Le Fouta était-il contre l’indépendance ? Une calomnie monstrueuse de Sékou Touré

29 septembre 2019 à 17 05 17 09179

A l’occasion de ce 28 septembre 2019, date anniversaire du référendum gaulliste, l’ancien maire UPR de la commune urbaine de Labé, Elhadj Ibrahima Sampiring DIALLO, qui a aussi occupé des fonctions politiques au sein du Parti Etat de Guinée (PDG-RDA) s’est confié à la presse locale pour apporter son témoignage sur ce qu’il qualifie de « désinformation monstrueuse d’un fait historique » orchestré par le président Ahmed Sékou Touré en 1977 autour du nombre élevé de bulletin « oui » recensé au Fouta Djallon, rapporte un correspondant de Guineematin.com en Moyenne Guinée, à travers la vidéo ci-dessous.

En 1977, le président Ahmed Sékou Touré, parlant du Référendum du 28 septembre 1958 qui marqua, comme on le sait, un tournant capital dans les relations franco-guinéennes, avait déclaré que « toute la période de lutte de libération nationale, anticolonialiste, a aussi enregistré la démission, sinon la totalité des intellectuels peulhs, du moins de la plupart… Aussi faut-il souligner qu’au référendum du 28 septembre 1958, quand la Guinée brandissait le bulletin ‘’non’’ pour l’Indépendance et la dignité, c’est encore le Foutah qui brandissait le ‘’oui’’ pour signifier honteusement : « nous voulons rester soumis au colonialisme ! ».

Il ajoute : « Ils ne voulaient pas de l’Indépendance, ces Peuhls, et ils ont humilié notre peuple avec un vote massif de ‘’oui’’ », peut-on lire dans Unité Nationale, revue RDA n°98, 3ème édition, Mars 1977, Conakry, Page 200.
Pour l’ancien maire de Labé, Elhadj Ibrahima Sampiring Diallo, ce sont là « des propos fallacieux, une désinformation monstrueuse d’un fait historique, dont le but inavoué est d’ôter au Fouta tout mérite de participation à cette grande victoire du NON qui consacra l’Indépendance du territoire national. Evidemment, si on se laisse frapper par le chiffre 50.502 bulletins «oui » enregistrés dans cette région, on serait vite tenté de rejoindre ce point de vue erroné du régime qui tenait à occulter tous les autres aspects qui auraient permis de saisir objectivement la réalité du scrutin. Par contre, en étudiant cette question à l’inverse, c’est-à-dire en partant de l’élément fondamental qui est le vote du ‘’non’’ par rapport au nombre d’électeurs qui ont voté dans chacune des 26 circonscriptions, donc dans chaque région naturelle du territoire, on aboutit à une autre conclusion plus évidente à savoir que la Guinée Forestière constituée de 5 circonscriptions est la première des régions à voter massivement ‘’non’’, avec 99%. Le Foutah, avec ses 9 circonscriptions, occupe la 2ème place avec 98,6% de ‘’non’’.
On sait que pour l’ensemble du territoire, le scrutin a totalisé sur 1.200.171 électeurs réels, 1.130.292 bulletins ‘’non’’, soit 94%.

« Et c’est bien grâce à ce score que la Guinée put rejeter le projet de communauté franco-guinéenne et opté pour l’indépendance du territoire » a-t-il ajouté. « Dire donc que le Foutah ne voulait pas voter pour l’indépendance n’a été qu’une monstrueuse calomnie permettant au régime totalitaire de justifier l’injustifiable politique d’hostilité mise en œuvre contre cette région du pays » a-t-il conclu.

Depuis Labé, Idrissa Sampiring DIALLO pour Guineematin.com
Tél. : (00224) 622 269 551 & 657 269 551 & 660 901 334

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Lélouma : l’antenne locale du FNDC disperse une réunion de promotion de la nouvelle constitution

29 septembre 2019 à 14 02 30 09309

Une conférence d’information et de sensibilisation sur les avantages d’une nouvelle constitution en Guinée a été dispersée avant-hier, vendredi 27 septembre 2019, dans la commune urbaine de Lélouma, rapporte un correspondant de Guineematin.com en Moyenne Guinée.

Cette rencontre regroupait autour du préfet de la localité, Mohamed Deen Camara, une mission spéciale venue de Conakry dans le cadre d’une tournée de sensibilisation des populations de la région à l’adoption d’une nouvelle constitution en République de Guinée, les sous-préfets, les maires des communes urbaine et rurale ainsi que plusieurs autres cadres de l’administration déconcentrée.

C’est depuis le jeudi, 26 septembre 2019, que l’antenne locale du Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC) a pris des dispositions pour empêcher toute réunion de promotion du tripatouillage de la loi fondamentale guinéenne. Ses responsables, militants et sympathisants avaient déjà eu les échos du passage de cette mission venue de Conakry dans les préfectures de Koubia et Tougué. Ce qui aurait facilité la mobilisation des antis 3ème mandat pour le président Alpha Condé venus de tous les coins de la préfecture de Lélouma.

Dans la stratégie, ils ont investi la salle de conférence du bloc administratif préfectoral de Lélouma pour attendre que les conférenciers prononcent le mot magique, parce que dans l’avis de réunion, il était question pour les collectivités locales de présenter le bilan à mi-parcours des actions de développement financées par l’Agence Nationale de Financement des Collectivités (ANAFIC).

Ainsi, c’est lorsque les conférenciers ont abordé le sujet de la nouvelle constitution que les activistes du FNDC, massivement mobilisé ont perturbé la rencontre en exigent que les missionnaires de Conakry libèrent le plancher.

Les efforts déployés par le seul préfet de la localité, Mohamed Deen Camara, pour faire entendre raison n’ont pas permis de venir à bout de la détermination des adversaires du projet de nouvelle constitution en Guinée.

Finalement, les hôtes de marque (apparemment déposée) ont quitté les lieux sous escorte policière. La vidéo ci-dessous retrace l’ambiance électrique qui a caractérisé cette confrontation ouverte entre partisans et adversaires du 3ème mandat pour le président Alpha Condé.

Depuis Labé, Idrissa Sampiring DIALLO pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 622 269 551 & 657 269 551 & 660 901 334

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Cellou Dalein : Alpha Condé organise une mascarade électorale pour avoir son 3ème mandat

29 septembre 2019 à 13 01 38 09389

A l’occasion de l’assemblée générale hebdomadaire de son parti, le leader de l’UFDG s’est exprimé sur l’organisation des élections législatives en Guinée. Cellou Dalein Diallo soupçonne la CENI de vouloir organiser une mascarade électorale pour permettre au président Alpha Condé d’obtenir une majorité absolue à l’Assemblée nationale. Selon le chef de file de l’opposition guinéenne, le chronogramme annoncé par cette institution électorale est techniquement intenable.

C’est un Cellou Dalein Diallo très remonté qui s’est adressé à ses militants, fortement mobilisés à son siège à la minière hier, samedi 28 septembre 2019. Tout en décrivant une CENI aux ordres du président Alpha Condé, le leader de l’union des forces démocratiques de Guinée a appelé à la mobilisation pour arrêter le projet de troisième mandat.

« Nous sommes le 28 septembre. Cette date, c’est celle du stade en 2009. Mais, c’est aussi le 28 septembre 1958, lorsque toutes les forces politiques de Guinée se sont retrouvées, se sont rassemblées pour décider de voter « NON ». Ils se sont retrouvés pour décider d’aller ensemble à l’indépendance. Il est temps que tous les patriotes se retrouvent pour arrêter le projet de troisième mandat, comme on l’a fait en 1958. Monsieur Alpha Condé envisage de faire l’économie d’un référendum, en organisant une mascarade électorale, à l’occasion des législatives, pour s’octroyer la majorité qualifiée. Il va envoyer sa constitution devant une Assemblée où il détient la majorité qualifiée nécessaire à l’adoption d’une nouvelle constitution. Il faut qu’on l’arrête », a indiqué Cellou Dalein Diallo.

Pour le chef de file de l’opposition guinéenne, ce qui se prépare actuellement n’est pas une élection. « L’engagement d’appliquer les recommandations de la mission d’audit du fichier n’est pas clair. Ils ont décidé de faire six millions de fiches. Ils disent que c’est comme ça qu’on va reconnaitre les électeurs. Bon Dieu ! La machine est préparée, calibrée pour recevoir tout le monde, pour que chacun se fasse recenser avec toutes ces données Alpha et biométriques. C’est la recommandation. On a constaté que trois millions cent mille électeurs ne sont pas dédoublonés. Il y a un million six cent cinquante-deux électeurs qui n’ont pas de données biométriques. C’est la mission d’audit qui l’a dit. C’était un fichier taillé sur mesure pour réaliser le coup KO de 2015… Ils créent un chronogramme pour dire que l’enrôlement se fera en 25 jours, alors que vous avez six millions quatre cent mille électeurs qui arrivent, plus ceux qui ont atteint l’âge de voter entre 2015 et 2019. Vous pouvez faire ça en 25 jours ? Qu’est-ce qu’ils veulent ? A quoi servent les fiches ? Personne ne comprend. Mais, tout ça procède du même souci. Celui d’organiser un hold-up électoral à l’occasion des législatives et donner la majorité qualifiée à Alpha Condé », a expliqué Cellou Dalein Diallo.

Poursuivant sa logique, le leader de l’UFDG soutient qu’il ne coutait rien à la commission électorale nationale indépendante de défendre le chronogramme établi objectivement, en toute indépendance et en toute liberté. « Monsieur Kébé (le président de la CENI) est sorti à la Télé pour dire à tout le monde qu’il faut 235 jours après avoir reçu les ressources. Il a reçu les ressources à la mi-août, ils font l’exercice d’élaborer un chronogramme sur cette base, ça tombe sur avril (2020), les élections législatives. Alpha Condé dit NON. Il faut la fin d’année 2019. Il faut ramener à 100 jours. Mais, il y a des délais qui sont fixés par la loi ; ils disent ‘’on s’en fou’’ ! Avec toutes les complications de cette révision exceptionnelle. Alors que la loi dit que c’est du 1er octobre au 31 décembre qu’on fait la révision ordinaire. Et, on valide les listes le 08 janvier. On dit qu’on s’en fou de la loi. On fait ce que Alpha Condé veut. Voilà comment notre pays est gouverné… Alors, mes chers frères et sœurs, comme en 1958, il faut que vous soyez prêts à sortir pour arrêter cette machine, cette fraude électorale, la promotion d’un troisième mandat. Ça ne va plus tarder. Le FNDC (front national pour la défense de la constitution) va lancer le mot d’ordre, pour que tout le monde sorte ; et, qu’on refuse la dictature. Car, la dictature, c’est la négation du droit », a laissé entendre Cellou Dalein Diallo.

Mamadou Baïlo Keïta pour Guineematin.com

Tel : 622 97 27 22

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Labé : 30 responsables religieux outillés sur les statuts des foyers coraniques et lieux de culte

29 septembre 2019 à 12 12 40 09409

L’atelier d’élaboration/validation pour la réglementation des écoles coraniques et des lieux de culte musulman a pris fin hier vendredi, 27 septembre 2019, à Labé. Les travaux ont duré cinq jours et regroupés des acteurs religieux, des ONG islamiques, la société civile, des enseignants des foyers coraniques et leurs disciples venus de la région. La cérémonie a connu la présence des autorités administratives régionales, préfectorales et religieuses de Labé, rapporte Guineematin.com à travers son envoyé spécial.

Elhadj Mamadou Lamine Diallo

Cet atelier de cinq (5) jours a regroupé trente (30) participants venus des préfectures de Mali, de Tougué et de Labé. Elhadj Mamadou Lamine Diallo, point focal et émissaire du secrétaire général aux affaires religieuses, a dit sa joie devant la tenue de cette activité. « Au nom de Monsieur le gouverneur de la région, représentant du président de la République, le Professeur Alpha Condé et au nom de toutes les autorités et au nom des partenaires je suis comblé de joie. En plus, je suis comblé de joie par votre participation active pour le bon déroulement de ce présent atelier. Nous allons transmettre fidèlement vos idées. Nous allons associer toutes les idées des autres préfectures pour faire la synthèse finale. Nous remercions tout le monde. Nous allons nous battre pour réglementer les mosquées et les centres de mémorisation. Nous sommes vraiment fiers ».

Elhadj Madifing Diané

Présent à cette rencontre, Elhadj Madifing Diané, gouverneur de Labé, a invité les religieux à plus de professionnalisme dans l’exercice de leur fonction dans les lieux de culte musulman. « Vous qui êtes là, Dieu a bien voulu vous confier sa religion. Certains vont penser que vous êtes petit dans la salle. Non, parce que vous avez derrière vous des fidèles dans vos mosquées et dans vos localités. Vous êtes les détenteurs de la paix. C’est pour cette raison vous ne venez pas dans la mosquée ou faire une prière sans dire paix. Vous avez la responsabilité, c’est vous que Dieu a mis devant nous, et nous resterons derrière vous. Soyez respectueux de ce qui vient d’être dit du point de vue juridique. Soyez indulgents envers vos fidèles, donner leur la bonne formation, la formation utile, sans dévier les principes de l’islam », a conseillé le gouverneur.

Elhadj Ousmane Sow

Au nom des participants, Elhadj Ousmane Sow a promis l’application des enseignements issus des cinq jours de travaux. « Nous sommes contents de cette heureuse rencontre. Au nom des participants et à mon nom personnel nous vous remercions. Si là où les musulmans se rencontrent pendant cinq fois par jour n’est pas paisible, comment allons-nous apaiser les citoyens. Comment allons-nous apaiser les violences ou les conflits. Si Allah le veut bien, nous allons respecter la synthèse finale de ce présent statut. Nous remercions les partenaires techniques et financiers. On vous promet de s’engager davantage pour contribuer à la paix et à la cohabitation ».

Elhadj Badrou Bah, inspecteur régional aux affaires religieuses et imam de la grande mosquée

Prenant la parole, Elhadj Badrou Bah, inspecteur régional aux affaires religieuses et imam de la grande mosquée, a appelé les participants à jouer le rôle qui leur est dévolu. « On vous a pas appelé parce que vous êtes de ceux qui transmettent la parole d’Allah. Maintenant, si le président de la République demande de réunir les religieux pour ces rencontres, c’est-à-dire nous avons plus de fardeaux. Nous sommes ceux qui vont apaiser les violences. S’il y a des problèmes, ce n’est pas l’Islam qui est à la base. Si non, l’Islam c’est la paix, la concorde et la miséricorde. Nous remercions tout le monde. Nous vous demandons de restituer les enseignements tirés de cet atelier. Un imam ne doit pas se rebeller, il doit dire la vérité aux gens », conseille l’imam de Labé.

Il est à noter cet atelier a regroupé 30 participants qui ont échangé autour des statuts des foyers coraniques et des lieux des cultes musulmans afin de réglementer les mosquées et les centres mémorisation.

De Labé, Boubacar Ramadan Barry pour Guineematin.com

Tél. : 625698919/657343939

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Le DPE de Boké en colère contre les écoles privées : « on va vous tricoter, si…»

29 septembre 2019 à 12 12 06 09069
Elhadj Dembo Amirou Dramé, directeur préfectoral de l’éducation de Boké par intérim

A la veille de la rentrée scolaire prévue le 03 septembre prochain, le directeur préfectoral de l’éducation de Boké par intérim a convié les responsables des écoles privées de la préfecture à une rencontre ce samedi, 28 septembre 2019. Elhadj Dembo Amirou Dramé a dénoncé les agissements de certaines écoles privées et a mis en garde leurs responsables, rapporte le correspondant de Guineematin.com dans la préfecture.

Cette rencontre fait suite à des problèmes rencontrés dans certaines écoles privées de la ville de Boké lors des derniers examens nationaux. Le DPE par intérim indexe principalement trois groupes scolaires, fustigeant l’attitude de leurs responsables. « On pensait que notre objectif commun était de qualifier le système éducatif guinéen. Mais, ce qui s’est passé pendant le Bac est une honte pour les écoles privées comme ELITE, LAMINE GUIRASSY et COS. Ces écoles nous ont créés des problèmes. On a pris des fondateurs et chefs d’établissements la main dans le sac : ils traitaient les sujets et envoyaient dans les salles d’examen. On est parti jusqu’à la gendarmerie et ils ont trouvé encore des moyens de remonter la population contre nous. Dieu seul sait comment on s’en est en sorti », a-t-il raconté.

Poursuivant sa dénonciation, Elhadj Dembo Amirou Dramé indique que ces écoles ont même fait composer des enseignants à la place de certains élèves. « Ces écoles ont fait composer 11 professeurs à la place des candidats normaux. Mais, parmi ces 11 professeurs, seul 1 est admis. C’est encore une honte pour vous, parce que vous vous décrédibilisez encore plus. Vous avez trahi les enfants, leurs parents, et le système éducatif. Vous êtes partis jusqu’à demander aux candidats de payer 1 million 500 mille francs pour qu’ils soient admis. Mais Dieu ne dort pas : vous allez manger cet argent, vos ventres vont se ballonner et c’est le diabète et la tension qui vont vous terrasser », a dit le DPE de Boké par intérim.

Très en colère, le responsable éducatif a menacé de fermer toute école qui ne se conformera pas à la réglementation en vigueur. « Je vous dis que cette pagaille est terminée. Peut-être que vous êtes forts de quelqu’un, mais moi aussi je suis fort du ministre. Vous ne pouvez pas nous intimider. Et, si vous blaguez avec nous, on va vous tricoter. Nous donnerons un avertissement à COS, LAMINE GUIRASSY et ELITE, avec des ampliations pour l’inspection régionale de l’éducation et pour le département. Nous allons contrôler ces écoles avec tous les dossiers : s’il manque un seul document, nous allons fermer l’école. Nous demanderons aux fondateurs de licencier tous les enseignants et responsables indélicats qui arnaquent les parents. Nous allons tracer une ligne de conduite pour toutes les écoles privées, et celles qui s’en éloigneront vont nous trouver sur leur chemin », a prévenu le directeur préfectoral de l’éducation de Boké par intérim.

Présent à la rencontre, les responsables des trois écoles privées n’ont pas souhaité réagir à cette sortie du premier responsable éducatif de Boké.

De Boké, Abdourahmane N’diaré Diallo pour Guineematin.com

Tel. 628-98-49-38

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Beyla : autorités et populations s’engagent à consolider la paix

29 septembre 2019 à 11 11 59 09599

Comme annoncé dans nos précédentes dépêches, la mission pour la consolidation de la paix et le dialogue continue son périple à travers la Guinée pour échanger avec les différentes couches socioprofessionnelles. C’est dans ce cadre que la délégation a été reçue à Beyla dans la journée d’hier vendredi, 27 septembre 2019, par les autorités et les populations à travers leurs représentants, a constaté sur place Guineematin.com à travers son envoyé spécial.

La délégation, conduite par l’honorable Christian Sinata Touré, a été reçue en premier lieu par le préfet de Beyla, Lamine Cissé, entouré de ses principaux collaborateurs.

Après le souhait de bienvenue, le forum a débuté en présence de 40 participants locaux venus de toutes les couches socioprofessionnelles de Beyla. Le forum porte sur la connaissance du projet intitulé « appui au dialogue et participation politique inclusive en Guinée ».

Le président délégué du projet et directeur de cabinet de l’Assemblée Nationale, Dr Jean Edouard Sagno, a indiqué aux participants que ce projet a été initié par le Système des Nations Unies à travers le Haut Commissariat des Nations Unies pour les Droits de l’Homme en Guinée (HCDH) et le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) et porté par l’Assemblée Nationale et le ministère de l’Unité nationale et de la Citoyenneté. Selon lui, la démarche vise à préserver la paix et le dialogue politique inclusifs en Guinée. Le projet intègre la société et les personnes réputées de grande intégrité, au nombre de 12, et dénommées Groupe National de Contact (GNC).

Dr Jean Edouard Sagno a mis l’occasion à profit pour justifier le contexte et l’importance d’un tel projet pour la Guinée, souvent confrontée à la violence pendant les joutes électorales. Il a énuméré les acteurs impliqués, les moyens mis en place et précisé la durée du projet. Ensuite, Dr Jean Edouard Sagno a donné la parole aux participants pour identifier les causes de conflits à Beyla et les pistes de solution pour éviter les violences avant, pendant et après les élections.

Dans leurs réponses, les participants ont à leur tour énuméré les problèmes qui fragilisent la paix à Beyla : les problèmes électoraux, les problèmes domaniaux, le non respect des aînés, le non respect de la loi et le manque de considération pour l’autorité, entre-autres.

Pour consolider la paix dans cette préfecture de la Guinée forestière, les participants de toutes les couches ont convenu de cultiver le dialogue, la tolérance et surtout le respect de la loi.

Selon le père Abbé Justin l’implication de plusieurs acteurs est une nécessité pour la préservation de la paix. « Pour qu’il y ait la paix, il faut plusieurs implications : la famille, l’école et la religion. Si ces trois structures s’impliquent sérieusement dans le maintien de la paix, je pense que la paix ne sera plus un rêve mais une réalité », a dit le religieux.

Pour le juge de paix adjoint de Beyla, Mohamed Lamine Barry, les problèmes de la préfecture se résument en deux catégories. « C’est les problèmes domaniaux qui entraînent souvent des conséquences graves entre les populations, voire entre des familles. Et le second, c’est l’impunité… Puisque certains se considèrent comme supérieurs à d’autres, surtout pendant les élections ».

Pour y faire face, le magistrat pense que les sages ont un rôle déterminant à jouer pour le maintien et la consolidation de la paix. Il ajoute que chacun a sa partition pour apaiser le climat sociopolitique à Beyla avant d’appeler tous à faire confiance à la justice qui est là pour tous les citoyens.

Pour sa part, le préfet Lamine Cissé s’est réjoui de la tenue d’une telle rencontre à Beyla avant d’inviter les citoyens à cultiver la paix et le dialogue entre toutes les couches socioprofessionnelles. « Quelque soit l’ampleur d’un problème, même s’il s’agit de la guerre, ça finit toujours au tour de la table. C’est pourquoi, il est intéressant que vous qui avez suivi cette formation, que vous deveniez un modèle de paix et que vous restituez ces enseignements à ceux qui n’ont pas eu la chance d’être parmi nous… Et Beyla a le souci de son développement, c’est pourquoi, nous allons tous œuvrer à la consolidation de la paix, au dialogue et au respect des droits de l’homme dans l’unité et la participation inclusive », a dit le préfet.

Devant la délégation et les participants, Lamine Cissé a martelé que la paix règne à Beyla et qu’elle sera renforcée et consolidée pour le bien de tous.

La délégation a mis le cap sur d’autres préfectures de la Guinée Forestière. Ce samedi 28 septembre 2019, elle des visites conjointes à Lola avant le forum de N’zérékoré prévu le 1er octobre 2019.

Depuis N’Zérékoré, Abdallah BALDE pour Guineematin.com

Tél : 628 08 98 45

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Promotion de la paix en Guinée : Justin Morel Junior explique la genèse de son projet (avec vidéo)

29 septembre 2019 à 11 11 49 09499

L’expert du Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD), Justin Morel Junior, ancien ministre guinéen de la communication a expliqué autorités locales et aux acteurs concernés dans la préfecture comment l’idée de son projet « appui au dialogue et participation politiques inclusifs en Guinée » est-elle venue, rapporte un correspondant de Guineematin.com en Moyenne Guinée, à travers la vidéo ci-dessous.

Selon l’orateur, l’initiative est partie du constat selon lequel la Guinée bien souvent connait des crises de confiance entre ses citoyens. « Pour cela, le pays a souvent eu à faire appel à l’expertise internationale, à la communauté internationale pour ramener tout le monde autour de la table de dialogue et pour permettre aux uns et aux autres de retrouver le chemin de l’entente cordiale. Partant de cela, le système des Nations Unies s’est rendu à l’Assemblée Nationale (AN) pour proposer ce projet. Puis au Ministère de la Citoyenneté et de l’’Unité Nationale, qui ont tous deux accepter de co-piloter, de gérer ce projet avec les Nations Unies, vu son importance sociopolitique. Partant de cela, des activités ont été engagées et des personnalités identifiées parmi lesquelles se situe si heureusement le frère que nous avons ici, ancien ministre de la République, ancien ministre de l’Education, le frère Ousmane Souaré. Il est désormais membre du Groupe National de Contact (GNC) dont l’objectif est de faciliter le dialogue en Guinée. Que ce dialogue soit réalisé par des guinéens. Que plus jamais les guinéens ne connaissent de crises qu’eux-même soient incapables de surmonter par la médiation de ses propres fils » a-t-il indiqué.

Depuis Pita, Idrissa Sampiring DIALLO pour Guineematin.com
Tél. : (00224) 622 269 551 & 657 269 551 & 660 901 334

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Boké : le dialogue et la paix au centre d’un forum préfectoral

29 septembre 2019 à 11 11 37 09379

Dans le cadre de la mise en œuvre du projet intitulé « Appui au dialogue et participation politique inclusive en Guinée » financé par le système des Nations Unies, un forum préfectoral sur la paix a été organisé le vendredi, 27 septembre 2019, à Boké. La rencontre a connu la présence de nombreux acteurs et a porté sur la promotion du dialogue et de la paix dans la préfecture, rapporte le correspondant de Guineematin.com sur place.

C’est en prélude aux échéances électorales à venir (les législatives prévues en fin d’année et la présidentielle de 2020) que des forums de ce genre se tiennent en ce moment dans plusieurs préfectures du pays. Une délégation composée de députés issus des trois groupes parlementaires à l’Assemblée nationale et de représentants du système des Nations Unies en Guinée, du ministère de l’unité nationale et de la citoyenneté, du groupe national de contact ainsi que de la société civile, est arrivée dans ce cadre dans la ville de Boké.

La mission a été reçue dans la salle de conférence de la préfecture par les autorités locales et de nombreux citoyens de Boké. La rencontre a été consacrée à la sensibilisation de la population sur la nécessité de dialoguer et de préserver la paix et la cohésion sociale.

Dr Alpha Mamadou Baldé, député uninominal de Tougué

« L’objectif, c’est de sensibiliser nos citoyens sur les concepts de paix, d’unité nationale et de la citoyenneté. Il y a des préfectures conflictogènes qui ont été identifiées, dont Boké fait partie, et nous couvrons près de 20 préfectures. La prévention des conflits est une préoccupation de tout le monde. On veut la participation active des jeunes et des femmes parce que généralement ce sont les couches les plus sensibles et c’est aussi eux qui sont marginalisés. On ne peut pas parler de paix sans la jeunesse. Mais, il faut le dire, les jeunes ont besoin de travail décent, ils ont besoin d’éducation. Dans l’administration, si vous constatez, il y a très peu d’occupations pour les jeunes et les femmes. Tout est occupé par la première génération depuis l’indépendance. Et, même dans les partis politiques, c’est les mêmes réalités. Les jeunes et les femmes sont marginalisés », a dénoncé Dr Alpha Mamadou Baldé, député uninominal de Tougué et membre de cette mission.

Mme Nounkoumba Sy, directrice nationale adjointe de la citoyenneté

Représentant le ministère de l’unité nationale et de la citoyenneté à cette rencontre, Nounkoumba Sy, directrice nationale adjointe de la citoyenneté, a invité les participants à mettre en application les leçons tirées de ce forum. « Je demande à tous les intervenants sur la problématique de la paix à s’inspirer désormais de cet important outil d’aide à la décision. Cette stratégie aura pour finalité, la mise en place d’un mécanisme réactif de coordination des efforts de vigilance face aux divers facteurs de conflits et de renforcement de la cohésion sociale dans toutes les régions de notre pays », a-t-elle indiqué.

Mme Zeinab Diaby, représente du Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’Homme

De son côté, Mme Zeinab Diaby, la représente du Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’Homme à ce forum, a réitéré la volonté de l’institution de soutenir la Guinée dans la prévention des conflits et le maintien de la paix. « Le rôle des nations unies, c’est d’accompagner la Guinée à prévenir les conflits et le respect des lois. Notre but est de promouvoir, de contrôler et de renseigner sur les droits de l’Homme. Le Haut-commissariat des nations unies s’engage aux côtés des Guinéens pour lutter contre l’impunité et prévenir les conflits y compris ceux en période électorale », a-t-elle assuré.

Quant aux participants, ils disent avoir beaucoup appris de cette rencontre, et promettent de mettre en application les connaissances acquises.

De Boké, Abdourahmane N’diaré Diallo pour Guineematin.com

Tel. 628984938

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Conakry : le CIRD lance une campagne de collecte de fonds pour la réalisation de ses activités

29 septembre 2019 à 11 11 20 09209

Le Centre International de Recherche et de Documentation (CIRD), situé à Kipé, dans la commune de Ratoma, a lancé ce vendredi, 27 septembre 2019, une campagne de collecte de fonds. Cette action va s’étendre sur cinq (5) ans et vise à permettre à la structure de récolter des fonds pour pouvoir réaliser ses activités de recherche scientifiques, a appris sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Depuis sa création en 2015, le Centre International de Recherche et de Documentation (CIRD) n’a bénéficié d’aucune assistance financière. Selon nos informations, toutes les activités réalisées jusque là ont été financées sur fonds propres par la fondatrice et présidente du Conseil d’Administration. C’est pour faire face à ce défi que cette campagne de collecte de fonds a été lancée avec en toile de fond la réalisation d’une série d’activités littéraires et scientifiques.

madame Safiatou Diallo, fondatrice et présidente du Conseil d’Administration du CIRD

Pour madame Safiatou Diallo, fondatrice et présidente du Conseil d’Administration du CIRD, le secteur privé doit s’impliquer dans le soutien à la recherche et à l’éducation. « J’ai toujours pensé au partenariat public-privé. Pour moi, le privé peut bien financer le public. Donc, le CIRD est un centre de recherche à but non lucratif, mais ça n’empêche pas d’avoir des fonds privés. Le financement du CIRD a été entièrement jusque-là assuré par mon époux et moi-même. Nous avons pensé aux autres. C’est pourquoi, nous avons demandé aux gens de venir soutenir les activités de recherche. Nous avons un plan stratégique sur cinq ans et ce plan stratégique a déjà commencé. On a besoin d’être financés, même si nous avons des institutions nationales et internationales qui nous soutiennent. C’est important que le privé comprenne qu’il faut mettre la main dans la poche pour soutenir la recherche et l’éducation. Parce que l’Etat ne peut pas tout faire », a-t-elle laissé entendre.

Ahmed Tidiane Souaré, ancien Premier ministre

Prenant part au lancement de cette campagne de collecte de fonds, Ahmed Tidiane Souaré, ancien Premier ministre, a salué les actions réalisées jusque-là par le CIRD dans le domaine de la recherche scientifique avant de promettre de soutenir la structure. « Je voulais avant tout saluer l’esprit et l’initiative. Parce que, le Centre International de Recherche et de Documentation est une institution libérale qui opère de grandes actions dans le domaine de la recherche et de la documentation. Il est évident que ses activités appellent un soutien logistique, institutionnel et un soutien financier également. Donc, c’est de bonne guerre que cette campagne de collecte de fonds a été lancée. C’est avec beaucoup de plaisir que j’ai participé au nom de mon institution, le cabinet GIM. Nous avons renouvelé notre engagement à soutenir le CIRD et nous avons promis de libérer quelques montants dans le cadre de la mobilisation des fonds », a-t-il révélé.

Il faut rappeler qu’à titre provisoire, un engagement pour le payement d’un montant de 159 millions de francs guinéens à la fin de cette année a été pris par les invités présents à l’occasion du lancement de cette campagne de collecte de fonds.

Siba Guilavogui pour Guineematin.com

Tel : 620 21 39 77/ 662 73 05 31

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Conakry : les trois romans de Dr Mory Mandiana Diakité présentés et dédicacés

29 septembre 2019 à 11 11 03 09039

Les rayons des librairies de la Guinée s’enrichissent de nouvelles œuvres littéraires avec la publication de trois livres. Ces œuvres, signées de Dr Mory Mandiana Diakité, sont : De la Savane Africaine en Chine Populaire ou l’Etrange parcours d’un Peulh du Wassolon ; Kunfèko ou la fabuleuse histoire d’un natif de Dakana ; et Le Soleil de la Démocratie. La présentation et la dédicace de ces 3 productions ont eu lieu dans la journée du vendredi dernier, 27 septembre 2019, à la maison de la presse de Kipé, dans la commune de Ratoma, constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Dr Mory Mandiana Diakité, l’auteur de ces trois romans, a fait ses études supérieures à l’Institut Agronomique et Vétérinaire Valery Giscard d’Estaing de Faranah, avant de suivre d’autres formations en Chine. Dr Diakité est Ingénieur Agronome, spécialisé en protection des végétaux, titulaire d’un doctorat en Chimie.

Dr Mory Mandiana Diakité, l’auteur des trois romans

Dans son discours, Dr Diakité est revenu sur les thèmes abordés dans ses trois romans. « Le premier roman est intitulé De la Savane Africaine en Chine Populaire ou l’Etrange parcours d’un Peulh du Wassolon. Ce roman retrace un peu les évènements socioculturels dont j’ai été témoin ou victime depuis mon enfance dans la savane guinéenne jusqu’en République populaire de Chine. Il y a plein d’évènements socioculturels qui sont abordés et qui peuvent vraiment aider la génération montante à s’inspirer ou à comprendre ce qui se passe en milieu rural et dans la savane guinéenne particulièrement. Le deuxième livre est intitulé Kunfèko ou la fabuleuse histoire d’un natif de Dakana. Il plonge le lecteur dans la naissance de Kunfèko, qui en est le personnage principal. Il permet de comprendre beaucoup de phénomènes comme la politique, le maraboutage, la circoncision, le fétichisme et la mal gouvernance. Le troisième livre, c’est le Soleil de la Démocratie. Donc, ce livre décrit l’avènement du multipartisme en Afrique de façon générale. Vraiment c’est une fiction politique qui dresse un diagnostic généralisé et condensé de l’avènement du multipartisme dans notre pays et particulièrement ses conséquences sur les relations sociales, sur la gouvernance économique », a-t-il expliqué.

Facely II Mara, président de l’Association des Ecrivains de Guinée

Présent à cette cérémonie, Facely II Mara, président de l’Association des Ecrivains de Guinée, s’est réjoui de la dédicace des trois livres dans les locaux de la maison de la presse. Ensuite, il a félicité l’auteur, Dr Mory Mandiana Diakité, pour son travail pour qui il a sollicité un standing-ovation. « Cher Dr Diakité Mory Mandiana, en publiant ces ouvrages, tu viens de tomber dans les bras de la temporalité tel lâché dans les bras de Morphée. Tant mieux. Pour se faire, tu es assis pour toujours dans son fauteuil dodu et cossu. Félicitation à toi Dr Mory Diakité. Pour notre auteur vedette, permettez, distingués invités, que je vous demande humblement des applaudissements frénétiques dans la position debout ».

Mamadou Mouctar Baldé, représentant de la maison d’édition Harmattan Guinée

Pour sa part, Mouctar Baldé, représentant de la maison d’édition Harmattan Guinée, a indiqué que les trois livres de Dr Mory Mandiana Diakité ont été publiés chez l’Harmattan Sénégal. « Au nom de la maison mère Harmattan, c’était un devoir pour nous d’être aux côtés de Dr Mory pour la présentation et la dédicace de ces trois ouvrages. Notre présence consiste à rassurer Dr Mory Mandiana Diakité de notre engagement et de notre disponibilité à l’accompagner dans la promotion de ses trois ouvrages. Après cette présentation, l’Harmattan Guinée prendra la relève pour mettre Dr Mory Mandiana Diakité en face de nos étudiants dans les établissements secondaires et universitaires pour qu’il puisse partager son expérience d’écrivain avec nos étudiants et nos élèves », a-t-il annoncé.

La cérémonie s’est achevée par la dédicace des livres achetés par le public, massivement mobilisé pour la circonstance.

Siba Guilavogui pour Guineematin.com

Tel : 620 21 39 77/ 662 73 05 31

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Entrepreneuriat jeune : « Si vous attendez encore que les pouvoirs publiques fassent tout, l’Afrique ne se développera jamais… »

29 septembre 2019 à 10 10 43 09439

Les travaux du premier forum international de la jeunesse africaine se poursuivent à Agadir au Maroc. Hier vendredi, il a été question de plusieurs sujets dont ceux relatifs à l’entrepreneuriat jeune et aux politiques locales en Afrique. Dr Rachid OUMLIL de l’école nationale de commerce d’Agadir, les maires d’Agadir, de Tian au Cameroun et de Faranah en Guinée étaient les conférences de ces différents ateliers.

Dr Rachid OUMLIL

« On ne peut pas voir l’emploi des jeunes qu’avec des lunettes, mais avec des actions et des idées locales et novatrices, basées sur l’entreprenariat ». Ces propos sont de Dr Rachid OUMLIL, enseignant à l’école nationale de commerce d’Agadir, qui poursuit en martelant qu’il faut arrêter de penser que la solution vienne toujours des autres, il faut sortir de sa boite, si vous attendez toujours l’Etat, les politiques publiques ou les partenaires, l’Afrique devra encore attendre et malheureusement pour longtemps avant de se développer, et cela je ne le souhaite pas.

Au Maire d’Agadir, de la commune de Tian au Cameroun et de Faranah en Guinée, de renchérir les mêmes propos s’agissant « des réussites des politiques locales. A l’élu communal de la ville d’Agadir qui accueille ce forum, d’ajouter ceci « je n’apprécie pas l’attitude d’un jeune qui pense tout son temps à critiquer sans pouvoir proposer quelque chose. C’est bien de critiquer certes,, mais il faut proposer des solutions pour soi, sa communauté et son pays » fin de citation. Cela, poursuit-il, à travers des projets d’initiatives entrepreneuriales, et ne pas toujours compter sur l’Etat.

Quant à Oumar CAMARA jeune maire de la commune urbaine de Faranah, il a mis l’accent sur ce que sa commune fait pour promouvoir la jeunesse en général. Il s’agit des sessions de formation sur la citoyenneté, concernant l’agriculture, la santé et l’environnement. L’environnement, en ce qui concerne principalement l’accès à l’eau potable et la protection du fleuve Niger qui se trouve aujourd’hui menacé par les actions anthropiques.

Naturellement, il a terminé son propos par le partage de l’expérience de son équipe dans les élections communales ou il a remporté, dans le fief du pouvoir, ce qui n’est pas à négliger.

Des interventions fortement appréciées par l’assistance qui n’a pas manqué d’animer la série des questions-réponses.

Idiatou CAMARA à Agadir pour guineematin.com et radioenvironementguinee.org

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Commémoration du 28 septembre 1958 : des arrestations à Conakry

29 septembre 2019 à 10 10 00 09009

Pour commémorer le 61ème anniversaire du NON de la Guinée à la France coloniale, le mouvement « Sékoutouréisme » a organisé un carnaval à Conakry hier, samedi 28 septembre 2019. Mais, la manifestation a été dispersée par les forces de l’ordre qui ont procédé à plusieurs interpellations, dont une journaliste de Guineematin.com qui couvrait le carnaval.

Plusieurs activistes de la société civile et de nombreux autres citoyens ont pris part à cette manifestation. Ils voulaient, à travers ce carnaval, commémorer le NON de la Guinée à la communauté proposée par le général Charles De Gaulle. Un vote qui a eu lieu le 28 septembre 1958 et qui a permis à notre pays de proclamer son indépendance quatre jours plus tard.

Habillés majoritairement en T-shirts blancs et noirs, les manifestants se sont rassemblés au rond-point de Belle-Vue. Les organisateurs de la manifestation ont même pris des dispositions pour ne pas empêcher la circulation. Malgré tout, ils ont été stoppés peu après leur départ, par les forces de l’ordre.

Les policiers ont jeté des gaz lacrymogènes pour disperser les manifestants. Ils ont ensuite procédé à plusieurs interpellations : Oumar Sylla (Foniké Mengué), coordinateur du mouvement « Sékoutouréisme », Mamadou Baïlo Barry, directeur exécutif du mouvement « Destin en main » et plusieurs autres activistes de la société civile ont été interpellés.

Ils ont été embarqués avec la journaliste Salimatou Diallo, reporter du site d’informations Guineematin.com et un cadreur de la télévision Espace (les deux couvraient la manifestation) et conduits au commissariat spécial du stade du 28 septembre de Conakry. Ils y passeront plus d’une heure de détention avant d’être libérés suite aux appels des médias à la hiérarchie policière.

Les forces de l’ordre ont justifié leur intervention par le fait que la manifestation était interdite. Une version démentie par les organisateurs, qui assurent que le carnaval était effectivement autorisé et qu’ils avaient même payé de l’argent pour que leur mouvement soit sécurisé.

Guineematin.com dénonce ces arrestations détentions et demande aux médias d’exiger aux services de sécurité et aux autorité du pays le respect de la Loi portant Liberté de la presse en République de Guinée.

La rédaction

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Cellou sur les massacres du 28 septembre 2009 : « il faut qu’il y ait de la justice »

29 septembre 2019 à 9 09 21 09219
Cellou Dalein Diallo, président de l’UFDG

« J’étais au stade. Je suis sorti de là dans le coma. Un militaire a sorti son arme, il a tiré sur moi. Il a dit où est Dalein, où est Dalein. Mon garde du corps a pris la balle sur l’épaule. J’étais blessé à la tête, je saignais du nez, de la bouche. J’avais les cottes cassées. Je suis prêt à pardonner ; mais, il faut qu’il y ait la justice ».

Comme tous les samedis, l’union des forces démocratiques de Guinée (UFDG) a tenu, ce 28 septembre 2019, son assemblée générale hebdomadaire à son siège à la manière. Et, c’est son leader, Cellou Dalein Diallo, qui a présidé la rencontre. Une rencontre au cours de laquelle le chef de file de l’opposition guinéenne a évoqué avec beaucoup d’émotions, les crimes perpétrés le 28 septembre 2009 au stade du même nom à Conakry. Devant ses militants, Cellou Dalein Diallo a dit être prêt à pardonner. Mais, précise-t-il, il faut qu’il y ait de la justice, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui était au siège de l’UFDG.

Au cours de cette rencontre politique de son parti, le leader de l’UFDG s’est remémoré les tristes et douloureux évènements du 28 septembre 2009 à Conakry. Tout en réclamant justice, Cellou Dalein Diallo a évoqué les atrocités qui ont été commises contre la foule qui était massée à l’enceinte du stade de Conakry, à l’appel des forces vives (partis politique, syndicat, société civile).

Cellou Dalein Diallo, président de l’UFDG

« Il y a dix ans, vous étiez massivement sortis pour aller exiger plus de démocratie, plus de liberté pour notre peuple. Beaucoup d’entre nous, arrachés à notre affection par des forces de défense et de sécurité, n’avaient pas pu rejoindre leur domicile. Ils s’étaient acharnés contre les manifestants au stade du 28 septembre. Nous avions assisté à des spectacles insoutenables. 157 morts, 100 disparus, 100 femmes violées en plein jour, dans notre capitale. Ce n’est pas facile d’oublier ça. Jusqu’à présent, malgré l’existence de deux rapports dressés par une commission mise en place par les Nations Unies, il n’y a pas eu de procès. Mais, nous devons exiger le procès, non pas pour que certains aillent en prison, mais pour notre peuple, pour que les victimes et les coupables admettent ensemble que ce sont des actes inhumains, dégradants qui ont été commis, pour que ça ne se répète pas. Parce que l’impunité encourage la récidive. Il faut que les guinéens soient d’accord que ce sont des actes répréhensibles, inhumains qui ont été commis. Et, que nul ne soit jamais fier d’avoir commis des actes de cette nature. On doit avoir honte si on a participé à ces massacres », a dit Cellou Dalein Diallo devant ses militants.

Tout en accusant le président Alpha Condé de refuser, « pour des calculs politiciens », le procès des massacres du 28 septembre, le chef de file de l’opposition guinéenne précise que la justice ne signifie pas nécessairement la prison. « Mais, lorsque des actes répréhensibles ont été commis, la justice du pays doit dire que ce sont des actes répréhensibles, prévus dans la loi. Aujourd’hui, rien ! Mais, ce n’est pas étonnant. Et, ça a continué lors de nos manifestations. De 2011 à maintenant, 104 guinéens ont été tués. A Zogota, à 01 heure du matin, les forces de l’ordre chargées d’assurer la sécurité des guinéens, investissent un district et tuent de paisibles citoyens. Et, jusqu’à présent, il n’y a pas de procès. On a violé les droits des gens à Galapaye. Ces derniers n’ont jamais pu être rétablis dans leurs droits. Il faut que la Guinée tourne ces pages de la violence d’Etat, pour qu’on avance vers la réconciliation. Et, que nous prenions conscience que nous sommes tous des frères ; et, on n’a pas le droit de violer les droits de son frère, de lui ôter la vie. Sinon, c’est toute la société qui reste de son côté, au-delà des appartenances ethniques et politiques. Ce qui s’est passé le 28 septembre, ce n’est pas une ethnie. C’est la Guinée qui a été touchée. Et, les gens sont morts, ils n’ont pas eu droit à la justice. Un viol en plein jour, au XXIème siècle, au stade », a-t-il dénoncé.

Pour sortir de ce « cycle de violence », le leader de l’UFDG soutient qu’il faut aller vers la réconciliation. « Mais, avant de tourner la page, il faut la lire. Faire en sorte qu’on distingue et qu’on discerne le bien du mal. C’est un mal de tuer un être humain. C’est un mal de garantir l’impunité à un assassin, fut-il votre frère ou votre mère… J’étais au stade. Je suis sorti de là dans le coma. Un militaire a sorti son arme, il a tiré sur moi. Il a dit où est Dalein, où est Dalein. Mon garde du corps a pris la balle sur l’épaule. J’étais blessé à la tête, je saignais du nez, de la bouche. J’avais les cottes cassées. Je suis prêt à pardonner ; mais, il faut qu’il y ait la justice. Le jeune soldat qui avait tiré sur moi, j’ai appris plus tard qu’il a été découpé vivant. Je ne me suis pas réjoui d’une mort si cruelle, infligée à un compatriote de manière extrajudiciaire. J’ai condamné l’acte. Il faut que ça s’arrête par un vrai processus de réconciliation. Des rapports ont été produits par nos religieux sur ce qu’il faut pour aller à la réconciliation… Ils sont mis dans les tiroirs. Les tiroirs de monsieur Alpha Condé. Rien n’a été mis en œuvre. Or, les guinéens ont besoin de réapprendre à vivre ensemble dans la fraternité, la tolérance, la solidarité. L’UFDG au pouvoir, le fera », a déclaré Cellou Dalein Diallo.

Mamadou Baïlo Keïta pour Guineematin.com

Tél. : 622 97 27 22

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Massacre du 28 septembre 2009 : l’UFR réclame justice

29 septembre 2019 à 8 08 48 09489

Une décennie après les crimes du 28 septembre 2009, les victimes continuent toujours à réclamer la vérité et la justice. C’est avec beaucoup d’émotion que les victimes de cette sauvagerie primitive racontent leur mésaventure qui a coûté la vie à plus de 150 guinéens, sans compter la centaine de femmes violées et le millier de portés disparus. L’essentiel des débats de l’assemblée générale de l’Union des Forces Républicaines (UFR) d’hier, samedi 28 septembre 2019, a porté sur cette tragédie, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Le président de la séance de ce jour, l’honorable Ibrahima Bangoura, est longuement revenu sur la cruauté qui a caractérisé cette journée du 28 septembre 2009. « Ce jour, ils ont fait disparaître les gens dans des conteneurs. J’ai un travailleur, il s’appelle Bongo. Ce dernier m’a dit ce jour, patron, il y a un de mes petits qui m’appelle. Nous étions tous ensemble au stade. Il me dit qu’ils sont dans un conteneur et ils sont nombreux dans le conteneur. Mais, il ne sait pas l’endroit où ils sont. Il y a des filles parmi eux. Ainsi, Bongo s’est mis à appeler le jeune homme, le premier jour du 28 septembre 2009. Il l’a appelé toute la nuit, ils ont échangé. Le lendemain, mardi 29 septembre, il l’a appelé. Le 3ème jour, il a dit à Bongo, je ne sais pas si nous pouvons continuer à parler parce que mon téléphone se décharge. Au moment où il disait ça, son téléphone s’est éteint. Et jusqu’ici, ce petit n’a pas été retrouvé. Ils ont mis les gens, composés des filles et des garçons, dans un conteneur et on les a fait disparaître. C’est ça les événements du 28 septembre », a-t-il raconté.

Honorable Ibrahima Bangoura

Poursuivant, Elhadj Ibrahima Bangoura a fait savoir que les victimes ont réellement besoin aujourd’hui de justice. « Ça fait 10 ans, nous avons tout fait pour qu’il y ait un procès équitable, pour que justice soit rendue à ces victimes. Surtout les femmes qui ont été violées, qui sont encore là, en train de vivre cela dans leur chair. A ceux qui ont été blessés, qui ont perdu la vue, qui ont perdu un membre et qui sont traumatisés à vie. Donc, ce drame mérite une justice et jusqu’ici nous attendons ».

Selon Ibrahima Bangoura ce sont les mêmes gens qui refusent que justice soit faite dans cette affaire qui sollicitent aujourd’hui un 3ème mandat pour Alpha Condé. « Mais, ceux-ci n’ont aucune idée du drame, de ce que le peuple a vécu et est en train de vivre ».

Dans la même lancée, l’ex ministre de l’élevage, Mohamed Tall dira qu’il a frôlé la mort le 28 septembre 2019, en compagnie de Bakary Goyo Zoumanigui, secrétaire général de l’UFR. « Dans le stade, on a vu les gars rentrer et tirer. Quand j’ai vu ça, mon premier reflexe a été de me lever pour fuir. Mais, le général Bakary Goyo Zoumanigui m’a dit non, il ne faut pas bouger. Il dit, quand c’est comme ça, ne bouge pas, sinon tu risques de trouver la mort dans les mouvements. Mais là où on était, on a senti les tirs se rapprocher. Il nous a dit de bouger. Nous sommes allés vers les issues, mais c’était bloqué. Entretemps, ils avaient tellement massacré, il y avait moins de militaires sur la pelouse. On sort vers le portail de l’autoroute. C’était fermé. Nous étions une centaine de personnes coincées dans ce couloir. C’est là que j’ai vu un gendarme et un agent de la CMIS pointés leurs armes sur nous en disant, tuez-les. J’ai cru que c’était fini. C’est après que j’ai compris pourquoi on n’a pas trouvé la mort en ce moment-là. C’est parce que leurs munitions étaient finies. Dans le rapport des Nations Unies, quand je l’ai lu, c’est là où j’ai compris comment on a été sauvé », a raconté Mohamed Tall, devant un auditoire attentif et ému.

Saidou Hady Diallo pour Guineematin.com

Tel: 620 589 527/654 416 922

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Alpha Condé imposera-t-il son référendum en Guinée ? Dr. Ousmane Kaba (PADES) craint « une déstabilisation »

29 septembre 2019 à 8 08 38 09389

Lors de son récent séjour aux Etats Unis d’Amérique, le président Alpha Condé a invité ses partisans à se tenir prêts pour les élections législatives et le référendum pour un changement constitutionnel en Guinée. Cette perspective inquiète Dr Ousmane Kaba, président du Parti des Démocrates pour l’Espoir (PADES) qui craint une déstabilisation de notre pays. L’annonce en a été faite hier, samedi 28 septembre 2019, à l’occasion de l’assemblée générale de la formation politique, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

De nombreux observateurs redoutent des soubresauts sociopolitiques en Guinée relatifs à la volonté du président Alpha Condé de s’accrocher au pouvoir au-delà de son mandat constitutionnel. Dr Ousmane Kaba du PADES fait partie de ce groupe qui craint pour l’avenir immédiat de notre pays. « Vous savez très bien que le parti au pouvoir a franchi le cap haut et que, selon leur agenda, nous allons vers les élections, non seulement les élections législatives, mais aussi le référendum, comme l’a dit le chef de l’Etat l’autre jour aux Etats-Unis. J’ai peur que nous n’allions vers une déstabilisation de notre pays, puisque la majorité s’est prononcée déjà de différentes manières contre un 3ème mandat. Il semble que l’agenda du pouvoir est déjà tracé et malheureusement la Guinée va vers la déstabilisation. Nous déplorons la situation qui se présente aujourd’hui. Donc, nous avons une situation politique qui se détériore sur un fond de crise économique, sur un fond de désespoir des guinéens quant à leurs infrastructures, quant à l’emploi des jeunes, quant à la pauvreté dans notre pays. Voilà pourquoi je suis assez pessimiste », a-t-il laissé entendre.

Dr. Ousmane Kaba, président du PADES

Parlant des consultations en cours entre le Premier ministre et certaines composantes de la vie nationale, Dr Ousmane Kaba n’a pas condamné l’attitude de certains membres du Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC) qui ont rencontré Kassory Fofana. « J’ai estimé, tout comme le FNDC, que c’est des consultations qui sont inutiles, dans la mesure où lui-même, le Premier ministre, s’état prononcé pour le référendum. Et comme il y a quelques jours, le chef de l’Etat lui-même a fait avancer le calendrier du référendum, ce qu’il est complètement inutile d’aller à ces consultations. Voilà notre position. Pour au tant, nous ne jetons pas la pierre à ceux qui ont répondu à l’invitation du premier ministre et qui sont allés exprimer leur point de vue ».

Par ailleurs, le président du PADES a dénoncé la cacophonie qui mine la Commission Electorale Nationale des Indépendantes (CENI) avant de fustiger les recensements clandestins dont on accuse le parti au pouvoir. « …Nous avons des difficultés aujourd’hui, puisque la moitié de la CENI a démissionné pratiquement. Donc, c’est une CENI qui est amputée de sept (7) commissaires, si j’ai bien compris. Ça pose déjà problème. Et nous souhaitons que ces élections se passent en toute transparence. Mais aujourd’hui, je ne peux pas être optimiste, dans la mesure où nous avons déjà des recensements ça et là dans le pays, des recensements qui sont clandestins. Ça veut dire que les problèmes commencent déjà ».

En outre, Dr Ousmane Kaba est revenu sur la date historique du 28 septembre, qui a condit la Guinée à l’indépendance en 1958 et qui est aussi marquée par le massacre du stade en 2009. « Le 28 septembre, il ne faut pas l’oublier. C’est la date du référendum en Guinée, qui a conduit au 02 octobre 1958. Donc pour tous les guinéens, c’est une grande date. Mais malheureusement, il y a dix ans, le 28 septembre nous avions eu une grande manifestation pour aussi la liberté et la démocratie dans notre pays. Il y a eu beaucoup de morts sans qu’aujourd’hui encore on ne situe les responsabilités de ces pertes de vies humaines. Ce qui est très douloureux encore pour le peuple de Guinée. Depuis dix ans, on n’a pas pu faire le procès pour situer les responsabilités des uns et des autres dans ce massacre. Je pense que c’est une situation qui est à déplorer… Un pays doit affronter ses propres vérités. Tant que le pays n’affronte pas ses propres vérités, il sera difficile pour la Guinée d’aller de l’avant », a-t-il laissé entendre.

Fatoumata Diouldé Diallo pour Guineematin.com

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Massacre du 28 septembre 2009 : 10 ans après, les victimes réclament une date pour le procès

29 septembre 2019 à 7 07 01 09019

A l’occasion de la commémoration du 10ème anniversaire du massacre du 28 septembre 2009, l’Association des Parents, Amis et Victimes du 28 septembre 2009 (AVIPA) et l’Organisation Guinéenne de Défense des droits de l’Homme et du Citoyen (OGDH) ont organisé une conférence de presse ce samedi, 28 septembre 2019, à Conakry. Les victimes et leurs soutiens ont dénoncé le « refus » de l’Etat guinéen d’annoncer jusque-là une date pour la tenue du procès, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui était sur place.

Madame Asmaou Diallo, présidente de l’AVIPA

Dans son intervention, madame Asmaou Diallo, présidente de l’AVIPA, a commencé par demander à l’assistance d’observer une minute de silence à la mémoire des centaines de victimes tombées « sur le champ de la démocratie », mais aussi aux victimes décédées tout récemment. « En commémorant aujourd’hui le dixième anniversaire de ce massacre, AVIPA aurait pensé que ce moment solennel allait connaître l’annonce officielle de la date d’ouverture du procès de la part des autorités judicaires du pays, puisque depuis 10 ans, nous évoluons de promesses en promesses. Et à ce jour, tout porte à croire qu’il nous est encore demandé d’attendre eu égard à la dernière communication du ministre de la justice, qui nous parle de pose de première pierre pour l’extension de la cour d’appel. Nous ne sommes pas contre cette extension, mais en termes de prévision, nous nous demandons à quand le démarrage de ces travaux, à quand l’achèvement de ce bâtiment ? A quand la sélection des magistrats devant être formés ? Car toutes ces actions peuvent se faire parallèlement. Mais à ce jour, ces interrogations nous donnent de la peine, nous victimes », a-t-elle fait savoir.

Même si elle ne nie pas « les efforts fournis jusque-là par les autorités guinéennes » dans ce dossier, la présidente de l’association des victimes du 28 septembre 2019 n’est pas du tout satisfaite de l’évolution des choses. « Nous devons vous le dire, AVIPA dans son ensemble, ne cache pas son indignation par rapport à l’évolution des choses. Au regard des différentes entraves constatées et de l’actualité sociopolitique du pays susceptible encore de ralentir davantage le cours du dossier du 28 septembre, nous voudrons lancer un appel au ministre de la justice de fixer la date de l’ouverture du procès avant la fin de l’année 2019.

Aux victimes, parents, amis et personnes de bonnes volonté, de ne pas baisser les bras face aux détracteurs, parce qu’ils ne souhaitent pas voir ce dossier avancer. Restez unis, redoublez d’ardeur et de persévérance dans ce combat, sans oublier que tôt ou tard la justice sera rendue. (…) Au chef de l’Etat, garant de la constitution et premier magistrat du pays, de penser aux victimes du 28 septembre 2009 qui ont sacrifié leur vie, se sont battues aux côtés des forces vives de la nation, pour qu’il y ait des élections libres et démocratiques, qui ont permis sa consécration à la magistrature suprême », a lancé Asmaou Diallo.

De son côté, Abdoul Gadiri Diallo, président de l’Organisation Guinéenne de Défense des Droits de l’Homme et du Citoyen (OGDH) a dit que les crimes du 28 septembre 2009 ont été commis, parce que ceux qui se sont passés auparavant ont été impunis. Selon lui, un crime non impuni entraîne toujours un autre.

Abdoul Gadiri Diallo, président de l’Organisation Guinéenne de Défense des Droits de l’Homme et du Citoyen

« Voilà 10 ans que nous avons connu ce que nous avons connu. Ce que nous avons connu est certainement la résultante des crimes impunis que la Guinée a connus depuis son indépendance. J’aime à dire souvent que si les erreurs du passé avaient eu une issue judiciaire, peut-être que d’autres erreurs ne se seraient pas produites.

L’exemple le plus probant, c’est qu’en janvier 2007, il y a eu une quasi-insurrection qui a été matée dans le sang et qui a causé la mort d’une dizaine de personnes. Les agents d’exécution d’alors, étaient devenus les décideurs en 2009. L’issue qui a été réservée aux événements de 2007, a amené les agents d’exécution devenus décideurs politiques, de penser que ce qu’ils ont commis en 2009 aussi serait resté impuni. Notre mission, dans la lutte contre l’impunité, c’est de mettre un terme à cette série de violences d’Etat, aux sentiments que les responsables de l’application des lois ont de penser que s’ils font preuve de zèle pour sauvegarder les acquis d’un régime, ils peuvent rester impunis.

Nous disons quelque part, les responsables de l’application des lois, n’ont pas encore le sens du non-respect des ordres manifestement illégaux. Nous pensons que le combat que nous menons n’est pas un combat pour les victimes du 28 septembre, mais c’est un combat pour l’ensemble des Guinéens que nous sommes », a laissé entendre l’activiste des droits humains.

A cette occasion, le collectif d’avocats, représenté par Me Alpha Amadou Bah dit DS, et le psychologue Dr Alhassane Chérif, ont réaffirmé leur engagement à soutenir et accompagner les victimes jusqu’à ce que justice soit rendue.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Assainissement : plusieurs bacs à ordures commandés par le gouvernement reçus à Conakry

29 septembre 2019 à 6 06 14 09149

La journée de participation citoyenne à l’assainissement a eu lieu ce samedi, 28 septembre 2019, à Conakry. Le ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement, Papa Koly Kourouma, en compagnie du maire de la commune de Ratoma, Issa Soumah, ont sillonné plusieurs quartiers de la commune. La démarche visait à superviser les travaux d’assainissement en cours.

L’occasion a été mise à profit par Papa Koly Kourouma, pour présenter au Premier ministre, Kassory Fofana, les bacs à ordures commandés dans le cadre de la mise en œuvre effective de ce projet d’assainissement, et stockés à Matam, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Cette journée d’assainissement a commencé par la remise d’équipements sanitaires par le ministre Papa Koly Kourouma au maire de la commune de Ratoma. Ensuite, la délégation est allée sur le terrain pour superviser les travaux. Elle s’est rendue à Kaporo-rails, au quartier SOS, et à Yattaya Fossidet.

Puis, la délégation a mis le cap sur Matam où elle a présenté au Premier ministre les bacs à ordures commandés par le gouvernement. Dans son intervention, Papa Koly Kourouma est revenu sur les actions menées depuis quelques temps pour faire face à la problématique de la collecte des ordures.

Papa Koly Kourouma, ministre d’Etat à l’Hydraulique et à l’Assainissement

« Il ne s’agit pas seulement d’avoir des points de regroupement, il s’agit d’avoir des équipements de collecte au niveau de ce point de regroupement. A la date d’aujourd’hui, nous avons repéré l’ensemble des points de regroupement qui ont été recensés, nous sommes en train de les récupérer. Et, il fallait maintenant retrouver des équipements de collecte. C’est dans ce cadre-là que nous avons ces bacs à ordures qu’on appelle communément les conteneurs, les anciens les appellent les calabraises, que nous allons poser à ces points de regroupement. Désormais, les ordures ne seront plus à même le sol. Elles seront déversées dans ces bacs à ordures et il y a des camions qu’on appelle les lèves-conteneurs qui viendront enlever de façon régulière et changer les bacs. C’est dans ce cadre-là que ces bacs ont été commandés. A la date d’aujourd’hui, nous sommes à 120 qui sont en cours de montage, 50 sont prêts, 16 ont été déjà livrés à ce jour, les 50 vont suivre. Et à très court terme, nous avons 200 autres qui vont venir s’ajouter à ce que vous voyez-là. C’est pour vous dire que nous sommes en train d’aller de façon très progressive et de façon programmatique », a rassuré le ministre Kourouma.

Dr Ibrahima Kassory Fofana, Premier ministre

Pour sa part, Ibrahima Kassory Fofana a salué l’arrivée de ces équipements d’assainissement. Selon lui, « le gouvernement est en train de poser des jalons significatifs. Les bacs que vous voyez-là, ils sont le fruit d’un travail acharné du président de la commission que j’avais mise en place, Moustapha Naïté. Ils vont permettre de régler l’un des obstacles dans cette problématique qui était où mettre les ordures. Quand on dit aux gens d’enlever dans les fossés, de nettoyer autour, où les mettre ? C’est à se retrouver en bordure des routes. Ces bacs vont permettre de régler cette question ; et vous verrez dans les semaines à venir, que la situation va s’améliorer. Je sais que les Guinéens, les Conakrykas sont impatients. Mais le problème de fond, c’est le problème d’éducation des populations. C’est l’aspect comportemental. Dans cette problématique, chacun doit s’y mettre, chacun doit jouer sa partition. La population doit veiller à ce que les ordures ne soient pas jetées n’importe comment », a-t-il conseillé.

Issa Soumah, maire de la commune de Ratoma

De son côté, Issa Soumah, maire de la commune de Ratoma, a dit sa joie par rapport à l’arrivé de ces bacs à ordures et des efforts qui sont en train d’être faits par le gouvernement dans la gestion des ordures à Conakry. Selon lui, ces efforts viennent appuyer ce qu’ils font sur le terrain en termes d’assainissement. « C’est d’abord un plaisir pour nous que d’avoir des équipements. Puisque cela va nous permettre de continuer le travail que nous sommes en train de faire en ce moment-là ; essayer de rendre la ville propre, rendre notamment la commune de Ratoma propre. Donc, recevoir ces équipements est un acquis supplémentaire », s’est-il réjoui.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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