Décès d’Elhadj Saïkou Yaya Barry : le GOHA appelle les commerçants à un deuil entre midi et 15H

16 septembre 2019 à 20 08 59 09599
Feu Elhadj Saïkou Yaya Barry, président de la Coordination nationale Haali Poular

Après avoir annoncé le décès du président de la Coordination FULBHÉ et Haali Poular de Guinée, le président du Groupe organisé des Hommes d’Affaires de Guinée (GOHA) a demandé aux opérateurs économiques de bien vouloir observer un deuil entre 12 heures et 15 heures, demain, mardi 17 septembre 2019.

Ci-dessous, Guineematin.com vous propose ce communiqué

Le président du GOHA (Groupe Organisé des Hommes d’Affaires) a la profonde douleur d’informer l’ensemble des opérateurs économiques établis en Guinée et à l’étranger du décès d’Elhadj Chaikou Yaya Barry, président de la Coordination Nationale des FULBHÉ et Haali Pular de Guinée, Compagnon de l’indépendance, ce lundi, 16 septembre 2019, à Conakry.

L’inhumation de l’illustre disparu est prévue demain, mardi 17 Septembre 2019, après la prière de 14 heures, à la mosquée de HAFIA. Elhadj Chaikou Yaya a toujours défendu les causes justes, notamment les commerçants victimes de pillages. Il a été un ardent défenseur de la paix, de l’unité nationale et de nos valeurs authentiques. C’est pourquoi, nous invitons tous les opérateurs économiques à observer un deuil le mardi de 12 heures à 15 heures sur toute l’étendue du territoire national, ainsi qu’à l’extérieur de la Guinée, en fermant boutique. Tous ceux qui le peuvent sont invités à prendre part à la prière et à l’enterrement.

Prions pour le repos de son âme. Amine !

Le Président du GOHA

Chérif Mohamed Abdallah

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Asmaou Diallo sur le procès du 28 septembre : « si on n’a pas la date…»

16 septembre 2019 à 20 08 33 09339

Comme indiqué dans un précédent article, plusieurs journalistes issus des médias publics et privés ont entamé ce lundi un atelier de formation sur la couverture médiatique du procès du 28 septembre 2009. La démarche vise à permettre aux participants d’avoir des notions utiles pour relayer fidèlement et objectivement les débats lors de ce procès tant attendu dans notre pays. Une initiative de l’Association des Victimes et Parents du massacre du 28 septembre (AVIPA) avec un appui de la fondation OSIWA, a appris sur place Guineematin.com à travers deux de ses reporters.

Cette rencontre de trois jours permettra aux participants d’acquérir des connaissances et compétences indispensables à la couverture médiatique du procès du massacre du 28 septembre 2009, qui a fait 157 morts et plus de 108 femmes violées, selon les organisations internationales.

En raison du pouvoir d’influence des médias, les organisateurs attendent des participants une prise de conscience sur risques pour la paix et la stabilité que peuvent provoquer des articles ou des émissions n’obéissant pas aux principes de traitement équilibré et impartial des informations relatives à ce procès.

Dr Ibrahima Amadou Niang, représentant d’OSIWA en Guinée

Le représentant d’OSIWA en Guinée, Dr Ibrahima Amadou Niang, est revenu sur l’importance de cette formation. « Nous sommes conscients que les journalistes ont un rôle très important dans l’information, et surtout en ce qui concerne le dossier du 28 septembre, nous avons soutenu un certain nombre d’actions de plaidoyer en Guinée depuis 2016 avec l’association des victimes parents et amis du 28 septembre. Donc, cette activité avec les journalistes révèle pour nous une importance capitale parce qu’au-delà même du dossier du 28 septembre, ce sont des compétences et des connaissances qui vont aider ces journalistes-là à contribuer à une meilleure couverture sur des questions sensibles dans le contexte actuel et nous sommes aussi conscients du fait que ces journalistes pourraient former un pool qui pourrait aider à faire un plaidoyer un peu plus soutenu pour qu’au moins qu’on puisse connaître la date du procès ».

Mme Asmaou Diallo, présidente de l’AVIPA

De son côté, Mme Asmaou Diallo, présidente de l’AVIPA, a expliqué les raisons d’une telle initiative. « C’est quelque chose de très important pour nous, associations des victimes du 28 septembre, et cette formation des journalistes, on estime que c’est quelque chose qui va aider le peuple à mieux comprendre quand il y aura le procès, savoir ce qui se passe parce qu’il n’y aura pas tout le monde au lieu du procès. Donc, ce sont les journalistes qui vont pouvoir relayer l’information correcte à la population guinéenne, et en plus de cela, on aimerait que les journalistes soient vraiment à la hauteur des informations. On aimerait que les guinéens soient représentés partout dans le monde et ça serait vraiment un honneur pour nous, et quand cela arrivera, on saura que l’AVIPA a fait un grand pas avec l’initiative qu’on a eu à faire. Je suis sûre qu’on aura cette chance pour que les journalistes soient reconnus au niveau international, qu’ils soient appelés à chaque fois qu’il y a un événement dans le monde », a-t-elle indiqué.

Le ministre de la justice par intérim a annoncé récemment que le procès se tiendrait à la Cour d’Appel de Conakry et que les fonds ont été votés par les députés. Pour la présidente de l’AVIPA, il est temps de donner une date pour la tenue du procès afin que justice soit rendue. « Nous attendons l’annonce de la date du procès parce que c’est ce qui détermine tout. Si on n’a pas la date, on peut dire que jusque-là, le procès n’est pas encore prêt. On avait même souhaité que la date soit donnée, soit le 28 septembre prochain, la 10ème année de la commémoration des événements. Nous souhaitons que le gouvernement puisse vraiment faire face maintenant à ce dossier pour que vraiment on ait la justice, parce que les victimes souffrent énormément et on a perdu beaucoup d’entre eux. On ne voudrait pas que tout le monde puisse partir sans qu’on ait la justice », a-t-elle souligné.

Salimatou Diallo et Alpha Mamadou Diallo pour Guineematin.com

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Religion : à la rencontre de la fondatrice de l’une des plus grandes écoles coraniques de Kindia

16 septembre 2019 à 20 08 15 09159

Il y a 14 ans, Hadja Rouguiatou Diallo a eu l’idée d’ouvrir une école coranique au quartier Komoya, dans la commune urbaine de Kindia. Aujourd’hui, son foyer est devenu l’un des plus grands et plus importants de la préfecture de Kindia. Un journaliste de Guineematin.com est allé à sa rencontre.

Hadja Rouguiatou Diallo, fondatrice du foyer coranique

Le foyer coranique de Hadja Rouguiatou Diallo se trouve à son domicile. Il s’agit d’un hangar fait à base d’anciennes feuilles de tôles. Un hangar incapable aujourd’hui d’accueillir les 407 talibés de cette dame. Au début, elle n’avait pas prévu une telle situation. « Au début, l’objectif était d’encadrer mon unique fils pour qu’il ait une bonne connaissance de sa religion. Mais, quand les gens m’ont vu en train de l’enseigner, ils ont commencé à envoyer leurs enfants chez moi pour que je les enseigne aussi. C’est ainsi que le foyer a grandi, et aujourd’hui j’ai un effectif de 407 talibés dont 286 filles », explique-t-elle.

En plus du coran, cette combattante pour le rayonnement de l’islam enseigne aussi plusieurs autres livres islamiques dont Al Akhdari, As-Samaawi et Al Moughadimatoul Izziya ». Avec le nombre pléthorique de talibés, elle a trouvé une stratégie pour satisfaire tout le monde. « J’ai fait en sorte les enfants participent dans la formation. Ceux qui ont le plus élevé assistent ceux qui ont un niveau moyen. Et, ces derniers aussi assistent les débutants. Cela me permet de me concentrer à la formation des talibés les plus avancés », a confié Hadja Rouguiatou Diallo.

Une stratégie efficace qui permet de toucher tous les talibés. Un motif de fierté pour la fondatrice et gestionnaire du centre qui n’attend que la récompense de Dieu. « Je ne travaille pas pour un salaire, car le coran n’a pas de prix. J’attends mon salaire chez Dieu, le meilleur payeur. Mais, c’est lui qui trouve quelque chose pour le foyer ou pour moi, je ne vais pas le rejeter pas. On a besoin particulièrement de livres coraniques, que ce soit des exemplaires du coran ou les autres livres qui sont dans notre programme de formation », a-t-elle souligné.

Selon notre constat, d’autres problèmes se posent à ce grand foyer coranique. Le hangar est devenu petit par rapport au nombre de talibés. Ce qui rend les choses compliquées surtout en saison des pluies. A l’intérieur du hangar également, il n’y a pas de sièges pour tout le monde. Les talibés sont obligés donc de s’asseoir à même le sol.

De retour de Kindia, Abdourahmane N’diaré Diallo pour Guineematin.com

Tel. 628-98-49-38

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Kalil Diallo, président du CJDG : « la jeunesse guinéenne est dans un abandon total »

16 septembre 2019 à 19 07 33 09339
Ibrahima Kalil Diallo, président du Collectif de Jeunes Démocrates de Guinée

Le Collectif des Jeunes Démocrates de Guinée (CJDG) a lancé officiellement ses activités ce lundi, 16 septembre 2019. C’était à la faveur d’une conférence organisée à la maison de la presse de Conakry. Les responsables de cette structure entendent mobiliser la jeunesse guinéenne pour qu’elle puisse sortir de la situation désastreuse dans laquelle elle se trouve, a appris Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Pour les membres du Collectif des Jeunes Démocrates de Guinée, la situation de la jeunesse guinéenne est aujourd’hui alarmante : les jeunes sont abandonnés par les décideurs et sont utilisés comme instrument par les politiques à des fins personnelles. D’où leur décision de se constituer en collectif pour essayer de combattre cette situation.

Ibrahima Kalil Diallo, président du Collectif de Jeunes Démocrates de Guinée

« Comme nous le savons tous, la jeunesse guinéenne a toujours été au centre des débats et propagandes politiques. Cette brave jeunesse a toujours été à l’avant-garde de toutes les luttes qui ont engendré de grands changements dans notre pays. Mais, force est de constater qu’en dépit des immenses sacrifices consentis, cette jeunesse reste encore dans un abandon total de la part de nos décideurs. Elle est manipulée telle une orange dont on vide le contenu et on jette le reste », a déploré Ibrahima Kalil Diallo, le président du CJDG.

Il ajoute que « la preuve la plus récente et la plus évidente de ce mépris, est la dernière adresse à la nation du président de la République. Dans son appel à des consultations nationales, il a demandé aux politiques, syndicats et la société civile de se concerter sur les différentes questions liées au fonctionnement de notre pays notamment le débat sur la constitution, ignorant complètement de mentionner la jeunesse dans une telle démarche. Dans le seul bref passage de son discours où il a évoqué la jeunesse, il s’est contenté de lui dire de patienter. Ce qui illustre d’ailleurs nos propos ».

C’est cette situation que le Collectif des Jeunes Démocrates de Guinée entend combattre et faire en sorte que les préoccupations de la jeunesse guinéenne soient prises en compte. Il se donne pour objectifs entre autres : « de lutter contre l’ethnocentrisme et le régionalisme, promouvoir l’unité d’actions de la jeunesse, favoriser la formation et l’emploi des jeunes, lutter contre la discrimination des jeunes dans les instances de décision et à tous les niveaux de la vie nationale », a indiqué Ibrahima Kalil Diallo.

Ibrahima Kalil Diallo, président du Collectif de Jeunes Démocrates de Guinée

Pour réussir à concrétiser ses ambitions, le CJDG souhaite la mobilisation des jeunes de Guinée et leur solidarité. « La réussite de ce combat que nous voulons mener pour nous tous nécessite une synergie d’actions de l’ensemble de la jeunesse et un dépassement de toutes les considérations ethniques et régionalistes instaurées par nos politiques. C’est pourquoi, nous demandons fraternellement à toutes les jeunes et à tous les jeunes, quel que soit votre bord politique ou social, votre rang social, votre appartenance religieuse, de nous rejoindre pour grandir cette plateforme afin que nous puissions participer aux débats sur notre devenir et celui de notre nation », a exhorté le président de la structure.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Mamou : de nombreux acteurs sensibilisés dans la lutte contre la récurrence des viols

16 septembre 2019 à 19 07 05 09059

L’insécurité en milieu urbain demeure un problème récurrent. Les cas de viol, notamment sur les mineures, se multiplient à travers le pays. C’est pour inverser cette tendance et instaurer le débat sur la question que s’est ouverte à Mamou ce lundi, 16 septembre 2019, une campagne de sensibilisation à travers les médias sur le thème Protection des femmes et des enfants : rôle et mission de l’OPROGEM, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Cette activité est une initiative du projet Partenaires pour la Sécurité en Guinée, la réforme de la police au service du citoyen, fiancée par le département d’État Américain. Sa mise en œuvre est assurée par le consortium Partners Global, Coginta et le CECIDE dans les communes de Dixinn, Kaloum, Kindia, Mamou, Kankan, Labé et Siguiri.

Sanoh Mohammed Aly, représentant du l’Office de Protection du Genre

Prenant la parole, Sanoh Mohammed Aly, représentant du l’Office de Protection du Genre, de l’Enfance et des Mœurs (OPROGEM), a dégagé les objectifs du projet avant de demander le concours des citoyens pour mettre le grappin sur les violeurs: « vulgariser le concept de police de proximité ; informer les jeunes et les femmes sur le rôle et les missions de l’OPROGEM ; promouvoir une culture de coproduction de la sécurité entre la PNG (Police Nationale), les autorités locales et la société civile ; améliorer et renforcer la visibilité de la police dans l’espace public ; et enfin, accroître la fréquence et rendre accessible les informations utiles à l’endroit des partenaires et du public cible. Pour ralentir ce fléau, nous demandons aux parents de dénoncer ceux qui détruisent l’avenir de leurs enfants, nous demandons une franche collaboration avec tout le monde pour traquer ces personnes éhontées ».

Aye Mady Fofana du projet Partners pour la Sécurité en Guinée

Pour arriver à freiner les cas de viol, Aye Mady Fofana du projet Partners pour la Sécurité en Guinée est revenu sur la méthodologie qui sera employée. « Pour l’atteinte des objectifs de ces conférences-débats, l’approche méthodologique pour chaque débat consistera en : des rencontres préalables avec les cadres de la police ; des rencontres avec les responsables locaux pour la mobilisation de la communauté ; des plénières avec des exposés présentant le dispositif d’intervention de l’activité, et chaque débat sera animé par les cadres de la police, un spécialiste de sécurité et un membre du projet ».

Mamadou Alpha Barry, vice-maire de la commune urbaine de Mamou

Présent à cette rencontre, Mamadou Alpha Barry, vice-maire de la commune urbaine de Mamou, a loué les efforts de la police et la collaboration mutuelle. « Je suis très heureux de vous accueillir ici à Mamou pour cette rencontre d’échanges dans la ville carrefour avec les frères de la police, qui jouent un rôle de protection des citoyens de Mamou. Nous dirigeons les collectivités et notre arme, c’est les forces de sécurité, notamment la police. Nous sommes appelés à travailler avec eux. La commune urbaine a été largement affectée ces dernier temps. Nous savons qu’il y a des maux qui nous fatiguent, c’est les cas de viol des jeunes filles à la Poudrière et à Thiewngol, dans la commune. Si un projet vient nous accompagner pour éradiquer ces maux qui nous gangrènent, ça nous réjouit à plus d’un titre », a-t-il laissé entendre.

Mme Baldé Mariama Penda, Directrice préfectorale de l’Action Sociale, de la Promotion Féminine et de l’Enfance

Pour sa part, madame Baldé Mariama Penda, Directrice préfectorale de l’Action Sociale, de la Promotion Féminine et de l’Enfance, a dénoncé la récurrence des cas de viol avant d’inviter l’ensemble des acteurs à s’impliquer dans la lutte contre ce mal qui ronge notre société. « Les cas de viol sont maintenant devenus une maladie à Mamou. C’est récurrent surtout avec les petites filles de 6 ans, de 8 ans, de 12 ans. Je me demande comment qualifier cet acte. C’est difficile à gérer aujourd’hui à Mamou. Je crois qu’avec cette sensibilisation, nous allons réussir à freiner ce phénomène. Je crois que les causes sont multiples : la négligence des mamans, abandonner les jeunes filles comme ça, c’est anormal. Je demande aux mères de préserver les petites filles, de veiller à appliquer la loi dans toute sa rigueur sur les violeurs, les autres vont tirer des leçons. Je lance un appelle pressant aux autorités, je leur demande d’appliquer la loi sur les violeurs sans complaisance ».

La rencontre a été marquée par une série de questions-réponses et la projection d’un film portant sur les cas de viol.

De Mamou, Boubacar Ramadan Barry pour Guineematin.com

Tel : 625698919/657343939

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Elections législatives : la nouvelle bataille de l’opposition guinéenne

16 septembre 2019 à 18 06 28 09289

Un nouveau front s’ouvre pour l’opposition guinéenne, déjà en lutte pour barrer la route au projet de nouvelle constitution voulu par le pouvoir. Il s’agit de l’organisation des élections législatives prévues pour se tenir le 28 décembre 2019. Opposés à ce chronogramme, les adversaires du pouvoir se mettent en ordre de bataille pour cet autre combat.

Pendant que le président de la CENI était à la Primature ce lundi, 16 septembre 2019, pour annoncer au Premier ministre la date qu’il a proposée pour la tenue des élections législatives, les leaders des différents partis d’opposition du pays étaient réunis au QG de l’UFR à Coléah. Les opposants se sont retrouvés pour débattre notamment de cette question sur laquelle ils avaient déjà été saisis par leurs représentants à la Commission Electorale Nationale Indépendante. A l’issue de la réunion tenue à huis clos, c’est le président de l’UFR qui a fait le compte rendu devant les médias.

Selon Sidya Touré, « L’opposition républicaine, la COD et plusieurs autres partis politiques de l’opposition se sont retrouvés aujourd’hui pour une séance d’information. Nous nous sommes retrouvés pour expliquer la situation actuelle dans notre pays. Deux sujets ont été abordés. Le premier portait sur l’invitation qui a été faite par le président de la République d’instaurer des consultations. Nous en avons débattu, mais titre informatif.

Le second sujet c’était d’expliquer le holdup qui est en train de se passer à la CENI et qui tend à ce qu’on réduise tous les délais pour satisfaire à la demande d’Alpha Condé d’organiser les élections en 2019, alors que la CENI est censée être une structure indépendante qui obéit à des lois de la République, qui peuvent permettre d’organiser telle élection à telle date. Donc ça a été une très grande séance d’information ».

Le président de l’Union des Forces Républicaines ajoute que l’opposition tiendra une conférence de presse dans les prochaines heures sur cette question. « Nous reviendrons vers vous très bientôt. Je pense que dans 48 heures, nous allons organiser une véritable conférence de presse », a laissé entendre l’ancien Haut Représentant du chef de l’Etat.

Les sept commissaires de la CENI issus de l’opposition ont d’ores et déjà annoncé qu’ils n’approuvent pas la date du 28 décembre 2019 proposée par le président de l’institution pour la tenue des élections législatives. Ils estiment que ce chronogramme n’est pas réaliste parce qu’il ne respecte pas les délais légaux prévus par le code électoral.

Mamadou Bhoye Laafaa Sow pour Guineematin.com

Tel : 00224 622 919 225 / 666 912 225

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Politique : la réponse de Bouréma Condé à la demande de Cellou et Sidya

16 septembre 2019 à 17 05 28 09289
Général Boureima Condé, Boureima Condé, ministre de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation

Dans un courrier en date du 13 septembre 2019 adressé au ministre de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation (MATD), l’opposition guinéenne emmenée par Cellou Dalein Diallo et Sidya Touré a demandé à Bouréma Condé de rouvrir les activités du comité de suivi des accords politiques du 12 octobre 2016. Cela, pour discuter des questions de grande préoccupation du moment.

En réponse, le président de ce comité de suivi a renvoyé les opposants vers le Premier ministre. Il leur a demandé d’aller discuter des sujets qui les préoccupent avec Kassory Fofana dans le cadre des consultations que ce dernier est en train de mener sur instructions du président de la République, a appris Guineematin.com à travers un de ses journalistes.

« L’accord politique du 12 octobre 2016 a exigé un audit complet du fichier électoral avant l’organisation des élections législatives. Les recommandations du rapport d’audit ayant été validées par toutes les parties prenantes, il devient urgent d’en faciliter et d’en accompagner la mise en œuvre en raison des échéances pressantes qui nous attendent. A cette fin, nous sommes convaincus de la nécessité de impérieuse de réunion du comité de suivi dont nous demandons expressément la reprise », peut-on lire dans le courrier des opposants adressé au ministre.

« En vertu des dispositions de l’article 58, alinéa 2, citation ‘’ le Premier ministre est responsable de la promotion du dialogue social et veille à l’application des accords avec les partenaires sociaux et les partis politiques. (…) Par rapport à la situation sociopolitique actuelle de notre pays, monsieur le président de la République a instruit le Premier ministre, Chef du gouvernement, d’ouvrir de larges consultations et de se mettre à l’écoute attentive de tous les acteurs sociopolitiques, recueillir leurs avis et suggestions sur toutes les questions de préoccupation nationale.

Monsieur le Premier ministre s’y emploie depuis le 9 septembre 2019 et il a déjà reçu certaines institutions républicaines. Les rencontres se poursuivent sans désemparer avec les acteurs sociopolitiques et vos formations y ont été invitées. Ceci me semble une opportunité pour y porter justement vos remarques, avis et suggestions non seulement par rapport au comité de suivi, mais également sur tous les autres sujets qui nous interpellent comme acteurs politiques », a répondu le général Bouréma Condé.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Guinée : décès d’Elhadj Saïkou Yaya Barry, président de la Coordination Haali poular

16 septembre 2019 à 16 04 31 09319
Elhadj Saïkou Yaya Barry, président de la Coordination nationale Haali Poular

C’est une très triste nouvelle que Guineematin.com vient d’apprendre ! Le doyen Elhadj Saïkou Yaya Barry, président de la Coordination nationale Haali Poular de Guinée est décédé ce lundi, 16 septembre 2019, à 14 heures 30, à la clinique Pasteur, à Kaloum.

Selon maître Adama Barry, avocate au barreau de Guinée et fille du défunt, qui a parlé au téléphone avec un journaliste de Guineematin.com, Elhadj Saïkou Yaya Barry était âgé de 93 ans. Il avait deux épouses et père de 17 enfants dont 16 vivants.

Guineematin.com présente ses condoléances les plus attristées à la famille du défunt, à la communauté Haali Poular et à l’ensemble du peuple de Guinée.

Paix à l’âme d’Elhadj Saïkou Yaya Barry, amine !

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Tenue des législatives : plusieurs commissaires de la CENI se désolidarisent de la date annoncée

16 septembre 2019 à 14 02 55 09559

Comme annoncé précédemment, le président de la CENI a communiqué au Premier ministre la date du 28 décembre 2019 pour la tenue des élections législatives en Guinée. Mais, cette date ne fait pas l’unanimité même au sein de l’institution électorale. L’ensemble des commissaires issus de l’opposition désapprouvent et se désolidarisent « du travail effectué par le président de la CENI accompagné uniquement de certains techniciens » de l’institution électorale. Ils estiment que ce calendrier n’est pas réaliste et qu’il ne permet pas d’organiser des élections crédibles et transparentes.

Guineematin.com vous propose ci-dessous le communiqué signé des 7 commissaires de la CENI issus de l’opposition.

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Guinée : les élections législatives prévues au 28 décembre (CENI)

16 septembre 2019 à 14 02 07 09079
Me Salifou Kébé, président CENI

Comme nous l’avions annoncé récemment, la CENI tient à organiser les élections législatives avant la fin de cette année. Et, c’est la date du 28 décembre qui a été choisie par les dirigeants de l’institution électorale pour la tenue du scrutin, a appris Guineematin.com à travers un de ses journalistes.

C’est le président de la Commission Electorale Nationale Indépendante, maître Amadou Salif Kébé qui l’a annoncé ce lundi, 16 septembre 2019, au sortir d’une rencontre avec le Premier ministre Ibrahima Kassory Fofana. Cette date sera sans doute validée par le président de la République. Car lors de sa dernière adresse à la nation, Alpha Condé avait émis le souhait que ces élections se tiennent avant la fin de cette année.

Par contre, l’opposition ne devrait pas approuver ce calendrier. Au sein de la CENI déjà, les commissaires sont fortement divisés sur la question. Ceux issus de la mouvance souhaitent répondre à la demande du chef de l’Etat alors que ceux de l’opposition estiment qu’en procédant ainsi, les activités seront bâclées et que le processus ne sera pas crédible. On s’achemine visiblement vers un autre bras de fer entre pouvoir et opposition, déjà à couteaux tirés sur le changement de l’actuelle constitution voulu par le régime Alpha Condé.

Alpha Fafaya Diallo pour Guineematin.com
Tel. 628124362

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Des syndicalistes détenus à Mamou : « s’ils ne sont pas libérés aujourd’hui, nous allons envisager une grève »

16 septembre 2019 à 12 12 30 09309

L’USTG version Abdoulaye Sow donne jusqu’à ce lundi soir au gouvernement pour libérer ses responsables arrêtés la semaine dernière à Mamou. C’est Aboubacar Soumah, le secrétaire général adjoint de la centrale syndicaliste qui l’a annoncé au cours d’un entretien avec un journaliste de Guineematin.com dans la matinée de ce lundi, 16 septembre 2019.

Le vendredi dernier, Aboubacar Soumah avait annoncé que son camp allait déclencher une grève si les personnes interpellées à Mamou ne sont pas libérées jusqu’à ce jour. Joint au téléphone ce matin par notre rédaction, le leader du SLECG a indiqué que certains membres du gouvernement avec lesquels ils ont échangé, ont promis que les syndicalistes seront libérés dans la journée de ce lundi. D’où leur décision de patienter une journée de plus pour voir si leurs camarades vont recouvrer leur liberté.

« Lorsque nous avons saisi quelques membres du gouvernement par rapport à cette situation, ils nous ont demandé d’attendre la journée de ce lundi, donc nous observons l’évolution de la situation pendant cette journée pour voir si nos camarades seront libérés aujourd’hui. De toutes les façons, cela ne nous empêche pas de nous retrouver (les responsables de l’USTG) aujourd’hui même puisque le programme avait été déjà établi, pour que nous puissions examiner la situation », a-t-il annoncé.

Le secrétaire général adjoint de l’Union Syndicale des Travailleurs de Guinée (USTG) dirigée par Abdoulaye Sow précise que si leurs camarades ne sont pas libérés pendant la journée de ce lundi, ils vont tirer toutes les conséquences. « Si nos camarades ne sont pas libérés aujourd’hui comme l’ont promis les autorités, nous allons nous retrouver demain pour envisager la grève. Ça, c’est inévitable, parce que c’est notre seule arme », a laissé entendre Aboubacar Soumah.

Le bouillant syndicaliste souligne que son camp a déjà déployé une équipe à Mamou pour rencontrer les autorités locales, mais aussi remobiliser ses troupes sur le terrain. Cela, afin de mener le combat jusqu’à la libération des syndicalistes détenus. Ces derniers ont été arrêtés le jeudi, 12 septembre dernier, suite à des heurts qui les ont opposés aux représentants de l’USTG version Abdoulaye Camara à la gare routière de Mamou.

Les deux camps rivaux se sont affrontés autour du contrôle de cet endroit. En plus de la libération de leurs camarades détenus, Aboubacar Soumah et ses amis exigent aussi que leur soient restitués les bureaux du syndicat des transporteurs de la gare routière de Mamou. Les locaux qu’ils contrôlaient jusque-là, ont été repris par le camp adverse.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Conakry : 17 journalistes à l’école de la couverture du procès du massacre du 28 septembre 2009

16 septembre 2019 à 12 12 24 09249

Dix sept (17) journalistes guinéens ont entamé ce lundi 16 septembre 2019 une formation la couverture médiatique du procès du massacre du 28 septembre. Pendant trois jours, ces professionnels des médias vont se familiariser avec plusieurs thèmes liés à l’éthique, à la déontologie et au lexique juridique. Une initiative de l’Association des Victimes et Parents du 28 septembre (AVIPA) avec un appui de la fondation OSIWA, a appris sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

A l’ouverture de l’atelier, la présidente de l’AVIPA, Asmaou Diallo, a fait savoir la soif de justice des victimes du massacre du 28 septembre 2009. « Nous avons hâte de voir l’ouverture du procès avant que les victimes et témoins meurent… Nous ferons tout ce qui est en notre pouvoir pour que le procès ait lieu »

Maître Alpha Amadou DS Bah, membre du pool d’avocats a rappelé que 15 personnes ont été inculpées dans le dossier du massacre du 28 septembre. Mais, 2 ont bénéficié d’un non lieu partiel : le général Mathurin Bangoura et le Commandant Bienvenue Maman du camp de Kaleah. Selon lui, 450 victimes ont été auditionnées dans cette affaire.

Pour Abdoul Ghadiri Diallo, président de l’organisation Guinéenne de Défense des Droits de l’Homme, ce procès est d’une telle sensibilité que le journalistes doivent être outillés pour faire un compte rendu fidèle, objectif avec un langage accessible à tous.

De son côté, Dr Ibrahima Amadou Niang, représentant de OSIWA, a fait savoir que les connaissances et compétences qui seront acquises au cours de cette formation vont être d’une grande utilité. Une large palette de connaissances et de compétences sera distillée au service des hommes de médias.

Alpha Mamadou Diallo et Salimatou Diallo pour Guineematin.com

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« Recensement clandestin » à N’zérékoré : l’appel de l’opposition aux habitants de la région

16 septembre 2019 à 12 12 02 09029

L’opposition guinéenne dénonce depuis quelques jours un « recensement clandestin » en cours dans la région de N’zérékoré. Selon les adversaires du pouvoir, des membres du RPG Arc-en-ciel (le parti au pouvoir) sont en train de recenser clandestinement les habitants de cette région pour les faire adhérer au projet de changement de constitution. Au cours d’un point de presse tenu hier, dimanche 15 septembre 2019, dans la ville de N’zérékoré, les responsables locaux de plusieurs partis d’opposition se sont insurgés contre cette situation, appelant les citoyens à ne pas participer à ce recensement, rapporte le correspondant de Guineematin.com sur place.

« Nous avons remarqué ces derniers temps que des membres du RPG Arc-en-ciel sont en train d’opérer des recensements dans tous les villages et hameaux de notre région. Nous avons des informations concordances de la part de nos représentants dans ces localités sur ce qui se passe sur le terrain », a introduit Cécé Loua, coordinateur régional de l’UFR à N’zérékoré.

Il ajoute que « c’est un recensement illégal et inopportun parce que notre pays vit sous des lois. Et, le recensement se fait soit par l’Etat ou bien par la CENI à des fins électorales. Mais ce que nous voyons actuellement, c’est un recensement à des fins politiques inavouées. Ils le font pour tromper les gens et leur demander d’adhérer à ce fameux projet de troisième mandat ou de nouvelle constitution. Voilà pourquoi nous interpellons nos parents et nos hommes politiques pour leur dire de ne pas prêter flanc à ce recensement qui constitue une violation fragrante de la loi de notre pays ».

Mais, ce n’est pas tout. Cécé Loua invite aussi les habitants de la région forestière à bloquer si possible et déchirer les registres des agents recenseurs. « Comment un parti politique peut se lever un matin pour recenser les populations sans l’aval du gouvernement, sans l’aval de la CENI qui est habilitée à faire ce recensement ? Alors, nous exhortons nos compatriotes à ne pas céder à cette tentation. Et ceux qui ont l’occasion d’avoir les registres que les recenseurs utilisent, ils n’ont qu’à les bloquer et les incendier. C’est du faux et usage de faux », a dit l’ancien maire de N’zérékoré.

De N’zérékoré, Foromo Gbouo Lamah pour Guineematin.com

Tel : +224620166816/666890877

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Kobaya : une mosquée attaquée et pillée par des individus non identifiés

16 septembre 2019 à 10 10 32 09329
Mamadou Bello Diallo, premier imam de la mosquée Masdjidinourou de Cobaya

La mosquée Masdjid Nour située au secteur 1 du quartier Kobaya, dans la commune de Ratoma, a été attaquée et pillée par des individus non identifiés. L’attaque a eu lieu dans la nuit du jeudi au vendredi, 13 septembre 2019. Les malfrats ont emporté plusieurs objets, a appris Guineematin.com à travers un de ses reporters.

« Le jeudi dernier, après dernière prière du soir (la prière de 20 heures), nous avons fermé les portes de la mosquée. Mais, à 4 heures du matin, lorsque les muezzins sont venus pour faire l’appel à la prière de l’aube, ils ont trouvé que les portes ont été défoncées et qu’elles étaient ouvertes », explique Elhadj Mamadou Bello Diallo, premier imam mosquée Masdjid Nour.

Selon lui, les attaquants ont emporté plusieurs objets dont la valeur avoisine les 10 millions de francs guinéens. « Notre amplificateur a été volé. Cet appareil était dans une cage fermée à l’aide d’une serrure. C’est cette serrure qu’ils ont cassé et emporté l’appareil. Les bandits ont aussi défoncé les vitres et les battants d’une des fenêtres. En plus des appareils de sonorisation et de la fenêtre en vitre, des ventilateurs ont aussi été défoncés et emportés. Donc, en tout, le matériel volé est estimé à 9 500 000 francs guinéens », soutient l’imam.

Elhadj Mamadou Bello Diallo indique que ce n’est pas la première fois que cette mosquée est victime d’une attaque pareille. Des hommes jusque-là non identifiés s’étaient déjà introduits en plein jour dans ce lieu de culte pour dérober plusieurs objets. Les autorités locales ont avaient, alors, été saisies de la situation, mais cela n’a rien donné. Aujourd’hui, l’imam de ladite mosquée se dit inquiet.

« Ce qui se passe ici nous inquiète énormément. Vous savez, même moi, ma maison a été cambriolée une fois. A l’époque, j’avais été blessé par les malfrats et des biens avaient été emportés. Et aujourd’hui, les bandits n’ont pas trouvé mieux que d’attaquer la maison de Dieu. Ils n’ont pas trouvé mieux que d’attaquer et piller une maison qui a été construite par des bonnes volontés qui œuvrent pour le rayonnement de l’islam », regrette-t-il.

Le leader religieux en profite pour interpeller une fois de plus les services de sécurité sur cette situation. « Ce que nous disons aux services de sécurité, c’est de nous aider. Ils savent qu’à Kobaya, les citoyens sont souvent attaqués, même pendant la journée. Je vous dis que la première fois que la mosquée a été attaquée, c’était en plein jour. Nous avons prié à 14 heures et nous sommes rentrés. Quand nous sommes revenus pour la prière de 16 heures, nous avons trouvé que la porte a été défoncée et c’est ce même type d’appareil qui avait été volé encore. Nous exhortons encore une fois les autorités sécuritaires à nous aider davantage, car nous souffrons », a-t-il lancé.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Situation des écoles franco-arabes de Mamou : des acteurs tirent la sonnette d’alarme

16 septembre 2019 à 10 10 01 09019
image d’archive

Les enseignants du système Franco-arabe de Mamou sont inquiets de la situation que traversent ces écoles dans la ville carrefour. C’est pour se pencher sur la problématique en vue de trouver une solution idoine que ces enseignants se sont réunis dans la journée d’hier, dimanche 15 septembre 2019, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

La ville de Mamou a connu ces quatre dernières années des échecs répétés aux examens nationaux. Les écoles Franco-arabes n’échappent pas à cette triste réalité et connaissent même une certaine régression. C’est pour faire face à ces difficultés que les enseignants du Franco-arabe se sont réunis au lycée Union Musulmane de Mamou, dans la commune urbaine.

Elhadj Mamadou Siradiou Diallo, Coordinateur régional des écoles Franco-arabes
Elhadj Mamadou Siradiou Diallo, Coordinateur régional des écoles Franco-arabes

Selon le coordinateur régional des écoles Franco-arabes, Elhadj Mamadou Siradiou Diallo, « nos parents ont initié des écoles à l’aube de l’indépendance dans l’intention de former les enfants du pays. Mais depuis des années, la tendance commence à changer. Où se trouvent les problèmes ? Nous avons mis l’argent devant la formation. Et nous devons jouer notre partition, sinon Allah nous demandera des comptes au jour de la résurrection finale. Prenons les écoles Franco Arabe en main. Aucune école n’est supérieure à une autre. Aujourd’hui, deux anciennes écoles Franco-arabes de Mamou sont transformées en des écoles françaises. C’est une faiblesse de notre part », a-t-il déploré.

Elhadj Amadou Barry, ancien proviseur du groupe scolaire privé Union Musulmane
Elhadj Amadou Barry, ancien proviseur du groupe scolaire privé Union Musulmane

Quant à Elhadj Amadou Barry, ancien proviseur du groupe scolaire privé Union Musulmane, il demande la solidarité entre tous les acteurs, tous les arabisants pour plus de rigueur et des résultats plus positifs. « Dieu nous dit dans le saint Coran, les musulmans ne sont que des frères. Unissons-nous pour que les écoles Franco-arabes de Mamou changent la donne. Mamou est une ville religieuse qui a fait des succès dans les années antérieures. Il y a de bons formateurs à Mamou, beaucoup sont diplômés de l’Université de Médine. Pourquoi aujourd’hui ces faibles taux d’échecs? Bientôt l’ouverture des classes, nous rêvons d’avoir un pays de référence. Mais, l’on ne peut rien obtenir sans la formation de nos enfants. Avec l’union des enseignants, nous pouvons réussir notre mission de formation, une éducation performante », a-t-il laissé entendre.

Elhadj Amadou Tidiane Bah, actuel proviseur du groupe scolaire privé Union Musulmane,

Pour résoudre les problèmes des écoles Franco-arabes de Mamou, Elhadj Amadou Tidiane Bah, actuel proviseur du groupe scolaire privé Union Musulmane propose : « ayons une bonne intention de soutenir les écoles Franco-arabes, évitons la paresse, battons-nous également d’avoir des écoles Franco-arabes publiques. Donnons-nous les mains pour soutenir les enseignants des écoles des communes rurales, travaillons comme nos prédécesseurs, formons nos enseignants, cherchons à trouver des représentants au niveau de l’IRE, de la DPE et au niveau de la DSEE ».

De Mamou, Boubacar Ramadan Barry pour Guineematin.com

Tél. : 625698919/657343939

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Coupe de la CAF : le Santoba tenu en échec à Conakry

16 septembre 2019 à 9 09 21 09219

Le Santoba FC de Conakry a été obligé de faire un partage de points avec le FC San Pedro de Côte d’Ivoire qu’il recevait dimanche soir, 15 septembre 2019, au stade du 28 septembre de Conakry. Les deux équipes s’affrontaient dans le cadre du deuxième tour éliminatoire de la coupe de la CAF. Le match s’est achevé sur un score nul et vierge (0-0).

Les deux équipes ont timidement démarré la rencontre. Mais, malgré la faible intensité, il y a eu des occasions de part et d’autre. Malgré tout, le score est resté de 0 but partout jusqu’à la mi-temps. Au retour des vestiaires, l’équipe guinéenne a mis le pied sur le ballon et s’est procuré plusieurs situations dangereuses, mais qui n’ont rien donné. Les hommes de Ismaël Kaba ont failli même se faire surprendre à la dernière minute de jeu sur une erreur de leur capitaine Mohamed Hady Soumah.

Heureusement pour le Santoba, ses défenseurs ont fait un retour salvateur en détournant le ballon qui filait tout droit dans leurs buts. Le club guinéen limite ainsi les dégâts, et doit faire un bon résultat au match retour prévu dans deux semaines à Abidjan, pour se qualifier au tour suivant.

Abdoul Aziz Sow pour Guineematin.com

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Formation en Entrepreneuriat : une opportunité pour les jeunes ressortissants de Télimélé

16 septembre 2019 à 8 08 48 09489

Communiqué : Dans le cadre de son plan d’action 2019, la Coordination Internationale pour le Développement de Télimélé (CIDT), à travers sa cellule technique, organise une session de formation en Entrepreneuriat à l’intention des jeunes originaires de la préfecture de Télimélé, le samedi 21 septembre 2019 à partir de 10H, à l’Université Gamal Abdel Nasser de Conakry (Amphithéâtre C du Département Génie Civil).

Cette session de formation qui sera animée par le Coach Mouloukou Souleymane MAGASSOUBA (Expert en Entrepreneuriat) vise à outiller les participants sur l’ensemble des techniques nécessaires à entrepreneuriat.
Pendant la session, Dr Oumar Diouhé BAH (Directeur et fondateur de Biomar-24), Mme Diaraye DIALLO (fondatrice de Fada Industries), Mr Nouhou BALDE (Fondateur et administrateur Général du site Guineematin.com) et Mr Abdoulaye KEITA (DG de GUINAPRESS) viendront partager leurs expériences d’entrepreneurs.

Ceux qui sont intéressés par ladite formation sont priés d’adresser une demande par E-mail à bahmamadoualpha1@yahoo.fr ou par téléphone à un des numéros suivants : 622222846/ 656301652/ 623566677/669225222

Le Bureau de la CIDT

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Intégration monétaire dans la CEDEAO : un vrai défi pour nos autorités

16 septembre 2019 à 7 07 48 09489

La volonté de se doter d’une monnaie unique CEDEAO ne date pas d’aujourd’hui. Elle remonte en 1975 avec la création de la CEDEAO qui regroupe aujourd’hui 15 pays totalisant 300 millions d’habitants, dont 180 pour le Nigeria. Pour amorcer le processus, les pays membres ont créés la Chambre de Compensation de l’Afrique de l’Ouest (CCAO) qui, devenu plus tard l’AMAO à la suite de l’échec macabre de cette dernière compte tenu de son manque d’efficacité à faire face à la levée des restrictions en matière de change et des paiements imposés aux transactions intracommunautaires et/ou à l’extrême variabilité des modes de règlement.

Il a fallu attendre 1983 pour voir les chefs d’Etat et de gouvernements de la Communauté entreprendre de nombreuses initiatives en vue de créer une zone monétaire Unique en Afrique de l’Ouest et ceci dans le but de solutionner les problèmes de paiement qui minent la CEDEAO qui résultent de la divergence des Zones Monétaires dans la région dont certaines partagent le Franc CFA hérité de l’Administration coloniale. C’est seulement en juin 1983 lors du 6ème sommet des chefs d’Etat et de gouvernements de la CEDEAO tenu en mai 1983 à Conakry, qu’ils ont réitéré la ferme volonté de la création de la Monnaie Unique de la CEDEAO à Conakry. Dans le même sillage, le 10ème sommet des chefs d’Etat et de gouvernement tenu en juillet 1987 à Abuza a permis la mise place du Programme de Coopération Monétaire de la CEDEAO (PCMC) dont le but était la création d’un système monétaire harmonisé et la mise en place d’Institutions de gestion communes en 2000.

Pour accélérer le programme d’intégration monétaire, les chefs d’Etat et de gouvernements de la Guinée, la Gambie, du Ghana, du Nigéria, du Libéria et de la Sierra Léone ont signé en avril 2000 à Accra une déclaration, en vue de la création d’une seconde zone monétaire à l’intérieur la CEDEAO. A la suite de la tenue d’un mini-sommet en décembre 2001 à Bamako, cette seconde zone monétaire sur laquelle se penchaient les pays nommément cités ci-dessus, a été baptisée la ZMAO. L’Institut Monétaire de l’Afrique de l’Ouest (IMAO) a été mis en place pour la circonstance avec pour mandat de mener les études nécessaires à la mise en place de la Banque Centrale de l’Afrique de l’Ouest (BCAO). La date initiale de lancement de la ZMAO était prévue en janvier 2003 mais cette date a été reporté en juillet 2005 puis décembre 2009 et enfin, janvier 2015. Cette situation s’explique par l’indisponibilité des Etats membres à remplir, simultanément et de manière durable tous les quatre (4) critères de premier rang (le ratio de déficit budgétaire/PIB hors dons ≤ à 4% l’an, un taux d’inflation stable autour de 5% l’an au maximum, le financement des déficits budgétaires par la Banque centrale ≤ à 10% des recettes fiscales de l’année précédente et enfin les réserves extérieures brutes ≥ à 6 mois de couverture des importations). Sauf erreur de notre part, aucun pays de la ZMAO n’a rempli en même temps un minimum de 2 critères de convergence et cela depuis 2000.

Lors du sommet des chefs d’Etats et de gouvernements qui s’est tenu à Niamey le 24 octobre 2017, une autre tendance s’est dessinée. Désormais, les pays de la CEDEAO ont décidé de revenir sur l’idée de départ et créant ainsi une monnaie unique pour la CEDEAO. Les pays de l’UEMOA étant les plus convergents d’un point de vue macroéconomique, seront les premiers à mettre en place la zone monétaire. Les autres pays entreront dans la zone monétaire au fur et à mesure qu’ils rempliront les critères de convergences. Une telle proposition a été reprise dans le communiqué final lors du sommet des chefs d’Etats du samedi 29 juin 2019, à Abuja, au Nigeria.

Durant ce sommet les chefs d’Etat ont adopté définitivement le nom Eco comme monnaie unique CEDEAO (dont l’entrée en vigueur est prévu en 2020) au détriment d’Afri et de Kola qui avaient pourtant la faveur du public. En revanche, le symbole et l’iconographie qui apparaîtront sur les billets ne font pas encore consensus.

Cependant, pour bon nombres d’économistes/activistes, les ténors du Franc CFA veulent simplement élargir leur monnaie aux autres pays non encore membres du l’UEMOA afin d’offrir la destinée de tous ces pays au contrôle des autorités françaises qui jusque-là ont toujours mis tout en œuvre à travers les 4 principes de la zone CFA ( la garantie de la convertibilité illimitée apportée par le trésor français, la fixité des parités ; la libre transférabilité et la centralisation des réserves de change) pour empêcher aux pays de l’UEMOA de connaitre un lendemain meilleur.

A notre humble avis, la réussite de ce projet d’intégration monétaire, dépendra de l’importance que les autorités de la CEDEAO auront accordée à ce que nous appelons les 5 péchés capitaux. Au nombre de ceux-ci nous pouvons citer :

Le respect des critères de convergence

Le comité ministériel de la CEDEAO indique dans son dernier rapport, qu’aucun pays de la région n’avait rempli en 2018 les critères de convergence (requis pour faire partie de la zone monétaire Eco. S’agissant des pays de l’UEMOA, cette situation est plutôt déplorable car, elle révèle qu’après tant d’années d’intégration monétaire (plus de 70 ans), ces pays sont dans l’incapacité notoire de satisfaire les préalables en vue de la création de la monnaie unique CEDEAO.

La Faiblesse du commerce intra régional

L’analyse de l’étude des données de la Base Régionale Eurotrace de la Commission de la CEDEAO fait ressortir une part très faible dans le commerce intra-CEDEAO qui se situe en moyenne à 12% ou encore 15% dans la Zone CFA après plus de 70 ans d’intégration monétaire contre un minimum de 60% dans la Zone EURO. Cela prouve à suffisance que l’existence du Franc CFA ne se justifie pas économiquement : les inconvénients à partager la même monnaie pour les pays membres pris individuellement sont supérieurs aux avantages à la maintenir. Partant de ce constat, il sera très difficilement de concevoir une union monétaire plus large permettant d’inverser cette tendance.

Les politiques monétaire et budgétaire

Une fois dans la zone monétaire, les pays membres ne pourront plus recourir à la politique monétaire et de change pour s’ajuster. Dans les conditions normales, ils n’auront pour option que la dévaluation interne (politiques d’austérité). Jusqu’à preuve de contraire, ce scénario n’est pas prévu dans ce projet Eco. De plus, aucun mécanisme de solidarité budgétaire afin de faire face à des conjonctures différenciées entre les pays membres n’est prévu non plus. Pire, ce projet est conçu dans une optique d’orthodoxie budgétaire (limitation du déficit et de l’endettement publics). Laisser grossir les rangs des chômeurs et des sous-employés et ponctionner les classes moyennes sera le mode d’ajustement en cas de crise.

Une intégration monétaire à l’image celle de l’euro (mauvais exemple)

En analysant les décisions prises par les pays membres de la CEDEAO, l’on se rend compte que l’Eco est une copie conforme de l’EURO. Et pourtant, l’intégration Européenne, n’est pas du tout un bon exemple au regard des critiques qui ont été lancés à son encontre. S’il y a bien une leçon à retenir de l’Eurozone, c’est qu’une zone monétaire sans fédéralisme budgétaire est vouée à l’échec. Pour aller vers une monnaie unique, il faudrait d’abord mettre en place un gouvernement fédéral sur une base démocratique avec des pouvoirs fiscaux forts. Avoir la gestion monétaire au niveau supranational et laisser la gestion budgétaire au niveau national est une terrible erreur de conception ((Joseph Stiglitz). De plus, Wolfgang Schaüble, l’ex-ministre allemand des finances, a récemment admis que « l’erreur originelle avait été de vouloir créer une monnaie unique sans une politique commune dans les domaines de l’économie, de l’emploi et de la politique sociale ». D’où les crises récurrentes et sévères enregistrées dans la zone Euro au cours de ces dernières années (FMI). Dans le même sens, Kako Nubukpo estime que le projet Eco risque, tout comme la Zone de Libre-Echange Continentale (ZLEC), d’être un échec macabre parce qu’ils n’auront pas été fondé sur un socle politique fédéraliste.

Le choix du régime de change

Lors du dernier sommet de la CEDEAO fin juin à Abuja, les chefs d’État membres se sont accordés sur le fait que le régime de change de l’Eco serait flexible vis-à-vis d’un panier de devises. Le président ivoirien Alassane Ouattara est revenu sur cette décision lors du sommet des États de l’UEMOA le 12 juillet 2019. Suivant son analyse, l’Eco devrait avoir un régime de change fixe par rapport à l’Euro. Il estime que le taux de change fixe par rapport l’EURO a fait ses preuves en assurant la stabilité des prix au sein de la zone UEMOA. Les propos d’Alassane Ouattara continuent toujours à faire polémique au sein de la CEDEAO et jusqu’à présent, aucune solution n’a été trouvée.

A la lecture des défis majeurs ci-dessus auxquels, les pays de la sous-région sont confrontés, l’on se rend compte que ce projet d’intégration monétaire est tout sauf un. Nous ne réfutons tout de même pas l’idée selon laquelle la mise en place de l’Eco pourrait renforcer à terme les échanges commerciaux au sein de la CEDEAO (sous réserve que la faiblesse du taux de commerce intra-zone soit remédié). Ce qui occasionnera sans doute la suppression des risques de change mais aussi et surtout les risques de dévaluations compétitives. Une telle situation devra augmenter de la concurrence mais aussi la compétitivité prix de la zone. Des produits et services plus compétitifs permettent davantage de demande et cela amène à davantage de production et donc de croissance économique.

Nonobstant, les prévisions de mise en circulation de l’ECO en 2020, sont obscurantistes, utopiques et prématurées à notre entendement. En effet, dans le processus de création d’une monnaie unique, la création d’une banque centrale communautaire est un préalable pour la coordination de politique monétaire commune. Jusqu’à preuve de contraire, cette banque centrale n’existe pas encore.

Concernant la Guinée, il est important que notre pays, à travers la Banque Centrale de la République de Guinée (BCRG), arrive à respecter les engagements pris au niveau de la sous-région ouest-africaine pour espérer rentrer dans cette union monétaire. Toutefois, à notre humble avis ce projet d’intégration monétaire doit être publiquement discuté en vue d’une identification sérieuse des coûts d’opportunité futurs pour la Guinée sans pour autant commettre la même erreur que nos confrères de l’UEMOA et de la CEMAC car, on a quitté le franc français pour l’Euro sans qu’aucun Etat, aucun parlement ne soit prévenu alors qu’en France le passage du Franc Français à l’Euro a fait l’objet d’un grand débat. En s’engageant dans un tel projet, les autorités monétaires renoncent à l’utilisation souveraine de la politique monétaire et de change dans le cadre de la lutte contre les chocs exogènes. De plus, nous ne voyons pas l’avantage que la Guinée pourrait tirer à l’intérieur d’une zone monétaire où le commerce intra-zone est faible. A date, l’essentiel des produits guinéens sont orientés vers la chine pour la bauxite ou encore l’inde pour l’or. Sauf avis contraire, nous avons des raisons de croire que notre chère Guinée ne pourra vendre à nos confrères de la sous-régions que des denrées alimentaires de première nécessité dont la production est pratiquement faible d’ailleurs.

A notre entendement, au lieu de précipiter le pas, les pays de la zone CEDEAO hors CFA devrait tout d’abord, faire en sorte que chaque pays à travers sa banque centrale continue à gérer sa propre monnaie. Ces monnaies seront ensuite liées entre elles par une unité de compte commune qui servirait à régler les échanges entre les différents pays. Les réserves de change seraient en partie gérées de manière solidaire, afin que les monnaies se soutiennent mutuellement.

Mamadou Safayiou DIALLO
Analyste économique

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