Alpha Condé annonce un référendum : le conseil de Fodé Oussou à Kassory Fofana

23 septembre 2019 à 23 11 34 09349

Comme indiqué dans une de nos précédentes dépêches, le chef de l’Etat a profité d’une rencontre avec des membres de la communauté guinéenne à New York, aux Etats Unis, pour annoncer, ce lundi, 23 septembre 2019, la tenue d’un référendum constitutionnel. Le président Alpha Condé a demandé à ses partisans d’aller se faire délivrer les cartes électorales et de se préparer pour « le référendum et les élections ».

Après cette annonce, le vice-président de l’UFDG (principal parti de l’opposition guinéenne) a donné un conseil au Premier ministre. Dr. Fodé Oussou Fofana estime que pour sa crédibilité, Ibrahima Kassory Fofana, le chef du Gouvernement doit annoncer dès demain, mardi, la fin des consultations nationales.

« Nous avons eu raison de n’avoir pas répondu à ces consultations. Aujourd’hui, ceux qui sont allés en ont eu pour leur grade. Nous avons toujours dit que monsieur Alpha Condé n’a aucun respect pour le peuple de Guinée ! Ce qui l’intéresse, c’est son troisième mandat… », a notamment dénoncé l’opposant, se moquant sérieusement des acteurs politiques et sociaux qui ont défilé ces derniers temps à la Primature « pour RIEN » !

Mais, au-delà des déclarations, que pourront bien faire les opposants à un troisième mandat, suite à cette annonce du chef de l’Etat, qui semble très déterminé à faire passer son projet ? C’est toute la question.

A suivre !

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Affaire 3ème mandat : Alpha Condé annonce un référendum

23 septembre 2019 à 23 11 18 09189

Au moment où les différentes structures politiques, sociales et économiques se relaient à la Primature pour « les concertations nationales », le président Alpha Condé a annoncé ce lundi, 23 septembre 2019, la tenue d’un référendum et des élections, alors qu’il animait une rencontre avec la communauté guinéenne de New Yok.

« Je vous demande de vous organiser et de vous préparer pour le référendum et les élections. Ce qui veut dire que ceux qui n’ont pas leurs cartes d’électeurs doivent commencer à se recenser », a notamment annoncé le président Alpha Condé.

En attendant de savoir quelle sera la réaction des opposants au 3ème mandat, Guineematin.com vous propose, ci-dessous, cette vidéo qui marquera un tournant décisif dans le débat politique actuel de la Guinée :

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Ecole primaire de Korianlén 2 (Kankan) : « ici, on est en total insécurité »

23 septembre 2019 à 22 10 09 09099

Comme prévu par le ministère de l’éducation nationale et de l’alphabétisation, la rentrée administrative a eu lieu ce lundi, 23 septembre 2019, dans les établissements scolaires de notre pays. A Kankan, les responsables des différentes écoles ont effectivement répondu présent. Ils se disent déterminés à entamer la nouvelle année scolaire, mais déplorent des difficultés auxquelles leurs établissements sont confrontés, rapporte le correspondant de Guineematin.com sur place.

Moussa Condé, directeur de l’école primaire de Korianlén 2

Tôt ce lundi, les personnels d’encadrement des différentes écoles de la ville de Kankan ont repris le chemin du travail après un peu plus de deux mois de vacances. « Quand on parle de l’ouverture administrative, c’est la présence des directeurs dans les écoles pour recevoir les parents dans les écoles et faire l’assainissement. Ici, tout est nettoyé, y compris mon bureau. J’ai déjà envoyé les tables bancs chez les menuisiers pour finir d’ici le 28 septembre afin d’être prêt pour l’ouverture officielle », a expliqué Moussa Condé, directeur de l’école primaire de Korianlén 2.

S’il assure que toutes les dispositions pour la réussite de la rentrée scolaire à venir, ce responsable éducatif relève cependant une difficulté à laquelle il ne peut pas faire face. « Ici, on est en total insécurité. J’en appelle à la responsabilité des autorités et des personnes de bonne volonté. Nous ne sommes pas dans une cour, il y a un fou qui vient tous les jours salir les vérandas », a-t-il regretté, appelant à l’intervention des autorités éducatives pour construire une cour afin de sécuriser l’établissement.

Djan Diallo, Directeur de l’école primaire Korialén 1

A l’école primaire Korialén 1, le constat est le même. Trouvé dans son bureau en train de classer des dossiers, le directeur, Djan Diallo, a laissé entendre que son établissement manque d’un dispositif sécuritaire, mais aussi de tables bancs. « Je tiens à vous dire que la rentrée administrative est effective dans mon école. Nous sommes en train de préparer les activités scolaires d’ici la rentrée officielle. Nous avons cependant beaucoup de difficultés ici : difficultés liées à l’insécurité et au manque de tables bancs. C’est pour cela que tout ceux qui viendrons ici cette année, viendront avec leurs tables bancs », a annoncé ce directeur.

N’Faly Sidibé, proviseur du lycée-collège Almamy Samory Touré

Au lycée-collège Almamy Samory Touré, le proviseur, N’Faly Sidibé, et tout le personnel de la direction ont tenu une réunion ce matin avec l’inspecteur régional de l’éducation de Kankan. Il a été question de faire l’état des lieux de la situation. « Tout personnel de l’école était avec moi tout à l’heure. Nous avons tenu une réunion, nous avons pris toutes les dispositions concernant le nettoyage de l’école, les salles sont balayées et les bancs sont nettoyés. L’emploi du temps est affiché et la répartition des classes est effective. Donc toutes les dispositions sont prises pour la rentrée officielle prévue le 03 octobre », assure monsieur Sidibé.

A noter que la rentrée scolaire intervient alors que beaucoup d’écoles de la préfecture de Kankan se trouvent dans un état de délabrement très avancé. Certains bâtiments ne répondent même plus aux normes d’un établissement scolaire.

De Kankan, Abdoulaye N’koya Sylla pour Guineematin.com

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EP et lycée Kipé : les responsables s’activent pour une rentrée scolaire réussie

23 septembre 2019 à 21 09 43 09439

Après quelques mois de vacances, les responsables des établissements scolaires du pays ont repris le travail ce lundi, 23 septembre 2019. Dans les écoles publiques de Kipé, cette rentrée administrative a été effective, a constaté un reporter de Guineematin.com qui s’est rendu sur place. Le personnel d’encadrement a répondu présent, et chacun s’active pour mettre en place les derniers réglages pour accueillir les élèves et les enseignants.

Ce lundi matin, l’heure était à la concertation entre les responsables en charge de la gestion du lycée Kipé, l’un des plus grands de la commune de Ratoma. Le proviseur Amara Balato Keïta et les autres membres du personnel d’encadrement échangeaient autour des dispositions prises et celles à prendre pour la réussite de la nouvelle année scolaire qui s’annonce.

Amara Balato Keita, proviseur du lycée Kipé

« Les préparatifs de la rentrée vont bon train, nous sommes en train de nous battre. Comme aujourd’hui c’est le jour de l’ouverture administrative qui veut dire venir vite préparer la rentrée scolaire, qui consiste à recevoir les professeurs et les élèves. Donc nous sommes en train de prendre des dispositions dans ce sens, et cela veut dire que l’école se porte bien au lycée Kipé », a-t-il indiqué.

Amara Balato Keïta ajoute que « la première des choses à faire est l’assainissement, rendre la cour de l’école propre qu’on a déjà débuté. Et aussi, prendre des dispositions par rapport à la gestion des effectifs vu que cette année le taux d’admis au niveau des examens est inférieur à l’année passée. Comme le bloc du lycée Kipé a 23 salles fonctionnelles, on peut essayer de le doubler. Si on constate qu’il y a un nombre pléthorique dans certains salles des classe, on peut faire la double vacation : si par exemple le matin il y a 23 salles qui fonctionnent, le soir aussi il y aura 23 autres salles qui seront fonctionnelles à part les salles d’examen ».

A l’école primaire Kipé 2 également, les responsables de l’établissement ont effectivement repris le travail. « Aujourd’hui, c’est la rentrée administrative. Là où nous sommes, nous avons déjà fini d’assainir la cour de l’école, les salles de classe, ordonner les tables bancs, tout est mis en ordre pour accueillir les enfants dans les meilleures conditions. Par rapport à la rentrée administrative, les responsables sont dans les bureaux comme vous le constatez et le travail a débuté dans les meilleures conditions », déclaré Mountaga Souaré, le directeur de l’école primaire Kipé 2.

Dix jours nous séparent de la date prévue pour la rentrée scolaire. Selon monsieur Souaré, cette période sera mise à profit pour mettre en place les derniers réglages. Et, il souhaite que les élèves respectent la date de la reprise des classes.

Mountaga Souaré, directeur de l’école primaire Kipé 2

« C’est à partir d’aujourd’hui que nous allons programmer une rencontre avec les enseignants pour qu’ils se préparent d’ici l’ouverture des classes. Nous lançons un appel aux parents d’élèves pour leur dire que si l’Etat nous a donné tout ce temps pour les vacances en fixant la date de la rentrée administrative au 23 septembre et l’ouverture des classes au 03 octobre, nous devons respecter ces délais. Je lance un appel aux parents, aux élèves et aux enseignants pour qu’il y ait une rentrée parfaite. Car chez nous ici, les cours débuteront le 03 octobre. Et, l’élève qui sera absent ce jour, on ne reviendra pas pour lui sur ce qui a été enseigné ce jour », prévient le responsable éducatif.

Aïssatou Sow pour Guineematin.com

Tel : 628 50 73 80

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Macenta : les 4 opposants à un 3ème mandat condamnés à payer une amende

23 septembre 2019 à 18 06 58 09589

Le procès des quatre membres du mouvement « Elazologa Atebein » qui signifie ça ne marchera pas (allusion faite au projet de nouvelle constitution) a pris fin dans l’après-midi de ce lundi, 23 septembre 2019, à Macenta. Le tribunal a condamné les quatre opposants à un troisième mandat pour le président Alpha Condé au payement d’une amende de 500 mille francs chacun, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui était sur place.

C’est sans avocats que Jean Pévé Goepogui, Mamady Camara, Koma Guilavogui et Robert Kaliva Guilavogui ont comparu devant le tribunal de première instance de Macenta. Ils ont tous rejeté en bloc les accusations de participation délictueuse à des réunions dans des lieux publics, défilés et cortèges sur la voie publique, coups et blessures volontaires et destruction des biens publics.

Pendant les débats, les prévenus ont tenté de prouver leur innocence, alors que le ministère public soutenait le contraire. Dans ses réquisitions, le procureur, Abdoulaye Babady Camara, a sollicité la condamnation des quatre prévenus à 6 mois de prison assortis de sursis et au payement d’une amende d’un million de francs chacun.

Après le délibéré, le tribunal a reconnu Pévé Goepogui et Mamady Camara, coupables de participation délictueuse à des réunions dans des lieux publics, défilés et cortèges sur la voie publique ; Robert Kaliva Guilavogui, coupable de participation délictueuse à des réunions dans des lieux publics ; et Koma Guilavogui, coupable de coups et blessures volontaires sur la personne de Sakir Kaba (contre lequel il s’est battu).

La juridiction a condamné chacun d’eux au payement d’une amende de 500 000 francs guinéens, ordonné la confiscation des 3 T-Shirts du mouvement « Elazologa Atebein » qu’ils portaient, ordonné la libération des quatre jeunes et la restitution de leur motos qui étaient mises sous scellés. Les opposants à un troisième mandat pour l’actuel chef de l’Etat guinéen ont pu donc regagner leurs domiciles après quelques jours de détention.

Trois d’entre eux ont été interpellés le jeudi dernier et le quatrième le lendemain, en raison de leur décision d’organiser une marche pacifique dans la ville de Macenta, pour protester contre le changement de l’actuelle constitution ambitionné par le pouvoir et « les promesses non tenues du président Alpha Condé ». La manifestation avait été empêchée par les forces de l’ordre, qui ont procédé à ces interpellations.

De Macenta, Foromo Gbouo Lamah pour Guineematin.com

Tél : +224620166816/66689087

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Projet Souapiti : l’union des sinistrés dénonce un désastre et interpelle Alpha Condé

23 septembre 2019 à 18 06 22 09229

L’Union pour la Défense des Sinistrés de Souapiti (UDSS) était une nouvelle fois devant la presse ce lundi, 21 septembre 2019, à Conakry. C’était pour parler des conséquences de la fermeture de la vanne du barrage hydroélectrique de Souapiti sur les populations riveraines. Cette association regroupant des personnes impactées par le projet a dépeint une situation désastreuse et interpellé l’attention du président Alpha Condé, a constaté Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Me Oumar Aïssata Camara, huissier de justice et porte-parole l’UDSS

« La population riveraine du barrage hydroélectrique de Souapiti est aujourd’hui une population toujours désœuvrée, c’est une population en état de désespoir, dans la mesure où les autorités du barrage hydroélectrique ont préféré fermer la vanne alors qu’il y a une partie de cette population qui n’a non seulement pas été recensée, mais il y a d’autres qui ont été recensés, mais pas encore réinstallés sur les nouveaux sites. Aujourd’hui, les villages qui ont été recensés mais qui n’ont pas été installés encore sont en train d’être inondés à tel point que personne ne veut rester dans ces villages.

Maintenant, les gens ont pris leurs colis, tout le monde a quitté les villages, quelques-uns seulement y restent jusqu’à présent. Et, ces gens sont sans abris aujourd’hui. Il n’y a aucune maison construite pour eux pour qu’ils puissent aller y rester. Il n’y a non plus pas eu d’indemnisation, ni de dédommagement. Et, on a tout fait, mais les autorités refusent d’entendre ce qui se passe dans ces localités. Ils ont tout simplement préféré faire fermer la vanne du barrage quelles que soient les conséquences », a dénoncé Me Oumar Aïssata Camara, huissier de justice et porte-parole l’UDSS.

Ce membre l’Union pour la Défense des Sinistrés de Souapiti (UDSS) rappelle que le projet avait prévu de prendre en charge toutes les personnes impactées par la construction du barrage hydroélectrique de Souapiti. Mais, dit-il, au regard de ce qui se passe sur le terrain, les autorités guinéennes semblent fouler au sol tout ce qui est prévu par le projet en termes de prise en charge des sinistrés. « Il est prévu que pour déplacer une population d’un point A à un point B pour une cause d’utilité publique, c’est normal, c’est logique ; mais, qu’on réinstalle l’intéressé sur de nouveaux sites qui vont être construits conformément aux règles de l’art ou d’ailleurs plus que ce qu’il avait précédemment.

Malheureusement, rien n’est fait. Quand on prend un cultivateur, on l’envoie à un endroit où il n’a absolument rien à faire, il n’y a plus d’espaces agricoles pour l’intéressé, ça devient compliqué. On pouvait comprendre pour des sites qui ont des maisons, mais aujourd’hui ils ne veulent même plus construire. On ne peut pas comprendre qu’un projet de la carrure de Souapiti soit fait sans que les populations impactées ne soient réinstallées. Et, même ceux qui ont été réinstallés se lamentent, les gens traversent des situations inhumaines. 12 355 personnes ont été déplacées, le projet a préféré leur envoyer des sacs de riz (un sac de riz par trois mois et par ménage) au lieu de leur créer des conditions pouvant leur permettre de se prendre elles-mêmes en charge », a-t-il fustigé, précisant que sur les 16 sites déguerpis, il n’y a que 5 seulement qui ont été réinstallés, les autres sont abandonnés à eux-mêmes.

Ces citoyens impactés par le projet Souapiti disent ne plus avoir confiance au ministre de l’énergie, Cheick Taliby Sylla, qu’ils accusent de fermer les yeux sur la triste situation des sinistrés. C’est pourquoi, ils interpellent personnellement le président de la République. « L’appel que nous avons à lancer, c’est à l’endroit de toutes autorités nationales, voire internationales, de venir en aide à nos parents qui sont en train de sombrer. Les gens ont tellement souffert qu’ils sont aux abois. Que les gens nous viennent en aide.

On attire l’attention du président de la République sur ce qui est en train de nous arriver. Il faut que le président de la République prenne ses responsabilités. Le ministre Cheick Taliby, lui, connait pertinemment la situation. Le lundi dernier, il était sur le terrain, il a préféré visiter une partie du terrain abandonnant l’autre partie. Alors qu’il sait pertinemment que plusieurs villages sont concernés. Donc, on ne peut pas compter sur un ministre comme lui », a dit le porte-parole l’UDSS, Me Oumar Aïssata Camara.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Egypte : le guinéen Bilal Bah n’a pas été kidnappé mais plutôt arrêté (ambassadeur)

23 septembre 2019 à 17 05 20 09209
Mohamed Bilal Bah, étudiant guinéen détenu au Caire (Egypte)

Contrairement à ce qui a été dit par la famille de Mohamed Bilal Bah, étudiant guinéen en Egypte, on apprend que notre compatriote n’a pas été kidnappé par des inconnus. Il a plutôt été arrêté par des agents de la sécurité d’Etat égyptienne pour des fins d’enquête. C’est l’ambassadeur de Guinée en Egypte qui donné l’information à la rédaction de Guineematin.com ce lundi, 23 septembre 2019.

Selon Soriba Camara, c’est effectivement le 10 septembre 2019 que Mohamed Bilal Bah a été arrêté. « Le 11 septembre, nous avons été informés par le président du bureau des étudiants guinéens en Egypte. Immédiatement, nous avons commencé nos recherches. Nous avons pris des contacts avec tous les niveaux qu’il faut, c’est-à-dire au niveau de la sécurité d’Etat et au niveau de la section consulaire du ministère des affaires étrangères d’Egypte », a-t-il indiqué.

Après toutes les démarches, ajoute l’ambassadeur de Guinée en Egypte, « il s’est avéré que notre frère n’a pas été enlevé par des inconnus, il n’a pas été kidnappé. Il a été arrêté à son domicile par des agents de la sécurité d’Etat. Lorsqu’il a été arrêté, les agents lui ont demandé de prendre son téléphone portable et son ordinateur. Et, il n’est pas le seul à avoir été arrêté, il a été arrêté en même temps qu’un de ses voisins qui est comorien. Je suis tous les jours avec l’ambassadeur des Comores. Nous échangeons, nous conjuguons nos efforts », soutient le diplomate guinéen.

Monsieur Camara souligne que l’ambassade a tenté d’en savoir un peu plus auprès des autorités guinéennes sur cette affaire. « Nous avons dépêché une délégation composée de représentants de l’ambassade, de représentants du conseil des guinéens d’Egypte et de représentants du bureau des étudiants guinéens en Egypte. Ces gens-là sont allés voir les responsables de l’association qui apporte de l’aide aux étudiants étrangers non boursiers, car notre frère qui a été arrêté et son voisin comorien habitent dans des appartements qui appartiennent à cette association.

Quand elle a été informée, l’association a envoyé des responsables au niveau de la sécurité d’Etat pour savoir si effectivement les deux étudiants étaient à leur niveau. La sécurité d’Etat a confirmé que ce sont ses agents qui les ont arrêtés et qu’il se trouve leur disposition, et que c’est pour des fins d’enquête. Ils ont dit qu’une fois que l’enquête sera terminée, nous saurons la décision en ce qui les concerne. Ils seront libérés s’il n’y a rien autour d’eux ou alors nous serons informés de ce qui adviendra », a-t-il laissé entendre.

L’ambassadeur guinéen précise cependant que « personne ne sait d’abord sur quoi porte l’enquête. Ils ont dit qu’ils ne peuvent rien dire à qui que ce soit tant que les enquêtes ne sont pas terminées ».

Alpha Fafaya Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 628124362

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Alpha Saké Barry de Montréal aux Guinéens : « réveillons-nous »

23 septembre 2019 à 17 05 14 09149

Bonjour mes chers compatriotes,

Alpha Saké Barry, Doyen des Guinéens au Canada

Ces quelques mots pour tendre la main à toute la communauté de la République de Guinée.

En effet, je suis très inquiet de la situation de notre très chère Guinée. La haine et les divisions ethniques s’emparent de tout le pays. Au lieu de parler d’une seule voix et d’agir au nom d’une entité unique ou d’une nation, nous sommes divisés par ethnie, voire même par région. Une telle situation est déplorable et aucune personne de notre communauté n’en tirera profit. En d’autres termes, cette division n’engendrera davantage que la haine et la discorde entre nous. Elle continuera de retarder ou de freiner le développement de notre cher pays.

En réalité, toutes ces histoires d’ethnies, de divisions régionalistes et d’autres procédés machiavéliques, ne datent pas d’aujourd’hui. Elles remontent depuis le temps où les colons blancs, particulièrement les français, les anglais et les portugais ont mis pied en Afrique.

La France qui nous a colonisé et divisés en multitude de petit pays, est elle-même composée de plusieurs ethnies qui sont entre autres, les bretons, les alsaciens, les corses, les basques … et j’en passe. Mais, la France s’est toujours gardée de raisonner et d’agir en différents petits groupes qui la composent. Ces groupes ethniques sont et demeurent tous français d’abord.

La France a divisé les peuples africains afin d’assouvir ses besoins. Pour illustrer cette réalité, j’invite chacun de nous à lire les écrits du premier gouverneur de l’A.O.F, Monsieur Faidherbe, dans lesquels il dit, je cite : « qu’il fallait maîtriser les peulhs si la France veut gagner l’Afrique… et au besoin en les opposant aux autres groupes ethniques…». La raison était que la structure sociale et politique du Foutah d’alors n’avait rien à envier à celle de la France ou d’autres pays à cette époque. Le mandat des chefs de cantons des Diwés était de quatre ans non renouvelables. Le Collège électoral qui rassemblait le Conseil des Sages du Foutah avait son siège à Fougoumba, ville située à 17 km la capitale fédérale Timbo.

Pour rappel, la conquête du Foutah par les français a eu lieu lors de la guerre de Pettel Djiga. C’est à l’issue de cette âpre guerre que la France et le Foutah ont signé un pacte de Protectorat pour une durée de soixante ans. Malheureusement, ce pacte n’a pu être respecté par la France qui emportera avec elle l’unique original de l’Accord du traité. La France s’est ainsi implantée pendant soixante ans en Guinée qui fut dénommée Guinée Française.

Sous la loi cadre française qui préconisait une collaboration entre la France et ses différentes colonies (rester avec la France ou être autonome), la Guinée s’est démarquée grâce à ces étudiants guinéens en vacances à Conakry, qui s’étaient réunis en Août 1957 pour l’option de l’indépendance.

Parmi ces étudiants, je cite de mémoire Pr Alpha Ibrahima Sow, Pr Ibrahima Baba Kaké, Dr. Charles Diané, Sory Serindé Diallo, Baldé Saliou Tangali et tant d’autres. Ces jeunes intellectuels guinéens de l’époque ont fait la campagne pour le NON à l’intérieur de la Guinée en collaboration avec certains instituteurs tels Kéita Koumandian (assassiné par Sékou Touré au début des années 60).

De ce qui précède, ce sont plutôt les étudiants et instituteurs de la Guinée des années 50 qui ont été les pionniers et promoteurs de ce mouvement historique. Convaincu d’avance que le NON l’emporterait lors du référendum, par opportunisme Monsieur Sékou Touré a récupéré cette détermination du vaillant peuple de Guinée pour revendiquer l’indépendance immédiate de la Guinée. L’histoire de notre pays doit donc être restituée de manière juste et véridique.

La déstabilisation de l’Afrique par la France s’est accentuée à la fin des années 50 au moment où Houphouet Boigny avait proposé à tous les députés africains francophones de l’Assemblée Nationale française la création d’un marché commun africain. Jacques Foccart et le Général De Gaulle se sont opposés à cette noble démarche, soi-disant qu’il y avait déjà un marché commun entre la France et ses colonies d’Afrique. Il n’était donc pas question qu’il y ait un autre marché commun. Suite à cela, le Général De Gaulle a sauté sur cette idée pour la proposer aux européens. Ce qui engendra la création du marché commun européen (cette déclaration n’engage que moi).

Après les années des indépendances, le même Jacques Foccart a organisé la guerre du Biafra au Nigéria, pour que la France ait la mainmise sur le pétrole nigérian. Lors de cette guerre, Foccart a fait montrer dans les médias des enfants biafrais affamés et en piteux état à travers des photos d’affiche et des images de télévision, demandant aux populations françaises de faire des dons pour les sauver. J’ai personnellement contribué auxdits dons en ce moment, pensant que j’agissais pour la bonne cause.

Cette campagne de publicité et de levée de fonds était dirigée par Bernard Kouchner qui venait tout juste de terminer ses études universitaires et de créer l’ONG Médecins Sans Frontières. Voir donc ce même Bernard Kouchner dire qu’il est l’ami de l’Afrique m’écœure et me rend malade.

Le président Alpha Condé qui dit que Kouchner est son frère jumeau, doit faire attention et se rappeler de la guerre du Biafra. L’Afrique doit comprendre que la France n’est pas son amie. Elle ne se bat que pour ses intérêts, peu importent les conséquences.

Réveillons-nous donc !

Alpha Saké Barry, Doyen des Guinéens au Canada

La France continue de nous sucer et de nous exploiter. Elle nous divise pour mieux nous dominer et piller nos richesses.

Tout récemment, l’actuel premier ministre français a fait le reproche à Cellou Dalein Diallo en lui disant qu’il retardait le développement de la Guinée à cause des grèves tournantes qui se passaient en Guinée. Dès lors, on est en droit de se demander ce que ce premier ministre français fait avec les gilets jaunes de son pays qui ne cessent de perturber l’ordre public français en brûlant même le restaurant Fouquet qui fait partie du patrimoine historique de la France.

Je me rappelle d’un ouvrage écrit par un Centre-africain dans lequel on lit je cite : « La France sans l’Afrique, c’est la destruction de l’économie française », fin de citation.

En vérité, une bonne partie des richesses métropolitaines provient d’anciennes colonies d’Afrique ou d’ailleurs. Il en va de même des richesses des gouvernants de ces anciennes métropoles. Ainsi, on pourrait à juste raison se demander que sont devenus le 5 kg de diamants que Jean Bedel Bokassa avait offerts à Valéry Giscard d’Estain (ancien Président français) ?

Aussi, François Mitterrand fut financé par certains états africains francophones tels que le Gabon, la Côte-d’Ivoire, le Sénégal … pour ses campagnes présidentielles alors qu’il était opposé au Général De Gaulle. Et dès son accession au pouvoir, il a refusé de payer les arriérés exacts de primes des anciens combattants africains dits tirailleurs sénégalais. Pendant ce temps, les anciens compagnons de guerre français jouissaient d’un traitement substantiel. À propos, Mitterrand avait dit que si la France devait payer les milliards de francs CFA qu’elle devait aux tirailleurs, elle aurait fait faillite.

Je ne vous apprends rien en rappelant que le même Mitterrand a organisé, financé et supervisé le génocide rwandais en 1994 qui a fait un million de morts en 3 mois au motif qu’un ami de la France (le président Juvénal Habiyarimana) a perdu la vie dans l’avion abattu par des supposés tutsis (voir le livre du sociologue Suisse Jean Zigler L’Empire de la Honte).

Quant au président Sarkozy, il a combattu le libyen Mouammar Kadafi à cause de l’esprit panafricaniste que défendait ce dernier. Nul n’ignore que Kadafi a donné des millions de dollars à Sarkozy pour ses campagnes présidentielles en France. Une fois élu, il s’est acharné contre celui-ci au mépris de toutes les Conventions et les déclarations internationales relatives au droit de l’homme. Il a fait monter un front anti-Kadafi au niveau international pour l’assassiner : ce fut une grande perte pour l’Afrique. Kadafi avait de grands projets tels que : création d’une banque de développement à l’échelle du continent, mise en place d’un fonds d’investissements pour l’Afrique à l’image du FMI, d’une compagnie aérienne africaine, lancement de satellites de télécommunications alimentant les réseaux de téléphonie cellulaire et de télévision gratuitement pour l’ensemble des pays africains, création d’une monnaie unique pour toute l’Afrique et j’en passe.

Pourquoi avoir fait assassiner ce grand panafricaniste ? C’est tout simplement parce qu’il voulait mettre les grandes richesses de son pays au service du développement de l’Afrique. Il en avait les moyens et les capacités. Il faisait peur à l’occident, il fallait donc l’éliminer.

Pour la France, l’Afrique doit toujours rester pauvre ou alors il y aura guerres et famine. Le cas du Mali en est un exemple. La France a été appelée à venir secourir et préserver l’intégrité du pays. En fait, elle s’y est installée avec son armée partout dans le pays. Comble d’ironie, il y a aujourd’hui des zones où l’armée malienne ne peut pas accéder sans l’autorisation préalable de la France. Il y là-bas les faux problèmes entre peuls et dogons ou peuls et bambaras. Faux problèmes, parce que durant des siècles ces communautés ont vécu paisiblement, ont eu des alliances millénaires, ont réglé pacifiquement leurs différends. Aujourd’hui, pendant que l’armée française est sur le terrain (pour soit disant sécuriser les lieux) les problèmes inter communautaires éclatent, des villages entiers sont brûlés et leurs habitants assassinés. Bizarre non ?

La Centrafrique est victime du même stratagème parce que son sous-sol regorge de matières premières indispensables au bon fonctionnement de l’industrie française. Insécurité et combats sont au quotidien entre les différentes communautés ethniques et religieuses. La France et d’autres pays sous la bannière de l’ONU sont présents, juste pour attiser le feu. Bizarre non ?

Au Burkina Faso, depuis que Blaise Compaoré, marionnette de l’Occident a été chassé du pouvoir par le peuple burkinabé, rien ne va plus. L’insécurité a été cultivée à dessein dans le pays : tueries par-ci, attaques terroristes par-là jusque dans la capitale Ouagadougou. Bizarre non ? Vraiment bizarre !

Il y a aussi le cas d’attaques terroristes et autres formes de tueries de groupe et de kidnapping au Niger, au nord Bénin, au Nigéria (avec Boko Haram). Encore une fois bizarre ! Très très bizarre.

À mes frères et sœurs guinéens, toutes ethnies confondues, je demande qu’on se rappelle des deux jeunes morts dans le compartiment de train d’atterrissage d’un avion de Sabena. Ces deux jeunes ont laissé un message fort à tous les guinéens de l’intérieur comme de l’extérieur : s’ils ont tenté l’impossible, c’est parce qu’ils ne pouvaient pas s’instruire et réussir en Guinée (terre de leurs ancêtres) car ils n’avaient pas de parents riches ou membres de la haute classe politique.

M. Kassory Fofana, actuel premier ministre, devrait se rappeler ces propos quand il était avec le président CONTÉ « tout soussou qui voterait pour Alpha Condé est un BATARD…». Avec ces propos et un tel opportunisme, sans compter son passé récent que nul n’ignore, il fait partie de ceux qui empêchent le progrès et le développement économique, social et culturel de la République de Guinée. Au lieu de s’occuper des vrais problèmes du pays qui sont éducation, santé, sécurité (des citoyens et de leurs biens) y compris la sécurité alimentaire, la salubrité, le transport, l’emploi (pays où le taux de chômage des diplômés et des jeunes est l’un des plus élevés au monde), l’eau, l’électricité, la justice etc. … Kassory fait ce qui est appelé communément de la mamaya. Pendant que lui et les membres de son gouvernement circulent en voitures 4×4 climatisées et escortées, Conakry, la capitale, devient de jour en jour une poubelle à ciel ouvert et une capitale mondiale de l’insécurité (plus que dans les favélas de Rio au Brésil).

Au regard de ce qui précède, je lance un appel à l’esprit citoyen et patriotique des agents de sécurité à savoir les policiers, gendarmes et militaires guinéens : arrêtez de massacrer la population désarmée qui ne fait qu’exprimer son ras-le-bol face à la mal gouvernance et aux détournements des deniers publics (les membres du gouvernement anciens et actifs sont plus riches que l’État). Vous membres des forces de sécurité, vous êtes aussi les enfants de ce pays, les fils et filles de la Guinée sans aucune distinction : tirer sur les paisibles et pauvres populations, c’est massacrer vos épouses, maris, mères, pères, sœurs, frères, tantes, oncles et amis (es).

Rappelez-vous que tous les anciens officiers et sous-officiers, mis à la retraite parfois anticipée par le Président Alpha Condé, sont tous aujourd’hui dans l’oubli et la pauvreté et ce, après de longues années de loyaux services rendus à la nation. Faites attention à vous et n’ayez pas de trous de mémoire.

Récemment, le 25 juillet 2019, le cortège présidentiel a écrasé un piéton de 70 ans. Pourquoi cela ? Parce qu’il n’y a pas de routes.

S’il y avait des routes et des trottoirs comme il faut dans la capitale, on n’aurait pas tué du monde comme des mouches.

Encore une fois, je fais appel à tous mes compatriotes : réveillons- nous !!! Rappelons-nous quand certains avaient soutenu sans réserve Sékou Touré notamment Momo Jo et Mafory Bangoura. À titre d’exemple, Mafory Bangoura avait dit à Sékou Touré à propos de Mme Kamara Loffo, militante de première heure pour l’indépendance du pays je cite : wa fara mou kha kessin. Fin de citation.

Peu de temps après quand la situation devenait insupportable, la vie devenait chère, les gens disaient : A Bakhi ! A Bakhi ! c’est-à- dire : c’est dur ! c’est dur !. Sékou Touré répondait dans un mauvais soussou : A Bakhi ! A Bakhi ! Wa falama mounsé Baki. Et quiconque disait que c’était dur, se faisait arrêter. Ce qui a permis à Sékou Touré de tuer sans regret des innocents. D’ailleurs aucune famille guinéenne n’a été épargnée sauf celles de Sékou et de son épouse Andrée.

Mes chers compatriotes, voilà le message que j’ai voulu vous livrer très sincèrement avec l’espoir qu’il contribuera à renforcer les liens de solidarité, d’entente et de coopération entre tous les guinéens. En tout cas mon intention n’était pas de heurter la dignité ou la sensibilité de qui que ce soit.

Merci de votre compréhension.

Longueuil, le 17 septembre 2019

Alpha Saké Barry, Doyen des Guinéens au Canada

Tél. : 450 646 2085

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Rentrée scolaire : insuffisance de tables bancs à l’EP du centre de Boké

23 septembre 2019 à 16 04 07 09079

Dans deux semaines, les élèves et enseignants guinéens vont reprendre le chemin des classes. Actuellement, l’heure est aux préparatifs de cette rentrée prévue le 03 octobre 2019, dans les établissements scolaires du pays. C’est le cas de l’école primaire du centre de Boké, où s’est rendu le correspondant de Guineematin.com dans la préfecture.

Saidouba Mamata Bangoura, Directeur de l’école du centre

Depuis quelques semaines, le directeur de cette école est à pied d’œuvre. Aujourd’hui, Saïdouba Mamata Bangoura dit avoir presque terminé les préparatifs de la rentrée scolaire. « La rentrée administrative est prévue le 23 septembre prochain mais moi je suis déjà à 93% dans les préparatifs. Parce que depuis une semaine je suis sur le terrain : j’ai fait la répartition des groupes pédagogiques, l’affectation des maîtres dans les différentes classes, la répartition des élèves et la tenue des documents. Ce qui me reste c’est pratiquement l’entretien avec le personnel, et là aussi j’attends les instructions de la DSEE », a-t-il annoncé.

Construite en 1902, l’école primaire du centre de Boké est l’un des premiers établissements scolaires du pays. De nos jours, l’école compte 880 élèves répartis en 16 groupes pédagogiques. Mais, elle est confrontée à un sérieux problème de tables bancs. « A notre niveau, le problème de tables bancs nous fatigue beaucoup, nous sommes confrontés à une insuffisance de tables bancs. Avec le bureau de l’APEAE, nous sommes en train de trouver des solutions : on a déjà acheté 50 tables et réparé 50 autres. Jusqu’à maintenant, on continue de réparer. Mais, ça ne pourra pas nous satisfaire à 100%, on sera toujours en manque », indique le directeur de l’établissement.

L’autre situation qui préoccupe Saïdouba Mamata Bangoura, « c’est la traversée de la route par les enfants qui viennent à l’école. Les conducteurs sont imprudents et les enfants sont nombreux. L’année passée, il y a eu deux accidents ici, il n’y a pas eu de perte en vies humaines, mais il y a eu des cas de blessés. Là-dessus, la DPE nous a assistés, on doit avoir maintenant 2 policiers qui viendront nous aider », a-t-il laissé entendre.

De Boké, Abdourahmane N’diaré Diallo pour Guineematin.com

Tel. 628-98-49-38

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Macenta : où est passé l’avocat des opposants au 3ème mandat ?

23 septembre 2019 à 15 03 15 09159

Comme annoncé précédemment, quatre opposants à un troisième mandat comparaissent ce lundi, 23 septembre 2019, devant le tribunal de première instance de Macenta. Leur procès s’est ouvert en l’absence de leur avocat, maître Salifou Béavogui.

Un journaliste de Guineematin.com qui est actuellement au tribunal pour suivre ce dossier a joint l’avocat au téléphone pour demander les raisons de son absence à ce procès.

Me Salifou Béavogui, avocat des opposants à un troisième mandat pour Alpha Condé

« Je suis le dossier de très près. Mais, le temps, la distance et l’état de la route m’ont empêché de faire le déplacement », a indiqué l’avocat, ajoutant que ses clients ne sont que des innocents. « Je sollicite que la justice libère ces innocents qui ne font qu’exercer leur droit constitutionnel », a lancé Me Salifou Béavogui.

Jean Pévé Goépogui, Mamadi Camara, Koma Guilavogui, Robert Kaliva Guilavogui alias Kpakpataki sont poursuivis pour participation délictueuse à des réunions sur des lieux publics, défilés et cortèges sur la voie publique, et destruction des biens publics. Cela, suite à leur marche pacifique du jeudi dernier qui avait été empêchée par les forces de l’ordre. Cette manifestation visait à protester contre le projet de nouvelle constitution et « les promesses non tenues du président Alpha Condé ».

A la barre, ils ont tous rejeté en bloc les accusations portées contre eux. Les débats se poursuivent en présence de nombreux habitants de Macenta, mobilisés pour assister au procès.

A suivre !

De Macenta, Foromo Gbouo Lamah pour Guineematin.com

Tél : +224620166816/666890877

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Guinée : des acteurs de la société civile à l’école des « techniques de plaidoyer pour l’environnement de la zone côtière »

23 septembre 2019 à 15 03 00 09009

« Mettre à la disposition des OSC et des Journalistes de la presse publique et privée, tous médias confondus, un recueil électronique (clé USB) complet des outils de gestion de l’environnement en vigueur en Guinée, et partager avec ces acteurs clés les contenus de ces outils, puis sur la base de l’état des lieux en matière d’application des ces outils à l’échelle nationale, d’échanger sur l’effort à consentir et les démarches nécessaires impliquant toutes les parties prenantes pour une meilleure prise en compte des impacts environnementaux potentiels des projets d’infrastructures, notamment le respect de la hiérarchie d’atténuation des impacts et la conformité obligatoire au cadre législatif et réglementaire national et aux engagements internationaux de la Guinée… ». Tel est l’objectif du présent atelier de 2 jours qui se tient depuis ce matin à Conakry.

Mamadou DIAWARA, Directeur de l’ONG Guinée écologie

Il s’agit d’outiller ces acteurs sur les techniques de communication, dont le plaidoyer et le lobbying en vue de la protection du littoral Guinéen en général, et les trois espèces concernées que sont, les tortues marines, les herbiers marins et la mangrove., a précisé le Directeur de l’ONG Guinée écologie, Mamdou DIAWARA. L’initiative de la « plate forme des acteurs de la société civile et des médias, pour rappel est accompagnée par techniquement et financièrement par le PRCM, partenariat régional pour la conservation de la zone marine et côtière en Afrique de l’Ouest et la fondation MAWA.

Ahmed Senhoury, Coordinateur du PRCM

Justement, le Coordinateur du PRCM était présent à ces échanges. Pour M. Ahmed Senhoury, il s’agit « d’impliquer la société civile et les médias qui sont incontournables dans la protection de l’environnement en général et du littoral en particulier. Il faut je pense compléter les actions des Etats par les actions de la société civile, afin que la préoccupation environnementale qui ne divise pas, mais qui rassemble tout le monde puisque chacun de nous subit la dégradation, et que c’est ensemble que les défis environnementaux seront résolus ». Il a par la suite réitéré l’engagement de son institution à accompagner ces initiatives pour le bien des générations présentes et futures.

Poursuivant, le facilitateur de la rencontre, Pr Mamadou Saliou DIALLO, dira que ‘’le changement de comportements n’est pas que destiné aux autorités comme le pensent souvent, mais quelle est la place des citoyens? Il faut se poser cette question ‘’. Il poursuit en souhaitant un engagement ‘’ferme et engagé’ des acteurs que sont les participants, car pour lui, ‘’on ne peut changer les choses avec des sourires, parfois il faut des visages fermés et même des points…’’ a-t-il poursuivi.

En ce qui concerne les outils de communication dont il est question, il a mentionné les cycles du plaidoyer, « l’identification du problème, la recherche et l’analyse, la planification, ensuite les actions à déployer et enfin le suivi et l’évaluation ». Des actions qui, faut il le préciser ne pourraient connaitre un « succès » sans l’implication des médias. Ces derniers, sont invités à une mission, pour « informer les gens au sujet d’un problème, d’identifier les personnes en position de responsabilité, et de suggérer des solutions à ceux qui ont le pouvoir de changer la situation. Cela à travers des reportages, interviews et autres magazines, en vue d’influencer sur les habitudes et les comportements.

Idiatou CAMARA pour Guineematin.com et radioenvironementguinee.org

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Un étudiant guinéen kidnappé en Egypte : son frère interpelle les autorités guinéennes

23 septembre 2019 à 14 02 34 09349
Mohamed Bilal Bah, étudiant guinéen enlevé au Caire (Egypte)

Mohamed Bilal Bah, 34 ans, étudiant guinéen en Egypte, a été enlevé dans la nuit du lundi au mardi, 10 septembre 2019, à son domicile, au Caire. Deux semaines après, il reste sans nouvelles. Inquiet, son frère aîné interpelle les autorités guinéennes sur cette situation. Aboubacar Bah l’a dit au cours d’un entretien avec un journaliste de Guineematin.com ce lundi, 23 septembre 2019, à Conakry.

Selon lui, son jeune frère est parti en Egypte en 2010, dans le but de poursuivre ses études. Il vit dans la capitale (Caire) avec son épouse et ses enfants. Et, c’est là qu’il a été enlevé nuitamment par des hommes non identifiés. « Selon ce que sa femme Mariama Diallo nous a dit, ce sont trois personnes qui sont venues le chercher aux environs de 1h30 minutes du matin à son domicile, au Caire. Ils ont frappé à sa porte pendant 20 minutes environ, avant de la défoncer pour entrer. Quand ils sont entrés, deux des trois personnes lui ont demandé c’est toi Mohamed Bilal Bah ? Il a répondu par l’affirmative.

Ensuite, ils lui ont demandé où se trouvait son ordinateur, ils ont pris son ordinateur, son téléphone portable et lui-même. Il (Mohamed Bilal Bah) leur a dit de lui laisser le temps au moins pour qu’il se rhabille, ils ont refusé. Depuis qu’il a été enlevé à une heure et quelques minutes du matin, il y a aujourd’hui 15 jours, on n’a aucune nouvelle de lui à ce jour. On ne sait pas s’il est dans un commissariat, on n’a aucune nouvelle de lui. Cela, en dépit de toutes les recherches menées aussi bien par sa femme que par l’ambassadeur de Guinée en Egypte », a-t-il indiqué.

Aboubacar Bah, frère de Mohamed Bilal Bah

Aboubacar Bah pense que son frère est toujours en vie et qu’il est retenu en otage. C’est pourquoi, il appelle à une plus grande implication des autorités guinéennes pour aider à le retrouver. « Notre frère est en Egypte dans le cadre des études. Il ne fait rien d’autres là-bas qui pourraient le mettre en mal avec les autorités égyptiennes. Il est Egypte depuis 9 ans, jusque-là, jamais il ne nous a été dit qu’il a commis une infraction dans ce pays. Il y est avec sa femme et ses trois garçons. Nous exhortons le gouvernement guinéen à tout mettre en œuvre pour que nous puissions retrouver Mohamed Bilal Bah.

Nous pensons que jusque-là, notre frère est en vie et qu’il serait toujours entre les mains de ses ravisseurs. Nous prions le gouvernement guinéen à nous aider à le retrouver. Mohamed Bilal Bah est à 100% guinéen. Il est né en Sierra-Léone, mais il a commencé les études franco-arabes ici en Guinée, avant d’aller en Egypte où il poursuit ses études supérieures depuis fin 2010. Nous exhortons le gouvernement guinéen, le président de la République ou toute personne ressource à nous aider à retrouver saint et sauf Mohamed Bilal Bah », a-t-il exhorté.

Monsieur Bah en profite pour prier toute personne qui aurait des nouvelles de son jeune frère d’appeler les numéros : 015 52 72 99 88 (contact Egypte) et 00224 623 48 71 84 (contact Guinée).

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Dialogue et paix : parlementaires et groupe national de contact à l’assaut des régions

23 septembre 2019 à 13 01 13 09139

Dans le cadre du projet intitulé « Appui au dialogue et participation politique inclusive en Guinée », financé par le bureau des Nations Unies pour la consolidation de la paix, quatre équipes de députés (issus des trois groupes parlementaires à l’Assemblée nationale), des membres du groupe national de contact, des cadres du ministère de l’unité nationale et de la citoyenneté et des représentants de la société civile, sillonnent actuellement les quatre régions du pays.

L’objectif global du projet est de promouvoir un dialogue constructif et une participation politique inclusive pour une paix durable en Guinée, a appris Guineematin.com à travers un de ses journalistes.

Selon le programme, les délégations réaliseront 17 fora préfectoraux et 23 visites conjointes dans les régions en fonction de la cartographie conflictuelle du pays. Ces activités se tiennent dans un contexte préélectoral et visent à prévenir les conflits violents, renforcer le dialogue, la cohésion sociale et l’éducation aux droits de l’Homme auprès des populations et de l’ensemble des acteurs sociopolitiques du pays.

De manière plus spécifique, les organisateurs entendent aller à la rencontre des populations pour les sensibiliser sur la nécessité de renforcer la cohésion sociale et de cultiver l’esprit de paix et de solidarité dans leurs préfectures, mais également encourager les populations concernées à cerner davantage les enjeux du respect des droits de l’Homme, de la loi pour des élections paisibles dans le pays.

Pour la journée de ce lundi, 23 septembre, les fora seront simultanément lancés à Télimélé (en Basse Guinée), à Labé (en Moyenne Guinée), à Dinguiraye (en Haute Guinée) et à Kissidougou (en Guinée Forestière. A Télimélé, la rencontre se déroulera en présence du représentant du Haut-commissariat des Nations Unies aux droits de l’Homme en Guinée, Patrice Vahard. A Kissidougou, l’ouverture de la cérémonie est placée sous la présidence du président de l’Assemblée nationale, représenté par son directeur de cabinet, Jean Edouard Sagno.

Partout, des députés membres des 3 groupes parlementaires, un membre du groupe national de contact, (GNC), un représentant des partenaires techniques et financiers (HCDH ou PNUD), un cadre du département de l’unité nationale et de la citoyenneté et un ou une représentante de la société civile, prendront la parole pour livrer ensemble de messages dans le sens de l’apaisement du climat sociopolitique national, en prélude aux échéances électorales annoncées.

Ils mettront l’occasion à profit pour rappeler aux cadres de l’Etat et à toutes couches représentées, la nécessité de cultiver un comportement de redevabilité des leaders politiques vis-à-vis des populations.

Entamées le 21 septembre 2019, ces activités vont se poursuivre jusqu’au 5 octobre à travers tout le pays.

Depuis Kissidougou, Abdallah Baldé pour Guineematin.com

Tél : 628 08 98 45

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Macenta : 4 opposants à un 3ème mandat jugés pour avoir appelé à une manifestation

23 septembre 2019 à 11 11 33 09339

Le procès des quatre opposants à un troisième mandat pour le président Alpha Condé arrêtés la semaine dernière à Macenta s’est ouvert ce lundi, 23 septembre 2019, devant le TPI de la ville. Ils sont poursuivis pour participation délictueuse à des réunions sur des lieux publics, défilés et cortèges sur la voie publique, et destruction des biens publics, a appris Guineematin.com à travers son correspondant basé à N’zérékoré.

Quelques jours seulement après leur interpellation, Jean Pévé Goépogui, Mamadi Camara, Koma Guilavogui, Robert Kaliva Guilavogui alias Kpakpataki ont comparu ce lundi devant le tribunal de première instance de Macenta. Ces membres du mouvement Elazologa Atebein qui signifie ça ne marchera pas, sont poursuivis pour avoir tenté d’organiser une marche pacifique visant à protester contre le projet de changement de l’actuelle constitution et « les promesses non tenues du président Alpha Condé ».

Même si cette manifestation qui devait se tenir le jeudi dernier a été empêchée par les services de sécurité appuyés par des contre-manifestants, ces quatre personnes ont été arrêtées. Leur procès s’est ouvert sous haute surveillance, en raison des tensions qu’il engendre dans la ville. Les autres responsables du mouvement Elazologa Atebein vivent toujours en cachette par peur d’être, à leur tour, mis aux arrêts.

A suivre !

De Macenta, Foromo Lamah pour Guineematin.com

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Meurtre d’Abdoul Karim Sylla : sa famille partagée entre tristesse et inquiétude

23 septembre 2019 à 11 11 27 09279

Abdoul Karim Sylla, pompiste en service dans une station-service de Hamdallaye, a été tué le vendredi, 19 septembre 2019, dans la forêt de Kakimbo (commune de Ratoma). Le jeune homme de 23 ans a été froidement abattu par des individus non identifiés, alors qu’il se rendait à son lieu de travail. Profondément touchée par ce meurtre, sa famille n’en revient toujours pas, a constaté un reporter de Guineematin.com qui s’est rendu sur place.

Originaire de Wonkifon, dans la préfecture de Coyah, Abdoul Karim Sylla est diplômé en langue anglaise. Il y a quelques mois, il a décroché un travail comme pompiste dans une station-service situé à Hamdallaye. Chaque matin, il sortait à l’aube pour aller au travail. Habitant derrière la forêt de Kakimbo, il traverse cette zone avant de s’embarquer pour aller à Hamdallaye. Et, c’est dans cette forêt qu’il a été froidement assassiné le vendredi, 19 septembre. C’est plus de 24 heures plus tard que son corps a été retrouvé.

Sékou Yalani Sylla, frère aîné de la victime

« Le vendredi matin, il a fait sa prière, il a pris son sac pour aller au travail. D’habitude, il rentre à 19 heures. Mais ce jour, Aboul Karim n’est pas rentré. On a appelé, ça ne passait pas. C’est ainsi que j’ai appelé sa sœur pour lui dire que notre frère n’est pas rentré à la maison. Celle-ci aussi a appelé, mais son numéro ne passait pas. Alors, on a appelé son service, ceux-ci aussi nous ont dit qu’ils ne l’ont pas vu au service. C’est ainsi qu’on a commencé à s’inquiéter. On a fait des recherches jusqu’au petit matin du samedi sans le retrouver. C’est vers 15 heures, qu’une de mes nièces m’a appelé pour me dire qu’on a retrouvé le corps de mon jeune frère dans la forêt de Kakimbo, soit à 80 mètres de la maison », a expliqué Sékou Yalani Sylla, frère aîné de la victime.

Selon lui, le médecin légiste qui a examiné le corps a indiqué que son jeune frère a reçu une balle au niveau de la nuque. « Quand on a constaté sa disparition, j’ai saisi la brigade de recherche de Kipé, vendredi. Donc, quand le corps a été retrouvé, celle-ci a commis un médecin légiste en service à Ignace Deen pour voir le corps. Quand j’ai demandé à ce médecin, il m’a dit qu’il se réserve de me donner les détails de la mort de mon frère.

Mais ce dimanche, quand nous sommes allés pour la levée du corps, le médecin qui était de garde a échangé avec le médecin légiste qui s’est occupé du corps de mon frère. Dans leurs conversations, celui-ci lui a dit que mon frère a été tué par balles. Mais ils nous ont dit qu’ils vont déposer le rapport final à la brigade de recherche », a-t-il laissé entendre.

Madame Doumbouya Mariam Karim Sylla, sœur de la victime

Sékou Yalani Sylla se dit très attristé par la disparition de son frère. « Il était très sage, il ne buvait pas et ne fumait pas. C’était un jeune très sérieux. C’est un regret, c’est une désolation de le perdre, mais on s’en remet à Dieu. Je demande aux autorités de nous mettre un PA ici. Depuis que l’Etat a déguerpis les populations de Kaporo-Rails, franchement, Kakimbo est devenu un nid de bandits, il y a l’insécurité totale. Il faudrait que l’Etat pense à nous mettre un PA ici », a-t-il exhorté.

Egalement affligée par la disparition tragique d’Abdoul Karim Sylla, madame Doumbouya Mariam Karim Sylla, grande sœur du défunt, vit aujourd’hui dans une grande tristesse. « Je m’apprêtais à prendre les ablutions pour prier quand un petit est venu me dire qu’ils ont retrouvé mon jeune frère. J’ai sursauté, criant de joie. Mais, quelque temps après, il précise qu’il est mort. En ce moment-là, j’ai pris la fuite, j’étais hors de moi. On dit l’homme que l’Homme n’est pas parfait, mais mon petit frère était un exemple. Il était simple, sans problème.

Depuis son jeune âge, jusqu’à 23 ans, il ne s’est jamais mal comporté. Il ne boit pas, il ne fume pas, il ne va pas en boite. Tout ce qu’il fait, c’est d’aller à la mosquée et ensuite aller au travail. Il est parti avec un bagage intellectuel. Mon jeune frère aimait le ballon, c’était un bon footballeur. Il disait que si Dieu l’aide un jour, il va aller jouer au ballon et venir subvenir aux besoins de la famille. Tout son souci, c’était sa famille », se souvient-elle.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Conakry : plus de 50 ONG célèbrent la journée internationale de la paix

23 septembre 2019 à 11 11 11 09119

Le réseau guinéen des ONG et associations pour le développement durable « Jeunesse, service Guinée » a célébré en différé hier, dimanche 23 septembre 2019, la journée internationale de la paix. L’événement a eu lieu au quartier Bambeto, dans la commune de Ratoma. Il a connu la présence d’une délégation du gouvernement, le maire de Ratoma ainsi que de nombreux citoyens, a constaté un reporter de Guineematin.com qui était sur place.

Mme Bangoura Maimouna Yombouno, présidente de la Fondation Slidarité Féminine de la République de Guinée et Africa Ladies for Pense

Cette cérémonie a été mise à profit par les organisateurs pour clôturer une campagne de sensibilisation sur la paix qu’ils ont entamée il y a quelques jours. Selon madame Bangoura Maïmouna Yombouno, présidente de la fondation solidarité féminine de la République de Guinée, structure membre du réseau, « aujourd’hui, l’heure n’est plus aux forums coûteux aux manifestations de location des hôtels, ces frais pouvaient nous permettre de poser des actions de solidarité en faveur des femmes dans les camps des refugiés. Ce sont nos femmes, nos filles et nos jeunes qui sont victimes de violences. Donc, la plateforme a pour objectif d’aller vers les femmes dans les zones de conflits, les femmes qui sont dans les camps des réfugiés, les femmes qui sont dans les situations de conflits à travers le continent ».

Parlant de la zone spéciale de Bambeto, théâtre de violences pendant les manifestations politiques et sociales, Maïmouna Yombouno a indiqué que son organisation souhaite que cette situation change. D’où le choix de cette localité pour organiser cette activité. « Nous voulons que Bambeto soit une zone de paix, que Bambeto ne soit pas classée en zone orange ou rouge, mais que ça soit une zone verte. Nous voulons un Bambeto où les jeunes, les hommes et les femmes vivent en symbiose », a-t-elle lancé.

Lamarana Barry, présidente de l’ONG Uion des grands amis pour le développement

De son côté, la représentante de la jeunesse de Bambeto à cette cérémonie n’a pas manqué de revenir sur les raisons des violences récurrentes dans cette zone. Selon Lamarana Barry, présidente de l’ONG Uion des grands amis pour le développement, c’est parce que l’axe Hamdallaye-Kagbelen en général et la zone de Bambeto en particulier, est abandonné par l’Etat. « Nous citoyens de l’axe, nous voulons la paix, mais cette paix n’est pas accompagnée. Tant qu’on ne dit pas la vérité, nous n’aurons jamais la paix. Les jeunes de l’axe, la plupart d’entre eux n’ont pas d’emploi. Il n’y a pas de centres de loisir, il n’y a pas d’hôpitaux, il n’y a pas d’écoles.

Nos mamans souffrent, elles n’ont pas de marchés. Quand il y a la frustration, il y aura la violence. Nous voulons que l’Etat fasse face à l’axe. Nous ne sommes pas des ennemis de la paix. Aidez-nous. Si vous voyez que chaque fois Bambeto est chaud, regardez les autres communes, là-bas les choses ont changé, les choses ont bougé, mais pas ici. S’il n’y a pas d’infrastructures où on va se former et entreprendre des projets de développement comment il n’y aura la paix ? », S’interroge la jeune dame.

Issa Soumah, maire de la commune de Ratoma

Pour trouver solution à ce problème, le maire de la commune de Ratoma, Issa Soumah, promet une collaboration fructueuse avec les jeunes et les femmes de Ratoma. « Je dois vous dire que je vous comprends très bien. On dit que Bambeto est une zone de conflit. Mais, ce n’est pas de votre faute. Bambeto n’a aucune infrastructure pour exercer quelque activité que ce soit. Nous, notre souhait aujourd’hui, est qu’on voit Bambeto plutôt une zone de paix, une zone d’équilibre social, mais pas une zone où tout le monde a peur de venir. C’est pourquoi nous nous battons pour que les jeunes de Bambeto s’en sortent. Nous allons parler de tous ces problèmes aux autorités. On doit vous soutenir. Femmes et jeunes de Bambeto, nous devons travailler ensemble. Vous n’allez pas rester comme ça à l’ombre pour qu’on ne vous voie pas. Non. Les jeunes de Bambeto, levez-vous on va se donner les mains. La main dans la main, on peut s’en sortir. On peut faire de Bambeto une zone de paix, un havre de paix, une zone où il fait bon vivre », a dit le maire de la commune de Ratoma.

A rappeler que la journée internationale de la paix est célébrée le 21 septembre de chaque année. Une occasion de promouvoir la paix dans le monde.

Mamadou Bhoye Laafa Sow pour Guineematin.com

Tél. : 00224 622919225 / 666919225

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Manque de personnel et d’équipements : le poste de santé de Tanènè-Kela abandonné

23 septembre 2019 à 10 10 17 09179

Construit en 1995, le poste de santé de Tanènè-Kela, district situé à 20 km de la ville de Kindia, se trouve aujourd’hui dans une situation alarmante. Il manque de tout ce qu’il faut pour offrir des soins de qualité aux patients. C’est le constat fait par un correspondant de Guineematin.com qui s’est rendu sur place.

Cet établissement sanitaire reçoit les malades en provenance des localités de Bagueya, Koumbaya, Yabandi et d’autres districts situés le long de la route nationale Kindia-Télimélé. Mais, la structure est loin de répondre aux attentes de ses patients. Car elle n’en a pas les moyens qu’il faut. Pas d’eau ni d’électricité encore mois d’équipements nécessaires pour les soins.

poste de santé de Tanènè-Kela

« On n’a pas un hôpital digne de nom ici. Quand quelqu’un est gravement malade ici, nous sommes obligés d’aller à Kindia ville, et cela c’est avec beaucoup de difficultés car l’état de la route n’est pas bon. Notre poste de santé, personne ne s’en occupe. Même pour acheter certains médicaments il faut aller en ville parce qu’on ne peut pas en trouver ici », soutient M’mah Soumah, habitante de Tanènè-Kela.

En plus de tous les problèmes énumérés, il faut souligner que ce poste de santé est tenu depuis quelques années par un seul agent. Il s’agit d’Ibrahima Sory Conté, un natif de la localité formé dans le tas. Il fait son mieux pour ne pas que la structure sanitaire soit fermée.

Ibrema Sory Conté, chef du poste

« Le poste de santé de Tanènè-Kela relève du centre de santé urbain de Cassia. Moi, je suis là depuis 2006. C’est ici que je travaille. Actuellement, je suis seul ici, il n’y a pas d’autre agent sanitaire pour m’assister. J’ai tout fait pour qu’on m’aide à avoir un autre agent, mais en vain. Même dans mon village ici, j’ai tout fait pour qu’un enfant reste à côté de moi pour une question de relève, mais les parents n’ont pas compris. Alors que moi, j’ai appris ce métier auprès des premier médecins qui sont passés ici. Depuis l’inauguration de cette structure sanitaire, plusieurs agents de santé sont passés par là. Mais, quand ils viennent, ils ne durent pas longtemps. Ils restent un certain moment, puis s’en vont parce que ce district est très enclavé. Moi, je suis là parce que je suis natif d’ici, je suis là pour ma communauté », explique celui qu’on appelle ici communément Dr Conté.

poste de santé de Tanènè-Kela

Avec cette situation, les habitants de Tanènè-Kela se sentent, à juste raison, abandonnés par les autorités sanitaires du pays. Ils prennent leur mal en patience en attendant une solution qui tarde à venir.

Mohamed M’Bemba Condé pour Guineematin.com

Tel: 628-518-888

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Labé : victimes de QNET et cas Boukhariou Baldé, préoccupations de l’Alliance Nationale Patriotique

23 septembre 2019 à 8 08 47 09479

La situation de près 350 femmes de la région se disant victimes d’escroquerie en ligne de la part de la société de commerce QNET et le cas du feu Amadou Boukhariou Baldé, l’étudiant tué à l’Université Hafia de Labé, dans des conditions non encore élucidées, constituent des préoccupations majeures de l’antenne régionale de l’Alliance Nationale Patriotique (ANP), rapporte un correspondant de Guineematin.com en Moyenne Guinée.

L’Alliance Nationale Patriotique (ANP), nouvelle plateforme visant la lutte contre le tripatouillage de constitution guinéenne et le système de gouvernance actuelle du régime Condé, affichant son opposition farouche à un 3ème mandat pour le président Alpha Condé et inscrivant son action dans la promotion et la défense des droits de l’homme et du citoyen a installé dimanche, 22 septembre 2019, son antenne régionale de Labé.

Constituant son premier démembrement à l’intérieur du pays, la nouvelle structure est encadrée par une coordination de 5 membres avec une présidente, Hadja Fatoumata Baïlo Diallo, (issue de l’Association des Femmes Victimes de QNET dans la région de Labé), un rapporteur, Mamadou Kally Bah, coordinateur régional du Club des Amis pour la Promotion de l’Education et de la Culture (CAPEC) et trois autres membres dont entre autres Hadja Fatoumata Diaraye Diallo (association des femmes victimes de QNET dans la région de Labé), Thierno Boubacar Tounkara, de l’Union des Forces Démocratiques (UFD) et Ibrahima Talibé N’diaye, secrétaire à l’organisation de l’Amical Scolaire et Universitaire de Labé (ASUL).

La rencontre a donc regroupé des acteurs de la société civile et des responsables politiques venus des cinq (5) préfectures de la Région Administrative (RA) de Labé, où les débats parfois houleux entre membres statutaires sur les objectifs généraux et spécifiques de cette nouvelle force de contrepouvoir ont inscrit en bonne place l’appui aux femmes victimes de QNET et l’assistance judiciaire de la famille de feu Amadou Boukhariou Baldé, tué à l’Université Hafia, dans des circonstances non encore élucidées par les autorités compétentes.

Les acteurs de la société civile et les responsables politiques venus des préfectures de Koubia, Lélouma, Mali et Tougué constituent les points focaux de l’Alliance Nationale Patriotique (ANP) dans leurs localités d’origine. Ils sont pour principale mission celle de faire le monitoring des cas de violation des droits de l’homme et du citoyen dans les collectivités locales en vue de constituer une base de donnée pour la coordination nationale et son pool d’avocats spécialisées.

Il est à préciser que la mise en place de cette première antenne régionale à Labé était rehaussée de la présence du président de l’Union des Forces Démocratiques (UFD), Mamadou Bah Baadiko, membre fondateur de l’Alliance Nationale Patriotique.

De Labé, Idrissa Sampiring DIALLO pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 622 269 551 & 657 269 551 & 660 901 334

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Manifestation du FNDC-Belgique contre le projet d’une nouvelle constitution en Guinée

23 septembre 2019 à 8 08 33 09339

Communiqué : Le Front National pour la Défense de la Constitution-Belgique (FNDC-Belgique) invite tous les guinéens de Belgique, des autres pays d’Europe et de toute la diaspora Africaine, opposés au projet d’une nouvelle constitution en Guinée, à une grande manifestation qu’il organise le 28 septembre 2019 à la Place du Luxembourg, 1050 Bruxelles, Belgique de 14h00 à 16h00.

A cette occasion, nous voulons rappeler aux leaders d’opinion d’origine Guinéenne et africaine, la communauté internationale, les conséquences désastreuses du coup d’État constitutionnel en préparation en République de Guinée, et par conséquent, nous demandons leur soutien pour éviter à la Guinée de sombrer dans la dictature.

Le FNDC-Belgique sait compter sur l’engagement total de chacun et de tous pour faire de cet événement une réussite parfaite.

Non à un coup d’Etat constitutionnel,

Non à une nouvelle Constitution,

Non à un troisième mandat en Guinée,

Non à un glissement du mandat du président actuel,

Non et à plus jamais une présidence à vie en République de Guinée,

Vive le FNDC pour que vive la consolidation démocratique en République de Guinée.

Bruxelles, le 29 août 2019.

La commission Communication

FNDC-Belgique

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