Éliminatoire Can/U23 : La Guinée s’impose en déplacement face à la Côte d’ivoire

7 septembre 2019 à 20 08 09 09099

Le Syli National Espoir, les moins de 23 ans, sont allés s’imposer à Abidjan sur la plus petite des marques face à leurs homologues de la Côte d’Ivoire dans la soirée de ce samedi, 07 septembre 2019. Malgré une domination territoriale outrancière des ivoiriens, c’est la Guinée qui empoche les trois points de la victoire dans ce match aller du 3ème et dernier tour des éliminatoires de la Coupe d’Afrique des Nations de cette catégorie, a appris Guineematin.com à travers un de ses reporters.

C’est un exploit que les Syli Espoir a réalisé en s’imposant en déplacement face aux jeunots de la Côte d’Ivoire, sur le score de 1 à 0. Malgré une nette domination des locaux, les hommes de Souleymane Camara ont fait la différence grâce une réalisation du milieu de terrain du Horoya AC, Morlaye Sylla à la 63ème minute de jeu.

Les ivoiriens ont eu toutes les possibilités de revenir au score avec de multiples occasions et un penalty raté par Kouakou à la 75ème minute de jeu. Un penalty mal exécuté et bloqué par le jeune gardien Moussa Camara, crédité d’une belle prestation. Les ivoiriens auront péché par une inefficacité notoire.

La manche retour est prévue le week-end prochain au stade du 28 septembre à Conakry avec un but d’avance pour la Guinée. Si le Syli confirme, il aura un des tickets qualificatifs pour la CAN des moins de 23 ans dont la phase finale est prévue du 8 au 22 novembre 2019 en Egypte.

Abdoul Aziz Sow pour Guineematin.com

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Sidya Touré aux jeunes de l’UFR : « ceux qui ne peuvent pas s’engager n’ont qu’à se démettre »

7 septembre 2019 à 20 08 05 09059

Les assises du conseil national des jeunes de l’Union des forces républicaines (UFR) ont pris fin ce samedi, 07 septembre 2019, à Conakry. Au terme de deux jours de consultation et d’échanges sur l’engagement politique et le processus électoral en Guinée, la jeunesse de l’UFR a mis en place un nouveau conseil national.

Un conseil de 112 membres, dirigé par un bureau exécutif composé de 73 membres et dirigé par le deuxième vice-maire de la commune de Matam, Badra Koné, élu au poste de secrétaire général de la jeunesse républicaine, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui a suivi ces assises au siège de l’UFR.

Déjà promu (par le conseil politique national de l’UFR) à la tête du bureau national de la jeunesse de l’UFR depuis plusieurs mois, Badra Koné vient d’être confirmé au poste de secrétaire général dudit bureau. Il remplace Saïkou Yaya Barry, qui occupe depuis quelques temps le poste de secrétaire exécutif de l’union des forces républicaines.

Prenant la parole à la cérémonie de clôture des assises nationales qui ont permis aux jeunes de l’UFR d’échanger sur « l’engagement politique et le processus électoral en Guinée », Saïkou Yaya Barry, désormais ancien secrétaire général de la jeunesse de l’UFR, a remercié le leader de l’UFR qui l’a porté, depuis plusieurs années à la tête de la jeunesse de ce parti. Une position qui lui a permis d’acquérir une somme inestimable d’expérience, dit-il.

« Arrivé à la tête de cette structure après mes études universitaires, fraichement lancé dans la vie active et n’ayant que peu d’expérience de la vie associative, vous (Sidya Touré) avez su, en votre qualité de détecteur de talent, me façonner dans l’art de la gestion des ressources humaines, le sens du sacrifice et du devoir pour son prochain. Encore jeune, vous m’avez donné une tribune pour m’exprimer et agir dans le sens de la dignité. Vous m’avez permis de me convaincre que ce combat que je mène auprès de vous est certes émaillé d’entrave et de déception, mais noble… En dehors de l’organisation structurelle de notre parti, nous avons réussi à mettre en place deux plateformes qui sont : le cercle des élèves diplômés et étudiants républicains et le cercle des intellectuels républicains. Ces deux plateformes ont contribué à la formation de la plus part des jeunes de l’UFR. Chers jeunes, la fin de cette année 2019 et le premier semestre de 2020 sont des périodes charnières au cours desquelles votre implication active s’avère indispensable. Car, notre parti est sur tous les fronts, pour faire face aux défis dont entre autres : la défense de notre constitution, l’organisation des élections législatives et présidentielles. Vous (les jeunes de l’UFR) avez toujours été à mes côtés, pour défendre les causes du parti… Vous avez obéit et exécuté les ordres reçus du président et de la direction du parti, que je vous ai transmis tant bien que mal, avec promptitude. Sur ce, je vous adresse toute ma gratitude », a dit Saïkou Yaya Barry, tout en félicitant la « proposition » de Badra Koné à le succéder à la tête de la jeunesse républicaine.

Ce discours a été suivi par ceux des représentants des jeunes de l’UFR des quatre régions naturelles de la Guinée. Fortement applaudis par l’assistance, ces « représentants » ont réaffirmé l’engagement des jeunes de leurs régions respectives à soutenir et accompagner le leader de l’UFR, dans son combat pour la conquête de la magistrature suprême en Guinée.

Habillé en uniforme (béret noir, chemise verte, pantalon noir), le nouveau secrétaire général du bureau national de la jeunesse de l’UFR, Badra Koné, a quant à lui, axé son intervention sur les temps forts qui ont marqué les présentes assises des jeunes républicains.

Badra Koné, nouveau secrétaire général du bureau national de la jeunesse de l’UFR

« Lesquelles assises se tiennent ici (au siège de l’UFR) depuis hier (vendredi) et s’articule autour de la thématique centrale : la jeunesse républicaines face à la conquête du pouvoir en 2020… Ces assises ont été décidé par nous jeunes de l’UFR, afin qu’on puisse se parler, développer des stratégies pouvant nous permettre de conquérir le pouvoir et abréger les souffrances des guinéens, résultantes d’une mauvaise gouvernance… Ce sont là des raisons qui ont favorisé ces assises articulées autour de plusieurs activités dont des exposés sur des thèmes comme : engagement politique, processus électoral et structuration du conseil national des jeunes républicains. Ce sont des sous-thèmes qui expliquent la volonté et la détermination des jeunes de l’UFR, à faire de Sidya Touré le prochain président de la république de Guinée… », a expliqué Badra Koné, tout en exhortant les délégués présents aux présentes assises à faire la restitution des travaux de Conakry dans leurs localités respectives.

Dans son discours de clôture de ces assises des jeunes de son parti, Sidya Touré (qui a eu droit à un bain de foule à son arrivée à son siège) a appelé les jeunes de l’UFR à l’engagement et à la persévération qui, dit-il, sont les éléments de base du combat politique.

« On ne peut pas être dans un parti politique, et surtout assumer des postes de responsabilité si vous n’êtes pas engagés. C’est la raison pour laquelle je dis de la manière la plus claire : ceux qui estiment qu’ils ne peuvent pas s’engager pour les raisons qui font que le parti fonctionne aujourd’hui n’ont qu’à se démettre. N’entrez pas dedans ! Parce que c’est un engagement, un combat. Et, nous avons à combattre les forces du mal ont fini de détruire ce pays… On vient en politique avec des idéaux, des objectifs, une ambition et si possible avec une vision… », a dit Sidya Touré.

A noter que les secrétaires généraux des jeunes des partis d’opposition (UFDG, UDG, BL, PADES, FIDEL) ont pris part à la cérémonie de clôture des assises du conseil national des jeunes de l’union des forces républicaines.

Mamadou Baïlo Keïta pour Guineematin.com

Tél. : 622 97 27 22

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Labé : une fillette de 8 ans violée dans son lit de malade

7 septembre 2019 à 19 07 36 09369

Ce viol s’est produit dans la sous-préfecture de Kalan, dans la préfecture de Labé. La victime qui est âgée de 8 ans, souffrait de paludisme lorsqu’elle a été agressée par son violeur, a appris Guineematin.com à travers un de ses correspondants à Labé.

Selon maitre Dian Bhoye Barry, oncle de la victime, « C’est le jeudi dernier (05 septembre 2019) qu’on m’a informé qu’une de mes nièces a subi une agression sexuelle chez nous à Kalan et qu’elle souffre énormément. C’est ainsi que je me suis rendu au village avec mon petit frère. On a pris la fillette pour l’envoyer à l’hôpital régional de Labé pour des soins. Son bourreau qui est âgé de 27 ans, est aussi un parent à nous. Il a profité de l’absence de la grand-mère de la fille pour aller se jeter sur elle et la violer dans son lit de malade, car elle souffrait de paludisme.

Arrivés à Labé, nous avons informé les services de sécurité. Mais, nous nous sommes dit que dès qu’il (le violeur présumé) verra le véhicule de la gendarmerie au village, il va prendre la fuite. C’est ainsi nous avons demandé aux forces de sécurité de nous attendre à mi-chemin, et dès qu’on parvient à mettre main sur le jeune, nous les alertons, c’est ce qui fut fait. Actuellement, il (le violeur présumé) est dans les mains des services de sécurité. Quant à la fille, elle continue de suivre son traitement », a-t-il expliqué.

Pour l’heure, les services de sécurité de Labé n’ont pas communiqué sur cette affaire.

De Labé, Alpha Boubacar Diallo pour Guineematin.com

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Éboulement de Kankan-Coura : parents des victimes et autorités locales toujours sous le choc

7 septembre 2019 à 19 07 28 09289
Balla Konaté, chef du quartier de Kankan-Courra

Après l’éboulement d’une mine d’or à Kankan, qui a coûté la vie à six femmes hier vendredi, 06 septembre 2019, au quartier Kankan Coura, les nombreuses familles sont encore sous le choc et vivent dans le deuil. Au lendemain de ce drame, plusieurs citoyens se sont réunis dans les familles des victimes pour leur apporter compassion et solidarité, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Le quartier Kankan-courra porte toujours la tristesse et la désolation suite au drame survenu dans la mine d’or. Les nombreuses familles ont encore les traits marqués par cette tragédie qui a coûté la vie à six femmes.

Selon Balla Konaté, chef du quartier de Kankan-Courra, « hier matin c’est à 7h qu’on m’a appelé pour m’informer du drame, c’est au pied de la mine que les femmes ont trouvé la mort. On les a chassées de là-bas plusieurs fois, elles ont refusé de quitter. Hier matin, par la volonté de Dieu, elles y ont laissé leurs vies. Mais, on a informé tout le monde, à partir de ce drame, on ne veut voir personne dans cette mine. Toute personne qui sera prise là-bas, aura à faire avec la loi. Maintenant, nous allons surveiller la mine de jour comme de nuit. Vous savez, dans une situation, tant que le pire ne se produit pas, on ne va pas prendre des dispositions. Tous ceux qui seront pris dans la mine maintenant, seront déférés chez les autorités », a mis en garde le chef du quartier.

Kabinet Soumaré, beau frère de Hadja Sidibé

Pour sa part, Kabinet Soumaré, beau frère de Hadja Sidibé, une des victimes de l’éboulement, a exprimé toute sa tristesse tout en témoignant de la bravoure de la victime. « Ce que je peux vous dire sur Hadja Sidibé, elle était mère de 9 enfants. Depuis qu’elle a été mariée chez nous, elle n’a jamais eu de problème avec quelqu’un dans la famille. Vraiment, toute la famille est triste aujourd’hui de sa disparition, en particulier moi. Elle était une bonne femme au foyer », a-t-il témoigné.

Il faut rappeler que cet éboulement a coûté la vie à six femmes, toutes identifiées. Il s’agit de Nadouba Konaté, Hadja Sidibé, Gnalén Konaté, Fanta Konaté, Nagnouma Konaté et Fanta Doumbouya. Elles ont rejoint leurs dernières demeures dans l’après midi d’hier vendredi après la prière de 14 heures.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

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Des femmes de la Forêt à l’UFDG : « d’autres guinéens sont capables de réussir là où Alpha Condé… »

7 septembre 2019 à 19 07 12 09129

Des femmes, membres du mouvement Union des Femmes de la Guinée Forestière, ont adhéré à l’Union des Forces Démocratiques de Guinée (UFDG) ce samedi, 07 septembre 2019. Elles ont clamé haut et fort qu’il est temps de confier la gestion de la Guinée à d’autres compatriotes plus aptes à développer le pays.

L’annonce en a été faite ce samedi à l’occasion de l’assemblée générale du principal parti de l’opposition. Une rencontre présidée par Dr Fodé Oussou Fofana en présence de plusieurs militants, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Sous la tutelle de madame Émilie Koïvogui, (ex femme de Makanéra Kaké), les adhérentes à l’UFDG ont d’abord présenté leur lettre de démission du RPG Arc-en-ciel, le parti au pouvoir.

Dans un discours très applaudi devant une foule en extase, elles ont expliqué les raisons de leur adhésion à UFDG avant d’appeler à l’union de tous pour l’émergence et le rayonnement de la démocratie dans notre pays.

Selon madame Fanta Cissé, porte-parole du mouvement, « vous avez fait montre de courage et détermination dans la lutte démocratique de notre pays. Après toutes concertations avec nos structures à la base, le bureau national de l’Union des Femmes de la Guinée Forestière décide d’adhérer officiellement à l’UFDG à travers son riche programme de société et pour la noble valeur qu’elle défend. Notre pays vient de loin, car beaucoup de sacrifices ont été consentis, le sang de nos enfants a été versé sans que justice ne soit rendu, le chemin à parcourir est encore long et il est parsemé d’obstacles, entre-autres: les arrestations arbitraires, la répression violente des manifestations, les intimidations, les assassinats, les achats de conscience par l’argent volé dans les caisses de l’Etat, la manipulation des élections ».

Devant ce tableau sombre, la porte-parole a laissé entendre qu’en s’unissant comme un seul homme, « à l’exemple du 28 septembre 1958, nous résisterons et la Guinée sortira victorieuse, la démocratie connaîtra un souffle nouveau et elle pourra poursuivre son bout de chemin par le respect des lois qui régissent notre cher pays. Mais divisés, nous allons perdre notre noble combat », avertit-elle.

En outre, l’Union des Femmes de la Guinée Forestière a fustigé le régime d’Alpha Condé qui, selon elle, a divisé les guinéens. « L’une des puissantes stratégies qu’utilise le régime d’Alpha Condé, c’est de diviser pour régner. Ils ont réussi à semer l’ethno-phobie dans notre société, comme l’atteste la série d’affrontements ethniques que le pays a connus. Depuis leur avènement, ils ont fait prospérer le régionalisme comme l’atteste le visage actuel de notre administration où une communauté a quasiment confisqué tous les postes stratégiques du pays. C’est pourquoi nous devons dire non à la division. L’Union des Femmes de la Guinée Forestière dit non à la division et partage le même idéal avec l’UFDG, un parti qui a su réunir tous les fils du pays. Le moment est enfin venu de dire à Alpha Condé que le pouvoir appartient au peuple, de lui dire que d’autres guinéens sont capables de réussir là où il a échoué, de lui dire que nous n’accepterons le parjure, quelque soit le prix à payer », a-t-elle martelé.

Au nom du président du parti, Elhadj Cellou Dalein Diallo, c’est sa femme, Hadja Halimatou Dalein Diallo, qui a souhaité la bienvenue aux nouvelles adhérentes et les a rassuré d’avoir fait le bon choix et d’être venu au bon endroit. « Pas une semaine ne passe sans que des guinéennes et des guinéens, déçus, frustrés et préoccupés pour l’avenir du pays, viennent grossir les rangs de l’UFDG, parce qu’ayant compris que cette formation politique constitue la seule alternative crédible. C’est dans cette dynamique que nous enregistrons une énième fois des adhésions. Je tiens à vous souhaiter la bienvenue et vous adressez mes vifs et sincères remerciements pour l’intérêt et la confiance portée à l’UFDG. Votre contribution au rayonnement du parti ne fera pas de doute. Si vous recherchez un parti soucieux du bien-être de tous les guinéens, dont le but est d’assurer l’unité et la cohésion des fils et filles du pays et de lutter contre le chômage des jeunes et de prendre la détresse des femmes à bras le corps, un parti qui assure la promotion du mérite, des compétences et de l’égalité, vous êtes au bon endroit. Mes chères sœurs, au nom du président Elhadj Cellou Dalein Diallo je peux vous dire que vous avez frappé à la bonne porte ».

Le vice-président du parti, Dr Fodé Oussou Fofana a également remercié et félicité la présidente du mouvement, Mme Makanéra Émilie Koïvogui. Il a également promis que quand l’UFDG sera au pouvoir en 2020, elle occupera une place importante à leurs côtés.

Salimatou Diallo pour Guineematin.com

Tel: 224 623 53 25 04

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Elections législatives : le PADES appelle à déjouer le plan de la mouvance

7 septembre 2019 à 19 07 00 09009

Alors qu’aucune date n’a encore été donnée pour la tenue des élections législatives, ces échéances focalisent déjà les attentions en Guinée. Car, pour beaucoup, le pouvoir veut s’en servir pour faire passer son projet de troisième mandat pour le président Alpha Condé. C’est le cas du PADES, qui appelle les Guinéens à se mobiliser pour déjouer ce plan, a constaté un reporter de Guineematin.com qui était à l’assemblée générale hebdomadaire de la formation politique de ce samedi, 07 septembre 2019.

Lors de son adresse à la nation du 04 septembre dernier, le président Alpha Condé a émis le souhait de voir les élections législatives se tenir avant la fin de cette année. De quoi éveiller un peu plus les soupçons. Pour le Parti des Démocrates pour l’Espoir (PADES), il est clair que ces élections font partie du plan du pouvoir pour réussir son projet de troisième mandat pour l’actuel président de la République.

Il (Alpha Condé) a fondé tout son espoir, tout son combat sur les élections législatives à venir. Le mot de campagne de la mouvance pour les élections législatives s’appelle le troisième mandat. Ils vont dire quoi ? Si le peuple nous donne la majorité à l’Assemblée nationale, nous qui sommes en train de nous battre pour le projet de troisième mandat, c’est que le peuple est d’accord pour un troisième mandat.

Alors soyons prêts, il faut se mobiliser, il faut voter pour sanctionner ce système, pour mettre dehors ce système. Je vous invite à ces élections législatives. Votez le parti PADES, levez-vous tous pour faire un bloc pour que nous ayons la majorité afin empêcher la machine de destruction et de démolition de notre pays de continuer son chemin. Il faut mettre fin à cela », a lancé Mohamed Diakité, membre de la coordination du parti.

La formation politique dirigée par Dr Ousmane Kaba salue l’unité et la détermination de l’opposition dans ce combat contre un changement de l’actuelle constitution pour permettre au président Alpha Condé de briguer un troisième mandat. Mohamed Diakité déplore cependant « des petites divergences » au sein de l’opposition autour du partage des places dans les démembrements. Il a réitéré l’opposition de son camp au partage qui a été fait et invité les partis d’opposition à se retrouver pour résoudre ce problème.

« Tous les partis politiques de l’opposition, quand il s’agit de la défense de la nation, nous sommes unis. Il y aura toujours des petites divergences, mais après ça passe et puis ça continue. Et c’est ça aujourd’hui entre certains partis politiques et le parti PADES. Pour la défense de la constitution, on est d’accord ; pour faire barrage à un troisième mandat, on est d’accord ; pour sauvegarder la démocratie, on est d’accord. Mais, on n’est pas d’accord sur les démembrements de la CENI…

Nous sommes à une phase historique de notre pays, et je crois que face à des situations pareilles, les partis politiques doivent se réunir pour faire un partage consensuel des places dans les démembrements de la CENI, c’est ce qui nous donnera plus de force. Alors, le PADES rejette en bloc, avec fermeté, la façon dont les quotas de l’opposition dans les démembrements de la CENI ont été répartis sur le territoire national », a laissé entendre ce responsable du PADES.

A noter cependant que la recomposition des démembrements de la CENI est quasiment terminée sur le terrain. La plupart des membres ont même prêté serment et leurs formations ont débuté dans les différentes circonscriptions électorales du pays.

Fatoumata Djouldé Diallo pour Guineematin.com

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Kankan : une boutique cambriolée, plusieurs téléphones et accessoires emportés

7 septembre 2019 à 18 06 06 09069

Les populations de Kankan sont confrontées à une insécurité grandissante depuis un certains temps. Les attaques nocturnes sont devenues récurrentes, notamment les cambriolages. Dans la nuit du vendredi 06 au samedi 07 septembre 2019, des présumés voleurs ont défoncé la boutique du président des propriétaires de télé-centres de la ville. Les faits se sont produits au quartier M’balia, dans la commune urbaine, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Selon nos informations, les malfaiteurs ont emporté plusieurs téléphones et leurs accessoires. La victime, du nom de Sansy Condé, a été réveillée tôt ce samedi matin par un coup de fil de ses voisins. Arrivé sur les lieux, Sansy Condé n’a pu que constater les dégâts. « C’est les voisins qui m’ont appelé à 6h du matin. Ils m’ont dit de venir, que ma boutique a été cambriolée. Directement je suis venu trouver qu’ils ont défoncé l’arrière de la boutique… »

Sansy Condé

Faisant l’état des lieux des pertes subies, Sansy Condé dit que plusieurs téléphones portables et leurs accessoires ont été emportés par les voleurs. « Ce jour-là, très malheureusement, mes jeunes frères ont oublié de rentrer avec les téléphones et accessoires. Les voleurs ont emporté les téléphones qui sont en réparation, ceux qui sont en vente, et plusieurs accessoires ».

Monsieur Condé dit avoir saisi les autorités pour voir si la lumière sera faite dans cette affaire, en portant plainte contre X. « Quand j’ai vu l’importance des dégâts, j’ai directement saisi les services de sécurité et j’ai fait une déclaration à la gendarmerie. Je suis très mécontent par rapport à cette situation. Les jeunes qui se débrouillent sont souvent confrontés aux cambriolages. C’est tellement dommage. Je demande à l’autorité de renforcer la sécurité autour des personnes et leurs biens », demande-t-il.

Cet énième cambriolage vient allonger la liste des victimes qui sont plus que jamais désespérées. Pas plus tard que la nuit du mercredi 04 septembre dernier, des habitants de Kankan ont entendu des coups de feu. Selon nos informations, des hommes armés ont attaqué une boutique au quartier Sogbè. Ils se seraient sauvés avec des ordinateurs et une somme de 7 millions de francs guinéens.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

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Alternance démocratique : le mouvement « Tournons la Page » pose ses valises en Guinée

7 septembre 2019 à 17 05 54 09549

La coalition internationale « Tournons la Page » a désormais une antenne en Guinée. Le mouvement citoyen a lancé officiellement ses activités ce samedi, 07 septembre 2019, à Conakry. Il vise entre autres, à promouvoir l’esprit d’alternance démocratique dans notre pays, a appris Guineematin.com à travers un de ses reporters.

C’est au cours d’une conférence de presse organisée sous le thème « Africanisation du combat pour l’alternance démocratique sur le continent », que cette structure a été lancée. Selon son coordinateur, Ibrahima Diallo, « le mouvement citoyen Tournons la Page est un rassemblement d’acteurs et organisations de la société civile d’Afrique et d’Europe, dont l’objectif est de promouvoir l’alternance démocratique en Afrique et dans le monde ».

L’activiste de la société civile indique que ce mouvement est déjà actif aujourd’hui en Europe et dans huit pays d’Afrique, à savoir : le Burundi, le Cameroun, le Congo-Brazzaville, la Côte d’Ivoire, le Gabon, le Niger, la République Démocratique du Congo et le Tchad. « Tournons la Page » entend faire de la Guinée « un pays où les populations sont réellement représentées par des élus qu’elles ont elles-mêmes choisis.

Un pays où les élus du peuple sont redevables auprès des citoyens ; un pays où les textes législatifs nationaux, notamment la constitution, ne sont pas à modifier pour permettre aux dirigeants de se maintenir au pouvoir au-delà du mandat légal ; un pays où l’alternance démocratique est consacrée et respectée conformément aux dispositions des lois en vigueur ; un pays où tous les citoyens sont égaux devant la justice et où leurs droits sont respectés », a dit Ibrahima Diallo.

Présent à cette cérémonie, le coordinateur du mouvement « Tournons la Page- Niger » Maï Koul, a fait savoir que c’est à la demande expresse de la société civile guinéenne, que la coordination internationale du mouvement citoyen « Tournons la Page » a consenti à inscrire la Guinée parmi les pays membres de ce vaste réseau d’activistes de la société civile, afin de soutenir les acteurs sociaux guinéens dans leur lutte pour l’instauration d’une culture d’alternance dans leur pays.

Pour réussir ce vaste chantier, souligne-t-il, la section guinéenne du mouvement bénéficiera du soutien et de la mobilisation de l’opinion internationale en cas de besoin. « Cette campagne a été initiée par les organisations de la société civile de certains pays africains qui s’étaient retrouvés en 2014 lors de l’anniversaire de Thomas Sankara à Ouagadougou… C’est ainsi que l’idée a été lancée et nous avons pensé au nom Tournons la Page. Tournons la page, c’est tourner la page sombre de l’Afrique où vous allez constater des présidents qui essayent de modifier les constitutions pour rester au pouvoir, où qui organisent des élections tropicalisées pour amener leur dauphin, où qui transmettent le pouvoir de père en fils » a-t-il expliqué.

En Afrique de l’ouest, la Guinée devient le troisième pays membre de cette organisation internationale, après le Niger et la Côte d’Ivoire. « C’est récemment on s’est battu, quand Alassane Ouattara de la Côte d’Ivoire a déclaré ses intentions, pour qu’il y ait la coalition Côte d’Ivoire. Et aujourd’hui, Dieu merci, nous avons la coalition Guinée. Comme son nom l’indique, nous allons coaliser nos efforts pour que plus que jamais le suffrage du peuple ne soit récupéré par d’autres. Aujourd’hui, vous êtes engagés pour que la constitution soit respectée, pour qu’elle ne soit pas modifiée, nous serons avec vous », a promis le nigérien Maï Koul.

Saidou Hady Diallo pour Guineematin.com
Tel: 620 589 527/654 416 922

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Lutte contre un 3ème mandat : les Cellules de Veille Citoyenne de Conakry adhèrent au FNDC

7 septembre 2019 à 17 05 41 09419

Les Cellules de Veille Citoyenne (CVC) des 5 communes de Conakry adhèrent au Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC). Le lien entre les deux structures a été scellé ce samedi, 7 septembre 2019, à l’occasion d’une cérémonie organisée au siège de la Plateforme des Citoyens Unis pour le Développement (PCUD), basé arrière du FNDC, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

La cérémonie, présidée par Abdourahmane Sanoh, coordinateur national du FNDC, a connu la présence de plusieurs jeunes de la capitale guinéenne. Les nouveaux adhérents au FNDC, structure qui lutte contre le projet de changement de Constitution en vue d’octroyer un 3ème mandat à Alpha Condé, ont mis l’occasion à profit pour faire une déclaration lue par Alpha Oumar Diallo, coordinateur de la Cellule de Veille Citoyenne (CVC) de Ratoma :

Alpha Oumar Diallo, coordinateur de la Cellule de Veille Citoyenne

« Mesdames et Messieurs les responsables du FNDC

Mesdames et Messieurs les membres du réseau des cellules de veille citoyenne

C’est pour moi un grand plaisir de prendre la parole ce matin, au nom des cinq (5) coordinateurs des Cellules de Veille Citoyenne de Conakry pour annoncer solennellement notre engagement libre et volontaire d’adhérer au FNDC dans la lutte pour la défense de la Constitution.

Le réseau des CVC de Conakry constate avec amertume, depuis un certain moment, des manœuvres tendant à changer la constitution au profit d’un groupuscule de personnes pour leur intérêt égoïste et anti-démocratique.

Depuis le début de cette manœuvre dilatoire du changement de la constitution pour octroyer un troisième mandat au Président Alpha Condé, la population guinéenne a perdu le repère et reste dans l’inquiétude générale.

Vu le constat de la lutte que le FNDC est entrain de mener pour empêcher les détracteurs de notre constitution, base sur laquelle ils ont régné pendant près de 9 ans, à gagner du terrain et de promouvoir ce projet de troisième mandat, nous réseau des Cellules de Veille Citoyenne(CVC) de Conakry avons décidé de nous joindre au FNDC ( Front National pour la Défense de la Constitution) dans cette lutte noble et démocratique dans les prochains jours avec une synergie d’action pour dire non à une consultation nationale.

C’est un leurre de penser que, si on change la constitution, que les guinéens vont accéder au bonheur. Alors détrompons-nous, car seuls l’alternance et le changement de nos mauvais comportements (délation, gabegie et mal gouvernance) peuvent nous apporter la quiétude sociale et le développement auquel nous aspirons

Non à un changement constitutionnel ;

Non à un troisième mandat…»

Propos recueillis par Mamadou Bhoye Laafa Sow pour Guineematin.com

Tél. : 628 17 99 17

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Guinée : le RPG-ARC appelle « tous les patriotes » à la consultation nationale

7 septembre 2019 à 17 05 01 09019

Le discours du président Alpha Condé appelant à l’ouverture de larges consultations avec les acteurs sociopolitiques continue de dominer les débats dans notre pays. Le RPG Arc-en-ciel, le parti au pouvoir, salue cette initiative présidentielle et invite toutes les parties prenantes à y prendre part. L’annonce en a été faite ce samedi, 7 septembre 2019, à l’occasion de l’assemblée générale du parti, présidée par Djalikatou Diallo en présence de nombreux militants, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Comme on pouvait s’y attendre, l’ouverture de consultations nationales avec tous les acteurs nationaux pour débattre de toutes les questions concernant la vie de la nation, y compris celles qui fâchent, est saluée dans les rangs du parti au pouvoir.

L’assemblée générale de ce samedi a commencé par la lecture d’une déclaration du Bureau Politique National saluant le discours du président de la République. Dans cette déclaration, lue par Lansana Komara, le parti au pouvoir a exprimé sa confiance au Premier ministre et demandé aux politiques et aux acteurs de la société civile à accepter d’aller à ces consultations.

Pour Sanoussy Bantama Sow, ministre des Sports, de la Culture et du Patrimoine Historique, il n’y a même pas lieu de lire une déclaration pour exprimer un soutien au Chef de l’Etat.

Sanoussy Bantama Sow, ministre des Sport, de la Culture et du Patrimoine Historique et membre du RPG

« Nous n’avons pas besoin de dire que nous soutenons le professeur Alpha Condé. Nous sommes collés à la peau d’Alpha Condé. Après le brillant discours du professeur Alpha Condé il y a quelques jours, j’ai presque lu la plupart des leaders qui ont fait des commentaires là-dessus, mais j’ai remarqué que c’est un seul leader qui a bien écouté et qui a compris. Le président a dit consultation des forces vives de la Nation. Il n’a pas dit négociation. J’ai suivi les gens dans les médias dire : voilà les conditions. Il n’y a pas de conditions. Le président a réitéré sa confiance au Premier ministre. Il lui a confié la mission de consulter les forces vives de la nation. Mais, nous savons tous que la constitution en vigueur reconnait que c’est le Premier ministre qui est en charge du dialogue social et politique. La moindre des choses, ceux qui se disent qu’ils soutiennent ou qu’ils défendent cette constitution, la première des choses c’est d’aller devant le Premier ministre pour qu’ils donnent leur point de vue. Mais, tu ne peux pas vouloir d’une chose et de son contraire. Donc, nous demandons à tous les patriotes de Guinée, de se mettre à la disposition du Premier ministre pour qu’il puisse accomplir la mission que le Chef de l’Etat, notre président, notre bien aimé Alpha Condé, lui a bien confié ».

Par ailleurs, Sanoussy Bantama Sow a dit que jamais le RPG arc-en-ciel n’a parlé de 3ème mandat. « Les gens ont peur, ils sont paniqués. Parce que pour eux, dès qu’on parle d’une nouvelle Constitution, ils disent 3ème mandat. Mais, je demande à tous ceux qui sont dans cette salle, est-ce qu’une seule fois ici au RPG, on a parlé de 3ème mandat ? Nous, nous respectons les lois du pays. Le RPG arc-en-ciel ne parle pas de 3ème mandat, nous parlons d’une nouvelle Constitution. Parce que la constitution actuelle, n’a pas été soumise au peuple de Guinée. C’est vous, peuple de Guinée, c’est vous qui devez décider », a-t-il dit avec insistance.

L’honorable Saloum Cissé, 1er vice-président à l’Assemblée nationale et secrétaire général par intérim du RPG arc-en-ciel

Abondant dans le même sens, Saloum Cissé, secrétaire général par intérim du parti au pouvoir, a dit que la Guinée a changé positivement sous l’ère Alpha Condé. Selon lui, ceux qui critiquent le régime actuel sont ceux-là même qui sont à la base du retard que connait notre pays. « Est-ce que la Guinée d’hier et la Guinée d’aujourd’hui, ce sont les mêmes Guinée ? Je ne parle pas au hasard. La chance au niveau du RPG, c’est que ceux qui sont à la pâte au niveau de l’opposition ont tous dirigé la Guinée. C’est notre chance. On connait leur quitus politique, on connait leur quitus d’action, on connait leur quitus moral. Voilà les trois quitus qui sont en balance. Voilà la question fondamentale que les Guinéens doivent se poser. Quand on dit que la Guinée était dans un puits, qui a mis la Guinée dans le puits ? Posez-vous la question. Mais moi, il y a seul point que je salue chez le professeur Alpha Condé, il n’a pas ouvert la vanne de la vengeance, premièrement. Deuxièmement, même en faisant l’état des lieux, il n’a pas tenu compte des contraintes endogènes de la Guinée pour mettre les gens, les uns et les autres, qui sont responsables de ce déficit», a-t-il salué.

Lansana Komara, ministre de l’Enseignement Technique, de la Formation professionnelle, de l’emploi et du travail et membre du BPN du RPG

Parlant des élections législatives annoncées pour bientôt, Lansana Komara, ministre de l’Enseignement Technique et de la Formation Professionnelle, a invité les militants et sympathisants à se préparer pour les opérations d’enrôlement. « Comme vous le savez, nous rentrons petit-à-petit dans les phases décisives des élections législatives. Et, comme vous avez pu le constater, l’opposition guinéenne dans sa logique de contestation permanente, commence déjà à contester les résultats, on n’a même pas commencé les élections. Donc, incapables de trouver un consensus pour les démembrements de la CENI, ils se mettent déjà à crier au loup. Vous savez pourquoi ils font ça ? C’est de préparer l’opinion à leur défaite ».

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Le sous-préfet de Popodara se plaint : « nos motos sont vieilles de cinq ans »

7 septembre 2019 à 16 04 34 09349

Aly Konaté, le sous-préfet de Popodara, dans la préfecture de Labé, se plaint des problèmes que lui et la plupart de ses collègues rencontrent dans leurs déplacements. Il regrette la vétusté de leurs motos de service et attend impatiemment la réalisation d’une promesse que le président de la République leur a faite dans ce sens, rapporte un correspondant de Guineematin.com à Labé.

Selon cet administrateur territorial, il peine aujourd’hui à se déplacer, en raison du mauvais état de sa moto de service. « Nos motos sont vieilles de cinq ans, car c’est depuis 2014 qu’elles nous ont été données. Elles sont déjà amorties. On est obligés d’aller perpétuellement au garage. C’est comme l’être humain, au fur et à mesure que l’âge avance, les petites maladies peuvent surgir. Tu es obligé d’aller voir un médecin, faire le diagnostic pour qu’il te donne des remèdes », soutient-il.

Aly Konaté, sous-préfet de Popodara (préfecture de Labé)

Pourtant, dit-il, le président Alpha Condé leur avait promis, il y a quelques mois, de nouvelles motos. Mais, cette promesse tarde toujours à se concrétiser. « Le président de la République nous a fait une promesse lors des derniers états généraux entre lui et nous les administrateurs territoriaux. Il a promis de nous aider à avoir des moyens de déplacement afin qu’on soit plus prêts de nos populations.

Notre rôle, c’est de recenser les problèmes des citoyens et de les remonter. Mais, cette tâche n’est facile que lorsque nous avons des moyens de déplacements. Aujourd’hui, les préfets et les gouverneurs ont reçu leurs véhicules de service, mais nous (les sous-préfets) on attend toujours nos motos », a laissé entendre Aly Konaté.

Toutefois, le sous-préfet de Popodara dit garder espoir quant à la réalisation de cette promesse. « Je suis rassuré que nous les aurons, ce n’est qu’une question du temps. Donc, je demande à tous les collègues sous-préfets d’être patients et confiants. Puisque les préfets et les gouverneurs ont reçu leurs véhicules, nous aussi on aura nos motos », a-t-il laissé entendre.

De Labé, Alpha Boubacar Diallo pour Guinéematin.com

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Pourquoi et comment célébrer Achoura ? Les explications de l’imam de Bambéto

7 septembre 2019 à 14 02 23 09239
Elhadj Mamadou Saïdou Diallo, imam de la grande mosquée de Bambéto

Les fidèles musulmans de Guinée et ceux de beaucoup d’autres pays du monde vont célébrer Achoura le lundi prochain, 09 septembre 2019. 10ème jour du premier mois du calendrier musulman, cette date a une importance particulière pour les fidèles de la religion musulmane. Quelle est la particularité de cette date ? Comment doit-on la célébrer ? Un reporter de Guineematin.com a posé ces questions à Elhadj Mamadou Saidou Diallo, le premier imam de la grande mosquée de Bambéto, dans la commune de Ratoma.

Guineematin.com : les fidèles musulmans vont célébrer lundi prochain Achoura. Selon les religieux, c’est une date importante, mais elle est peu connue aujourd’hui notamment dans les villes. Parlez-nous-en.

Elhadj Mamadou Saidou Diallo : c’est une date très importante mais qui n’est pas célébrée comme les deux grandes fêtes musulmanes : l’Aïd el Fitr (Fête de Ramadan) et l’Aïd el Kébir (Fête de Tabaski). A l’occasion de ces deux fêtes, les musulmans doivent aller faire une prière au niveau d’un espace réservé à cet effet. Mais pour Achoura, c’est différent. Là, il n’est pas question d’aller faire une prière pour marquer cet événement. D’abord, il faut dire que tout ce mois appelé Mouharram est béni par Dieu, c’est un mois très important pour les musulmans. Et particulièrement, le dixième jour de ce mois qu’on appelle Achoura. Selon la sounna (tradition) du Prophète Mohamed (PSL), beaucoup d’événements importants se sont produits en ce jour.

C’est notamment le jour à l’occasion duquel Allah a accordé le pardon à Adam, élevé le Prophète Idris à une haute dignité, sauvé Nûh (Noé) d’une grande catastrophe, sauvé Ibrahim (Abraham) du feu. C’est à ce jour que Dieu a révélé la Thora à Moussa (Moïse), fait sortir Youssouf (Joseph) de la prison, redonné à Yaaqûb (Jacob) la vue, fait sortir Younous (Jonas) des entrailles du poisson, fait traverser la mer rouge aux enfants d’Israël (qui fuyaient Pharaons et ses hommes, ndlr), pardonné à David ses péchés, donné la royauté à Souleymane (Salomon), pardonné à Muhammad (Mohamed) tous ses péchés passés et à venir.

C’est également le premier jour de la Création, c’est la première fois où la pluie est tombée sur terre, de même la première fois où la miséricorde divine est descendue sur terre. C’est le jour où Allah a créé le Trône, la Tablette et le Qalam (la Plume). C’est le jour où l’ange Gabriel a été créé, le jour de l’Ascension de Issa (Jésus) et ce sera le jour de la fin du monde.

Guineematin.com : pourquoi doit-on célébrer cette date ?

Elhadj Mamadou Saidou Diallo : c’est pour magnifier ces œuvres, se purifier davantage et continuer à faire du bien et s’éloigner des interdits que les musulmans commémorent cette date.

Guineematin.com : il y a cependant quelques divergences entre les musulmans, selon les sectes, autour de la façon de célébrer cette date. Selon vous, qu’est-ce que le musulman doit faire à cette occasion ?

Elhadj Mamadou Saïdou Diallo, imam de la grande mosquée de Bambéto

Elhadj Mamadou Saidou Diallo : le prophète a recommandé à ce que l’on jeûne ce jour-là. Le prophète lui-même l’a fait, il a recommandé à tous les musulmans de le faire, c’est pour dire que c’est quelque chose qui est très important. Après qu’il soit parti de Médine pour la Mecque, il a promis à un moment donné que si cette date le trouver une nouvelle fois en vie, il jeûnerait le 9ème et le 10ème jour pour faire une différence entre les musulmans et les juifs qui, eux-aussi, jeûnent à cette occasion. Mais, le prophète est décédé avant cela, il n’a pas pu donc accomplir cette promesse. Mais, il est important que les musulmans jeûnent le 9 et le 10 de ce mois comme l’avait souhaité le prophète Mohamed (PSL).

Ce n’est évidemment pas une obligation, mais c’est très important de le faire parce que c’est une sounna de notre prophète. Et il a dit que celui qui jeûne à l’occasion d’Achoura verra tous ses pêchés de l’année écoulée effacés. A part le Ramadan, il n’y a pas un autre mois de l’année plus propice pour le jeun que ce premier mois de l’année musulmane. En plus du jeun, il faut faire des sacrifices à l’occasion de cette date, donner ce qu’on aux pauvres, aux orphelins, aux nécessiteux en général.

Au-delà de tout ça, Achoura est une occasion pour les musulmans d’aller rendre visite à leur entourage, leurs parents, leurs amis et connaissances. Car sur les 12 mois de l’année, certains n’ont pas le temps de se retrouver qu’à cette seule occasion. Ces salutations d’usage font partie des recommandations de Dieu. L’amour, la fraternité, l’entraide entre les musulmans sont des choses que Dieu recommande aux musulmans de faire à tout moment surtout à l’occasion de ce premier mois de l’année musulmane, plus précisément à l’occasion du 10ème jour de ce mois.

Nous, on voyait nos grands-parents offrir beaucoup de choses à des passagers, à des orphelins, à des talibés venus d’ailleurs. Ils partaient également dans d’autres familles pour leur souhaiter bonne fête et bonne année. En même temps, ils faisaient des bénédictions pour toute personne qu’ils rencontraient ou qu’ils visitaient. Il y a aussi des enfants qui faisaient le tour des concessions et on leur offrait des cadeaux et leur faisait également des bénédictions. Aujourd’hui, par la volonté de beaucoup de personnes, ces pratiques ont tendance malheureusement à disparaitre. Mais en quoi est-il mauvais d’offrir des biens à des gens nécessiteux ?

Pendant cette, il n’est pas recommandé à qui que ce soit d’aller se saouler, d’aller voler, danser, chanter ou faire du banditisme. Il est recommandé à chaque musulman de prier, de jeûner, de lire le coran, d’aller saluer son prochain et faire du bien aux autres. Celui qui est contre ça, n’a qu’à laisse les gens libres.

Je demande à ceux qui banalisent cette fête d’accepter les autres tels qu’ils sont. Ils ne sont pas obligés d’aimer mais qu’ils laissent au moins ceux qui veulent célébrer la fête la célébrer. Je crois que chacun cherche à être apprécié par Dieu. Si cette pratique qui est recommandée par la sounna du prophète ne leur plait pas, que les musulmans veuillent au moins s’accepter et se respecter entre eux. Je crois que les musulmans ont deux choses communes : le coran et la sounna du prophète.

Propos recueillis et décryptés par Mamadou Bhoye Laafa Sow pour Guineematin.com

Tél. : 622919225 / 666919225

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Cheick Hafiziou Diallo sur Achoura : « c’est un jour de tristesse, de deuil et de recueillement »

7 septembre 2019 à 14 02 10 09109
Cheick Mamadou Haffiziou Diallo, imam à la mosquée Al Moustapha à la Cimenterie

Le 10ème jour du premier mois lunaire chez les musulmans, le mois Muharram, est célébré chaque année par les fidèles du monde entier. Cette journée, connue sous le nom d’Achoura, est différemment perçue par les croyants. Elle sera célébrée le lundi 09 septembre 2019.

Dans une interview accordée à un reporter de Guineematin.com dans la journée d’hier vendredi, 06 septembre 2019, Cheick Mamadou Hafiziou Diallo, président de la fondation Ahloul Baït, soutient qu’Achoura consiste à célébrer le martyr du petit fils du prophète Muhammad, l’imam Al Hussein. Dans cet entretien avec ce professeur d’universités, imam à la grande mosquée Al Moustapha de la Cimenterie, il a été aussi question du sens et de la manière dont cette fête doit être célébrée.

Guineematin.com : l’Achoura est une fête musulmane, célébrée le 10ème jour du mois de Muharram, premier mois de l’année musulmane. Elle est célébrée chaque année par les musulmans de tous les courants, même si on note des différences dans la célébration. Que représente l’Achoura pour vous qui vous faites appeler Ahloul Baït ?

Cheick Mamadou Hafiziou Diallo : l’Achoura, c’est la célébration de la journée de martyr du petit fils du prophète Muhammad, que la Paix et le Salut soient sur Lui et sa sainte famille, qui est l’imam AL Hussein, fils de sa fille aimée, Fatoumata Zahara et de l’imam Ali, le prince des croyants. Je vois que vous commencez par dire la fête d’Achoura. Chez nous, le 10 n’est pas le premier jour du nouvel an de l’hégire, c’est le premier jour. Si on devrait fêter le nouvel an, c’est au 10ème jour qu’on devrait le faire. Mais, ce n’est pas une fête, c’est un jour de deuil, c’est un jour de recueillement, c’est un jour où on lit l’histoire, savoir ce qui s’est passé et tirer des leçons afin de savoir ce qu’il faut faire pour l’avenir.

Guineematin.com : pourquoi célèbre-t-on cette fête ?

Cheick Mamadou Hafiziou Diallo : vous savez, le prophète Muhammad (PSL et sa famille) est le guide, l’imam de tous les prophètes que dieu a envoyés. Donc, le messager et sa sainte famille doivent être respectés et suivis. Il y a beaucoup de versets du saint Coran qui nous parlent du prophète et de sa sainte famille, comme ils ont parlé d’Abraham et de sa sainte famille. D’ailleurs, dieu nous a ordonnés, nous a exhortés à prier sur le prophète et sa sainte famille et donc pour montrer à travers cette prière la place qu’occupe cette famille dans la religion musulmane. Donc, c’est une famille purifiée par Dieu, nommée être des dirigeants propres, dignes et intellectuels pour une foi réelle théoriquement et pratiquement. Donc, les membres de sa famille ainsi que leurs partisans ont été assassinés par des gens qui se réclamaient des musulmans. Des musulmans qui buvaient, des musulmans qui tuaient, des musulmans qui faisaient tout ce qui est interdit par l’islam et avec ça, c’étaient ceux-là qui se réclamaient musulmans et dirigeaient la religion musulmane. Maintenant, les populations musulmanes voient que leurs chefs sont les modèles de la vie. C’étaient des gens de Yazid qui ont transformé l’islam. Avec eux, l’islam c’était le nom seulement. Mais la réalité de l’islam, la justesse de l’islam, la justice de l’islam, la piété de l’islam et humanisme de l’islam n’existait plus. Ceux-ci ont appelé le petit fils du prophète (PSL), l’imam Al Hussein d’être avec eux, il dit : non moi je ne peux être avec vous, parce que moi je suis musulman, je pratique le Coran, je pratique la tradition du prophète (PSL). Et le prophète avait dit qu’Al Hassane et Al Hussein sont des dirigeants. Qu’ils se lèvent pour la guidance ou qu’ils ne se lèvent pas, ce sont des imams. Donc, on doit imiter les imams et non eux au contraire qui vont imiter les gens qui les suivent. Ainsi, il s’est levé pour sauver l’islam, l’islam du Coran, l’islam de la tradition du prophète Muhammad (PSL) et il a été assassiné avec 72 personnes de sa famille. Donc, c’est le jour de Karbala, avec ses amis, ses enfants, ses compagnons. C’est un crime contre l’humanité. Si vous lisez l’histoire, vous trouverez que l’imam Al Hussein a tout donné pour que l’Islam reste.

Guineematin.com : alors comment doit-on célébrer cette fête quand on sait qu’elle est perçue différemment par les musulmans ?

Cheick Mamadou Haffiziou Diallo, imam à la mosquée Al Moustapha à la Cimenterie

Cheick Mamadou Hafiziou Diallo : on doit suive le prophète. Si le prophète vivait, à chaque fois que cette date arrive, il n’allait pas être en fête. Il allait être en deuil parce que c’est le jour de l’assassinat de son petit fis et plus de 72 membres de sa familles. C’est un jour de deuil. Il y a certains qui racontent l’histoire en disant que Moise a été sauvé de Pharaon, Abraham a été sauvé du feu, c’est du montage. Même s’ils célèbrent cette date pour le bonheur de Dieu sur ces derniers et autres, nous, ce qui nous concerne c’est le prophète (PSL). Les autres prophètes, on reste avec eux en suivant le prophète Mohamad (PSL). Toute personne qui reconnait l’unicité de Dieu et affirme que le prophète Mohamad (PSL) est son messager des messagers, a reconnu Abraham et Moise. Nous, c’est Mohamad que nous suivons, s’il est content, nous sommes contents. S’il est triste, nous aussi nous restons avec lui dans tous les deux cas. Le jour d’Achoura c’est un jour de tristesse, c’est un jour de recueillement, on doit vraiment rester dans le cadre du coran et la tradition du prophète Mohamad PSL parce que le prophète a pleuré son petit fils quand l’Ange Gabriel lui avait dit que son petit fils a été assassiné à Karbala. Et quand ses compagnons l’ont vu pleurer, ils lui ont demandé pourquoi il pleurait, il leur a répondu que : l’Ange Gabriel qui est venu ici m’a dit que mon petit fils aimé Al Hussein sera assassiné par des gens qui se réclament des musulmans, c’est pour cela que je pleure. C’est ainsi que ses compagnons se sont associés à lui pour pleurer Al Hussein. Donc, Achoura est un jour de deuil et de recueillement. C’est de la Sunna. C’est pour imiter ce que le prophète a fait. C’est comme ce qu’on a trouvé nos parents en train de faire. Donc, c’est un jour où il faut renforcer la foi, renforcer la fraternité, renforcer les liens d’amitié. Il faut chercher à connaître qui est le prophète Mohamed, qui sont ceux qui ont assassiné son petit fils Al Hussein. On peut faire tout ce qui se doit en Islam. Mais, dire que c’est une fête, c’est ce qui ne se trouve dans le livre de jurisprudence.

Guineematin.com : que dites-vous de ceux qui se blessent à l’occasion de la célébration de l’Achoura ?

Cheick Mamadou Hafiziou Diallo : c’est une bonne question. Vous savez, Hussein est sorti pour montrer l’islam de l’humanisme, l’islam de la piété parce que l’islam a été bafoué, falsifié complètement. Donc, Hussein s’est battu contre les injustices, contre les dépravations. C’est pour cela que les ennemis de l’islam ont mis des virus dans l’Achoura. Ceux qui se blessent lors de l’Achoura, sont les ennemis de l’islam. Hussein ne s’est pas blessé. On l’a blessé. Ceux qui se blessent soit avec des chaises, des couteaux ou d’autres choses, on ne doit pas se blesser comme ça. On ne doit pas faire sortir du sang comme ça, l’islam interdit ça. Ceux qui le font disent c’est parce le sang est sorti du corps de Hussein, mais ce n’est pas ce qui est recommandé de faire. C’est de montrer l’islam de la fraternité, de la piété, du pardon, de la dignité, de la liberté d’esprit et de la foi afin de bien vivre avec les êtres, que ça soit les hommes ou les animaux.

Guineematin.com : tous les musulmans ne célèbrent pas l’Achoura de la même manière. Qu’est-ce qui explique cette différence dans la célébration ?

Cheick Mamadou Hafiziou Diallo : les musulmans ne célèbrent pas de la même manière, c’est bien vrai. Il y a des musulmans qui sont éclairés, certains ont la foi claire et qui sont avec le prophète (PSL) et les bonnes personnes. Parce que la vérité, elle est universelle. D’autres ne sont pas avertis, ils apprennent la religion dans les taxis, les cassettes avec n’importe qui. Donc, il y a certaines personnes qui sont là pour propager le mensonge. Ils ne font pas l’analyse pour faire la différence entre ce que le Coran a dit et ce que les usurpateurs, c’est-à-dire ceux qui falsifient le Coran, disent. Ceux qui disent être vainqueurs célèbrent de leur manière, ceux qui disent aussi victimes dans cette affaire d’assassinat d’Hussein ou d’autres faits célèbrent de leur manière. Mais toujours est-il que le Coran et la tradition du prophète restent à pratiquer et à respecter. Maintenant chez nous, des enfants sortiront et taper des objets d’une famille à l’autre pour demander quelque chose, s’ils demandent parce qu’ils sont nécessiteux, ce n’est pas mauvais. Mais, si c’est le contraire, ça n’a pas de sens.

Guineematin.com : vous, vous êtes chiite. Quel message avez-vous à donner à vos coreligionnaires Sunnites et Tidjaniste à l’occasion de cette fête ?

Cheick Mamadou Hafiziou Diallo : il y a beaucoup de choses. On dit les Chiites, les Tidjanistes presque c’est la famille, même les Sunnites dans le vrai sens du mot, s’il s’agit de la tradition du prophète (PSL). Tu ne peux être Chiite, Tidjaniste ou Sunnites sans croire au Coran. Maintenant, quand tu te réclames Chiite, Tidjaniste ou Sunnite, quand le Prophète est content, tu n’es pas content, le prophète est triste, tu n’es pas triste, tu ris, tu prends cette journée comme jour de fête, il faut rester avec le prophète dans les deux cas.

Guineematin.com : quel message avez-vous à l’endroit de tous les musulmans du monde ?

Cheick Mamadou Hafiziou Diallo : le message que j’ai pour l’ensemble des musulmans du monde, c’est de rester avec le Coran, le prophète et sa sainte famille parce que c’est le Coran qui le recommande et donc c’est Dieu qui le recommande. La sainte famille n’est pas que pour les Chiites seulement, pour les Tidjanistes, les Sunnites ou autres, elle est pour l’humanité. Il s’agit de bien réviser la foi, le Coran, la Sunna en vue de connaître ce qui s’est passé pour prendre des leçons et s’en servir. Cela, pour ne pas tomber dans le trou des ennemis de l’islam.

Propos recueillis par Mamadou Bhoye Laafa Sow pour Guineematin.com

Tél. : 622919225

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Célébration d’Achoura : « 15 événements importants se sont produits en ce jour »

7 septembre 2019 à 14 02 05 09059
Dr Alhousseiny Diallo, ancien inspecteur général des affaires religieuses

A l’instar de leurs coreligionnaires de plusieurs autres pays du monde, les fidèles musulmans de Guinée vont célébrer Achoura le lundi, 09 septembre 2019. Cette date marque le début du nouvel an musulman. Et, elle revêt un caractère particulier, selon Dr Alhousseiny Diallo, ancien inspecteur général des affaires religieuses et maître de conférences à l’université Général Lansana Conté de Sonfonia, département langue arabe. Il l’a dit au cours d’un entretien qu’il a accordé à un journaliste de Guineematin.com autour de cet événement annuel.

Décryptage !

Guineematin.com : le lundi, 09 septembre 2019, les fidèles musulmans de Guinée vont célébrer Achoura ou la fête du nouvel an musulman. Pour commencer, parlez-nous de l’origine de cette fête.

Dr Alhousseiny Diallo : je précise d’abord qu’en islam, il y a véritablement deux fêtes. C’est la fête de Ramadan et celle de Tabaski. C’est pendant ces deux fêtes que les musulmans se réunissent pour prier. Ce sont là des fêtes de réjouissance qui succèdent à de grandes adorations : le jeun et le pèlerinage. Maintenant, en ce qui concerne Achoura dont on parle aujourd’hui, il faut savoir que cette date est très importante. D’ailleurs, tout ce mois qu’on appelle Mouharram en arabe et qui est le premier mois du calendrier musulman, est un mois béni de Dieu. Il fait partie des quatre mois sacrés parmi les douze que compte l’année.

Achoura qui correspondant au 10ème jour de ce mois est une date particulière que les musulmans doivent célébrer. C’est aussi un jour de réjouissance parce que d’abord, c’est date qui marque le début d’une nouvelle année. On se réjouit du fait que la nouvelle année nous a trouvés en vie et on prie Dieu que cette année nous apporte du bonheur. En plus de cela, il faut souligner que cette date est particulière parce que beaucoup d’événements importants, et pour la plupart heureux, se sont produits à cette occasion.

Guineematin.com: quels sont ces événements ?

Dr Alhousseiny Diallo, ancien inspecteur général des affaires religieuses

Dr Alhousseiny Diallo : il y en a en tout 15. Les 14 sont des événements heureux et le 15ème est un drame. Et on va en citer quelques-uns. C’est en ce que Dieu pardonna Adam et Eve lorsqu’ils ont mangé la pomme interdite ; sauva Noé d’une grande calamité naturelle qui a touché son peuple ; sauva Abraham du feu dans lequel il a été jeté par ses ennemis. C’est aussi en ce jour que Joseph a été remonté du puits dans lequel ses frères l’avaient jeté. C’est en ce jour que Jacob a recouvré la vue. Moïse est né, il a vaincu les magiciens et il a traversé la mer rouge en cette même date.

Ensuite, c’est le 10 de ce mois que Dieu a redonné la santé à Job après une longue maladie, il a permis au peuple de Jonas de se repentir, donné le pouvoir à Salomon, donné un fils à Zacharie qui l’avait prié pendant de longues années pour cela. Jésus Christ est né et il est monté au ciel à cette même date. Tous ces événements sont heureux. Il y a un seul événement malheureux qui s’est produit à cette date, c’est l’assassinat de l’imam Hussein, fils de l’imam Aly et sa famille en Irak.

Guineematin.com : les musulmans sont unanimes sur l’importance de cette date. Cependant, ils sont nettement divisés, selon les sectes et parfois selon les pays, sur la façon de la célébrer ou alors de la commémorer. Selon vous, qu’est-ce que le musulman doit faire à l’occasion de cette date ?

Dr Alhousseiny Diallo : ce qui est important de retenir, c’est ce que le prophète Mohamed (PSL) a jeûné et il recommandé aux musulmans de jeûner à cette occasion. Il faut jeûner le 09 et le 10 de ce mois ou alors le 10 et le 11. Le prophète Mohamed n’avait jeûné que le 10ème jour. Mais, avant sa mort, il avait promis de jeûner prochainement le 9ème et le 10ème jour pour marquer la différence avec les juifs qui jeûnent aussi le 10ème jour de ce mois. Donc, à cause de cette promesse du prophète, il est recommandé de jeûner le 09 et le 10 de ce mois. Mais aussi, il est accepté de jeûner le 10 et le 11. Ce n’est pas obligatoire, mais c’est très important de le faire. Il faut lire le Coran, prier, multiplier les bonnes œuvres à cette occasion.

Guineematin.com : même si la pratique n’est plus fréquente dans les grandes villes, dans certains endroits du pays, on voit des enfants qui font le tour des concessions pour réciter des cantiques et demander de l’argent dans la soirée du 9 de ce mois. Qu’en est-il de cette pratique ?

Dr Alhousseiny Diallo : cela n’a rien à avoir avec la religion, mais ce sont des coutumes qui se font en fonction des sociétés. Il y en a aussi qui se lavent très tôt le jour d’Achoura en disant que c’est de l’eau de Jam Jam (eau pure qui se trouve à la Mecque) et tant d’autres. Ce sont des coutumes mais qui sont acceptées par l’islam. Tant qu’on ne fait pas des choses interdites par l’islam, il n’y a pas de problème. C’est vrai qu’il y a des gens qui critiquent ces pratiques en disant que ce sont des innonvations, mais il faut savoir que tout le monde ne peut jamais être d’accord. La contradiction va toujours exister et elle n’est d’ailleurs pas mauvaise. Ce qui est mauvais, c’est de s’en prendre aux autres qui ne pensent pas comme nous. Il faut respecter l’opinion de l’autre même si on ne la partage pas.

Entretien réalisé par Salimatou Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 224623532504

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Loi de finances rectificative 2019 : voici l’intégralité du rapport

7 septembre 2019 à 13 01 38 09389

Comme annoncé précédemment, la session extraordinaire portant sur l’étude et examen de la loi de finances rectificative 2019, a pris fin le jeudi dernier, 4 septembre 2019, sous la présidence de l’Honorable Kory Kondiano, président de l’Assemblée nationale.

Selon ce document consulté par Guineematin.com, les recettes et les dépenses sont arrêtées à la somme de 23 221 milliards 979 millions 464 mille 075 contre environ 22 222 milliards de francs guinéens.

Guineematin.com vous propose, ci-dessous, l’intégralité de ce rapport :

République de Guinée
Travail – Justice – Solidarité

ASSEMBLÉE NATIONALE

N°279

CONSTITUTION DU 07 MAI 2010
HUITIÈME LÉGISLATURE

Enregistré à la présidence de l’Assemblée Nationale, le 23 août 2019

SESSION EXTRAORDINAIRE 2019

RAPPORT FINAL du Projet de loi de finances rectificative 2019

Fait par la Commission des Affaires Economiques et Financières, du Plan et de la Coopération.

Présenté par : Alfa Mohamed DIALLO 

Août 2019

Honorables Députés,

L’exécution semestrielle de la loi de Finances 2019 a connu d’importantes évolutions et autres contraintes qui ont conduit l’Exécutif à présenter- le 19 août 2019 par l’intermédiaire du Ministre du Budget- un collectifbudgétaire qui s’équilibre en recettes et en dépenses au montant de 23 221 979 464 075 GNF.

Ce collectif budgétaire 2019 intervient dans un contexte marqué par :

  • la conclusion en juillet dernier de la 3ème revue du Programme économique et financier du Gouvernement soutenu par la Facilité Élargie de Crédits du Fonds Monétaire International ;
  • la conclusion des négociations avec la Banque Mondiale, qui a abouti à un appui budgétaire de 100 millions de dollars US contre 40 millions prévus en loi de finances initiale;
  • l’aboutissement des négociations avec le Qatar qui a permis de mobiliser, sous forme d’emprunt non affecté, un montant de 60 millions de dollars US ;
  • l’encaissement du produit de la vente de la licence d’exploitation 4G à la société Orange Guinée pour un montant de 90 millions de dollars US;
  • l’augmentation du prix du carburant à la pompe qui est passé de 9 500 GNF à 10 000 GNF en raison de la hausse du prix des produits pétroliers sur le marché mondial.
  • l’augmentation significative des subventions à la société EDG de 880 Mds à 2 157 Mds ; 
  • la mise en place de crédits pour l’organisation des élections législatives prévues courant 2019 ;
  • la prise en compte de certaines demandes de crédits complémentaires formulées par des départements ministériels et institutions dans le cadre de la mise en œuvre de leurs politiques sectorielles ;
  • la nécessité de s’ajuster aux priorités pressantes de la mise en œuvre du PNDES avant l’échéance du cycle initial de 2020.
  • Le niveau de consommation des crédits budgétaires au premier semestre du secteur énergétique ;
  • La nécessité de prendre en compte les ressources et les obligations induites par l’emprunt obligataire 2019 ;

Quant aux projections budgétaires révisées pour 2019, tant au niveau des recettes, des dépenses que du financement, elles sont bâties sur le maintien d’un taux de croissance économique de 5,9% du PIB, d’un taux d’inflation moyen de 8,9% , d’un taux de pression fiscale de 15,6% contre 15,3% en loi de finances initiale ainsi que des réserves de la BCRG à un niveau adéquat de trois mois d’importations.

Les grandes masses du projet de Loi de Finances Rectificative pour 2019 et du solde de base correspondant en pourcentage de PIB se présentent ainsi qu’il suit :   

LFI 2019               PLFR 2019

Recettes en % du PIB                    15,30%                         15,60%                   

Dépenses en % du PIB                                                             17,66%                         18,78%                    

Dépenses courantes en % du PIB                                             10,01%                         11,20%                   

Dépenses d’investissement yc BAS en % du PIB                     7,65%                            7,58%                   

Solde de base en % du PIB                                                          0,9%                             0,1%

Honorables Députés

Les recettes résumées dans le tableau ci-dessous, sont estimées à GNF 19 816,67  mds contre une prévision initiale de GNF 19 332,10 mds, soit une augmentation de GNF 484,60 mds (2,51%) et se présentent ainsi qu’il suit :

Tableau 9 : Recettes totales en milliards de GNF

Libellé

LFI 2019

LFR 2019

LFR-LFI

RECETTES FISCALES

17 040 358 717

16 747 509 580

-292 849 137

DONS, LEGS ET FONDS DE CONCOURS

1 425 707 800

1 402 000 000

-23 707 800

AUTRES RECETTES

348 197 332

1 195 162 824

846 965 492

BAS

517 812 694

472 000 000

-45 812 694

TOTAL RECETTES

19 332 076 543

19 816 672 404

484 595 861

La projection des recettes du collectif indique que les recettes fiscales ; les dons, legs et fonds de concours diminuent respectivement  de GNF 292,85mds (-1,72%%) et GNF 23,70 mds (-1,66%)  par rapport à la Loi de Finances initiale, pour les autres recettes, l’augmentation de GNF 846,47 mds provient essentiellement des recettes diverses pour GNF 845,39 mds.

En ce qui concerne le Budget d’Affectation Spéciale (BAS), il a connu également une baisse de GNF 45,80 mds essentiellement due à la baisse des prévisions de recettes minières

Honorables Députés

La répartition des  prévisions de recettes entre les régies financières se présente ainsi qu’il suit :

  • Direction Nationale des Impôts : 7 892,35 contre 8 665,09 mds (-8,92%) ;
  • Direction Nationale du Trésor : 2 070,06  contre 1 225,88 mds (68,86%) ;
  • Direction Générale des Douanes: 8 122,52  contre 7 806,34 mds (4,05%).

Honorables Députés,

Le volet dépenses du projet de loi de finances révisée est évalué à 23 221 Mds contre une prévision en loi de finances initiale de 22 313,39 Mds, soit une augmentation de GNF 908,6 Mds (4,1%).

 Rapportées au PIB, les dépenses représentent 18,4% du PIB contre 17,66% dans le budget initial.

NATURE DEPENSES

LF 2019

Modification

PLFR 2019

Taux d’accroissement

Dépenses courantes

12 648,06

1 453,00

14 202,77

12,30%

Dépenses d’investissement

9 665,33

-646,12

9 019,21

-7,16%

BAS

517,8

-45,80

472,00

-9,70%

Dépenses hors FINEX

17 127,39

906,88

18 034,77

5,03%

Dépenses sur FINEX

5 186,00

-118,00

5 068,00

-2,33%

Dépenses  YC FINEX

22 313,39

788,88

23 222,0

4,07%

L’augmentation des dépenses de 908,6 Mds est imputable aux dépenses courantes pour     1 554,7 Mds (12,3%) atténuée par une légère baisse enregistrée au niveau des dépenses d’investissement pour 600,4 Mds (-6,6%). 

a.     Dépenses courantes 

La hausse des dépenses courantes porte essentiellement sur les dépenses de transferts pour 1 277,53 Mds, les dépenses de biens et services pour 275,74 Mds et les dépenses de personnel pour 37,34 Mds, atténuée par la baisse des charges financières de la dette pour 35,9 Mds.

  1. Dépenses d’investissement 

 Les dépenses d’investissement y c BAS sont évaluées à 9 019,21 Mds contre une prévision initiale de 9 665,33 Mds, soit une diminution de 600,4 Mds (-6,6%).

 Cette baisse porte respectivement sur les immobilisations non financières pour 647,66 Mds et le BAS pour 45,70 Mds, atténuée par une légère augmentation des immobilisations financières pour 47,3 Mds.

Les dépenses d’investissement sont financées par les ressources propres à hauteur de 3 951,2 Mds (43,8%) et les ressources extérieures pour 5 068 Mds (56,2%).

 Elles représentent 38,8% des dépenses totales et 7,14% du PIB contre respectivement 43,32% et 7,65% du PIB dans la Loi initiale.

  1. Solde Budgétaire

Le solde global s’élève à -3 405,30 Mds, soit -2,70% du PIB contre -2,36% dans la loi de finances initiale 2019.

Quant au solde net de gestion et au solde primaire global, ils s’établissent respectivement à -10,2% et -1,9% du PIB contre 5,59% et -2,59% du PIB dans les prévisions initiales de 2019.

  1. Financement

Pour la couverture du déficit budgétaire s’élevant à trois mille quatre cent cinq milliards trois cent sept millions soixante mille Francs Guinéens (3 405,31 Mds), le Ministre chargé des finances est autorisé à :              

  • contracter des emprunts pour un montant de 5 744 Mds) ;
  • recouvrer des créances sur les entreprises et autres redevables pour 181,3 Mds) ;
  • procéder à des cessions d’actifs pour 97,3 Mds GNF)
  • procéder au remboursement du capital des emprunts extérieurs pour un montant de 659 Mds GNF et des emprunts intérieurs pour un montant de 1 958,1 Mds GNF) ;

Honorables Députés

Au cours de débats intenses en commissions, en inter-commissions et en plénière avec certains Ministres et cadres, des Députés se sont interrogés face auxmoins-values constatées dans la mobilisation des recettes notamment : l’impôt sur les sociétés minières, la CFU ; la TVA ; la TARTEL ; la TCT, l’impôt sur le commerce extérieur et les transactions internationales ; ainsi que les recettes administratives.

Ils se sont également inquiétés de :

  • la hausse exponentielle de la subvention à  EDG ;
  • l’augmentation des dépenses de fonctionnement ;
  • la non traçabilité des dépenses publiques au niveau déconcentré et décentralisé;
  • la diminution des crédits d’investissement de l’armée ;
  • l’annulation des dépenses d’investissement notamment l’assainissement de la ville de Conakry ;les travaux d’achèvement de l’hôtel Niger de Faranah et des aérodromes de l’intérieur du pays; l’aménagement numérique du territoire ;la construction du DATA CENTER ;
  • le retard de la ré-immatriculation des véhicules. 

En conséquence, l’Assemblée Nationale :

  • Invite l’Exécutif à accélérer l’application de la loi relative à la Gouvernance Financière des Sociétés et Etablissements Publics et la finalisation du manuel de procédure de gestion des recettes administratives ainsi que la loi organique relative à la loi des finances
  • Recommande à l’Exécutif de revoir à la baisse le droit unique d’entrée des matières premières dans le but de préserver la compétitivité de nos entreprises industrielles, relativement à la mise en œuvre du Tarif Extérieur Commun (TEC) de la CEDEAO et dans un proche avenir de l’entrée en vigueur de la Zone de Libre Echange Continental (ZLEC) et invite parallèlement la communauté des acteurs du secteur portuaire à tenir le plus rapidement possible leur réunion en vue de la mise en œuvre des recommandations issues des concertations lors de l’examen de la Loi de Finances rectificative 2019.  
  • Appelle l’Exécutif à renforcer les capacités managériales des ressources humaines chargées d’administrer les travaux d’investissement ;
  • Encourage le Ministère du budget à persévérer à recourir, de plus en plus, aux emprunts obligataires ;
  • Invite les Ministres du Plan, des Télécommunications, des Finances et du Budget à la mise en place d’une commission urgente de concertation en vue de la commercialisation effective de la fibre optique qui constitue l’une des plus utiles réalisations du Pr Président Alpha Condé.

Honorables Députés,

Au bénéfice des observations, remarques et recommandations, la Commission des Affaires Economiques et Financières, du Plan et de la Coopération tout en se  félicitant de l’affectation des 92 mds obtenus lors du  débat sur le volet recettes au Ministère de la santé qui  porte son budget à  8% conformément à l’accord de partenariat avec l’Union Européenne, vous invite à adopter à l’unanimité le projet de loi de finances rectificative 2019.

Je vous remercie

La Commission

Lire

LFR 2019 : le Gouvernement annonce 908, 6 milliards de hausse de ses dépenses

7 septembre 2019 à 11 11 32 09329
Ibrahima Kassory Fofana, Premier ministre, chef du Gouvernement
Ibrahima Kassory Fofana, Premier ministre, chef du Gouvernement

Entre la Loi de finances initiale et la Loi de finances rectificative le Gouvernement guinéen a augmenté ses dépenses à hauteur de 4,1 % ; soit 908, 6 milliards de francs guinéens. Pourtant, il n’y a eu que la moitié pour les recettes : 484, 60 milliards de francs guinéens, soit 2,51%.

En tous les cas, l’Assemblée nationale a, comme une chambre d’enregistrement, a validé sans problème le rapport de la Loi de finances rectificative qui passe désormais de 22 313 378 217 000 GNF à 23 221 979 464 075.

Ci-dessous, Guineematin.com vous propose l’intégralité de ce rapport :

République de Guinée
Travail – Justice – Solidarité

ASSEMBLÉE NATIONALE

N° 278

CONSTITUTION DU 07 MAI 2010
HUITIÈME LÉGISLATURE

SESSION EXTRAORDINAIRE 2019

Enregistré à la présidence de l’Assemblée Nationale, le 23 août 2019

RAPPORT 

Sur le volet dépenses du Projet de loi de Finances Rectificative 2019

Fait par la Commission des Affaires Economiques et Financières, du Plan et de Coopération.

Présenté par :   Alfa Mohamed DIALLO

Août 2019

Honorable Président de l’Assemblée Nationale,

Honorables Députés,

Monsieur le Représentant du Chef de l’Etat,

Messieurs  les Ministres,

Mesdames et Messieurs,

Suite à l’examen en Commissions et inter-commission de la partie dépenses du Projet de Loi de Finances Rectificative  2019 (PLFR 2018)  du 26 au 28 août 2019 avec la participation effective des Ministres et cadres concernés des départements ministériels et Institutions Républicaines ; la prévision retenue se chiffre à vingt-trois mille deux cent vingt un milliards neuf cent soixante-dix-neuf millions quatre cent soixante-quatre mille soixante-quinze Francs Guinéens (23 221 979 464 075) contre vingt-deux mille trois cent treize milliards trois cent soixante-dix-huit millions deux cent dix-sept mille Francs Guinéens (22 313 378 217 000 GNF) dans la LFI.

 Cette révision se justifie par :

  • Le niveau de consommation des crédits budgétaires au premier semestre du secteur énergétique ;
  • La nécessité de prendre en compte les ressources et les obligations induites par l’emprunt obligataire 2019 ;
  • La prise en compte de certaines demandes de crédits complémentaires formulées par des départements ministériels et Institutions dans le cadre de la mise en œuvre de leur politique sectorielle;
  • La nécessité de s’ajuster aux priorités pressantes de mise en œuvre du PNDES avant l’échéance du cycle initial de 2020.

Ainsi le développement et la ventilation des dépenses en fonction des objectifs socio-économiques se présentent de la façon suivante :

FONCTIONS

LF 2019

Modifications

PLFR 2019

Part dans le total

701 Services Généraux des      Administrations Publiques

4 769 422 727 000

72 344 871 000

4 841 767 598 000

20,85%

T1. Charges financières  de la dette

1 002 918 039 000

-35 918 038 000

967 000 001 000

 

T2. Dépenses de personnel

663 370 330 000

11 608 696 000

674 979 026 000

 

T3. Dépenses de biens et services

1 876 810 319 000

198 033 353 000

2 074 843 672 000

 

T4. Dépenses de transfert

353 386 227 000

15 568 495 000

368 954 722 000

 

T5. Dépenses d’investissement

741 733 312 000

-116 947 635 000

624 785 677 000

 

FINEX

131 204 500 000

0

131 204 500 000

 

702 Défense

1 794 101 303 000

-31 020 582 000

1 763 080 721 000

7,59%

T2. Dépenses de personnel

1 299 067 396 000

0

1 299 067 396 000

 

T3. Dépenses de biens et services

170 317 700 000

4 700 002 000

175 017 702 000

 

T4. Dépenses de transfert

233 449 669 000

149 974 000

233 599 643 000

 

T5. Dépenses d’investissement

91 266 538 000

-35 870 558 000

55 395 980 000

 

703 Ordre et sécurité publics

473 065 800 000

-8 357 431 000

464 708 369 000

2,00%

T2. Dépenses de personnel

295 288 835 000

1 523 163 000

296 811 998 000

 

T3. Dépenses de biens et services

113 023 978 000

-1 882 006 000

111 141 972 000

 

T4. Dépenses de transfert

25 773 687 000

-4 502 293 000

21 271 394 000

 

T5. Dépenses d’investissement

33 777 300 000

-3 496 295 000

30 281 005 000

 

FINEX

5 202 000 000

0

5 202 000 000

 

704 Affaires économiques  

6 114 640 364 000

967 401 220 000

7 082 041 584 000

30,50%

T2. Dépenses de personnel

345 706 337 000

5 063 458 000

350 769 795 000

 

T3. Dépenses de biens et services

144 235 310 000

-17 456 086 000

126 779 224 000

 

T4. Dépenses de transfert

908 869 417 000

1 277 049 560 000

2 185 918 977 000

 

T5. Dépenses d’investissement

2 036 108 400 000

-248 317 812 000

1 787 790 588 000

 

FINEX

2 679 720 900 000

-48 937 900 000

2 630 783 000 000

 

705 Protection de l’environnement

417 035 105 000

-19 713 604 000

397 321 501 000

1,71%

T2. Dépenses de personnel

48 238 783 000

14 161 224 000

62 400 007 000

 

T3. Dépenses de biens et services

48 360 323 000

-5 002 946 000

43 357 377 000

 

T4. Dépenses de transfert

49 263 999 000

336 902 000

49 600 901 000

 

T5. Dépenses d’investissement

57 961 500 000

-29 208 784 000

28 752 716 000

 

FINEX

213 210 500 000

0

213 210 500 000

 

706 Logement et équipements       collectifs

2 114 637 481 000

-116 319 023 000

1 998 318 458 000

8,61%

T2. Dépenses de personnel

28 184 699 000

0

28 184 699 000

 

T3. Dépenses de biens et services

17 360 193 000

21 418 000

17 381 611 000

 

T4. Dépenses de transfert

111 270 789 000

1 019 153 000

112 289 942 000

 

T5. Dépenses d’investissement

711 345 900 000

-103 359 594 000

607 986 306 000

 

FINEX

1 246 475 900 000

-14 000 000 000

1 232 475 900 000

 

707 Santé

1 664 018 250 000

94 057 431 000

1 758 075 681 000

7,57%

T2. Dépenses de personnel

557 438 195 000

2 858 303 000

560 296 498 000

 

T3. Dépenses de biens et services

426 024 868 000

91 999 128 000

518 023 996 000

 

T4. Dépenses de transfert

47 001 946 000

0

47 001 946 000

 

T5. Dépenses d’investissement

276 336 241 000

-800 000 000

275 536 241 000

 

FINEX

357 217 000 000

0

357 217 000 000

 

708 Loisirs, culture et culte

447 785 490 000

49 387 982 000

497 173 472 000

2,14%

T2. Dépenses de personnel

63 685 929 000

1 207 614 000

64 893 543 000

 

T3. Dépenses de biens et services

126 046 555 000

3 663 105 000

129 709 660 000

 

T4. Dépenses de transfert

72 159 126 000

506 652 000

72 665 778 000

 

T5. Dépenses d’investissement

145 893 880 000

44 010 611 000

189 904 491 000

 

FINEX

40 000 000 000

0

40 000 000 000

 

709 Enseignement

3 083 561 807 000

-66 069 616 000

3 017 492 191 000

12,99%

T2. Dépenses de personnel

1 768 434 034 000

558 223 000

1 768 992 257 000

 

T3. Dépenses de biens et services

215 713 869 000

830 272 000

216 544 141 000

 

  T4. Dépenses de transfert

532 501 775 000

2 310 103 000

534 811 878 000

 

  T5. Dépenses d’investissement

333 837 129 000

-19 768 214 000

314 068 915 000

 

FINEX

233 075 000 000

-50 000 000 000

183 075 000 000

 

710 Protection sociale

1 435 159 846 000

-33 159 956 744

1 401 999 889 256

6,04%

  T2. Dépenses de personnel

25 159 703 000

387 026 000

25 546 729 000

 

  T3. Dépenses de biens et services

41 184 646 000

832 999 000

42 017 645 000

 

  T4. Dépenses de transfert

1 037 804 272 000

-14 909 907 000

1 022 894 365 000

 

  T5. Dépenses d’investissement

51 117 025 000

-14 408 015 000

36 709 010 000

 

FINEX

279 894 200 000

-5 062 059 744

274 832 140 256

 

Total général

22 313 428 173 000

908 551 291 075

23 221 979 464 075

100,00%

 

Honorables Députés,

Le volet dépenses du projet de loi de finances révisée est évalué à 23 221 Mds contre une prévision en loi de finances initiale de 22 313,39 Mds, soit une augmentation de GNF 908,6 Mds (4,1%).

 Rapportées au PIB, les dépenses représentent 18,4% du PIB contre 17,66% dans le budget initial.

 

L’augmentation des dépenses de 908,6 Mds est imputable aux dépenses courantes pour     1 554,7 Mds (12,3%) atténuée par une légère baisse enregistrée au niveau des dépenses d’investissement pour 600,4 Mds (-6,6%).

a.     Dépenses courantes 

La hausse des dépenses courantes porte essentiellement sur les dépenses de transferts pour 1 277,53 Mds, les dépenses de biens et services pour 275,74 Mds et les dépenses de personnel pour 37,34 Mds, atténuée par la baisse des charges financières de la dette pour 35,9 Mds.

  • Charges financières de la dette 

Les charges financières de la dette se chiffrent à 967 Mds contre une prévision initiale de 1 002,90 Mds, soit une diminution de 35,90 Mds (-3,6%).

La part des charges financières de la dette dans les dépenses courantes est de 6,8% et se décomposent en intérêts aux non-résidents pour 251 Mds (25,96%) et aux résidents autres que les administrations publiques pour 716 Mds (74,04%).

  • Dépenses de personnel

Les dépenses de personnel s’accroissent de 0,73% soit  5 131,94 Mds contre 5 094,60. Rapportées au PIB, les dépenses de personnel sont autour de 4,06%.

Toutefois, l’accès aux services dans les zones rurales pour les secteurs de l’éducation et de la santé sera assuré ainsi que la poursuite du recensement biométrique des agents contractuels et personnels retraités et l’installation de 150 machines supplémentaires d’ici à la fin de 2019 pour la maitrise des effectifs des fonctionnaires.

La part des dépenses de personnel dans les dépenses courantes se situe à 36,1%. Rapportées aux recettes fiscales, les dépenses de personnel passent de 29,90% à 30,6% en LFR 2019. Ce taux reste encore inférieur au seuil du critère de convergence de la CEDEAO qui est de 35%.

  • Dépenses de biens et services 

Pour une augmentation de 275,74 Mds ; les dépenses de biens et services sont projetées à hauteur de 3 454,82 Mds contre 3 179,08 Mds

Cette augmentation s’explique essentiellement par l’effort du Gouvernement à améliorer les secteurs de la Santé et de l’éducation notamment par l’achat des produits pharmaceutiques, des consommables médicaux et des fournitures scolaires d’une part et des besoins de fonctionnement des nouveaux services d’autre part.

Leur part dans les dépenses courantes s’établit à 24,3% contre 25,1%.

Les dépenses de biens et services absorbent 17,4% des recettes intérieures.

  • Dépenses de transfert 

Ces dépenses passent de 3 371,48 Mds à 4 649,01 Mds soit une augmentation de 1 277,53 Mds (27,48%).

Cette hausse porte essentiellement sur les subventions à l’électricité de guinée (EDG) qui passe de 880 Mds à 2 157 Mds. A cela, s’ajoute la prise en charge des frais de location des bâtiments occupés par certaines Institutions Constitutionnelles.

La part des dépenses de transfert dans les dépenses courantes se situe à 32,7% contre 26,66% en loi de finances initiale 2019 et représente 3,7% du PIB.

  1. Dépenses d’investissement 

 Les dépenses d’investissement y c BAS sont évaluées à 9 019,21 Mds contre une prévision initiale de 9 665,33 Mds, soit une diminution de 600,4 Mds (-6,6%).

 Cette baisse porte respectivement sur les immobilisations non financières pour 647,66 Mds et le BAS pour 45,70 Mds, atténuée par une légère augmentation des immobilisations financières pour 47,3 Mds.

Les dépenses d’investissement sont financées par les ressources propres à hauteur de         3 951,2 Mds (43,8%) et les ressources extérieures pour 5 068 Mds (56,2%).

 Elles représentent 38,8% des dépenses totales et 7,14% du PIB contre respectivement 43,32% et 7,65% du PIB dans la Loi initiale.

c.      Solde Budgétaire

Le solde global s’élève à -3 405,30 Mds, soit -2,70% du PIB contre -2,36% dans la loi de finances initiale 2019.

Quant au solde net de gestion et au solde primaire global, ils s’établissent respectivement à -10,2% et -1,9% du PIB contre 5,59% et -2,59% du PIB dans les prévisions initiales de 2019.

d.     Financement

Pour la couverture du déficit budgétaire s’élevant à trois mille quatre cent cinq milliards trois cent sept millions soixante mille Francs Guinéens (3 405,31 Mds), le Ministre chargé des finances est autorisé à :                                         

  • contracter des emprunts pour un montant de 5 744 Mds) ;
  • recouvrer des créances sur les entreprises et autres redevables pour 181,3 Mds) ;
  • procéder à des cessions d’actifs pour 97,3 Mds GNF)
  • procéder au remboursement du capital des emprunts extérieurs pour un montant de 659 Mds GNF et des emprunts intérieurs pour un montant de 1 958,1 Mds GNF) ;

Honorables Députés,

Au cours d’intenses débats en commissions, inter-commissions, il s’est dégagé un certain nombre de constats, interrogations et inquiétudes portant sur :

  • l’augmentation exponentielle de la subvention à  EDG ;
  • l’augmentation des dépenses de fonctionnement ;
  • la non traçabilité des dépenses publiques au niveau déconcentré et décentralisé;
  • la diminution des crédits d’investissement de l’armée ;
  • l’annulation des dépenses d’investissement notamment :
  • l’assainissement de la ville de Conakry ;
  • les travaux d’achèvement de l’hôtel Niger de Faranah et des aérodromes de l’intérieur du pays; 
  • l’aménagement numérique du territoire ;
  • la construction du DATA CENTER.

     – le retard de la ré-immatriculation des véhicules 

Honorables Députés,

Tenant compte des réponses des Ministres et cadres concernés sur les coupes constatées au niveau des investissements qui seraient  dues essentiellement au non engagement des dépenses à fin juin 2019 ainsi que le gel de nouvelles constructions des bâtiments administratifs ; la commission :

Appelle l’Exécutif à renforcer les capacités managériales des ressources humaines chargées d’administrer les travaux d’investissement ;

Encourage le Ministère du budget à persévérer à recourir, de plus en plus, aux emprunts obligataires ;

Invite les Ministres du Plan, des Télécommunications, des Finances et du Budget à la mise en place d’une commission urgente de concertation en vue de la commercialisation effective de la fibre optique qui constitue l’une des plus utiles réalisations du Pr Président.

Honorables Députés,

Au bénéfice des observations, remarques et recommandations, la Commission des Affaires Economiques et Financières, du Plan et de la Coopération tout en se  félicitant de l’affectation des 92 mds obtenues lors du  débat sur le volet recettes au Ministère de la santé qui  porte son budget à  8% conformément à l’accord de partenariat avec l’Union Européenne, vous invite à adopter à l’unanimité le volet dépenses du projet de loi de finances rectificative 2019.

Je vous remercie

La Commission

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LFR 2019 : le Gouvernement annonce une hausse de 484,60 milliards de recettes

7 septembre 2019 à 10 10 59 09599

Le gouvernement guinéen avait initialement annoncé une prévision budgétaire de 19 332,10 milliards de francs guinéens dans la loi de finances initiale 2019. Mais, à l’occasion de l’examen de la loi de finances rectificative (LFR), cette prévision a enregistré une hausse de 484, 60 milliards de francs guinéens, soit 2,51%.

Ci-dessous, Guineematin.com vous propose le rapport intégral de la Loi de finances rectificative, rapport adopté le 23 août 2019 à l’Assemblée nationale.

République de Guinée

Travail- Justice- Solidarité

ASSEMBLÉE NATIONALE

N° 276/SG/AN

CONSTITUTION DU 07 MAI 2010

HUITIÈME LÉGISLATURE

Enregistré à la présidence de l’Assemblée Nationale, le 23 août 2019

SESSION EXTRAORDINAIRE 2019

RAPPORT

Sur le volet recettes du Projet de loi de Finances Rectificative 2019

 Fait

Par la Commission des Affaires Economiques et Financières, du Plan et de la Coopération.

Présenté par : Honorable Alpha Ousmane DIALLO

Août 2019

Honorable Président de l’Assemblée Nationale,

Monsieur le Ministre Conseiller Spécial chargé des relations avec les Institutions Républicaines,

Messieurs les Ministres, 

Mesdames et Messieurs,

Honorables Députés,

L’exécution du budget initial  2019 à fin juin a fait ressortir quelques faiblesses aussi bien dans la mobilisation des ressources que dans l’exécution des dépenses. Afin de maintenir les objectifs et de préserver les équilibres macroéconomiques, le Gouvernement,conformément aux dispositions de loi organique relative aux lois de finances, a élaboré et déposé à notre Institution un projet  de loi de finances rectificatives (LFR). Ce projet présenté s’équilibre en recettes et en dépenses à 23 120 269 622 000 GNF.

Le présent collectif budgétaire 2019 intervient dans un contexte marqué par :

  • la conclusion en juillet dernier de la 3ème revue du Programme économique et financier du Gouvernement soutenu par la Facilité Élargie de Crédits du Fonds Monétaire International ;
  • la conclusion des négociations avec la Banque Mondiale, qui a abouti à un appui budgétaire de 100 millions de dollars US contre 40 millions prévus en loi de finances initiale;
  • l’aboutissement des négociations avec le Qatar qui a permis de mobiliser, sous forme d’emprunt non affecté, un montant de 60 millions de dollars US ;
  • l’encaissement du produit de la vente de la licence d’exploitation 4G à la société Orange Guinée pour un montant de 90 millions de dollars US ;
  • l’augmentation du prix du carburant à la pompe qui est passé de 9 500 GNF à 10 000 GNF en raison de la hausse du prix des produits pétroliers sur le marché mondial.

Aussi, les projections budgétaires révisées, tant au niveau des recettes, des dépenses que du financement du solde, sont bâties sur le maintien d’un taux de croissance économique de 5,9% du PIB, d’un taux d’inflation moyen de 8,9%, d’un taux de pression fiscale de 15,6% ainsi que des réserves de la BCRG à un niveau adéquat de trois mois d’importation.

Honorables Députés,

Contre une prévision initiale de GNF 19 332,10 mds, les recettes révisées sont estimées à GNF 19 816,67 mds soit une augmentation de GNF 484,60 mds (2,51%) et se présentent ainsi qu’il suit :

Tableaude Prévisions de recettes(en milliers de GNF)

Libellé

LFI 2019

LFR 2019         

    LFR-LFI

TOTAL RECETTES

19 332 076 543

19 816 672 404

484 595 861

RECETTES FISCALES

17 040 358 717

16 747 509 580

-292 849 137

IMPÔTS SUR LES REVENUS, LES BENEFICES ET GAINS EN CAPITAL

3 939 788 044

3 830 641 711

-109 146 333

Impôts sur les revenus des personnes physiques

1 139 511 573

1 106 297 516

-33 214 057

Impôts sur les bénéfices des Sociétés et autres entreprises

2 066 068 117

1 985 814 369

-80 253 748

Impôts non ventilables

734 208 354

738 529 826

4 321 472

IMPÔTS SUR LES SALAIRES ET LA MAIN D’ŒUVRE

307 667 163

289 540 000

-18 127 163

Impôts sur les salaires et la main d’œuvre

307 667 163

289 540 000

-18 127 163

IMPÔTS SUR LE PATRIMOINE

85 581 339

51 400 000

-34 181 339

Impôts sur la propriété immobilière

55 818 546

30 000 000

-25 818 546

Impôts sur les mutations d’immeubles, de meubles, de jouissance, d’autres documents et actes

29 762 793

21 400 000

-8 362 793

IMPÔTS SUR LES BIENS ET SERVICES

8 589 139 332

8 882 859 161

293 719 829

Impôts généraux sur les biens et services

5 922 698 213

5 603 661 341

-319 036 872

Les accises

416 494 954

1 161 636 900

745 141 946

Impôts sur les services déterminés

219 644 470

394 500 000

174 855 530

Taxes sur l’utilisation ou l’autorisation d’utiliser des biens ou d’exercer des activités

2 030 301 695

1 423 060 920

-607 240 775

Redevance RER

0

300 000 000

300 000 000

IMPOTS SUR LE COMMERCE EXTERIEUR ET LES  TRANSACTIONS INTERNATIONALES

4 045 688 453

3 621 981 713

-423 706 740

Droits de douanes et autres droits à l’importation

3 027 489 435

2 769 431 552

-258 057 883

Taxes à l’exportation

1 018 199 018

852 550 161

-165 648 857

AUTRES RECETTES FISCALES

72 494 386

71 086 995

-1 407 391

DONS, LEGS ET FONDS DE CONCOURS

1 425 707 800

1 402 000 000

-23 707 800

DONS

1 425 707 800

1 402 000 000

-23 707 800

LEGS 

0

0

0

FONDS DE CONCOURS

0

0

0

AUTRES RECETTES

348 197 332

1 195 162 824

846 965 492

REVENU DE LA PROPRIETE

151 804 000

160 914 000

9 110 000

Dividendes

151 804 000

160 914 000

9 110 000

VENTE DE BIENS ET SERVICES

152 498 180

144 964 672

-7 533 508

Ventes des établissements marchands

38 130 873

38 130 873

0

Droits et frais administratifs

112 493 307

104 959 799

-7 533 508

Ventes résiduelles des établissements non marchands

1 874 000

1 874 000

0

AMENDES, PENALITES ET CONFISCATIONS

10 597 560

10 597 560

0

Amendes, Pénalités et Confiscations

10 597 560

10 597 560

0

TRANSFERTS

0

0

0

RECETTES DIVERSES

33 297 592

878 686 592

845 389 000

Recettes diverses

33 297 592

878 686 592

845 389 000

BAS

517 812 694

472 000 000

-45 812 694

 

Honorables Députés

La projection des recettes du collectif indique que les recettes fiscales ; les dons, legs et fonds de concours diminuent respectivement  de GNF 292,85mds (-1,72%%) et GNF 23,70 mds (-1,66%) par rapport à la Loi de Finances initiale.

Cette baisse est imputable aux impôts sur le commerce extérieur et les transactions internationales pour GNF 423,7 mds, les impôts sur les revenus, bénéfices, gain et capital pour GNF 109,10 mds, les impôts sur le patrimoine pour GNF 34,20 mds et les impôts sur les salaires et la main d’œuvre pour GNF 18,10 mds. Toutefois cette baisse a été atténuée par l’accroissement constaté au niveau des impôts sur les biens et services pour GNF 293,72 mds.

Quant aux dons, legs et fonds de concours, la diminution constatée porte sur les appuis budgétaires pour GNF 2,7 mds et les dons sur projets et programmes pour GNF 21,00 mds.

Pour les autres recettes, l’augmentation de GNF 846,47 mds provient essentiellement des recettes diverses pour GNF 845,39 mds. Cette hausse s’explique par l’encaissement de la part qui revient au trésor public de la vente de la licence d’exploitation 4G à la société Orange pour un montant de 90 millions de dollars US.

En ce qui concerne le Budget d’Affectation Spéciale (BAS), il a connu également une baisse de GNF 45,80 mds essentiellement due à la baisse des prévisions de recettes minières

La répartition des  prévisions de recettes entre les régies financières se présentent ainsi qu’il suit :

  • Direction Nationale des Impôts: 7 892,35 contre 8 665,09 mds (-8,92%) ;
  • Direction Nationale du Trésor :2 070,06 contre 1 225,88 mds (68,86%) ;
  • Direction Générale des Douanes: 8 122,52  contre 7 806,34 mds (4,05%).

Honorables Députés

Au cours de débats intenses en commissions, en inter-commissions et en plénière avec certains Ministres et cadres,des Députés se sont interrogés face auxmoins-values constatées dans la mobilisation des recettes notamment : l’impôt sur les sociétés minières, la CFU ; la TVA ; la TARTEL ; la TCT, l’impôt sur le commerce extérieur et les transactions internationales ;ainsi que les recettes administratives. Une préoccupation demeure également sur la baisse drastique des recettes administratives à raison de la rétention de celles-ci au niveau des Ministères et ambassades, en violation des dispositions de la loi.  

Au regard de tout ce qui précède, l’Assemblée Nationale:

  • Invite le Gouvernement à accélérer l’application de la loi relative à la Gouvernance Financière des Sociétés et Etablissements Publics et la finalisation du manuel de procédure de gestion des recettes administratives ;
  • Invite également le Gouvernement à mettre en place une Commission nationale de négociation des conventions minières en impliquant tous les acteurs concernés en amont;
  • Recommande la participation de la DG des Douanes dans la commission de suivi des prix des produits pétroliers ;
  • Recommande aussi vivement au Gouvernement de revoir à la baisse le droit unique d’entrée des matières premières de 6% à 3% ; cela dans le but de préserver la compétitivité de nos entreprises industrielles, relativement à la mise en œuvre du Tarif Extérieur Commun (TEC) de la CEDEAO, et dans un proche avenir de l’entrée en vigueur de la Zone de Libre Echange Continental (ZLEC).  

Parlant de la baisse de revenu dans le secteur minier, l’Assemblée Nationale recommande une concertation entre la Douane, les impôts, le Budget et les mines en vue de revoir les projections minières en tenant compte de la réduction des exportations de bauxite au cours de ces derniers mois ;

En ce qui concerne l’inexistence d’inscription sur la ligne des visas d’entrée sur le sol Guinéen, après examen de la situation avec le Ministère des Affaires Etrangères, l’Assemblée nationale recommande, l’inscription d’une somme de 500 Millions au titre de la LFR 2019. Elle recommande également que la nomination des comptables publics auprès des Ambassades relève désormais exclusivement  du Ministère des Finances conformément aux dispositions des textes en vigueur;

Honorables Députés

Au terme de nos travaux en commission et en inter-commission, et suite aux observations et recommandations faites par les Honorables Députés sur le projet de loi de finances rectificative pour 2019 en sa partie recettes; celles-ci ont augmenté de 101,7 Mds, augmentation essentiellement due à l’application du système de flexibilité du prix des produits pétroliers au niveau de la Direction Générale des Douanes pour 75 Mds et à la prise en compte de la TCT et de la TARTEL au niveau de la Direction Nationale des Impôts pour 26.2 Mds, la Commission des Affaires Economiques et Financières, du Plan et de la Coopération vous invite à l’adopter à l’unanimité.

Je vous remercie

La Commission

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