Kindia-Télimélé : une route périlleuse qui sera bientôt coupée

22 septembre 2019 à 22 10 53 09539

Longue de 135 kilomètres, la route nationale (habituelle) Kindia-Télimélé est quasiment impraticable en cette période hivernale. A cause de sa dégradation très poussée, cette route est devenue un véritable supplice pour les usagers. Malheureusement, le pire reste à venir. Car, dans quelques jours, avec la mise en eau du barrage hydroélectrique de Souapiti, cette voie va être coupée à partir du pont de Konkouré. Et, sur 50 kilomètres, cette route sera dans l’eau, a appris l’envoyé spécial de Guineematin.com à Kindia.

Sevrée de travaux d’entretien, la route nationale Kindia-Télimélé est actuellement très dégradée. En plus des ponts en mauvais état, des flaques d’eau, de la boue, de gros fossés, sont visibles çà et là sur cette voie qui n’a jamais connu de bitume.

Voyager sur cet axe routier relève d’un parcours de combattant. A bord d’un taxi-brousse qui quitte Kindia, les plus chanceux font au moins huit heures (8 H) pour rallier la ville de Télimélé.

Maître Moussa Sylla (Lacident), le chef de ligne de la gare routière de Télimélé à Kindia

« La route de Télimélé est devenue un véritable problème pour nous. Quand tu quittes ici (Kindia), il faut toute une journée pour arriver à Télimélé. Le passage est extrêmement difficile au niveau du pont Forko. Après l’effondrement de ce pont, ce sont les chauffeurs et le syndicat qui ont cotisé de l’argent, six millions de francs de guinéens, pour aménager une déviation de fortune. Quand il pleut un peu seulement, l’eau de la rivière monte. Et, quand cette eau monte, les véhicules ne peuvent pas traverser. On est obligé de garer et attendre que le niveau d’eau baisse pour qu’on puisse traverser… la route est aussi en piteux état dans la sous-préfecture de Bangouyah », a expliqué Maître Moussa Sylla (Lacident), le chef de ligne de la gare routière de Télimélé à Kindia.

Pour les usagers qui quittent Kindia pour Télimélé, le calvaire commence à Pastoria, à la sortie de la ville de Kindia. Il se poursuit jusqu’au pont de Forko, en passant par Contémodouyah.

Au niveau du pont de Forko (situé à 15 kilomètres du centre-ville de Kindia), le spectacle est désolant. Cet ouvrage de franchissement, autrefois en dur, s’est effondré depuis quelques mois. Et, en lieu et place de la plaque de béton, ce sont des troncs de palmiers qui favorisent la traversée pour les petits véhicules, les motos et les piétons. Ce pont de fortune est géré par un groupe de jeunes qui fait payer la traversée à 5 000 francs (pour les motos) et 20 000 francs guinéens (pour les véhicules).

Mamadou Malifa Bah, un des jeunes qui gère le pont en bois de Forko

« On est là pour gérer ce pont en bois. Parce que ça fait trois mois depuis que le pont qui était là s’est effondré. Mais, le gouvernement n’a rien fait pour soulager les gens. Ce sont les chauffeurs qui se sont arrangés pour réaliser ce pont de fortune et la petite déviation qui est là… Pour traverser ce pont, il faut 5 000 francs par moto et 20 000 francs par véhicule. On est là pour soulager les gens. Parce que si ce pont n’était pas là, les gens allaient beaucoup souffrir. Actuellement, quand on voit un camion à Kambanyah, on l’applaudit très fort. Parce que les gens souffre là-bas à cause de la rareté des denrées alimentaires comme le riz, l’huile de palme », a indiqué Mamadou Malifa Bah, un des jeunes qui gère le pont en bois de Forko.

Seulement, débourser de l’argent pour avoir accès à ce pont de fortune n’est rien comparé au risque de la traverser. Les séances de patinage des engins sont fréquentes. Et, les risques d’effondrement dudit pont sont évidents.

Arrivés au niveau de cet ouvrage de franchissement, les passagers descendent des véhicules et traversent le pont à pied. Seuls les chauffeurs traversent ce pont à bord des véhicules. Ceci, pour surement éviter un drame de masse, en cas d’affaissement de cet ouvrage de fortune.

Mais, sur cette route périlleuse de Télimélé, le pire serait de tomber en panne. Aucun point de dépannage n’est visible sur ce tracé qui existe depuis plusieurs dizaines d’années. Par contre, les crevaisons de pneus y sont fréquentes et ceux qui tombent en panne technique souffrent le martyr avant d’obtenir le salut dans les mains d’un bon samaritain.

Seulement, en plus de la dégradation très poussée qu’elle connait actuellement, la route nationale Kindia-Télimélé est menacée par la montée des eaux du barrage de Souapiti.

« Dans quelques jours, la route habituelle qui relie Télimélé à Kindia va être coupée à partir du pont de Konkouré. Et, sur 50 kilomètres, cette route sera dans l’eau », a prévenu le ministre de l’Energie, Dr. Cheick Taliby Sylla, lors d’une tournée de prise de contact, en début de cette semaine, avec les populations impactées par la construction du barrage de Souapiti.

Déjà un nouveau tracé, qui part de Siraforêt (Kindia) à Kambayah (Télimélé), a été identifié. Cette « nouvelle route » est encore en chantier, avec des ponts inachevés. Mais, selon Moussa Doussou Bérété, chef-service piste et accès du projet Souapiti, cette voie est déjà opérationnelle.

« Cette route a déjà été mise à la disposition des populations. Ceci, pour éviter qu’elles soient confrontées à la montée des eaux sur l’ancienne route. On est en train de voir comment améliorer l’état de cette route (la nouvelle) ; mais, pour éviter que les gens ne soient complètement enclavés, il faut ouvrir les alternatives qui ont été proposées. C’est-à-dire, quand vous prenez à l’Est, vous venez jusqu’à Siraforêt, vous entrez par là pour venir jusqu’à Kambayah. Ça, c’est pour les gens qui veulent quitter Kindia pour Télimélé (ou inversement). Maintenant, pour ceux qui veulent quitter Télimélé pour aller directement à Conakry (ou inversement), on leur a ouvert la route de Souapiti qui était fermée à la circulation à cause des travaux sur ce barrage », a indiqué Moussa Doussou Bérété.

Cependant, si la nouvelle route Kindia-Télimélé permet d’éviter un isolement de cette dernière préfecture du reste de la Guinée, il convient de souligner qu’elle est loin d’être un soulagement pour les usagers. Car, selon les quelques rares chauffeurs qui s’y sont aventurés, cette route est aussi périlleuse que l’ancienne qui sera bientôt inondée.

De Kindia, Mamadou Baïlo Keïta pour Guineematin.com

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Nouvelle constitution : voici la position du patronat guinéen

22 septembre 2019 à 20 08 06 09069

Le Patronat guinéen approuve le changement de l’actuelle constitution ambitionné par le régime du président Alpha Condé. Les opérateurs économiques ont donné leur position sur le sujet à l’issue d’une réunion tenue ce dimanche, 22 septembre 2019 à Conakry, a constaté un reporter de Guineematin.com qui était sur place.

Cette rencontre a été organisée suite à la réception, vendredi dernier, d’une délégation du secteur privé guinéen par le Premier ministre, Ibrahima Kassory Fofana, dans le cadre des consultations sur le projet de changement de la constitution. Les organisations patronales se sont retrouvées pour discuter et donner leur position. Et, à l’issue de la réunion tenue à huis clos, Ismaël Keïta, le président du Patronat de Guinée (PAG), a donné la conclusion des discussions.

Ismaël Keïta, président du Patronat de Guinée (PAG)

« Après deux heures de discussions, nous pouvons dire aujourd’hui par acclamation que l’ensemble des opérateurs économiques du patronat sont en faveur de l’adoption d’une nouvelle constitution pour la République de Guinée. Le secteur privé guinéen représenté ici par le patronat aujourd’hui, a dit oui à cette nouvelle réforme constitutionnelle. Mais, elle demande qu’elle soit associée à la rédaction du texte qui sera proposé au peuple.

Donc, aujourd’hui, nous remercions l’ensemble du secteur privé guinéen, les membres du patronat qui ont fait le déplacement. Ceux qui ne sont pas venus, nous ont donné leur consentement par écrit, par téléphone. Et donc aujourd’hui, à l’unanimité, nous sommes pour un référendum dans notre pays et nous suivons la CENI, l’instance qui est chargée d’organiser les élections afin de faire son rôle, que les délais qu’ils ont indiqué soient tenables », a annoncé le président du Patronat.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

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Entrepreneuriat : 39 jeunes de Télimélé formés par la CIDT à Conakry

22 septembre 2019 à 15 03 37 09379

Fidèle à ses missions, la Coordination Internationale pour le Développement de Télimélé (CIDT), à travers sa cellule technique, a formé 39 jeunes originaires de la préfecture résidant à Conakry, sur l’entreprenariat. Organisée à l’Université Gamal Abdel Nasser de Conakry, la formation a duré une journée. Elle a permis non seulement d’outiller les participants, mais aussi à les motiver à s’engager dans l’entrepreneuriat pour lutte contre le chômage, a constaté un reporter de Guineematin.com qui était sur place.

Mamadou Alpha Bah, secrétaire général de la cellule technique de la CIDT

Selon Mamadou Alpha Bah, secrétaire général de la cellule technique de la CIDT, l’organisation de cette formation a été motivée par le désir de développer la préfecture de Télimélé. Et pour y arriver, il pense qu’il y a lieu de s’organiser et offrir aux jeunes une formation pouvant leur permettre de se prendre eux-mêmes en charge. « Dans cette vie, il vaut mieux être un employeur que d’être employé. Et, on a beaucoup de nos jeunes qui ont fini l’université, qui ont leur diplôme et qui cherchent à être employés dans une entreprise ou dans une société de la place, alors qu’il y a une possibilité à saisir qui est l’entrepreneuriat.

Eux-mêmes, ils peuvent se développer, proposer des projets et les proposer aux bailleurs de fonds pour qu’ils puissent eux-mêmes créer leur propre activité génératrice de revenu leur permettant de mieux vivre. Donc en organisant cette formation, nos attentes sont que les jeunes puissent prendre conscience et se mettre à la tâche des maintenant, c’est-à-dire nous proposer des projets pour qu’on puisse les accompagner dans l’obtention de certaines subventions leur permettant de commencer les activités», a-t-il expliqué.

Mouloukou Souleymane Magassouba, un des formateurs

A l’issue des travaux, Mouloukou Souleymane Magassouba, un des formateurs, a expliqué que l’atelier a porté essentiellement sur les techniques liées à la maîtrise de l’entrepreneuriat en général. « Nous avons traité des thèmes comme l’entrepreneuriat : nous avons parlé des techniques ou des étapes qu’il faut pour créer une entreprise, notamment le cas en Guinée. Ensuite, nous avons parlé des techniques du marketing, nous avons parlé du business-plan entre autres. Nous avons eu à motiver les jeunes pour qu’ils s’engagent dans l’entreprenariat (le risque à prendre) ; à maximiser leurs forces et minimiser leurs faiblesses.

Nous leur avons fait comprendre qu’il n’y a pas d’entrepreneur qui ne prend pas de risque. La prise de risque, elle est permanente, mais il faut faire du best marketing, dans la mesure où vous allez sur un marché où les gens font la même chose que vous. Donc, l’innovation, les moyens technologiques, les réseaux sociaux, doivent constituer des moyens pour eux pour maximiser leur avantage dans ce monde entrepreneurial », a conseillé le formateur.

Pour permettre aux participants de mieux cerner la notion d’entrepreneuriat et les motiver davantage, les organisateurs ont invité des entrepreneurs originaires de la préfecture de Télimélé et ayant réussi dans leurs domaines, pour qu’ils partagent leurs expériences avec ces jeunes. Parmi ces modèles de réussite, figure Dr Oumar Diouhé Bah, spécialiste en biologie médicale et directeur du laboratoire de biologie médicale Biomar-24.

Dr Oumar Diouhé Bah, directeur du laboratoire de biologie médicale Biomar-24

« Ce que je dirai aux jeunes, c’est de tout simplement profiter des opportunités. La Guinée est encore vierge, on a beaucoup de choses à faire. Les jeunes doivent avoir le courage, ils ne doivent pas tout attendre de l’Etat. Parce que l’Etat ne pourra pas tout faire. Et, je pense que nous avons assez de chantiers dans ce pays-là où les jeunes pourraient faire quelque chose, où ils pourraient profiter des opportunités de faire quelque chose de potable qui pourrait servir à ce pays », a dit le laborantin.

Thierno Baïlo Diallo, participant

Très heureux d’avoir bénéficié gratuitement d’une telle formation, Thierno Baïlo Diallo, au nom des participants, a remercié la cellule technique de la CIDT pour cette autre opportunité de formation. Il a fait savoir que cette formation leur sera d’une grande utilité. « Moi actuellement, je suis dans un projet, j’ai fait froid industriel, j’avoue que j’avais des difficultés : des difficultés liées au paiement des factures d’électricité entre autres. Il arrivait parfois des moments pendant lesquels j’avais envie d’abandonner. Mais, à travers cette formation, j’ai compris comment surmonter ces difficultés. Aujourd’hui, je suis plus armé pour affronter n’importe quel problème lié à l’entrepreneuriat », a dit le jeune homme.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Elections législatives : « le RPG AEC et ses alliés veulent avoir au moins 84 députés » (UFR)

22 septembre 2019 à 14 02 42 09429

Les élections législatives prévues pour se tenir le 28 décembre prochain se retrouvent au centre d’un nouveau bras de fer entre le pouvoir et l’opposition en Guinée. L’opposition qui voit dans ces élections une autre stratégie du pouvoir pour faire passer le projet de troisième mandat du président Alpha Condé, rejette le calendrier du président de la CENI qu’elle juge complètement irréaliste. Le sujet était au centre des débats de l’assemblée générale hebdomadaire de l’UFR hier, samedi 21 septembre 2019, a constaté un reporter de Guineematin.com qui était sur place.

Elhadj Ibrahima Bangoura, vice-président de l’Union des Forces Républicaines, a tenu a expliqué aux militants de la formation politique, les enjeux de ces élections législatives. « Ce que le président de la CENI veut faire, c’est d’organiser des élections truquées en faveur du président de la République pour lui assurer un troisième mandat », a-t-il dit, ajoutant que ces élections législatives constituent la quatrième phase d’un long processus.

« La première phase, c’était d’aller directement au troisième mandat. Ils ont commencé à faire des meetings un peu partout, ils ont vu que cela ne marchait pas. Ils ont dit bon, il faut essayer de camoufler notre démarche en révision constitutionnelle, ils ont vu aussi que l’article 154 de notre constitution verrouille cette partie. Parce que le nombre et la durée du mandat du président de la République, ce sont deux choses qui sont intangibles dans notre constitution, on ne peut pas modifier ça.

Ils ont même trouvé des juristes éminents pour essayer d’accréditer la thèse de la révision de la constitution, cela n’a pas marché. Alors, ils se sont dit on va changer de fusil d’épaule, nous allons parler carrément de changements de la constitution. C’est-à-dire au lieu de réviser l’actuelle constitution, ils vont la changer et mettre une nouvelle constitution à sa place. Mais, ça aussi ça n’a pas marché… Alors, la quatrième phase c’était le 04 septembre dernier. Ils ont pensé qu’en annonçant directement par le président de la République, cela allait marcher.

Mais, la tension qu’il y avait ce jour dans le pays était tellement vive que le président a modifié son discours et il a demandé à ce que le Premier ministre organise une consultation. Maintenant, ils se sont dits, puisque rien n’a marché jusqu’ici, à la fin de cette consultation, nous allons organiser des élections législatives. Mais, ce ne sont pas des législatives qui sont organisées, c’est toujours cette combine du troisième mandat qui continue », a dit Ibrahima Bangoura.

L’opposant souligne que ces élections consistent tout simplement à « distribuer les sièges des députés aux partis qui sont dans la mouvance présidentielle ». Il annonce même que la répartition des sièges a déjà été faite. « Ils (le RPG Arc-en-ciel et ses alliés) veulent avoir au moins 84 députés. Et, vous savez combien ils nous réservent à nous (UFR) ? C’est 2 députés, comme deux doigts. Et, l’UFDG qui a aujourd’hui 37 députés, ils ont dit qu’il faut diviser ce nombre-là par deux pour leur donner 18 députés.

Voilà le scénario qui est préparé par le RPG Arc-en-ciel et le président de la CENI. Est-ce qu’on va accepter cela ? Non. Cela n’est pas possible. C’est pourquoi vous allez rester mobilisés partout où vous êtes pour barrer la route à cette manipulation », a lancé le responsable du parti de Sidya Touré, assurant que « le troisième mandat ne passera pas. Qu’ils le disent où qu’ils ne le disent pas, le troisième mandat ne passera pas en Guinée ».

Fatoumata Djouldé Diallo pour Guineematin.com

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Guinée: le PADES donne les raisons du mauvais état des routes

22 septembre 2019 à 11 11 44 09449

Le Parti des Démocrates pour l’Espoir croit savoir pourquoi les routes guinéennes ne durent pas longtemps. En effet, notre pays est confronté perpétuellement à une dégradation très poussée des routes, dont certaines sont impraticables en saison des pluies. Selon le PADES, cette situation est due au non-respect des normes, causé par la corruption et les détournements des fonds pendant la mise en œuvre des projets routiers.

C’est Mohamed Diakité, secrétaire chargé à l’implantation du parti, qui l’a expliqué au cours de l’assemblée générale hebdomadaire de la formation politique du samedi, 21 septembre 2019, a constaté un reporter de Guineematin.com qui était sur place.

Mohamed Diakité, secrétaire chargé à l’implantation du parti

« Une route qu’on doit faire pour 10 ans avec des moyens à l’appui, si chacun essaye de prendre sa caution dedans, le travail sans doute sera bâclé. Et, c’est ce qui explique que nos routes ne durent que 6 mois, 7 mois, voire même 3 mois. C’est ce qui explique même la situation de la cherté de la vie dans notre pays. Parce que les marchandises qui quittent l’intérieur du pays pour Conakry, les produits pourrissent dans les camions parce qu’il n’y a pas de routes, avant d’arrivée à destination. Et, ceux-là qui arrivent à destination, les propriétaires sont obligés de doubler les prix. Et après, on crie que c’est cher, mais il faut voir la source », a-t-il souligné, dénonçant « la mauvaise gouvernance » qui caractérise le régime actuel.

Abordant la question du changement de l’actuelle constitution ambitionné par le pouvoir, l’opposant a rappelé que le président de la République n’a aucun pouvoir légal qui lui permet de réaliser ce projet. Il indique que le chef de l’Etat ne peut que réviser certaines dispositions de la constitution, et non la changer carrément. « On est d’accord avec la révision constitutionnelle, mais il y a des articles intangibles qui ne doivent pas être touchés. A savoir les articles 27 et 157 de la constitution. On dit que l’article 152 de la constitution donne le plein pouvoir au président de la République de proposer une modification, une révision de la constitution, mais pas de changer la constitution.

Et, nous nous sommes battus pour les démonter par A plus B qu’il n’y a aucune base juridique qui puisse donner le plein pouvoir au président de changer la constitution. Alors, on nous dit que la constitution du 7 mai 2010 à des problèmes et qu’il faut la ramasser carrément et la mettre de côté pour mettre en place une nouvelle constitution pour maintenir une seule personne au pouvoir, ce n’est pas possible », a dit Mohamed Diakité, qui salue la mobilisation des Guinéens pour barrer la route au projet de nouvelle constitution. Un projet qui, selon lui, est voué à l’échec.

Aïssatou Sow pour Guineematin.com

Tél. : 628 50 73 80

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