Dr Faza Diallo tacle Pouvoir et Opposition : « ils sont en train de tirer le pays vers le bas »

15 septembre 2019 à 13 01 46 09469

Le 1er vice-président du Conseil Préfectoral de Développement (CPD) de Boké, Dr Mohamed Faza Diallo, se dit très déçu des acteurs politiques guinéens. Selon lui, au lieu de parler du développement de notre pays, leurs débats sont orientés ailleurs, notamment sur le contesté projet de nouvelle Constitution.

Dans un entretien accordé à un journaliste de Guineematin.com, Dr Diallo a dénoncé l’attitude des acteurs politiques, qui ont tous versé dans l’ethno-stratégie. Il a été également question dans cet entretien du parcours politique de Dr Diallo et de ce qu’il ambitionne pour la Guinée.

Guineematin.com : vous êtes un ancien membre du comité directeur du Rassemblement pour la Démocratie et le Progrès (RDP), un parti politique dirigé à l’époque par feu Aboubacar Somparé, ancien président de l’Assemblée nationale sous le régime de Lansana Conté. Que pouvez-vous nous dire de votre parcours politique ?

Dr Mohamed Faza Diallo : merci de me donner la parole. Par rapport à ça, dès l’annonce de la création des partis politiques, j’ai été approché par mon grand frère et ami, Aboubacar Somparé, avec certains cadres, pour créer le parti politique qu’on a fini par appeler le Rassemblement pour la Démocratie et le Progrès. Maintenant, nous avons passé un an au sein de ce parti à réfléchir à comment arriver à l’unité nationale, à la cohésion sociale. C’était notre préoccupation. C’est pour cela que nous l’avons appelé Rassemblement pour la Démocratie et le Progrès. Et après, ce parti a été phagocyté par le Parti de l’Unité et du Progrès(PUP). Maintenant moi, je suis parti. On a créé, ensemble avec Aboubacar Sylla, actuel porte-parole du gouvernement, qui était à l’époque secrétaire général au ministère de l’information, une ONG que nous avons appelée APD (Association Paix et Développement). De mon souvenir, c’est l’une des premières structures en termes de société civile, qui devait intervenir entre le pouvoir et l’opposition en tant qu’élément de la société civile. Après ça, il y a eu dislocation. J’ai intégré l’UNR (Union pour la Nouvelle République) de feu Bah Mamadou avec lequel on a évolué pendant longtemps. Et pendant mon séjour à Boké, j’étais là-bas, on a évolué. Il y avait le Front de Lutte et de Gouvernement (FLUG) qui était constitué de l’UNR, du RPG et du PGP d’Abdoulaye Portos Diallo. C’est à l’époque, en 1992, qu’il y a eu la visite des différents leaders : Bah Mamadou, le professeur Alpha Condé, Siradiou Diallo. Et cette année-là, j’ai eu le courage de faire l’interprète entre le professeur Alpha Condé et la population.

Guineematin.com : on voit d’ailleurs une photo de vous avec l’actuel Chef de l’Etat. Aujourd’hui, quel regard avez-vous de la situation sociopolitique de la Guinée ?

Dr Mohamed Faza Diallo : oui effectivement, j’étais très collé à la dénomination des partis politiques. Si je prends le RPG, c’était extrêmement intéressant du point de vue contenu, on voyait la physionomie des partis politiques, Bâ Mamadou avec l’UNR, là aussi on était très collé au sigle. On voyait la mise en œuvre par rapport à ça. Avec Aboubacar Sylla aussi, on a fait beaucoup de choses pour renforcer l’unité nationale dans le pays. Mais à l’état actuel, je suis très déçu de la situation politique dans son ensemble, tant du côté du pouvoir que du côté de l’opposition. Parce que tout le monde est en train de tirer le pays vers le bas, dans des positions d’ethno-stratégie ; ce qui ne devrait pas être le cas. Il n’y a pas de réflexion en termes d’unité nationale, il n’y a pas de réflexion en termes de cohésion sociale, il n’y a pas de schéma en termes de développement cohérent. Et ça, ça me fait mal. Parce que si vous voyez comment nos parents ont fonctionné, ça ne posait pas de problème d’alternance. Nous, on est là aujourd’hui, on est bloqué par rapport à ça. Ça nous pose problème.

Guineematin.com : aujourd’hui, le président Alpha Condé est à son second et dernier mandat. Quel regard avez-vous de la gouvernance du Chef de l’Etat ?

Dr Mohamed Faza Diallo : par rapport à la gouvernance du professeur Alpha Condé depuis son accession au pouvoir, je m’attendais d’abord à une structuration cohérente du gouvernement avec les engagements de développement à l’état actuel. Je prends un exemple concret avec le ministère de la Santé qui a des objectifs à atteindre, comme la couverture sanitaire universelle. On ne peut pas aller à la couverture sanitaire universelle lorsqu’on fait une dissociation du ministère de la Santé et de l’Action sociale. Parce que qui dit couverture sanitaire universelle, dit des approches qui permettent à chaque citoyen d’avoir accès à un système de santé : la prise en charge des indigents, la prise en charge des handicapés, par rapport à un système de santé, doit être rapproché. De l’autre côté, le ministère de la Culture devait être le levier du développement du pays. Associés aujourd’hui culture et rapport, moi je pense que ça ne se doit pas. Parce qu’on se focalise beaucoup plus sur le sport. Si on se focalisait beaucoup plus sur la culture, ça aurait été le levier du développement. Moi je retiens toujours ce qu’Amical Cabral disait lorsqu’on lui a demandé pourquoi il a engagé la lutte de libération nationale. Il dit que « la lutte de libération nationale est un acte de culture ». Donc, c’est au-delà de toute cette photocopie, les festivals. La culture devait être le fondement de notre développement. Regardez le petit jeu qu’on a commencé aujourd’hui, par la réhabilitation du tissu traditionnel, ce que ça fait. Et aujourd’hui, le Burkina est allé plus loin : il y a un décret qui a interdit de porter toute autre tenue en dehors du tissu traditionnel en conseil des ministres, à l’Assemblée nationale. Ce pays-là, c’est des valeurs… Ils consomment tout le coton qu’ils produisent. Et ça réhabilite, c’est comme une activité génératrice de revenu. Ils se donnent une place à l’internationale. Voici les schémas pour lesquels nous aussi on aurait pu faire à travers un ministère de la Culture fort, mais qui ne soit pas là à réhabiliter des histoires de festivals nationaux. Je m’attendais aussi à un système éducatif qui soit révisé. Parce qu’aujourd’hui, le niveau de formation qu’on a est très bas. C’est seulement le ministère de l’Enseignement Supérieur qui est en train de faire des réformes courageuses que j’apprécie. Le ministère de l’Enseignement Technique devait faire la même chose, le ministère de l’Enseignement pré-universitaire la même chose. Parce que j’ai suivi des situations de diagnostic au niveau de l’Enseignement pré-universitaire, il y a des enseignants qui ne devraient pas être en situation de classe parce qu’ils ne peuvent pas enseigner correctement. Aujourd’hui, avec cette gouvernance, nous rentrons dans la diversion. On est focalisé sur un problème de constitution, de 3ème mandat et on veut occulter ce qu’on est appelé à faire d’ici 2020. Moi je pense qu’il ne faudrait pas que ça soit mis de côté. Il faut qu’on parle des objectifs de développement. Quitte en 2020 qu’il parte ou qu’il reste.

Guineematin.com : concrètement, qu’est-ce que vous souhaitez pour la Guinée ?

Dr Mohamed Faza Diallo : ce que je souhaite pour la Guinée, c’est que les guinéens doivent se souvenir qu’il y a des attentes, que ces problèmes de considérations ethniques, c’est du très bas niveau. Je vais vous dire une chose, les sociologues disent que l’ethnie est culturelle. Je vous le confirme. Je prends l’exemple de Cellou Dalein aujourd’hui : vous savez que c’est par un phénomène matriarcal que Cellou est Diallo. Sinon, dans les conditions normales, il doit porter le nom Souaré. Moi, je ne vois pas de raisons pour lesquelles les ethnies s’opposent les unes contre les autres. Encore plus, est-ce que vous savez le pacte qui lie la famille de Sidya Touré à la famille Diakhaby de Labé et la famille de Karamoko Alpha Mo Labé ? Il est interdit, en tant que pacte, qu’on verse une seule goûte du sang de la famille Diakhaby dans le territoire de Labé. Karamoko Alpha Mo Labé a maudit tout cela. Ce sont des pactes actés et qui font la cohésion sociale. Pourquoi nous, on ne peut pas s’inspirer de ces modèles pour vivre ensemble, d’une manière cohérente ?

Interview réalisée par Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

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Pas de citerne, pas d’ambulance… SOS pour les sapeurs-pompiers de Labé

15 septembre 2019 à 13 01 36 09369

L’Unité des Sapeurs-pompiers de Labé est confrontée à d’énormes difficultés liées au manque de citerne d’incendie, d’ambulance d’évacuation de victimes vers les centres hospitaliers et de bouteilles respiratoires pour la recherche de personnes noyées, rapporte un correspondant de Guineematin.com en Moyenne Guinée à travers le reportage vidéo ci-dessous.

Le commandant Mohamed Lamine Diakité dirige l’Unité des Sapeurs-pompiers de Labé depuis le 12 février 2019. Là, il a trouvé que son service n’a ni citerne d’intervention, ni ambulance. « Comme tout le monde le sait. J’ai trouvé que depuis le mois d’août 2018, le camion qui servait la population de Labé a été incendié suite à une violence urbaine. Jusqu’à présent le service se trouve à cet état. Ni un camion incendie, ni une ambulance. Le bilan est très regrettable. Un bilan négatif, parce que depuis mon arrivée ici, il y a eu 8 cas d’incendie dont même le magasin central de l’hôpital. C’est donc un bilan catastrophique qui est déplorable d’ailleurs. Vous savez le service de la protection civile est aussi un peu différent des autres services » a-t-il expliqué.

En cette période hivernale, l’Unité des Sapeurs-pompiers a enregistré deux cas de noyade dans la commune urbaine de Labé où les agents sont aussi confrontés à un problème de bouteilles respiratoires pour les recherches en profondeur. « On a géré deux cas depuis mon arrivée. Le premier cas, il y a une femme qui est tombée dans une fosse septique. Nous sommes allés la sauver, parce que ce n’est pas lié à l’utilisation du camion incendie mais le véhicule de commandement que nous avons pouvait aussi servir à ce service, se déplacer pour sauver la femme. On l’a évacué à l’hôpital. Le second cas, vous savez on est en période de vacances, les rivières sont bordées d’eaux, il y a un enfant qui est venu d’un quartier. Il a retrouvé ses amis, ils sont allés à la rivière. Comme il a vu ses amis entrain de nager, pour lui c’est quelque chose qu’on fait comme on veut. Il a suivi les autres et puis il est resté. Le premier jour on n’a pas pu retrouver l’enfant, parce que vous savez quand même la recherche d’une victime par rapport à une noyade demande un autre moyen d’interventions qui est la bouteille respiratoire. Quand il y a une certaine profondeur, il faut des bouteilles respiratoires. Sinon on ne peut pas prendre du temps dans l’eau. Ce qui a fait qu’on n’a pas pu sauver l’enfant. Ce n’est que le deuxième jour de la recherche qu’on n’a pu retrouver l’enfant. On a trouvé qu’il est décédé » a-t-il ajouté.

Le commandant des Sapeurs-pompiers de Labé lance un appel aux personnes de bonne volonté. « C’est un service humanitaire. Ça intéresse tout le monde et chacun doit faire un effort pour que ce service-là existe » a-t-il insisté.

Pour cet officier de la sécurité publique, appuyer l’unité des sapeurs-pompiers a plus de mérite que d’effectuer le pèlerinage à la Mecque.

Depuis Labé, Idrissa Sampiring DIALLO pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 622 269 551 & 657 269 551

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Service cancérologie de Donka : « environ un malade sur 4 a un cancer du sein » (interview)

15 septembre 2019 à 9 09 59 09599
Pr. Bangaly Traoré, service de cancérologie de l’hôpital national Donka

Même s’il n’y a pas de statistiques fiables en la matière, de plus en plus de femmes sont atteintes du cancer du sein en Guinée. Cette maladie est aujourd’hui la première cause de consultation au service de cancérologie de l’hôpital national Donka. Quels sont les facteurs pouvant entraîner le cancer du sein ? Comment la reconnait-on et comment la traite-t-on ? Ce sont entre autres les questions qu’un journaliste de Guineematin.com a posées au Professeur Bangaly Traoré, le responsable du service.

Décryptage !

Guineematin.com : parlez-nous du cancer du sein.

Professeur Bangaly Traoré : le cancer du sein est un ensemble de maladies, caractérisées par une modification cellulaire anarchique et désordonnée aux dépens des cellules ou des tissus mammaires, qui détruisent les tissus et qui ont tendance à se disséminer au niveau de l’organisme qu’on appelle des métastases. Donc, ce sont des tumeurs malignes développées au niveau du sein et qui sont responsables du décès de la majorité des femmes en quelque sorte.

Le cancer du sein représente le quatrième cancer dans les deux sexes confondus, le deuxième cancer chez la femme avec un taux d’incidence de 15 cas pour 100.000 habitants. Alors, si on rapporte ça à l’ensemble de la population féminine, on se retrouve à environ 700 cas annuels. Ce chiffre c’est ce qui est connu. Mais, actuellement, on a tendance à obtenir beaucoup plus de femmes atteintes de cancer du sein que de cancer du col de l’utérus. Le taux mortalité avoisine les 70% sans traitement chaque année. Donc, sur les 700 cas, il y a environ un peu plus de 400 décès annuels. Au service que je dirige, c’est la première cause de consultation, avec une fréquence de plus de 26%. C’est-à-dire, environ un malade sur quatre a un cancer du sein.

Guineematin.com : quels sont les types de cancers du sein ?

Professeur Bangaly Traoré : aujourd’hui, on ne parle pas de cancer du sein, mais des cancers du sein. Cette classification découle du profil moléculaire, c’est-à-dire le comportement biologique du cancer du sein. Alors, il y a des cancers du sein qui se développent aux dépens de la stimulation hormonal, donc qui sont sensibles au traitement antihormonal. Vous savez, la glande mammaire qui développe aux dépens de la stimulation hormonal, donc certains cancers vont poursuive leur évolution en dépendant de la stimulation hormonale.

Il y a des cancers du sein qui se développent également indépendamment de la stimulation hormonale, donc qui sont insensibles à l’hormonothérapie, mais qui expriment des gènes qui font qu’elles sont différentes des cellules normales, donc qui ont acquis l’expression de nouveau gène. Il y en a qui sont dépourvus non seulement de l’expression antigénique, mais aussi des récepteurs hormonaux, donc ce sont des catégories appelées les triples négatifs. Ces cancers-là sont très méchants. Ils évoluent très rapidement, et ils sont responsables de beaucoup plus de décès que les autres cancers qui dépendent de la stimulation hormonale ou qui dépendent de l’expression oncogénique du cancer du sein.

Guineematin.com : parmi ces différents types de cancers, lesquels sont les plus répandus dans notre pays ?

Professeur Bangaly Traoré : nous n’avons pas de statistiques très fiables sur ce plan. Mais, il faut reconnaître que ce sont les triples négatifs qui sont fréquemment rencontrés, tout simplement parce que l’âge de survenue des cancers du sein dans la population féminine chez nous tourne autour de 48 ans. C’est-à-dire que ce sont des femmes qui sont proches de la ménopause, mais qui, dans environ 40 à 48% des cas ne sont pas ménopausées.

En Europe, l’âge moyen de survenue de cancer, c’est autour de 65, 75, 78 ans, donc ce sont des femmes âgées là-bas, alors que chez nous ce sont des femmes jeunes. Donc, c’est ça que ces femmes-là qui sont jeunes, leurs cancers sont un peu plus agressifs et ils évoluent plus vite que le cancer chez la femme âgée.

Guineematin.com : quelles peuvent être les causes de ces différents cancers ?

Professeur Bangaly Traoré : on ne parle pas de causes en cancérologie, mais plutôt de facteurs. Parce que quand vous parlez de causes, c’est comme si vous dites : le paludisme pour l’avoir, il faut avoir le plasmodium, il faut avoir été piqué par un moustique qui va infecter l’organisme par le plasmodium, dont le parasite qui donne le paludisme.

Le cancer est une maladie qui est multifactorielle, donc qui ne dépend pas que d’un seul facteur, qui dépend de plusieurs facteurs. Chaque facteur va jouer son rôle dans le développement de la maladie à un moment ou un autre donné de l’évolution naturelle de la maladie. Le cancer du sein, il y a deux groupes de facteurs qui sont importants à connaître. Il y a des facteurs qu’on peut éviter, donc qu’on peut maîtriser pour prévenir la maladie ; il y a des facteurs qu’on ne peut pas éviter ni utiliser pour prévenir la maladie.

Les facteurs qu’on peut éviter sont : le manque d’activités physiques, la consommation en excès de protéines animales et surtout la consommation des graisses, le manque de consommation des fruits et légumes, la consommation de tabac. Ces trois facteurs sont évitables. Les facteurs qu’on ne peut pas éviter, c’est d’abord le vieillissement. La maladie est liée à l’âge, donc plus on est âgé, plus le risque est élevé. Il y a aussi des problèmes génétiques, des anomalies génétiques. Donc, l’atteinte de certains gènes expose ou multiplie le risque de cancer chez les personnes adultes.

Guineematin.com : y a-t-il aussi d’autres maladies qui peuvent provoquer le cancer du sein ?

Professeur Bangaly Traoré : si, il y a des maladies, c’est pas très important. Ce qui est le plus important c’est, qu’est ce qu’on peut éviter? C’est l’alimentation pauvre en fruits et légumes, riche en graisses et en protéines animales, c’est le manque d’activer physique et le consommation du tabac. Quand on évite pas des aliments riches en protéines, graisses, c’est-à-dire on ne mange ses aliments, sans consommer de légumes et d’épreuves physiques on prend du poid et l’excès du poid, est facteur prédisposant au cancer du sien et à des nombreux autres cancers. Mais aussi à des maladies non transmissibles, comme les maladies cardiovasculaires, hypertension, le Diabète.

Ce sont aussi des maladies qui sont surtout des maladies à connotation génétique, donc il y a des anomalies génétiques qui prédisposent le développement du cancer. Ce sont des femmes qui sont infectées par le VIH SIDA également, ça on peut l’éviter, aussi, il y a aussi le vieillissement.

Guineematin.com : comment peut-on détecter le cancer du sein ?

Professeur Bangaly Traoré : la détection, il y a trois méthodes : la première qui est plus facile, c’est l’autopalpation. C’est-à-dire une femme qui est bien réglée, donc qui voit ses menstruations, à la fin de chaque menstruation, la femme doit se regarder les seins, s’auto examiner, pour rechercher la présence d’une boule ou de toute autre anomalie qui peut orienter vers le cancer du sein. Donc quand elle suspecte qu’il y a une boule ou une anomalie au niveau du sein, elle va dans la structure de santé la plus proche, où un professionnel de santé va l’examiner pour voir s’il n’y a pas d’anomalies.

Il y a aussi, l’examen clinique systématique des seins. C’est-à-dire qu’à l’occasion de chaque consultation, on propose à une femme de se laisser examiner les seins, afin de rechercher une anomalie ou une boule qui peut orienter vers cette maladie. La troisième méthode qui est idéale qui devait être accessible, c’est la mammographie. C’est-à-dire la radiographie du sein qui permet de voir, de détecter la maladie sans même que la boule ne soit perceptible au niveau du sein. Donc ça permet de voir la maladie tout à fait au début et de faciliter le traitement.

Guineematin.com : comment se fait le traitement ?

Pr. Bangaly Traoré, service de cancérologie de l’hôpital national Donka

Professeur Bangaly Traoré : le traitement est aussi complexe et varié. Il comporte le traitement chirurgical, c’est-à-dire c’est l’opération qui consiste soit à opérer pour en enlever la maladie tout en conservant le sein ou bien à enlever la totalité du sein, ça s’appelle traitement conservateur et radical. Mais ça, ça dépend du stade auquel on a reçu le patient. Je dis le patient, parce que l’homme et la femme peuvent être victimes du cancer du sein. L’homme est atteint du cancer du sein dans une proportion de 1% à 2%.

Alors, il y a les traitements médicaux, dont la chimiothérapie. Ce sont des médicaments chimiques anti-cancéreux qu’on donne pour détruire la cellule, partout où elle se trouve dans l’organisme. Il y a l’hormonothérapie. Je parlais tout à l’heure de cancers qui dépendent de la stimulation hormonale, donc on donne des antihormones pour bloquer la stimulation hormonale. Il y a aussi des thérapies ciblées, où on utilise des médicaments pour détruire certaines cellules particulières du cancer du sein. Ça s’appelle les anticorps monoclonaux. Donc, permet de cibler les cellules et de les détruire. Il y a les traitements physiques, c’est la radiothérapie. On utilise des radiations ionisantes pour traiter et détruire les cellules cancéreuses.

En dehors de ces traitements, c’est-à-dire la chirurgie, du traitement médical et de la radiothérapie, il y a d’autres traitements accompagnants telle que la prise en charge de la douleur. Quand les malades ou les femmes sont anémiés, il faut aussi une prise en charge de ceci.

Guineematin.com : pendant combien de temps peut durer le traitement du cancer du sein ?

Professeur Bangaly Traoré : le traitement du cancer du sein varie de huit mois à un peu plus d’un an. Il y en a même qui peuvent aller jusqu’à deux ans. Et si le traitement est purement chirurgical, ça peut s’arrêter à plus de deux mois. Ça dépend du stade auquel on a vu le patient. Il est plus facile de traiter très rapidement quand c’est vu tôt que si la maladie est un peu avancée.

Guineematin.com : est-ce que tous les types de cancers du sein peuvent être traités aujourd’hui en Guinée ?

Professeur Bangaly Traoré : bien sûr, nous prenons en charge tous les types de cancers du sein en Guinée. Par contre, quand la maladie arrive en phase de la radiothérapie, on les oriente vers l’extérieur pour bénéficier de ce traitement, parce que nous n’avons pas ce traitement sur place.

Entretien réalisé par Fatoumata Djouldé Diallo pour Guineematin.com

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Ecole coranique : le devoir d’un mari pour l’harmonie du foyer conjugal

15 septembre 2019 à 9 09 54 09549

Dans ce chapitre de son poème « cadeau de l’école coranique », Amadou Fouta Djallon explique en 102 vers ce que le conjoint doit faire en tant que chef de famille pour maintenir l’entente, la cohésion et l’harmonie dans son foyer conjugal, rapporte un correspondant de Guineematin.com en Moyenne Guinée, à travers la vidéo ci-dessous.

A ce niveau, il commence par expliquer que l’homme doit montrer qu’il mérite d’avoir une femme par la qualité de l’entretien et les soins qu’il apporte à son épouse.

« Va chercher d’abord une maison pour que vous ayez où habiter. (Celui qui se colle une femme ne doit pas se coller à quelqu’un, parce que le Tout Puissant Allah a indiqué que c’est vous qui avez le devoir de loger vos familles : vos épouses, vos enfants et tout ce qui les suit). Va fournir un effort pour travailler en vue de trouver les moyens de votre subsistance, parce que faire semblant de travailler ne donne pas la prospérité, faire semblant d’étudier ou d’apprendre ne donne pas la culture et le savoir. Ne néglige pas les travaux licites pour suivre ton orgueil. Il ne faut pas avoir honte de faire les travaux de manutention ou ménager. (Selon ce que nous avons appris dans les écritures, il y a des compagnons du Prophète (PSL) qui partaient chez quelqu’un proposer leurs services pour certains travaux domestiques en vue de gagner la dépense de leurs familles qu’ils ont la charge de nourrir et entretenir. Ce qui fait que quel que soit l’activité que nous menons, nous devons nous mettre dans la tête que nous devons vivre et nourrir nos familles du licite, sans tendre la main à quelqu’un). Car, un homme c’est celui qui a le courage de chercher du licite et qui n’aime pas tendre la main. Que Dieu donne de l’ouverture à celui qui sort pour chercher à vivre du licite. Celui qui mange n’a qu’à faire manger sa femme. Il ne faut pas manger et boire en se mettant à jurer. Celui qui s’achète des habits n’a qu’à habiller sa femme. Si elle tombe malade, fait un effort pour la soigner. Si tu as les moyens, il faut donner une dépense suffisante, si tu n’en a pas, il faut avoir de paroles qui soulagent la femme. (A partir du moment où c’est toi qui dois donner, si tu n’en a pas, tu ne dois pas menacer, il faut bien parler à ta femme, parce qu’elle ne s’est pas trompée. Elle a réclamé la dépense à celui qu’elle doit demander). Si elle commet une faute, il faut l’appeler pour prodiguer des conseils, peut-être elle va regretter et suivre le bon chemin. Couper la parole si elle refuse, et cesser de la commissionner jusqu’à ce qu’elle regrette et présente ses excuses. (…). Les conseils suffisent une femme intègre. On n’a pas besoin de lui couper la parole. Quand elle est soumise, il faut éviter la dictature, parce que Dieu voit ce que nous avons dans le cœur, si tu accuse, tu vas le regretter le jour du jugement dernier. (Nous rappelons que chacun de ses vers s’appuie sur des versets du Coran des hadiths du Prophète (PSL)). Dieu nous les a confiées, mais Il pouvait inverser les rôles. (Le Prophète (PSL) avait demandé à des hommes à faire attention et à craindre Dieu en ce qui concerne vos bonnes et vos épouses. Sachez que Dieu les a prises pour vous les confier, elles font ce que vous voulez et ce que vous dites. Mais, retenez que si Dieu le voulait Il allait vous prendre vous et vous confier à ces femmes). Regardes alors, si c’était toi, comment tu aurais souhaité être traité. Celui qui donne créances s’attends toujours à être remboursé. (Le Prophète (PSL) a dit méfiez-vous des femmes d’autrui, vos femmes aussi doivent se méfier de l’adultère. On rapporte qu’un jour quelqu’un a rencontré une de ses connaissances. Une simple connaissance. Rien de mauvais entre lui et cette dame. C’était un vendeur de bijoux. Il a pris la main de cette femme. Il a caressé la main de cette dame. Il a fini par lui donner une bague. Il est rentré à la maison trouver que sa femme portait un bracelet qu’il ne connaissait pas avec elle. Il a demandé à son épouse où est-ce qu’elle a pris ce bracelet. Celle-ci a répondu qu’elle a rencontré quelqu’un qui lui a offert ce bracelet. Il s’est rappelé immédiatement de la bague qu’il a offerte à sa connaissance dans la rue. Il s’est dit que s’il avait dépassé les limites avec celle-là, un autre allait jouer avec sa femme. D’où le conseil du Prophète (PSL) sur les tentations proscrites entre hommes et femmes non mariés).

Poursuivant son poème, Amadou Fouta Djallon, explique aussi que celui qui est marié n’a qu’à rester avec son épouse. Il ne faut pas envoyer une compagne et prendre la route. Dieu a dit de loger vos épouses là où vous logez. Restez ensemble, quand tu veux te déplacer, il faut partir avec ta femme et revenir avec elle. La laisser ici, et rester là-bas, tu risques de ne plus retourner la tête. Celui qui est marié doit s’en méfier, car le mariage, c’est vivre ensemble. Ce n’est pas un colis confié. Si tu es parti juste pour traiter une affaire, il faut rentrer immédiatement après, le plus rapidement possible. Il faut rentrer en pleine journée et éviter des suspicions. (Il a été rapporté qu’au temps du Prophète (PSL), certains de ses compagnons avaient été instruits de faire un effort pour rentrer toujours à la maison en pleine journée quand ils se déplacent. Au cas échéants, quand ils rentrent la nuit, d’aller directement à la mosquée et y rester jusqu’au matin avant d’aller à la maison. Au risque de provoquer des problèmes. A moins qu’elle ne soit prévenue d’avance. En tout cas, tu ne dois pas la surprendre, en rentrant la nuit à la maison. Car celui qui espionne son épouse, va forcément découvrir des choses désagréables. Il faut s’en remettre à Dieu. Que ça soit bon ou mauvais, Il va trancher le jour du jugement dernier. Si à ton retour quelqu’un vient te raconter le comportement de ton épouse, il faut lui dire qu’il s’est trompé. Ce n’est pas ta femme. Toi, tu fais confiance en elle. Le musulman doit s’en tenir à ses péchés, en implorant la grâce divine avant de mourir. Il ne faut pas ajouter ses péchés en disant qu’il a vu ou qu’il a entendu au point de casser un ménage. On rapporte que c’est le divorce qui remue le 7ème ciel. Quand un divorce est prononcé, le 7ème ciel se remue. Maintenant, si c’est à cause de toi que le 7ème ciel se remue, parce que tu as provoqué des divorces, c’est très grave. En plus, tu as une part de responsabilité dans tous ce que les divorcés feront de proscrits avant de pouvoir se remarier ailleurs.

Par ailleurs, quand il y a un conflit entre ton épouse et ta mère, tu faire un grand effort pour éviter des reproches. La démarche est clairement expliquée. Tu faire du plaisir à ta mère sans répudier ta femme. Tu ne dois pas donner de l’importance à ta femme en présence de ta mère qui va verser des larmes. On rapporte qu’un des compagnons du Prophète (PSL) avait pris aux mêmes pieds d’égalité son épouse et sa mère. D’ailleurs, il a mis son épouse au-dessus de sa mère. Au moment de son décès, il ne pouvait pas prononcer la Chahada. Il a fallu qu’on appelle sa mère pour lui demander de pardonner. C’est lorsqu’elle a accepté qu’il a pu prononcer la Chahada. Il pouvait mourir banalement et entrer dans l’enfer. Ce qui montre qu’on ne doit comparer sa mère à son épouse. Montres à ta femme que c’est toi le boy de ta mère. Elle va comprendre que tu ne lui permettras pas de se foutre de ta mère. Il ne faut pas aussi abandonner ta femme avec ta famille. Tu es son protecteur. N’oublie pas qu’on t’a donné la main de cette fille. Tu n’as que deux choix possibles : entretenir ou rendre. Elle était contente d’avoir un époux comme toi, dans l’espoir qu’elle sera à l’abri du chagrin. Surtout quand il s’agit de toi qui a fréquenté une école coranique. Il faut éviter de discréditer l’école coranique. Même si on connait ton nom et ton travail quand tu commets une bêtise, on dira toujours que c’est la faute d’un talibé ou d’un maître coranique. Juste pour attirer l’attention de l’opinion à se décourager des centres de formation coranique. Celui qui a étudié et compris les principes de notre religion, il va associer le savoir-faire et le bon comportement. S’il s’agit de quelqu’un qui a étudié sans aise, il ne va pas accepter de rire. Ceux qui croient que sourire pour son épouse est proscrit ne vont pas le faire. Ils croient que sourire pour son épouse et jouer avec elle est une perte de temps. Or, le Prophète (SAW) a dit de toutes les blagues sont inutiles sauf jouer avec son épouse. Là, on va inscrire des bénédictions pour toi. Car, tu as fait attention. Tu n’as rien fait de mauvais. Tu l’as donné une occupation, elle n’est pas parti péché. Mais, pour le faire il faut avoir étudié et compris. Sinon, il risque même d’avoir peur d’être aperçu avec son épouse. Ce qui fait que tout ce que l’homme fait qui ne soit pas accompagné d’éveil, on doit savoir qu’il n’a pris ça dans l’islam. Il ne faut croire que tout ce qu’un lettré fait est tiré de l’islam. Si le mariage aide à lutter contre la solitude, cette femme ne le connaîtra jamais, parce qu’elle ne joue pas avec un autre homme, elle ne joue pas aussi avec son époux. C’est anormal. Il faut faire un effort pour prendre un peu de ton temps pour venir à côté de ton épouse, car il arrive qu’elle ait envie de causer. Il y a un hadith qui rapporte que le Prophète recommande de prendre une partie de son temps à consacrer à la famille. Si Dieu a prévu dans ton destin, ce temps accordé à la famille n’empêche pas la prospérité souhaitée. Tu ne dois pas prendre ta femme comme un objet à approcher quand on a besoin de calmer ses ardeurs et laisser…

Propos recueillis à Labé par Idrissa Sampiring DIALLO pour Guineematin.com

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Conakry : les plaintes des parents d’élèves à quelques jours de l’ouverture des classes

15 septembre 2019 à 9 09 49 09499

Au compte de l’année scolaire 2019/2020, le Ministère de l’Education Nationale et de l’Alphabétisation prévoit l’ouverture des classes pour le jeudi, 03 octobre prochain. A quelques jours de cette date, de nombreux parents d’élèves de Conakry se plaignent de la conjoncture économique et redoutent une rentrée morose à cause de la cherté de la vie. Interrogés par un reporter de Guineematin.com dans la journée d’hier vendredi, 13 octobre 2019, certains de ces parents d’élèves disent ne plus savoir à quel saint se vouer.

On est à moins de trois (3) semaines de l’ouverture des classes. Les parents d’élèves doivent faire face aux dépenses liées aux fournitures scolaires et autres frais d’écolage de leurs enfants. Avec les difficultés du moment, les plaintes ne manquent pas chez bon nombre d’entre eux.

Amara Lamine Sylla, parent d’élèves domicilié à Dixinn

C’est le cas d’Amara Lamine Sylla, parent d’élèves domicilié à Dixinn, qui estime que l’ouverture des classes ne sera pas facile cette année encore. « J’ai des enfants qui fréquentent l’école depuis cinq (5) ans. Les préparatifs vont bon train malgré la conjoncture actuelle. Particulièrement, cette année la rentrée scolaire est très difficile. Cette rentrée n’est pas favorable pour certains. Parce que si vous prenez le mode de vie des guinéens, la plupart n’ont pas les moyens. C’est pourquoi, beaucoup profitent pour envoyer leurs enfants dans les écoles publiques au détriment des écoles privées », soutient-il.

Par ailleurs, Amara Lamine Sylla a regretté l’augmentation des prix sur le marché suite à l’annonce de la date de l’ouverture des classes. « Aujourd’hui, on constate que tous les prix ont grimpé. Ici, dès qu’on annonce la rentrée scolaire, les commerçants, et tous ceux qui vendent les fournitures scolaires profitent de ça pour faire grimper les prix de ces fournitures. La rentrée est prévue le 3 octobre 2019. Mais avec cette situation, quelque soit le temps qu’on donnera aux parents d’élèves pour l’ouverture des classes, certains se trouveront toujours en manque de moyens pour avoir les fournitures scolaires des enfants ».

En outre, Amara Lamine Sylla a dénoncé le mauvais état dans lequel se trouvent certaines écoles publiques de Conakry. « Par manque d’entretien, on constate que bon nombre d’écoles ne sont pas prêtes pour la rentrée scolaire. Si vous sillonnez certaines écoles à Conakry seulement, sans parler de celles qui sont à l’intérieur du pays, vous allez trouver que certains établissements n’ont jusqu’à présent pas encore fait leur toilette… Or, à deux semaines avant la rentrée, tout devrait être prêt. Mais vous allez constater, la rentrée va se faire, mais ça serait une rentrée très moche », soutient-il.

Aboubacar Touré, Animateur Culturel,
Aboubacar Touré, Animateur Culturel

Même son de cloche chez Aboubacar Touré, Animateur Culturel, rencontré également à Dixinn. Ce parent d’élèves ne cache pas son amertume face à la conjoncture actuelle. « En tant que parent d’élèves, je me prépare petit-à-petit. Mais, le problème est que les circonstances actuelles sont économiquement dures. Nous venons à peine de sortir de la saison des pluies. Les activités ne marchent pas comme ça. Pourtant, l’achat des fournitures scolaires des enfants demande une énorme dépense. Maintenant, si dans vos activités, ça ne marche pas bien, cela crée des problèmes énormes à nous parents d’élèves. Pourtant, c’est un devoir pour nous de chercher les fournitures et d’amener les enfants à l’école. Qu’à cela ne tienne, on se prépare petit-à-petit pour mobiliser les moyens afin de payer les fournitures. Mais, j’avoue que ce n’est pas du tout facile », se désole monsieur Touré.

Alhassane Soumah, parent d’élève résidant à Coléah cité

Pour Alhassane Soumah, parent d’élève résidant à Coléah cité, dans la commune de Matam, la conjoncture actuelle est compliquée, mais les parents d’élèves n’ont pas le choix. « Je suis allé au marché de Madina pour acheter les fournitures pour mes frères. J’ai trouvé que le prix des sacs et les prix des cahiers ont monté. Un petit sac, on me dit 180 000 francs guinéens ; un paquet de cahier de 100 pages, à 25 000 francs guinéens. Ça, c’est vraiment cher. Mais en tant que parent d’élèves, on ne peut rien, on n’a pas le choix. Certains même vont s’endetter dans les banques pour acheter les fournitures scolaires. Honnêtement c’est dur, mais en tant que parent d’élève, on gère ».

Saidou Hady Diallo pour Guineematin.com

Tel: 620 589 527/654 416 922

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Labé : pourquoi les responsables du SLECG « mutés » ont-ils été rétablis ?

15 septembre 2019 à 9 09 30 09309

Plusieurs responsables du Syndicat Libre des Enseignants et Chercheurs de Guinée (SLECG) qui avaient été mutés des Universités et autres Institutions relevant du Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique (MESRSC) pendant la période de la grève générale illimitée menée par le camarade Aboubacar Soumah viennent d’être rétablis dans leurs fonctions respectives, rapporte un correspondant de Guineematin.com en Moyenne Guinée, à travers le reportage vidéo ci-dessous.

Cette information a été confirmée à Guineematin.com par l’une des victimes qui a tout ce temps refusé de rejoindre son poste à Kankan, malgré toutes les pressions administratives et familiales subies.

« L’arrêté a été signé par monsieur le ministre de l’Enseignement Supérieur, monsieur Abdoulaye Yéro Baldé. Toutes les personnes mutées pour fait de grève ont été rétablies dans leurs droits. Seulement, on a un seul cas qui n’a pas été totalement rétabli. Le cas de Youssouf Diallo qui était secrétaire de Faculté. Il a été ramené à Labé, mais il n’a pas été rétabli dans ses droits. Mais, tout le reste. Vraiment, tous ceux-ci ont été rétablis dans leurs droits. A partir du moment où le droit de grève est reconnu et qu’une personne soit mutée, on sait déjà que les gouvernants ont failli un peu à la loi. On était donc convaincu que les gouvernants allaient revenir sur leur décision, parce qu’on ne mute pas un enseignant ou bien un fonctionnaire en grève, parce que vraiment c’est la loi qui nous confère ce droit » a expliqué Issa Soumaré, secrétaire général du SLECG à l’Université de Labé.

Visiblement satisfait, Issa Soumaré rend un vibrant hommage à son secrétaire général Aboubacar Soumah avant de lancer un autre appel pressant au ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique, Abdoulaye Yéro Baldé.

« C’est en cela que je profite, par la même occasion, remercier le secrétaire général Aboubacar Soumah qui fournit assez d’efforts vraiment pour l’amélioration de la condition de vie des travailleurs, malgré les oppositions que ce dernier rencontre sur son chemin. Donc on le remercie très sincèrement. Et nous lançon un appel aussi au ministre de l’Enseignement Supérieur de ne pas écouter les gens qui viennent lui raconter du n’importe quoi juste dans le but de trouver des postes. Nous sommes un syndicat. Nous ne sommes pas contre les gouvernants. Mais, nous sommes là juste, nous sommes des partenaires. Notre rôle, c’est de défendre l’intérêt des travailleurs, l’intérêt supérieur des travailleurs pour que tous les travailleurs guinéens, notamment les enseignants vivent dans les conditions les meilleures » a-t-il ajouté.

Au cours de notre entretien, notre interlocuteur a rappelé que son syndicat est une organisation non gouvernementale à caractère apolitique. C’est pourquoi, dit-il, le SLECG version Aboubacar Soumah n’a aucun avis à donner sur le projet de changement de la constitution en République de Guinée.

Depuis Labé, Idrissa Sampiring DIALLO pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 622 269 551 & 657 269 551

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Ligue des champions africaine : le Horoya tombe en Algérie

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Le Horoya AC de Conakry a mal négocié son déplacement en Algérie au compte des 16ème de finale aller de la ligue des champions africaine de football. Le quintuple champion de Guinée a perdu (2-0) samedi soir, 14 septembre 2019, devant la JS Kabylie.

Quart de finaliste des deux éditions précédentes, le HAC est devenu un habitué de la ligue des champions africaine, et un adversaire redoutable pour beaucoup de clubs du contient. Mais, pas pour la Jeunesse Sportive de Kabylie qui jouait devant son public, au stade du 1er novembre de Tizi-Ouzou. Les Algériens ont dominé sur le terrain mais aussi au tableau d’affichage. Auteur d’un doublé (52’ et 67’), Hamza Banouh a permis à son équipe de s’imposer sur le score de 2-0.

Une mauvaise opération pour les Rouge et Blanc de Matam, obligés de s’imposer par 3 buts de différence au match retour prévu dans deux semaines au stade du 28 septembre de Conakry. Même si le Horoya n’a pas perdu à domicile en campagne africaine depuis 2014, cette mission s’annonce tout de même très difficile à réaliser.

Abdoul Aziz Sow pour Guineematin.com

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Coupe nationale de Basket : le Slac s’offre le doublé

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La coupe nationale de basketball a livré son verdict samedi soir, 14 septembre 2019. Tout comme l’année dernière, c’est le Slac qui remporte cette autre édition, a constaté Guineematin.com à travers un de ses journalistes.

Le palais des sports du stade du 28 septembre de Conakry a fait son plein à l’occasion de la finale de cette compétition nationale. Finale qui a opposé le Slac basketball au centre fédéral. Et, c’est le champion en titre qui l’a emporté, en s’imposant par un score de 71 à 52.

Ce sacre permet au club Slac de faire le doublé championnat-coupe nationale pour la saison sportive 2018-2019, et de succéder à lui-même en coupe nationale. Ce qui lui permet de se qualifier pour la deuxième année consécutive à l’Afroligue 2019-2020.

A noter que Mamady Keita, le capitaine de cette équipe, a été désigné meilleur joueur de cette coupe nationale de basketball.

Abdoul Aziz Sow pour Guineematin.com

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Washington exige à Alpha Condé une transition démocratique : les Guinéens applaudissent

15 septembre 2019 à 8 08 48 09489

Depuis la publication du message du secrétaire d’Etat américain, Mike Pompeo, sur sa rencontre avec le président Alpha Condé, les Guinéens respirent le soulagement, espérant ainsi que leur pays ne retombera pas dans une autre crise politique, notamment ceux qui étaient jusque-là préoccupés par les conséquences d’une tentative de l’ancien opposant historique de changer la Constitution guinéenne pour s’accrocher au pouvoir.

Ainsi, après le communiqué du FNDC qui a salué cette position très claire des autorités américaines, une autre structure opposée au troisième mandat a rappelé au président Alpha Condé le discours de l’ancien président de la Cour Constitutionnel. Feu Kéléfa Salla, comme on le sait, avait été détrôné pour s’être opposé à un éventuel changement de la Constitution guinéenne ! Pourtant, son discours est toujours d’actualité et il reste pour le moment la seule personnalité publique à avoir préféré la vérité historique…

Guineematin.com vous propose, ci-dessous, la déclaration des Brassards Rouges

Les Brassards Rouges de Guinée (BRG), fidèles à leurs engagements et à leurs fermes déterminations à défendre les acquis démocratiques en République de Guinée, partagent et soutiennent la position des Etats Unis, en ce qui concerne une transition régulière et démocratique du pouvoir en République de Guinée.

Pour rappel, le Secrétaire d’Etat Américain Monsieur Michael Pompéo, a échangé avec le Président de la République de Guinée, le Pr Alpha CONDE le vendredi 13 septembre 2019 et il a exprimé « le ferme soutien des Etats Unis à voir des transitions de pouvoir régulières et démocratiques… »
Les Brassards Rouges de Guinée (BRG) invitent donc le président de la République à se souvenir toujours du discours prémonitoire de Feu Kelefa SALL lors de son investiture en 2015 :
« La conduite de la Nation doit nous réunir autour de l’essentiel. Ne nous entourons pas d’extrémistes, ils sont nuisibles à l’unité nationale. Evitez toujours les dérapages vers les chemins interdits en démocratie et en bonne gouvernance. Gardez-vous de succomber à la mélodie des sirènes révisionnistes. Car, si le peuple de Guinée vous a donné et renouvelé sa confiance, il demeure cependant légitimement vigilant. » Fin de citation
Les Brassards Rouges de Guinée (BRG) invitent également le président de la République à ne pas s’entêter à changer la Constitution, c’est un projet suicidaire qui pourrait être fatale pour le peuple de Guinée. Nous disons non !

Les Brassards Rouges de Guinée (BRG) demandent à l’ensemble de ses membres et au peuple de guinée d’être vigilants et remobilisés pour répondre au moment venu à l’appel du respect démocratique.

Vive les Brassards Rouges de Guinée (BRG) !

Vive la République !

Que Dieu bénisse la Guinée !

Conakry le 14 septembre 2019

La Coordination Nationale

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Mandiana : grande démonstration de force du RPG-AEC pour une nouvelle Constitution

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Hier, samedi 14 septembre 2019, la préfecture de Mandiana a célébré en différé et en grande pompe le 17 mai 1991, date marquant l’anniversaire du retour du président Alpha Condé en Guinée. Tenue dans les antres du stade préfectoral de Mandiana, cette gigantesque mobilisation des militants et sympathisants du parti au pouvoir, le RPG Arc-en-ciel, était placée sous la houlette du ministre des Hydrocarbures, Diakaria Koulibaly, parrain de la préfecture. Il avait à ses côtés, dans la loge officielle, son homologue de l’Education nationale Mory Sangaré, le Coordinateur national du CNLSS, Dr Abass Diakité, des députés et évidemment les autorités locales.

Venue de toutes les contrées de Mandiana, cette marée humaine scandait en boucle et tout au long du meeting des slogans favorables au président de la République et à son gouvernement. Cette déferlante jaune qui avait investi le temple préfectoral des sports de Mandiana, a aussi mis ce meeting géant à profit pour réitérer son soutien à l’initiative d’une nouvelle constitution.

Dans son intervention, le porte-parole des jeunes a, au nom de l’ensemble de la jeunesse de la préfecture, vivement salué toutes les actions déjà réalisées par le président Alpha Condé en faveur de Mandiana. « Le président ‘’bâtisseur’’ Alpha Condé est l’homme qu’il faut à la place qu’il faut. Nous sommes conscients des nombreux efforts fournis par l’homme en vue de faire de la Guinée un pays phare en Afrique et dans le reste du monde. Pour toutes ces raisons, nous disons qu’il est plus que nécessaire de doter la Guinée d’une nouvelle constitution qui prendrait en compte tous les manquements qu’on constate aujourd’hui », a-t-il soutenu.

Quant à Eva Cross, la députée uninominale de Mandiana, elle a justifié les raisons pour lesquelles sa circonscription exprime son soutien et sa reconnaissance au Chef de l’Etat. « Aujourd’hui, les réalisations sont partout à Mandiana et à travers tout le pays. Au nom donc des populations, nous disons grand merci au président Alpha Condé et vive l’adoption d’une nouvelle constitution… »

De son côté, le ministre Mory Sangaré, a tenu à rappeler les difficultés auxquelles était confrontée Mandiana avant l’arrivée du président Alpha Condé en 2010 avant d’inviter les populations de Mandiana à rester souder derrière le président de la République.

Pour sa part, le parrain de la préfecture, le ministre Diakaria Koulibaly, qui a été fortement impressionné par l’ampleur de la mobilisation de ce samedi, ne pouvait pas ne pas transmettre les chaleureuses salutations de son mandant, le président de la République, Pr. Alpha Condé aux populations de Mandiana.

Le ministre des Hydrocarbures est par la suite revenu sur les différentes réalisations dont la préfecture de Mandiana a bénéficié depuis que Alpha Condé a pris les rênes de la Guinée. Parmi ces acquis du régime à Mandiana, le ministre Koulibaly a rappelé la réalisation de certaines infrastructures notamment la construction de la villa des hôtes, du siège du bloc administratif préfectoral, de la grande mosquée ; le bitumage de la voirie urbaine, l’aménagement des plaines agricoles à Koundia dont le coût de réalisation est estimé à plus cent milliards de francs guinéens ; l’installation dans la commune urbaine et dans les communes rurales des lampadaires solaires publics. Sans oublier le bitumage en cours de la route qui relie Mandiana à Kankan, le chef-lieu de la région. Autant de raisons qui amènent le ministre des Hydrocarbures à exhorter les populations de Mandiana à resserrer les rangs derrière le président de la République Alpha Condé afin de faire de la Guinée un pays véritablement émergent.

Mohamed Bangoura

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