Affrontement à la gare routière de la Conserverie de Mamou : 5 personnes interpellées (Parquet)

12 septembre 2019 à 20 08 40 09409

Dans la matinée de ce jeudi, 12 septembre 2019, des affrontements ont éclaté à la gare routière de la Conserverie de Mamou, entre l’USTG version Abdoulaye Camara et l’USTG affiliée à Abdoulaye Sow. Cette dernière branche qui gérait jusque-là la gare routière de la Conserverie a été délogée de force des locaux qu’elle occupait. Et, au moins cinq personnes ont été interpellées par les forces de l’ordre qui sont intervenues à coups de gaz lacrymogène, a appris un reporter de Guineematin.com du parquet du tribunal de première instance de Mamou.

La tension était palpable depuis la mise en place, le 30 juillet dernier, d’un bureau de la section syndicale préfectorale des transports et mécanique générale affilié à l’USTG de Abdoulaye Camara. Ce bureau, dirigé par Boubacar Keïta (Kibongué), avait été traité de « dissident » par son rival qui est affilié à l’USTG de Abdoulaye Sow.

Boubacar Keita, dit Kibongué, SG de la section syndicale préfectorale des transports et mécanique générale

« Nous sommes les fondateurs et nous avons une formation syndicale. On ne se tape pas la poitrine pour crier… On n’est pas là pour brûler Mamou ; mais, ceux qui veulent brûler Mamou, on les mettra devant les faits », avait déclaré Boubacar Keïta, quelques jours seulement après son élection au poste de secrétaire général de ce « syndicat dissident ».

Seulement, après une « guerre froide » qui aura pris le temps de peaufiner sa « stratégie d’invasion », Boubacar Keïta et ses pairs ont visiblement décidé de passer à l’offensive. Et, ce jeudi, aux environs de 10 heures, ils ont pris d’assaut la gare routière de la Conserverie. Ils ont tout d’abord assiégé leurs concurrents (les membres du bureau dirigé par Abdoulaye Bademba Diallo dit Badis), avant de donner l’assaut final et faire irruption dans les bureaux occupés par ces derniers.

« Tout allait bien dans la matinée. Il y avait beaucoup d’agents de sécurité (policiers et gendarmes) à la gare routière, mais les passagers embarquaient tranquillement dans les véhicules qui partaient à Labé, Dabola… c’est seulement à partir de 10 heures, quand le bureau de Kibongué est venu sur les lieux, que les affrontements ont commencé. Il y a eu des jets de pierres et les agents ont tiré du gaz lacrymogène », a témoigné un jeune de la conserverie que Guineematin.com a joint au téléphone.

De sources concordantes, les agents des forces de l’ordre se sont particulièrement acharnés sur les membres de l’USTG version Abdoulaye Sow. « Ils ont tiré du gaz lacrymogène pour obliger les compagnons de général Badis a quitter leurs bureaux. C’est même l’un des agents qui a donné l’ordre aux hommes de Kibongué de défoncer les portes du local. Et, c’est dans ça que certains membres du bureau de Badis ont été interpellés », a confié un chauffeur, qui dit avoir échappé de justesse aux pierres qui venaient de partout.

Elhadj Sidiki Camara, procureur de la République près le tribunal de première instance de Mamou

Joint au téléphone par Guineematin.com, Elhadj Sidiki Camara, procureur de la République près le tribunal de première instance de Mamou a confirmé les cas d’interpellation qui ont été signalés à notre rédaction.

« Je confirme qu’il y a eu des interpellations ; et, je précise que ce sont cinq personnes qui ont été interpellées suite à ces affrontements survenus à la Conserverie », a dit le procureur Sidiki Camara.

Pour l’heure, on ignore si ces violences ont fait des blessés.

A suivre !

Mamaou Baïlo Keïta pour Guineematin.com

Tel : 622 97 27 22

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CEPI de Siguiri : Eva Condé réélue présidente face à Nouhan Kéita

12 septembre 2019 à 19 07 36 09369

Les treize (13) commissaires, membres de la Commission Électorale Préfectorale Indépendante (CEPI) de Siguiri, ont procédé à l’élection de la présidente de la structure ce jeudi, 12 septembre 2019. C’est madame Eva Condé qui s’est succédée à elle-même après l’avoir emporté face à Nouhan Kéita, pourtant donné favori, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Il y a une semaine, onze (11) des treize (13) membre de la CEPI de Siguiri avaient prêté serment. Aujourd’hui, les deux autres de la société civile ont prêté serment avant de participer au vote pour l’élection du président de la CEPI.

Madame Eva Condé, présidente de la CEPI de Siguiri

Madame Eva Condé a été réélue avec huit (8) voix contre cinq (5) pour Nouhan Kéita. Après sa réélection à la tête de la CEPI de Siguiri, la dame s’est confiée à notre reporter. « Depuis longtemps, on traînait sur le choix d’un président de la CEPI. On était deux : Nouhan Kéita et moi-même. Nouhan est d’ailleurs mon jeune frère. Dieu merci, l’élection s’est passée dans de meilleures conditions. J’ai remporté le vote avec 8 voix : j’ai eu 7 voix plus la mienne. Mon jeune frère Nouhan a eu 5 voix : 4 voix plus la sienne. Franchement, je ne sais pas quoi dire. Je suis dépassée par la joie. Ils m’ont traité de tous les noms d’oiseau, mais la vérité a triomphé aujourd’hui. Depuis 2013 je suis à la tête de la CEPI à Siguiri avec un bilan de zéro faute. Aujourd’hui, j’ai prêté serment avec mon frère Nouhan sur l’honneur », a laissé entendre l’heureuse élue.

De Siguiri, Bérété Lanceï Condé pour Guineematin.com

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Consultations nationales : les révélations des députés de l’opposition

12 septembre 2019 à 19 07 23 09239

Les députés issus de l’opposition guinéenne ont animé un point de presse juste après le passage de la délégation du Premier ministre à l’Assemblée nationale ce jeudi, 12 septembre 2019. Ibrahima Kassory Fofana est allé rencontrer le bureau du parlement dans le cadre des consultations que le président de la République lui a demandé de mener sur le projet de changement de l’actuelle constitution. Les députés membres du groupe parlementaire Libéral Démocrate (UFDG) et ceux du groupe parlementaire Alliance républicaine (UFR) ont expliqué les raisons pour lesquelles ils ont boudé la rencontre, faisant quelques révélations, a constaté un reporter de Guineematin.com qui était sur place.

Dr Fodé Oussou Fofana, président du groupe parlementaire Libéral Démocrate

C’est l’honorable Dr Fodé Oussou Fofana, président du groupe parlementaire Libéral Démocrate qui a ouvert le bal. Selon lui, la réunion de ce jeudi était déjà biaisée sur la forme. « Chacun de nous a été appelé par le protocole de l’Assemblée national au téléphone. Je voudrais préciser qu’aucun groupe parlementaire n’a reçu un courrier du président de l’Assemblée nationale nous invitant à une rencontre avec le Premier ministre, chef du gouvernement. C’est le protocole qui a appelé individuellement tous les membres du bureau de l’Assemblée nationale.

Evidemment, cette forme est un mépris que le président lui-même a pour ses propres collaborateurs. Dans un parlement qui fonctionne normalement, le minimum c’était de nous adresser un courrier en tant que groupe parlementaire pour nous informer officiellement qu’il y a une rencontre qui est prévue. Ça n’a pas été fait », a-t-il déploré.

Parlant du fond de la discussion, c’est-à-dire la raison principale de la réunion, le vice-président de l’UFDG a indiqué que son camp ne pouvait pas participer à une telle rencontre qui, selon, n’en vaut pas la peine. « Sur la question de la constitution, l’avis des uns et des autres est connu. Nous nous sommes suffisamment exprimés, on a même crée le Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC). Le Premier ministre aussi, au nom de son gouvernement, s’est exprimé, il a dit qu’il est doublement d’accord : il est d’accord en tant que Premier ministre, mais il est aussi d’accord en tant que citoyen, et il a parlé au nom de son gouvernement.

Il faut aussi se poser la question dans le fond : est-ce que nous sommes dans une République ou bien nous sommes dans la jungle ? Parce qu’on n’est quand même gouverné par la loi fondamentale. Est-ce que c’est parce qu’on est président de la République qu’on peut se lever un beau matin pour dire : moi, je ne veux pas de cette constitution, il faut la changer parce que cette constitution-là n’a pas été adoptée par le peuple ? Une constitution sur laquelle le président a juré en 2010, il a encore juré en 2015. Quand il dit que cette constitution n’est pas légitime, c’est comme depuis en 2010 on n’a eu un président illégitime », a- laissé entendre Fodé Oussou Fofana.

Bakary Goyo Zoumanigui, vice-président de l’Union des Forces Républicaine

Abondant dans le même sens, l’honorable Bakary Goyo Zoumanigui, vice-président de l’Union des Forces Républicaine (UFR) et membre du groupe parlementaire Alliance républicaine, a déploré le fait que le président Alpha Condé ne se soit pas encore prononcé sur le projet de nouvelle constitution, au centre de tout ce débat. « Le président de la République lui-même, depuis 2010, n’a pas dit publiquement je souhaite une nouvelle constitution, ou je souhaite un 3ème mandat. On a dressé des personnes tierces pour dire que voilà, nous voulons d’un 3ème mandat. Mais, comme l’a dit Dr Fodé Oussou Fofana, ça ne marchera pas. Parce qu’autant en 1958 on a dit non à la France, autant en 2019 nous disons non à la constitution que le pouvoir veut changer ; non à la nouvelle constitution que le pouvoir veut imposer ; non à un 3ème mandat ».

Ce responsable du parti dirigé par Sidya Touré en a profité pour dénoncer des recensements clandestins en cours actuellement à l’intérieur du pays. Nous savons qu’actuellement, le gouvernement a des structures qui soutiennent cette affaire de 3ème mandat. Ils sont en train de faire des recensements clandestins. Il y a deux jours, les travailleurs de la santé à Kouankan ont reçu un monsieur avec une fiche, qui dit : tu t’appelles Goyo Zoumanigui, tu es pour ou tu es contre ? Tout le monde sait comment les fonctionnaires guinéens travaillent. C’est certainement les résultats de ces recensement qu’on viendra présenter à Kassory pour dire oui les gens sont pour la constitution », a-t-il révélé.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Éboulement de Kankan-Coura : le conseil du quartier suspendu, les éco-gardes épinglés….

12 septembre 2019 à 18 06 27 09279

Une semaine après l’éboulement meurtrier survenu dans une mine d’or le vendredi, 6 septembre 2019, et qui a coûté la vie à six femmes, des têtes commencent à tomber dans la commune urbaine de Kankan. Le conseil du quartier de Kankan-Coura a été suspendu par le préfet Aziz Diop pendant que plusieurs personnes ont été entendues dans cette affaire qui a endeuillé plusieurs familles, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Le décès de six femmes lors d’un éboulement dans une mine d’or a créé une vive émotion à Kankan. Une semaine après le drame, le préfet Aziz Diop a animé une conférence de presse ce jeudi, 12 septembre 2019. La démarche visait à partager les informations relatives à cet éboulement meurtrier, notamment des suspensions, des dénonciations et des cas de personnes entendues par les services de sécurité.

Aziz Diop, préfet de Kankan

Selon monsieur Diop, un comité d’urgence avait été aussitôt mis en place. Au terme des investigations, des sanctions ont été infligées aux responsables locaux. « Nous irons jusqu’au bout. La première sanction administrative, c’est la suspension de tout le conseil du quartier Kankan-Coura, parce qu’on a les preuves de leur responsabilité et leur complicité. Le responsable de l’éco-garde nous a dit qu’il était dépassé par les événements. A chaque fois qu’une femme se faisait arrêtée, c’est le chef de quartier qui venait plaider. Lui et le responsable des jeunes, ils ont même pris des engagements », a dévoilé le préfet.

Par ailleurs, Aziz Diop a laissé entendre qu’une trentaine de personnes doivent être entendues par la police et la gendarmerie. « Tous les neufs membres du conseil de quartier, le chef des Donzo, l’imam, le secrétaire général du RPG à Kankan-Coura… C’est ce dernier qui organisait les femmes à descendre dans la mine. Donc, ça c’est 11 personnes qui sont à la disposition de la police. Au niveau de la gendarmerie, les chefs garagistes et menuiseries qui ont leurs ateliers auprès de la mine ont reçu des convocations. Les maris et parents des six victimes vont être écoutés pour savoir comment leurs femmes sont sorties à 4h du matin pour aller dans la mine. Donc, c’est une brochette d’une trentaine de personnes qui est entendue en ce moment par les services de sécurité. L’enquête n’est pas encore finie », a-t-il fait savoir.

En outre, le préfet a dit que les éco-gardes (les conservateurs de la nature, ndlr) vont être relevés de leurs fonctions et poursuivis en justice. « Comment les femmes peuvent exploiter la mine si les éco-gardes faisaient leur travail ? Donc, nous allons les relever tous de leurs fonctions, les changer et les poursuivre. Parmi ces éco-gardes, on dit qu’il y a cinq dames qui sont des nourrices, il y a d’autres qui sont des invalides. Il faut qu’on arrête de mentir à notre pays. On vous recrute, vous restez à la maison faire des enfants, pendant que notre environnement se dégrade », a-t-il déploré.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

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Conakry : des kits scolaires et professionnels au bénéfice des enfants migrants retournés

12 septembre 2019 à 16 04 56 09569

La Direction Régionale de l’Action Sociale, de la Promotion Féminine et de l’Enfance de Conakry, à travers le gouvernorat, a offert des kits scolaires et professionnels aux mineurs migrants retournés. La démarche vise à renforcer le programme de réinsertion socioprofessionnelle des enfants migrants retournés et victimes de Violence, Exploitation, Discrimination et Négligence (VEDAN). La cérémonie de remise a eu lieu ce jeudi, 12 septembre 2019, dans les locaux du gouvernorat, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

C’est au total soixante dix (70) enfants: élèves, mécaniciens, plombiers et électriciens, victimes de Violence, d’Exploitation, de Discrimination et de Négligence (VEDAN) qui ont bénéficié des kits scolaires et professionnels. Il s’agit notamment de cahiers, de sacs à dos, de crayons ainsi que des cartons d’outils professionnels composés chacun de plus de 180 clefs mécaniques, de casques, de tenues de travail, de chaussures de sécurité…

Mayo Doré, section protection des enfants à l’inspection régionale de la ville de Conakry

Le chef section chargé de la protection des enfants à l’inspection régionale de la ville de Conakry, Monsieur Mayo Doré, est revenu sur le but recherché dans cette démarche et quelques activités réalisées sur le terrain. « C’est juste une façon pour nous de renforcer la capacité de ces enfants pour qu’ils puissent rester au pays et préparer leur avenir au lieu de risquer leurs vies dans le désert ou la Méditerranée. Nous avons déjà effectué le déploiement de cinq (5) assistantes sociales dans la ville de Conakry, qui sont entrain de faire l’identification et le repérage des enfants dans les familles d’accueil pour la réinsertion de ces enfants migrants, mais également les enfants victimes de violence, exploitation, discrimination et négligence (VEDAN). Nous avons fait la redynamisation et la formation du système de protection à base communautaire qui sont nos représentants au niveau de la communauté. Et aujourd’hui, nous sommes à la remise officielle des kits scolaires et professionnels pour leur appui à la réinsertion scolaire et professionnelle », a t-il indiqué.

Mamady Touré, Directeur régional des Marchés Publics

De son côté, le représentant du gouverneur de la ville de Conakry, Mamady Touré, directeur régional des Marchés Publics, a exprimé sa satisfaction par rapport à ce don. « Le problème de la migration est un programme très épineux pour tous les gouvernants africains, particulièrement pour ceux de la République de Guinée et si on a cette occasion ce matin de remettre des kits aux élèves et aux migrants professionnels, c’est une grande satisfaction pour l’autorité de la ville de Conakry. Et c’est le lieu de remercier l’UNICEF qui nous a toujours accompagnés pour sauver des vies dans nos eaux ».

Madame Julie Dubois, représentante de l’UNICEF

Pour sa part, la représentante de l’UNICEF, Mme Julie Dubois, a invité les parents à s’impliquer dans l’éducation des enfants afin d’endiguer le phénomène de migration en Guinée. « Il y a lieu de remercier les autorités pour l’organisation de cette cérémonie et aussi de remercier notre partenaire financier qui est le département international pour le développement du Royaume Uni, qui a permis à l’UNICEF d’appuyer le gouvernement guinéen à renforcer le système de protection de l’enfant en Guinée. Quand aujourd’hui on parle du problème de migration en Guinée, si vous creusez bien, vous allez vous apercevoir qu’il y a beaucoup d’enfants qui sont entrain de partir, parce que dans leurs familles, ils sont victimes de violence, parce que leurs parents sont décédés avec beaucoup de problèmes de protection de l’enfant à la base. Donc, l’une des réponses qui peut être apportée, c’est renforcer le système de protection de l’enfant et c’est ce qui est entrain de se passer. Je voudrais encourager tous les partenaires, tous les travailleurs sociaux qui sont dans le système de protection, les familles aussi. Les enfants sont l’avenir de la Guinée et si les enfants sont bien éduqués et protégé des violences, on peut espérer qu’ils contribuent après au développement du pays », a-t-elle laissé entendre.

AOD, mineur retourné et un des bénéficiaires de ce geste, s’est réjouit d’avoir reçu des outils qui vont lui permettre d’exercer son métier. « Je suis un migrant retourné et je voudrais faire l’Electricité Mécanique. Je remercie les donateurs parce que grâce à eux j’ai eu les outils qui vont me permettre d’exercer mon métier afin de gagner de l’argent et rester chez moi parce que c’est de ça que j’avais besoin. J’ai souffert en essayant de gagner l’Europe. Donc, je déconseille toute autre personne qui voudrait quitter son pays clandestinement, parce que quelque soit les difficultés que tu rencontres chez toi, reste chez toi », a-t-il conseillé.

Selon les organisateurs, cette activité de remise de kits s’inscrit dans le cadre du programme de réinsertion socioprofessionnelle des enfants. Il va s’étendre jusqu’au mois de décembre 2019 et se déroulera dans plusieurs régions de la Guinée avec un appui financier de l’UNICEF et du Royaume Uni à hauteur de quatre cent cinquante six millions (456.000.000) de francs guinéens

Salimatou Diallo pour Guineematin.com
Tél. : 224 623 53 25 04

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Après l’acquisition d’équipements de pointe, la CENI ne recrutera plus d’opérateur technique international

12 septembre 2019 à 16 04 28 09289
Me Salifou Kébé, président CENI

Communiqué de la CENI : Conakry, le 12 septembre 2019 : Le Président de la Commission Électorale Nationale Indépendante Me Amadou Salif KEBE félicite tous les acteurs du processus électoral pour leur implication dans le bon déroulement des opérations d’installation des démembrements aussi bien à Conakry qu’à l’intérieur du pays. Il exprime ses regrets aux entités qui n’ont pu y prendre part faute de documents prouvant leur existence légale. Il les exhorte à tout mettre en œuvre pour obtenir lesdits documents en vue d’une participation aux différents comités et cellules de suivi des élections législatives qui seront bientôt mis en place.

L’opérateur Innovatrics qui a fourni le logiciel de gestion du fichier électoral choisira un binôme local compétent pour l’enrôlement des électeurs

Le Président de la CENI invite également les mêmes acteurs à accompagner dans les prochains jours, la mise en place des commissions administratives d’établissement et de révision des listes électorales (CAERLE) et l’opération d’enrôlement des électeurs.

Mais avant, il faudra noter qu’une décision majoritaire de la plénière de la CENI, avait autorisé de recourir au service d’un opérateur local pour le recrutement, la formation et le déploiement des agents de saisie des données sur le terrain lors de l’opération d’enrôlement des électeurs en raison des différentes acquisitions qui s’inscrivent en droite ligne de l’application de l’audit du fichier électoral. A ce jour la CENI a acquis les équipements suivants :

  • Les logiciels de gestion du fichier sont les propriétés de la Guinée au lieu d’être fourni par l’opérateur international
  • Les licences de protection de la base de données et les licences antivirus ont été acquises par le CENI ;
  • Les serveurs également
  • Egalement la CENI a pu acquérir des moteurs AFIS et ABIS (pour soustraire les doublons par empreintes digitales et la détection faciale des électeurs), une activité qui était jusque-là réalisée par le même opérateur international.

Aussi en exécution des recommandations fortes de l’audit, et en application des dispositions de la nouvelle loi sur la CENI, la loi L/2018/044/AN du 05 juillet 2018, article 21, une partie importante du matériel électoral « matériel lourd » sera désormais fourni par l’Etat Guinéen, en l’occurrence les kits bleus des bureaux de vote, kits biométriques… en lieu et place de l’opérateur international traditionnel.

Vu tous les progrès de la logistique électorale guinéenne, il n’était plus nécessaire de recruter un opérateur technique international surtout que tous les opérateurs ayant servi en Guinée ont dû recruter un « Opérateur local » dont le rôle se réduit désormais au recrutement, à la formation et au déploiement des agents de saisie.

La décision de la CENI trouve également une justification sur le plan financier et en termes de gain de temps dans le processus de recrutement.

L’audit du fichier ne mentionne nulle part l’existence d’électeurs fictifs

Cependant, le Président de la CENI veut bien admettre que la question de l’opérateur est assez technique et complexe. Ce qui explique le débat passionné du genre qu’il existerait selon l’audit, un million et demi d’électeurs fictifs.  Cette affirmation qui tend à faire du sujet un fonds de commerce politique n’est pas exacte. Il s’agit simplement de personnes ayant des données incomplètes :

  • Soit, les noms, prénoms dates et lieux de naissance (données alphanumériques) ne sont pas complètes
  • Ou bien ce sont les empreintes et photos (données biométriques) qui ne sont pas bien nettes.

Enfin le rapport d’audit ne mentionne nulle part le terme fictif. Le dire serait abusé des populations et préjudiciable à la sérénité du processus électoral. A cet effet, Me Amadou Salif KEBE compte initier des séances d’explication afin de rendre ces questions accessibles pour tous.

Aussi, en vue d’assurer la continuité des opérations, et en raison du calendrier électoral désormais assez serré, la CENI a décidé de contractualiser le cabinet Innovatrics (qui a déjà fourni le logiciel de gestion complète du fichier électoral) à l’effet de :

  • Sélectionner un opérateur local ayant les compétences requises pour le recrutement, la formation et le déploiement des agents de saisie sur le terrain.
  • Générer les listes électorales
  • Confectionner les cartes d’électeurs.

Le Président de la CENI voudrait rassurer de la volonté de son institution à appliquer les recommandations de l’audit du fichier électoral à la satisfaction de tous et à conduire un processus électoral inclusif, transparent et démocratique. # # #

Fin

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Hafia (Labé) : plus de 30 maisons ravagées, les habitants entre choc et angoisse

12 septembre 2019 à 16 04 04 09049

Comme nous l’avons annoncé récemment, un incendie d’origine inconnue fait des ravages depuis plusieurs semaines à Gonkou, un district de la sous-préfecture de Hafia, dans la préfecture de Labé. En tout, plus d’une trentaine d’habitations (maisons et cases) ont été brûlées. Les habitants de la localité sont partagés et tristesse et angoisse, rapporte un correspondant de Guineematin.com qui s’est rendu sur place.

De nombreuses familles de ce district, situé à 9 kilomètres du chef-lieu de la sous-préfecture, ont été touchées par cet incendie mystérieux. C’est dans le secteur de Fello Kabi que le feu s’est déclaré pour la première fois. Nous avons rencontré là Souleymane Bah, la première victime. « J’étais parti à la mosquée pour la prière du crépuscule. C’est de là-bas qu’on m’a appelé pour m’informer que ma case a pris feu. Et, je suis venu trouver que la case a été réduite en cendre. J’ai tout perdu, rien n’a pu être sauvé », témoigne monsieur Bah.

Mamadou Chérif Bah, une des victimes

Après Souleymane Bah, Alpha Oumar Bah a été la victime suivante. Le feu a touché l’une des chambres de sa maison. Tout son contenu a été ravagé par les flammes. Peu après, des scènes semblables ont été enregistrées à Pita Lengué. 20 cases ont été incendiées dans ce secteur. Mamadou chérif Bah est l’un des sinistrés. « C’est une case dans laquelle nos femmes font la cuisine qui a été la première à être attaquée par ce feu. Le même jour, vingt minutes après, une autre case des voisins a pris feu dans les mêmes circonstances.

Une semaine après, quatre cases sont réduites en cendre à Bourouwal. A Bhohé aussi, il ya eu des cases qui ont pris feu, dont j’ignore le nombre. Actuellement, nous avons puisé beaucoup d’eau et on reste sur nos gardes parce des flammes peuvent jaillir à tout moment. Nous avons cessé toute activité et chacun veille au grain. Même pour les affaires sociales, c’est difficile d’y prendre part chez les voisins », a-t-il expliqué.

Elhadj Mamadou Dambata Diallo, maire de la commune rurale de Hafia

Elhadj Mamadou Dambata Diallo, le maire de la commune rurale de Hafia, sillonne les localités touchées pour partager la douleur des sinistrés. Pour lui, « ce qui se passe actuellement dans le district de Gonkou, c’est vraiment très difficile à supporter. Le premier cas s’est produit à Fello Kabi. Nous sous sommes déplacés pour aller constater les dégâts. Et partout où ce feu est passé, les dégâts ont été énormes. Les citoyens vivent la peur au ventre.

Parce qu’ils s’attendent à tout moment à ce que le feu les surprenne dans leur repos ou dans leur sommeil. Les sinistrés vivent à la belle étoile. C’est pourquoi, nous demandons à toutes les personnes de bonne volonté et à l’Etat d’assister ces sinistrés. Car même des cultures ont été dévastées par ce feu mystérieux », lance l’autorité locale.

Dans la zone sinistrée, en plus de la désolation et de la peur qui les animent les habitants, chacun y va de son commentaire. Beaucoup expliquent que ces incendies mystérieux sont causés par des esprits maléfiques. C’est pourquoi, les citoyens s’apprêtent à faire des sacrifices dans les prochains jours pour prier Dieu de mettre fin à cette situation.

De retour de Gonkou, Alpha Boubacar Diallo pour Guineematin.com

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Accrochages entre jeunes et policiers à Siguiri : les activités de la SAG paralysées

12 septembre 2019 à 15 03 10 09109

La tension ne retombe pas dans la ville de Siguiri au lendemain de la manifestation des jeunes contre le licenciement de six (6) travailleurs par la direction générale de la Société Aurifère de Guinée (SAG). Des accrochages ont été signalés dans la matinée de ce jeudi, 12 septembre 2019, dans la commune urbaine entre des jeunes et les forces de l’ordre, rapporte le correspondant de Guineeematin.com basé dans la préfecture.

Après la journée mouvementée du mercredi, des jeunes ont empêché les travailleurs de la SAG de se rendre au service ce jeudi. Tôt ce matin, les jeunes manifestants ont envahi la colline, le point de départ des travailleurs pour les locaux de la SAG. Ils ont érigé des barricades au carrefour Kokoron, le passage obligé des bus qui transportent les employés de la société.

Quelques heures après, des agents de la Compagnie Mobile d’Intervention et de Sécurité (CMIS) ont dispersé la foule à l’aide du gaz lacrymogène.

Interrogé par le correspondant local de Guineematin.com, Yaya Camara, employé de la SAG a expliqué que lui et ses collègues n’ont pas pu se rendre au service ce jeudi matin. « J’étais venu pour prendre mon bus. Mais, nous avons trouvé des jeunes munis de cailloux qu’ils ont jetés sur les gens. Après, les agents les ont dispersé avec du gaz lacrymogène. Après, les jeunes sont revenus avec des cailloux pour disperser les agents et les travailleurs qui étaient là. Personne n’a pu se rendre au travail aujourd’hui », a-t-il expliqué.

Un des agents de la CMIS, qui s’est exprimé sous couvert d’anonymat, a confirmé l’information. « Comment peut-on s’arrêter devant les jeunes avec des cailloux, mieux armés que nous ? Pour la première fois, nous avons lancé des gaz lacrymogènes, ils sont partis. Après, les enfants se sont armés, ils ont même pris des motos pour nous pourchasser en ville », a reconnu l’agent.

Pour le moment, les autorités préfectorales n’ont programmé aucune réunion de crise avec les manifestants. L’atmosphère est volatile dans la cité où jeunes et forces de l’ordre sont à couteaux tirés.

De Siguiri, Bérété Lanceï Condé pour Guineematin.com

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Kory Kondiano : « il n’y a pas un pays au monde où la constitution reste définitivement »

12 septembre 2019 à 14 02 59 09599

Dans le cadre des consultations initiées par le président Alpha Condé, le Premier ministre guinéen s’est rendu ce jeudi, 12 septembre 2019, à l’Assemblée nationale. En compagnie de certains membres de son cabinet, Ibrahima Kassory Fofana a échangé avec une partie des membres du bureau de l’Assemblée nationale, puisque les députés de l’opposition ont boudé ces discussions. Discussions qui ont porté sur deux points, a appris Guineematin.com à travers un de ses reporters.

C’est le président de l’Assemblée nationale qui a fait le compte de cette rencontre, tenue à huis clos, devant les médias. Selon Claude Kory Kondiano, les discussions ont porté sur les élections législatives et le projet de nouvelle constitution.

Claude Kory Kondiano, président de l’Assemblée nationale

« Nous avons pu, avec les membres du bureau et des présidents des commissions générales, recevoir aujourd’hui monsieur le Premier ministre pour lui dire ce que les uns et les autres pensent sur les deux points qui étaient inscrits à l’ordre du jour de notre rencontre qui sont : les élections législatives à venir et ensuite la constitution. Pour les élections législatives à venir, la position de tous les intervenants étaient qu’il faut faire en sorte que nous puissions avoir enfin les élections législatives dans la date approximative qui a été fixée par le pouvoir exécutif. Dans les détails, nous avons proposé les uns et les autres une démarche pour faire en sorte que ces élections soient propres, soient crédibles et se passent sans pression », a-t-il indiqué.

En ce qui concerne le débat sur le changement de la constitution voulu par le pouvoir, le président de l’Assemblée a appelé à le dépassionner. Pour lui, « conformément à l’article 51 de l’actuelle constitution, le président de la République est autorisé par cette constitution à faire un référendum pour consulter le peuple sur le contenu à donner à la constitution. Alors, je voudrais vous dire une chose, ce débat sur la nouvelle constitution a été trop passionné. Alors que nous sommes confrontés à un problème trop réel. La constitution qui a été adoptée en 2010 a fait son temps.

Il n’y a pas un seul pays au monde où ceux qui sont chargés de rédiger une constitution, la rédige, cette constitution est promulguée et que cette constitution reste comme ça définitivement. Ce n’est pas possible. Parce qu’au fur et à mesure qu’on l’utilise, au fur et à mesure que le temps passe, il y a un certain nombre de dispositions qui sont dépassées et qu’il y a lieu de revoir ».

Kory Kondiano n’a pas manqué aussi de déplorer l’absence des députés de l’opposition à cette rencontre. « J’avais souhaité que la représentation nationale qui relève d’une Assemblée plurielle soit représentée par toutes les composantes de cette Assemblée du point de vue famille politique. C’est-à-dire de l’extrême droite, du centre et de la gauche. J’ai regretté hélas l’absence de nos collègues de l’extrême droite et du centre. Parce que ça nous aurait permis d’avoir des positions différentes, des points de vue différents pour une sorte de débat contradictoire. Parce qu’une Assemblée nationale, quand elle est plurielle, le débat est contradictoire », a-t-il dit.

L’opposition guinéenne a déjà annoncé qu’elle ne participera pas à ces consultations qui visent, selon Cellou Dalein Diallo, chef de file de l’opposition guinéenne, « à légitimer le projet de changement de l’actuelle constitution pour octroyer un troisième mandat au président Alpha Condé ». Les opposants assurent qu’ils empêcheront la tenue du référendum constitutionnel en préparation.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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CECI de Matoto : 18 commissaires « retardataires » prêtent serment

12 septembre 2019 à 14 02 13 09139

Dix huit (18) membres de la Commission Électorale Communale Indépendante (CECI) de Matoto ont prêté serment ce jeudi, 12 septembre 2019, au tribunal de première instance de Mafanco. Ces 18 « retardataires » viennent compléter la liste des membres de la CECI de Matoto dont un premier groupe avait déjà prêté serment il y a une dizaine de jours. Une action qui s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du chronogramme de la Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI) dans la perspective de l’organisation des élections législatives, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Soriba Mané, procureur

Après la lecture du rôle d’audience de la prestation de serment par la greffière, maître Khadîdja Camara, c’est le procureur, Soriba Mané, qui a pris la parole pour présenter ses réquisitions. « Nous sommes réunis ce jeudi, 12 septembre 2019, pour la prestation du serment du second groupe des membres des démembrements de la CECI de Matoto. La CENI est l’organe chargée de l’organisation des élections et de la supervision des opérations de vote….Nous sommes à la veille des élections législatives. Une période très sensible pour les acteurs politiques et les citoyens que nous sommes, qui auront à choisir leurs députés parmi tant de candidats. Ces élections doivent être transparentes, crédibles, acceptées de tous. Pour y parvenir, les membres qui vont prêter serment devant ce tribunal, leur responsabilité est pleinement engagée car vous cesserez désormais d’appartenir aux partis politiques qui vous ont désigné, pour être de véritables acteurs impartiaux au service de la nation, surtout la population de Matoto… Monsieur le président, vous recevrez, après avoir juré conformément aux dispositions de l’article 12 de la loi L 2018 044 AN du 5 juillet 2018, les membres de démembrement de la CECI et les renverrez dans l’exercice de leur fonction », a-t-il requis.

Amadou Kindy Baldé, président du tribunal

Le président du tribunal, Amadou Kindy Baldé, a fait comprendre aux 18 membres de la CECI de Matoto, qu’à partir de maintenant, ils n’obéiront seulement qu’à la loi. « A partir de votre engagement solennel que vous prenez devant le tribunal et devant le peuple de Guinée, devant la population de la commune de Matoto, vous cessez d’appartenir à vos structures politiques respectives. Vous appartiendrez désormais à la Commission Électorale Communale Indépendante de Matoto. Vous agirez dans l’exercice de vos fonctions en toute indépendance, en toute neutralité et en toute impartialité. Vous devez respecter le principe de fidélité et de loyauté. La seule obéissance est à la loi et à elle seule. Si vous êtes opérateurs économiques, si vous êtes avocats, commerçants, ou agriculteur, de quelque bord que vous soyez, vous devez cesser d’exercer cette fonction et n’appartenir qu’à la Commission Électorale Communale Indépendante de Matoto » a dit le président du tribunal.

Amadou Kindy Baldé a également fait savoir aux commissaires que la violation de ces principes engage leur responsabilité. « La violation de ces principes vous conduit à ce qu’on appelle le parjure. Et en cas de parjure, la sanction qui va suivre, c’est la rigueur de la loi. Et la rigueur de la loi, ce sont les poursuites judiciaires qui seront engagées contre toute personne parmi vous qui violerait les termes du serment qu’il aura à prêter devant le tribunal » a-t-il précisé.

C’est après cette mise au point que chacun de 18 commissaires est venu prêter serment à la barre, levant la main droite et disant « je le jure ».

C’est ainsi que le juge les a renvoyés dans l’exercice de leurs fonctions en ces termes : « le tribunal, après en avoir délibéré conformément à la loi, donne acte à la greffière de la lecture du rôle d’audience et la décision de nomination des membres de la commission électorale communale indépendante de Matoto ; donne acte au ministère public de ses réquisitions, reçoit les serments des membres de la commission électorale communale indépendante de Matoto, les renvoi dans l’exercice de leurs fonctions… »

Saidou Hady Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 620 58 95 27/654 416 922

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Interconnexion Electrique : « 121 localités seront électrifiées en Guinée et 80 au Mali »

12 septembre 2019 à 13 01 57 09579

« Le projet d’Interconnexion Guinée-Mali a pour but de contribuer au développement socio-économique de nos deux pays. En stimulant le renforcement des échanges d’énergie électrique à travers ce projet d’interconnexion, nous aurons contribué largement à assurer un accès accru à l’électricité des populations et ce, à moindre coût. Ceci se comprend facilement dans la mesure où il est prévu d’électrifier en Guinée, 121 localités et 80 au Mali. En Guinée, pour rappel, ces localités sont situées sur la ligne Siguiri-Nzérékoré, en passant par Kankan, Kérouané, Beyla, pour rejoindre la ligne CLSG qui prend en compte la Région Forestière pour déboucher sur Faranah ».

C’est un extrait du discours prononcé ce jeudi, 12 septembre 2019, par le ministre guinéen de l’Energie. Docteur Cheick Taliby Sylla présidait ainsi la réunion de démarrage de la prestation de l’ingénieur en charge du contrôle et de la supervision des travaux du Projet de construction de la ligne d’interconnexion Electrique de 225 KV Guinée-Mali, a appris Guineematin.com du très dynamique service de communication du Département de l’Energie.

Voici l’intégralité de ce discours :

Madame la Directrice Nationale de l’Energie, Représentant Monsieur le Ministre de l’Energie et de l’Eau du Mali ;

Ø Monsieur le Secrétaire Général de l’EEEOA (WAPP) ;

Ø Messieurs les Représentants des Partenaires Techniques et Financiers ;

Ø Messieurs les Coordonnateurs des projets du Mali et de la Guinée ;

Ø Messieurs les Représentants du Groupement INTEC-ARTELIA, Ingénieur Conseil,

Ø Mesdames et Messieurs,

C’est pour moi un réel plaisir et un grand réconfort de vous recevoir en ce jour et de vous souhaiter, au nom de Son Excellence Le Professeur Alpha CONDE, Président de la République, Chef de l’Etat, et du Premier Ministre, chef du Gouvernement, la bienvenue et un agréable séjour de travail en terre africaine de Guinée.

Mesdames et Messieurs,

L’évènement qui nous réunit aujourd’hui vient à point nommé. Et comme on le dit souvent, ‘’mieux vaut tard que jamais’’ il s’agit du lancement des prestations de l’Ingénieur Conseil chargé du Contrôle et de la Supervision des travaux du projet d’Interconnexion électrique 225 KV Guinée-Mali.

Ainsi, Mesdames et Messieurs, vous me permettrez de faire un bref aperçu sur ce grand projet, né de la volonté politique de nos deux Etats, la République du Mali et la République de Guinée, dans le souci de matérialiser encore une fois de plus, leur intégration séculaire, au bénéfice de nos laborieuses populations.

En fait, le projet d’Interconnexion Guinée-Mali a pour but de contribuer au développement socio-économique de nos deux (02) pays.

En stimulant le renforcement des échanges d’énergie électrique à travers ce projet d’interconnexion, nous aurons contribué largement à assurer un accès accru à l’électricité des populations et ce, à moindre coût. Ceci se comprend facilement dans la mesure où il est prévu d’électrifier en Guinée, 121 localités et 80 au Mali.

En Guinée, pour rappel, ces localités sont situées sur la ligne Siguiri-Nzérékoré, passant par Kankan, Kérouané, Beyla, pour rejoindre la ligne CLSG qui prend en compte la Région Forestière pour déboucher sur Faranah.

Mesdames et Messieurs,

La réalisation de ce projet que je souhaite, dans les meilleurs délais possibles, permettra avec la ligne Linsan-Fomi vivement attendue, d’assurer la couverture de la presque totalité de notre territoire en courant électrique ; ce qui correspond à la vision de Son Excellence Monsieur le Président de la République.

Je voudrais donc remercier nos partenaires techniques et financiers qui nous accompagnent pour la réalisation de ce projet. Il s’agit de la BAD, de la BEI, de la Banque Mondiale, de la BDC, de l’Union Européenne et de la BOAD.

A Monsieur le Secrétaire Général du Système d’Energie Electrique Ouest Africain, il me revient de lui exprimer toute notre reconnaissance pour l’appui constant de son Institution dans la réalisation de nos projets.

Mesdames et Messieurs, tout en exprimant nos encouragements au Groupement INTEC-ARTELIA ainsi qu’aux équipes du Projet, je déclare ouverts les travaux de la réunion de démarrage des services de l’Ingénieur Conseil, chargé de la Supervision et du Contrôle des travaux des lignes et postes électriques en 225 KV.

Je vous remercie.

Discours transmis par la Cellule de Communication du Département

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Consultations nationales : Cellou Dalein ne répondra pas à l’invitation de Kassory

12 septembre 2019 à 13 01 04 09049

Selon le programme des consultations entamées par le Premier ministre guinéen autour du projet de changement de l’actuelle constitution, le chef de l’opposition sera reçu le lundi, 16 septembre 2019, au Palais de la Colombe. Le planning publié par la Primature indique la rencontre entre Cellou Dalein Diallo et Kassory Fofana va durer une heure (12h30-13h30). Mais, on apprend que l’opposant ne répondra pas à cette invitation. C’est Fodé Oussou Fofana, vice-président de l’UFDG et proche de Cellou Dalein Diallo qui a confié l’information à Guineematin.com ce jeudi, 12 septembre 2019.

« Les gens veulent juste amuser la galerie, mais il ne sert à rien de continuer à faire perdre du temps aux gens. Je pense que l’objectif principal que ces gens ont, c’est de semer la zizanie au sein de l’opposition. Ils pensent qu’ils peuvent semer la zizanie, mais ils se trompent. Nous avons déjà dit que cette consultation, dans le fond et dans la forme, n’a pas de sens.

Dans le fond, personne ne peut vouloir demander à un peuple de laisser ce que la constitution dit pour faire autre chose. C’est comme si on vient demander aux gens, est-ce que voulez, malgré le fait que la constitution ne le permet pas, donner un troisième mandat au président Alpha Condé.

Sur la forme, celui qui est en train de faire la consultation, sa position est connue, il a dit qu’il est d’accord. Nous aussi, notre position est connue, nous l’avons dit et répété que nous ne sommes pas d’accord avec cette affaire de nouvelle constitution et que nous ne participerons pas à un référendum sur cette question. Donc pour nous, il n’y a plus de consultation, il n’y a plus de débat à faire sur cette question.

Donc, le président Cellou Dalein ne répondra pas non seulement en tant que chef de file de l’opposition, il ne répondra pas à cette convocation en tant que président de l’UFDG, et aucun responsable de l’opposition ne répondra à ça », a assuré Dr Fodé Oussou Fofana.

Pour le président du groupe parlementaire de l’UFDG à l’Assemblée nationale, le pouvoir organise ces consultations pour tout simplement chercher à légitimer son projet de nouvelle constitution afin d’octroyer un troisième mandat au président Alpha Condé. Et pour cela, il pense que les autorités devront trouver une autre alternative, parce que l’opposition ne leur prêtera pas le flanc.

« Ils n’ont qu’à demander au ministre de l’administration du territoire et de la décentralisation, Bouréma Condé, de créer un parti politique pour chaque militant du RPG Arc-en-ciel et ils vont faire les consultations entre eux là-bas. Mais nous, on n’est pas concernés par ce débat. C’est pourquoi, on n’a pas participé aussi au débat qui en cours en ce moment à l’Assemblée nationale », a dit l’opposant.

Alpha Fafaya Diallo pour Guineematin.com
Tel. 628124362

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Kassory à l’Assemblée Nationale : les députés de l’opposition boudent les consultations

12 septembre 2019 à 12 12 32 09329

Le Premier ministre, Ibrahima Kassory FOFANA, est effectivement arrivé au Palais du peuple ce jeudi, 12 septembre 2019 aux environs de 11h. Cette visite sur les lieux s’inscrit dans le cadre des consultations avec les acteurs de la vie nationale, comme préconisé par le président Alpha Condé lors de son adresse à la nation du 04 septembre dernier, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

C’est la salle des actes du Palais du Peuple qui a abrite cette rencontre entre le parlement et le locataire de la Primature. Mais, comme il fallait s’y attendre, les représentants de l’opposition sont absents de la salle où se tiennent les consultations.

Il s’agit notamment de leurs représentants dans le bureau de l’Assemblée Nationale et des responsables des deux groupes parlementaires : le Libéral Démocrate et l’Alliance Républicaine.

Par contre, les membres de la majorité parlementaire, membres du bureau et présidents de commissions sont massivement présents à cette rencontre avec Ibrahima Kassory Fofana, accompagné de quelques cadres de son cabinet et de certains membres du gouvernement.

Depuis le Palais du peuple, Abdallah BALDE pour Guineematin.com

Tel: 628089845

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Julien Dramou favorable à la nouvelle Constitution : « mais, il faut une rupture en 2020… »

12 septembre 2019 à 11 11 51 09519
Julien Dramou, président du mouvement  »La nouvelle République »

La récente sortie médiatique du président Alpha Condé, invitant son Premier ministre à engager de larges consultations avec tous les acteurs sociopolitiques sur toutes les questions, y compris celles qui fâchent, est diversement appréciée dans l’opinion publique. Si les uns pensent que ces consultations sont opportunes, d’autres le voient d’un mauvais œil et pensent qu’elles contribuent à légitimer le débat pour la prolongation du mandat d’Alpha Condé à la tête de notre pays.

Dans un entretien accordé à un reporter de Guineematin.com dans la journée d’hier mercredi, 11 septembre 2019, Julien Dramou, président du mouvement La Nouvelle République, a donné sa position sur cette sortie présidentielle et sur l’appel de Kassory Fofana. Si monsieur Dramou pense que c’est important de se doter d’une nouvelle Constitution, cependant il souhaite qu’il y ait une rupture avec le système actuelle. Avec lui, il a été également question du mouvement Nouvelle République, de son implantation et de ses perspectives.

Guineematin.com : l’actualité politique est dominée par la sortie récente du Chef de l’Etat, suivie de la déclaration du Premier ministre. Aujourd’hui, les consultations ont déjà commencé. En tant que président du mouvement La Nouvelle République, comment avez-vous accueilli ces deux déclarations ?

Julien Dramou : la première déclaration, nous l’avons accueillie avec assez de satisfaction. D’abord, la déclaration du président de la République était une déclaration qui apaise, qui donne un nouveau tournant sur la Constitution, qui apporte un nouveau souffle. Et aujourd’hui, je pense que les gens sont en train de comprendre petit-à-petit que le débat sur la nouvelle Constitution n’est pas un débat pour un 3ème mandat. Et, l’objectif est train de changer dans tous les camps d’ailleurs. Certains militants du parti au pouvoir ont pensé au début que cette problématique de nouvelle constitution était essentiellement pour donner au président de la République un 3ème mandat, ce qui est un raisonnement erroné. Donc, eux-mêmes ils sont en train de se rendre à l’évidence et aussi les membres de l’opposition, certains leaders du FNDC, sont aussi en train de se rendre à l’évidence, pour comprendre que la problématique de la nouvelle constitution n’est pas une affaire de 3ème mandat, mais c’est une affaire citoyenne, c’est une affaire de la nation qu’on va résoudre ensemble, pour passer à une nouvelle étape de notre vie nationale. Et, la deuxième déclaration, celle du Premier ministre, nous la trouvons normale. Peut-être un peu hâtive, parce que dans cette déclaration, nous ne voyons pas la méthodologie concrète que le Premier ministre propose quant à la conduite de la consultation nationale que le président lui demande. Le président lui a demandé d’initier une consultation nationale, à notre sens, ce n’est pas à lui de mener cette consultation. Il doit élaborer des termes de référence très claires, dans lesquelles il y a une méthodologie de travail, il y a une échéance, il y a des objectifs, etc. Mais, quand il parle d’adresser des courriers à des personnes concernées, nous pensons que ça va dans le sens d’exclure d’autres personnes. Il devait à la limite créer une plateforme nationale de concertation, même si c’est en ligne, où les guinéens peuvent aller apporter leurs observations, apporter des avis, ou alors créer des numéros verts d’appels téléphoniques, des boites postales où les gens peuvent envoyer tout ce qu’ils pensent sur une éventuelle nouvelle constitution et sur l’actuelle constitution. Comme ça, le débat sera ouvert, ça sera transparent. Mais, si on doit identifier des personnes triées sur le volet et les consulter, on va créer de la frustration en omettant d’autres personnes qui ne sont pas forcément des moindres. Donc, c’est cette inquiétude que nous avons aujourd’hui. Si cette méthodologie du Premier ministre peut être revue, recadrer, pour apporter plus de crédibilité au travail qu’il va faire, ça va nous permettre de gagner en temps, que de faire un travail sur lequel on va revenir encore.

Guineematin.com : le président de la République est à son second et dernier mandat. Que pensez-vous de la gouvernance d’Alpha Condé ?

Julien Dramou, président du mouvement  »La nouvelle République »

Julien Dramou : la gouvernance du président Alpha Condé ! Ça sera biaisé que je me prononce dessus, mais je vais essayer de faire l’exercice. Parce que moi-même j’ai été membre de la cellule de communication du président de la République en 2015 pendant les campagnes. J’étais confiant à l’époque, que pendant le deuxième mandat, le président allait mieux faire. Parce que tout simplement dans le premier mandat, il y a eu assez de mouvements sociaux, il y a eu assez de problèmes, il y a eu la maladie Ebola, etc. Les arguments étaient fondés pour le retard accusé. Mais, dans le deuxième mandat, je pense qu’on pouvait mieux faire. On pouvait mieux faire, sauf qu’on a constaté qu’assez d’efforts ont été déployés pour peu de résultats. On peut dire qu’il est peut-être resté dans la macro-économie, le panier de la ménagère ne ressent pas les efforts fournis par le régime du professeur Alpha Condé dans le deuxième mandat en tout cas. Donc pour moi, c’est vraiment un résultat mitigé, à dents de scie. Donc, il faut qu’en 2020 qu’il y ait une rupture avec le système pour que les résultats fournis soient récompensés à leur juste valeur et que les guinéens sentent le développement.

Guineematin.com : le mouvement la Nouvelle République a été lancé depuis 1er juillet dernier. A ce jour, quelles sont les réalisations faites sur le terrain ? Est-ce que certains objectifs ont été atteints ?

Julien Dramou : oui, le mouvement La Nouvelle République a été effectivement lancé le 1er juillet 2019. Donc, nous sommes pratiquement dans le 3ème mois et il y a eu assez d’activités réalisées sur le terrain. Nous avons organisé deux conférences de presse, nous avons eu des séances de travail avec des associations de jeunes, avec des groupements de jeunes. Et, au cours de ces séances de travail, nous avons parlé de l’actuelle constitution, des défauts de l’actuelle constitution, nous avons parlé des avantages d’une nouvelle constitution pour la Guinée, pour les Guinéens, pour la nation, et nous avons mis en place des antennes à l’intérieur du pays. Aujourd’hui, nous sommes en train de travailler pour la mise en place des antennes à l’extérieur du pays. Donc, du travail a été fait, du travail est en train d’être fait et du travail sera fait. Alors, quand on parle d’objectifs déjà atteints, je pense qu’on a fait un gros pas. Parce que déjà le 3 juillet, je me rappelle qu’on a adressé une lettre ouverte au président de la République dans laquelle nous avons apporté des observations sur la procédure à mettre en place pour la mise en place d’une nouvelle constitution. Alors sur la forme, on avait recommandé au président de la République d’organiser une consultation nationale. Une consultation au cours de laquelle la majorité des guinéens sera consultée et la majorité pourra porter son avis sur la nouvelle constitution, sur l’ancienne constitution. Ce n’est que dans ce dialogue que les guinéens peuvent s’entendre, que les guinéens peuvent apprendre à se faire mutuellement confiance. Et, nous pensons que cet appel à l’endroit du président de la République a été écouté. Nous sommes contents de constater que le président de la République a fait une déclaration officielle allant dans ce sens. Et, il a invité son Premier ministre d’initier cette consultation nationale. Donc pour nous, c’est une grande avancée. Le mouvement La Nouvelle République se dit davantage confiante quant à l’avenir de ses objectifs, de ses ambitions.

Guineematin.com : à ce stade de l’évolution, quelles sont vos priorités ?

Julien Dramou : nos priorités en termes d’actions, je dirai que c’est essentiellement de continuer la mise en place des antennes, des représentations. C’est vrai que ce n’est pas du travail qui se fait avec assez de bruit, mais il est très profond. Au jour d’aujourd’hui, nous avons des milliers d’adhésions. Ce qui est très réjouissant dans notre démarche, c’est que c’est des gens qui viennent avec conviction. Ce sont des gens qui ont entendu nos différentes communications sur les réseaux sociaux, qui nous ont contactés pour nous représenter. Donc, ce n’est pas des gens à qui nous remettons de l’argent. D’ailleurs, nous n’avons pas assez de moyens pour remettre de l’argent à tous ces gens qui viennent à nous. Mais ce que nous leur apportons, c’est la confiance, c’est cet esprit d’initiatives, c’est de les scotcher eux aussi à pouvoir se prendre en charge. Donc du travail est en train d’être fait, la priorité, c’est la mise en place des antennes. Et aujourd’hui, nous nous focalisons sur notre objectif principal qui est d’être candidat indépendant en 2020. Donc, le travail est en train de se faire dans ce sens. Nous sommes en train de travailler sur nos outils de communication, nous travaillons sur notre projet de société, etc.

Guineematin.com : quel est le mot de la fin ?

Julien Dramou : le dernier mot serait que nous restons droits dans notre botte. Nous disons oui à une éventuelle nouvelle constitution pour une démocratie sûre, stable et inclusive pour le bonheur des guinéens. Mais, nous disons non à une éventualité mandat supplémentaire et nous appelons la jeunesse guinéenne à se rallier à notre cause, à travailler d’arrache-pied pour prendre son destin en main et produire un avenir radieux pour les générations futures.

Interview réalisée par Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Boké : Rusal/COBAD offre des forages aux populations de Sangarédi et Kamsar

12 septembre 2019 à 11 11 40 09409

Dans le cadre de la mise en œuvre de son programme d’assistance aux communautés des localités riveraines de sa zone d’activité, la compagnie Rusal poursuit la mise à disposition des forages pour faciliter l’accès à l’eau potable de nos populations. Et, c’est dans cette optique que la compagnie des bauxites et alumines de Dian-Dian (Rusal/COBAD) vient de réaliser six forages dans des localités différentes à Sangarédi et à Kamsar (deux sous-préfectures relevant de la préfecture de Boké).

Ces forages à motricité humaine ont été inaugurés hier, Mercredi 11 septembre 2019, en présence de la direction de Rusal/COBAD et des autorités administratives préfectorales de Boké, rapporte l’envoyé spécial de Guineematin.com à Boké.

Réalisés grâce au financement de la fondation Rusal Guinée, ces forages sont équipés d’une pompe manuelle INDIA MARK2. Ils ont une profondeur de 18 mètres (dans les grés) et un débit de 1,5 mètre cube par heure.

Par la réalisation de ces ouvrages de production d’eau potable, Rusal/COBAD fait preuve d’une responsabilité sociétale et prouve une fois de plus son engagement à résoudre les préoccupations majeures des communautés de la zone couverte par son projet. Car, ces forages qui viennent d’être réalisés dans les villages de M’Bôdi Foulasso, Bosseré, Lâfou-Baïla et Horé-Lâfou (dans la sous-préfecture de Sangarédi) et Dougoula1 et Tarénsa (dans la sous-préfecture de Kamsar) contribuent à l’amélioration des conditions de vie et à la préservation de la santé des populations bénéficiaires. Des populations qui, lors de la cérémonie inaugurale de ces forages, ont d’ailleurs exprimé leur engagement à sauvegarder et préserver les ouvrages mises à leur disposition.

« Nous remercions très sincèrement la compagnie des bauxites de Dian-Dian de prendre en compte les préoccupations majeures des communautés, parmi lesquelles, la réalisation des forages pour la production d’eau potable… Les populations bénéficiaires de ces forages assurent au donateur qu’elles ne ménageront aucun effort pour sauvegarder et entretenir ces ouvrages qui participent à l’amélioration des conditions de vie de nos communautés », a dit Mamadou Houdy Bah, le maire de commune rurale de Sangarédi (au nom des populations de M’Bôdi Foulasso, fortement mobilisé autour de leur président de district).

Prenant la parole, le Directeur Général de Rusal/COBAD a tout d’abord salué l’excellence des relations d’amitié et de coopération qui existent entre la République de Guinée et la fédération de la Russie. Oleg Pochikaev a ensuite exprimé la volonté de Rusal/COBAD à entretenir de bonne relation de collaboration avec les populations de la zone couverte par sa société.

Oleg Pochikaev, Directeur Général de Rusal/COBAD

« Nous espérons que cet ouvrage répond effectivement aux besoins ressentis et exprimés par les populations laborieuses de vos localités, à travers la demande écrite en votre nom par vos autorités et adressée à la COBAD… En tant que société socialement responsable, Rusal attache une importance particulière à la résolution des problèmes de la population dans les zones de nos activités. A cet effet, nous sommes néanmoins animés de bonne volonté de collaboration franche et loyale, à la hauteur de nos possibilités, avec toutes les communautés riveraines dans toute la zone couverte par le projet, avec lesquelles nous entretenons des relations conviviales et apaisées que nous souhaitons maintenir et développer dans un intérêt réciproque… Je suis persuadé que notre fructueuse coopération avec la république de Guinée contribuera à l’amélioration du climat des investissements dans votre pays et au renforcement de la compétitivité de Rusal en tant que leader de l’industrie de l’aluminium et l’un des plus importants investisseurs étrangers en Guinée », a indiqué Oleg Pochikaev.

Au nom du préfet de Boké (en mission à Conakry), Jean Béavogui, le secrétaire général chargé des collectivités décentralisées de ladite préfecture, a loué les « efforts de Rusal/COBAD » en faveur des populations de Boké ; tout en exhortant les bénéficiaires à l’entretient et à la préservation des ouvrages réalisés.

« Aujourd’hui, COBAD est en train de beaucoup faire pour nos communautés. Mais, vous devrez savoir que c’est dans la politique du chef de l’Etat, le professeur Alpha Condé, qui a demandé à tous ces partenaires qui évoluent sur le territoire national, de respecter strictement le contenu local. Et, le forage qui vient d’être réalisé ici s’inscrit dans ce cadre… COBAD a réalisé des écoles, des forages. Et, l’autorité que nous avons l’honneur de représenter ici me charge de vous confier COBAD, qui représente une poule qui pond des œufs d’or pour nous… Il faut entretenir toutes les réalisations que COBAD est en train de faire aujourd’hui pour nous. Il faut créer un comité de gestion pour ce forage. C’est ce qui va donner une longévité à cet ouvrage », a dit Jean Béavogui avant de couper le cordon inaugurale de ce forage déjà très adulé par les femmes de M’Bôdi Foulasso.

Tout comme à M’Bôdi Foulasso (dans la sous-préfecture de Sangarédi), une autre cérémonie a été organisé dans la sous-préfecture de Kamsar pour l’inauguration des forages de Dougoula 1 et Tarénsa. Dans cette même sous-préfecture, Rusal/COBAD est aussi en train de construire, à Dougoula 2, une école primaire et le logement du directeur.

A noter qu’en une année, Rusal Guinée a réalisé une vingtaine de forages dans les localités situées dans sa zone d’activités que sont : Fria, Kindia et Boké.

De retour de Boké, Mamadou Baïlo Keïta pour Guineematin.com

Tel : 622 97 27 22

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Kindia : 33 journalistes à l’école de la promotion et de la protection des Droits de l’homme

12 septembre 2019 à 11 11 00 09009

Trente trois (33) journalistes issus des médias publics et privés de Guinée ont démarré une formation sur les Droits de l’Homme hier mercredi, 11 septembre 2019 à Kindia. Une initiative de l’Institution Nationale Indépendante des Droits Humains (INIDH) qui a pour thème le rôle des journalistes dans la promotion et la protection des droits de l’homme, rapporte l’un des correspondants de Guineematin.com basé dans la préfecture.

La cérémonie d’ouverture de cet atelier de deux jours a été présidée par Dr Alya Diaby, président de l’INIDH, en présence des autorités régionales et organisations de la société civile de Kindia. Cette formation vise à sensibiliser les participants sur les Droits de l’homme.

Boubacar Yacine Diallo, vice-président de l’INIDH

Selon Boubacar Yacine Diallo, vice-président de l’INIDH et modérateur, « il s’agit de sensibiliser les journalistes aux droits de l’homme, parce que les journalistes couvrant l’actualité rencontrent très souvent des violations des droits de l’homme. Donc, l’atelier consiste d’abord à leur présenter les notions des droits de l’homme, les chartes qui sont connues et qui règlementent les Droits de l’homme. Et ensuite, démontrer plutôt les mécanismes par lesquels un journaliste devrait pouvoir couvrir une actualité liée aux violations des Droits de l’homme. Nous, nous pensons d’abord qu’un journaliste doit être suffisamment outillé. Donc, il doit avoir une connaissance étendue des codes, des déclarations, de tout ce qui réglemente au niveau international les droits de l’homme, mais également connaître le droit positif de la Guinée, notamment notre Loi Fondamentale, le Code Pénal, le Code de Procédure Pénale, tout ce qui peut-être utile pour un journaliste lors qu’il doit traiter de l’actualité. Et ensuite, nous avons un communicateur qui va accentuer toute sa communication sur la pratique professionnelle, l’éthique aussi, la déontologie parce qu’un journaliste doit pouvoir être suffisamment responsable lorsqu’il doit traiter des questions liées aux Droits de l’homme ».

Les 33 journalistes sont venus de différents médias : les radios rurales, des radios et télévisions publiques et privées, de la presse en ligne… et échangeront avec des facilitateurs.

Mory Dounoh

Selon Mory Dounoh, un des facilitateurs de cet atelier, divers thèmes ont été abordés pour ce premier jour. « Ce matin, nous avons passé en revue le contexte historique de Droit de l’homme, notamment sa naissance, son évolution et surtout les émergences et leur concrétisation dans les textes. Nous avons également parlé des obligations qui incombent aux Etats qui ont ratifié ces instruments juridiques… »

Daouda Taban Sylla

L’un des participants à cet atelier, Daouda Taban Sylla, journaliste de la RTG Koloma, a dévoilé ses attentes. « Nous avons vu des thèmes très intéressants, liés à la connaissance de l’INIDH, sa composition, ses obligations également, ce que le citoyen doit face à son homologue citoyen dans le respect strict des Droits de l’homme. Le thème étant le rôle du journaliste public ou privé dans la protection des droits de l’homme, je crois que c’est une préoccupation quotidienne de tout citoyen, de toutes les nations du monde appartenant à des Etat, ayant ratifié des conventions au niveau du système des Nations-Unies. Cette formation pourrait être une école pour nous, pour mieux appréhender ce qu’on appelle le respect des Droits de l’homme ».

Depuis Kindia, Amadou Baïlo Batouala Diallo pour Guieematin.com

Tél : 628 51 67 96

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Syli national : 3 techniciens déjà entendus par la FEGUIFOOT

12 septembre 2019 à 10 10 46 09469

La Fédération Guinéenne de Football a organisé hier mercredi, 11 septembre 2019, à son siège la séance d’interview pour les candidats retenus pour le poste de sélectionneur du Syli national Senior en vue de succéder à Paul Put.

Kanfory Lappé Bangoura, François Zahoui (Côte d’Ivoire) et Daniel Bréard (France) ont été les premiers à passer devant la commission de recrutement, a appris Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Pour cette première séance, ce sont trois techniciens qui ont été entendus par la commission chargé du recrutement du futur sélectionneur national. Ils ont fait un exposé devant la commission composée de membres du comité exécutif de la fédération, de la direction technique nationale, de la ligue guinéenne de football professionnel, de la ligue amateur, de l’association des entraîneurs et du département des sports.

Selon nos informations, ces trois entraîneurs ont dit leur motivation et énuméré leurs différents projets pour le Syli national et leur contribution dans le développement du football des jeunes.

Un deuxième contingent est attendu ce jeudi pour la suite de ces entretiens. La séance finie demain vendredi avec au total 17 techniciens concernés par ce grand oral.

Au terme de cette séance, la Guinée connaitra enfin son nouvel entraîneur qui ne devra pas tarder à se mettre à la tache eu égard aux nombreux défis qui attendent notre onze national.

Abdoul Aziz Sow pour Guineematin.com

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