé, ce projet de convention amendée prévoit :

L’obtention par l’État guinéen d’une participation directe, gratuite et non-diluable dans SMFG égale à 10% du capital social, ainsi que deux (2) sièges au Conseil d’Administration de la SMFG ;

La réduction de la durée de la stabilisation du régime fiscal et douanier à 15 ans alors qu’elle était égale à la durée de vie du Projet dans la convention de 2003 ;

La réduction de certains avantages fiscaux et douaniers ;

L’octroi à l’État guinéen d’une redevance additionnelle applicable à toute tonne évacuée par le Libéria, égale à un minimum de 0,825 US$ et un maximum de 2 US$ par tonne en fonction de l’évolution des cours du minerai de fer

Au terme des débats, le Conseil, après avoir pris note des réponses apportées aux questions formulées, a adopté le projet

Le Ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique qui a fait une Communication relative à la reprise de l’orientation des étudiants en Faculté de médecine à l’Université Gamal Abdel Nasser de Conakry.

Le Ministre a rappelé que l’enseignement supérieur de la République de Guinée s’est doté d’une faculté de Médecine en 1967, faisant ainsi de la Guinée le 3ème pays en Afrique Francophone après le Sénégal et la RDC (ex-Zaïre) à pouvoir former ses agents de santé sur place. Ce qui fut suivi, deux années plus tard en 1969 de la création dans la même université de la faculté de Pharmacie. Plus tard, Avec l’évolution des études dans le domaine des sciences de la santé, l’odontostomatologie fut créée en 1990 et les 3 facultés furent regroupées pour former la faculté de Médecine Pharmacie Odontostomatologie (FMPOS).

L’orientation des étudiants à cette faculté était sur base d’un concours d’accès aux institutions d’enseignement supérieur. Il a révélé qu’avec la suppression du concours, l’obligation d’être détenteur d’un Baccalauréat série sciences expérimentales ou sciences mathématiques n’était plus respectée provoquant la massification du système.

Le Ministre a expliqué que cette massification de l’enseignement à la Faculté de Médecine a conduit à une baisse des performances du système de santé et la prise de décision par le gouvernement de l’arrêt de l’orientation d’étudiants dans cette faculté à partir de l’année universitaire 2016-2017. Ceci a conduit le gouvernement à entreprendre un vaste chantier de reformes dont la révision du Plan National de Développement Sanitaire (PNDS) pour la période 2015-2024, et la réforme de l’enseignement et de la recherche en santé.

Le Ministre a rappelé que pour résoudre les problèmes identifiés, un arrêté a été pris par le MESRS en Janvier 2018 pour transformer la FMPOS en Faculté des Sciences et Techniques de la Santé (FSTS) intégrant ainsi l’impérieux besoin d’universalisation des formations paramédicales. Ainsi la FSTS s’est doté d’un plan stratégique de développement pour la période 2019-2024 et d’un plan d’action opérationnel. Aujourd’hui, les enseignements à la FSTS sont réalisés par des enseignants de rang magistral et depuis Novembre 2018 elle accueille le Centre d’Excellence Africain pour la prévention et le contrôle des maladies transmissibles.

Il a justifié que pour éviter une pénurie d’agents de santé à notre système de santé dans une vingtaine d’années et sur la proposition du comité pédagogique de la FSTS, le MESRS a envisagé le recrutement de la 1ère promotion de la FSTS pour la rentrée universitaire 2019-2020 à condition que certains préalables soient remplis notamment :

Construction et équipement des laboratoires de travaux pratiques pour les sciences fondamentales ;
Rénovation et sécurisation du matériel didactique installé dans les différentes salles de classe ;
Organisation d’un concours d’accès ouvert aux bacheliers en sciences expérimentales ou mathématiques de la session 2019 ayant obtenu une mention minimale « Bien » pour les sciences médicales et « Assez bien » pour les sciences paramédicales.

Au terme des débats, le Conseil a accordé son soutien à l’initiative du Ministre et recommandé de communiquer sur les résultats des réformes

Le Ministre de la Sécurité et de la Protection Civile qui a fait une communication relative à l’opérationnalisation du Fonds Social de la Sécurité et de la Protection Civile.

Le Ministre a rappelé que dans le cadre de la réforme du secteur de la sécurité lancée en 2011 auquel le Chef de l’État, accorde un intérêt majeur, le législateur guinéen, sous l’inspiration du Gouvernement, s’est prononcé sur la nécessité d’accorder une protection sociale efficace aux différents corps de police nationale et de la protection civile dans l’accomplissement des missions qui leur sont dévolues.

Il a indiqué que dans la mise en œuvre de cette volonté, de nombreuses mesures ont été prises dont entre autres :

Le décret D/2011/120/PRG/SGG portant création de la Direction Générale du Fonds Social de la Protection Civile ;
Le Décret D/2015070PRG/SGG du 30 avril 2015 portant statuts du Fonds Social de la Sécurité de la Protection Civile ;
La mise en place du Conseil d’Administration du Fonds Social de la Sécurité et de la Protection Civile en application des dispositions de l’article 7 du décret sus – visé

Le Ministre a souligné que la mission du Fonds Social de la Sécurité et de la Protection Civile est d’assurer la mise en œuvre de la politique du département dans le domaine de l’assistance et de la protection sociale nécessaire au renforcement des capacités des services de la police et de la protection civile.

Il a indiqué que c’est sur la base des conclusions des différentes sessions du conseil d’Administration que son département s’est engagé dans le processus d’opérationnalisation du Fonds Social, dont le pilier central demeure le prélèvement de 5% sur le salaire indiciaire des fonctionnaires concernés la libération de la part contributive de l’État

Au terme des débats, le Conseil a autorisé le Ministre de procéder au prélèvement des 5% des salaires indiciaires de ses agents et, au terme du processus de saisir le Conseil d’une demande de subvention afin de couvrir la part contributive de l’Etat.

Le Ministre de la Sécurité et de la protection Civile a présenté une seconde communication relative à la création des postes fixes et mutation des agents des opérations d’enrôlement et de délivrance des passeports biométriques dans certaines représentations diplomatiques à forte communauté guinéenne.

Le Ministre a rappelé que les résultats des opérations d’enrôlement et de délivrance des passeports biométriques à nos compatriotes résidents à l’étranger, initiées de commun accord avec les Ministères en charge des Finances et de l’Administration du territoire se sont révélés insuffisants en dépits de gros efforts fournis par le Gouvernement dans le cadre de leur mise en œuvre (billets d’avion et frais de mission).

Il a indiqué qu’en raison des enjeux qui s’attachent à la validité (5 ans), la détérioration, la perte ou le vol de ces documents de voyage, son département préconise une solution durable à ces opérations d’enrôlement et de délivrance par la détermination d’un certain nombre de zones d’intervention au sein desquelles un officier de police de la Direction Centrale de la Police des Frontières avec les équipements appropriés sera affecté à chacune de ces représentations diplomatiques de notre pays

Il a souligné que l’officier de Police en charge de l’enrôlement fera partie du personnel de l’Ambassade de Guinée accrédité dans la capitale identifiée et sera nommé par le Ministre de la Sécurité et de la protection civile.

Au terme des débats, le Conseil a invité le Ministre de la Sécurité à procéder à une analyse de coûts/bénéfices des deux options à l’œuvre. Il s’agit de l’option d’organiser des voyages périodiques ou d’avoir des postes fixes dans certaines représentations diplomatiques.

Par, ailleurs le Conseil a pris les décisions suivantes :

Il a été enjoint au Ministre de l’Urbanisme et de la Ville d’accélérer le calendrier d’opérationnalisation de l’AGUIFIL afin que dès le mois de décembre prochain, les opérations de crédit avec les banques concernant les logements sociaux puissent démarrer.

Les chefs d’équipe gouvernementaux du Programme ANAFIC doivent s’enquérir de l’évolution des travaux dans les collectivités locales et profiter de l’occasion pour lancer la seconde génération de projets avec une priorité pour les domaines sociaux, éducatifs et sanitaires.

La construction des ouvrages scolaires et sanitaire doit se faire de concert avec les logements des enseignants pour accroitre l’attractivité de ses zones pour les fonctionnaires détachés à l’intérieur du pays. Dans ce cadre, les syndicats doivent être associés à ces choix majeurs.

IV. AU TITRE DES QUESTIONS DIVERSES

Le Ministre de l’Energie a informé le Conseil de la mise en eau du Barrage Souapiti et de l’évolution du processus de réinstallation des populations en phase d’achèvement. Il a également informé le Conseil qu’il a prévu de concert avec le Ministre de la Communication d’engager une vaste opération de communication autour de cet important projet, qui occupe une place de choix dans le bilan du Président de la République qui aura, réussi dans l’intervalle de 10 ans, à réaliser deux barrages hydro-électriques d’envergure, en Guinée.

Le Ministre du Budget a informé le Conseil de son passage à l’Assemblée Nationale pour y présenter le Projet de Loi des Finances Rectificative.

Il a rapporté que les questions qui lui revenaient portaient essentiellement sur l’état défectueux des routes en cette période d’hivernage : Un constat partagé par l’ensemble du Conseil qui s’est félicité de l’adoption de la LFR 2019 par le Parlement.

Pour remédier à cette situation, la recommandation essentielle a été de systématiser les rencontres avec les Ministères des Travaux Publics, de l’Energie et de l’Agriculture afin de suivre l’exécution des travaux liés aux projets relevant de leurs portefeuilles. Il a été suggéré que ces rencontres seront placées sous la Présidence du Premier Ministre.

Avant de lever la séance, Monsieur le Président de la République a donné au Conseil de larges informations sur la situation nationale, africaine et internationale

Le Conseil des Ministres

Transmis par la Cellule de Communication du Gouvernement

Lire

Conakry : sevrées de moyens financiers, les mairies s’unissent pour ne pas périr

5 septembre 2019 à 18 06 41 09419
Mamadou Samba Diallo, maire de la commune de Dixinn

Devant l’absence de moyens financiers à laquelle ils sont confrontés, les maires des cinq communes de Conakry décident d’unir leurs forces. C’est dans cette dynamique qu’ils se sont retrouvés ce jeudi 5 septembre 2019, à la mairie de Kaloum pour se pencher sur leur situation et envisager une série de rencontres avec les autorités.

Après un huit clos de plusieurs heures, c’est Mamadou Samba Diallo, maire de la commune de Dixinn, qui a fait le compte-rendu de la rencontre aux médias.

Vous venez de sortir d’une réunion avec vos autres collègues maires de Conakry. De quoi a-t-il été question ?

Mamadou Samba Diallo : il a été question d’une rencontre de concertation entre les maires de la ville de Conakry. Nous avons échangé par rapport aux préoccupations communes. Nous nous sommes tracés une ligne de conduite pour aller vers les autorités, avec une correspondance, de plaidoyer bien-sûr, pour leur rappeler ce qu’ils doivent faire. Nous voulons harmoniser nos efforts de revendication. Nous sommes en train de faire les correspondances. Nous allons commencer par le gouvernorat à partir de lundi, ensuite remonter vers les départements ministériels. Nous aurons le département chargé de l’administration, ensuite le département du budget, nous aurons la Primature. Si toute fois nous n’avons pas une solution, nous demanderons une audience devant le Chef de l’Etat.

Quelles sont ces préoccupations que vous avez soulevées ?

Mamadou Samba Diallo : les préoccupations que nous avons, c’est que nous avons pris des engagements vis-à-vis des populations, que nous devons honorer. Mais, un engagement ne peut pas être honoré sans moyens. Comme vous le savez, la décentralisation s’arrache, elle ne se donne pas. Donc, il faut pouvoir te lever, réclamer ce qui te reviens en matière de collectivité. C’est de ça qu’on a parlé. Et, nous allons harmoniser nos efforts et aller vers qui de droit.

Pourquoi c’est maintenant que vous décidez enfin d’harmoniser vos efforts ?

Mamadou Samba Diallo : nous avons attendu dans l’espoir que l’autorité de tutelle ou les autorités supérieures allaient rapidement se rappeler de nous. Parce qu’elles nous avaient promis, nous n’avons pas voulu nous lever et aller les déranger. C’est parce que ça risque de prendre un retard que nous avons décidé d’aller.

Il y avait une mésentente entre vous et l’ancienne direction de l’Office Guinéen de Publicité (OGP) qui portait sur les taxes publicitaires. Quels sont à ce jour vos rapports avec la nouvelle direction de l’OGP ? Et comment vous gérez les taxes publicitaires ?

Mamadou Samba Diallo : bon, nous avons envisagé d’organiser une offensive vers tous ceux-là, que ça soit un département ou une direction nationale, de tous ceux qui restent devoir aux communes. D’abord avec l’OGP, je vous apporte une précision. L’OGP ne nous paie pas les taxes publicitaires, elle paie les taxes d’occupation. Mais, nous devons remonter les discussions avec eux, cela en partant des taxes. Il faut qu’ils nous payent tout ce qu’ils nous doivent. Donc, nous avons envisagé une offensive vers tous ceux qui nous doivent, ce n’est pas seulement l’OGP. Il y en a beaucoup d’autres.

L’OGP vous doit combien ?

Mamadou Samba Diallo : nous n’avons même pas la fourchette. Donc, tout est géré à leur niveau. Le recensement se fait par- là, mais comment ils paient ? Nous ne savons pas. Et maintenant, nous sommes obligés d’aller vers eux pour savoir qu’est-ce qui nous revient, quel est le partage, quel est le contenu de l’assiette fiscale.

Récemment, le gouverneur de la ville de Conakry a décidé de rétrocéder la gestion des marchés aux différentes communes. Ça a suscité le tollé au marché de Sonfonia, suite à la destitution de l’administratrice de ce marché. Dites-nous, au niveau de la commune de Dixinn, comment ça se passe ? Quels sont vos rapports avec les différents administrateurs des marchés ?

Mamadou Samba Diallo : je vous dirai que la commune de Dixinn est la plus pauvre en matière de ressources. Elle n’a qu’un seul marché. Et ça aussi, c’est un marché en miniature, c’est un marché de femmes. C’est-à-dire le marché de Kénien, là où les femmes partent s’approvisionner en poissons. Donc, la commune de Dixinn est l’une des plus pauvres de la région de Conakry. Donc, nous n’avons pratiquement pas de problèmes avec l’administrateur. Dès notre sortie de rencontre avec le gouverneur, je lui ai fait appel, il est venu. Je lui ai dit que j’ai tracé une ligne de conduite, je ne viens pas pour chasser quelqu’un, chacun se fera maintenir ou se fera partir. Dans le sens d’améliorer les recettes et d’accompagner la commune dans son projet de développement, tu deviens un partenaire privilégié. Mais, quand tu fais le contraire, tu verras ça aussi devant toi. Et, il a pris l’engagement qu’il va travailler de façon honorable. Bon, peu importe pour moi de changer ou de maintenir, si tu travailles dans l’intérêt de la commune, je n’ai pas besoin de savoir de quel bord tu es. J’ai besoin de savoir qu’est-ce que tu fais en matière de rentabilité.

Nous vous savons très ingénieux pour avoir été président de la délégation spéciale de Dixinn. Aujourd’hui, comment vous faites pour procéder à la mobilisation des différentes recettes à Dixinn ?

Mamadou Samba Diallo : pratiquement, quand j’étais président de la délégation spéciale, j’ai eu à faire des réalisations. Mais, depuis que nous sommes revenus, nous ne nous contentons que de faire des sensibilisations au niveau des populations notamment en matière de ramassage des ordures. Parce que nous n’avons rien à notre porté. Mais, les petites réalisations que vous avez vues quand j’étais président de délégation spéciale, en ce moment, il y avait de petites rétrocessions qui venaient. Ces rétrocessions qui tombaient étaient automatiquement orientées vers la réalisation de certains besoins de la population, notamment en matière de forages, etc. Mais, pour cette fois-ci, on n’a rien reçu. Voilà pourquoi nous nous sommes dit qu’on doit se lever. On doit se lever parce que demain la population nous demandera des comptes.

Propos recueillis par Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

Lire

Lancement de l’Alliance nationale patriotique : voici le discours de M. Mamadou Kolon DIALLO

5 septembre 2019 à 17 05 13 09139
Mamadou Kolon Diallo, ancien instituteur

« Ma grande joie est de constater que les jeunes générations se souviennent de cette épopée, au point de s’engager à continuer ce noble combat engagé par les forces de progrès depuis plus de soixante-dix ans. Je ne doute pas un instant que si vous mettez en avant l’engagement patriotique sans failles, l’unité, le dévouement à la cause de nos pauvres populations, la victoire sera acquise », a notamment indiqué le doyen Mamadou Kolon DIALLO.

Mesdames et Messieurs, Chers compatriotes, chers camarades, chers amis des médias,

Permettez-moi tout d’abord et très modestement de me présenter à vous : je suis Mamadou Kolon DIALLO, Instituteur en retraite, ancien militant du Parti Africain de l’Indépendance (P.A.I.), ancien militant de la Fédération des Etudiants d’Afrique Noire en France ( FEANF) et bien entendu du Parti Démocratique de Guinée ( PDG). J’ai eu l’honneur d’appartenir au Syndicat National des Enseignants de Guinée, celui-là même dont tous les dirigeants ont été arrêtés en novembre 1961 et jetés au Camp de tortures de la Garde Républicaine, plus tard rebaptisé Camp Boiro de triste mémoire.

Nous nous retrouvons aujourd’hui pour reprendre et lever haut le drapeau laissé par tous ces combattants de la liberté qui se sont sacrifiés pour que vive la République de Guinée, née après le « Non » historique du 28 septembre 1958. Avec mes vaillants camarades en effet, nous avons durement lutté pour la construction de la Guinée de nos rêves : un pays libre, unie, fraternelle et prospère, pour une Afrique enfin débarrassée de la domination étrangère. Malheureusement La dictature en a décidé autrement. Nous devons rendre hommage à tous ces patriotes africains qui se sont sacrifiés pour le bonheur des peuples africains en général et du peuple de Guinée en particulier. Vous comprendrez ma grande tristesse de me retrouver seul survivant, devant vous aujourd’hui, parmi tous mes camarades, dont beaucoup sont morts, mais la tête haute. Ma grande joie est de constater que les jeunes générations se souviennent de cette épopée, au point de s’engager à continuer ce noble combat engagé par les forces de progrès depuis plus de soixante-dix ans. Je ne doute pas un instant que si vous mettez en avant l’engagement patriotique sans failles, l’unité, le dévouement à la cause de nos pauvres populations, la victoire sera acquise.

Le programme de cette conférence de presse est le suivant :

  1. Lecture de l’Appel de l’Alliance Nationale Patriotique et de la liste des premiers signataires d’adhésion ;
  2. Questions et réponses
  3. Fin des interventions avec la présentation de la banderole affichée à la tribune.

Je vous remercie

Vive la République de Guinée !

Vive l’Afrique unie et renaissante !

Lire

L’Alliance nationale patriotique dénonce : « plus de 60 ans de misères et de décadence »

5 septembre 2019 à 16 04 49 09499

« Sous le règne du RPG et de son chef, Alpha CONDE, la Guinée n’a jamais été autant pillée, détruite, et dépendante en tout, à cause de l’interférence des puissances étrangères et des mafias de toutes sortes. Les entreprises étrangères associées aux dirigeants guinéens complices exploitent de façon éhontée les travailleurs, en violation de toutes les lois en vigueur dans le pays », dénonce l’Alliance nationale patriotique qui appelle tous les patriotiques et démocrates de la Guinée à se lever pour mettre fin au système.

ALLIANCE NATIONALE PATRIOTIQUE
APPEL AUX PATRIOTES ET DÉMOCRATES GUINÉENS

PLUS DE SOIXANTE ANS DE MISÈRES ET DE DÉCADENCE – CONSTAT ACCABLANT

Le peuple de Guinée a eu l’insigne honneur d’avoir été le premier en Afrique noire francophone à conquérir son indépendance et sa liberté. Cette victoire de portée historique en Afrique contre la domination étrangère, a ouvert la voie aux autres peuples africains qui, un à un se sont libérés du joug colonial.

En ayant réussi à construire son unité, le peuple de Guinée était prêt à se lancer à l’assaut du progrès, dans la liberté retrouvée. Malgré son impréparation, son inexpérience, son retard économique et technique, il bénéficiait de nombreux atouts pour réussir ce défi colossal. Nanti d’un territoire richement doté par la nature, bénéficiant de l’aide massive et du soutien de toute l’Afrique libre – particulièrement du Ghana du Président Kwame Nkrumah – ainsi que des pays de ce qu’était alors le Bloc socialiste d’Europe et d’Asie, de l’Allemagne Fédérale et des Etats-Unis d’Amérique, la Guinée indépendante avait tout pour bâtir un pays prospère, au bénéfice de ses populations qui croupissaient dans la pauvreté, l’ignorance et la domination du pouvoir colonial, aidé par la féodalité locale.

Mais la fête fut de courte durée. Très tôt, le PDG et son chef ont entrepris de mettre en place une dictature de plus en plus clanique et sanguinaire. Les démocrates et progressistes qui s’étaient vaillamment battus pour l’indépendance furent arrêtés en novembre-décembre 1961 et jetés dans le nouveau camp de torture de la Garde républicaine, rebaptisé par la suite Camp Boiro, de sinistre mémoire. Après cet épisode, la voie était ouverte pour la dictature du Parti-Etat, qui n’avait plus aucun contrepoids face à lui.

A la place d’un régime démocratique, pluraliste et progressiste, indispensable pour bâtir la nation unie, libre et développée qu’espérait le peuple de Guinée en votant pour l’indépendance le 28 septembre 1958, le chef du PDG, Sékou Touré a imposé une idéologie de pacotille, pompeusement appelée « Révolution ». Ce fut alors le règne de la terreur, de la soumission aveugle et l’aplatissement devant le pouvoir établi. Les habitudes sociales extrêmement négatives de flagornerie, de délation, de vols, de trafics de toutes sortes, de détournements de biens publics, de corruption, d’arrivisme, de mensonges, de manipulation, ont été érigées au rang de vertus. Aucune liberté politique n’était tolérée : pas de liberté d’opinion, pas de liberté de parole, pas de liberté de presse, pas le droit à la confidentialité de la correspondance, pas le droit d’aller et de venir librement, etc.

Les vingt-six années de règne du PDG ont été celles de la répression, des camps de concentration, avec des traitements inhumains et dégradants réputés parmi les plus bestiaux du monde. La plus grande partie de l’élite intellectuelle, administrative, politique, militaire et des affaires de la période coloniale a été décimée ou contrainte à l’exil. Des dizaines de milliers de Guinéennes et de Guinéens, de tous âges, de toutes les conditions sociales, même les plus défavorisés, de toutes les régions, ont été broyés par ce régime sanguinaire.

Toutes les libertés politiques étaient bannies. Seul existait le Parti-Etat. Tous ceux qui ont cru pouvoir se fonder sur la Constitution pour former des partis politiques en dehors du PDG, l’ont immédiatement payé de leur vie : Ibrahima Diallo en 1960, Mamadou Touré dit « Petit Touré » en 1965 ont été de ceux-là. A la fin de l’année 1970, tous les anciens dirigeants de partis politiques opposés au PDG avant 1958 étaient déjà crapuleusement assassinés. Les condamnations à mort se faisaient par acclamation dans les meetings du parti, à l’appel du dictateur. Toutes les « élections » étaient préfabriquées, avec des résultats à 99.9%. Pire, au fur et à mesure que l’échec du régime devenait criant, le Parti-Etat et son chef se sont lancés dans le jeu dangereux de la division des nationalités, avec le fameux « Complot Peulh » de 1976, au cours duquel un enfant de 14 ans a été accusé de complot !

Pour l’appréciation objective des graves événements de cette époque, les patriotes guinéens ne peuvent pas ignorer que la Guinée indépendante a longtemps été confrontée aux multiples actions déstabilisatrices multiformes, de la part d’opposants guinéens de l’extérieur, manipulés et fortement soutenus par l’ancienne puissance coloniale. Plusieurs attaques armées ont été enregistrées, ainsi que des tentatives d’assassinat contre Sékou Touré. Il sera crucial pour le rétablissement de la vérité historique, que la Conférence Nationale – Vérité – Justice et Réconciliation se penche sur ce douloureux passé pour en tirer toutes les leçons, afin de remettre la Guinée sur la voie de l’unité, de la démocratie et du progrès.

Sur un autre plan, force est de reconnaître que malgré ses échecs dans le domaine économique et le respect des droits humains, on peut mettre au crédit du PDG un certain nombre de points positifs : la scolarisation des filles, la protection des filles contre les mariages précoces, la promotion de la femme et la protection de ses droits. De plus, le régime de Sékou Touré n’avait jamais bradé les richesses naturelles du pays et avait efficacement sauvegardé l’environnement, contrairement aux pouvoirs qui ont suivi, surtout celui de l’actuel chef de l’Etat, Alpha CONDE.

Le président à vie, Sékou Touré est mort le 26 mars 1984. Une semaine après, le 3 avril 1984, un coup d’Etat militaire et policier a renversé le PDG. Le Comité Militaire de Redressement National (CMRN) s’installe aux commandes. Le nouveau pouvoir promet qu’il tirera toutes les leçons des « erreurs » et des anomalies meurtrières du pouvoir déchu. Mais il n’y eut aucun débat public. Le peuple de Guinée n’a jamais eu l’occasion de se pencher sur les raisons profondes de l’échec du PDG qui a laissé un pays exsangue et dans un état d’arriération indescriptible. Les dignitaires de l’ancien régime arrêtés n’ont jamais été jugés. La non-tenue d’une Conférence nationale souveraine a empêché que le peuple et ses forces vives tirent objectivement toutes les leçons du passé, en conservant les acquits positifs du PDG tout en empêchant la répétition des crimes, des erreurs et des anomalies du passé et surtout mettre fin à l’impunité et à la dictature.

Le CMRN a eu à son crédit la fermeture immédiate des prisons politiques, la libération des détenus survivants, le rétablissement immédiat des libertés individuelles et la fin de la terreur, des arrestations arbitraires, des tortures et des exactions de toutes sortes de la milice contre la population, la fin des livraisons forcées de céréales (« la norme ») et de bétail (le fameux « tour »). Mais après le vrai-faux coup d’Etat du Colonel Diarra Traoré en juillet 1985 et les massacres et pillages qui s’en sont suivis contre des compatriotes Maninka, le Général Lansana Conté a concentré entre ses mains tous les pouvoirs, cette fois avec l’habillage démocratique de la Loi Fondamentale adoptée fin 1990 par référendum. Avec le nouveau référendum du 9 novembre 2001, le Général Lansana Conté déjà malade et presque impotent, lui aussi s’attribuait un pouvoir à vie, dans un système de « Démocratie » sans alternance soutenu par des élections truquées.

Au plan économique, le capitalisme d’Etat totalitaire a cédé la place à un libéralisme sauvage, après le démantèlement désordonné et le bradage de toutes les entreprises d’Etat qui, de toute façon, ne fonctionnaient presque jamais à plus de 10% de leur capacité. Le système Conté était basé sur l’alliance entre les officiers supérieurs des forces de sécurité, le cercle familial du président, la haute bureaucratie administrative et les « princes » du négoce. On ne pouvait même pas parler de pillages des ressources publiques ou de corruption, car c’était un véritable self-service dans les caisses publiques et le patrimoine collectif. C’est ce qui a fait dire au Regretté Professeur Ibarahim Baba Kaké que ce système était celui de la « Démocratisation de la bouffe » par opposition au système clanique précédent très restrictif où le « sabou » – le piston, était roi.

A partir de 2005/2006, le pays était mis au banc de la communauté financière internationale. Les partenaires extérieurs qui ont soutenu le régime à bout de bras depuis 1984 se retirent du pays. Ne restait plus à l’élite que la braderie des richesses minières, la planche à billets et le narco-trafic pour continuer sa prédation. Ce sont les révoltes populaires de janvier-février 2007 à travers tout le pays, avec des centaines de manifestants tués, qui ont sonné le glas du régime.

Aux graves maux hérités du pouvoir précédent du Parti-Etat, le pouvoir issu du CMRN a ajouté l’indiscipline sociale et l’incivisme.

Le Général Lansana Conté, deuxième président à vie a été enterré le 22 décembre 2008, avec son régime par le CNDD (Conseil National de la Démocratie et du Développement) dirigé par de jeunes officiers, avec à leur tête, le Capitaine Moussa Dadis Camara. Sous la houlette du bouillant officier, le CNDD semble décidé à s’attaquer aux plaies séculaires du pays. Une intense campagne est lancée pour la récupération des créances de l’Etat sur les opérateurs privés, anciens associés du régime défunt. Les détournements de deniers publics sont condamnés avec véhémence. La junte exige la récupération des terrains du domaine national vendus frauduleusement ou confisqués par Lansana Conté et sa famille. Mieux, le CNDD s’attaque frontalement aux trafiquants de drogue qui ne se cachaient plus à Conakry, tant le trafic était répandu et toléré en Guinée. Des laboratoires clandestins de fabrique de médicaments frelatés ou d’amphétamines sont démantelés. La vie quotidienne des populations de la capitale connaît un net changement : en quelques mois à peine, le CNDD a réalisé des forages d’eau potable dans les quartiers de Conakry privés d’eau courante depuis le début des années 2000. Des rues sont bitumées dans les quartiers populaires. Autre miracle : un train de banlieue est rétabli, au plus grand bonheur de dizaines de milliers de Conakry-Ka qui s’y entassent tous les jours pour rejoindre la presqu’ile du Kaloum à moindre coût. Même la fourniture de courant électrique s’améliore. Le peuple applaudit et se remet à espérer l’avènement d’un changement véritable qui le sortirait de cette misère interminable.

Les intentions du CNDD étaient sans doute bonnes, mais toutes ces réalisations avaient été faites au prix d’un recours massif à la planche à billets.

Malheureusement pour le peuple de Guinée, à peine quelques mois après son arrivée au pouvoir, le chef du CNDD est subjugué par les hommes de l’ancien système qui ont pris en main le train en partance. Le CNDD a enfilé les habits du pouvoir précédent, car les habitudes et les normes en vigueur depuis l’indépendance ont la peau dure. Les velléités de reformes sont vite abandonnées. Place à la consolidation du pouvoir et pour beaucoup de membres du CNDD, il fallait « prendre rapidement notre part avant de rendre le pouvoir aux civils ». La tentative de maintien des militaires au pouvoir abouti à la grande manifestation du 28 septembre 2009, à Conakry, au Stade du même nom. Cette manifestation interdite a fait plus de 158 morts dont beaucoup n’ont pas encore été retrouvés. Pire, c’est ce jour-là que les viols collectifs de femmes ont été enregistrés pour la première fois dans l’histoire déjà sanglante de la Guinée. Ces événements ont entraîné l’effondrement du CNDD, surtout après la tentative d’assassinat du Capitaine Dadis CAMARA par son aide de camp, dans des conditions non encore élucidées.

La transition ouverte en 2010 aurait dû permettre la mise en place d’un pouvoir démocratique, attaché à l’unité du pays et tirant les dures leçons de nos échecs du passé. De très beaux textes ont été adoptés pour cela par le Conseil National de la Transition (CNT) : Constitution, Code électoral notamment. Mais c’était sans connaître la force réactionnaire du système qui a régné en maître sur le pays depuis 1958 et qui est profondément enraciné ! Ainsi, les élections présidentielles du 27 juin 2010 bien que basées sur le meilleur recensement électoral qu’ait connu le pays, n’ont pas failli à la tradition. Le deuxième tour qui aurait dû se tenir mi-juillet 2010 a été repoussé jusqu’au 7 novembre 2010 et s’est déroulé sur fond d’exacerbation de l’etnicisme, des pogroms ethniques et de fraudes massives, en violation flagrante du Code électoral – déjà ! Le candidat du RPG est déclaré élu.

Avec son habit de « président démocratiquement élu », le nouveau Chef de l’Etat, Alpha CONDE était très attendu sur les questions brûlantes des régimes antérieurs : corruption, népotisme, unité du pays, respect des droits humains, impunité, etc.

Mais là aussi, le miracle attendu n’a pas eu lieu, bien au contraire ! Aux anciennes tares du système qu’il a repris à son compte et qu’il a dangereusement aggravées, le nouveau pouvoir a ajouté l’explosion de la corruption et de l’enrichissement illicite, la gestion opaque des ressources publiques, le bradage des ressources naturelles, le règne de l’argent sale, les fausses promesses, la division des nationalités et l’accentuation du repli identitaire. Cette politique basée sur la cupidité des élites dirigeantes et leur irresponsabilité, a entraîné la ruine économique et l’effondrement moral complet du pays. Le peuple assiste impuissant au pillage effréné des ressources naturelles du pays (minerais, pêche, forêts), la destruction définitive de l’environnement – donc le cadre de vie des populations – par des entreprises étrangères qui s’emparent à vil prix de nos ressources non renouvelables, sans absolument investir un seul dollar sur place, avec la complicité agissante et intéressée du pouvoir en place, sans aucun bénéfice pour le peuple de Guinée. Jamais l’écart entre les plus nantis et les plus pauvres n’a été aussi énorme et scandaleux. Tous les investisseurs internationaux sérieux ont abandonné la Guinée, laissant libre cours aux flibustiers et autres maffias africaines et internationales de tout acabit. Le pays importe pratiquement tout ce qu’il consomme et exporte la totalité de ce qu’il produit (les minéraux essentiellement). L’endettement sans contrepartie visible du pays a repris de plus belle. Tous les actes de l’Administration guinéenne sont teintés de corruption, de favoritisme et de trafic d’influence.

Sous le règne du RPG et de son chef, Alpha CONDE, la Guinée n’a jamais été autant pillée, détruite, et dépendante en tout, à cause de l’interférence des puissances étrangères et des mafias de toutes sortes. Les entreprises étrangères associées aux dirigeants guinéens complices exploitent de façon éhontée les travailleurs, en violation de toutes les lois en vigueur dans le pays.

La santé et l’éducation, pourtant primordiales pour le devenir du peuple, sont dans un état total d’abandon. La Guinée est parmi les taux d’espérance de vie les plus bas du monde. Le système éducatif est totalement détruit et ne produit que des inadaptés sociaux et des chômeurs, pendant que la jeunesse dorée du régime reçoit une bonne éducation en Guinée, mais surtout à l’étranger.

Les libertés individuelles sont fortement menacées avec des arrestations arbitraires de citoyens pour simple délit d’opinion tel que port d’un tricot, I’ interdiction de manifester, l’impossibilité de se réunir pour tous ceux qui sont opposés au parti au pouvoir, autrement que sur des lieux privés et au risque d’être agressés par les forces de l’ordre. De fortes pressions et même des menaces d’emprisonnement s’exercent sur les hommes et les femmes des médias qui tentent de faire objectivement et honnêtement leur travail d’information du public. Plus grave, le pouvoir n’hésite plus à entretenir et à instrumentaliser des nervis ethnicistes, comme en 1957 !

Au plan légal, le pouvoir actuel répond à toutes les définitions d’une dictature, car il viole insolemment la Constitution sur laquelle son chef a juré deux fois et sur des points essentiels : non déclaration de patrimoine des dirigeants, pratique du communautarisme, patronage direct du parti politique au pouvoir, érigé en Parti-Etat, suppression de fait du droit de manifester pour les opposants, confiscation du pouvoir au moyen de mascarades électorales, viol de la fixité des mandats électifs et surtout, tentative de se maintenir indéfiniment au pouvoir, en violation de la règle sacrée de limitation des mandats.

Comme on le voit, l’actuel chef de l’Etat a directement chaussé les bottes du système trouvé en place. Comment s’en étonner ? Depuis le début, le pouvoir actuel du RPG s’est attaché les précieux services d’un grand nombre de personnages-clés du régime précédent, certains parmi les plus décriés du système

APPEL AUX PATRIOTES GUINÉENS

Ce bref rappel historique montre à suffisance que depuis 1958, les pouvoirs se succèdent, sans aucun changement véritable. Chaque arrivant continue les tares du précédent en les aggravant et en y ajoutant ses propres maux. Les virages historiques de 1984 et 2009/2010 se sont transformés pour le peuple en mirages et faux départs, tant les espoirs ont été déçus. La cruelle vérité est qu’au-delà des dirigeants tous accrochés à la présidence à vie, c’est la continuation et la perpétuation du même système, obstacle infranchissable pour le développement économique, social et culturel de notre peuple, qui est en jeu. C’est ce système qui a entraîné la Guinée dans cette décadence sans fin, faisant de notre pays l’un des plus misérables et des plus corrompus d’Afrique et du monde.

Si la situation actuelle persiste, la jeunesse guinéenne n’aura aucune chance d’être bien éduquée, de travailler et de vivre dignement sur la terre de ses ancêtres.

Les patriotes guinéens doivent tirer les dures leçons de ces victoires du peuple confisquées par des élites politiques pour leurs seuls intérêts égoïstes, leurs privilèges et leur maintien au pouvoir. Nous avons la conviction que la décadence de notre pays et sa descente interminable aux enfers n’est pas une fatalité. Comme en 1958, avec des sacrifices sans limite et une bonne organisation, le redressement est possible, pourvu que le pays revienne aux valeurs fondatrices de la République de Guinée.

Le peuple de Guinée, particulièrement la jeunesse guinéenne doit refuser de sombrer dans le désespoir et la résignation et prendre ses responsabilités afin de relever le défi de la renaissance de notre pays, en hommage aux patriotes africains qui, au péril de leur vie, ont refusé de vendre leur pays ou de trahir leur peuple. Nous devons reprendre le glorieux flambeau légué par les vaillants combattants anti-colonialistes de Guinée et d’Afrique, les démocrates et progressistes dont beaucoup sont morts en héros, assassinés par les ennemis de la liberté et du progrès des peuples africains. Nous devons réhabiliter les nobles valeurs du dévouement pour la cause commune, l’attachement à l’unité et à la fraternité du peuple, le respect de l’Etat de droit, à la justice sociale, l’amour du travail honnête, le refus de la corruption et de l’atteinte au bien public. La Guinée doit cesser d’être un des enfants malades du continent africain pour revenir au rang des pionniers de la lutte pour la renaissance de l’Afrique, pour la liberté, la justice et le progrès. Nous devons restituer au peuple de Guinée sa dignité et sa place dans une Afrique libre, unie et renaissante.

Dans un grand sursaut national pour le sauvetage de notre pays, nous appelons solennellement à un vaste rassemblement de toutes les forces vives. Ce vaste regroupement fait appel à toutes les couches de la population, à toutes les communautés et à toutes les générations. Notre mouvement, bâti sur la base de la défense des intérêts supérieurs du peuple comprendra :

  1. Personnalités patriotes, indépendantes, irréprochables au regard de leur probité et de leur attachement à la démocratie et à l’unité du pays ;
  2. Organisations de la société civile œuvrant pour le bien-être des populations : santé, éducation, citoyenneté, droits de l’homme, de la femme et des enfants ;
  3. Organisations syndicales réellement engagées pour la défense des travailleurs et à leur-bien être ;
  4. Partis politiques s’engageant à défendre l’unité du peuple, l’intérêt général, la démocratie, le respect du bien public, la déclaration des biens des dirigeants publics et le règne de l’Etat de droit.

Tous les membres s’engagent à travailler dans l’unité, la sincérité, la tolérance, la solidarité et le respect mutuel, pour le triomphe de la cause commune du peuple de Guinée.

TACHES IMMÉDIATES POUR LE SALUT DE LA GUINÉE

Considérant le dangereux vide institutionnel dans lequel l’actuel chef de l’Etat a installé notre pays et pour sortir définitivement de ce système criminel, anti-démocratique et corrompu, nous exigeons, à effet immédiat :
1) La dissolution de l’Assemblée Nationale qui n’a plus de mandat du peuple ;
2) La dissolution de la Commission Nationale Electorale Indépendante (CENI), bras du pouvoir chargé d’organiser des élections qui ne sont ni libres, ni honnêtes, ni transparentes ;
3) A titre de mesure de sauvegarde, l’interdiction immédiate de tout nouveau contrat minier et de pêche ;
4) La convocation d’une Conférence Nationale – Vérité, Justice et Réconciliation. Cette assisse nationale dont les modalités seront à définir, aura à se pencher sur les soixante et un ans de la gestion catastrophique de la Guinée, afin d’en tirer toutes les leçons, de rendre justice aux victimes, de réconcilier durablement les Guinéens, de mettre en place de nouvelles institutions démocratiques viables, adaptées à nos réalités, garantissant un nouveau départ pour la Guinée, dans l’unité, la démocratie large et inclusive et le progrès. Les élections doivent être conduites par un organe véritablement indépendant et basées sur un fichier électoral fiable, comprenant tous les citoyennes et les citoyens de l’intérieur et de l’extérieur ayant le droit de vote. Aucune élection ne doit se tenir sans ces préalables.

En tout état de cause, l’actuel chef de l’Etat devra quitter ses fonctions à l’expiration de son mandat en décembre 2020. Tant qu’une nouvelle assemblée législative ne sera pas élue en conformité avec les nouvelles institutions démocratiques issues de la Conférence, le chef de l’Etat ne devra pas légiférer par ordonnance.

Des propositions détaillées seront présentées ultérieurement pour fixer les conditions de tenue de la Conférence Nationale – Vérité – Justice – Réconciliation ainsi que ses objectifs et son ordre du jour.

Nous attirons l’attention du peuple de Guinée, de la communauté africaine et internationale sur la gravité de la situation dans laquelle notre pays est plongé et les risques d’instabilité et de troubles affectant toute la sous-région, si rien n’est fait pour résoudre la crise politique et institutionnelle actuelle.

Conakry, le 5 septembre 2019

Pour l’Alliance Nationale Patriotique, le Porte-Parole

Boubacar SYLLA, Société civile
Membre fondateur

Lire

Coankry : les membres des CECI de Dixinn et de Ratoma prêtent serment

5 septembre 2019 à 16 04 25 09259

Les membres des Commissions Électorales Communales Indépendantes (CECI) de Dixinn et de Ratoma ont prêté serment ce jeudi, 05 septembre 2019, au tribunal de première instance de Dixinn. Ils sont au nombre de 54 commissaires sur les 58 à avoir pris part à cette cérémonie solennelle, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Thierno Souleymane Barry

Avant de faire la lecture du serment, le président de la séance, le juge Thierno Souleymane Barry, est revenu sur son importance. « Vous comprendrez que ce serment, il est important dans l’exercice de vos fonctions et il est indispensable. Parce que vous avez été désignés par vos structures et après, vous avez été nommés par le président de la CENI. Mais, cela n’a pas suffi pour que vous rentriez dans l’exercice de vos fonctions. Il a fallu qu’une cérémonie soit organisée pour que vous prêtiez serment. C’est à l’issue de ça que vous allez rentrer dans l’exercice de vos fonctions. Maintenant, vous allez prêter serment. Mais avant, je tiens à préciser qu’à partir de maintenant, vous allez cesser d’être des serviteurs des structures qui vous ont désigné. Vous devenez, à partir de l’instant, des serviteurs de la nation toute entière. Dans l’exercice de vos fonctions, il est important de vous rappeler que vous devez non seulement être neutres, impartiaux, intègres et loyaux, mais vous êtes aussi soumis à l’obligation de réserve. Cette obligation de réserve, elle est très importante puisque vous rendez service à la nation et non à la structure qui vous a désigné. A partir du moment où vous avez prêté serment, vous ne devez pas participer aux débats politiques, ni aux activités d’un parti politique, vous ne devez pas non plus manifester votre soutien à un parti politique ».

Cé Gouanou, membre de la CECI de Ratoma

Au terme de la séance, Cé Gouanou, membre de la CECI de Ratoma, a promis de respecter les exigences de sa fonction. « Nous avons une mission au niveau de notre circonscription de Ratoma. Nous aurons en charge de participer à l’organisation des élections et dans cette tâche, nous devons être impartiaux. Nous devons prendre tous les partis politiques sur le même pied d’égalité. Moi, je suis venu de l’UFR, mais maintenant là que j’ai prêté serment, je suis neutre. On est ni de l’opposition, ni de la mouvance présidentielle. Nous formons maintenant une équipe, on travaille ensemble pour organiser une élection transparente, crédible et acceptée de tous ».

Mohamed Soumah, membre de la CECI de Dixin
Mohamed Soumah, membre de la CECI de Dixin

Même son de cloche chez Mohamed Soumah, membre de la CECI de Dixin. « On a prêté serment tout de suite. Maintenant, ce qu’on va faire c’est ce qui nous a été recommandé de faire. Tout a été dit dans l’acte qui régi l’organisation et le fonctionnement de notre travail. Dans ce contexte, nous n’avons pas beaucoup de choses à dire si non que de respecter les principes qui consistent à dire notamment qu’à partir du moment où vous avez prêté serment, vous n’appartenez plus à un parti politique. Nous sommes là maintenant, pas pour servir un parti, mais pour servir la patrie », a laissé entendre Mohamed Soumah.

assistant technique de la CENI, Mamadou Fadia Baldé
Mohamed Fadila Baldé, assistant technique à la CENI

De son côté l’assistant technique de la CENI, Mamadou Fadia Baldé, dira que « les commissaires des deux CECI de Dixinn et de Ratoma ont eu la formation. Et, à cette prestation du serment, ils viennent de comprendre ce que la justice a dit ici. Le procureur, le président de la séance et ses assistants, sont revenus dans les moindres détails sur tout ce que doit être l’état d’esprit d’un commissaire à la CECI. Si hier, ils appartenaient à un parti politique, à partir de maintenant, ils sont des membres de la CENI. Donc, la CENI est une institution arbitre et qui par conséquent doit être neutre pour acquérir la confiance de l’ensemble des acteurs. Il faut donc qu’ils fassent la différence entre ce qu’ils veulent et ce qui doit être. C’est là le sens du serment »

A noter que quatre commissaires issus de la société civile, deux de la CECI de Dixinn et deux de la CECI de Ratoma, étaient absents et n’ont pas prêté serment. La CECI de Ratoma compte 35 membres, alors que celle de Dixinn en a 23.

Mamadou Bhoye Laafa Sow pour Guineematin.com

Tél : (00224) 622919225

Lire

Crime odieux à Labé : une femme violemment tuée à Tata

5 septembre 2019 à 15 03 58 09589

Une jeune femme a été tuée dans la soirée d’hier, mercredi 04 septembre 2019, à Boleya, dans le quartier Tata, relevant de la commune urbaine de Labé. Son corps a été retrouvé dans son lit, bien couvert et gisant dans une mare de sang. La police a ouvert une enquête pour meurtre et deux suspects ont été interpellés, rapporte un correspondant de Guineematin.com à Labé.

La victime s’appelle Mamadou Maladho Diallo, âgée de 22 ans et mère d’une fillette. Elle a divorcé d’avec son mari et vivait dans la concession de ses parents avec son jeune frère. La jeune dame qui est commerçante, est rentrée mercredi soir à la maison et n’est plus ressortie. C’est aux environs de 21 heures qu’une de ses voisines a découvert son corps dans son lit. Elle a alerté le voisinage qui a appelé la police pour l’informer de la situation.

A leur arrivée sur les lieux, les agents disent avoir trouvé son corps dans son lit, recouvert d’un drap, avec des blessures à plusieurs niveaux et gisant dans une mare de sang. A côté du lit, se trouvait une pioche qui aurait servi à son meurtre. La police a transporté le corps à l’hôpital régional de Labé. Docteur Mamadou Mouctar Diallo, le médecin légiste qui a examiné le corps, a confirmé l’hypothèse du meurtre, privilégiée par la police.

« On a constaté des lésions traumatiques externes pouvant justifier des violences physiques sur le corps. Donc, après l’expertise, on va dresser un rapport pour dire aux autorités quelles sont effectivement les causes de ce décès », a dit le médecin ».

De son côté, la police a ouvert une enquête et elle a déjà mis main sur deux suspects. Il s’agit du jeune frère de la défunte Mamadou Saliou Diallo, 18 ans, avec lequel elle vivait à la maison, et une dame voisine et amie proche de la défunte. Ils seront entendus par les services de sécurité qui cherchent à savoir s’ils ont joué un rôle dans le meurtre de Maladho Diallo.

De Labé, Alpha Boubacar Diallo pour Guineematin.com

Lire

Conakry : Abou Bakr de Lynx FM répond à la convocation du doyen des juges

5 septembre 2019 à 15 03 48 09489

Le journaliste et directeur général de la radio Lynx FM, Boubacar Alghassimou Diallo, plus connu sous le nom d’Abou Bakr, s’est une fois de plus présenté au tribunal correctionnel de Kaloum ce jeudi, 05 septembre 2019. Mis sous contrôle judiciaire depuis quelques temps, Abou Bakr n’était toutefois pas là pour signer le PV, mais pour répondre à une convocation du doyen des juges d’instruction, a appris sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Alors qu’il est toujours interdit d’animer l’émission phare de la radio, Œil de Lynx, Abou Bakr a été convoqué ce jeudi par le juge. Accompagné de ses avocats, le directeur général de la radio lynx FM s’est entretenu avec le doyen des juges d’instruction.

Au sortir de cette entrevue, maître Salifou Béavogui, un de ses avocats a indiqué que la procédure suit son cours normal, sans plus de précisions. « Nous étions là ce matin depuis 8h sur invitation, pour répondre à l’appel de monsieur le doyen des juges. Mais évidemment, il y a plus de peur que de mal. La procédure suis sont cours normal. Nous demandons aux uns et aux autres d’avoir confiance à la justice, d’avoir confiance aux avocats et nous allons jouer notre rôle jusqu’au bout pour défendre les intérêts de notre client. Donc, les choses restent maintenues et le combat judiciaire continu », a t-il expliqué.

En outre, maître Salifou Béavogui a indiqué que le collège des avocats a relevé appel contre l’ordonnance de mise sous contrôle judiciaire de son client. « Nous avons écrit au doyen des juges d’instruction pour la levée du contrôle judiciaire, nous attendons une suite à cette demande. Mais parallèlement, nous avons relevé appel contre les deux ordonnances et le dossier est actuellement au parquet général et nous pensons que dans les meilleurs délais, le juge d’appel sera saisi et nous allons nous battre pour obtenir une main levée, quitte à la procédure de continuer son cour normal », indique-t-il.

Mis sous contrôle judiciaire depuis le 21 août 2019, le journaliste Abou Bakr est poursuivi pour « complicité de production et de diffusion de données de nature à troubler la sécurité publique et à porter atteinte à l’honneur et à la dignité humaine », sur la base de la loi sur la Cyber Sécurité en lieu et place de la loi sur la liberté de la presse.

A rappeler que les déboires de notre confrère font suite au passage de madame Sanoh Doussou Condé, militante du RPG, dans l’émission Œil de Lynx, où elle a porté des accusations sur la gestion des primes des soldats guinéens servant sous le drapeau de l’ONU au Nord Mali. Des accusations récemment reprises par le député Ousmane Gaoual Diallo à l’occasion du vote du statut général des militaires. Des accusations démenties par la Direction de l’Information et des Relations Publiques de l’Armée.

Salimatou Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 224623532504

Lire

« Il n’y aura aucune consultation, pas de débat sur le parjure », tranche le FNDC

5 septembre 2019 à 15 03 24 09249

Le Front National pour la Défense de Constitution a réagi à l’adresse à la nation faite hier, mercredi 04 septembre 2019, par le président Alpha Condé. A l’occasion d’une conférence de presse organisée ce jeudi à l’Université Kofi Annan de Guinée et qui a réuni l’ensemble de ses leaders, le FNDC a publié une déclaration répondant au discours du chef de l’Etat. La structure rejette catégoriquement les consultations annoncées par Alpha Condé et indique qu’il n’y aura ni consultation, ni débat sur le projet de changement de l’actuelle constitution prôné par le pouvoir et qui permettrait au président Condé de briguer un troisième mandat en 2020.

Guineematin.com vous propose ci-dessous l’intégralité de la déclaration du FNDC :

Le Peuple de Guinée a suivi hier, 04 septembre 2019, l’adresse à la nation du Président de la République relative à la grave crise socio-économique et politique qui agite notre pays.

Cette allocution n’a malheureusement pas tenu ses promesses au regard de l’immense aspiration de nos populations à la paix, à la sécurité, et à la stabilité en Guinée et dans la sous-région. L’occasion qui aurait permis au président de rassurer et d’honorer notre Peuple, en réaffirmant son attachement aux principes fondamentaux de démocratie et au respect des serments qu’il a solennellement prêtés à la face du monde, a été ratée, renforçant ainsi la confusion, l’angoisse au sein des citoyens et l’incertitude au niveau des investisseurs.

Au nom du Peuple de Guinée qui est déterminé à barrer la route au Coup d’Etat civil, le FNDC appelle le Président Alpha CONDE à réaliser que notre Pays est dans une situation très grave ! L’économie est en lambeaux, les infrastructures en décadence, les conditions de vie des populations en détresse, une jeunesse sans emploi en désespérance. Tout cela sur fond de corruption généralisée, de bradage de patrimoines publics, de détournements de deniers de l’Etat, d’enrichissements illicites, d’impunité inédite, de mensonge d’Etat. Un système de gouvernance qui méprise le Peuple et enrichit ses bourreaux.

L’allocution d’Alpha CONDE d’hier dénote un décalage flagrant avec la réalité. La mobilisation populaire contre le Coup d’Etat civil ou 3ème Mandat est plus que jamais un devoir du Peuple que le FNDC incarne avec courage. Il faut donc rendre un vibrant hommage à tous ces citoyens résidants et de la diaspora qui ont fait le choix de l’honneur et de la dignité pour défendre la nation contre des imposteurs et corrompus.

A ces conspirateurs et ennemis du Peuple au cynisme sans égal, le FNDC répond :
1- Qu’il n’y aura aucune consultation, encore moins de discussion autour d’un changement de Constitution.
Il n’y aura pas de référendum !
Il n’y aura pas de 3ème Mandat!
Il n’y aura pas de débat sur le parjure !
Quel que soit le prix que vous comptez faire payer à notre Peuple, sachez qu’il est prêt !
2- Que le FNDC reste mobilisé pour empêcher toutes velléités de tripatouillage des élections législatives à l’effet de donner la majorité des deux tiers au parti au pouvoir, permettant ainsi d’aboutir au projet de troisième mandat.
3- Le FNDC rappelle à tous qu’il ne cautionnera jamais et d’aucune manière la remise en cause de son principe fondamental : ‘’Pas de débat’’ sur du faux !
Le FNDC félicite tous ses démembrements en Guinée et à l’étranger et les exhorte à davantage de vigilance.
Le peuple de Guinée doit demeurer prêt à tout moment à la résistance jusqu’à la victoire finale.
Pas de 3ème Mandat ! Pas de référendum ! Pas de Coup d’Etat Civil !

Conakry, le jeudi 05 septembre 2019

Le FNDC

Lire

Diarrhée et vomissement à Bodié (Dalaba) : décès de 2 sœurs en 48H

5 septembre 2019 à 14 02 04 09049

Deux dames ont trouvé la mort en l’espace de 48 heures, de suite de diarrhée et de vomissement, à Oussoumaniyah, relevant du district de Bodié IV, dans la Commune Rurale de Bodié, préfecture de Dalaba. Seulement, les symptômes ne disent rien aux autorités administratives et sanitaires de la collectivité.

Selon des ressortissants de cette sous-préfecture à Conakry, qui ont échangé avec un journaliste de Guineematin.com, c’est une vieille qui souffrait de diarrhée et vomissement à Oussoumaniyah, dans le district de Bodié IV qui est décédée moins de 48 heures après la déclaration des symptômes.

Malheureusement, sa petite sœur qui s’occupait d’elle est morte 48 heures après l’inhumation de la vieille dame ; c’est-à-dire dans la soirée d’hier, mercredi 4 septembre 2019.

« Nous avons prévu de l’inhumer ce jeudi après la prière de 14 heures », confirme le maire adjoint de Bodié, Elhadj Abdoulaye Lenguêdjé Baldé, qui semble prendre ce drame à la légère.

« Ce n’est pas une épidémie qui se déclare ! C’est la vieille qui souffrait de diarrhée et de vomissement. Les gens ont voulu que le chef du centre de santé aille à la maison pour l’examiner. Mais, ce dernier a expliqué qu’il ne pouvait pas se déplacer sous le prétexte qu’il avait déjà un patient en coma. Il a alors demandé à ce qu’on transporte la vieille au centre de santé. Entre-temps, elle est décédée la nuit » a ajouté l’adjoint au maire de Bodié.

Egalement interrogé par Guineematin.com, le chef du centre de Santé de Bodié, Boubacar Bah, se disant infirmier d’Etat sorti de Kindia, n’a pu révéler grand-chose. « J’ai reçu la seconde victime. Je l’ai traitée. Elle est rentrée à la maison. C’est là-bas qu’elle est décédée la nuit du mercredi », a indiqué l’agent de Santé.

Ces deux décès de suite de diarrhée et de vomissement enregistrés dans la même famille en moins de 48 heures n’ont éveillé aucun réflexe défensif en cet agent de santé, qui estime qu’il n’y a rien de grave au point de s’en alarmer.

Seulement, dans la même semaine, il y a aussi eu le décès d’un boulanger, mort de suite de maux de ventre à Kollenté, dans Kindia, à peine une semaine après son départ de Bodié, Dalaba, où il gérait une boulangerie.

Idrissa Sampiring DIALLO pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 622 269 551 & 657 269 551 & 660 901 334

Lire

Commémoration d’Achoura : « il est recommandé de jeûner les 9ème et 10ème jours »

5 septembre 2019 à 14 02 04 09049
Oustaz Mohamed Ramadan Bah, chroniqueur islamique, imam à Koloma

Le lundi, 09 septembre 2019, correspond à Achoura, le 10ème jour du premier mois lunaire. Cet événement marque le début d’une nouvelle année musulmane. Mais, si tous sont d’accord sur le principe de commémorer cette date, les musulmans sont cependant divisés autour de la façon de faire.

Les fidèles de certaines sectes islamiques la considèrent d’ailleurs comme une fête et d’autres comme un simple événement qui ne doit servir qu’à se rapprocher de Dieu. Pour en parler, Guineematin.com a donné la parole à un spécialiste des questions islamiques. Au cours de cette interview, Oustaz Mohamed Ramadan Bah, chroniqueur islamique et imam à Koloma répond à toutes nos questions.

Voici le décryptage de cette interview !

Guineematin.com : dans quelques jours, les musulmans vont commémorer Achoura. Expliquez-nous le sens de cette fête ?

Oustaz Mohamed Ramadan Bah, chroniqueur islamique, imam à Koloma

Oustaz Mohamed Ramadan Bah : Achoura, c’est le 10ème jour du premier mois lunaire. Vous savez que l’année musulmane vient de changer. On a quitté l’année 1440 pour celle 1441. Donc à chaque fois que l’année musulmane change, le 10ème jour du premier mois est appelé Achoura. C’est un mois qui est très important parce que le Prophète Mohamed(PSL) a dit dans un hadith que pendant l’année, il n’y a pas de jeûne meilleur que celui du premier mois lunaire appelé Mouharram.

Donc, après le mois de Ramadan, il n’y a pas de jeûne qui est meilleur que jeûner ce mois de Mouharram. Maintenant, pour celui qui n’a pas pu jeûner tout le mois ou plusieurs jours dans le mois, il est demandé de jeûner le 9ème et le 10ème jour qui correspondraient respectivement au dimanche et lundi prochain. Dimanche c’est le 9ème jour qui est appelé Tachoura et lundi c’est le 10ème jour qui est appelé Achoura. Donc il est recommandé aux musulmans de jeûner ces deux jours.

Guineematin.com : est-ce qu’il y a une préparation préalable à faire pour cet événement ?

Oustaz Mohamed Ramadan Bah : il n’y a pas une préparation spéciale à faire. Seulement, il faut avoir l’intention de jeûner le 9ème et le 10ème jour, c’est tout. Ce n’est pas une fête.

Guineematin.com : il y en a quand même qui en font une fête. Dans la soirée du 09, on voit des enfants qui sillonnent les concessions pour réciter des cantiques et demander de l’argent. Et le 10, tôt le matin, certains prennent un bain qu’ils disent être spécial. D’où proviennent ces pratiques ?

Oustaz Mohamed Ramadan Bah : il y a beaucoup de choses qui se passent pendant ces deux jours. Certains se réjouissent et d’autres font des recueillements dans les cimetières. Mais tous cela ce n’est pas fondé. Cela n’est pas vrai. Il n’y a aucune preuve. Tout ce qui est demandé, c’est de jeûner ces deux jours à savoir le 9ème et le 10ème jour. Il n’est pas dit de se réjouir, il n’est pas dit aussi de se recueillir. Dire que c’est une fête, il faut se réjouir, ce n’est pas la religion, c’est la coutume. Ceux qui font les cantiques la nuit, tout ça c’est la coutume. La religion ne parle pas de ça. Ça, c’est des innovations cela n’a rien à voir avec la religion.

Ce n’est pas écrit dans le Coran, ni dans les hadiths du Prophète Mohamed(PSL). Pourtant, ce sont nos deux références. Le Coran et les hadiths du Prophète Mohamed(PSL). Donc le Prophète a jeûné le 10ème jour, et puisque les juifs jeûnaient aussi le 10ème jour, il a dit aux musulmans pour différencier notre jeun de celui des juifs, l’année prochaine nous allons jeûner le 9ème et le 10ème jour. Mais le Prophète est décédé dans cette même année. Donc c’est ce qui est écrit dans les hadiths du Prophète Mohamed(PSL). Tout le reste, c’est soit la coutume ou les innovations. La religion en tout cas n’a pas parlé de cela. Ni de se réjouir, ni de se recueillir.

Guineematin.com : celui qui jeûne les 9ème et 10ème jours de ce mois, quelle est la récompense qui l’attend ?

Oustaz Mohamed Ramadan Bah : voilà, jeûner le 10ème jour de ce mois efface les pêchés de l’année passée. Donc, c’est énorme. Et, c’est une occasion dont il faut en profiter. On a rappelé au temps du pèlerinage que jeûner le 9ème jour d’Arafat efface les pêchés de 2 ans à savoir l’année passée et l’année future. Maintenant, ce jeûne de ces 9ème et 10ème jours du mois de Mouharram efface les pêchés de l’année passée. Donc ça, c’est énorme. C’est une occasion à ne pas rater, il faut en profiter au maximum.

Guineematin.com : avez-vous un message à lancer à l’endroit des fidèles musulmans ?

Oustaz Mohamed Ramadan Bah : mon message, c’est de demander aux musulmans de redoubler d’efforts et de suivre les traces du Prophète Mohamed(PSL) et tout ce qui est recommandé par le Coran. Il ne faut pas chercher ailleurs. Il ne faut pas dire qu’on imite une communauté ou une autre. Il faut pratiquer tout ce qui est dit dans le Coran et dans les hadiths du Prophète Mohamed(PSL) pour ne pas tomber dans l’erreur. Puisque l’innovation est interdite par la religion. La religion est close, on ne doit rien ajouter. Il faut toujours se référer au Coran et aux hadiths du Prophète Mohamed (PSL).

Entretien réalisé par Saïdou Hady Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 620 589 527/654 416 922

Lire

Saïkou Yaya de l’UFR : « le PM est disqualifié ! Il n’y a aucune possibilité de faire un dialogue avec lui…»

5 septembre 2019 à 13 01 27 09279
Saïkou Yaya Barry, secrétaire exécutif de l'UFR
Saïkou Yaya Barry, secrétaire exécutif de l’UFR

Les hommes politiques ne cachent pas leur réprobation de la nouvelle démarche du président Alpha Condé qui veut passer par de larges consultations pour trouver solution aux problèmes des guinéens. Au lendemain de l’annonce de cette mission assignée au Premier ministre, Saïkou Yaya Barry, secrétaire exécutif de l’Union des Forces Républicaines (UFR) estime que Dr Kassory est disqualifié, tout comme son mentor. Joint au téléphone ce jeudi 5 septembre 2019, ce proche de Sidya Touré soutient que les problèmes qui minent la Guinée se trouvent dans la façon dont notre pays est gouverné.

Selon Saïkou Yaya Barry, « le Premier ministre est disqualifié pour conduire un dialogue avec nous les politiques en ce sens qu’il s’est déterminé, il a fait annoncer sa position avec les membres du gouvernement. A partir de ce moment, il n’y a aucune possibilité de faire un dialogue. Sur cette question de nouvelle Constitution, on n’en parlera pas. Nous sommes déterminés à protéger notre Constitution qui est une jeune Constitution ».

Pour le député, la Guinée souffre de tellement de difficultés en ce moment que l’on devrait s’occuper à les surmonter que de poser un débat sur la Constitution. « Les problèmes de la Guinée ne se trouvent pas aujourd’hui dans la Constitution. Les problèmes de la Guinée se situent dans la mauvaise gestion de l’Etat, le manque de vision de ceux qui nous dirigent. C’est dans ce cadre là que la Guinée se retrouve aujourd’hui. La Guinée a les plus beaux textes, les plus belles lois de l’Afrique, mais c’est dans l’application. Si Alpha Condé avait prêté serment et déclaré ses biens, on n’en serait pas là aujourd’hui et c’est dans la Constitution. Il a violé cela. Si la Haute Cour de Justice était installée, on aurait dit qu’il a réussi à faire quelque chose dans ce sens-là », soutient le député.

Devant cet état de fait, Saïkou Yaya Barry a laissé entendre que Dr Kassory est disqualifié, au même titre que le président Alpha Condé. « Si vous voyez aujourd’hui que le dialogue est rompu, c’est parce que le Premier ministre qui est le garant du dialogue social et politique n’a pas joué son rôle, cela a été violé. Il y a eu des problèmes avec les syndicalistes et les politiques, est-ce que le Premier ministre a agi pour négocier ? Jamais. Aujourd’hui, on musèle les politiques, on les empêche de faire des manifestations. Est-ce que le PM a joué son rôle en tant que garant du dialogue politique ? Donc, le problème n’est pas les lois. Nous disons que nous devons respecter notre Constitution, qui n’a pas dix ans, que le Président de la République doit le savoir, qu’il doit partir et laisser notre pays avec cette Constitution-là. Parce qu’il n’a rien servi pendant ses 9 ans, il n’a pas fait en sorte que la loi soit respectée. Donc, le PM est disqualifié et Alpha Condé lui-même est disqualifié », a martelé notre interlocuteur.

Alpha Mamadou Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 628 17 99 17

Lire

Kankan : l’école primaire de Heremakonon 1 dans un piteux état

5 septembre 2019 à 13 01 02 09029

Même si aucune date n’a encore été annoncée, la rentrée scolaire devrait intervenir au plus tard en début octobre, c’est-à-dire dans un mois. Pendant ce temps, l’école primaire Heremakonon 1 dans la commune urbaine de Kankan semble loin d’être prête à accueillir les élèves et les enseignants dans des conditions acceptables. C’est le constat fait sur place par le correspondant de Guineematin.com dans la préfecture.

L’école de 7 salles de classe est le seul établissement d’enseignement élémentaire public de ce quartier de la ville de Kankan. Mais aujourd’hui, elle se trouve dans un état assez déplorable. L’une des salles de classe est tombée récemment sous l’effet de la pluie et du vent.

Et, les autres salles ont les murs fortement délabrés et les tôles défoncées. Certaines salles n’ont plus de portes ni de fenêtres. A l’intérieur des classes, les tables bancs et les tableaux présentent aussi une image pas du tout reluisante.

Autre problème de cette école, c’est l’insalubrité. Devant les salles de classe, on se croirait dans une brousse. Partout, on trouve des herbes et des eaux stagnantes. Et aux alentours, ce sont des tas d’ordures déversées par des habitants du quartier qui inondent les lieux. Toutes choses qui ne favorisent pas une bonne reprise des cours.

A noter que cette école n’est pas la seule dans cette situation. Plusieurs autres établissements scolaires de la ville de Kankan présentent quasiment le même visage. Et toutes ont besoin d’une rénovation avant la reprise prochaine des classes.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

Lire

Conakry : jugé pour menace de mort, Karifa Kourouma dit être victime de maraboutage

5 septembre 2019 à 12 12 49 09499
image d’archive

Le jeune Karifa Kourouma est jugé au tribunal correctionnel de Dixinn pour des faits de menace de mort et injures à l’encontre de son cousin, le Commandant Alsény Marcus Camara. Le prévenu a reconnu les faits à la barre hier, mercredi 04 septembre 2019. Mais, Karifa Kourouma dit être victime de maraboutage qui fait qu’il s’en prend inconsciemment aux membres de sa famille, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Les faits de menace de mort et injures pour lesquels Karifa Kourouma est jugé se sont produits à la fin du mois de juillet 2019 au quartier Wanindara, dans la commune de Ratoma. Arrêté et placé sous mandat de dépôt à la maison centrale de Coronthie le 2 août 2019, le jeune homme a comparu ce mercredi pour répondre de ses actes.

Appelé à la barre, le Commandant Marcus Camara est revenu les faits qui l’ont conduit à porter plainte contre son cousin. « Le père Karifa est mon oncle paternel. Mais, Karifa ne fait que lancer des injures à l’encontre de la famille. Ensuite, il menace de mort tout le quartier et toute la famille avec un couteau ou parfois avec une machette. Ce jour-là, il est venu avec un couteau. Il a menacé de tuer quelqu’un dans la famille. Tout le monde s’est enfermé dans la maison. Moi, j’étais au service. La famille m’a appelé pour me dire que si je ne viens pas vite, Karifa allait tuer un membre de la famille. Je suis venu à la maison le trouver. Il a proféré plusieurs fois des injures à mon encontre. Il a proféré des menaces de mort à mon encontre, à l’encontre de ma mère et de toute la famille. C’est dans ces conditions que j’ai réussi à mettre main sur lui et je l’ai déposé à la Direction de la Police Judiciaire », a-t-il expliqué.

Selon le commandant Marcus Camara, Karifa Kourouma fait semblant d’être mentalement malade au moment où il agresse les gens. « Il fait semblant d’être fou en s’attaquant aux gens. Or, il va librement à son service et il revient tranquillement. C’est lorsqu’il arrive au quartier, et surtout dans la famille, qu’il se comporte comme un fou en menaçant tout le monde avec un couteau ou une machette », a-t-il ajouté.

Pour sa part, le prévenu a laissé entendre que c’est indépendamment de sa volonté qu’il est en train de menacer sa famille, évoquant un problème de maraboutage. « C’est quelque chose qui vient en moi. Je menace la famille indépendamment de ma volonté. C’est au tour d’une affaire domaniale qu’on m’a marabouté. Je lance ces injures et ces menaces sans me rendre compte. Ces gens veulent tout simplement que je quitte la concession familiale », soutient-il.

Dans ses réquisitions, le procureur Boubacar l Bah, dira que « les faits sont constants dans cette affaire ». Selon lui, « le prévenu a insulté et menacé de mort non seulement le commandant Alsény Marcus Camara, mais aussi tous les autres membres de la famille. C’est pourquoi, je vous demande de le retenir dans les liens de la prévention de menace et injures en le condamnant à 5 mois d’emprisonnement », a requis le procureur.

Le tribunal a mis l’affaire en délibéré pour décision être rendue le mercredi 11 septembre 2019.

A suivre!

Saidou Hady Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 620 589 527/654 416 922

Lire

Inondations à Siguiri : 372 maisons d’habitation affectées à Niandankoro

5 septembre 2019 à 11 11 43 09439

Plusieurs familles de la commune rurale de Niandankoro, dans la préfecture de Siguiri, ont été victimes d’inondation dans la journée du mercredi, 04 août 2019. C’est au total trois cent soixante douze (372) maisons, cinquante huit (58) magasins remplis de marchandises et trente six (36) greniers remplis de produits vivriers qui ont été inondés, apporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Plusieurs familles situées à environ 500 mètres du fleuve Niger, dans la commune rurale de Niandankoro ont été victimes d’inondation. Le drame est survenu suite à des pluies diluviennes qui se sont abattues sur la région.

Selon le maire de la commune rurale de Niandankoro, Mamoudou Doumbouya, c’est la plus importante inondation que le village a connu ces derniers temps. « Heureusement qu’il n’y a pas eu de perte en vies humaines, mais les dégâts sont énormes. C’est la plus grande inondation que notre village de Niandankoro a connu », dit-il.

Parlant de bilan, monsieur Doumbouya a révélé que les dégâts sont énormes. « Nous avons compté 372 maisons d’habitation sous l’eau. Au marché, 58 magasins remplis de marchandises sont inondés, 36 greniers qui étaient remplis de produits vivriers de toutes sortes ont été détruits. Il y a aussi 4 familles qui ont été déplacées », a révélé l’élu local.

De Siguiri, Bérété Lanceï Condé pour Guineematin.com

Lire

Dansa Kourouma du CNOSC : « On ne peut pas imposer par la dictature un texte constitutionnel »

5 septembre 2019 à 11 11 16 09169

Les réactions se multiplient en Guinée au lendemain de l’adresse à la Nation du président Alpha Condé, qui invite son Premier ministre à ouvrir de larges consultions sur le projet de nouvelle Constitution. Joint au téléphone par un reporter de Guineematin.com dans la matinée de ce jeudi, 05 septembre 2019, Dr Dansa Kourouma, président du Conseil National des Organisations de la Société Civile (CNOSC) salue l’ouverture de telles consultations.

Selon Dr Dansa Kourouma, « on ne peut en aucun cas parler de changement constitutionnel ou de révision constitutionnel sans un large consensus politique. Le consensus politique est une condition sine qua none d’un changement de République. Je me réjouis qu’on le comprenne aujourd’hui, parce que quand vous prenez le protocole additionnel de la CEDEAO (Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest), ça plante le décor par rapport au droit à l’autodétermination des peuples. Mais, le leadership politique qui doit engager ce processus d’autodétermination doit se faire avec tous les acteurs de la vie nationale ».

Pour le président du CNOSC, on ne peut pas imposer par la dictature un texte constitutionnel. « Ce n’est pas autour d’un bulletin de Oui ou de Non qu’on peut rejeter une nouvelle Constitution. D’abord, le principe de son élaboration doit être accepté par toutes les forces politiques et sociales du pays. Donc, c’est la consultation qui est l’élément essentiel de l’équilibre et de la paix sociale. On ne peut pas imposer par la dictature un texte constitutionnel quelque soit la légitimité de celui qui l’initie », lance Dr Dansa Kourouma.

Parlant du contenu des consultations à venir, le président du CNOSC dit que chaque acteur viendra faire ses propositions. « Au cours de ce débat, de ces consultations qui vont se tenir, les guinéens poseront leurs conditions, ils diront s’ils seront d’accord ou pas. Ceux qui ont des conditions à poser les poseront. Les gens ont des avis, ils ont des conditions. Le problème n’est pas la Constitution en tant que tel, elle peut faire l’objet de révision. Mais, les positions sont tranchées sur la candidature du président de la République. Il faut bien qu’on soit clair. Donc, si le dialogue est ouvert et que les acteurs politiques, sociaux ou communautaires posent des conditions claires, il n’y a pas de raison pour que les consultations ne prospèrent pas. Donc, j’oblige les acteurs à venir dire leurs desiderata autour d’une table de discussions. C’est la meilleure façon de construire un pays. On ne peut pas construire un pays dans des positions tranchées ou inconciliables », soutient-il.

Alpha Mamadou Diallo pour Guineematin.com

Tél : 628 17 99 17

Lire

Les députés de l’UFDG votent contre la LFR 2019 : « Alpha a mis le pays dans un trou »

5 septembre 2019 à 11 11 10 09109
Honorable Dr Fodé Oussou Fofana, président du groupe parlementaire Libéral démocrate

Comme annoncé précédemment, la loi de finances rectificative 2019 a été adoptée hier, mercredi 04 septembre, par la majorité des députés guinéens. Mais, même s’ils n’ont pas réussi à le bloquer, les élus de l’UFDG ont voté contre le texte. Et, le président du groupe parlementaire Libéral Démocrate, Dr Fodé Oussou Fofaba, a expliqué les raisons de ce vote négatif au micro d’un reporter de Guineematin.com qui était à l’Assemblée nationale.

« Les raisons, c’est que nous ne sommes plus dans un Etat. Alpha a dit ici qu’il a pris le pays à terre, mais ce que vous ne savez pas, c’est qu’il a mis le pays dans le trou. Rien ne fonctionne, on n’est plus gérés, c’est un pays abandonné. Le budget rectificatif, on doit pouvoir l’expliquer. Pourquoi ? Vous avez vu ce qui s’est passé, vous avez vu comment les gens sont capables de diminuer le budget de l’enseignement supérieur, augmenter le budget de la présidence de 114 milliards de francs guinéens. Qu’est-ce que Alpha fait de l’argent ? Vous avez vu les promesses tenues par Alpha ? Honnêtement entre nous, est-ce qu’il a respecté ses promesses ? Je dis non.

Au jour d’aujourd’hui, ce que les Guinéens souhaitent, c’est de finir avec la Alpha gouvernance. Parce que pour qu’un pays avance, il faut que vous ayez un président qui a une vision. Il faut que vous mettiez autour de vous des gens qui ont de la compétence, qui ne sont pas vos militants. Vous avez vu même quand on donne de l’argent à la Guinée, même quand on donne des prêts, les gens ne sont pas capables de les décaisser. Parce que pour décaisser un prêt, il faut faire des projets bancables.

Certains pays comme le Sénégal, comme la Côte d’Ivoire, quand on leur octroie des prêts, ils utilisent très rapidement avant même la date, ensuite ils demandent. Mais la Guinée, quand on nous donne de l’argent, l’argent reste. Les gens sont obligés encore de prendre cet argent pour aller financer d’autres projets dans d’autres pays. Parce que quand vous mettez à la tête des gens qui n’ont pas de compétences, ça ne marchera pas. On est aujourd’hui dans un pays complètement abandonné.

Vous avez suivi le discours du président de l’Assemblée nationale, ça ne fait pas honneur. Le président de l’Assemblée nationale a voulu défendre l’indéfendable. Lui-même il ne peut pas aller dans son village. En forêt aujourd’hui, vous ne pouvez pas circuler. Vous avez vu le ministre des mines en train de danser à Siguiri. Il a pris l’avion de Conakry pour aller à Bamako, et de Bamako il a pris le véhicule pour aller à Siguiri, il s’est mis à danser devant les gens de Siguiri pour parler d’un 3ème mandat.

Donc pour nous, honnêtement, cette Alpha gouvernance fait pitié. Mais quand je dis pitié, c’est tous les Guinéens : c’est vous, c’est nous, c’est tout le monde. Aujourd’hui, n’oubliez pas qu’on n’a pas de routes, n’oubliez pas qu’il y a des gens qui n’ont pas deux à trois repas par jour », a fustigé le président du groupe parlementaire de l’UFDG à l’Assemblée nationale.

Propos recueillis par Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. (00224) 621 09 08 18

Lire