Révision des listes électorales : voici ce qui est prévu par la CENI

27 septembre 2019 à 21 09 40 09409

Dans le cadre la mise en place des Commissions Administratives d’Etablissement et de Révision des Listes Électorales, un Comité Interpartis (CIP) s’est retrouvé à la mairie de Ratoma ce vendredi, 27 septembre 2019. La démarche visait à informer et sensibiliser tous les acteurs impliqués dans le processus électoral de cette commune de Conakry sur la suite de la mise en œuvre du chronogramme de la Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI). La séance a été présidée par Elhadj Bano Sow, vice-président de la CENI et superviseur de Dixinn et Ratoma, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Après l’installation et la prestation de serment des démembrements de la CENI, l’heure est à la mise en place des Commissions Administratives d’Etablissement et de Révision des Listes Electorales (CAERLE). Mais avant de passer à cette étape, un comité interpartis s’est retrouvé ce vendredi à la mairie de Ratoma. La démarche consistait à échanger avec les acteurs impliqués dans le processus électoral à savoir la mouvance présidentielle, l’opposition, ministère de l’administration du territoire et de la décentralisation, la société civile, la police et de la gendarmerie. Il a été question des mécanismes à mettre en œuvre lors de l’établissement et de la révision des listes électorales au compte de la commune de Ratoma.

Au terme de la séance de travail, Elhadj Bano Sow a expliqué un certain nombre de points qui ont dominé les débats. « Aujourd’hui, on explique comment ces CAERLE (Commissions Administratives d’Etablissement et de Révision des Listes Electorales) sont composées, les taches que ces CAERLE vont faire, ensuite viendront d’autres activités : l’identification des électeurs, ensuite les machines viendront pour l’enrôlement des électeurs. Donc, voilà l’objectif du CIP (Comité Interpartis) », a indiqué le vice-président de la CENI.

En ce qui concerne la composition de ces commissions et la durée des travaux sur le terrain, Elhadj Bano Sow précise : « normalement, les CAERLE comprennent cinq personnes chacune. Elles vont être mises en place dans les deux jours qui suivent. Chaque CAERLE sera dirigée par un responsable du démembrement de la CECI qui en sera le président. Mais dans un quartier, il peut y avoir plusieurs CAERLE, jusqu’à trois ou cinq, en fonction de la dimension du quartier. Alors, quand c’est le cas, le responsable du démembrement préside une CAERLE, mais la première. Les autres qui suivent, ils identifieront d’autres présidents qui dirigeront les autres CAERLE. Mais, la totalité des CAERLE du quartier vont être supervisées par le responsable du démembrement. C’est sous sa responsabilité que les autres CAERLE fonctionnent ».

Poursuivant ses explications, le superviseur des communes de Ratoma et de Dixinn a fait savoir qu’il y a une procédure à suivre pour en arriver là. « Il y a un formulaire individuel d’identification qui est l’initiative de la CENI. Comment ça va se passer ? Nous avons déjà la base de données de l’ensemble des électeurs qui ont déjà voté jusqu’à présent, nous mettons les anciens qui ont été enrôlés. Alors, tous ceux-ci en principe vont être identifiés par quartier. Nous allons envoyer des formulaires sur le terrain. Le formulaire, c’est une fiche qui reprend les renseignements que nous avons dans la base de données, plus la photo de l’intéressé et le statut de l’électeur. Dès lors qu’on a la photo de l’intéressé, quand ça arrive dans le quartier, parce que c’est fait de sorte que le formulaire de quelqu’un qui a été recensé à Taouyah ici ne se retrouve pas à Kipé ou à Sonfonia. Nous savons localiser cela et donc, son formulaire viendra à Taouyah. Et lorsqu’on voit sa photo, on lui demande de confirmer ou de corriger le renseignement qui existe sur son formulaire, étant entendu que ces renseignements-là sont les renseignements qui existent sur la base de données. Alors, s’il y a des corrections à faire sur ces données alpha numériques et autres, il y a une partie qui est prévue pour faire ces corrections-là ».

Parlant du déroulement de ce processus, Bano Sow a fait savoir que tout ceci va se passer dans une dizaine de jours. « Pour ce qui est du statut de l’électeur, il y a un certain nombre de statuts sur lesquels il faut se renseigner. Il est possible qu’il n’ait aucun problème et qu’il réside toujours dans le quartier, c’est le premier statut. On lui remet son formulaire et puis on lui demande de se présenter devant la machine quand l’enrôlement va commencer. Pour l’identification des électeurs, une fois que les CAERLE sont mises en place, on suppose que ça va se faire dans une dizaine de jours. Le premier objectif, c’est de retrouver l’électeur et de lui dire de se présenter devant la machine, s’il y a des corrections à faire, de les apporter. Donc, c’est une manière de faire du rabattage parce que nous travaillons actuellement sur la base des recommandations de l’audit du fichier », a-t-il expliqué.

Selon nos informations, les assesseurs des CAERLE seront désignés par la mouvance présidentielle et par l’opposition.

Mamadou Bhoye Laafa Sow pour Guineematin.com

Tél. : 00224 622919225 /666919225

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Crimes du 28 septembre : les promesses du Gouvernement

27 septembre 2019 à 21 09 00 09009

« Tous les auteurs des injustices commises à l’occasion de ces évènements tragiques du stade du 28 septembre seront jugés et les victimes indemnisées à la hauteur des préjudices qui leur ont été causés. Ce procès sera, nous l’espérons, et nous nous y engageons fermement, une occasion de rendre justice aux victimes, de relever concrètement le défi contre l’impunité pour construire durablement en Guinée, un modèle démocratique ancré sur les valeurs et les principes de l’Etat de Droit », a notamment indiqué Kassory Fofana, dans une déclaration officielle de ce 27 septembre 2019.

Ci-dessous, l’intégralité de ce discours du Premier ministre :

Dix ans après les exactions commises sur des manifestants pacifiquement réunis au stade de Conakry, le lundi 28 septembre 2009, pour défendre des droits légitimes et constitutionnellement garantis, je tiens à traduire, en ce jour dixième anniversaire des meurtres de masse, au nom de Monsieur le Président de la République, toute la compassion et les condoléances renouvelées de la Nation pour les victimes de ces tragiques évènements.

Pour celles et ceux de nos compatriotes qui ont vécu dans leur chair, les viols, les outrages, les sévices, les coups et blessures ou les disparitions de proches du fait notamment de ces violences qui ont endeuillé la Guinée et consterné le monde entier, je veux les rassurer de notre détermination à œuvrer pour la manifestation de la vérité et pour la lutte contre l’impunité.

Tous les présumés auteurs desdites exactions, quels que soient leur appartenance politique, leur titre, leur rang ou leur grade, devront répondre de leurs actes devant la justice de notre pays.

D’ores et déjà, Je puis vous dire, non sans une certaine satisfaction, que l’instruction judiciaire étant close depuis l’an 2017, les dispositions matérielles ainsi que le renforcement des capacités psychotechniques du personnel judiciaire dans son ensemble sont en voie d’être mises en œuvre et font l’objet d’un suivi avec constance et rigueur par le Gouvernement.

C’est le lieu pour moi de remercier chaleureusement les partenaires techniques et financiers qui nous ont accompagnés dans la préparation du procès et plus particulièrement ceux qui siègent avec nous au sein du Comité de Pilotage dudit procès.

Je formule le souhait ardent de voir cet appui se poursuivre et même s’amplifier pour nous permettre de conduire ce procès à son terme.

Monsieur le Président de la République a instruit mon Gouvernement de prendre toutes les mesures nécessaires aux fins d’appuyer le Garde des Sceaux et le comité de pilotage pour la tenue de ce procès.

Certes, les enquêtes judiciaires ont pris du temps dans un contexte, comme vous le savez, marqué par la réforme de l’institution judiciaire de notre pays, eu égard à l’état de délabrement dans lequel le système judiciaire a fonctionné depuis l’accession de la Guinée à l’indépendance.

En outre, la gravité exceptionnelle des crimes perpétrés, la nature et l’ampleur du nombre de victimes et de témoins, de même que le statut et les rôles des personnes inculpées et la complexité du dossier pénal ont poussé le pool des magistrats instructeurs à travailler avec prudence et patience. Les difficultés humaines et matérielles rencontrées sont tout aussi considérables.

La saisine de la Cour Suprême dans le cadre d’un pourvoi en cassation introduit aux fins de requalifier les crimes de droit commun, retenus dans l’ordonnance de renvoi, en crimes contre l’Humanité a duré trois ans.

Il nous appartient désormais, de créer les conditions matérielles, logistiques, techniques et sécuritaires pour la tenue effective de ce procès dans l’enceinte de la Cour d’Appel de Conakry, cadre naturel indiqué pour l’organisation d’un procès de cette envergure.

Chers concitoyens,

Mesdames et Messieurs,

Je tiens à confirmer l’engagement de Monsieur le Président de la République, du Gouvernement de la République, qu’aucun crime de ce genre ne doit rester impuni. Nous devons cela à la mémoire de toutes les victimes et à la dignité humaine des familles concernées.

A cet égard, il est heureux de noter, que la justice guinéenne bénéficie en ce moment même de la coopération technique des Nations Unies visant à procéder à la fouille des charniers dont l’existence est liée aux tragédies du Camp Boiro, aux évènements tout aussi tragiques de juillet 1985 et de janvier 2007, afin de permettre aux parents des victimes de les identifier et permettre à la Nation de leur accorder une sépulture digne.

Mes chers Concitoyens,

Notre priorité est de préserver l’unité nationale et la cohésion sociale à travers une justice au service de la vérité.

Aussi, mon Gouvernement réaffirme-t-il solennellement que tous les auteurs des injustices commises à l’occasion de ces évènements tragiques du stade du 28 septembre seront jugés et les victimes indemnisées à la hauteur des préjudices qui leur ont été causés.

Ce procès sera, nous l’espérons, et nous nous y engageons fermement, une occasion de rendre justice aux victimes, de relever concrètement le défi contre l’impunité pour construire durablement en Guinée, un modèle démocratique ancré sur les valeurs et les principes de l’Etat de Droit.

Je vous remercie !

Transmis par la Cellule de Communication du Gouvernement

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Chambre des Mines : la SMB élue à la présidence de l’institution

27 septembre 2019 à 18 06 44 09449

Le vote pour l’élection des responsables du bureau de la chambre des mines de Guinée s’est déroulé ce vendredi matin au siège de l’institution. Lors de l’Assemblée générale mixte tenue le 12 septembre à Conakry, la SMB avait obtenu 21 voix sur 22.

Sur les 12 sociétés minières concernées par cette étape importante de l’ameublement du bureau exécutif, 7 ont porté leur choix sur la Société Minière de Boké pour assurer la Présidence de la Chambre des Mines de Guinée à travers Ismael Diakité, DGA de la SMB et Représentant du Consortium. S’exprimant sur les motivations de se porter candidat à la tête de cette structure capitale dans le secteur minier du pays, le nouveau président explique en ces termes :

« C’est une triple motivation, premièrement : la volonté commune d’être solidaire en vue de trouver des solutions aux contraintes dans la conduite des différents projets ; deuxièmement, une envie de répondre aux enjeux de développement minier national en tenant compte de tous les paramètres comme la responsabilité sociétale des entreprises et en fin, une profonde conviction de Monsieur Fadi Wazni, PCA du Consortium ainsi que du Directeur Général de SMB, Frédéric Bouzigues à participer à travers ma modeste personne à une dynamique du patronat des mines en Guinée »
Comme mission, Ismael Diakité promet de s’investir à faire un état des lieux, examiner et planifier des solutions aux contraintes fiscaux et de gouvernance minière en accord avec les autres membres de la chambre qu’il a remercié de passage pour la confiance.

Compte tenu du contexte économique actuel de la Guinée où le secteur minier reste un véritable levier, lsmael Diakité a rappelé lors de l’assemblée générale le rôle important que joue le Consortium auquel appartient sa société notamment dans la vitalité économique, l’emploi et la promotion mines-agriculture, gage d’un secteur minier porteur de croissance.

En ayant réussi à atteindre plus de 40 millions de tonne de bauxite exportées par an, et tenant compte du nouveau volume d’investissement dans son projet de chemin de fer et de raffinerie en Guinée, cette présidence de la chambre de Mines de Guinée est mérité pour la SMB avec des attentes ambitieuses de tous les membres pour les trois prochaines années. À noter que le SMB vient ainsi remplacer la société GAC qui a assuré la présidence les deux années dernières.

Communiqué transmis par le service de communication de la SMB

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10 ans après les massacres du 28 septembre : ce que Me Hamidou Barry demande pour les victimes

27 septembre 2019 à 18 06 30 09309
Maître Elhadj Hamidou Barry, avocat à la Cour et président de la Coalition Guinéenne pour la Cour Pénale Internationale

Dans quelques heures, les guinéens vont célébrer la date historique du 28 septembre. Une date qui marque à la fois le Non de la Guinée à la communauté franco-africaine et le massacre de plus de 150 guinéens par d’autres guinéens à l’occasion d’une manifestation des forces vives de la Nation contre la junte militaire qui s’est emparée du pouvoir à la mort du président Lansana Conté le 22 décembre 2008. Dix ans après les massacres du stade du 28 Septembre, ce dossier peine encore a être jugé.

Dans un entretien accordé à un reporter de Guineematin.com, le weekend dernier, Maître Elhadj Hamidou Barry, avocat à la Cour et président de la Coalition Guinéenne pour la Cour Pénale Internationale, s’est prononcé sur l’évolution du dossier. Ce secrétaire des affaires juridiques de l’OGDH (Organisation Guinéenne pour la Défense des Droits de l’Homme) et avocat des victimes du massacre du 28 septembre a mis l’occasion à profit pour exhorter le gouvernement guinéen à penser à indemniser les victimes de ces massacres qui meurent à petit feu.

Décryptage !

Guineematin.com : vous vous apprêtez à commémorer les 10 ans du massacre du 28 septembre 2009. Une décennie depuis que ces massacres ont eus lieu, en tant que conseil des victimes, quels souvenirs vous avez aujourd’hui de ces massacres ?

Maitre Hamidou Barry : quand on parle des massacres du 28 septembre, c’est avec tristesse, c’est avec douleur, c’est avec pincement au cœur qu’on se rappelle de ces évènements douloureux lors des quels il y a eu des cas de viols, il y a eu des tueries, il y a eu de disparus, il y a eu des cas d’arrestations et de détentions illégales. Et, après 10 ans donc, ce sont des évènements vraiment douloureux qui ont marqué l’histoire de la Guinée.

Guineematin.com : 10 ans depuis que ces massacres ont eu lieu, jusque-là, il n’y a pas eu de procès. Comment jugez-vous cela ?

Maître Elhadj Hamidou Barry, avocat à la Cour et président de la Coalition Guinéenne pour la Cour Pénale Internationale

Maitre Hamidou Barry : je juge cela de deux façons. Sincèrement, je crois qu’il y a un manque de volonté politique pour la tenue du procès. Parce qu’on avait choisi le cinéma Liberté, 8 novembre, c’était le site qui devrait abriter le procès. On a été surpris qu’on change de lieu, disant qu’on doit construire au sein de la Cour d’Appel. Et, pour construire un site pour abriter le procès, ça va prendre du temps. Donc, on a encore peut-être devant nous, une année, deux ans, voire plus. Et vu aussi l’actualité politique, on nous parle d’élections législatives, on nous parle de nouvelle constitution. Ce sont des facteurs qui peuvent retarder l’ouverture du procès des massacres du 28 septembre. C’est pourquoi nous regrettons cela. Et, ce qui fait que nous, au niveau de l’OGDH (l’Organisation Guinéenne de Défense des droits de l’Homme), au niveau de la Coalition Guinéenne pour la CPI, nous avons demandé principalement deux choses avant l’ouverture du procès : le traitement des malades, des victimes qui sont actuellement malades, qui ne font que mourir petit à petit. Et aussi, qu’on alloue une indemnité provisoire à ces victimes-là. A rappeler que certaines victimes, des hautes personnalités : trois anciens Premier ministres, dont l’un est décédé, chacun de ces anciens ministres et Premier ministres, ont reçu tous deux milliards de francs guinéens. Ce qui fait au total six milliards. Qu’est-ce qui coûterait à l’Etat, d’accorder une indemnité provisoire aux victimes démunies ? Ils ont reçu ça au temps du CNDD. C’est l’Etat, c’est des fonds de l’Etat qui ont été débloqués et remis à ces hautes personnalités qui sont à l’abri du besoin. Quand vous êtes ancien Premier ministre ou simple ministre de n’importe quel gouvernement, souvent vous êtes à l’abri du besoin. Donc, il y a une sorte d’inégalité entre les citoyens. C’est pourquoi nous demandons au gouvernement guinéen, aux partenaires bi et multilatéraux, comme les Etats-Unis d’Amérique, les fonds destinés pour le procès, comme le procès ne se tient pas, que ces fonds-là soient alloués aux victimes, un pour leur traitement et puis leur accorder une indemnité provisoire.

Guineematin.com : l’ancien ministre de la Justice, Maitre Cheick Sacko avait pris beaucoup d’engagements ces dernières années. Mais, il a démissionné. Est-ce que vous pensez que celui qui assure actuellement l’intérim, Dr Mohamed Lamine Fofana, a cette volonté de poursuivre ce dossier jusqu’à terme ?

Maitre Hamidou Barry : vous savez en Guinée, on n’a pas un problème de personne, on a un système. C’est un système que moi j’appelle le système d’impunité, c’est ce qui caractérise la Guinée. La preuve, c’est que tous les cas de violation des droits de l’homme depuis 1958 à date, n’ont jamais été examinés. On ne pense même pas à la réconciliation nationale, il y a un rapport provisoire. C’est pour vous dire encore que l’impunité perdure en Guinée. C’est un système, c’est ce système-là qu’il faut combattre, c’est ce système-là qu’il faut détruire, c’est ce système-là qu’il faut changer. Donc, il faut une révolution mentale pour changer ce système.

Guineematin.com : cela fait 10 ans que ces massacres ont eu lieu. Aujourd’hui, certaines personnes qu’on accuse d’être mêlées à ces massacres occupent de hautes fonctions dans le pays. Est-ce que vous avez espoir de la tenue un jour de ce procès ?

Maitre Hamidou Barry : c’est ce que nous n’arrivons pas à comprendre. Si un simple journaliste commet un délit de presse, il est soumis à un contrôle judiciaire, la procédure judiciaire, elle est accélérée ; alors qu’il y a des personnes inculpées dans les massacres du 28 septembre, qui ne sont pas soumis à un contrôle judiciaire. Et mieux, nous avons toujours demandé que ces personnalités inculpées, ou accusées, parce que l’instruction elle est close, que ces personnes-là soient déchargées de leurs fonctions, si elles ne démissionnent pas. Malheureusement, ce sont des personnes qui sont ministres, secrétaires d’Etat, ou qui assurent la sécurité du président de la République. Ce sont des choses que nous déplorons. Malheureusement, en vertu de la présomption d’innocence, le juge n’est pas obligé d’exiger à ce que ces personnes-là démissionnent. Donc ça, c’est du point de vue juridique. Mais, l’élégance voudrait que quand quelqu’un est poursuivi pour des crimes aussi graves que des crimes du 28 septembre, ce sont des crimes qui ont été qualifiées par les nations unies comme des crimes contre l’humanité, l’élégance voudrait que cette personne démissionne. Si elle ne démissionne pas, qu’elle soit démise de ses fonctions pour qu’elle fasse face à sa procédure judiciaire.

Guineematin.com : les responsables de l’AVIPA (Association des Victimes, Parents et Amis du 28 septembre) sont accusés malversations financières. Aujourd’hui, il y a beaucoup spéculations, beaucoup pensent que vous profitez de ces crimes pour vous faire de l’argent ou pour bénéficier de certains privilèges, notamment des voyages à l’extérieur. Qu’en est-il réellement ?

Me Hamidou Barry : au même titre que vous, je suis les informations. Bon, il semblerait qu’il y a eu des détournements, il semblerait aussi qu’il y a eu des procédures judiciaires en justice entre certaines victimes et la présidente de l’AVIPA, l’OGDH. Nous, nous accompagnons l’AVIPA. Donc, s’il y a des choses qui se passent là-bas, on ne peut pas vraiment se mêler directement. Mais, nous suivons l’évolution de cette affaire. Nous connaissons comment ça évolue. Il semblerait qu’ils sont en justice pour des faits de détournement des deniers appartements aux victimes de cette association. Et ce que nous souhaitons, c’est que cette affaire se règle correctement pour que toutes les organisations impliquées dans l’affaire du 28 septembre et les victimes elles-mêmes, nous nous donnions les mains pour que nous suivions la procédure judiciaire. C’est des choses que nous déplorons quand-même. Au sein d’une organisation, les choses doivent se passer conformément aux règles de l’art.

Guineematin.com : qu’est-ce que vous savez de ces malversations financières ?

Me Hamidou Barry : ce que je sais, c’est que le vice-président, que son âme repose en paix, monsieur Yéro Diouldé Diallo, avait écrit une lettre qu’il a adressée à la présidente, dénonçant un certain nombre de malversations. Et finalement, les victimes ont préféré ester en justice, je crois, devant le tribunal de première instance de Conakry 2 afin que ces fonds-là soient recouvrés dans l’intérêt des victimes, c’est ce que je connais. Je précise que le vice-président de cette association était le trésorier. Je crois que la justice va faire son travail et les parties vont se défendre conforment à la loi.

Guineematin.com : il fut un moment, vous-même vous aviez eu des problèmes avec certains responsables de l’AVIPA. Et, vous aviez même été récusés par ces responsables. Où en est-t-on sur ce dossier ?

Me Hamidou Barry : c’est la présidente de l’AVIPA qui a écrit une lettre comme quoi, elle me décharge de défendre les victimes des massacres du 28 septembre, cette lettre avait été même postée au niveau de votre site, Guineematin.com. Et, j’ai réagi personnellement en disant que j’ai été constitué par l’OGDH. C’est parce que les gens ignorent ce que c’est que la déontologie, les gens ignorent ce que c’est que la procédure. Quand vous assistez 200 personnes, même si vous assistez une seule victime ; il y a des avocats dans le dossier du 28 septembre qui ne défendent qu’une seule personne. Alors que moi, je crois que j’ai assisté 100 à 150 personnes. Il y a des victimes qui tiennent fermement à ce que moi je l’ai défende. Donc, ça veut dire que ni la présidente de l’AVIPA, encore moins le président de l’OGDH ; personne ne peut me décharger de l’affaire du 28 septembre, sauf toutes les victimes. Et ça, c’est un peu difficile.

Guineematin.com : qu’est-ce qui est prévu comme activité par votre organisation à l’occasion de la commémoration des 10 ans de ce massacre ?

Me Hamidou Barry : vous savez, moi je viens de revenir de la Mecque. Donc, on va tenir une réunion pour savoir ce qu’il faut faire comme activité, pour vraiment commémorer les 10 ans du massacre du 28 septembre. C’est une date qu’on ne peut pas oublier. On ne doit pas oublier le 28 septembre 1958, la date du référendum, on ne doit encore non plus oublier les massacres du 28 septembre 2009. Donc pour le moment, nous allons tenir une réunion au niveau de l’OGDH, nous allons tenir une réunion au niveau de la Coalition Guinéenne pour la CPI, et la semaine prochaine, pour voir les activités à mener et pour quand-même rappeler au gouvernement, la communauté nationale et internationale que toujours ce dossier est là, qu’il doit être jugé.

Guineematin.com : c’est la fin de cet entretien. Est-ce que vous avez un dernier mot ?

Maitre Hamidou Barry : le dernier mot que j’ai à dire, c’est qu’au-delà des massacres du 28 septembre, c’est une prière. Je prie que Dieu guide nos dirigeants. Qu’il oriente bien nos dirigeants pour que nous sortions de cette souffrance. Je prie que Dieu donne au peuple de Guinée la chance pour changer le système, le système de corruption, le système de détournement des deniers publics, le système de détournement de nos ressources. Voilà mon dernier mot.

Interview réalisée par Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Boké : un camion percute un kiosque de jeux et se loge dans un salon de coiffure

27 septembre 2019 à 17 05 10 09109

Un homme a échappé de justesse à la mort ce vendredi, 27 septembre 2019, aux environs de 9 heures, à Boubouya, au centre ville de Boké. C’est un camion immatriculé M-4956-A qui a percuté son kiosque de jeux hasard avant de se loger dans un salon de coiffure, rapporte un des correspondants de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Selon nos informations, le camion à l’origine des dégâts est tombé en panne au niveau d’une colline à Boubouya. Le conducteur, qui n’avait pas bien garé son engin, a cherché à le dépanner. Mais, le camion a fini par glisser pour dévaler la colline. Le chauffeur et son apprenti, malgré de multiples efforts, ne parviendront pas à l’arrêter.

Dans sa course, le véhicule en furie va démolir une boutique en construction avant de se diriger vers un kiosque de Guinée Games. L’occupant du kiosque de jeu de hasard, Ismaël Sampil, l’a échappé de justesse. Interrogé par notre reporter, monsieur Sampil est revenu sur les faits. « J’ai entendu des bruits de l’apprenti et de son maitre. Ils étaient entrain de crier pour alerter. J’ai sorti ma tête et j’ai vu le camion qui avait déjà atteint la boutique et qui se dirigeait vers moi. Je me suis précipité au dehors, je me suis enfui. A ma sortie, le camion est venu ravager mon kiosque. Ensuite, il est allé se loger dans le salon de coiffure et il a été retenu par un arbre auprès du salon », a-t-il raconté.

L’accident n’a heureusement pas fait de perte en vie humaine, mais des dégâts matériels ont été enregistrés.

De Boké, Abdoulaye MANE pour Guineematin.com

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Maroc : la jeunesse africaine revendique sa place dans le développement du continent

27 septembre 2019 à 16 04 00 09009

« Permettre aux jeunes Africains, de s’impliquer pleinement dans la gestion des affaires publiques et locales sur le continent, mettre en lumière des pratiques à succès dans les pays afin de partager ces bonnes pratiques et créer à l’échelle du continent autour des politiques et programmes destinés aux jeunes », tels sont entre autres objectifs de ce forum, premier du genre sur le continent, qui se tient depuis ce 26 septembre ce, pour 3 jours à Agadir au Maroc.

Une rencontre qui en vaut la peine, surtout que plus de la moitié de la population africaine est jeune, et en 2050, 400 millions d’africains auront entre 15 et 24 ans, selon les statistiques. C’est dire que l’Afrique ne peut pas se développer sans les jeunes du continent.

Plus de 200 participants venus d’Europe, du Canada et d’Afrique dont le Tchad, la Cote d’Ivoire et la Guinée, ont répondu à l’invitation du forum pour le développement et de la coopération sud-sud et sud-nord, «les francas ».

Plusieurs thèmes seront abordés au cours de ces 3 jours de travaux qui s’annoncent riches et passionnants en idées et en projets pour l’Afrique. Parmi les quelles, « Afrique, jeunes et développement, les politiques sociales en Afrique à l’épreuve des besoins des jeunes à travers la citoyenneté, quelle rôle et place des jeunes dans la protection de l’environnement et la lutte contre les violences basées sur le genre sur le continent », seront exposés par des intervenants de renom, suivi de débats.

Ce premier jour déjà la Guinée y a fait son entrée, avec l’exposé de Dr Alpha Abdoulaye DIALLO, vice président des organisations de la société civile, autour des « politiques gouvernementales et leurs impacts sur les jeunes notamment en milieu rural ». Dans son allocution, il a rappelé le parcours de la société civile guinéenne depuis plus de 10 ans, dans toutes les luttes en faveur de la démocratie et de l’instauration d’un véritable Etat de droit dans le pays. Toute chose qui ne s’est pas passé sans sacrifices, parfois ultime, avec des pertes en vies humaines, a-t-il souligné. Dr DIALLO, a poursuivi son intervention en souhaitant, et en incitant surtout les participants, à s’engager véritablement pour la cause de la nation, et pour cela, pour reprendre ses propos, « il n’y a pas de sacrifices qui soient de trop… ».

La question de l’immigration clandestine, s’est aussi invitée dans le débat. Et comment d’ailleurs ne pas en parler, quand on sait que le Maroc est aujourd’hui le lieu de départ de centaines sinon de milliers de jeunes, qui tentent de rallier l’Europe via la méditerranée, avec tous les risques d’y perdre la vie, dira Michelle BUREAU, pour qui, ce forum ne devrait pas être l’occasion « de pousser les jeunes à immigrer, à aller de l’autre cote de la mer, en pensant qu’il s’y trouve un monde meilleur. Il faut créer sur place, les conditions pour qu’ils vivent dans leurs pays, avec des conditions d’existences dignes de nom. Si on arrive à cela, je pense que le forum aura répondu à une problématique réelle, et difficile et surtout une équation dure à faire vivre… ».

Cette première journée s’est achevée par la visite d’ »une maison de quartier », symbole de la réussite des jeunes qui aident d’autres jeunes et adultes dans la formation et l’entreprenariat féminin notamment.

Les travaux se poursuivent et prendront fin samedi prochain, avec une déclaration qui va sera nommée « déclaration d’Agadir » et la signature de partenariats entre des organisations du nord et du sud, mais aussi entre celles vivant sur le continent, au bénéfice des millions de jeunes qui y vivent.

Idiatou CAMARA pour Guineematin.com et radioenvironementguinee.org

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Guinee114 enregistre des perturbations : communiqué

27 septembre 2019 à 15 03 49 09499

Depuis la matinée de ce vendredi, 27 septembre 2019, l’affichage du site d’information en ligne Guinee114.com, connait des perturbations. L’administration générale présente ses sincères excuses à nos lecteurs et partenaires commerciaux pour le désagrément.

Elle tient également à vous rassurer que toutes les dispositions sont prises pour rétablir l’affichage normal de la plateforme dans un bref délai et la reprise de la diffusion continue d’informations.

L’administration générale saisit l’occasion pour vous remercier pour la confiance que vous ne cessez d’accorder au travail de notre rédaction.

Thierno Amadou Camara

Administrateur Général

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Promotion de la paix en Guinée : ce qu’en dit le gouverneur de Mamou à Pita (avec vidéo)

27 septembre 2019 à 15 03 37 09379
Amadou Oury Diallo, gouverneur de la Région Administrative de Mamou
Amadou Oury Diallo, gouverneur de la Région Administrative de Mamou

Le gouverneur de la Région Administrative de Mamou, Amadou Oury Diallo, a favorablement accueillis la mise en œuvre, dans sa juridiction géopolitique, du projet « appui au dialogue et participation politiques inclusifs en Guinée » initié par le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) à travers le Fonds de Consolidation de la Paix (PBF), soutenu par le Haut-Commissariat des Nations Unies aux Droits de l’Homme et porté par l’Assemblée Nationale, rapporte un correspondant de Guineematin.com en Moyenne Guinée, à travers la vidéo ci-dessous.

Alors en séjour de travail à Pita, le gouverneur de la Région Administratif de Mamou, Amadou Oury Lemy Diallo a rehaussé de sa présence la cérémonie de lancement du forum préfectoral sur la nécessité de renforcer la cohésion sociale et de cultiver l’esprit de paix, le respect des droits de l’homme et de la loi. Réunion publique organisée par une mission conjointe composée de députés issus des trois groupes parlementaires de l’Assemblée Nationale à savoir le RPG Arc-en-ciel, l’Alliance Républicaine et Les Libéraux-Démocrates qui étaient accompagnés de Dr Ousmane Souaré, membre du Groupe National de Contact (GNC) pour le dialogue et la paix, ainsi que de Justin Morel Junior, conseiller technique de ce projet et de Mme Camara Ousmane Daka Diallo du Ministère de la Citoyenneté et de l’Unité Nationale.

A cette occasion, le gouverneur de Mamou, Amadou Oury Lemy Diallo a longuement expliqué les atouts sur lesquels les acteurs concernés peuvent fonder leur espoir de réussite de la mission.

Amadou Oury Diallo, gouverneur de la Région Administrative de Mamou

Pour cette autorité régionale de Mamou, la composition hétérogène de cette mission qu’il vient de rencontrer à Pita « illustre parfaitement que la Guinée est entrain d’aller sur le droit chemin. Cette Région Administrative de Mamou est probablement est l’une des régions les plus apaisées, puisque depuis des années, il y a rarement de troubles dans cette région. Nous vivons dans la paix et nous en sommes fiers ».

Au cours de son intervention de circonstance, le gouverneur Lemy Diallo a rassuré que les acteurs locaux mobilisés pour les besoins de la cause par les organisateurs ont bien le profil nécessaire à la réussite de la mission à eux confiée.

Guineematin.com vous propose dans la vidéo ci-dessous l’intégralité du discours que le gouverneur de Mamou, Amadou Oury Lemy Diallo, a prononcé à Pita ce jeudi, 26 septembre 2019.

Depuis Pita, Idrissa Sampiring DIALLO pour Guineematin.com
Tél. : (00224) 622 269 551 & 657 269 551 & 660 901 334

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Massacre du 28 septembre 2009 : des victimes expriment leur soif de vérité et de justice

27 septembre 2019 à 13 01 18 09189

Alors que l’on s’achemine vers le 10ème anniversaire du massacre perpétré au stade du 28 septembre de Conakry, les victimes et leurs proches ont plus que jamais soif de justice. Cette page sombre et douloureuse de l’histoire de la Guinée tarde encore à livrer ses secrets. Les victimes ne demandent que l’ouverture du procès pour être rétabli dans leurs droits. Dans un entretien accordé à un reporter de Guineematin.com, dans la journée d’hier jeudi, 26 septembre 2019, deux victimes ont expliqué leur calvaire et l’envie qu’elles ont de connaitre la vérité autour de cette tragédie qui a fait au moins 157 morts et plus 100 femmes violées, sans compter les portés-disparus.

Saran Cissé, une des victimes du massacre du 28 septembre 2009

L’une des victimes du massacre du stade du 28 septembre en 2009 se nomme Saran Cissé. Elle a exprimé son découragement face à la lenteur de la procédure et sa soif de vérité et de justice. « Je me sens méprisée, complètement découragée. Pourquoi ? Parce que dix ans, ce n’est pas dix jours ; dix ans, ce n’est pas dix semaines. Dix ans nous sommes là en train de souffrir, oubliées, négligées, critiquées. On entend beaucoup sur nous, sauf du bien. Il y a beaucoup de choses qui se sont passées depuis dix ans, des gens ont été jugés et condamnés. Mais, le massacre du 28 septembre reste comme si rien n’est fait. Chaque jour, on nous dit que c’est demain ou après-demain. On est un peu soulagé parce que déjà on connait le lieu, là où ils vont tenir le procès. Mais, ça reste beaucoup à faire », a-t-elle laissé entendre.

Quand à la date de l’ouverture du procès et le budget y afférent, Saran Cissé a dit ne pas être totalement rassurée. « Ça ne nous rassure pas à 100%, mais ça nous rassure. Parce que moi, l’affaire d’argent-là m’importe peu. Vous savez pourquoi ? Parce qu’ils ont attaqué un président de la République qui nous dépasse, cela a été jugé sans avoir de montant. Pourquoi pas nous sur le massacre du 28 septembre ? Ce qui s’est passé au domicile du président, c’était la nuit et pour nous-là, c’était en plein jour, entre 12 heures et 14 heures. Ce n’est pas quelque chose qui n’est pas connu et puis c’est des guinéens, des gens qui étaient dans les camps, c’est des personnes connues, ce n’est pas des inconnues. Par exemple, l’attaque qui s’est passée chez le président (le 19 juillet 2011, ndlr) qui a été jugée, on peut dire c’est quelque chose qui est inconnue, mais pour nous là, c’est connu, parce qu’il y avait des pick-up remplis de gens qui sont venus nous trouver au stade. Donc ça, c’est des personnes connues. Chaque bataillon peut identifier les personnes qu’ils ont déployées au stade. Pourquoi ça retarde ? Pourquoi on demande des trucs qui n’en valent pas? Parce que moi, je vais dire que ça ne vaut pas », soutient la dame.

En outre, Saran Cissé réclame justice, surtout que certaines victimes sont entrain de mourir sans avoir connu la vérité dans cette affaire. « Nous vivons avec mépris. Vous n’êtes pas sans savoir que pour l’année 2019, nous avons perdu 5 victimes : quatre femmes et un homme, qui est le vice-président de l’AVIPA, qui n’ont pas participé au procès. Est-ce que cela va me trouver moi aussi ? Tout ce que nous voulons aujourd’hui, c’est la justice. Tout ce que nous réclamons, c’est la vérité. Au lieu de dire demain, que ça soit maintenant-là, c’est tout ce que nous demandons… »

Hadja Bountouraby Camara, victime du 28 septembre 2009

Même son de cloche chez Hadja Bountouraby Camara, une autre victime du 28 septembre 2009. « Jusqu’à présent, là où nous sommes, rien ne va. Tout le monde le sait, quand quelque chose de mal t’arrive, tu es soucieux, tu ne peux pas te réjouir de ça. Mais, ce que nous avons vécu au stade fait très mal. D’aucuns sont morts, d’autres portées disparus, certaines personnes ont été violées. Donc, on ne peut pas se réjouir de ça. Hadja Asmaou, la présidente de notre association, est derrière nous. Nous pouvons y croire. Parce que c’est elle notre chef. Il faut que ça soit vrai pour qu’il y ait un jugement. Il y a avait presque tous les leaders qui étaient là-bas ce jour, mais nous voulons la justice. Depuis 2009, nous souffrons. C’est la maladie ou la souffrance, parce que depuis qu’ils m’ont frappée sur mon pied gauche, j’ai toujours mal au pied. Nous ne voulons rien à part la justice et la vérité », a-t-elle fait savoir.

Fatoumata Diouldé Diallo pour Guineematin.com

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Kankan : un journaliste agressé et menacé de mort par le maire, Mory Kolofon Diakité

27 septembre 2019 à 12 12 47 09479
Mory Kolofon Diakité, commune urbaine de Kankan

Le maire de la commune urbaine de Kankan, Mory Kolofon Diakité, est accusé de s’en être violemment pris physiquement et verbalement à Fodé Bangaly Fofana, journaliste-reporter du Groupe Dabo Médias. La scène s’est passée dans la journée d’hier, jeudi 26 septembre 2019, alors que le maire supervisait une opération de déguerpissement au grand marché de Dibida, dans la commune urbaine, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Selon notre confrère, Fodé Bangaly Fofana, il a été désigné par sa rédaction pour couvrir le déguerpissement initié par les autorités communales. Ce sont des femmes vendeuses qui sont concernées par ladite opération. Arrivé sur les lieux, notre confrère dit avoir été interdit de prendre des images par des proches du maire, absent à ce moment précis. « Cet après-midi, j’ai été mandaté par mon responsable pour aller couvrir le déguerpissement entamé par la commune. Quand je suis venu pour une première fois, il y a un certain Souaré qui m’a d’abord interdit de prendre des images, il m’a dit que c’est lui qui coordonne les activités. Donc, je suis reparti en faire le compte-rendu à mon supérieur. Quinze minutes plus tard, ils nous ont informés que le maire lui-même est sur le terrain. Alors, je suis reparti », a-t-il expliqué.

Fodé Bangaly FOFANA, journaliste cameraman au Group Dabo Médias

Ayant trouvé sur les lieux des opérations le maire, Mory Kolofon Diakité, le reporter a cru bien faire en s’adressant directement à l’élu. « Quand je suis venu, j’avais déjà ma caméra allumée. Mais, j’ai trouvé que le maire était trop agité. Il se disputait chaudement avec les femmes. Je suis venu poliment, je l’ai salué. Il m’a demandé qui je suis, je lui ai dit que je suis journaliste au Groupe Dabo Médias. Directement, il a commencé à s’en prendre à moi verbalement et physiquement. Il m’a saisi au collet, en me demandant de quitter les lieux. N’eut été l’intervention des femmes du marché qui sont venues m’extirper de ses mains, ça allait se passer autrement », a-t-il laissé entendre.

Toutes nos tentatives pour joindre le maire de Kankan, pour avoir sa part de vérité dans cette histoire, sont restées vaines. Mais, les images vidéo de l’agression de notre confrère par Mory Kolofon Diakité parlent d’elles-mêmes. On y voit clairement le maire s’en prendre à notre confrère en ces termes « Aly Badara (un des responsables du Groupe Dabo Medias, ndlr) est qui ? Dis-lui que s’il veut faire du journalisme, il n’a qu’à venir ici. Il n’y a pas un maire en Guinée qui nettoie les lampadaires sauf moi seul. Aly Badara est qui ? Il est médiocre, il ne connait rien. Il faut lui dire qu’il ne connait rien. C’est moi qui le dis. D’ailleurs, est-ce que tu as un ordre de mission ? Si on voit quelqu’un ici, on va le tuer », pouvait-on entendre de la bouche du maire.

Face à la situation, l’Association des Journalistes de Kankan (AJK) a pris certaines mesures contre le maire au cours d’une réunion urgente tenue dans les locaux du Groupe Dabo Medias. L’une d’entre elles consiste à boycotter les activités de la mairie tout en privant le maire de toutes communications jusqu’à nouvel ordre.

Nous y reviendrons !

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

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COMMUNIQUE DE LA COORDINATION NATIONALE DES FOULBHES ET HAALI-POULAR DE GUINÉE

27 septembre 2019 à 12 12 21 09219
Elhadj Saïkou Yaya Barry, président de la Coordination nationale Haali Poular

La Coordination Nationale des Foulbhés et Haali-Poular de Guinée, informe, le gouvernement guinéen, tous ses membres, le Khalifa du Fouta, les autorités religieuses et politiques, les Coordinations régionales, les antennes intérieures et extérieures ainsi que toute la population guinéenne, qu’elle organise une Cérémonie de témoignage, de lecture du Saint-Coran, de Prières, de recueillement et de Sacrifice ce dimanche 29 Septembre 2019 à la mémoire de son feu Président le doyen El hadj Saikou Yaya Barry doyen des sages et Compagnon de l’indépendance, décédé à l’âge de 94 ans, le lundi 16 Septembre 2019 à Conakry.

Les cérémonies se dérouleront de 9h à 16h30 au domicile du défunt à Hafia Commune de Dixinn.

Le programma se déroulera comme suit :

  • 8h30 à 9h30, Accueille et installation des invités,
  • 10h à 11h30, lecture du Saint-Coran
  • 11h30 à 12h30 Témoignages sur vie de l’illustre disparu
  • 13h30, prière et lecture de Khatmou,
  • 14h-16h30, Restauration,

Les médias publics et privés : radios, télévisions, presse en ligne et presse écrite sont tous cordialement invités.

Que l’âme de l’illustre disparu, repose en Paix dans le Paradis éternel. Amen.

La Coordination

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Décès de la mère de Mamadou Dian Diallo, conseiller du Premier ministre : communiqué

27 septembre 2019 à 12 12 09 09099

La fondation Karamoko Alpha Mo Labé, les familles Kaldouyabhè, de Dougountouni, Pélal, Yembéring, Wora, Gaoual, de Guinée Bissau, les sages de Pélal et le Premier ministre Dr Ibrahima Kassory Fofana ont le regret d’annoncer aux parents, amis et connaissances le décès, jeudi 26 septembre 2019 à l’âge de 95 ans à Labé, de Hadja Ousmane Diallo, mère de Mr Mamadou Dian Diallo, Conseiller à la Communication et aux relations avec la presse du premier ministre.

L’enterrement aura lieu ce vendredi 27 septembre à Pelal Yembéring après la prière de 14h.

Que la terre de Guinée lui soit légère

Amine

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Mambia (Kindia) : RUSAL/CBK offre une école primaire au secteur Nianaya

27 septembre 2019 à 12 12 06 09069

La Compagnie des Bauxites de Kindia RUSAL (CBK) a procédé hier, jeudi 26 septembre 2019, à la remise officielle des clés de la nouvelle école primaire du secteur Nianaya, relevant de la sous-préfecture de Mambia (Préfecture de Kindia). Ce nouvel établissement scolaire comprend trois salles de classe, une direction et un bloc-latrines de 5 cabines. Les travaux ont été financés par la compagnie minière à hauteur de 290 millions de francs guinéens, a appris Guineematin.com, à travers son envoyé spécial.

Dans son discours de bienvenue, Labilé 2 Loua, sous-préfet de Mambia, a dit que la remise de cette importante infrastructure à sa localité, traduit l’excellence des bons rapports de coopération entre la commune rurale de Mambia et la société minière RUSAL CBK.

Labilé 2 Loua, sous-préfet de Mambia

« Cette infrastructure que nous recevons de la compagnie RUSAL (CBK) est le fruit du principe gagnant-gagnant d’une part, mais aussi matérialiser la ferme volonté des autorités de la compagnie à appuyer l’éducation en tant que socle de tout développement endogène et durable. Car cet appui permet de lutter contre l’analphabétisme et augmenter de façon significative le taux de scolarisation dans la commune. Nous sommes fiers de dire du haut de cette tribune que ce don qui vient s’ajouter à d’autres, aura un impact sur la vie quotidienne des populations bénéficiaires, qui se traduit substantiellement par l’amélioration de la qualité de vie et de travail. Nous pouvons citer entre autres réalisations : des écoles, des postes de santé, la restauration des infrastructures administratives », a-t-il cité.

Abondant dans le même sens, monsieur Petr Gaevskiy, directeur général de RUSAL/CBK, a indiqué que la construction de cette école par sa société dans le secteur Nianaya, s’inscrit dans l’appui au développement des infrastructures des villages de la zone de présence de RUSAL dans la préfecture de Kindia.

Petr Gaevskiy, directeur général de RUSALCBK

Selon lui, « il n’y a pas de sujet plus important que l’éducation et l’avenir des jeunes. Les enfants sont les citoyens de demain et représentent l’avenir du pays. Il est essentiel que chacun ait accès à l’éducation. L’investissement dans l’éducation des jeunes peut contribuer au développement socio-économique durable d’un pays. Et aujourd’hui, à la veille de la nouvelle année scolaire, nous sommes heureux de vous accueillir tous à notre cérémonie consacrée à la remise officielle des clés et l’ouverture d’une nouvelle école primaire de 3 classes et d’un bloc-latrines dans le secteur Nianaya, construite par RUSAL/CBK pour un montant de 290 millions de francs guinéens », a-t-il souligné.

Par ailleurs, monsieur Petr Gaevskiy a fait savoir que RUSAL, étant une entreprise responsable, attache une grande importance à la résolution des problèmes des gens qui se trouvent dans sa zone d’exploitation. « Partout où RUSAL est présente, de nouvelles écoles, centres médicaux, mosquées et terrain de sport et forages d’eau potable s’ouvrent à Conakry, Kindia, Fria et à Boké. RUSAL n’épargne pas sur les moyens lorsqu’il s’agit des investissements sociaux visant à améliorer la vie et la santé de population, ainsi qu’à renforcer le système éducatif dans la région de notre présence et en Guinée dans son ensemble. A titre d’exemple du soutien de RUSAL à l’éducation, je citerai notre programme « Bourse RUSAL » lancé en août 2018. Dans le cadre de ce programme, 101 jeunes guinéens ont droit à l’enseignement supérieur gratuit dans les meilleures universités de la Russie », a-t-il ajouté.

De son côté, Kabinet Diawara, secrétaire général chargé des collectivités locales, au nom du préfet de Kindia, a remercié les généreux donateurs. Comme ses prédécesseurs, monsieur Diawara a reconnu que la compagnie RUSAL/CBK n’est pas à son premier geste.

Kabinet Diawara, secrétaire général chargé des collectivités locales de Kindia

« C’est une assistance volontaire que RUSAL/CBK fait à la population, pour libérer les enfants et leur montrer le chemin de l’école. Donc pour cette œuvre, les autorités à tous les niveaux de Kindia remercient l’ensemble des travailleurs de RUSAL/CBK. On est très fiers et on peut que se réjouir de cette coopération qui ne fait que produire des résultats très positifs. C’est nous qui bénéficions, c’est une charge de moins pour notre administration. Parce que notre mission principale, c’est d’accompagner les populations dans leurs initiatives de développement. Aujourd’hui, on a un fardeau de moins. Quand vous regardez ici, vous verrez beaucoup d’enfants qui ont l’âge d’aller à l’école. Donc, livrer une telle infrastructure pour cette population, c’est une assistance énorme. Je puis vous rassurer au nom du préfet, que nous mettrons tout en œuvre pour que cette école soit fréquentée par les enfants, que cette école soit maintenue et entretenue par les populations », s’est-il engagé.

De Nianaya, Ibrahima Sory Diallo, envoyé spécial de Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Mort de Jacques Chirac : Quelques souvenirs de Boubacar Yacine Diallo, journaliste et écrivain

27 septembre 2019 à 11 11 47 09479
Les défunts présidents Lansana Conté et Jacques Chirac à l’inauguration du barrage Garafiri, en 1998

Au moment où je m’apprête à embarquer à bord d’Air France pour Paris, le souvenir de mon premier contact avec Jacques Chirac me revient au galop. C’est en effet dans l’ascenseur de l’hôtel de Crillon au cœur de Paris que Mamadouba Diabaté et moi, tous deux reporters à la RTG, rencontrions celui qui était maire de la capitale française, souhaitant serrer la main au président Lansana Conté, en visite officielle, que nous accompagnions.

Sur l’agenda des audiences, Chirac ne figurait pas. Il a donc ignoré le protocole et se mit à la recherche de la suite présidentielle.

Aussitôt mis au courant de sa présence, le président Conté accepta de le recevoir.

Larges sourires, chaudes accolades, les deux hommes d’Etat, sans se connaître, s’appréciaient réciproquement. Le maire de Paris déclara à l’occasion : « Nous avons en France et à Paris en particulier beaucoup d’estime pour le président Conté, parce qu’il mène une action à la fois intelligente, courageuse, efficace de redressement et de développement économique de la Guinée. »

Très flatté, le président guinéen n’en dira pas moins de son hôte.

Le deuxième souvenir que j’ai de lui, c’est à Rabat lors des funérailles du Roi Hassan II, le 26 juillet 1999.

La vingtaine de chefs d’Etat et de gouvernement et les représentants d’environ cinquante pays présentent brièvement leurs hommages. Bill Clinton et Jacques Chirac, Ehud Barak et Yasser Arafat Et aussi le chef d’Etat algérien Abdelaziz Bouteflika, grande première. Et bien sûr le général Lansana Conté.

Une image m’est restée, celle où le président Chirac présentait au couple Bill Clinton le chef de l’état guinéen.

Avec des mots forts comme « c’est un homme à féliciter et à encourager ».

Troisième et dernier souvenir, c’est lors de sa visite à Conakry, toujours en 1999.

A sa descente d’avion, il dit sa satisfaction de revoir Lansana Conté qui le conduira à l’hôtel de l’indépendance.

La RTG avait fait un plateau et tout le parcours depuis l’aéroport avait été retransmis en léger différé. Aïssatou Bella Diallo, directrice de la télévision avait fait une brillante présentation de l’émission spéciale.

Chirac avait tenu à nous féliciter de vive voix. Moi le premier en tant que Directeur Général de l’ORTG et surtout Bella et toute l’équipe. Il avait tenu à nous serrer la main en lançant : « Je suis heureux d’être à l’hôtel de France !»

Au cours de la conférence de presse qui a sanctionné la visite, Chirac avait sollicité la libération du leader du RPG et candidat à l’élection présidentielle, Alpha Condé.

En répondant à la question posée par Christophe Boisbouvier de RFI, le président Lansana Conté avait révélé avoir certifié à Chirac que le procès d’Alpha Condé, l’opposant guinéen, serait un procès transparent et que la justice demeurerait sereine. »

Il quittera Conakry sous nos yeux à l’aéroport Gbessia de Conakry, après avoir inauguré le barrage de Garafiri.

Je l’ai revu, à d’autres occasions mais de loin, lors des sommets de la Francophonie, de France- Afrique ou encore à l’Assemblée Générale des Nations Unies.

La mort de Chirac est une immense perte pour l’humanité. Et comme le disait De Gaulle : « Il n’y a rien de grand sans de grands hommes et ceux-ci le sont pour l’avoir voulu. »

Chirac s’est battu pour l’être, et il le demeure.

Boubacar Yacine Diallo journaliste et écrivain

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Rentrée universitaire 2019-2020 : les cours reprennent le jeudi 03 octobre

27 septembre 2019 à 11 11 42 09429

Dans un communiqué transmis aux médias, le ministère de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique a annoncé que la rentrée universitaire est fixée au jeudi prochain, 03 octobre 2019, à 08 heures. Ainsi, l’année universitaire s’étendra du 03 octobre 2019 au 30 juin 2020.

Ci-dessous, Guineematin.com vous propose l’intégralité de ce communiqué :

Conakry, le 27 septembre 2019 – La Direction Générale de l’Enseignement Supérieur informe l’ensemble des étudiantes et étudiants ainsi que les Enseignants-chercheurs, les Fondateurs, les Recteurs et Directeurs Généraux des Institutions d’Enseignement Supérieur, publiques et privées que la rentrée de l’année universitaire 2019-2020 est fixée au jeudi 03 octobre 2019 à 08 heures précises sur toute l’étendue du territoire national.
A cet effet, le calendrier universitaire s’étend du jeudi 03 octobre 2019 au ….. 30 juin 2020 et il est reparti en deux semestres académiques organisés comme suit :

  • 1er semestre : du lundi 07 octobre 2019 au samedi … février 2020 ;
  • 2ème semestre : du lundi, …. février 2020 au samedi… juin 2020.

Deux périodes de congés sont accordées au cours de l’année :

  • Congés du 1er semestre : du 24 décembre 2019 au ……. janvier 2020 inclusivement ;
  • Congés du 2ème semestre : du ……. avril 2020 au……. avril 2020, inclusivement.

La Direction Générale de l’Enseignement Supérieur au nom du Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique félicite à l’avance le personnel enseignant-chercheur et les administrations universitaires des bonnes dispositions qu’ils prendront pour assurer le déroulement correct de l’année académique 2019-2020.

Momo BANGOURA

Professeur Titulaire en Mathématiques

Directeur Général de l’Enseignement Supérieur

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Kindia : Le tournoi doté du trophée Alpha Condé tourne à l’affrontement entre jeunes

27 septembre 2019 à 11 11 23 09239

Depuis 2016, les 33 quartiers de la ville de Kindia se retrouvent chaque année autour d’un tournoi de football destiné à de déceler les talents locaux et à renforcer le tissu social entre les fils du terroir. Mais, pour cette année 2019, le tournoi a tourné au vinaigre, notamment dans la soirée d’hier jeudi, 26 septembre 2019. Des échauffourées ont été enregistrées à l’occasion de la 2ème journée des demi-finales qui mettait aux prises l’équipe de Condeta 3 à la formation de Manquepas Mosquée, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Le tournoi censé renforcer les liens entre les fils de Kindia, doté du trophée président Alpha Condé, a tourné à la bagarre au stade Fodé Fissa ce jeudi. Depuis son coup d’envoi, des incidents sont souvent signalés entre les supporters des différentes équipes.

Pour la journée d’hier, des jeunes gens ont empêché la poursuite de la deuxième journée des demi-finales. Alors que Condeta 3 et Manquepas Mosquée étaient à égalité, des manifestants ont gâché la fête. C’est pendant la 2ème mi-temps que la tension est montée d’un cran. Pendant plus de 10 minutes, une pluie de cailloux s’est abattue sur le terrain. Les forces de l’ordre ont fait usage de gaz lacrymogène pour disperser les semeurs de troubles.

Plusieurs jeunes gens ont été blessés. C’est le cas de Lansana Boukhary Camara, journaliste sportif à Kindia. « A chaque fois qu’on organise le tournoi inter-quartiers de football de Kindia, les jeunes s’attaquent directement les uns aux autres. Je crois bien que ce n’est pas la solution. Il faut que la jeunesse de Kindia soit consciente maintenant pour que nous pussions jouer cette compétition, surtout un tournoi doté du trophée le professeur Alpha Condé. Je crois bien que c’est une manière d’animer la ville de Kindia. Aujourd’hui, il faut que les jeunes comprennent que Kindia appartient à tout le monde. Certains joueurs sont blessés. Je crois bien que les organisateurs n’ont pas organisé ce tournoi pour que la jeunesse de Kindia se donne des coups de poing. La rencontre d’hier aussi qui opposait les quartiers de Koliady 1 au quartier Gare, on a vu des jets de pierre un peu partout, suite à la défaite de Gare. Depuis le début de cette compétition, quand un quartier est éliminé, les loubards de ce quartier jettent les pierres sur les adversaires… C’est vraiment dommage », s’indigne-t-il.

Saliou Sylla, dit Moalim

Même son de cloche chez l’entraîneur de football, Saliou Sylla, alias Moalim, qui dénonce cet état de fait. « Cette compétition vise à renforcer les liens d’amitié et de fraternité entre les 33 quartiers et de faire vibrer Kindia en cette période des grandes vacances, en plus pour détecter les difficultés qui minent le football de Kindia. Par exemple, pour le FC GANGAN, c’est à cette compétition qu’on peut recruter les joueurs pour notre équipe, reléguée en ligue 2 pour qu’ils puissent faire la fierté de Kindia. Vraiment, cet acte barbare est une désolation de notre part. Le règlement est établi par les organisateurs, mais la rigueur manque, la magouille règne aussi au sein du groupe des organisateurs. Même pas pour ce tournoi seulement, dans les autres compétitions, si vous faites un règlement intérieur, il faut l’appliquer. Mais, eux ils ne l’appliquent pas. On se souvient que depuis le début de ce tournoi, il y a trop de pagaille. Et aucun quartier n’a été sanctionné et c’est ce qui continu jusqu’à présent », dénonce-t-il.

Pour sa part, Ibrahima Khalil Touré, ingénieur de formation, dénonce la mauvaise stratégie des organisateurs. « C’est un manque d’organisation, pourquoi ? Parce qu’on ne peut pas comprendre que deux groupes de supporters soient assis dans un même lieu, cela va forcément occasionner la pagaille. D’autre part, il y a une question de maturité. Le coach de Condeta 3 était là à discuter avec les supporters et cela a suscité la tension. Il faudrait que les organisateurs se préparent, en passant de quartier en quartier pour la sensibilisation. Partout en Guinée, on ne peut pas jouer un match et terminer. Je dirais à la jeunesse de Kindia d’être consciente, d’être plus réfléchie dans sa manière de faire. Quand ont dit le changement, ça commence d’abord par la mentalité, par le caractère, par soi-même, avant les autres ».

Alhassane Soumah

De son côté, Alhassane Soumah a subi la colère des forces de sécurité. « Le policier m’a frappé six fois avec sa matraque. Le commandant m’a dit de pardonner. Donc, je ne peux rien. Ils m’ont blessé avec leur matraque. Pourtant, je ne fais pas partie des jeunes manifestants ».

Si tout va bien, la finale dudit tournoi doit se jouer le 2 octobre prochain.

Mohamed M’bemba Condé pour Guineematin.com

Tél. : 628 51 88 88

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Nice : le joueur Lamine Diaby Fadiga reconnaît avoir volé la montre de Dolberg dans le vestiaire

27 septembre 2019 à 10 10 57 09579

Une procédure disciplinaire a été lancée à l’encontre de Lamine Diaby Fadiga.

Une procédure disciplinaire est engagée par l’OGC Nice. Elle vise Lamine Diaby Fadiga, un attaquant franco-guinéen de 18 ans formé au club, qui a reconnu avoir dérobé le 16 septembre  a montre de luxe de Kasper Dolberg dans le vestiaire, a appris l’AFP d’une source proche du club, confirmant une information de L’Equipe.
 
Le club azuréen s’est refusé jeudi à « commenter en l’état actuel des choses » cette information. Lamine Diaby Fadiga, accompagné de ses avocats, a reconnu les faits qui lui sont reprochés, selon un proche de l’équipe niçoise. Il s’en serait excusé auprès du club, de Dolberg, l’international danois recruté cet été à l’Ajax d’Amsterdam, du capitaine Dante et de l’entraîneur Patrick Vieira.

Un montant estimé à 70.000 euros

Il se serait également engagé à rembourser Dolberg de son préjudice. La valeur de la montre dérobée est estimée à 70.000 euros. Diaby Fadiga risque désormais une sanction disciplinaire pouvant aller jusqu’au licenciement pour faute grave. Dolberg avait porté plainte contre X après avoir constaté la disparition de sa montre dans le vestiaire des Aiglons pendant un entraînement.

Diaby Fadiga, un des espoirs niçois, est passé par les sélections tricolores de jeunes et a effectué six apparitions en L1. Revenant d’une intervention chirurgicale à la cheville, il avait réintégré courant septembre le groupe des pros à l’entraînement.

Avec AFP

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Soupçons de corruption en Guinée : la justice française annule la mise en examen du groupe Bolloré

27 septembre 2019 à 10 10 39 09399

L’homme d’affaires français Vincent Bolloré et son groupe ont obtenu jeudi l’annulation de leurs mises en examen, notamment pour corruption, dans l’enquête sur l’obtention en 2011 de la gestion du port de Conakry, mais restent poursuivis dans le volet togolais de l’affaire, a appris l’AFP de sources judiciaires et proches du dossier.

La chambre de l’instruction de la cour d’appel de Paris, qui avait reconnu en juin la prescription des faits en Guinée, en a tiré jeudi les conséquences et a décidé d’annuler les mises en examen (inculpations) de 2018 du milliardaire français et de Bolloré SA pour « corruption d’agent public étranger », « abus de confiance » et « complicité de faux et usage de faux » dans ce pays.

Elle a toutefois confirmé ces même chefs de mises en examen, à l’exception de la « complicité de faux », pour ce qui concerne l’attribution de la concession du port de Lomé en 2010, selon ces sources.

Saisis depuis 2013, les juges d’instruction du pôle financier du tribunal de Paris soupçonnent le groupe Bolloré d’avoir utilisé les activités de conseil politique de sa filiale Euro RSCG – devenue Havas – pour décrocher frauduleusement la gestion des ports de Lomé, au Togo, et de Conakry, en Guinée, au bénéfice d’une autre de ses filiales, Bolloré Africa Logistics, anciennement appelée SDV.

SDV a obtenu la gestion du port de Conakry quelques mois après l’élection d’Alpha Condé comme président de Guinée fin 2010, et avait remporté la concession à Lomé peu avant la réélection en 2010 au Togo de Faure Gnassingbé, qui étaient alors tous deux conseillés par Havas.

S’appuyant en particulier sur les documents retrouvés lors des perquisitions de 2016 au siège du groupe Bolloré, les magistrats soupçonnent Euro RSCG d’avoir sous-facturé ses services rendus aux deux candidats victorieux pour obtenir ces concessions en contrepartie.

Les juges estiment que l’agence de communication a ensuite récupéré l’argent en facturant à SDV la somme de 170.000 euros correspondant à des dépenses de la campagne de M. Condé et 300.000 euros pour celle de M. Gnassingbé, sur indication des dirigeants de la holding ainsi soupçonnés d’abus de confiance ».

« Cette décision consacre la fin des accusations en Guinée », s’est félicité auprès de l’AFP Me Olivier Baratelli, avocat de Bolloré SA. « Pour le Togo, nous allons désormais démontrer sur le fond que ces accusations sont infondées », a-t-il ajouté.

Le directeur général de Bolloré, Gilles Alix, et Jean-Philippe Dorent, responsable du pôle international d’Havas, sont également mis en examen dans cette affaire.

AFP

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Guerre de succession du Khalife de Dinguiraye : le secrétaire de la ligue islamique mis en prison

27 septembre 2019 à 10 10 01 09019
Elhadj Thierno Mamadou Siré Bodjé Bah, secrétaire général de la ligue islamique communale de Dinguiraye

Depuis le décès du khalife de Dinguiraye, Elhadj Mountagha Tall au mois de mars dernier, plus rien ne va dans la cité d’Elhadj Oumar Tall. Sa succession pose problèmes et fragilise les relations au niveau local. L’opposition entre deux camps a failli mal tourner ces derniers jours. C’est le secrétaire général de la ligue islamique communale qui en a fait les frais, d’autant plus qu’il est aujourd’hui déféré à la maison centrale de Dinguiraye, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Deux camps s’opposent actuellement autour de la succession du khalife de Dinguiraye. Un premier camp soutient Elhadj Baba Tall, le fils de l’ex Khalife, Elhadj Alpha Ahmadou Tall. Selon nos informations, il aurait été désigné par le défunt Khalife comme son successeur. Le second groupe soutient Elhadj Baba Tall (Djinkono). Deux homonymes qui se battent pour un seul fauteuil.

Les nombreuses tractations engagées pour trouver une issue favorable à la crise sont restées infructueuses. Pire, un incident s’est produit entre les deux camps le vendredi dernier, 20 septembre 2019, à la grande mosquée d’Elhadj Oumar Tall. Le secrétaire général de la ligue islamique communale est soupçonné de soutenir le premier camp. Alors qu’Elhadj Hadi N’danta Diallo de la coordination Haali Poular est accusé d’être de mèche avec le second groupe.

Il s’en est suivi la formulation d’une plainte par Elhadj Baba Tall (Djinkono) contre le secrétaire général de la ligue islamique communale, Elhadj Mamadou Siré Bodié Bah, depuis le lundi 23 septembre. Il a été envoyé à la gendarmerie de Dinguiraye. Après trois jours de détention, il est déféré depuis hier jeudi, 26 septembre, à la maison centrale locale.

Des sources généralement bien informées ont confié à notre reporter qu’une autre plainte est rédigée par le camp d’Elhadj Baba Tall, fils de feu Alpha Ahmadou Tall, contre Elhadj Baba Tall (Thiès, résidant à Djinkono) et Elhadj Hadi N’danta Diallo (doyen de la coordination Hâli Poular).

Nous y reviendrons !

De Dinguiraye, Ibrahima Diakité pour Guineematin.com

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