Qualification à la CAN 2021 et au mondial 2022 : les objectifs de Didier Six à la tête du Syli

13 septembre 2019 à 23 11 37 09379

Comme annoncé précédemment, c’est Didier Six qui succède à Paul Put à la tête du Syli national. Le technicien français a été choisi par la commission mise en place par la Fédération Guinéenne de Football pour recruter un nouveau sélectionneur pour l’équipe nationale guinéenne. En annonçant le nom du nouvel entraîneur, le vice-président de la Féguifoot, Mathuring Bangoura, a expliqué comment s’est fait son choix, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui était sur place.

« Nous étions au nombre de 11, tout le monde a voté en bulletin secret. Dans salle, nous avons fait tourner une feuille sur laquelle chaque membre qui était au bureau a écrit son nom et le numéro qui correspondait à son nom. C’est ce numéro qu’on mettait sur la fiche et la note que lui-même il attribuait à un des candidats. C’est la somme des notes attribuées à chaque candidat qui est divisée par le nombre de membres. C’est-à-dire le premier jour, on a divisé la somme de 16 notes attribuées par tous les membres et divisée par 11 (…).

La moyenne que Didier Six a obtenu est de 9, 29 sur 10. Ce qui était au-dessus de tous ses adversaires. Donc, ce qui fait que monsieur Didier Six a été élu entraîneur du Syli national », a indiqué le vice-président de la Fédération Guinéenne de Football, assurant que cette élection s’est passée dans la plus grande transparence.

Selon lui, Didier Six va signer un contrat de trois avec des objectifs bien définis. « L’entraîneur a été élu pour un contrat de 3 ans. Partout dans le monde, les contrats des entraîneurs sont des contrats qui sont signés pour une durée déterminée. Mais au même moment, dans le contrat qui est signé, il est précisé que c’est un contrat d’objectif que nous faisons signer à l’entraîneur. C’est de qualifier la Guinée à la Coupe d’Afrique des Nations et à la Coupe du monde. Nous n’allons pas nous séparer très rapidement de Didier Six, mais si cela se passait avant terme, il faudrait que les gens comprennent que c’est un contrat d’objectif que nous allons signer avec Didier Six », a dit le général Mathuring Bangoura.

En ce qui concerne la rémunération du nouveau sélectionneur de la Guinée, le dirigeant sportif par ailleurs gouverneur de Conakry annonce que c’est une décision qui relève du ministère des Sports. « Par rapport au traitement de l’entraîneur, la Fédération Guinéenne de Football a pour tuteur le ministère des Sports. Nous allons nous mettre en rapport avec le département des Sports. C’est le département du Sport qui va nous dire à combien nous allons payer l’entraîneur. C’est ce qui va être posé à l’entraîneur. S’il l’accepte, nous allons travailler avec l’entraîneur. Mais, le paiement de l’entraîneur viendra du ministère des Sports », a-t-il souligné.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Tournoi Futsal : le Horoya AC remporte la 1ère édition

13 septembre 2019 à 23 11 31 09319

La première édition du tournoi Futsal a pris fin ce vendredi, 13 septembre 2019, au gymnase de Handball de Conakry. Et, c’est le Horoya AC qui a remporté le trophée, a constaté un reporter de Guineematin.com qui était sur place.

Le club de Matam a battu, en finale, l’académie de football club de Lambanyi aux épreuves de tirs au but (2 tab 0). Les deux équipes avaient fait un score de 4 buts partout au terme du temps réglementaire. Organisée par l’association guinéenne de futsal en collaboration avec la fédération guinéenne de football, cette compétition a duré une semaine.

45 joueurs issus des 27 clubs qui ont participé à ce tournoi ont été présélectionnés pour former la première équipe nationale de futsal. 25 d’entre eux seront retenus pour disputer les éliminatoires de la coupe d’Afrique des nations de futsal 2020. La Guinée jouera contre le Cap vert, au compte de ces éliminatoires, en octobre prochain.

A noter que le futsal est une variante du football (ou soccer) qui se joue en salle. Cette discipline est naissante dans notre pays.

Abdoul Aziz Sow pour Guineematin.com

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Querelle entre commissaires : la CENI va-t-elle imploser ?

13 septembre 2019 à 22 10 09 09099

La commission électorale nationale indépendante est sous pression, notamment depuis le dernier discours du président Alpha Condé, le mercredi 04 septembre. Comme on le sait, le chef de l’Etat avait non seulement demandé à son Premier ministre d’ouvrir et de conduire des consultations ; mais, il avait également demandé à la CENI d’organiser les élections législatives « dans le courant de cette année ».

Ainsi dit, ainsi fait ! Ibrahima Kassory Fofana est allé à l’assaut des institutions et structures favorables à une nouvelle constitution…

De son côté, la CENI s’est également mise dans la dynamique du discours du chef de l’Etat. Première à aller chez le Premier ministre, l’institution électorale s’est engagée à produire un chronogramme qu’elle soumettra au gouvernement le lundi 16 septembre. Depuis, il n’y a plus de sommeil au quartier général de la CENI.

Seulement, après avoir compressé tous les délais « compressibles », les commissaires sont « parvenus » à un chronogramme qui projette les législatives au mois de mars 2020… « Inacceptable », ont alors crié les commissaires issus de la mouvance présidentielle ! Voulant se plier au délai de la présidence, ces derniers ont finalement fait surgir du débat un document Excel- sorti d’on ne sait où- qui propose l’organisation des élections législatives le 22 décembre. Seulement, pour ce faire, plusieurs délais légaux seront raccourcis et les activités préalables seraient donc bâclées. Ce qui n’a pas été accepté par les commissaires issus de l’opposition. Ces derniers ont alors exigé le respect de toutes les échéances préélectorales et notamment des délais incompressibles (révision des listes, affichage des listes, gestion des contentieux sur les listes électorales, distribution des cartes…).

Finalement, il n’y a pas eu de coups de poing ; mais, les échanges étaient loin d’être cordiaux entre les commissaires des différents bords politiques. « On s’est quitté à queue de poisson », a expliqué à Guineematin.com un commissaire issu de l’opposition. Et, compte rendu a été fait au président de la CENI (qui n’était pas dans la salle lors de ces échanges musclés).

Bref, Me Amadou Salif Kébé a convoqué les commissaires à une plénière demain, samedi 14 septembre, dans l’espoir de régler ce différend et faire produire un chronogramme consensuel qu’il doit soumettre au chef du gouvernement le lundi prochain. « Mais, il faut absolument respecter les délais légaux ; sinon, la CENI va imploser ce lundi », a juré le commissaire de l’opposition qui s’est confié à Guineematin.com dans la soirée de ce vendredi.

Pourquoi ne pas tenir des élections « sérieuses » cette année ?

Depuis quelques mois, les commissaires de la CENI avaient concocté un chronogramme réalisable dans 235 jours. Fruit d’une retraite tenue à Kindia, ce chronogramme de mai 2019 annonçait la possibilité d’organiser les élections législatives en novembre de cette année. Seulement, il y avait quelques contraintes à lever pour la mise en marche de ce chronogramme. Ce sont notamment les moyens financiers et matériels, les obstacles administratifs, etc. Malheureusement, le pouvoir ne semblait pas trop intéressé par les jérémiades de la CENI. Maintenant que le chef de l’Etat a donné le ton pour l’organisation de ces consultations électorales avant la fin de cette année, et les moyens ont sans doute également été miroités, la CENI est sérieusement sous pression… Nos commissaires parviendront-ils alors à s’entendre sur un chronogramme consensuel ?

Attendons de voir !

Nouhou Baldé pour Guineematin.com

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Banankoro : un accrochage entre RPGistes fait plusieurs blessés

13 septembre 2019 à 20 08 49 09499
image d’archive

Un nouvel affrontement a éclaté ce vendredi, 13 septembre 2019, entre deux factions rivales du RPG Arc-en-ciel à Banankoro, sous-préfecture relevant de la préfecture de Kérouané. Le bilan fait état de plusieurs blessés, rapporte le correspondant de Guineematin.com sur place.

Cet accrochage est survenu au domicile du doyen Elhadj Djomba Mory Traoré, le plus ancien responsable du RPG à Banankoro. C’est son domicile qui abrite le siège de l’actuel parti au pouvoir dans cette sous-préfecture de la Haute Guinée. Selon nos informations, son camp s’apprêtait à tenir son assemblée générale hebdomadaire, lorsque des jeunes membres du groupe rival sont venus déverser du sable au lieu du meeting.

Ce qui aurait choqué les organisateurs de la rencontre et provoqué un affrontement entre les deux camps rivaux, tous membres du RPG Arc-en-ciel. Il est difficile pour l’heure de faire le bilan exact de cet accrochage. Mais, nos sources font état de plusieurs blessés léger des deux camps. Aucune personne n’a été interpellée suite à ces violences. D’ailleurs, aucune autorité ne s’est interposée entre les deux groupes.

Ce n’est pas la première fois qu’un affrontement oppose les factions rivales du parti du président Alpha Condé à Banankoro. En septembre 2018, les deux camps s’étaient violemment affrontés, faisant une dizaine de blessés. Certains avaient dû être évacués à Conakry pour des soins intensifs. Plusieurs personnes avaient, alors été interpellées et envoyées à Kankan où elles ont été détenues pendant plusieurs mois, avant d’être libérées sans procès.

A suivre !

De Banankoro, Moussa Oulen Traoré pour Guineematin.com

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Galère avec GUPOL : à la rencontre de Bah Oury, le « sauveur » des bacheliers

13 septembre 2019 à 18 06 59 09599

Depuis quelques jours,  les bacheliers ont entamé le processus d’enregistrement sur la plateforme GUPOL dans le cadre des orientations dans les institutions d’enseignement supérieur public de Guinée. Mais, nombre d’entre eux rencontrent aujourd’hui des difficultés à s’enregistrer. Pour faciliter la tâche à ces centaines de jeunes en difficultés, Mamadou Oury Bah, membre du Parlement des Jeunes Leaders de la Société Civile, a décidé de voler à leur secours depuis le quartier Koloma, dans la commune de Ratoma.

Dans un entretien accordé à un reporter de Guineematin.com dans la journée de ce vendredi, 13 septembre 2019, Mamadou Oury Bah a dit qu’il offre gratuitement ses services à tout bachelier en difficultés et qui sollicite un coup de main. Selon lui, plus de 230 bacheliers ont déjà été assistés gratuitement, des comptés ont été créés en leurs noms, ils ont pu s’inscrire sans coup férir.

Guineematin.com : qu’est-ce qui vous a poussé à engager cette démarche qui vise à aider ces bacheliers à s’inscrire sur la plateforme GUPOL ?

Mamadou Oury Bah : ce qui nous a poussés, c’est les cris de cœur de certains étudiants sur les réseaux sociaux qui n’arrivaient pas à créer leurs comptes pour accéder à la plateforme. On a jugé nécessaire de leur venir en aide en lançant un SOS, de l’aide à l’orientation des étudiants gratuitement. 

Guineematin : depuis quand avez-vous commencé cette action en faveur des bacheliers et combien  ont été orientés par vos soins ?

Mamadou Oury Bah : j’ai commencé à le faire depuis le 07 septembre dernier. De ce jour à la date d’aujourd’hui, nous avons pu orienter gratuitement et de façon directe, avec contact physique, 234 étudiants. De façon indirecte avec les réseaux sociaux, VIBER, IMO, WathsApp, Messenger, nous avons touché plus d’une centaine qui avaient des sérieux problèmes ; et les témoignages le prouvent sur les réseaux sociaux. 

Guineematin.com : qu’est-ce qui fait que vous faites ça gratuitement alors que vous avez la possibilité de faire payer ces jeunes ?

Mamadou Oury Bah : le travail d’un leader, c’est le leadership. Pour moi, le bonheur se trouve en aidant les autres. Mais, c’est aussi interpeller le ministère de l’Enseignement Supérieur pour leur faire comprendre que les élèves, les étudiants ne maitrisent  pas l’outil informatique et éventuellement dans les prochaines années, de multiplier les centres d’orientation.

Pour l’instant, il y a un seul centre. Normalement, ça devrait se faire au siège du parlement des jeunes leaders de la société civile, mais faute de moyens logistiques que ça soit le wifi et autres, nous avons jugé nécessaire  de le faire dans les écoles là où nous avons des bureaux et j’avoue que tous les étudiants qui sont passés par là se sont retournés avec un sourire. Et cela nous donne la force de contunier. 

Guineematin: quels sont les problèmes que vous rencontrez depuis que vous avez commencé à aider ces jeunes bacheliers ?

Mamadou Oury Bah : c’est un seul problème qu’on a eu à rencontrer. Il y a un jeune qui était effectivement admis sur les bases de données, mais qui n’avait pas de nom. Il n’avait que le prénom alors que la plateforme est conçue avec de champs obligatoires à remplir. Autrement dit que c’est obligatoire de remplir le nom et le prénom su ce champ. On ne savait pas quel nom donné à l’étudiant.

On avait essayé avec le nom BALDE, mais automatiquement la plateforme nous indique que ces enregistrements n’étaient pas disponibles car il était enregistré avec le prénom  seulement. Finalement, on lui a dit d’aller vers ministère pour qu’on puisse régler son cas.

Guineematin.com : cela veut dire que vous avez réussi à satisfaire tout le monde ?

Mamadou Oury Bah : nous avons réussi à satisfaire tout le monde dans le cadre général, que ça soit en contact physique ou de façons indirecte sur les réseaux sociaux. 

Guineematin: quel est votre mot de la fin ?

Mamadou Oury Bah : c’est juste appeler le ministère de multiplier les  centres d’orientation, c’est-à-dire les lieux publics pour faire un centre. Moi j’ai reçu un étudiant venu de N’zérékoré pour récupérer son diplôme. C’est des choses  qui devraient se faire dans la région administrative. Chaque région devrait avoir une direction où on pouvait retirer ses attestations sans problèmes. 

Entretien réalisé par Aissatou Sow pour Guineematin.com 

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Vers la reprise des manifestations à N’zérékoré ? Le préfet veut revoir l’accord signé avec le FNDC

13 septembre 2019 à 17 05 40 09409
Elhadj Sory Sanoh, préfet de N'zérékoré
Elhadj Sory Sanoh, préfet de N’zérékoré

On s’achemine certainement vers la reprise des manifestations des partisans et des opposants à un troisième mandat pour le président Alpha Condé à N’zérékoré. Les autorités locales décident de réviser l’accord signé en juin dernier avec l’antenne régionale du FNDC et qui interdisait toute manifestation politique dans la région, a appris Guineematin.com à travers son correspondant basé à N’zérékoré.

Dans une lettre circulaire publiée ce vendredi, 13 septembre 2019, le préfet de N’zérékoré invite les parties prenantes aux négociations ayant abouti à la signature du procès-verbal du 19 juin dernier à une rencontre le lundi, 16 septembre prochain. Elhadj Sory Sanoh précise que cette rencontre porte sur la révision de l’accord qui avait permis de suspendre toutes les manifestations politiques dans la région de N’zérékoré.

L’artisan de l’accord absent ?

Cet accord fait suite à une manifestation organisée le 13 juin 2019 par l’antenne régionale du FNDC à N’zérékoré, et qui avait été violemment réprimée par les forces de l’ordre. Une personne avait été tuée, une dizaine d’autres blessées, des commerces pillés et incendiés. C’est dans ce contexte tendu que Cécé Loua, ancien maire de N’zérékoré et coordinateur régional de l’UFR, a mené une médiation qui a permis de signer un accord entre les opposants à un troisième mandat pour Alpha Condé et les autorités locales.

Un accord dont Cécé Loua n’est pas prêt de cautionner la révision. Il a d’ores et déjà annoncé qu’il ne participera à la rencontre du lundi prochain. « Je ne participerai pas à cette réunion de concertation pour ne pas donner ma caution à la rupture d’un pacte dont j’ai été le principal artisan. Que Dieu aide N’zérékoré », a déclaré monsieur Loua.

Du côté du FNDC, on apprend qu’aucune décision n’est encore prise par rapport à sa participation ou non à la rencontre convoquée par le préfet. « Nous sommes une structure nationale bien organisée et bien structurée. Nous allons d’abord nous concerter avant de répondre si nous allons prendre part où non à cette rencontre », annonce Job Lucas Kpoghomou, coordinateur régional du Front National pour la Défense de la Constitution.
À suivre !

De N’zérékoré, Foromo Gbouo Lamah pour Guineematin.com

Tél : +224620166816/666890877

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Kindia : les travaux de réglementation des foyers et centre de mémorisation du saint Coran lancés

13 septembre 2019 à 16 04 16 09169

Après la phase de recensement des foyers coraniques et des mosquées sur toute l’étendue du territoire national, l’heure est à la deuxième phase qui consiste à réglementer ces structures religieuses. C’est dans cette dynamique que trente (30) personnes venues des villes de Boké et de Kindia sont en conclave dans la cité des agrumes ce vendredi, 13 septembre 2019. Une initiative du secrétariat général des affaires religieuses qui mobilise des imams, des enseignants et fondateurs de foyers coraniques, des élèves de ces foyers, des ONG religieuses, la société civile et l’administration locale, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

C’est au total trente (30) personnes venues de Boké et de Kindia qui prennent part à cette activité du secrétariat général aux affaires religieuses. La démarche vise à réglementer les foyers d’apprentissage du Coran en vue d’éviter d’éventuels conflits.

Docteur Mohamed Lamine Diallo, directeur du fonds national de la Zakat et du WAQF

Selon Docteur Mohamed Lamine Diallo, directeur du fonds national de la Zakat et du WAQF, responsable de la mission, « nous avons déjà recensé toutes les mosquées du pays, nous avons recensé aussi les foyers coraniques. Maintenant, nous allons mettre en place une réglementation pour mieux gérer et éviter les conflits. Il s’agit de faire des reconnaissances, mais aussi des sanctions. Ça nous permettra d’être à l’aise dans ce que nous faisons. Désormais, nous voulons que les religieux participent à la prise de décisions publiques, surtout celles qui concernent la religion ».

Elhadj Alpha Sow, conseiller politique du gouverneur de la région de Kindia

Pour sa part, Elhadj Alpha Sow, conseiller politique du gouverneur de la région de Kindia, a fait savoir que cette initiative permettra aux autorités locales de mieux gérer le milieu religieux et faciliter la compréhension mutuelle. « Cet atelier est très important pour nous car il vient en appui à la gouvernance locale dans la paix et la cohésion. Nous sommes là pour assurer la bonne marche de cette activité », a-t-il laissé entendre.

Pour faciliter le travail, le secrétariat général des affaires religieuses a fait des propositions de quelques articles sur lesquels l’Assemblée nationale apportera des critiques et suggestions. Déjà, les cinq (5) communes de la Conakry ont fini leurs assises, et d’autres localités feront les leurs dans les jours prochains avant de boucler les consultations à la fin du mois de septembre.

Depuis Kindia, Abdourahmane N’DIARÉ Diallo pour Guineematin.com

Tél : 628-98-49-38

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Football : Didier Six désigné nouvel entraîneur de la Guinée

13 septembre 2019 à 15 03 17 09179

Le Syli national de Guinée a un nouveau sélectionneur. Il s’agit du français Didier Six. L’annonce vient d’être faite au cours d’une conférence de presse qui se tient en ce moment au siège de la Fédération Guinéenne de Football, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui est sur place.

Le technicien français a été choisi au terme d’un appel d’offre lancé récemment par l’instance dirigeante du football guinéen suite au limogeage de l’ancien sélectionneur de la Guinée Paul Put. Didier Six va signer un contrat de 3 ans avec la Guinée. Il aura pour objectif de qualifier le Syli national à la Coupe d’Afrique des Nations 2021 et à la Coupe du monde Qatar 2022.

Nous y reviendrons !

Ibrahima Sory Diallo est au siège de la FGF pour Guineematin.com

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Les femmes du FNDC à la coordination Haali Poular : « Nous sommes venues nous plaindre… »

13 septembre 2019 à 11 11 47 09479

Les femmes du front national pour la défense de la constitution (FNDC) ont rencontré hier, jeudi 12 septembre 2019, le bureau national de la coordination ‘’Haali Poular’’ à Conakry. Ces femmes, qui ont su transcender les clivages politico-ethniques qui gangrènent actuellement la Guinée, étaient allées se plaindre et réaffirmer aux sages du Foutah leur opposition catégorique à tout projet de nouvelle constitution ou de troisième mandat pour Alpha Condé, l’actuel chef de l’Etat guinéen, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui était à cette rencontre.

Venues de toutes les sensibilités pour défendre et exiger le respect de la constitution de Mai 2010 (actuellement en vigueur en Guinée), les femmes du FNDC ont clairement indiqué leur position sur ce sujet qui polarise, depuis quelques temps, le débat politique en Guinée. Devant les sages de la coordination Haali Poular à Conakry, ces femmes ont aussi exprimé leur douleur et leur angoisse liées à la paupérisation sans cesse croissante du guinéen.

Madame Camara Hadja Sarangbè Condé, présidente des femmes du FNDC

« Nos enfants sont sortis des écoles ; mais, ils n’ont pas de travail. D’autres sont partis ; et, ils risquent tous les jours de mourir en mer. Tout cela, à cause de la situation que nous connaissons tous. Nous, femmes de toutes les sensibilités, nous nous sommes réunies pour dire qu’il faut qu’on prenne notre bâton de pèlerin pour aller voir les sages que vous êtes. Parce qu’avec vous nous sommes rassurées », a introduit Madame Camara Hadja Sarangbè Condé, la présidente des femmes du FNDC.

Prenant la parole pour expliquer en détails les raisons de leur présence devant les sages de la coordination Haali Poular, madame Aïcha Barry, la porte-parole des femmes du FNDC, a dit que les femmes sont venues se plaindre et exprimer leur refus catégorique de cautionner un changement de constitution ou un troisième mandat pour le président Alpha Condé, qui dirige la Guinée depuis 2010.

Madame Aïcha Barry, porte-parole des femmes du FNDC

« Quand un enfant a peur, il court vers son papa. Quand un enfant a faim, il court vers ses parents. Il y a un adage de chez nous qui dit : ‘’si un enfant brille, c’est son père. Quand un enfant devient fainéant, on dit que c’est sa mère’’. C’est la raison pour laquelle, nous, femmes de Guinée, on s’est donné les mains. On ne va pas s’assoir et regarder nos maris souffrir encore plus. On en a marre ! Trop, c’est trop ! Puisqu’on a vu que nos maris se sont battus avec toutes leurs forces pour atteindre leur but (empêcher un troisième mandat pour Alpha Condé), nous, femmes du FNDC, au nom de toutes les femmes conscientes de Guinée, disons non à un troisième mandat, non à un tripatouillage de la constitution, non à n’importe quel changement de notre constitution. Et, nous nous bâterons jusqu’à notre dernier souffle. Et, puisque nous ne pouvons prendre aucune décision sans vous, nos chers papas, maris et doyens, on s’est organisé pour rencontrer toutes les coordinations des quatre régions naturelles de notre pays… Nous, femmes du FNDC, sommes derrière vous. Nous vous écoutons, mais ne soyez pas surpris face à n’importe quelle décision de ces braves femmes qui sont devant vous ici. Donc, nous sommes venues nous plaindre chez vous ; et, vous dire de ne pas être surpris le jour où nous sortirons manifester notre ras-le-bol », a indiqué madame Aïcha Barry, la porte-parole des femmes du FNDC.

En réponse à ces différents messages, Elhadj Saïdou Diallo, le vice-président chargé de l’administration et porte-parole de la coordination Haali Poular, a exprimé l’engagement des sages du Foutah aux côtés des femmes du FNDC, tout en précisant que la coordination n’est pas un parti politique.

Elhadj Saïdou Diallo, vice-président chargé de l’administration et porte-parole de la coordination Haali Poular

« Vous êtes venues nous confier un message. Vous avez dit que vous êtes venues vous plaindre. Nous vous avons entendues. Vous êtes nos filles, nos femmes. Et, nous sommes ensemble pour le travail que vous avez entamé. Car, c’est notre travail à nous tous… Nous ne sommes pas un parti politique ; mais, partout où un guinéen est touché, nous ressentons la douleur. Notre rôle est de conseiller les gens, surtout les gouvernants. On n’a pas des étages ; mais, nous sommes surs que ce qu’on est en train de faire est bénéfique pour nous tous. Quiconque voudra gâter notre Guinée, c’est lui qui partira et nous laisser construire le bien dans ce pays. Soyez surs qu’on ne fait rien contre quelqu’un. Vous voulez que tous les enfants de Guinée se retrouvent, qu’on trouve du travail pour tout le monde, sans distinction. Notre différence ethnique devait être une richesse… Donc, c’est pour vous dire que votre message est bien perçu. Nous aussi, ce qu’on a à faire, c’est de dire aux autorités qui ont le rôle de protéger tout le monde sans distinction, de respecter la loi que nous avons tous validé. C’est un devoir pour nous de dire aux autorités qu’elles n’ont pas le droit de violer cette loi ou de créer des problèmes entre nous… Toute personne qui veut faire le bien a notre bénédiction. Nous allons conseiller aux autorités de ne pas franchir la ligne rouge, de ne pas violer la loi. Parce qu’en violant la loi, nous ne serons plus une République, une démocratie. Et puis, ça risque de dégénérer. On ne le souhaite pas ! Donc, on a compris votre message ; et, nous allons le passer dans les meilleures formes possibles… La dernière fois que vous êtes passées ici, les journalistes ont demandé si on a adhéré au FNDC. J’ai dit « NON ! » ; mais, nous sommes là pour défendre des valeurs dont entre autres la justice, la démocratie, la solidarité », a déclaré Elhadj Saïdou Diallo, au nom des sages et des doyens de la coordination Haali Poular.

Mamadou Baïlo Keïta pour Guineematin.com

Tél. : 622 97 27 22

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Achoura à Conakry : plusieurs érudits du pays à la grande mosquée de Bambéto

13 septembre 2019 à 10 10 56 09569

L’Achoura 2019 a été célébré en différé hier jeudi, 12 Septembre 2019, à la grande mosquée de Bambéto, dans la commune de Ratoma. Cette cérémonie, organisée par certains sages du Fouta et des régions de la Guinée, s’inscrit dans le cadre du renforcement de la foi islamique et la commémoration des grands évènements qui se sont produits le 10ème jour de Muharram, le premier mois de l’année musulmane. Elle s’est déroulée en présence du ministre de l’Unité Nationale et de la Citoyenneté, des érudits des célèbres foyers coraniques du Fouta et d’autres régions, des responsables de la ligue islamique nationale, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Avant le discours des érudits et les salutations d’usage, le saint Coran a été lu une fois et le verset Yassine lu 40 fois en faveur de la paix et de la concorde dans notre pays.

Elhadj Mamadou Saidou Diallo, Grand imam de la mosquée de Bambéto

Dans son adresse aux fidèles réunis pour la circonstance, le grand imam de la mosquée de Bambéto, Elhadj Mamadou Saidou Diallo, s’est d’bord réjoui de la forte mobilisation avant d’inviter les uns et les autres à reprendre les bonnes pratiques de l’islam qu’il considère en train de disparaître.

« Aujourd’hui, nous sommes très contents. Voir tout ce beau monde, venu de partout, réuni ici pour la cause de Dieu, c’est un grand plaisir. Accepter de répondre à cet appel fraternel que nos parents résidant à Bambéto ont lancé pour commémorer ce grand jour d’Achoura est une grande réjouissance pour nous. Comme vous le savez, l’initiative de cette rencontre est d’un constat triste. Les bonnes pratiques de l’Islam, c’est-à-dire la tradition du prophète Mohamad (PSL), tendent à disparaître à cause de ceux qui les banalisent. Pour rappeler à certains et faire connaître à d’autres, je dirai que nos parents ont l’habitude de faire un certain nombre de bonnes pratiques relevant des recommandations de Dieu et du prophète Mohammad (PSL). Ça fait partie des habitudes de nos parents, à l’occasion de la célébration de l’Achoura, de jeuner, faire des sacrifices, aider les personnes démunies, offrir des vivres aux pauvres, aller saluer les beaux parents, ses maîtres coraniques ainsi que d’autres, les parents et les voisins, lire le coran et si possible, s’acquitter de l’aumône, si c’est le cas. Mais, le constat est qu’aujourd’hui à Conakry, cela a tendance à disparaitre par certains musulmans qui disent que ce ne sont pas des paraliques à faire. C’est un dérapage grave, car celui qui dit de ne pas aller saluer ta belle famille, tes maitres coraniques, tes voisins, tes amis et d’autres connaissances ; il te dit de ne pas faire des sacrifices ou bien d’autres pratiques islamiques tirées de tradition du prophète, il t’a induit en erreur », a dit l’imam.

En outre, le grand imam a mis cette occasion à profit pour appeler tous les fidèles musulmans à l’union et à l’acceptation réciproque. « Nous demandons à tous les fidèles musulmans, issus de quelques catégories que ce soit, c’est-à-dire qu’ils soient Chiites, Tidjanistes ou Sunnites, s’ils prononcent la phrase de l’unicité de Dieu et de la reconnaissance du prophète comme le messager de l’humanité, de se ressaisir. Chacun n’a qu’à aimer et suivre son maître, mais qu’il laisse celui qui n’est pas de même école que lui en paix. Seul Dieu sait qui est meilleur chez lui. Il n’appartient à aucun musulman de dire tel ira en enfer. Cela relève du secret de Dieu. Les musulmans doivent s’accepter et s’aimer. C’est en ça que la paix et la bonne foi vont régner. Le contraire entraînera toujours la mal-entente et parfois même la mauvaise conduite. Donc, nous appelons tout le monde à l’unité et aux bonnes pratiques de l’islam ».

Mamadou Taran Diallo, ministre de l’Unité Nationale et de la Citoyenneté

Pour sa part, le ministre de l’Unité Nationale et de la Citoyenneté, Mamadou Taran Diallo, dira avoir constaté une grande ferveur religieuse et un enseignement plein de sens, indispensable à la communauté musulmane. « Ça a été une grande fierté de prendre part à cette rencontre. J’ai pu constater une grande ferveur religieuse et un enseignement important pour les musulmans. Un enseignement qui a, entre-autres, fait comprendre qu’il y a 3 fêtes musulmanes : la fête du Ramadan, la fête de Tabaski et la fête du nouvel an musulman. Ensuite, l’information sur l’importance de suivre cette journée, l’importance de l’éducation en Islam, l’importance d’apprendre et pratiquer le Coran, l’importance de garder et de pratiquer nos traditions qui sont le respect, la considération et la tolérance. Je dois dire que les hommes de culture, les détenteurs du pouvoir ou aspirants au pouvoir, tout le monde a intérêt à bien se comporter et à prôner la paix », a-t-il laissé entendre.

Mamadou Bhoye Laafa Sow pour Guineematin.com

Tél. : 00224 622 91 92 25

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Siguiri : les manifestants lèvent les barricades, reprise du travail à la SAG

13 septembre 2019 à 10 10 23 09239

Après deux jours de manifestations, le calme est revenu à Siguiri. Les manifestants qui protestaient contre le licenciement de plusieurs personnes à la SAG, ont accepté finalement de lever les barricades sur la route, permettant la reprise du travail au sein de cette société. Ce dénouement fait suite à une réunion entre les manifestants et le gouverneur de la région de Kankan.

Après une journée mouvementée, marquée par des affrontements entre des jeunes qui manifestaient dans la rue contre le licenciement de 7 personnes à la Société Aurifère de Guinée (SAG) et la police qui tentait de les disperser afin de libérer la route, le gouverneur de Kankan a dû intervenir. Le général Mohamed Gharé s’est rendu dans la ville pour rencontrer les manifestants et échanger avec eux autour de la situation.

« Dans ce dossier, nous jeunes, ce que nous vous proposons monsieur le gouverneur, c’est la réintégration de nos frères licenciés. Tout le monde sait qu’aujourd’hui en Guinée, quand un décret tombe pour limoger une personne, c’est que cela donne comme résultat. Il n’y a pas encore longtemps, quand le président de la République a limogé le préfet de Boffa, on a assisté à des manifestations dans la ville. Mais à Siguiri, c’est 7 personnes qui sont licenciées et 57 autres sont rétrogradées », a expliqué Sékou Touré, le porte-parole des manifestants.

Sékou Touré a justifié aussi l’absence des 7 personnes licenciées à cette rencontre. « Monsieur le gouverneur, si nos frères ne sont pas présents, les raisons sont simples. Nos frères licenciés ne veulent pas prendre part à une réunion, à laquelle les principaux problèmes sont absents : le directeur général monsieur Diaby et le directeur des ressources humaines monsieur Youla. Malheureusement, ces deux personnes se sont fait représenter.

Donc, tout ce qu’ils diront ici, à leur insu, leurs représentants ne le transmettront pas fidèlement. Soit ils augmenteront ou ils diminueront. La deuxième raison, c’est que leurs cartes d’accès à la cité où ils sont logés ont été retirées. Quand ils sortent, ils n’auront plus accès. Ce sont les deux raisons de leur absence », a laissé entendre le porte-parole des manifestants.

En réponse, le gouverneur de Kankan a appelé les jeunes au calme, promettant qu’une solution sera trouvée à ce problème au retour du ministre des mines, actuellement en séjour aux Etats-Unis avec le président Alpha Condé. « Nous sommes venus pour résoudre et non pour enflammer le problème. Tout ce que je vous demande, c’est de vous calmer, nous allons faire réintégrer les 7 licenciés. Le président n’est pas là et le ministre des mines n’est pas là.

Quand le ministre sera là, nous allons nous asseoir sur la même table avec les autorités de la SAG pour en parler, parce que nous voulons le travail de nos enfants et nos frères. Nous vous demandons donc de laisser la SAG travailler, bientôt le président sera de retour, nous allons poser le problème à la table et une solution sera trouvée. Laissez les travailleurs aller au travail », a lancé le gouverneur de Kankan.

Juste après cette rencontre, les manifestants ont accepté de lever les barricades, et la circulation a repris entre la ville de Siguiri et la sous-préfecture de Kintinia. Ce qui a permis la reprise du travail à la Société Aurifère de Guinée (SAG), basée à Kintinia.

De Siguiri, Bérété Lancéï condé pour Guineematin.com

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Cinq motos détournées à Conakry : l’auteur présumé devant la justice

13 septembre 2019 à 8 08 03 09039
image d’archive

Le procès d’un jeune Abdourahmane Baldé s’est poursuivi hier, jeudi 12 septembre 2019, devant le tribunal correctionnel de Mafanco. Il est poursuivi par Elhadj Mamadou Diallo, qui l’accuse d’avoir détourné cinq motos lui appartenant. Cette audience a été consacrée aux réquisitions et plaidoiries des parties au procès, a constaté un reporter de Guineematin.com qui était sur place.

Selon nos informations, le prévenu Abdourahmane Baldé et le plaignant
Elhadj Mamadou Diallo étaient des amis intimes. C’est alors qu’Abdourahmane Baldé a proposé à son ami un projet relatif à l’achat de motos qu’il allait remettre à des personnes crédibles pour en faire des taxis. Ce qui devait rapporter de l’argent au propriétaire des motos. Séduit par l’idée, Elhadj Mamadou Diallo aurait pris des crédits auprès d’autres personnes pour acheter 5 motos. Il les a mises toutes à la disposition de son ami Abdourahmane Baldé.

Mais, quelques temps après, ce dernier a commencé par couper les recettes journalières des cinq motos. Finalement, il a détourné les 5 engins pour aller se « reposer » dans un hôtel à Labé. Mais, grâce à la collaboration des services de sécurité de Conakry et ceux de Labé, il a été arrêté et transféré à Conakry où il a été placé sous mandat le 17 janvier 2019.

Se prononçant sur ce dossier, le procureur Ibrahima Sory Touré a, dans ses réquisitions, indiqué que le prévenu s’est rendu coupable d’abus de confiance, une infraction punie par l’article 428 du code pénal guinéen. « Il détient les motos et il refuse de les restituer. Il est de mauvaise foi. Depuis le début de cette affaire, la partie civile a fait beaucoup de démarches pour que l’affaire soit traitée à l’amiable afin de préserver leur amitié. Mais, il n’a pas accepté. Ses faits et agissements tombent sous le coup d’abus de confiance. C’est pourquoi, je vous demande de le retenir dans les liens de la culpabilité d’abus de confiance en le condamnant à 3 ans d’emprisonnement ferme et à 5 millions d’amende », a requis le procureur.

De son côté, l’avocat de la partie civile, maître Amadou Sow, dira que son client a fait beaucoup de démarches qui ont conduit à de dépenses énormes. Selon lui, le prévenu ne s’est pas seulement contenté de détourner les motos et les recettes qu’elles généraient. « Il inventait aussi des pannes alors que les motos étaient des engins neufs. C’est pourquoi, je vous demande de le condamner au payement des motos et des recettes détournées à hauteur de 145 577 000 francs guinéens. Pour les dépenses menées pour aboutir à son arrestation, à 11 520 000 francs guinéens ; et, à 15 millions de francs guinéens à titre de dommages et intérêts. Puis, ordonnez la saisine conservatoire sur l’ensemble des biens du prévenu », a sollicité l’avocat dans ses plaidoiries.

Finalement, le tribunal a mis le dossier en délibéré pour décision être rendue le 10 octobre 2019.

Saidou Hady Diallo pour Guineematin.com
Tél. : 620 589 527/654 416 922

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Conakry : à la rencontre de Lansana Bissiry Camara, artiste-décorateur

13 septembre 2019 à 0 12 52 09529
Lansana Bissiry Camara, artiste-décorateur

La jeunesse guinéenne, confrontée au chômage ambiant, ne baisse pas les bras et se bat contre vents et marrées pour se tirer d’affaire. Nombre d’entre eux font souvent preuve d’ingéniosité pour émerger du lot dans une conjoncture pour le moins compliquée. C’est le cas du jeune Lansana Bissiry Camara, diplômé en Histoire de l’université de Sonfonia, reconverti en artiste-décorateur qu’un reporter de Guineematin.com a rencontré cette semaine.

Lansana Bissiry Camara a désormais comme quartier général le marché de Gbessia, dans la commune de Matam. Aujourd’hui, le jeune homme est convoité par de nombreux citoyens qui sollicitent ses services dans la décoration et la confection d’objets divers.

Selon lui, c’est très tôt qu’il a été attiré par tout ce qui est lié à l’esthétique. Ayant fini ses études, Lansana Bissiry Camara n’a pas trouvé bon d’attendre un hypothétique employeur. Les cérémonies de mariage sont des occasions pour lui de montrer son talent par la décoration des calebasses.

« J’ai oublié l’idée d’attendre à être employé par un chef d’entreprise. J’ai choisi mes propres idées pour être admiré par la population. Je confectionne des cadeaux avec la colle, des petits cartons et de l’argent, c’est-à-dire les nouveaux billets. Par exemple, dans la culture Peulh, lors de la célébration des cérémonies du mariage, je fais la décoration avec la calebasse et la couverture foutanienne. Et lorsque quelqu’un revient de la Mecque, je confectionne le cadeau sous forme de la mosquée. Dans la culture Soussou, après l’excision d’une jeune fille, il y a une coutume, on organise une cérémonie du nom de GAIMAFINDI. Là aussi, on confectionne un cadeau sous forme de chapeau et un pagne », a expliqué notre interlocuteur.

Pour ce qui est du prix de ses œuvres, le jeune Camara dit qu’il y en a pour toutes les bourses. « Lorsque le client vient, on discute en fonction du nombre de billets de banques, la somme et le modèle qu’il veut confectionner car il vient avec ses propres billets. Si par exemple tu veux faire la décoration avec une somme de 200 mille FG sous la forme d’une mosquée, je fais le travail à 100 mille FG. Si c’est la forme maison, je fais la décoration à 80 mille FG. Si c’est la forme chapeau, je le fais à 80 mille F », a-t-il expliqué.

En plus de la décoration, Lansana Bissiry Camara est un coiffeur. Il fait des rastas aussi bien pour les filles que pour les garçons. Il aspire également à faire de la musique.

Enfin, le jeune décorateur lance un appel aux jeunes guinéens, en leur demandant de se battre et de ne pas attendre à la maison pour dire qu’il n’y a pas d’emploi.

Aissatou Sow pour Guineematin.com

Tél. : 628 50 73 80

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