Report des festivités de l’indépendance : désolation chez les habitants de Kindia

24 septembre 2019 à 23 11 38 09389

Comme annoncé précédemment, les festivités de l’an 61 de l’indépendance de la Guinée n’auront finalement pas lieu cette année à Kindia. En raison du retard dans la réalisation des infrastructures prévues à cet effet, l’événement a été reporté à l’année prochaine.

La décision annoncée dans la soirée d’hier, lundi 23 septembre 2019, par le ministre de l’administration du territoire et de la décentralisation, suscite déception et désolation chez les habitants de la ville de Kindia. Guineematin.com vous propose ci-dessous les réactions de quelques-uns interrogés par notre correspondant dans la préfecture.

Abdoul Karim Camara : mes sentiments sont des sentiments de désolation. Je ne suis pas du tout content du fait que la fête nationale marquant l’accession de notre pays à l’indépendance a été reportée. Je me demande même si 2020 aussi est une date tenable. Est-ce qu’il (le président de la République) n’a pas organisé tout ça pour des fins de campagne ? L’Etat avait tous les moyens pour planifier le déroulement des activités, mais cela n’a pas été le cas. A notre fort étonnement, on entend le ministre Bouréma Condé, à travers une déclaration à la RTG, annoncer le report de la fête en 2020. Pendant ce temps, ils sont là à acheter la conscience des gens en disant que ces infrastructures en cours de réalisation à Kindia, à savoir le commissariat et les gendarmeries sont réalisées dans le cadre de ces festivités de l’indépendance.

Ce n’est pas vrai, ça c’est un fonds qui nous a été octroyé par l’union européenne. Donc, les deux ne sont pas liés. C’est comme si vous prenez la nouvelle justice en construction, tout cela est financé par l’union européenne, ce n’est pas l’Etat guinéen. C’est une déception totale, c’est une trahison, c’est un mensonge globalisé qu’on nous a donné ici. Il faut savoir mentir à son peuple. Il y a un adage qui dit qu’on peut tromper son peuple pendant un temps, mais on ne peut pas tromper son peuple tout le temps.

Alsény Sylla : je ne dirai pas que c’est une déception, mais je souhaitais que la fête soit célébrée cette année comme c’était prévu. Mais, comme ils ont voulu que ça soit en 2020, je crois que ce n’est pas un problème aussi. 2020 c’est pour bientôt, et j’espère que cette date quand même sera respectée.

Aboubacar Mamoudou Camara : vous savez que l’administration évolue sur des facettes discrétionnaires, tout ce qui se trouve au niveau de l’administration, le bas peuple ne peut pas le savoir. Ce que je sais, c’est que quand on parle d’anniversaire, ça doit se passer chaque année. Mais, si on dit que les festivités de cette année ont été reportées, à l’année prochaine, on ne peut rien faire sauf rester derrière les autorités. Mais, moi je demande à l’Etat de faire en sorte que Kindia soit comme les autres villes qui ont connu cette fête tournante.

Propos recueillis par Mohamed M’Bemba Condé pour Guineematin.com

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Mali : un présumé voleur s’évade du camp militaire

24 septembre 2019 à 21 09 33 09339

Un présumé voleur de téléphone, illégalement détenu à la Compagnie d’Infanterie de Mali (camp militaire), a fini par s’évader alors que ce violon extrajudiciaire était surveillé par 7 militaires de garde, rapporte un correspondant de Guineematin.com en Moyenne Guinée.

En cherchant à savoir comment un présumé voleur de téléphone a-t-il pu se retrouver en détention préventive pour un délit de droit commun dans un camp militaire, la rédaction régionale de Guineematin.com a appris que c’est un citoyen de la commune de Mali qui a retrouvé son téléphone volé avec un homme en uniforme dans une boite de nuit de la place. Le militaire receleur a alors dénoncé son fournisseur de téléphone d’occasion qui aurait été immédiatement interpellé et conduit à Compagnie Territoriale de la Gendarmerie Nationale de Mali.

« Je ne suis pas actuellement à Mali. Il parait que lorsque le délinquant a été envoyé au niveau de la gendarmerie. C’est une dame qui est commandant de gendarmerie à Mali. Elle a déclaré qu’elle n’avait pas de place où mettre le prévenu parce qu’il n’y a pas de violon sécurisant pour ce genre de délinquant. Le personnel qui était avec elle était nettement insuffisant. La décision, certes, est venue d’elle d’envoyer le bonhomme au camp où il y a un violon, où on espère qu’il y a une certaine sécurité. C’est dans ces conditions, je crois bien, que le bonhomme a été envoyé au camp » a expliqué le maire de la commune urbaine de Mali, Elhadj Abdoulaye Fily Diallo, au téléphone de Guineematin.com dans la soirée du mardi, 24 septembre 2019.

Abordée sur la même question, le commandant Yeli Yeli de la Compagnie Territoriale de la Gendarmerie Nationale de Mali a indiqué au téléphone de Guineematin.com qu’au stade actuel de l’évolution des enquêtes elle n’est pas en mesure de répondre.

« Vraiment, vous allez beaucoup m’excuser, je ne suis pas en mesure d’abord de répondre. Nous continuons sur les enquêtes, monsieur Sampiring » a-t-elle coupé court notre conversation téléphonique.

En attendant, plusieurs citoyens de la commune urbaine de Mali estiment que le prévenu a été placé en détention préventive au camp militaire pour faciliter son évasion « surtout que dans ce dossier c’est un militaire qui n’a pas intérêt à ce qu’il parle.» Quand on sait aussi que ces derniers temps, plusieurs boutiques et magasins ont été vandalisés dans la commune urbaine de Mali. D’ailleurs, le téléphone retrouvé avec le militaire dans la boite de nuit a été dérobé dans une boutique située à quelques 50 mètres de l’entrée principale du camp militaire de Mali. Son propriétaire l’y avait envoyé pour la charge.

C’est pourquoi, le secteur commercial a observé ce mardi, 24 septembre 2019, un mot d’ordre de journée sans activité qui a largement été suivi parce que boutiques et magasins sont restés fermés toute la journée en guise de protestation contre l’évasion du présumé voleur du téléphone.

Pour calmer les esprits surchauffés, la hiérarchie a fait arrêter les 7 militaires qui étaient de garde, et qui étaient censé surveillé l’accusé.  

Dossier à suivre !

De Labé, Idrissa Sampiring DIALLO pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 622 269 551 & 657 269 551 & 660 901 334

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Conakry : 45 journalistes à l’école du ministère des Travaux Publics

24 septembre 2019 à 19 07 07 09079

Dans le but de faire connaître davantage aux médias ses activités, le ministère des Travaux Publiques organise un atelier de formation de 45 journalistes guinéens. Ouverts ce mardi, 24 septembre 2019, les travaux vont durer deux jours. A travers cette initiative, le département compte exposer en détails ses acquis, les chantiers en cours, les potentialités humaines, matérielles, financières et les perspectives, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui suit cette formation.

La première journée de cette formation a été marquée par l’intervention de trois cadres du département des travaux publics. A tour de rôle, ils ont exposé sur les prérogatives et les rapports que le ministère a avec les départements en charge des transports, de la ville, et de l’agriculture ; le cycle d’un projet routier ; la programmation, la passation des marchés, la réalisation, le suivi et le contrôle des travaux d’entretien routier ; la connaissance, programmation d’activités, difficultés et perspectives.

Saa Yolande Camara, directeur national de l’entretien routier

Dans son intervention, Saa Yolande Camara, directeur national de l’entretien routier, a indiqué que le problème des routes est un problème crucial, pertinent et très complexe. « La route est comme un être humain. Une fois qu’elle est conçue, elle est réalisée, elle est mise en circulation, elle a besoin de diligence, elle a besoin d’entretien. Et c’est pourquoi, le gouvernement a fait de gros efforts en 2018, en faisant de sorte qu’un vaste programme de réhabilitation et d’entretien de la voirie de Conakry soit lancé, mais également les voiries interurbaines soient prises en compte dans le cadre de la réhabilitation.

Et, je crois que vous avez suivi, ce sont près de 1000 kilomètres de routes qui ont été lancés sous le leadership du ministre des Travaux publics, du Chef de l’Etat et du Premier ministre. Ce qu’il faut noter, il faut que la population comprenne que la route n’est pas éternelle, la route est un bien commun, elle a besoin de vigilance, elle a besoin de surveillance. Et donc, nous sommes aujourd’hui dans la dynamique de faire de sorte que toutes ces infrastructures qui ont réalisées soient préservées à travers le contrat de concession que l’Etat vient de signer avec Afrique pesage », a-t-il annoncé.

Souleymane Traoré, directeur général du Fonds d’Entretien Routier (FER)

De son côté, Souleymane Traoré, directeur général du Fonds d’Entretien Routier (FER), a laissé entendre qu’il y a aujourd’hui nécessité pour le département des Travaux Publics de se faire écouter par les citoyens. Selon lui, des difficultés sont constatées parfois sur le réseau routier, mais en même temps il y a des efforts qui sont effectués par le ministère sur le plan technique et sur le plan financier. Et c’est pourquoi, soutient-t-il, « il est important que de temps en temps ceux qui gèrent la route viennent présenter le fonctionnement de leur institution, mais également faire l’état des lieux devant les journalistes qui sont le relais entre les populations et les institutions ».

Il précise que les attentes du ministère à l’issue de cette session de formation « c’est un changement de comportement des citoyens d’abord. Parce que j’estime que l’état de nos routes, il est d’abord sous la responsabilité de ceux qui sont en charge de la gestion des routes, mais le comportement des citoyens peut être de beaucoup ou est de beaucoup dans la dégradation de certaines routes en termes de surcharge, en termes de comportements inciviques sur le réseau.

Donc, il y a le changement de ce comportement et puis il y a aussi la compréhension de nos concitoyens par rapport à ce qui est fait, par rapport à ce qui est attendu et aux discutés et perspectives. La vie d’une nation n’est pas une vie linéaire, il y a des moments difficiles. Et, la saison des pluies a toujours été un moment difficile pour le département des Travaux publics. Mais, les perspectives sont bonnes parce qu’il y a énormément de travaux qui vont être lancés, qui vont commencer, qui vont être achevés », a-t-il assuré.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Rentrée scolaire : les stagiaires interdits au lycée de Sangoyah

24 septembre 2019 à 18 06 22 09229

Au lendemain de la rentrée administrative qui a eu lieu hier, lundi 23 septembre 2019, les responsables des écoles s’activent pour préparer la rentrée scolaire prévue le 03 octobre prochain. C’est le cas des responsables du lycée Léopold Sédar Senghor de Yimbaya et du lycée Elhadj Boubacar Biro de Sangoyah, où s’est rendu un reporter de Guineematin.com, ce mardi.

Mamady Kankou Keïta, censeur du lycée Léopold Sédar Senghor de Yimbaya

Trouvé dans son bureau, Mamady Kankou Keïta, censeur du lycée Léopold Sédar Senghor de Yimbaya, travaille sur les derniers réglages avant l’ouverture des classes. Il assure que les préparatifs avancent positivement dans son école. « Nous sommes en avance, nous attendons seulement que les fournitures scolaires arrivent. Ça veut dire les cahiers de préparation pour les professeurs, la craie et d’autres fournitures scolaires.

Sinon, à notre niveau ici, on a effectivement élaboré l’emploi du temps général, l’emploi du temps individuel, tout est déjà prêt. On a préparé les cahiers de textes pour les 23 groupes pédagogiques et le registre d’appel pour les 23 groupes pédagogiques. Nous sommes maintenant sur le nettoyage des différentes salles de classe et le nettoyage des tables bancs », a-t-il indiqué.

Il reste à travailler notamment sur la gestion des effectifs, de plus en plus élevés en raison de l’échec aux derniers examens nationaux. « Pour faire la prévision, on tient compte de l’échec, on tient compte du passage, pour créer les différents groupes pédagogiques du futur. C’est dans ça qu’on va recenser les triplant qui sont à remercier, les redoublants et les promus pour savoir le nombre de chacune de ces catégories. C’est vu tout ça, qu’on forme les différents groupes pédagogiques de l’année, donc à ce niveau on n’a pas de problèmes. Parce que tous ceux qui ont fait le bac deux fois doivent être remerciés », a dit monsieur Kankou Keïta.

Elhadj Boubacar Biro de Sangoyah, Hadja Fatoumata Tounkara, censeur des 12ème et terminale

Au lycée Elhadj Boubacar Biro de Sangoyah également, Hadja Fatoumata Tounkara, censeur des douzième et terminale, annonce plusieurs dispositions prises par les autorités de l’établissement en prélude à la prochaine rentrée des classes. « Hier, nous avons tenu une réunion préparatoire de la rentrée. Au cours de cette réunion, le proviseur nous a informés des recommandations et des dispositions qui sont prises cette année pour la bonne marche des écoles.

Les professeurs doivent être prêts avec les documents pédagogiques. Même le mode vestimentaire, comment nous devons garder l’œil sur les enfants dans le domaine de leur présentation physique dans les écoles, il a parlé de tout cela. Ensuite, il a parlé de la régularité et de la ponctualité des professeurs et beaucoup d’autres recommandations », a-t-elle souligné, ajoutant qu’il a été décidé aussi d’interdire les stagiaires cette année.

« Le proviseur a annoncé également l’interdiction formelle des jeunes stagiaires que les titulaires envoient dans les écoles et se font substituer pour aller enseigner dans les écoles privées. Les autorités ont mis un accent sur ça. Si on voit que certains résultats ne sont pas positifs dans les écoles publiques, c’est parce que les titulaires généralement vont se donner à fond dans le privé et se font remplacer dans les écoles publiques par des jeunes stagiaires qui n’ont pas la maîtrise de la pédagogie. Cette année, tout le monde est informé, il n’y aura pas de stagiaires dans les écoles publiques », a dit Hadja Fatoumata Tounkara.

Fatoumata Djouldé Diallo pour Guineematin.com

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Conakry : des acteurs culturels échangent sur la nouvelle loi portant sur le droit d’auteur

24 septembre 2019 à 17 05 43 09439

Le ministère des Sports, de la Culture et du Patrimoine Historique, à travers le Bureau Guinéen des Droits d’Auteur (BGDA), entend vulgariser la nouvelle Loi portant sur le droit d’auteur en Guinée. C’est dans cette dynamique qu’il a organisé, avec ses partenaires, un atelier d’échanges en faveur des auteurs guinéens qui s’est ouvert ce mardi, 24 septembre 2019, dans un réceptif hôtelier de Conakry. Une initiative qui s’inscrit dan le cadre de la célébration en différé de la deuxième (2ème) Journée Africaine du Droit d’Auteurs et de la Gestion Collective, a appris sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Placé sous le thème « vulgarisation de la nouvelle loi portant protection de la propriété littéraire et artistique », cet atelier de deux jours va permettre aux hommes de la Culture et aux experts d’échanger et d’amender, au besoin, le contenu de la nouvelle loi sur le droit d’auteur avant sa promulgation. Il regroupe des acteurs guinéens et leurs homologues du Sénégal, du Burkina et du Cameroun.

Sanoussy Bantama Sow, ministre des Sports, de la Culture et du Patrimoine Historique

Dans son discours, le ministre des Sports, de la Culture et du Patrimoine Historique, Sanoussy Bantama Sow, est revenu sur les objectifs d’une telle démarche. « Avec l’avènement des nouvelles technologies de l’information et de la communication avec son honoraire de commerce électronique, l’auteur n’a plus le contrôle sur les diverses utilisations faite de ses œuvres. Aujourd’hui les œuvres peuvent être produites à l’infini, être vues dans le monde entier, distribuées et entendues sans le consentement de l’auteur. D’où l’impérieuse nécessité de réviser les lois nationales en les adaptant aux exigences des nouveaux instruments juridiques internationaux auxquels la Guinée fait partie. C’est à cet exercice que le ministère en charge de la culture, à travers le Bureau Guinéen des Droits d’Auteur et ses partenaires se sont attelés à rédiger la nouvelle loi sur le droit d’auteur pour le bonheur des auteurs », a indiqué le ministre.

maître Abass Bangoura, Directeur Général du Bureau Guinéen des Droits d’Auteur (BGDA)

De son côté le Directeur Général du Bureau Guinéen des Droits d’Auteur (BGDA), maître Abass Bangoura, espère que les bénéficiaires vont utiliser les informations reçues au cours de cet atelier à bon escient. « Espérons que tous les participants, au sortir de cet atelier à leur retour dans leurs différents domaines, transmettront fidèlement les informations qu’ils vont recevoir à travers des éminents experts de la propriété intellectuelle venus du Burkina Faso, qui est une référence pour la République de Guinée, parce qu’en 2018 le Burkina Faso a reçu, rien qu’avec la copie privée, deux milliards de francs CFA.C’est pourquoi nous avons sollicité le Sénégal, le Burkina Faso pour venir partager leur expérience avec la République de Guinée afin que, après cet atelier, le décret d’application soit pris le plutôt que possible », a laissé entendre monsieur Bangoura.

Malick Kébé, Directeur Général du Fonds de Développement des Arts et de la Culture

Selon nos informations, la nouvelle loi révisée prendra en compte les nouveaux droits qui sont proclamés dans les conventions et traités relatifs au droit d’auteur. Une initiative qui réjouit Malick Kébé, Directeur Général du Fonds de Développement des Arts et de la Culture. « C’est une victoire. Depuis 1980, il y avait déjà un vide juridique. Aujourd’hui, avoir cette loi, on ne peut pas espérer mieux. Je suis personnellement très heureux de savoir que les artistes enfin vont être mieux protégés parce qu’il y a d’autres nouvelles techniques qui existent, qui n’étaient pas prévues par cette loi. Donc, c’est une satisfaction totale à la fois pour les hommes de la culture, mais également pour toute la population guinéenne », a indiqué Malick Kébé.

Au cours de ces deux jours d’échanges avec des experts venus du Burkina Faso, du Sénégal et du Cameroun, des séries d’activités vont être menées dont, entre-autres, la finalisation du cadrage juridique de la nouvelle loi, l’exploitation des opportunités de la nouvelle loi grâce à la gestion collective…

Salimatou Diallo pour Guineematin.com
Tel: 00224 623 53 25 04

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Manifestation à Siguiri : le maire de la ville bloqué dans son bureau

24 septembre 2019 à 17 05 08 09089

Des jeunes du district de Dankakoro, relevant de la commune urbaine de Siguiri, manifestent ce mardi, 24 septembre 2019, dans la ville. Ils ont envahi la devanture de la mairie, empêchant le maire de sortir de son bureau, a constaté un reporter de Guineematin.com dans la préfecture.

Les manifestants protestent contre une décision du maire de Siguiri Koumba Sékou Magassouba. Ils accusent l’autorité communale d’avoir découpé en deux le district de Dankakoro et l’attribution d’une partie à un secteur voisin.

« Le maire a créé un problème ici. Il est venu découper notre village en deux : Dankakoro nord et sud. Il a pris la partie sud qu’il a attribuée au secteur ORS. Dès que nous avons été informés de la décision, nous avons pris une plaque qu’on est allé implanter pour délimiter notre village. Le même maire a envoyé ses agents pour enlever notre plaque. C’est pourquoi nous sommes venus bloquer le maire dans son bureau. Il ne sortira pas d’ici jusqu’à ce qu’il revienne sur sa décision », a expliqué Moussa Magassouba, le porte-parole des manifestants.

Un dispositif sécuritaire a été déployé à la rentrée de la mairie. Les manifestants et les forces de l’ordre s’observent, mais aucun incident n’a encore été signalé sur place. Le maire, lui, est toujours dans son bureau.

De Siguiri, Bérété Lancéï Condé pour Guineematin.com

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Inquiétude à Koubia : l’école primaire du centre en chantier à 10 jours de la rentrée scolaire

24 septembre 2019 à 16 04 58 09589

A moins de 10 jours de la rentrée scolaire prévue le 03 octobre prochain, l’école primaire du centre de Koubia est loin d’être prête à accueillir les élèves et les enseignants. L’établissement est en chantier depuis mai dernier, et les travaux tardent à s’achever. Sur place, les gens s’inquiètent et se demandent comment les écoliers pourront reprendre les cours, rapporte le correspondant de Guineematin.com dans la préfecture.

C’est au mois de mai 2019 que les travaux de rénovation de l’école primaire du centre de Koubia ont été officiellement lancés par le ministre d’Etat du tourisme et de l’hôtellerie, Thierno Ousmane Diallo. Financé à hauteur de 772 millions de francs guinéens par l’Agence Nationale de financement des Collectivités (ANAFIC), le projet visait à rénover 6 salles de classe de l’établissement, le bâtiment abritant les logements des responsables de l’école et la construction d’une cour.

Mais, c’est seulement au mois de juillet que les travaux ont débuté sur le terrain pour un délai contractuel de quatre mois. Conséquence, l’ouverture des classes intervient alors que l’école est en plein chantier. Le maire de la commune urbaine de Koubia se dit inquiet de cette situation. Abdoul Farass Diallo invite l’entreprise en charge des travaux à faire en sorte qu’elle puisse terminer au moins les toits des classes pour permettre la reprise des cours à la date indiquée par les autorités éducatives.

L’école primaire du centre est l’un des plus grands établissements scolaires de la préfecture de Koubia. Elle compte douze (12) groupes pédagogiques pour plus de cinq cent (500) élèves. Certains parents d’élèves expriment aussi leur inquiétude et se demandent si leurs enfants pourront bien étudier cette année.

De Koubia, Mamadou Alpha Diallo pour Guineematin.com

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Condamnation de 4 opposants à un 3ème mandat à Macenta : voici la réaction de leur avocat

24 septembre 2019 à 16 04 46 09469

Au lendemain de la condamnation de quatre opposants à un troisième mandat à Macenta, leur avocat a réagi ce mardi, 24 septembre 2019, à cette décision du tribunal de première instance de la ville. Joint au téléphone par un journaliste de Guineematin.com, maître Salifou Béavogui a salué la remise en liberté de ses clients, avant d’annoncer qu’il va interjeter appel contre la décision pour éviter que leurs casiers judiciaires ne soient salis.

Maître Salifou Béavogui, avocat des opposants à un troisième mandat pour Alpha Condé

« Je suis très content du fait qu’ils soient libérés dans le cadre d’un procès équitable. Pour nous, l’objectif était d’obtenir leur libération. Cet objectif est atteint. Cependant, je compte interjeter appel contre la décision du tribunal afin de maintenir les casiers judiciaires de mes clients vierges. La vérité des faits prouve en réalité qu’on ne devait même pas les condamner. Mais, il fallait coûte que coûte prononcer une condamnation pour faire croire aux gens qu’il y a eu infraction, alors que dans la logique il n’y a rien », a déclaré l’avocat.

A rappeler que Jean Pévé Goepogui, Mamady Camara, Koma Guilavogui et Robert Kaliva Guilavogui, tous membres du mouvement « Elazologa Atebein », ont été condamnés hier, lundi, au payement d’une amende de 500 000 francs guinéens chacun. Ils ont été reconnus coupables de participation délictueuse à des réunions dans des lieux publics, défilés et cortèges sur la voie publique, coups et blessures volontaires et destruction de biens publics.

Cela, suite à leur appel à une manifestation de rue le jeudi, 19 septembre 2019, contre le projet de nouvelle constitution et « les promesses non tenues du président Alpha C ondé ». Les forces de l’ordre qui ont interpellé les quatre personnes avaient étouffé la manifestation.

De retour de Macenta, Foromo Gbouo Lamah pour Guineematin.com

Tél : +224620166816/666890877

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Labé : dialogue constructif et participation politique inclusive pour une paix durable

24 septembre 2019 à 16 04 42 09429

La salle de conférence de l’Université Amadou Dieng a abrité, ce mardi, 24 septembre 2019, une réunion publique d’information et de sensibilisation pour la prévention des conflits, la consolidation de la paix, la cohésion sociale, la participation politique inclusive et le respect des droits de l’homme dans la préfecture de Labé, rapporte un correspondant de Guineematin.com en Moyenne Guinée.

Organisée par l’Assemblée Nationale, la rencontre a regroupé des cadres de l’administration publique, des responsables des partis politiques, des acteurs de la société civile, des chefs religieux, des représentants des coordinations régionales et des hommes de médias. Elle était animée par une mission conjointe composée d’experts du Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) dont Justin Morel Junior, consultant et conseiller technique principal du projet dénommé « Appui au dialogue et participation politique inclusifs en Guinée », financé par le Fonds des Nations Unies pour la Consolidation de la Paix (PBF) avec le soutien du Haut-Commissariat des Nations Unies aux Droits de l’Homme.

On notait aussi dans la délégation venue de Conakry pour animer cette séance de sensibilisation, la présence de : Dr Ousmane Souaré, membre du groupe national de contact (GNC) et ancien ministre de l’Education Nationale, plusieurs autres députés à l’Assemblée Nationale (AN) et de Thierno Souleymane Sow, responsable de l’ONG Amnesty International.

Il était question pour les animateurs de ce forum préfectoral de véhiculer des messages qui prônent le dialogue, la paix, l’unité nationale, la participation inclusive et le respect des droits de l’homme.

C’est pourquoi, le représentant des autorités communales à la cérémonie d’ouverture, Younoussa Baldé a vivement salué l’initiative avant de se réjouir du choix de sa ville pour abriter cette importante rencontre.

En souhaitant la bienvenue aux participants, le préfet de Labé, Elhadj Safioulahi Bah, a expliqué que la paix est un petit mot mais difficile à avoir.

Elhadj Safioulaye Bah, préfet de Labé

« La paix, c’est le comportement. La paix repose sur la prévention des conflits et l’élimination de leurs causes, grâce au dialogue et à la médiation. La Guinée est indépendante depuis 1958. Beaucoup de choses se sont passées. Il y a eu beaucoup de sang versé. Il y a eu également des injustices. Des solutions n’ont pas été trouvées à certains problèmes. Quelqu’un qui a été sorti de sa concession, cette concession saisie, attribuée à quelqu’un d’autre et passant tout le temps devant cette concession, sachant que c’était le fruit de ses parents, n’ayant jamais été dédommagé, il lui est difficile de pardonner. L’occasion qui se présentera pour qu’il se venge, il en profitera. Quelqu’un également victime d’injustice et se plaignant à la justice. En arrivant à la justice, l’accusé sort avant le plaignant en le laissant là-bas. Mais, il n’aura jamais confiance en cette justice. Celui qui est victime également des services de sécurité aura toujours des rancœurs » a-t-il prévenu avant d’ajouter que si les causes des conflits ne sont pas éliminées, ce n’est pas évident que la paix puisse régner.

Prenant la parole à son tour, la directrice nationale adjointe de la Réconciliation et de la Solidarité au Ministère de la Citoyenneté et de l’Unité Nationale, madame Camara Ousmane Daka Diallo, a rappelé cette citation de Gandhi : « il n’y a pas de chemin vers la paix, la paix est le chemin » pour dire que la recherche et la prévention de la paix constituent la seule voix pour un monde meilleur, apaisé, respectueux des droits de l’homme et de la dignité humaine.

Mme Camara Ousmane Daka Diallo, ministère de la Citoyenneté et de l’Unité Nationale

« Nous devons tous agir donc, individuellement et collectivement pour l’avènement d’une Guinée une et indivisible dans la pluralité des opinions. D’ailleurs, les présentes rencontres constituent une occasion pour tous les participants de contribuer à l’atteinte de ce noble idéal. Au moyen de dialogue franc, sincère, sans passion ni haine, nous devons échanger autour de l’essentiel en posant sur la table nos maux mais aussi en proposant des pistes de solutions. Poser les maux sur la table, c’est dire clairement ce qui ne va pas chez l’autre, ce qui ne vous convient pas, donc c’est parler des défauts de l’autre. Poser les maux sur la table, c’est aussi reconnaitre ses erreurs, ses défauts, ses manquements. Enfin, poser les maux sur la table, c’est proposer des solutions idoines à tous ces maux » a-t-elle conclue en insistant sur le développement de l’amour, de la gentillesse, la compréhension, la paix. « Le reste nous sera offert » a-t-elle indiqué en citant Mère Theresa.

De Labé, Idrissa Sampiring DIALLO pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 622 269 551 & 657 269 551 & 660 901 334

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Télimélé : de nombreux acteurs en conclave pour la consolidation de la paix

24 septembre 2019 à 15 03 41 09419

Sur initiative conjointe de l’Assemblée Nationale et des Nations Unies, en partenariat avec le ministère de l’Unité Nationale et de la Citoyenneté, de nombreux acteurs ont eu des échanges sur la consolidation de la paix dans la commune rurale de Télimélé. La rencontre, organisée hier lundi 23 septembre 2019, a réuni les autorités préfectorales et communales, des acteurs de la société civile, le conseil des sages, la jeunesse, la sécurité et de nombreux missionnaires. Le thème a tourné autour de « Fora et visite conjointe pour la paix, la cohésion sociale, la participation inclusive, l’unité nationale et le respect des droits de l’homme dans les quatre régions naturelles de la Guinée », rapporte un des correspondants de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Dans son intervention, le chef de mission, l’honorable Elhadj Momo 2 Camara du groupe parlementaire RPG Arc-en-ciel, est revenu sur les objectifs de ces foras préfectoraux. « Depuis trois ans, le bureau des Droits de l’Homme des Nations Unies et du PNUD exécute en partenariat avec l’Assemblée Nationale un projet dénommé appui au dialogue et participation politique inclusive en Guinée. L’objectif est la réalisation de dix (10) foras préfectoraux pour prévenir les conflits violents, renforcer le dialogue, la cohésion sociale et l’éducation aux Droits de l’Homme ».

Quant à l’honorable Dr Alpha Mamadou Baldé du groupe parlementaire des Libéraux Démocrates, il a fait savoir que la vérité et la justice sont indispensables pour construire la paix. « La paix se construit par la vérité, la justice. On ne peut pas parler de la vérité sans la justice. Il faut réduire la stigmatisation, réduire les inégalités si on ne peut pas les supprimer ; la jeunesse est marginalisée », a-t-il lancé.

Pour sa part, madame Camara Nounkoumba Sy, représentante du ministre de l’Unité Nationale à cette rencontre, a insisté sur la nécessité d’un dialogue franc, sincère entre les fils du pays pour que la paix soit une réalité. « Les présentes rencontres constituent une occasion pour les participants de contribuer à l’atteinte de ce noble idéal, au moyen du dialogue franc, sincère, sans passion, ni haine. Nous devons échanger autour de l’essentiel en posant sur la table nos maux mais aussi en proposant des pistes de solution ».

Patrice Vahard, représentant du système des Nations Unies

De son côté, Patrice Vahard, représentant du système des Nations Unies, a invité les guinéens à s’unir autour de l’essentiel. « Ce qui peut rassembler les guinéens est plus important que ce qui peut les diviser. Ce qui fait la diversité de la Guinée, ce sont ses hommes, ses femmes, ses potentialités agricoles qui sont très riches… »

Le représentant du Groupe National de Contact pour la Paix, Elhadj Ghoudoussy Baldé, a déploré la situation politique de la Guinée qui a largement contribué à fragiliser la paix et la quiétude sociale. Il a ensuite appelé tous les guinéens à une prise de conscience collective pour bannir la haine. « L’histoire récente de la Guinée est marquée par des tensions politiques récurrentes, débouchant sur des morts d’hommes et des dégâts matériels importants. Il est grand temps qu’on tire les leçons de cette situation, surtout notre histoire récente, que les guinéens prennent conscience qu’ils sont condamnés à vivre ensemble ».

Il faut noter que c’est le préfet de Télimélé, Amadou Sadio Diallo, qui a procédé à l’ouverture des travaux de cette rencontre. Il en a profité pour demander à chacun de tout mettre en œuvre pour le maintien de la paix en Guinée, surtout à cette période préélectorale.

Depuis Télimélé, Mamadou Alpha Barry pour Guineematin.com
Tel : 624 87 73 94

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Urgent : l’étudiant guinéen Bilal Bah sera expulsé d’Egypte

24 septembre 2019 à 13 01 08 09089
Mohamed Bilal Bah, étudiant guinéen arrêté au Caire (Egypte)

Du nouveau dans l’affaire de l’arrestation d’un étudiant guinéen en Egypte. Deux semaines après son interpellation à son domicile, au Caire, Mohamed Bilal Bah est fixé sur son sort. Il est sommé de quitter le territoire égyptien dans un bref délai, a appris Guineematin.com de l’ambassadeur de Guinée en Egypte.

Depuis son arrestation (le 10 septembre 2019) par des agents de la sécurité d’Etat égyptienne, personne ne savait où était détenu Mohamed Bilal Bah, ni ce qui lui est reproché. Toutes les démarches menées par l’ambassade Guinée, l’association des ressortissants guinéens et le bureau des étudiants guinéens en Egypte, n’avaient permis qu’à savoir que l’étudiant n’est pas kidnappé comme cela avait été dit au début, mais plutôt arrêté pour des fins d’enquête.

Ce mardi, 24 septembre 2019, il a été mis à la disposition des services de l’immigration pour son expulsion. Quand il est arrivé à son domicile aux environs de 11 heures en compagnie d’un agent de sécurité. « Ce matin, à 10h52’, j’ai eu un entretien téléphonique avec monsieur Mohamed Bilal Bah. Il était à son domicile, accompagné d’un agent de la sécurité. Il a utilisé le téléphone de sa femme pour me joindre.

Il m’a dit qu’il a décidé qu’il quitte le territoire égyptien dans les meilleurs délais possibles. Cette décision m’a été confirmée par l’agent de police qui l’accompagnait. Maintenant, il est à la disposition des services de l’immigration pour son expulsion », a confié à Guineematin.com Soriba Camara, ambassadeur de Guinée en Egypte.

Le diplomate guinéen précise que c’est notre compatriote qui doit acheter son billet d’avion pour son retour en Guinée. « Pour ce faire, j’ai convoqué une réunion à 15h (heure du Caire) 13 h (heure de Conakry) avec le bureau de la communauté et le bureau des étudiants guinéens en Egypte, afin qu’une solution soit trouvée concernant le billet d’avion. Il sera question que sa famille, ses proches et amis agissent vite », a lancé l’ambassadeur.

Citant l’épouse de Bilal Bah, monsieur Soriba Camara indique que notre compatriote se porte bien. Mais, « pour l’instant, les raisons de son arrestation qui ont conduit à la décision de son expulsion n’ont pas été notifiées à notre ambassade », a-t-il laissé entendre.

Alpha Fafaya Diallo pour Guineematin.com

Tel. 628124362

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Alpha Condé appelle au Référendum : ce qu’en dit Saïkou Yaya Barry de l’UFR

24 septembre 2019 à 12 12 12 09129
Saïkou Yaya Barry, secrétaire exécutif de l'UFR
Saïkou Yaya Barry, secrétaire exécutif de l’UFR

Le président Alpha Condé poursuit son séjour aux Etats Unis où il a rencontré à New York dans la journée d’hier lundi, 23 septembre 2019, certains compatriotes. Au cours de cette rencontre, le chef de l’Etat a invité nos compatriotes à se préparer pour le référendum constitutionnel et pour les élections législatives à venir. Une déclaration qui ne fait plus de doute sur son intention à briguer un troisième mandat à la tête de la Guinée.

Réagissant à cette sortie, Saïkou Yaya Barry, secrétaire exécutif de l’Union des Forces Républicaine (UFR) pense que le locataire de Sékhoutouréyah ne s’est pas adressé aux guinéens mais aux américains, a appris Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Depuis plus de trois semaines, le président Alpha Condé est en séjour au pays de l’Oncle Sam. A l’occasion d’une rencontre avec des guinéens dans la ville de New York, le chef de l’Etat guinéen a demandé à ses partisans de se tenir prêt pour le référendum et pour les législatives.

Pour l’honorable Saïkou Yaya Barry, le chef de l’Etat ne devrait pas tenir un tel discours hors de la Guinée. « Il est le président de la République de Guinée. C’est en République de Guinée ici qu’il doit annoncer ça et officiellement… Il a fait un entretien avec ses militants à lui aux Etats-Unis d’Amérique. Son intention se clarifie, mais c’est aux guinéens qu’il doit annoncer ça officiellement ».

Même si les militants du RPG Arc-en-ciel sont aussi des guinéens, l’honorable Saïkou Yaya Barry estime que « le professeur Alpha Condé doit l’annoncer aux guinéens dans leur entièreté. Aujourd’hui, s’il a dit ça là-bas, c’est pour eux les militants qui sont aux Etats-Unis. Il n’a qu’à venir l’annoncer officiellement aux guinéens de tout bord, de toute tendance et les guinéens sauront comment réagir face à cette situation. On se lèvera contre cela et on se battra pour ne pas que cela soit. Il parle au nom du peuple, le peuple aussi va parler et nous aussi on va parler au nom du peuple. Les deux peuples vont se retrouver. Aujourd’hui, on ne peut plus violer la constitution de cette manière. Il est en train de faire un coup d’Etat constitutionnel à l’étranger. Mais nous, nous l’attendons en Guinée », avertit-il.

Siba Guilavogui pour Guineematin.com

Tel : 620 21 39 77/ 662 73 05 31

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Mamou : un camion termine sa course dans un salon et fait des dégâts

24 septembre 2019 à 12 12 05 09059

Un camion benne immatriculé RC 2326M est rentré dans le salon d’une maison située à Pelloun Dalaba, un quartier relevant de la commune urbaine de Mamou. Le conducteur a perdu le contrôle du véhicule et a foncé directement sur la maison, faisant quelques dégâts matériels, a constaté le correspondant de Guineematin.com sur place.

C’est dans l’après-midi du lundi, 23 septembre 2019, que l’accident s’est produit. L’apprenti chauffeur qui conduisait le véhicule, en l’absence de son maître, est allé terminer sa course dans le salon. Binta Barry, l’épouse du propriétaire de la maison, a vu comment tout s’est passé. « J’étais devant notre maison, quand l’accident s’est produit. Le camion a tout d’abord raté une moto avant de foncer sur la maison, faisant plusieurs dégâts matériels : ma machine, notre écran 14, tout ce qui était au salon a été complètement endommagé », a-t-elle expliqué.

L’accident n’a pas fait de mort ni de blessé. Mamadou Bhoye Diallo, le propriétaire de la maison touchée, a été surpris par cette nouvelle. « J’étais parti pour présenter des condoléances, lorsque j’ai reçu un appel et je suis rentré. Quand je suis arrivé, j’ai constaté les dégâts. Au salon, tout est mélangé parce que le camion a fini sa course à l’intérieur. J’ai interrogé le chauffeur, il m’a dit que c’est l’accélérateur qui s’est coincé. Mais, comme il n’y a pas eu de perte en vies humaines, Dieu merci. J’attends le chauffeur, ensemble nous allons trouver une solution », a-t-il laissé entendre.

Au moment où notre reporter quittait les lieux, le camion n’avait pas encore été déplacé. L’apprenti chauffeur et le propriétaire de la maison touchée attendaient l’arrivée du chauffeur titulaire pour décider de la suite à donner à cette situation.

De Mamou, Boubacar Ramadan Barry pour Guineematin.com

Tél. : 625698919/657343939

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Consultations pour un 3ème mandat : voici la déclaration du Mouvement pour l’Alternance en Guinée

24 septembre 2019 à 11 11 49 09499

Le Mouvement pour l’Alternance en Guinée, à l’instar des autres entités sœurs éprises de paix et de justice s’inscrivant toutes dans la logique de défendre les acquis de la république et favoriser une alternance pacifique et apaisée, constate avec regret l’idée controversée du Président de la République Alpha Condé dans sa dernière adresse à la nation a prononcé un discours qui ne prend pas en compte les préoccupations majeures et les difficultés socio-économiques des Guinéens.

Dans ce discours, le Président confère un mandat au premier ministre Ibrahima Kassory Fofana d’ouvrir une consultation.

Nous savons pertinemment que dans les grandes démocraties, les consultations sont d’une importance capitale pour requérir l’avis du peuple souverain dans un contexte donné.

Cette consultation vise de manière déguisée à ouvrir la porte au 3ème mandat pour le Président Alpha Condé.

Il est important de rappeler que ce régime après 9 ans de gestion est en dessous de la moyenne quant il s’agit de résultats probants en termes de démocratie et de bonne gouvernance.

Pour les citoyens guinéens, la priorité est :

 La révision des listes électorales pour éliminer les doublons, les 1.500.000 fictifs et les bureaux additifs illégaux ;
 Le respect du code électoral ;
 L’achèvement du processus des élections communales et communautaires ;
 Le respect de la constitution.
Le non respect du code électoral et de la constitution risque de créer des troubles majeurs qui empêcheront la tenue des élections législatives, telles prônées par le Président de la CENI Maitre Salif Kébé à la date du 28 décembre 2019.

Il faut souligner, par ailleurs, que la tenue de ces élections courant 2019 ouvrira une brèche à la CENI qui est devenue de nos jours un instrument inféodé et à la solde du régime d’organiser une mascarade électorale qui enfoncera une fois de plus le pays dans un obscurantisme sans précédent permettant aux mafieux de la République de proposer une nouvelle constitution afin de se maintenir au pouvoir au delà des deux(2) mandats prévu par la constitution.

Le Mouvement pour l’Alternance en Guinée fort de sa vertu et de son attachement au respect des textes de la République prend à témoin l’opinion nationale et internationale quant à la volonté manifeste des ennemis de la République de mettre ce pays dans un trouble et dans un labyrinthe dictatorial. Sans issue favorable, le M.A.G usera de tous les moyens légaux pour barrer l’élan aux pyromanes qui veulent brûler ce pays.

A l’exception, si le Président et son gouvernement ne renoncent pas à leur projet Machiavélique, nous demanderons au peuple souverain de Guinée de dire NON à la consultation et de boycotter les élections législatives avant 2020.

  • Non à la consultation sur toutes ses formes ;
  • Non à la tenue des élections législatives en 2019 ;
  • Non à une nouvelle constitution ;
  • Non à un référendum ;
  • Non à un 3ème mandat.
    ‟ Tous ensemble vers une alternance pacifique et apaisée ”
    Vive le M A G
    Vive la République
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Tronçon Conakry-Télimélé : en grève, des chauffeurs de camion dénoncent leurs chefs de ligne

24 septembre 2019 à 10 10 55 09559

Les chauffeurs de camion de la ligne Conakry-Télimélé, qui du reste est en mauvais état, sont en grève depuis une semaine. Ils dénoncent la cherté des taxes que réclament leurs chefs de ligne à la gare routière de Madina, qu’ils accusent de percevoir la somme de 530 mille francs guinéens sur chaque camion qui sort des lieux, a appris Guineematin.com auprès d’un conducteur.

Les chauffeurs de camion de la ligne Conakry-Télimélé se plaignent actuellement de leur situation, au point de décider d’aller en grève. Au delà du mauvais état de cette route, nettement dégradée, le pont Forko est aujourd’hui en piteux état.

Une source proche du dossier, qui a préféré garder l’anonymat, soutient que les camions ne parviennent presque plus à passer sur ce pont. La conséquence en est une augmentation des frais de transport des marchandises entre Conakry et Télimélé. Une hausse rejetée par les commerçants. « Ces derniers mois, nous sommes confrontés à d’énormes problèmes en cours de route. Si rien n’est fait, les camions et autres engins roulants vont cesser de pratiquer ce tronçon. La route est boueuse et aujourd’hui le pont est coupé. La semaine dernière, plus de 10 camions remplis de marchandises étaient bloqués au niveau de ce pont. Ensuite, il nous a été dit que les gens pouvaient rebrousser chemin pour passer au niveau de Gomba via Sangaréyah. Là aussi, on a du mal à passer puisque ce sont des pistes rurales. C’est ainsi que nous les transporteurs avons décidé d’augmenter les frais de transport des marchandises. Avant, la tonne par marchandises était à 300 mille FG, soit 9 mille FG par carton (20 à 25 kilogrammes). Nous avons décidé de transporter à présent à 12 mille FG par carton. Ce qui fait que la tonne passe à 350 mille FG. Mais après une semaine, les commerçants ont dit ne pas pouvoir tenir ce prix et nous aussi nous leur avons dit qu’ils ont raison. Pour les commerçants, c’était trop. Donc, nous nous sommes rabattus sur nos chefs de lignes ici à Conakry. Nous leur avons dit de revoir à la baisse ce que nous payons en passant de 530 mille à 250 mille FG. Mais, ils ont dit niet. Ils disent qu’ils ne diminuent aucun franc », a expliqué notre interlocuteur.

Devant le refus des chefs de ligne de Conakry, les transporteurs ont décidé d’aller en grève. « Puisque les chefs de ligne de Télimélé ici à Conakry n’ont pas accepté de revoir ce montant à la baisse, ils disent que si on veut, on accepte ce montant, si on veut on laisse tomber, mais qu’ils ne diminueront rien sur ce montant, nous avons alors décidé d’aller en grève. Il y a une semaine maintenant que les camions ne vont pas à Télimélé et ne quittent pas Télimélé pour Conakry. Tout cela, à cause de deux personnes. Il s’agit de Mamadou Oury Diallo, qui est le Chef de ligne, et son adjoint du nom de Mamadou Korka Diallo. Ce sont ces deux personnes qui refusent de revoir ce montant de 530 mille FG à la baisse », a-t-il dénoncé.

Selon nos informations, les chauffeurs des camions de la ligne Conakry-Télimélé ont décidé de saisir le président de l’association des ressortissants de Télimélé à Conakry pour qu’une solution soit trouvée.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Risques de conflits en période électorale : l’heure à la prévention à Dinguiraye

24 septembre 2019 à 10 10 52 09529

Dans le cadre de la mise en œuvre du projet intitulé « Appui au dialogue et participation politique inclusive en Guinée », financé par le bureau des Nations Unies pour la consolidation de la paix, un forum a été organisé hier, lundi 23 septembre 2019, à Dinguiraye. La rencontre a été animée par une mission venue de Conakry et composée de députés membres des trois groupes parlementaires à l’Assemblée nationale, des représentants du groupe national de contact, (GNC), des partenaires techniques et financiers, du ministère de l’unité nationale et de la citoyenneté, de la société civile.

Ils ont échangé avec les autorités locales, les partis politiques, les religieux, les leaders d’opinions ainsi que des représentants des jeunes et des femmes de Dinguiraye, autour de la prévention des conflits et la préservation de la paix dans la préfecture.

Cette rencontre d’échanges a été organisée en prélude aux élections législatives prévues en fin d’année et la présidentielle de 2020 en Guinée. Des moments cruciaux dans notre pays, puisque pouvant déboucher sur des violences. L’objectif est de prévenir des conflits violents, renforcer le dialogue, la cohésion sociale et l’éducation aux droits de l’Homme auprès des populations et de l’ensemble des acteurs sociopolitiques du pays.

Après avoir expliqué l’objectif de ce forum, le chef de mission, l’honorable Sékouba Konaté, a invité les participants réunis à la maison des jeunes de Dinguiraye, à identifier les conflits et leurs causes, en vue d’envisager des pistes de solutions. Et, les interventions des uns et des autres ont relevé que les conflits à Dinguiraye sont à deux niveaux.

Les conflits d’ordre politique et les conflits d’ordre religieux, dont les principales causes sont entre autres : l’ingérence des administrateurs territoriaux dans le processus électoral, les fraudes électorales, le non-respect des engagements et des lois, le non-respect de la constitution, la mauvaise gestion des revenus de l’exploitation minière par les autorités locales.

Au terme de cette rencontre, les représentants des trois groupes parlementaires à l’Assemblée nationale (composés des députés du RPG Arc-en-ciel, de l’UFDG et de l’UFR) ont, chacun en ce qui le concerne, invité les Guinéens au respect des lois, à l’unité, la paix et au renforcement de la cohésion sociale. Aux administrateurs territoriaux, ils ont demandé d’observer l’impartialité lors des échéances électorales pour une cohabitation pacifique et un développement harmonieux et durable profitable à tous.

Quant aux participants, ils ont salué l’initiative et promis d’œuvrer pour la paix et la cohésion sociale dans la préfecture de Dinguiraye.

De Dinguiraye, Ibrahima Diakité pour Guineematin.com

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Faranah : les responsables de l’éducation s’activent pour une rentrée scolaire réussie

24 septembre 2019 à 10 10 35 09359
Direction préfectorale de l’éducation de Faranah

Pour bien préparer la prochaine rentrée scolaire, des acteurs du système éducatif de la préfecture de Faranah étaient en concertation dans la journée d’hier, lundi 23 septembre 2019. La rencontre a mobilisé la Direction Préfectorale de l’Education, les Directions Sous-préfectorales de l’Education, ainsi que des chefs d’établissements scolaires du public et du privé, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Sayon Didi Oularé, Directeur préfectoral de l’éducation

C’est l’école primaire Karamoko Kourouma de la commune urbaine qui a servi de cadre à cette rencontre. Elle a été présidée par Sayon Didi Oularé, directeur préfectoral de l’éducation, qui en a dégagé les objectifs. « Nous avons été témoins des résultats des examens nationaux passés. Après les constats, le personnel de la DPE a jugé nécessaire d’échanger avec les acteurs concernés. Dans cette rencontre, il était question d’évoquer les difficultés rencontrées pendant l’année scolaire 2018-2019, les causes de ces difficultés et trouver solution aux problèmes qui assaillent la vie scolaire à Faranah, pour que l’année scolaire 2019-2020 soit une année de réussite », a-t-il dit.

En ce qui concerne les actions prises pour arriver à de bons résultats, monsieur Oularé annonce un certain nombre de mesures. « Nous avons pris certaines décisions idoines pour cette année parmi lesquelles figurent les cas d’utilisation de téléphone par les élèves en classe ainsi que la vente des brochures dans les écoles. Je demande humblement aux parents d’élèves de nous aider à trouver solution par rapport au problème de téléphone des élèves. Les élèves refusent d’étudier. Ils téléchargent certaines leçons mais ils ne les révisent pas. Certains enseignants paresseux élaborent des brochures que les élèves payent pour garder. C’est au moment des examens qu’ils utilisent ces brochures tout en refusant d’apprendre pendant l’année scolaire. Ainsi, nous avons décidé que toutes brochures saisies dans les écoles seront bloquées et les parents des propriétaires des brochures seront convoqués », a fait savoir le DPE.

Par ailleurs, le directeur préfectoral de l’éducation de Faranah a expliqué qu’il y aura une vérification des diplômes des élèves dans la constitution des dossiers de candidature pour les examens. « Nous demandons également aux parents d’élèves de chercher à entrer en possession des diplômes de leurs enfants. Cette année, aucun élève admis dans un examen scolaire ne sera reçu dans une classe sans avoir son diplôme ».

En outre, monsieur Oularé a invité les parents d’élèves « à prendre toutes les dispositions pour que la date du 03 octobre, prévue pour la rentrée scolaire en Guinée, connaisse une réussite totale à Faranah ».

Bandjou Samoura, fondateur du groupe scolaire BAFOSSA

De leurs côtés, les chefs d’établissements scolaires promettent de respecter les décisions prises pendant cette rencontre. C’est le cas de Bandjou Samoura, fondateur du groupe scolaire BAFOSSA. « Nous nous engageons au respect scrupuleux des décisions prises dans la présente rencontre car ça y va dans l’intérêt de nous tous. Il faut que nous soyons accompagnés par les parents d’élèves, si non, ce que nous ferons sera presque voué à l’échec. Il faut que les parents encadrent les enfants à la maison en veillant à leur comportement, leur problème de révision et leur situation de téléphone. En ce qui concerne les chefs d’établissements et tous les encadreurs des différents établissements, publics et privés, ils sont prêts à respecter les consignes données par monsieur le DPE », a-t-il laissé entendre.

De Faranah, Bangoura Mamadouba pour Guineematin.com
Tel : 00224 620 24 15 13 / 660 27 27 07

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Kindia : la fête de l’indépendance reportée en 2020

24 septembre 2019 à 9 09 43 09439
Général Boureima Condé, ministre de l’Administration du territoire et de la décentralisation

Les festivités commémoratives de l’an 61 de l’indépendance de la Guinée n’auront finalement pas lieu cette année. Initialement prévues le 02 octobre 2019, ces festivités ont été reportées en 2020. L’annonce a été faite lundi soir, 23 septembre 2019, par le ministre de l’administration du territoire et de la décentralisation, a appris Guineematin.com à travers un de ses journalistes.

Le général Bouréma Condé qui s’est exprimé à la télévision nationale, a justifié ce report par le retard accusé dans l’exécution des travaux d’infrastructures en cours dans la ville de Kindia et dans les autres préfectures de la région.

A suivre !

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