Souapiti met Bagueya dans le désarroi : « On a peur d’être noyé ici ; mais, on ne sait pas où aller »

21 septembre 2019 à 21 09 47 09479

Situé à 25 kilomètres de la commune urbaine de Kindia (sur la route nationale Kindia-Télimélé), le district de Bagueya est l’une des zones impactées par le projet de construction du barrage hydroélectrique de Souapiti. Les habitants de ce district qui se trouve menacé par la montée des eaux sur le fleuve Konkouré sont sommés de quitter leurs terres qui seront bientôt inondées. Malheureusement, aucun bâtiment n’a encore été construit pour eux sur le site qui devrait les recevoir à Modiyah. Une situation à la fois inquiétante et embarrassante pour ces populations qui ne savent plus à quel saint se vouer, rapportent les envoyés spéciaux de Guineematin.com sur les lieux.

Les habitants de Bagueya vivent essentiellement de l’agriculture. Mais, aujourd’hui, ils sont sommés de quitter leurs terres. Pour cause, la construction du barrage hydroélectrique de Souapiti. Le district de Bagueya ferait partie de la longue liste des zones qui seront inondées par les eaux de ce gigantesque ouvrage dont la mise en eau est intervenue le 26 août dernier. Seulement, pendant que les populations de certaines localités impactées par le projet Souapiti se plaignent de l’insuffisance des maisons et du manque d’espace dans leurs sites de recasement, celles de Bagueya scrutent encore les terrains vides de Modiyah où elles devraient être réinstallées.

Rencontré par l’équipe de journalistes de Guineematin.com qui s’est rendue hier, vendredi 20 septembre 2019, à Bagueya, Mamadouba Camara, le président dudit district, a exprimé les inquiétudes de ses administrés.

Mamadouba Camara, président dudit district

« Les chinois sont venus nous trouver ici à cause de la construction du barrage de souapiti. Ils ont recensé nos plantes et nos maisons. Ils nous ont dit qu’on ne doit pas rester ici… Nous leur avons montré un lieu où nous allons déménager. Ils sont allés faire le lotissement et réaliser deux forages. C’est là qu’ils ont arrêté les travaux, en nous disant qu’ils ont du boulot à faire derrière la montagne. Sans nous dire où ils allaient, ils ont quitté Modiyah. Depuis qu’ils sont partis, ils ne sont plus revenus. Quand on les appelle, ils disent que la pluie empêche les travaux de construction… On nous dit toujours qu’on doit quitter Bagueya ; mais, rien n’est encore fait pour nous à Modiyah. Nous sommes très inquiets pour ça », a expliqué Mamadouba Camara.

Selon les habitants de Bagueya, à part le recensement, rien n’est fait encore par le projet Souapiti, dans le cadre de leur dédommagement et de leur recasement à Modiyah.

Soryba Camara, citoyen de Bagueya

« Depuis le recensement, nous n’avons rien vu d’abord ! Nous demandons au gouvernement de nous venir en aide ; sinon, on ne sait pas comment vivre. Comme c’est un intérêt du peuple, on ne peut pas refuser de déménager. Mais, nous avons des difficultés. On doit quitter Bagueya pour Modiya ; mais, rien n’est fait là-bas. Même une case n’a été construite pour nous d’abord. On apprend que l’eau est en train de monter de l’autre côté. On a peur d’être noyé ici ; mais, on ne sait pas où aller. En plus, nous avons appris que les maisons qu’ils ont construites ailleurs, comme à Kinfayah, ne sont pas du tout convaincantes. Ce sont des maisons avec des petites chambres où on ne peut même pas placer un lit, à plus forte raison une armoire. C’est vraiment inquiétant », s’est plaint Soryba Camara, citoyen de Bagueya.

Visiblement, la préoccupation est grande. Et, à l’absence d’interlocuteur, les habitants de Bagueya sont dans le désarroi. Ils attendent chaque jour d’être déguerpis pour un terrain qui n’a pas été mis en valeur à Modiyah. Avec la peur d’avoir les pieds dans l’eau, Karamoko Naby, le premier imam de Bagueya, émet des réserves sur les promesses qui leur ont été faites. Ce guide spirituel s’interroge aussi sur la qualité des bâtiments qui leur seront construits à Modiyah pour leur réinstallation.

Karamoko Naby, premier imam de Bagueya

« Ils font croire qu’ils construisent de belles maisons. Mais, aux dernières nouvelles, les chambres de ces maisons sont restreintes. Et puis, le nombre de maisons qu’ils ont recensées, ce n’est pas ce nombre qu’ils construisent pour toi. Par exemple, si tu as cinq maisons en banco, ils te donnent trois ou deux maisons en dur. C’est inquiétant pour quelqu’un qui a une grande famille. En plus, les plantes qui ont été recensées, c’est eux qui savent le nombre. Nous, on n’a aucune connaissance du nombre d’arbres qu’ils ont pris en compte. On se demande aussi si ce sont les guinéens qui viendront construire nos maisons et rembourser nos plantes. Car, si ce ne sont pas les chinois, nous allons perdre. On est tous des guinéens. Et, on sait que le guinéen aime tromper son frère », a indiqué le premier imam de Bagueya.

Selon Amara Camara, le directeur général du projet Souapiti, le programme d’action de réinstallation comporte six (6) programmes avec 23 mesures. Et, ça va du choix des sites de recasement jusqu’à l’indemnisation. « Tout sera indemnisé. Tout ce qui entre dans leur patrimoine, que ça soit les arbres fruitiers, les poulaillers, les cuisines, tout sera indemnisé. Il n’y a pas de dilemme en la matière », a indiqué Amara Camara, lors d’une tournée de prise de contact du ministre de l’Energie, Cheick Taliby Sylla, avec les populations impactées par le projet de Souapiti.

Nous y reviendrons !

De retour de Bagueya, Mamadou Baïlo Keïta et M’Bemba Condé pour Guineematin.com

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Éliminatoires CHAN 2020 : la Guinée s’incline devant le Sénégal

21 septembre 2019 à 21 09 35 09359

En déplacement ce samedi, 21 septembre 2019 à Thiès, le Syli local n’a pas réussi à ramener un bon résultat comme l’espérait son entraîneur. L’équipe guinéenne s’est inclinée (1-0) devant son homologue sénégalais, a appris Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Remporter juste une double confrontation, c’est tout ce qu’il faut au Syli local pour se qualifier au prochain championnat d’Afrique des nations (CHAN) 2020. Exemptée du premier tour des éliminatoires, l’équipe de Kanfory Lappé Bangoura n’a qu’à se défaire du Sénégal pour obtenir son ticket qualificatif. Tout n’est évidemment pas encore perdu, mais la tâche s’annonce difficile pour l’équipe guinéenne, qui a perdu la manche aller ce samedi au stade de Thiès.

Même s’ils n’ont pas concrétisé leurs occasions dont la plus franche est celle de Mamadou Bangoura dont la frappe a été repoussée par le poteau à la 33ème minute, les poulains de Lappé Bangoura sont passés tout près de ramener un point de leur voyage sénégalais. Mais, ils ont finalement été punis à la 86ème par Assane M’Bodj. Le joueur du Djaraaf de Dakar a adressé une puissante frappe imparable pour Moussa Camara, délivrant ainsi les siens.

C’est la troisième fois (2015,2017 et 2019) que le Syli local s’incline en déplacement au Sénégal dans des éliminatoires du CHAN. L’équipe guinéenne garde tout de même un espoir de qualification. Pour cela, il faudra s’imposer par deux buts d’écart au match retour prévu en octobre prochain à Conakry.

Abdoul Aziz Sow pour Guineematin.com

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Affaire électeurs fictifs : Lansana Komara dément l’opposition

21 septembre 2019 à 20 08 30 09309

Y a-t-il des électeurs fictifs dans le fichier électoral guinéen ? La question divise la classe politique. Selon l’opposition, dont l’UFR et l’UFDG, le fichier comporte près d’un million et demi d’électeurs fictifs et qu’il doit être assaini avant d’aller à toute élection. Mais, le RPG Arc-en-ciel a une position tout à faire contraire.

Au cours de l’Assemblée générale hebdomadaire du parti au pouvoir de ce samedi, 21 septembre 2019, Lansana Komara, ministre de l’Enseignement technique et de la formation professionnelle, également secrétaire administratif de la formation politique, a démenti catégoriquement la version des opposants. Le ministre en charge de l’enseignement technique dénonce une stratégie des adversaires du pouvoir visant à justifier leur éventuelle défaite, a constaté Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Lansana Komara, ministre de l’Enseignement technique, de la formation professionnelle

« Vous avez entendu sur les différentes radios généralement privées qu’il y a un millions 300 mille électeurs fictifs. Ce qui est faux et archi-faux. L’opposition guinéenne a toujours agi de la sorte. Chaque fois que nous avançons dans le processus électoral et qu’ils (les opposants) voient au bout du tunnel qu’ils seront battus, ils commencent déjà à préparer des arguments pour dire qu’il y a ceci, il y a cela. Un million 300 mille fictifs, c’est archi-faux. Lors du dialogue national que nous avons tenu ici à Conakry, il y a eu un accord inter-guinéen le 12 octobre 2016 dont je suis signataire.

Il y a eu un consensus sur l’audit du fichier avant l’organisation des élections législatives. Et, ce consensus a été mis en exécution, l’audit s’est très bien passé. Et, tous les acteurs politiques ont contribué à l’élaboration du cahier de charge pour l’audit du fichier électoral ; tout le monde a accepté les conclusions de l’audit du fichier électoral. Donc ce n’est pas aujourd’hui qu’on nous parle de ceci ou cela. Dans les conclusions de l’audit du fichier, on n’a parlé nulle part de fictifs », a dit Lansana Komara.

Le ministre estime qu’après la mise en place des démembrements de la CENI, qui a connu la participation de tous les bords politiques, tout le monde est « embarqué dans le bateau ». C’est pourquoi, il a invité les militants du RPG Arc-en-ciel à participer activement à la mise en place des commissions administratives de révision et d’établissement des listes électorales. « A partir du 25 septembre, les commissions administratives vont commencer à être installées sur toute l’étendue du territoire national de notre pays. Nous demandons de ne pas perdre une minute pour vous faire représenter dans ces commissions administratives de révision et d’établissement des listes électorales », a-t-il lancé.

De son côté, le ministre de la sécurité et de la protection civile, Alpha Ibrahima Keïra, a appelé les militants du parti au pouvoir à se mobiliser en faveur du projet de nouvelle constitution. « Le président de la République a dit qu’il est élu par le peule. Il n’imposera jamais sa vision personnelle. Avant de prendre sa décision, il souhaite entendre toutes parties, et sur la base de son intime conviction, il s’adressera à tout le peuple de Guinée. Et, nous souhaitons que cette adresse soit dans le cadre du référendum. Voilà la position de la mouvance, voilà la position du RPG Arc-en-ciel.

Et, sachez également, que la mobilisation doit être totale. Donnons-nous les bras, les mains, allons dans le même sens, pour défendre les idéaux du parti. Le combat c’est maintenant. Si nous voulons doter la Guinée d’une nouvelle constitution, il faudrait que notre union soit sacrée et forte. N’insultez personne, ne frappez personne, ne répondez à aucune provocation. L’Etat est là pour protéger les citoyens et leurs biens », a assuré le ministre de la sécurité.

Mamadou Bhoye Laafa Sow pour Guineematin.com

Tél. : 00224622919225 / 666919225

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Cellou Dalein à ses militants : « soyez prêts, la sensibilisation est terminée »

21 septembre 2019 à 20 08 21 09219

A l’occasion de l’assemblée générale hebdomadaire de son parti, ce samedi 21 septembre 2019, le président de l’UFDG a laissé entendre que les manifestations contre le projet de troisième mandat du président Alpha Condé vont bientôt commencer. Cellou Dalein Diallo a appelé ses militants à être prêts à mener le combat pour empêcher la confiscation du pouvoir par le régime actuel, a constaté un reporter de Guineematin.com qui était sur place.

C’est la première fois que l’opposant se retrouvait devant ses militants depuis l’annonce de la date (28 décembre 2019) pour la tenue des élections législatives. Une date communiquée en début de semaine au Premier ministre par le président de la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI). Et, évidemment, le sujet était au centre des débats de cette rencontre hebdomadaire. « Ils veulent qu’on aillent aux élections législatives avec un chronogramme sur mesure pour bâcler les élections, afin de pouvoir modifier la constitution à l’Assemblée nationale. On veut organiser les élections en fin décembre. Or, les techniciens, les commissaires de la CENI, toutes sensibilités confondues, avaient expliqué qu’il faut 235 jours à partir de la mise à disposition des moyens pour organiser de bonnes élections.

Me Kébé (le président de la CENI, ndlr) a lui-même dit dans les médias : lorsqu’on aura les ressources, toutes les autorisations administratives et techniques, il nous faudra 235 jours. C’est seulement à la mi-août que le gouvernement a mis les ressources à la disposition de la CENI, et la CENI dit qu’on peut faire ça dans 100 jours, ce n’est pas possible. Mais, ils disent on peut parce que Alpha Condé l’a dit. Ce n’est pas réaliste, ce n’est pas faisable. On ne peut pas laisser faire une organisation qui vise le troisième mandat et nous allons nous battre pour que ces élections soient organisées dans la transparence » a annoncé le président de l’UFDG.

Parlant de ce combat justement, le chef de file de l’opposition guinéenne a invité ses partisans à être prêts pour répondre aux appels à manifester, qui ne devraient plus tarder. « Nous devons être fiers de notre combat, et il ne faut surtout pas fléchir maintenant parce que vous voyez la détermination de M. Alpha Condé de conserver le pouvoir. Ce n’est un secret pour personne que M. Alpha Condé et son clan ne veulent pas lâcher le pouvoir, ils ne veulent pas respecter la constitution. Alpha n’entend qu’un seul langage, celui de la rue. Il est temps maintenant qu’on se bouge.

Les sensibilisations doivent se terminer, nous allons très bientôt lancer un appel au niveau du FNDC, et il faut que l’UFDG soit en première ligne, parce que nous n’accepterons pas le projet de troisième mandat. Personne ne va nous intimider et nous empêcher de continuer le combat pour l’unité de la Guinée et pour le respect des principes et règles de l’Etat de droit. Soyez prêts, la sensibilisation est terminée », a lancé Cellou Dalein Diallo.

A rappeler que toutes les manifestations de rue sont interdites en Guinée depuis plus d’une année. Les opposants au projet de nouvelle constitution qui devrait permettre au président Alpha Condé de briguer un troisième mandat pourront-ils, enfin, réussir à braver cette interdiction ?

Salimatou Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 224623532504

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Changement de la constitution : Bah Ousmane « d’accord sur le principe mais… »

21 septembre 2019 à 20 08 04 09049
Elhadj Bah Ousmane, président de l’UPR

Elhadj Bah Ousmane, le président de l’UPR, était jusque-là l’un des rares alliés de la mouvance présidentielle à n’avoir pas donné sa position sur le débat en cours autour du changement de l’actuelle constitution ambitionné par le pouvoir. C’est désormais chose faite. Le ministre d’Etat conseiller spécial du président de la République et président du conseil d’administration d’EDG, se dit favorable au principe, mais à une condition. Il l’a annoncé au cours de l’assemblée générale hebdomadaire de son parti, ce samedi 21 septembre 2019, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui était sur place.

« L’UPR est d’accord sur le principe du changement de la constitution, mais on voudrait prendre connaissance du projet. Le principe d’une nouvelle constitution, nous (UPR, ndlr) on ne le rejette pas, mais on veut savoir d’abord le contenu du projet avant de nous déterminer », a lancé Elhadj Ousmane Bah, sous un tonnerre d’applaudissements de ses partisans mobilisés au siège de la formation politique.

Le président de l’UPR en a profité aussi pour expliquer à ses militants pourquoi son parti a pris part aux consultations menées sur cette question de changement de constitution par le Premier ministre, Ibrahima Kassory Fofana. Selon lui, la vie d’un parti politique est liée au dialogue. « Si les gens ne dialoguent pas, ils se mettent dos à dos, ça ne va pas marcher. Alors, dans les textes du parti UPR, c’est le dialogue et la concertation qui sont mis en avant. Partout, et dans toutes les circonstances, le parti met en avant le dialogue, car quel que soit le problème, c’est par le dialogue qu’on peut le résoudre », a souligné Bah Ousmane.

Elhadj Bah Ousmane, président de l’UPR

Le leader de l’UPR précise cependant que lors des consultations auquel il a pris part, il n’a jamais été question d’un troisième mandat pour le président Alpha Condé. « Le sujet du troisième mandat n’a pas été évoqué au cours de ce dialogue auquel on a participé. Si cette question avait été soulevée pendant les débats, rassurez-vous que j’allais répliquer pour dire que je ne suis pas venu pour ça » a-t-il laissé entendre.

Pour terminer, Elhadj Bah Ousmane a regretté la mort d’une trentaine de guinéens, tués dans un incendie à Monrovia (Liberia) et de 5 autres dans l’effondrement d’un immeuble à Bissau (Guinée Bissau). Il a présenté ses condoléances aux familles des victimes et à l’ensemble du peuple de Guinée.

Saidou Hady Diallo pour Guineematin.com
Tél. : 620 589 527/654 416 922

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Elhadj Saïkou Yaya Barry : un baobab s’est couché

21 septembre 2019 à 17 05 51 09519
Elhadj Saïkou Yaya Barry, président de la Coordination des Fulbhé et Haali Poular de Guinée

Il appartenait à cette légion d’honneur de ces grands hommes du devoir bien accompli, guidés par la seule ambition d’être serviables aux autres en ne leur disant que la vérité, qu’elle plaise ou qu’elle blesse. 

Pourtant, de par ses origines et sa naissance au cœur même de l’aristocratie régnante Seydiyanké de la branche Soriya de la prestigieuse lignée de Ibrahima Sory Yero Pathé dit « Sory Mawdho », le deuxième Almamy de la confédération théocratique du Fouta Djallon, Elhadj Saikou Yaya Barry était un prince peul du beurre et du lait. 

Il l’était comme les Almamys Sadou, Abdoul Ghadiri, Oumarou, Ibrahima Doghol Fela, Bocar Biro, Sori Yilili, Alimou, Boubacar et Aguibou (père de Barry Diawadou), descendants de Maliki, frère de Nouhou, père du premier Almamy du Fouta Théocratique, Alpha Ibrahima Sambegou dit Karamoko Alpha Mo Timbo. Illustre premier de la branche Alphaya auquel succédèrent par alternance biennale ses deux fils : les Almamys Alpha Saliou, Abdoulaye Bademba, puis Boubacar Zikrou, Bacar, Sory Dara, Amadou, Oumar Bademba, Oumar Bademba(2), Ibrahima Sory Sabou et Ibrahima Sory Dara.

Ce rappel historique n’est pas fortuit à mes yeux. Car il montre qui était Elhadj Saikou Yaya Barry dont les attributs princiers ne l’ont jamais grisé au point d’exiger qu’on lui tressât des couronnes au son de la Tabala de la cour royale. Il s’était plutôt placé aux avants postes du combat pour la liberté, la dignité, l’unité et l’indépendance. Des valeurs et principes qu’il a défendus sa vie durant. Et, c’est pour le triomphe de ceux-ci qu’il prit une part active au mouvement politique qui accéléra l’accession de notre pays à la souveraineté pleine et entière sous la bannière du PDG, dirigé par Ahmed Sékou Touré. 

Ce qui valut à Elhadj Saikou Yaya Barry d’être élevé au rang de compagnon de l’indépendance et de servir dans tout le pays dans des fonctions politiques et administratives de premier plan. Comme à Gaoual dans les années 60 où son sens élevé de responsabilité et sa proximité avec les populations verront ces dernières proposer le nom de sa femme Sakinatou Barry pour baptiser le quartier à majorité Diakanké.

Ce quartier, l’un des quatre que compte la ville de Gaoual, s’étend sur la rive gauche du fleuve Tominé venu de Télimélé rencontre en ce lieu la Komba venue de Labé pour former le Koliba, frontalier entre notre pays et la Guinée Bissau à 12 km de Foulamory dans le Kaade. La Géographie est la première composante de l’histoire car non loin de là, dans le village de Dombiadji, repose l’Almamy Oumar de la branche Soriya comme lui, le vainqueur du roi de Ngabou Diankewali Sané. 

C’est dans les fonctions de président de la coordination nationale Haali Poular que Elhadj Saikou Yaya Barry donnera toute la dimension de sa forte personnalité. D’abord, en maintenant et en consolidant les liens entre toutes les composantes du Fouta Djallon, ensuite en lubrifiant leurs relations avec le reste de la Guinée. Je garde en mémoire la médiation et le rapprochement obtenus au prix de 48 heures de discussions houleuses parfois entre Cellou Dalein Diallo et Bah Oury à Dakar où on s’était tous transportés au chevet de Elhadj Saikou Yaya Barry, malade en soins chez un de ses fils. 

Mais c’est surtout face au péril que constituait le maudit concept de Manden Djallon entretenu par le pouvoir actuel que le président de la coordination nationale Haali Poular allait constituer un rempart décisif, un canif tranchant et un mur infranchissable. C’était un homme qui ne s’évadait pas de ses responsabilités. Il convoqua des réunions d’urgence, envoya des missions dans tout le Fouta avec un message clair et précis. Il n’y a et il ne saurait y avoir de Manden Djallon. Il y a et il n’y aura que le Fouta Djallon dont tous ceux qui y vivent sont fils de la région sans exclusive. 

Il dénonça avec véhémence les commanditaires et les chargés de mission de cette sale besogne dont le seul but était d’embraser le Fouta Djallon et de le réduire à néant après tout ce que ses fils subissent à longueur de journée en termes de mépris et de haine, de discrimination et d’exclusion de la part des gouvernants. Ça suffit ! Disait-il.

A moi personnellement, journaliste et surtout historien, il avait chargé d’organiser des veillées et des conférences en Guinée et à l’étranger pour expliquer l’histoire du Fouta Djallon, cette terre d’hospitalité et de vaste culture islamique dont les fondements reposent sur un brassage intégré de tous ses habitants. 

Ainsi, en mission de Elhadj Saikou Yaya Barry, je parcouru l’Europe et les États-Unis pendant sept mois pour raconter la belle histoire du Fouta Djallon à nos frères et sœurs guinéens sur fond de débats enrichissants et fructueux.

Le patriarche avait vu juste, car de Paris à Bruxelles ; de Rosendal à Hambourg jusqu’à New York, Philadelphie, Boston, Atlanta, Colombus, Washington, partout ce fut salle comble. 

Le Manden Djallon échoua lamentablement grâce à la prévention et à la vision de Elhadj Saikou Yaya Barry qui s’est toujours affranchi vigoureusement des considérations claniques tribales et ethniques pour ne voir et servir que la Guinée et les Guinéens, tous les Guinéens. 

Repose en paix. AMEN ! 

Amadou Diouldé Diallo 

Journaliste-historien 

Vichy/France 

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Bissau : un leader politique finance l’évacuation de 5 Guinéens et leur hospitalisation à Dakar

21 septembre 2019 à 16 04 29 09299

Comme indiqué dans les précédentes dépêches de Guineematin.com, l’effondrement d’un immeuble au marché Bandé, à Bissau, a entraîné la mort de cinq de nos compatriotes. Et, parmi les victimes de ce drame, il y a eu cinq blessés graves qui ont besoin d’être évacués pour des soins appropriés.

Au moment où les familles se préoccupaient des moyens pour l’évacuation de ces blessés, un leader politique Bissau Guinéen s’est engagé à tout payer : frais d’évacuation et hospitalisation à Dakar, rapporte le correspondant de Guineematin.com à Bissau.

Général Umaro El Mokhtar Sissoco Embalo, le président de MADEM-G 15

Général Umaro El Mokhtar Sissoco Embalo, le président de MADEM-G 15, deuxième parti politique à l’Assemblée nationale Bissau guinéenne, qui est candidat à la prochaine élection présidentielle, s’est engagé à payer les billets d’avion et les frais d’hospitalisation de cinq Guinéens qui ont été blessés à l’effondrement d’un immeuble hier soir, vendredi 20 septembre 2019, à Bissau.

Il s’agit de Amadou Diallo (originaire de la préfecture de Gaoual), Mamadou Diallo (originaire de al prefecture de Télimélé), Mamaed Touré, dit Baba, (originaire de la préfecture de Kankan), Mamadou Ciré Barry (originaire de la prefecture de Dinguiraye) et Ibrahim Sory Bah (originaire de la préfecture de Dalaba).

A rappeler que le chef de l’Etat Bissau guinéen s’est rendu à la morgue pour voir les victimes et présenter ses condoléances à la communauté guinéenne de Conakry. A part le président José Mario Vaz et de la délégation qui l’accompagnait, plusieurs autres personnalités ont effectué le déplacement pour partager la douleur de nos compatriotes. C’est d’ailleurs à la demande du président de la République que l’enterrement qui était prévu cet après-midi a été reporté à demain, dimanche.

A suivre !

De Bissau, Elhadje Mouctar Diallo pour Guineematin.com

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COMMUNIQUE DES TROIS ORGANISATIONS PATRONALES DE GUINÉE

21 septembre 2019 à 13 01 53 09539

Suite à notre rencontre avec Monsieur le Premier Ministre, Chef du Gouvernement, le vendredi 20 septembre 2019, les Organisations Patronales de Guinée, invitent tous leurs membres employeurs demain, dimanche 22 septembre 2019, à 11 heures précises, à l’Hôtel Sheraton pour une concertation élargie afin de communiquer le lundi par écrit notre avis sur les points qui nous a été exposés par le Chef du Gouvernement Dr Ibrahima Kassory FOFANA.

La Présence de tous les membres employeurs est vivement souhaitée.

Les trois organisations patronales

CNPG – CPEG – PAG

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5 Guinéens (de Conakry) meurent à Bissau : le président Mario Vaz au lieu du drame

21 septembre 2019 à 13 01 33 09339

Comme indiqué dans une précédente dépêche de Guineematin.com, cinq de nos compatriotes ont perdu la vie la nuit d’hier suite à l’effondrement d’un immeuble à Bissau. Appartement à un ressortissant libanais, l’immeuble qui s’est effondré abrite le siège du Haut Conseil des Guinéens de Bissau, rapporte le correspondant de Guineematin.com sur place.

Le président de la République, José Mario Vaz, accompagné d’une forte délégation dont des membres du gouvernement, est venu en personne voir les victimes de ce drame et consoler les membres de la communauté guinéenne de Bissau. Le chef de l’Etat Bissau-Guinéen a d’ailleurs demandé que l’enterrement, initialement prévu cet après-midi, soit reporté à demain, dimanche, à 10 heures.

Outre le président de la République, plusieurs personnalités et responsables d’institutions sont venus témoigner leur sympathie à nos compatriotes et prier pour les défunts. Entre autres, Domingo Simon Perera (le président du PAIGC, le parti au pouvoir), Général Umaro El Mokhtar Sissoco Embalo, président de MADEM G 15 (deuxième à l’Assemblée nationale) et le PRS (troisième parti à l’Assemblée nationale, a diffusé un communiqué de condoléances).

Evidemment, les commerçants ont été représentés au plus haut niveau. Le président de la chambre de commerce de la Guinée Bissau, Aliou Seidy, est venu présenter ses condoléances à la communauté guinéenne de Bissau et partager ces moments de douleur.

Enfin, notre ambassade à Bissau- qui a pris en charge les frais de la morgue et de l’enterrement- est représentée ici par le consul, monsieur Kalil Kaba.

A suivre !

De Bissau, Elhadje Mouctar Diallo pour Guineematin.com

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Egalité des sexes et leadership féminin : un nouveau projet lancé par l’ONG GAPAF

21 septembre 2019 à 12 12 31 09319

Le projet intitulé « Promotion de l’égalité des sexes, droits humains et renforcement du leadership féminin » a été officiellement lancé dans la soirée du vendredi, 20 septembre 2019, à la Bluezone de Kaloum. Financé par la fondation OSIWA Guinée à hauteur de 50 mille dollars américains, ce projet sera exécuté sur le terrain par l’ONG Groupe d’Action pour l’Alphabétisation et la Formation (GAPAF), a appris Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Abdourahamane Diawara, responsable des projets et programmes du GAPAF

Selon Abdourahmane Diawara, responsable des projets et programmes de l’ONG GAPAF, s’exprimant au nom de son président, « ce projet vise à promouvoir l’égalité entre les sexes en vue d’éradiquer toutes les formes de violences à l’égard des femmes et des jeunes filles en République de Guinée. Pour ce faire, ce projet sera réalisé à travers des tables rondes, des émissions interactives, et des ateliers de formation aussi bien à Conakry qu’à l’intérieur du pays.

Il contribuera spécifiquement à former et renforcer les capacités de 50 organisations féminines sur le leadership ; faire comprendre aux leaders communautaires leur rôle dans la lutte contre les violences à l’égard des femmes et des jeunes ; informer la population sur le contenu de certains textes de lois notamment la charte africaine des droits de l’homme et des peuples relative aux droits de la femme en Afrique », a-t-il annoncé.

De son côté, Dr Ibrahima Amadou Niang, représentant résidant de la fondation OSIWA en Guinée, a indiqué que la promotion de l’égalité des sexes, des droits humains et le renforcement du leadership féminin doivent être une préoccupation majeure pour le gouvernement, les partenaires au développement, les organisations de la société civile et tout un chacun.

Dr Ibrahima Amadou Nianga représentant résidant de la fondation d’OSIWA en Guinée

« J’espère que ce projet qui est lancé par le GAPAF renforcera les acquis des projets qui l’ont précédé dans ce domaine, et surtout saisira les opportunités offertes par les avancées du cadre légal, le cadre juridique guinéen, notamment en ce qui concerne sur la loi sur la parité, le code des collectivités et le code civil, pour faire bouger les lignes. Nous vous invitons donc tous, en fonction de vos compétences et de vos dispositions respectives, à contribuer au succès de cette initiative. Nous vous donnons rendez-vous pour l’évaluation à mi-parcours du projet dans quelques mois. Vous savez, quand vous lancez le projet, il y a souvent l’euphorie, on est content. Mais pour nous, ce qui est le plus important, c’est sur le terrain, les résultats. Donc, nous vous donnons rendez-vous dans quelques mois pour évaluer les résultats et nous espérons qu’en évaluant ces résultats nous serons satisfaits », a dit le partenaire du projet.

Pour sa part, Césaire Togba Kpoghomou, ancien ministre et représentant de la ministre de l’action sociale, de la promotion féminine et de l’enfance à cette rencontre, a salué le lancement de ce projet. Selon lui, les objectifs de cette ONG sont en parfaite harmonie avec les attributions du département qu’il représente à cet événement.

Césaire Togba Kpokogomou, ancien ministre et représentant de madame la ministre de la promotion féminine

« Nous souhaitons que les promoteurs de ce progrès pensent à sa pérennisation. Parce qu’en Guinée, nous avons de belles initiatives, mais nous ne savons pas les pérenniser. Si je prends l’exemple : cadre genre et développement, nous l’avons lancé ici avec un grand accompagnement du PNUD, et aujourd’hui, c’est l’Afrique du Sud qui s’en inspire et en tire le plus grand profit », a-t-il laissé entendre.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Fodé Oussou menace : « nous allons envahir Conakry de pancartes… »

21 septembre 2019 à 12 12 12 09129
Dr. Fodé Oussou Fofana, vice-président de l’UFDG

Depuis quelques jours, une pancarte est visible à la rentrée de Kaloum. On y voit une dame qui s’affiche aux côtés du président Alpha Condé, annonçant son soutien au référendum constitutionnel envisagé par le pouvoir. Cette image ne laisse pas indifférent Dr Fodé Oussou Fofana, vice-président de l’UFDG. L’opposant, qui a joint au téléphone un journaliste de Guineematin.com, s’insurge contre cette situation qu’il juge anormale et honteuse.

« Ce genre de chose ne peut se passer que dans un pays de pagaille, dans un pays de désordre. C’est comme s’il n’y a pas d’autorités, c’est comme si on est un pays abandonné, où chacun peut faire ce qu’il veut. Sinon, on n’est pas en période de campagne, ni rien. Dans un pays normal, tous les citoyens doivent respecter les règles : il n’y a pas de règles qui s’appliquent aux uns et non aux autres, la même règle doit s’appliquer à tout le monde », a-t-il dit.

Le président du groupe parlementaire de l’UFDG à l’Assemblée nationale dénonce « une honte pour le pays, une honte pour le gouverneur de Conakry, parce qu’il devait réagir face à cette situation pour rappeler les gens à l’ordre ». Il indique que si cette pancarte n’est pas enlevée, l’opposition va répliquer très prochainement.

« Nous allons demander à tous ceux qui peuvent faire des pancartes de le faire. Ils vont mettre leur photo et celle de leur leader et afficher à travers la ville pour dire qu’ils sont contre la nouvelle constitution, contre le référendum et contre le troisième mandat. Nous allons envahir Conakry de pancartes, et même les villes de l’intérieur. Nous allons voir comment le gouverneur Mathurin va réagir, nous allons voir comment les autorités vont réagir. Comme ils veulent le désordre, ils auront le désordre », a prévenu Dr Fodé Oussou Fofana.

Alpha Fafaya Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 628124362

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Communiqué de la Primature : 40ème jour du décès de Mme Touré Mama Fatima Kassory Bangoura

21 septembre 2019 à 12 12 05 09059

Conakry, le 21 Septembre 2019 – Son Excellence Monsieur le Premier Ministre Dr Ibrahima Kassory Fofana, les familles Touré de Moriah et Bangoura de Soumbouya informent les parents et amis que le sacrifice pour le quarantième jour du décès de Mme Touré Mama Fatima Kassory Bangoura, conseillère chargée de mission et ancienne cheffe de cabinet de la Primature aura lieu ce dimanche, 22 Septembre 2019, à 14 heures, au domicile de la défunte à Nongo dans la Commune de Ratoma.

Monsieur le Premier ministre, Chef du Gouvernement et les familles éplorées renouvellent leur remerciement à tous ceux qui ont compati à leur douleur suite au décès de leur regrettée épouse et fille Mme TOURE Mama Fatima Kassory BANGOURA, survenu le Mardi 6 Aout 2019 à Paris en France des suites de Maladie.

Paix à son âme, amine !

Communiqué transmis par le service de communication de la Primature

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Effondrement d’un immeuble à Bissau : 5 Guinéens tués et 7 blessés

21 septembre 2019 à 11 11 33 09339

Après nos compatriotes vivant à Monrovia, ce sont les ressortissants Guinéens vivant en République sœur de Guinée Bissau qui ont enregistré un drame hier, vendredi 20 septembre 2019. Un immeuble s’est effondré sur les citoyens, faisant cinq morts et sept blessés, rapporte le correspondant de Guineematin.com à Bissau.

Selon une liste de la communauté guinéenne de Bissau, consultée par le correspondant local de Guineematin.com, les cinq victimes de ce drame sont : Mamed Doré (originaire de la préfecture de Macenta), Aïssatou Diallo (originaire de la préfecture de Labé), Mamadou Tchiouto Barry (originaire de la préfecture Mamou), Mamadou Diallo (originaire de Labé), Alassane Diallo (originaire de la sous-préfecture de Timbi Madina, préfecture de Pita).

On apprend que l’enterrement est prévu dans l’après-midi de ce samedi, 21 septembre 2019, à 17 heures, au cimetière principal de Bissau, Antula.

A préciser que Mamadou Tchiouto Barry, qui est l’un des cinq compatriotes qui ont perdu la vie dans ce drame, était le vice-président du Haut Conseil des Guinéens de Bissau.

Guineematin.com présente ses condoléances les plus attristées aux familles des victimes, à la communauté guinéenne de Bissau, ainsi qu’à l’ensemble du peuple de Guinée.

De Bissau, Elhadje Mouctar Diallo pour Guineematin.com

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Macenta : un autre opposant à un 3ème mandat pour Alpha Condé mis aux arrêts

21 septembre 2019 à 9 09 21 09219

La traque des opposants au changement de l’actuelle constitution et à un troisième mandat pour le président Alpha Condé se poursuit à Macenta. Après l’interpellation jeudi de quatre membres du mouvement Elazologa Atebein (ça ne marchera pas) le porte-parole de la structure a été également mis aux arrêts hier, vendredi 20 septembre 2019. Le coordinateur du mouvement, Mamady Onivogui, a confirmé la nouvelle au micro d’un envoyé spécial de Guineematin.com à Macenta.

Robert Kaliva Guilavogui, porte-parole du mouvement Elazologa Atebein, arrêté à Macenta

« Effectivement, Robert Kaliva Guilavogui, chargé de communication de notre mouvement a été arrêté ce soir et conduit au commissariat central de Macenta. C’est le commandant du BATA du camp militaire de Macenta qui l’aurait appelé pour lui dire d’aller là-bas pour négocier. Moi, je n’étais pas au courant, mais je sais qu’il était très ami au commandant. Et, ce dernier lui a dit qu’il va appeler aussi Samory Camara (jeune frère de l’ancien ministre Louncény Camara, opposé au mouvement Elazologa Atebein) pour qu’ils puissent discuter ensemble et trouver une solution.

Quand il est arrivé au camp, le commandant a effectivement appelé Samory qui est venu. Mais, dès que le commandant a appelé le colonel du camp, celui-ci a donné l’ordre d’arrêter notre ami. C’est ainsi, qu’il a été arrêté et mis à la disposition de la police », a-t-il expliqué.

Depuis leur marche étouffée de jeudi qui visait à dénoncer le projet de nouvelle constitution et « les promesses non tenues du président Alpha Condé », les responsables du mouvement Elazologa Atebein vivent en cachette parce qu’ils seraient recherchés par les services de sécurité. L’interpellation de Robert Kaliva Guilavogui porte à 5 le nombre de personnes arrêtées suite à leur décision d’organiser une marche pacifique dans la ville de Macenta.

De Macenta, Foromo Gbouo Lamah pour Guineematin.com

Tél : +224620166816/666890877

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Coopération : la revue semestrielle nationale 2019 lancée à Conakry

21 septembre 2019 à 9 09 14 09149

Les travaux de la revue semestrielle nationale 2019 du Plan cadre des Nations Unies pour l’assistance au développement ont été lancés hier, vendredi 20 septembre 2019, à Conakry. C’est la ministre de la Coopération et de l’Intégration Africaine, Dr Diéné Keïta qui a présidé la cérémonie d’ouverture, a constaté sur place Guineematin.com, à travers un de ses reporters.

Pr. Joseph Ki-Zerbo, coordinateur résidant par intérim du système des Nations Unies

Dans son discours de bienvenue, Professeur Joseph Ki-Zerbo, coordinateur résidant par intérim du système des Nations Unies en Guinée a dit que la contribution de la famille des Nations Unies avec le leadership de la partie nationale et le concours des partenaires techniques et financiers aux efforts de développement de la Guinée est importante. Selon lui, durant le premier semestre de 2019, son organisation a mené « des activités conjointe dans un environnement sociopolitique et économique marqués par la relance des réformes importantes avec en particulier la réussite des trois premières revues des programmes de facilité élargi de crédits 2017-2020.

Dans ce contexte, toutes les agences du système des Nations Unies, dans la mise en œuvre conjointe du plan des Nations Unies pour l’assistance au développement, ont soutenu le processus de décentralisation et de développement local, fortement promu par les autorités à tous les niveaux. Le système des Nations Unies, en collaboration avec le gouvernement et les partenaires techniques et financiers, a pris en compte le processus de déconcentration et de décentralisation y compris à travers le programme des communes de convergence. Nous nous sommes également attelé à coller aux attentes en termes de renforcement des capacités des autorités et des services locaux y compris à travers le transfert effectif et l’utilisation efficiente des ressources en lien avec la redevabilité et les principes de la déclaration de Paris », a-t-il souligné.

En outre, le professeur Joseph Ki-Zerbo a dit que cet accompagnement du système des Nations Unies en faveur de la Guinée a produit des résultats probants. Cela, dans plusieurs secteurs d’activités. « Dans le domaine de la promotion de la bonne gouvernance, les autorités, les femmes et les jeunes formés, équipés et financés à travers le PNUAD en lien avec les projets du gouvernement cernent mieux leurs rôles et participent davantage à la planification et à la gestion du développement de leurs localités. Les secteurs de la sécurité et de la justice sont renforcés pour tenir compte de la promotion et de la protection des droits de l’homme, du droit international humanitaire et de la lutte contre les violences basées sur le genre », a-t-il notamment cité.

Dr Diéné Keïta, ministre de la Coopération et de l’Intégration Africaine

De son côté, Dr Diéné Keïta, ministre de la Coopération et de l’Intégration Africaine, a remercié le système des Nations Unies en Guinée pour l’accompagnement dont il fait preuve à notre pays. Selon elle, la tenue de « l’UNDAF est d’autant plus importante qu’elle constitue une réponse aux engagements pris en termes de reportage et de revue des interventions entreprises et des résultats atteints des programmes, pour accompagner la Guinée dans ses efforts de développement à travers les priorités nationales contenues dans le Programme Nationale de Développement Economique et Social (PNDES) en vue de l’atteinte des objectifs de développement durable. Depuis l’adoption de cet agenda, la Guinée a fait de la réalisation des objectifs de développement durable le fil conducteur de ses politiques et stratégies de développement en mettent en œuvre de nombreuses reformes structurelles et de programmes économiques et sociaux concourant à l’amélioration du bien-être des populations guinéennes », s’est-elle réjouie.

Diéné Keïta a fait savoir également que la revue semestrielle du programme de coopération que le gouvernement a avec le système des Nations Unies « s’attellera donc à apprécier ce qui est fait et ce qui ne l’a pas encore été par rapport aux activités programmées ; identifier les opportunités et les contraintes qui ont affecté sa mise en œuvre, afin d’en tirer les leçons et de dégager les perspectives pour les prochaines étapes de la mise en œuvre du plan opérationnel de travail 2019. Le rapport d’évaluation qui nous est soumis, l’a été dans ce sens.

Les conclusions et recommandations contenues dans les rapports issus de la revue régionale grâce aux informations collectées sur le terrain devraient bénéficier de toute notre attention, en vue non seulement d’une amélioration du processus de mise en œuvre du plan opérationnel de travail pour le reste de l’année. Mais aussi et surtout pour examen judicieux des propositions concernant les prochaines étapes notamment les domaines de concentration, les arrangements de gestion, les questions de mobilisation de ressources et de renforcement de capacités », a dit la ministre.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Fin des poursuites contre les journalistes de Lynx Fm : « c’est une très grande victoire »

21 septembre 2019 à 9 09 00 09009

Comme annoncé précédemment, la première chambre du contrôle de l’instruction de la cour d’appel de Conakry a mis fin aux poursuites engagées il y a un mois contre le doyen Diallo Souleymane, fondateur du groupe de presse Lynx, et Abou Bakr, directeur général de la radio Lynx FM. Juste après la publication de cette décision, Elhadj Diallo Souleymane a salué une très grande victoire pour la presse et pour la justice guinéenne, a constaté un reporter de Guineematin.com qui était sur place.

Au sortir de l’audience tenue à huis clos et consacrée à la publication de l’arrêt de la chambre, c’est d’abord maître Thierno Souleymane Barry, l’un des avocats des journalistes, qui s’est exprimé devant les médias. « Nous nous réjouissons de l’arrêt de principe qui vient d’être rendu par la première chambre du contrôle d’instruction de la cour d’appel de Conakry. La chambre a confirmé le fait qu’une loi qui n’est pas portée à l’attention du public, donc la loi 037 qui parle de cyber-sécurité, ne peut pas être applicable, ni opposables aux citoyens. Donc, elle a été purement et simplement écartée. Ensuite, la chambre de contrôle a infirmé en toutes leurs dispositions les deux ordonnances qui placent Elhadj Diallo Souleymane et Abou Bakr sous contrôle judiciaire.

Elle est allée encore plus loin pour dire qu’il n’y a pas lieu de poursuivre Elhadj Diallo Souleymane et Abou Bakr pour des infractions qui n’existent pas. Ça, c’est l’application du principe de la légalité. En le faisant, la chambre a fait application de l’article 318 du code de procédure pénale guinéen pour dire aujourd’hui que nos deux clients ne font l’objet d’aucune poursuite. Ils peuvent rentrer tranquillement chez eux et continuer le travail pour lequel ils se battent depuis plusieurs décennies » a annoncé l’avocat.

Elhadj Diallo Souleymane, PDG du Groupe Lynx-Lance

De son côté, le doyen Souleymane Diallo a pris la parole pour s’exprimer pour la première dans la presse sur cette affaire. Il a salué une très grande victoire, remerciant tous ceux qui ont œuvré pour l’obtention de ce résultat. « C’est un grand jour aujourd’hui pour nous : presse, public, justice. C’est un grand jour pour nous et une très grande victoire que nous avons remportée aujourd’hui sur les velléités de ceux qui ne veulent pas que le pays-là, avance. Donc, je remercie personnellement et au nom de Abou Bakr, la presse, la justice dans son ensemble, et tous ceux qui nous ont soutenus parce que nous étions du bon côté », a dit le fondateur du groupe Lynx.

Les deux journalistes ont été inculpés par le doyen des juges d’instruction du TPI de Kaloum suite au passage d’une opposante à Alpha Condé dans une émission de la radio Lynx FM. Dans un premier temps, tous les deux ont été placés sous contrôle judiciaire. Mais, la mesure a été finalement levée pour Souleymane mais pas pour Abou Bakr. Le directeur général de Lynx FM était jusqu’aujourd’hui sous contrôle judiciaire. Il lui était interdit d’animer son émission et de sortir hors de Conakry.

Saidou Hady Diallo pour Guineematin.com
Tél. : 620 589 527/654 416 922

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VBG : « chaque deux jours une femme tombe sous le coup de son conjoint… »

21 septembre 2019 à 7 07 50 09509

La première édition du forum sur le leadership et l’entrepreneuriat féminin s’est ouverte hier, vendredi 20 septembre 2019, à Conakry. La rencontre est organisée par le mouvement YALI Dakar, structure qui regroupe 100 organisations de féminines de 16 pays d’Afrique francophone. Elle vise à élaborer une stratégie commune à toutes ces organisations pour éradiquer toutes les formes violences basées sur le genre dans leur pays respectifs, a appris Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Cécile Caris Mangwa, coordinatrice générale du réseau des femmes YALI Dakar

Selon Cécile Caris Mangwa, la coordinatrice générale du réseau des femmes YALI Dakar, l’organisation de ce forum fait suite à un constat alarmant fait dans les pays africains. « Nous somme parties du constat que chaque deux jours une femme tombe sous le coup de son conjoint ou de son ex-conjoint. Et, nous nous sommes dit en tant que femmes présentes dans 16 pays, nous ne pouvons pas laisser ça continuer sans rien faire. Et, nous avons décidé de nous mettre ensemble et d’inviter d’autres confrères pour mieux réfléchir à des stratégies, car nous travaillons déjà sur le terrain mais le problème persiste. C’est pour cela qu’ensemble avec les autorités de la Guinée, nous avons décidé de chercher cette solution innovante », a-t-elle indiqué.

A l’issue de cette rencontre qui va durer deux jours (hier et aujourd’hui, 21 septembre), les organisateurs espèrent « avoir une convention solide sur les droits des femmes et des filles, et des points clés pour la promotion de la femme ». Ils s’attendent surtout à ce que « les droits des femmes soient mieux respectés et promus ».

Makalé Camara, ancienne ministre guinéenne des Affaires étrangères

Marraine de l’événement, Makalé Camara, ancienne ministre guinéenne des Affaires étrangères, a salué cette initiative. Elle a rappelé que « les femmes représentent dans les pays africains un dynamisme qu’on doit intégrer dans l’évolution des économies si on veut que nos pays changent. Ce n’est pas en marginalisant les femmes que nous allons développer ce continent qui est en majorité féminine. Que des jeunes comme vous aient compris cela très tôt, je crois que ça aussi c’est une bonne chose pour nous les femmes qui luttons depuis toujours contre ce fléau ».

Représentant la ministre de l’action sociale, de la de promotion féminine et de l’enfance à cette rencontre, l’ancien ministre de la Communication, Césaire Kpoghomou, s’est félicité du choix de Conakry pour abriter ce forum. Il dit espérer que ces travaux permettront de trouver une stratégie plus efficace pour éradiquer les violences basées dans les pays francophones d’Afrique.

Césaire Kpoghomou, ancien ministre et représentant le Ministère de la de promotion féminine

« La recrudescence notamment des violences accompagnées de meurtres dans nos pays francophones est une réalité qui, de nos jours, a atteint un seuil inquiétant. Des violences dont de nombreuses victimes préfèrent souffrir en gardant le silence par peur d’être critiquées par leur société. Je reste convaincu que seule la synergie d’actions entre les pays membres peut nous permettre de contribuer de façon significative à l’éradication des violences dans l’espace de la francophonie. Et, c’est pourquoi, le gouvernement guinéen salue la tenue de cet évènement important à Conakry en ayant la certitude que les recommandations qui en ressortiront contribueront sûrement à galvaniser l’instauration de l’égalité entre les sexes dans les pays et de permettre aux femmes de vivre en sécurité dans l’espace de l’Afrique francophone », a dit le représentant du gouvernement guinéen.

Aïssatou Sow pour Guineematin.com

Tel : 628 50 73 80

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