Un père terrorisé par son fils : « il a dit qu’il va lancer une grenade… »

25 septembre 2019 à 22 10 20 09209

La délinquance juvénile gagne du terrain en Guinée et certains jeunes n’hésitent même plus à s’en prendre à leurs propres parents. L’usage de stupéfiants (drogue, alcool) est souvent incriminé devant le comportement parfois violent des jeunes. C’est dans le cadre de la répression contre ce phénomène qu’Abdourahmane Diallo, un jeune du quartier Hafia, dans la commune de Dixinn, poursuivi pour menaces de mort contre son père, a été reconnu coupable et condamné à 18 mois de prison ferme. La sentence est tombée dans la journée du lundi dernier, 23 septembre 2019, au tribunal correctionnel de Dixinn, a appris sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Dans certains quartiers de Conakry, certains responsables de familles passent des moments difficiles avec leurs enfants, souvent présentés comme des délinquants. Au quartier Hafia, le vieux Mamadou Yéro Diallo a passé des moments compliqués avec son fils Abdourahmane Diallo, qu’il accuse de l’avoir menacé de mort. Après des débats contradictoires à la barre, le tribunal a déclaré Abdourahmane coupable des faits pour lesquels il est poursuivi.

Mais, avant que cette décision soit prise, le père de famille a expliqué ce qu’il a vécu ces derniers temps avec son fils. « Pour la première fois, il m’a menacé de mort avec un couteau. Ensuite, il a pris un bâton pour aller frapper sa maman. J’ai appelé les agents du Poste Avancé (PA) qui sont à côté de chez nous à Hafia. Ceux-ci sont venus le prendre pour aller le conseiller avant de le libérer », a-t-il expliqué.

Quelques jours après, poursuit le vieux plaignant, « il est allé prendre de l’alcool et de la drogue dans les maquis. Il est venu me menacer en disant qu’il va me tuer, qu’il va lancer une grenade sur la toiture pour brûler la maison. Comme j’ai eu peur, je l’ai mis aux arrêts et je l’ai déposé à la gendarmerie. Et par après, il a été placé sous mandat de dépôt le 19 aout 2019. Je demande vraiment à la justice d’appliquer la loi sur lui parce que ce n’est ni la première fois, ni la deuxième fois qu’il profère des menaces à mon encontre et à l’encontre de sa maman », a soutenu le vieil homme.

Il a en outre laissé entendre que son fils a abandonné ses cours il y a longtemps pour plonger dans l’oisiveté et la délinquance.

Appelé à la barre, le jeune Abdourahmane Diallo n’a pas nié les faits de menace de mort mis à sa charge. La voix tremblotante, le prévenu a laissé entendre toutefois qu’il ne prend ni alcool ni drogue. Selon lui, son seul crime est d’avoir demandé à son père de l’aider à se marier. « Je suis étudiant, je fais la Licence 3. Je ne prends pas la drogue et je ne bois pas de l’alcool. C’est la boisson qu’on appelle trésor (breuvage fait à base de champignons fermenté, ndlr) que je bois. J’ai demandé à mon père de m’aider à trouver une femme et une location. Il a refusé. C’est pourquoi j’ai proféré des menaces à son encontre. Mais, je demande pardon », a laconiquement expliqué en larmes le jeune homme.

Dans ses réquisitions, le procureur Daouda Diomandé a relaté les faits « tels qu’ils se sont passés », avant de demander la condamnation d’Abdourahmane Diallo à 18 mois de prison. « Il prend de l’alcool et de la drogue pour venir menacer ses propres parents. Quand il boit, il ne se contrôle pas. Comme les faits sont établis, je vous demande de faire application de l’article 282 du Code Pénal guinéen en le condamnant à 18 mois de prison », a requis le procureur.

Dans son verdict, le tribunal a suivi les réquisitions du procureur en condamnant Abdourahmane Diallo à 18 mois de prison ferme. Détenu depuis le 18 août dernier à la maison centrale, il va y continuer son séjour carcéral théoriquement jusqu’en février 2021.

Saidou Hady Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 620 589 527/654 416 922

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Fermeture de la route habituelle Kindia-Télimélé : les chauffeurs très préoccupés

25 septembre 2019 à 21 09 32 09329

Jusque-là pratiquée par les usagers, l’ancienne route nationale Kindia-Télimélé est désormais fermée à la circulation. L’annonce a été faite dans la soirée d’hier, mardi 24 septembre 2019, par le directeur général du projet Souapiti, à travers un communiqué diffusé à la télévision nationale (la RTG). Une décision qui inquiète les chauffeurs qui pratiquent cette route périlleuse et qui se trouve aujourd’hui menacée d’ennoiement sur 50 kilomètres, rapporte l’envoyé spécial de Guineematin.com à Kindia.

Dans la matinée de ce mercredi, à la gare routière de Télimélé à Kindia, les échanges entre chauffeurs sont houleux. Certains veulent encore s’aventurer sur cette route qu’ils ont l’habitude de pratiquer pour rejoindre Télimélé ; alors que d’autres, bien que frustrés, entendent carrément abandonner ce trajet périlleux et emprunter le nouveau tracé.

« C’est faux, le pont n’est pas encore coupé par l’eau. On peut aller jusqu’à Barayah, dévier vers Khatia et continuer sur Kambayah. Moi, je ne vais pas vous suivre. Je vais tenter de passer par la nouvelle route…», entendait-on dans les débats entre conducteurs, sous le regard soucieux des passagers.

Visiblement, ce n’est pas la fermeture de l’ancienne route qui pose problème. Mais, l’état catastrophique dans lequel se trouve la nouvelle voie. Une voie qui serait plus longue et plus éprouvante que l’ancienne.

Thierno Abdoulaye Diallo, chauffeur de taxi

« Je peux vous dire que la route Kindia-Télimélé est en mauvais état. Mais, pour le moment, il n’y a pas une autre voie à emprunter pour aller à Télimélé. Cependant, depuis hier, on nous a dit que désormais c’est par Ségueyah que nous devons passer pour aller à Télimélé. Mais, tous les chauffeurs sont unanimes qu’il est impossible pour nous de pratiquer cette nouvelle route. Donc, on voudrait que les autorités nous viennent en aide en diminuant le niveau d’eau sur le fleuve Konkouré, le temps pour elles de bien réhabiliter la nouvelle route. Sinon, nous serons obligés de garer nos véhicules. C’est vrai que l’ancienne route est en mauvais état ; mais, cette nouvelle voie est impraticable. Si une voiture s’aventure sur cette route, elle sera embourbée pour deux ou trois jours…», a expliqué Thierno Abdoulaye Diallo, chauffeur.

De son côté, le syndicat de la ligne de Télimélé à Kindia peine à se décider sur le coût du transport qui, nous apprend-on, doit être revu à la hausse au cas où les chauffeurs décideraient de rouler sur la nouvelle route.

Boubacar Sidy Barry, responsable syndical de la ligne de Télimélé-Kindia

« On nous a dit que la route de Konkouré est désormais fermée à la circulation. Et, pourtant, la nouvelle route qu’ils nous ont dit d’emprunter n’est pas bonne. Ils disent avoir dégagé cette voie de Sangaréyah à Mourkè. Mais, rien de tout ça n’est bien fait. Si c’est encore possible, nous demandons qu’ils attendent qu’on ait une bonne route avant de fermer celle de Konkouré. Sinon, ça sera une simple souffrance pour les usagers. Actuellement, le transport est à 70 mille. Mais, si les chauffeurs acceptent de passer par la nouvelle route, nous serons obligés de revoir le coût du transport à la hausse. Parce que le trajet est plus long sur cette nouvelle voie. Il faudra donc prendre en compte le coût du carburant, etc. On n’a pas encore décidé du montant à mettre sur le prix habituel ; mais, nous allons quand même augmenter le transport. Certains chauffeurs avaient déjà emprunté cette route ; mais, ils ont vite compris que ça ne peut pas marcher. Les voitures s’embourbaient sur la partie qu’ils disent avoir arrangée. Certains sont restés coincés deux jours, d’autres ont fait trois jours sur cette route. Quand ils se sont tirés d’affaire, ils n’ont plus eu le courage de refaire l’expérience », a indiqué Boubacar Sidy Barry, responsable syndical de la ligne de Télimélé à Kindia.

C’est autant dire que le mal (l’ancienne route) vient d’être remplacé par le pire (la nouvelle route). Car, argumente un jeune rabatteur à la gare routière de Télimélé, « devant la nouvelle route, l’ancienne est une autoroute ».

De Kindia, Mamadou Baïlo Keïta pour Guineematin.com

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89ème Journée Nationale du Royaume d’Arabie Saoudite : voici le discours de l’ambassadeur

25 septembre 2019 à 20 08 23 09239

Dans la soirée du lundi dernier, 23 septembre 2019, la représentation diplomatique du Royaume d’Arabie Saoudite à Conakry a organisé une grandiose cérémonie de célébration de la 89ème journée nationale du Royaume d’Arabie Saoudite. Entouré de plusieurs ministres et face à un public trié sur le volet, notamment des diplomates, représentants des institutions, son Excellence Dr. Hussain Nasser Aldakhelallah a campé cette date historique, avant d’aborder les relations guinéo-saoudienne.

Ci-dessous, Guineematin.com vous propose l’intégralité du discours de S.E. Dr. Hussain Nasser Aldakhelallah :

  • Excellence Monsieur le Représentant du Gouvernement ;
  • Excellences Mesdames et Messieurs les Ministres ;
  • Excellences Mesdames et Messieurs les Ambassadeurs et Représentants des Organisations Internationales en République de Guinée ;
  • Honorables invités,
  • Mesdames et Messieurs,

     C’est avec un grand honneur et un plaisir que nous célébrons, avec vous, aujourd’hui le 89ème anniversaire de l’unification du Royaume d’Arabie Saoudite par son fondateur le Roi Abdul Aziz bin Abdul Rahman AL SAOUD – Paix à son âme.

     Cet anniversaire rappelle l’important événement historique du 23 Septembre 1932, date à laquelle l’histoire a enregistré la naissance du Royaume d’Arabie Saoudite et l’unification de l’Etat saoudien sous le nom du « ROYAUME D’ARABIE SAOUDITE« .

     La politique étrangère du Royaume d’Arabie Saoudite est basée sur des principes fondamentaux, notamment la bonne collaboration, la non-ingérence dans les affaires intérieures des autres pays, l’établissement des relations de coopération avec les pays frères et amis. Elle joue un rôle actif dans le cadre des organisations régionales et internationales.

  • Mesdames et Messieurs;

    La journée nationale est une grande occasion qui se répète chaque année et à travers elle nous suivons la marche de la géante renaissance que le Royaume d’Arabie Saoudite a connu dans tous les domaines et devenu en un temps record parmi les pays développés. Le Royaume d’Arabie Saoudite accorde une attention particulière à la reconstruction et l’extension des deux saintes mosquées, et déploie des gros efforts pour la satisfaction et le confort des pèlerins et visiteurs des lieux saints de l’islam.

     Dans le cadre de ses efforts pour servir la nation et le citoyen, le gouvernement du Royaume d’Arabie Saoudite a lancé «La vision de l’Arabie Saoudite 2030», sous l’égide du Serviteur des deux saintes mosquées le Roi Salman bin Abdul Aziz AL SAOUD, et son Prince héritier Son Altesse Mohamed bin Salman bin Abdul Aziz AL SAOUD. Cette vision a pour objectif la réalisation des aspirations du peuple dans de nombreux domaines, notamment : l’accroissement des recettes non pétrolières, l’augmentation de l’efficacité de l’administration publique dans le domaine de l’e-gouvernement, la réduction du taux de chômage, l’augmentation de la contribution des petites et moyennes entreprises dans le produit intérieur brut et le renforcement de la participation des femmes au marché du travail.

  • Mesdames et Messieurs;

    Sur la base de son engagement à lutter contre le terrorisme qui a affecté le monde entier, l’Arabie saoudite a appelé à la mise en place de la coalition islamique militaire pour combattre le terrorisme. Cette coalition dont le siège est à Riyad a vu le jour le 15 Décembre 2015. Car, le Royaume d’Arabie saoudite est convaincu que la lutte contre ce fléau est une responsabilité collective qui exige un maximum de coopération, de coordination et d’échange d’informations sécuritaires entre les pays, à travers des moyens sûrs pour éradiquer les racines de ce fléau et lutter contre ses causes.

  • Mesdames et Messieurs;

     Depuis la fondation du Royaume d’Arabie Saoudite, ses dirigeants œuvrent pour le raffermissement des liens d’amitié et de coopération avec les pays du monde. La République de Guinée est parmi les plus importants amis du Royaume depuis l’établissement des relations diplomatiques entre les deux pays, qui œuvrent pour rehausser le niveau de cette coopération dans tous les domaines, sous l’égide des deux dirigeants, le Serviteur des deux saintes mosquées le Roi Salman bin Abdul Aziz AL SAOUD– Qu’Allah le protège- et Son Excellence Professeur Alpha CONDE, Président de la République de Guinée.

Conformément à ces excellentes relations qui existent entre les deux pays, le Royaume d’Arabie saoudite soutient la République de Guinée dans les domaines de l’économie, du développement, de la santé, de l’éducation et autres domaines visant à améliorer le niveau de vie de la population guinéenne. Outre les visites officielles, j’ai constaté depuis mon arrivée en Guinée les efforts considérables déployés par Son Excellence Professeur Alpha CONDÉ, Président de la République de Guinée, sur les plans international, régional et national, pour promouvoir ce pays à des niveaux avancés d’économie et de développement, dans l’intérêt de l’État et de ses citoyens. 

Pour terminer, je voudrais adresser à vous tous, mes sincères remerciements et ma profonde gratitude, pour votre présence à cette cérémonie, et votre association à notre joie de ce grand jour pour notre pays.

Qu’Allah vous bénisse tous et nous accorde la réussite pour le bien de nos pays et nos peuples.

Fin

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Indicateurs de violences en Guinée : Dr Fodé Oussou répond au préfet de Labé

25 septembre 2019 à 19 07 49 09499
Dr Fodé Oussou Fofana, président du groupe parlementaire Libéral Démocrate

Le vice-président de l’Union des Forces Démocratiques de Guinée (UFDG), Dr Fodé Oussou Fofana vient de se faire l’écho de notre dépêche sur l’analyse des indicateurs de violences en Guinée dans laquelle le préfet de Labé, Elhadj Safioulahi Bah met en cause le caractère ethnique des partis politiques et la versatilité de leurs responsables qu’il accuse de tenir devant la foule analphabète des propos de nature à provoquer des troubles au lendemain de la proclamation des résultats des élections, rapporte un correspondant de Guineematin.com en Moyenne Guinée.

Dans sa réplique en règle contre le préfet de Labé, le vice-président de l’Union des Forces Démocratiques de Guinée (UFDG), Dr Fodé Oussou Fofana a commencé par déclarer que Safioulahi Bah confond tout.

« Il ne sait pas que les partis politiques sont créés pour faire la politique et que les partis politiques de l’opposition sont créés pour s’opposer à tout ce pour lequel ils ne sont pas d’accords. Il ne sait que la base essentielle de la démocratie, c’est l’existence des partis politiques. Je veux aussi rappeler à Safiou que la paix n’est pas un mot. La paix est un comportement. L’ennemi de la paix c’est l’injustice. Les administrateurs territoriaux qui mettent les mouchoirs jaune comme lui, parce qu’il est devenu un militant, un activiste du RPG Arc-en-ciel. Ce n’est ce qu’on lui a demandé. On lui a demandé d’être le préfet de tout Labé. De ceux qui sont pour le gouvernement et de ceux qui ne sont pas pour le gouvernement. Il doit se battre pour être le préfet de l’ensemble de la population de Labé. Il ne faut pas qu’il cherche l’injustice ailleurs. L’injustice, ce sont les administrateurs territoriaux » a-t-il lancé.

Mais, sur le sujet qui fâche tant, le préfet Safioulahi Bah était très précis. Il a dénoncé le caractère ethnique des partis politiques et la versatilité de leurs responsables qui tiennent des discours de nature à préparer leurs électeurs potentiels à l’affrontement aux lendemains de la proclamation des résultats des élections.

« Tout le monde sait qui est le champion de l’ethnocentrisme dans ce pays. Tout le monde sait qui a créé le problème de roundè et foulasso. Tout le monde sait les milliards qui sont partis. Il fait partie de ces gens-là. Quand tu arrives dans une ville comme Labé, il y a le mouvement Djokken Alpha qui est constitué en majorité de gens qui considèrent qu’ils ne sont pas peuhls malgré qu’ils nés là-bas, ils ont fait des siècles là-bas, ils ont fait des enfants là-bas. C’est au temps de la présidence de monsieur Alpha Condé qu’on a dépensé des milliards pour créer les problèmes de roundè et de Foulasso. Et lui, il fait partie de ça. C’est au temps de monsieur Alpha Condé que les préfets sont devenus des militants du RPG Arc-en-ciel. Comment peux-tu avoir la paix quand toi-même tu ne construits pas pour la paix ? S’il veut avoir la paix, il doit d’abord se comporter comme un responsable, un préfet. Il ne doit pas être là comme un militant, un activiste du RPG Arc-en-ciel. Continuer à empêcher que les uns manifestent, en autorisant que les autres manifestent. C’est ça l’injustice. La paix, c’est la lutte contre l’injustice. Chacun fait son travail. Quand moi je vois un préfet comme ça, au-lieu de parler de l’Etat, au-lieu de parler de tout ce qu’il y a comme injustice, parler du Ministère de l’Administration du Territoire. L’injustice, c’est quand on t’écarte de ton poste à cause de ton nom. Et la plus grande injustice, c’est quand un préfet devient militant. Il ne peut pas y avoir de paix dans ces conditions-là. Tout le monde sait que le préfet de Labé fait partie des préfets les plus délinquants du pays. Ce sont des gens qui pensent pour être à des postes de responsabilité, il faut faire la courbette. Quand un ministre de la République va s’arrêter devant les militants du RPG Arc-en-ciel pour dire que les autres sont des fauteurs de trouble, c’est ça la bagarre. Quand tu as à faire à des ministres comme ça. Quand les ministres viennent au siège du RPG Arc-en-ciel comme s’ils n’étaient pas ministres. Quand le président de la République vient au siège du RPG Arc-en-ciel et reçu là-bas comme s’il est le président du RPG Arc-en-ciel, le préfet est où ? Qu’est-ce qu’il dit de ça ? Il ne sait pas l’acceptation des résultats dépend de la crédibilité du scrutin. Comment dans un pays, on organise les élections communales et communautaires depuis plus d’une année, les élus ne sont pas installés, il est où ? Est-ce qu’il a installé tous les chefs de quartiers de la préfecture de Labé ? Est-ce qu’il y a plus versatiles que les préfets d’Alpha Condé, à commencer par lui-même ? », a répliqué Dr Fodé Oussou Fofana.

Pour terminer sa réaction, l’honorable Fodé Oussou Fofana confirme que pour réussir la paix, « il faut que tous les citoyens soient traités sur le même pied d’égalité, que chacun paye les taxes, que le préfet soit le préfet de tout le monde, qu’il soit capable de punir sur le même pied d’égalité. Est-ce que, lui, il a courage d’arrêter un membre du mouvement Djokken Alpha quand celui-ci est en faute ? Il ne peut pas arrêter quelqu’un du mouvement Djokken Alpha. Ça va être son dernier jour de préfet à Labé » a-t-il conclu notre conversation téléphonique, ce mercredi soir.

Depuis Pita, Idrissa Sampiring DIALLO pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 622 269 551 & 657 269 551 & 660 901 334

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Conakry : 110 acteurs culturels outillés sur la nouvelle loi portant sur le droit d’auteur en Guinée

25 septembre 2019 à 19 07 34 09349

L’atelier de formation sur la vulgarisation de la loi portant sur le droit d’auteur en Guinée a pris fin ce mercredi, 25 septembre 2019 à Conakry. Pendant deux jours, ce sont cent dix (110) acteurs culturels guinéens qui ont pris part à cette rencontre d’échange organisée par le ministère des Sports, de la Culture et du Patrimoine Historique à travers le Bureau Guinéen du Droit d’Auteur (BGDA). La démarche vise à permettre aux participants de s’approprier du contenu de cette loi afin de s’en servir à bon escient, a appris sur place Guineematin.com à travers un ses reporters.

Durant deux jours, les participants ont échangé avec des experts venus du Burkina Faso, du Sénégal et du Cameroun autour du contenu de la nouvelle loi portant sur le droit d’auteur en République de Guinée. Une manière pour le département de vulgariser cette réglementation. Une initiative qui s’inscrit dan le cadre de la célébration en différé de la deuxième édition de la Journée Africaine du Droit d’Auteur et de la Gestion Collective.

A l’issue des travaux, les acteurs culturels ont exprimé leur reconnaissance à l’endroit des organisateurs de cet atelier et estimé que les auteurs guinéens pourront enfin profiter de leur art. Le célèbre Sékouba Kandia Kouyaté, artiste-chanteur-auteur-compositeur, s’est dit réconforté par cette nouvelle loi qui prend en compte les préoccupations des auteurs.

Sékouba Kandia Kouyaté, artiste-chanteur-auteur-compositeur

« Cet atelier est très important parce qu’on ne peut pas construire une maison sans le soubassement. C’est la fondation d’une maison qui fait sa garantie. Donc la fondation, c’est ce qu’on a fait aujourd’hui. Depuis 39 ans on attendait ce nouveau né qui favorise le droit et qui protège les artistes, car un artiste doit se nourrir de son art. Il y a des pays limitrophes qui se sont développés avec cette base, pourquoi pas nous la Guinée aussi ? Il y a des informations qui sont très importantes qu’on a reçues aujourd’hui et on est très heureux de participer à cette rencontre. Avoir une telle loi peut nous protéger et nous encourager à travailler aussi pour pouvoir préparer notre avenir à long terme », a t- il souligné.

Pr Joseph Fomété

De son côté, le Professeur Joseph Fomété, un des experts, a estimé que l’objectif recherché est atteint avant d’apporter des recommandations. « On a constaté que les participants étaient très curieux de comprendre les tenants et aboutissants de la nouvelle loi et nous avons donné le maximum de nous même afin de leur expliquer tous ce qu’ils avaient envie de savoir. Les cadres du BGDA ainsi que toutes les personnes qui ont été invitées ont été assez bien outillées pour commencer à appliquer cette loi. La première grande recommandation, c’est évidemment que ces textes d’application soient signés comme l’a promis Mr le ministre en charge de la culture, et la deuxième grande recommandation que je pourrais dire, c’est qu’au temps que possible que le BGDA continu la sensibilisation à destination des consommateurs du droit d’auteur et le droit voisin de manière à ce que les redevances soient payées afin d’améliorer le quotidien des auteurs et des artistes guinéens », a martelé l’expert Camerounais.

Me Kerfala Makanéra, conseiller juridique du ministre de la Culture

Afin que les auteurs vivent du fruit de leur création, le conseiller juridique du ministre des Sports, de la Culture et du Patrimoine Historique, maitre Kerfala Makanéra, a apporté des pistes de solution. « Les dispositifs de la loi existent, mais il faut aussi former les officiers de police judiciaire et les magistrats parce que le droit d’auteur, il faut aller à cette école. N’est pas spécialiste de droit d’auteur qui le veut. Les magistrats de l’ordre judiciaire ne maîtrisent pas le droit d’auteur, la piraterie telle que définie dans le code pénal et la piraterie consacrée par nos textes de loi sur la propriété littéraire et artistique ne sont pas les mêmes. C’est pourquoi dans cet atelier on leur a fait appel pour qu’ils s’approprient des dispositions pertinentes de la loi, pour qu’ils puissent véhiculer le message, pour qu’ils puissent avoir un substrat pour juger », a-t-il précisé.

Hormis les cinq experts venus du Burkina Faso, du Sénégal et du Cameroun, le premier imam de la mosquée Fayçal de Conakry a pris part à la cérémonie de clôture de cet atelier. Elhadj Mamadou Saliou Camara a prodigué des conseils aux auteurs et a expliqué ce que l’islam dit sur la propriété intellectuelle.

Salimatou Diallo pour Guineematin.com
Tél. : 224 623 53 25 04

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Réglementation des mosquées et foyers coraniques : plusieurs acteurs en conclave à Labé

25 septembre 2019 à 19 07 03 09039

Dans le cadre du renforcement de la réglementation des foyers coraniques et des lieux de culte musulmans (mosquées), le secrétariat général des affaires religieuses organise deux ateliers à Labé. Entamés le dimanche dernier, ces travaux vont se poursuivre jusqu’au vendredi, 27 septembre 2019, a constaté un journaliste de Guineematin.com sur place.

Ces ateliers d’échange regroupent des imams, des prédicateurs, des fondateurs des foyers coraniques, des enseignants et des élèves des foyers coraniques, des ONG islamiques, des comités d’alerte précoce, de la société civile. Ces différents acteurs discutent autour de la réglementation des mosquées et des foyers coraniques de la région. Cela, dans le but de préserver la paix et la cohésion sociale, a expliqué Dr Mamadou Lamine Diallo, directeur général du fonds national de la Zakat et Waqf au secrétariat général des affaires religieuses.

Dr Mamadou Lamine Diallo

« Nous sommes à Labé dans le cadre du renforcement des réglementations de nos mosquées et de nos foyers coraniques. Cette rencontre vise à développer davantage les lieux de culte musulmans pour plus de paix et de cohésion sociale entre les Guinéens, parce que la paix est une denrée commune. Je demande à tout le peuple de Guinée l’union, la fraternité car sans paix rien n’est possible, sans la paix on ne peut aller ni prier, ni au marché, ni au travail », a-t-il indiqué.

Après cette rencontre, précise Dr Lamine Diallo, « nous aurons une réglementation digne des religieux, des gouvernants, des ONG islamiques, de la société civile, pour la gestion correcte, efficiente et paisible de nos foyers coraniques et de nos mosquées. Nous invitons donc les participants à mieux travailler afin de nous doter de réglementations dignes pour mieux encadrer nos lieux de culte. Nous prions Allah pour que tous les troubles qui sont autour de nous et les maux qui gangrènent actuellement le pays soient éradiqués ».

Elhadj Safioulaye Bah, préfet de Labé

Elhadj Safioulaye Bah, le préfet de Labé, a salué cette initiative des autorités religieuses du pays. Pour lui, cette rencontre permettra de trouver des solutions à certaines situations qui sont rencontrées sur le terrain. « Nous sommes parfois surpris de voir arriver ici, dans notre préfecture, dans nos différents quartiers, des personnes détenant des autorisations pour la construction de mosquées et de foyers coraniques à partir du secrétariat général des affaires religieuses, alors qu’il fallait d’abord une autorisation par voie hiérarchique.

Nous sommes également surpris de voir des gens revenir avec des fortunes pour construire des mosquées et des écoles coraniques, mais la source de financement étant inconnue et ne passant pas par une source bancaire. Nous avons rencontré des personnes affirmant avoir rencontré Boko Haram. Donc, pour éviter tout cela, cette organisation est la bienvenue à Labé. Nous demandons aux participants de démultiplier ces enseignements et que chacun utilise les racines de la religion enseignées par nos parents. L’islam c’est le coran et la tradition du Prophète Mohammad (PSL) », a dit le préfet de Labé.

A noter que ce projet touche 13 préfectures du pays et les 5 communes de Conakry.

De Labé, Boubacar Ramadan Barry pour Guineematin.com

Tel: 625698919/657343939

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Fin de l’atelier sur les travaux routiers : ce que Moustapha Naïté demande aux journalistes

25 septembre 2019 à 18 06 29 09299
Moustapha Naïté, ministre des Travaux publics

Ouvert hier à Conakry, l’atelier d’information sur les travaux publics, organisé par le ministère des Travaux Publics en faveur des journalistes de la presse privée et publique, a pris fin ce mercredi, 25 septembre 2019. Pendant deux jours de formation, les journalistes ont appris plusieurs modules dont entre-autres la programmation, la passation des marchés, la réalisation, le suivi et le contrôle des travaux. Le ministre de tutelle, Moustapha Naïté a mis l’occasion à profit pour prodiguer d’utiles conseils aux hommes de médias, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui a suivi cet atelier.

Dans son intervention, le ministre des Travaux Publics a remercié les journalistes pour la qualité de leur participation à cet atelier d’information sur les travaux publics. Ensuite, il a dit son espoir de voir les journalistes jouer un plus grand rôle dans l’information sur ce qui est entrain d’être fait sur le terrain. « Maintenant, vous allez nous aider pour ceux qui ont fait l’école buissonnière, qui ne sont venus et qui souvent commentent les questions des travaux publics, j’espère que vous serez nos éclaireurs, pour aider les autres à mieux comprendre ce que c’est qu’un cycle d’un projet routier, comment les travaux se font, et les projets que nous avons. Donc, nous sommes très contents, très ravis de votre présence. Le rôle qui nous a été confié, la mission qui nous a été confiée par le président de la République, le professeur Alpha Condé et le Premier ministre chef du gouvernement, c’est vraiment d’informer sur ce qui est en train d’être fait, et la vision du Chef de l’Etat dans les questions d’infrastructures routières. J’ose croire que cet atelier de deux (2) jours vous a permis non seulement de comprendre ce qu’on fait au niveau du ministère des Travaux publics, la vision qui est la nôtre, et aussi le déroulé des programmes », a laissé entendre monsieur Naïté.

En outre, le ministre des TP a apporté des précisions sur le fait qu’un projet routier « ne peut pas se faire en six mois ou en un an, car ça prend du temps. C’est des études, et surtout la qualité et le contrôle qui va avec le projet exécuté. Donc, je voudrais sans trop discourir dire encore une fois merci pour votre présence et nous comptons encore une fois sur vous pour éclairer nos concitoyens, éclairer la population sur ce que nous sommes en train de faire en leur nom. Et surtout leur dire que nous sommes à leur service. (…) Je disais à mon conseiller principal que l’annonce des gros chiffres fait souvent qu’on se rétracte, on a peur de dire les montants. Alors, c’est de la transparence, c’est un devoir de rendre compte, de dire exactement ce que nous faisons, non seulement avec l’argent, les moyens qui sont mobilisés avec nos partenaires au développement, les moyens qui sont mis à disposition à partir du budget national, pour justement que les uns et les autres comprennent que le défi est immense, les travaux routiers coûtent très chers, et que nous devons tous préserver ce que nous avons construit, pour faire en sorte que les ressources soient davantage mobilisées et que d’autres routes soient déployées », a-t-il souhaité.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Pita : le préfet reçoit une mission conjointe de promoteurs de la paix et de l’unité nationale

25 septembre 2019 à 18 06 23 09239

Le préfet de Pita, Khalidou Keïta a reçu, dans la matinée de ce mercredi, 25 septembre 2019, une mission conjointe de promoteurs de la paix conduite par l’honorable Elhadj Mamadou Aliou Bah, député uninominal de Ratoma, et membre du groupe parlementaire ‘’Les Libéraux-Démocrates’’, venue dans la préfecture échanger avec les différentes couches sociales et politiques, au cours d’une réunion publique prévue demain, jeudi, 26 septembre 2019, rapporte un correspondant de Guineematin.com en Moyenne Guinée.

Comme à Labé et dans 21 autres préfectures de la Guinée profonde, cette rencontre de Pita porte également sur la nécessité de renforcer la cohésion sociale et de cultiver l’esprit de paix, le respect des droits de l’homme et de la loi, surtout avant, pendant et après les consultations électorales qui pointent à l’horizon.

Justin Morel Junior, ancien ministre guinéen de la communication

« Quand on parle d’élections, quand on parle de processus électoral, tout se met en branle, tout s’accélère et souvent la violence est au carrefour des différentes situations. Partant de ce constat, bien souvent, c’est la communauté internationale qui a dû intervenir pour nous aider à retrouver le chemin de la paix. Au vu de tout cela, le PNUD, sous le label de Fonds de Consolidation de la Paix, avec le Haut-Commissariat des Droits de l’Homme s’est rendu à l’Assemblée Nationale pour faire le même constat avec les différents groupes parlementaires, avec le président de l’Assemblée Nationale. Et suite à cela, dans l’esprit du projet, il a été demandé de trouver des personnalités guinéennes qui inspirent la confiance, qui inspirent la sagesse, qui ont les compétences et les expériences nécessaires pour pouvoir faire de la médiation entre les différentes parties guinéennes, afin que la paix soit le comportement de tous. C’est ainsi que 12 personnes ont été identifiées. Elhadj Ousmane Souaré qui est là fait partie de ce groupe qui est désormais appelé Groupe National de Contact pour le Dialogue et la Paix » a expliqué le conseiller technique du projet ‘’Appui au dialogue et participation politiques inclusifs en Guinée.’’

Ce groupe mis en place a entrepris un certain nombre de démarches auprès des différents groupes parlementaires et des différents leaders.

« Ils ont rencontré tour à tour le Bloc Libéral (BL) de monsieur Faya Millimono, l’UFR avec Sidya Touré, le groupe de la mouvance RPG Arc-en-ciel avec le secrétaire général du parti, Saloum Cissé. Et enfin, il y a quelques jours, le président de l’UFDG, le frère Cellou Dalein Diallo. Globalement, partout ils ont trouvé une atmosphère de paix. Et cette mission a été déclenchée simultanément dans 23 préfectures du pays pour que le même message de paix, les mêmes types de visites de plaidoyer soient organisées. Que des foras, des discussions directes avec les forces vives des préfectures soient organisées afin que les points de vues soient harmonisés pour que dans l’unité et la diversité nous conjuguons le même verbe que celui de faire la paix » a ajouté l’ancien ministre guinéen de la communication, Justin Morel Junior.

Khalidou Keïta, préfet de Pita

En recevant cette délégation dans son bureau, le préfet de Pita, Khalidou Keïta a salué l’initiative. « Je suis comblé dans la mesure où le travail que vous venez faire, c’est un travail noble. Un travail qui nous incombe, nous autorités locales, puisque notre mission première, c’est la sécurité des populations et leurs biens. Cette sécurité ne peut pas être sans la paix. La paix est le premier ingrédient pour tout développement. Sans paix, pas de développement » a rappelé le préfet de Pita.

Au cours de son intervention, Khalidou Keïta la disponibilité de son cabinet à ne ménager aucun effort pour que cette mission conjointe dans la préfecture de Pita se déroule dans les meilleures des conditions.

Depuis Pita, Idrissa Sampiring DIALLO pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 622 269 551 & 657 269 551 & 660 901 334

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Ce qui menace la paix à Gueckédou : le chômage, l’impunité, le racket par les agents de sécurité…

25 septembre 2019 à 17 05 47 09479

Après l’étape de Kissidougou, la délégation composée de parlementaires, de cadres du département de l’Unité Nationale et de la Citoyenneté, du Groupe National de Contact, de la société civile et du système des Nations Unies à travers le Haut Commissariat aux Droits de l’H, est arrivée à Gueckédou. Là, elle a animé ce mercredi, 25 septembre 2019, un forum axé sur la consolidation de la paix et du dialogue social. De nombreux acteurs ont mis l’occasion à profit pour exprimer leur lassitude devant le calvaire qu’ils traversent dans leurs rapports avec les forces de l’ordre ou la pauvreté ambiante, rapporte Guineematin.com à travers son envoyé spécial.

Dans son discours, le préfet de Gueckédou, Tamba Nestor Tonguino a salué la présence de la délégation avant de rassurer de son engagement à accompagner cette initiative. « Je suis persuadé que ce forum sera attentivement suivi par les participants. Nous assurons que notre préfecture reste ouverte à toutes les initiatives de paix, de cohésion, de concorde nationale et de développement ».

Tout comme à Kissidougou, le représentant du ministère de l’unité nationale et de la citoyenneté, les députés des trois groupes parlementaires et le président délégué du projet, Dr Jean Edouard Sagno, ont pris la parole à tour de rôle pour camper les thèmes de la rencontre portés par le projet « appui au dialogue et participation politique inclusive en Guinée ». Des thèmes qui ont pour concepts-clé la paix, le dialogue, l’unité dans la diversité, la participation inclusive et le respect des Droits de l’Homme.

Les participants de tous les bords politiques et de toutes les composantes socioprofessionnelles ont énuméré les problèmes susceptibles de causer la violence et de mettre en mal la paix et la cohésion sociale.

Pour Albert Sirafa Yombouno de la mouvance présidentielle, ce qui menace la paix à Gueckédou, c’est les agents de sécurité et l’impunité pour ceux qui détournent les deniers publics. « Si vous prenez les gens qui quittent Gueckédou pour Nongoa, ils sont victimes racket par les gendarmes. On les oblige à payer 5000 FG par personne, si la personne n’a pas de carte d’identité. Même si ces personnes présentent leurs cartes d’électeur, elles sont rackettées. De l’autre côté, c’est l’impunité. L’hôpital de Gueckédou a reçu de l’Etat une enveloppe de 14 milliards 875 millions 285 mille FG. Mais, le directeur de l’hôpital qui gérait les fonds a déclaré avoir reçu seulement 4 milliards de francs. Cela a suscité des problèmes. Nous les jeunes, nous sommes allés voir le maire d’alors puis on a envoyé une commission auprès du gouverneur qui est venu présider une réunion lors de laquelle, le DRH, Dr Ansoumane Khalissa, a reconnu le montant. Il a été mis à la disposition de la police et puis, nous avons appris qu’il est allé en formation en France. C’est révoltant », a-t-il martelé.

Pour Ousmane Kankalabé Baldé, vice-président de la corporation des conducteurs de taxi-motos, le problème qui menace la paix à Gueckédou n’est autre que la tracasserie policière contre les conducteurs. « Ici, les gens chôment. Le métier de taxi-moto occupe au moins les 70% des jeunes. Mais, tu ne peux pas rallier Gueckédou à Nongoa, Guendenbou ou autre localité. Les agents sont là sur la route pour te racketter. Ils font payer au conducteur, à chaque traversée, 5000 FG. Et le passager aussi. Un tel comportement peut à tout moment raviver la violence. Ce que nous ne souhaitons pas. Gueckédou ne mérite plus de violence », a expliqué M. Baldé.

De son côté, Mme Sia Mariama Kamano, présidente de l’Union des Femmes du fleuve Makona en Guinée, déplore le manque d’emploi pour les jeunes. « A Gueckédou, les jeunes sont désœuvrés. Ils n’ont pas d’occupation sauf de conduire les taxi-motos. Le chômage est une menace à la paix. Moi, je veux qu’il y ait au moins une ou deux usines pour employer ces jeunes. Si non, c’est difficile de canaliser toutes ces énergies », a prévenu cette femme leader de Gueckédou.

Pour sa part, le 1er vice-maire de Gueckédou, Faya Jacques Millimouno, à l’instar de plusieurs autres intervenants, a déploré le manque de concertation entre les différentes couches socioprofessionnelles de la ville et la pauvreté dans les ménages. « Souvent, ce qui pose problème ici, c’est le manque de dialogue et de concertation. Souvent, les problèmes sont tardivement posés à l’autorité et les jeunes préfèrent utiliser la rue. Ce qui n’est pas bon. A côté de cela, il y a la pauvreté. La pauvreté ne cohabite pas bien avec la paix », insiste-t-il.

A l’unanimité des intervenants à ce forum, le dialogue, la concertation, la justice, la lutte contre les violences basées sur le genre, la neutralité des sages et l’impartialité des cadres de l’administration sont cités parmi les recommandations pouvant consolider la paix dans la préfecture de Gueckédou. Une localité qui a subi en septembre 2000 des attaques rebelles. En 2014, ses populations ont été martyrisées par l’épidémie à virus Ebola.

Macenta sera la prochaine étape de la mission, où la délégation va rencontrer les autorités, les personnes morales et religieuses en vue de leur exposer le projet.

Depuis Gueckédou, Abdallah BALDE pour Guineematin.com

Tél : 628 08 98 45

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Lengué d’or : Vision Foot Management et Cellcom Guinée lancent la 4ème édition

25 septembre 2019 à 17 05 38 09389

C’est parti pour la 4ème édition du Lengué d’or Guinée 2019. Ce prix de l’excellence du football guinéen a été lancé ce mercredi, 25 septembre 2019, par la structure Vision Foot Management, en partenariat avec la société de téléphonie mobile Cellcom Guinée. La cérémonie a eu lieu au siège de Cellcom Guinée, dans la commune de Kaloum, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Le lancement de cette 4ème édition a connu la présence de représentants du ministère des sports, de la fédération guinéenne de football ainsi que des entraîneurs de certaines équipes nationales. A cette occasion, Aboubacar Kamissoko, le président de la structure Vision Foot Management, a annoncé le programme de cet événement.

Aboubacar Kamissoko

« Nous mettons du prix sur tout ce que nous faisons, parce que si nous parlons d’excellence, nous commençons d’abord par des enquêtes et des sondages sur le terrain. Il y a un cabinet qui s’occupe de ces sondages sur le terrain, qui va vers les acteurs du football guinéen, notamment les capitaines, les entraîneurs, les journalistes sportifs… Tout cela, c’est la première étape de notre travail. Et cette année, nous sommes accompagnés par Cellcom Guinée qui va lancer un système de voting à tous ses abonnés, à travers lequel chacun va voter pour le meilleur journaliste sportif de l’année, le meilleur entraîneur de l’année et le meilleur joueur de l’année qui est le Lengué d’or », a-t-il expliqué.

Sponsor de cette 4ème édition, Cellcom Guinée salue cette initiative de Vision Foot Management, qui consiste à récompenser les acteurs du football qui se sont le plus illustrés dans leur domaine durant l’année. Selon Maïmouna Marega, représentante de la société de téléphonie mobile à la cérémonie de lancement, l’accompagnement de Cellcom Guinée est motivé par sa volonté de promouvoir le football guinéen.

Maïmouna Marega

« Le Lengué d’or est un événement vraiment central, auquel Cellcom Guinée ne pouvait pas ne pas participer. Cet événement contribue grandement à encourager le football guinéen en passant par la récompense. Il met en avant l’excellence du football guinéen en récompensant les meilleurs acteurs du monde du football. Donc, Cellcom souhaite vraiment participer à cet événement, accompagner la structure d’une manière technique et financière, afin de faire en sorte que cet événement puisse se pérenniser dans le temps et participer à encourager l’excellence guinéenne », a-t-elle dit.

La remise du prix Lengué d’or 2019 aura lieu à l’occasion d’une cérémonie qui sera organisée en décembre ou janvier prochain, à Conakry.

Mamadou Bhoye Laafa Sow pour Guineematin.com

Tel : 00224 622919225 / 666919225

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Gueckédou : ce que dit le préfet sur la paix et le dialogue

25 septembre 2019 à 17 05 05 09059

La délégation composée de parlementaires des trois familles politiques, de cadres ministère de l’Unité Nationale, du Groupe National de Contact, de la société civile et des experts du Haut Commissariat des Nations Unies aux Droits de l’Homme (HCDH) continue son périple à travers la Guinée. La démarche vise à prêcher la paix et le dialogue entre les différentes composantes socioprofessionnelles du pays. C’est dans ce cadre qu’elle a été reçue par Tamba Nestor Tinguiano, le préfet de Gueckédou dans la journée d’hier mardi, 24 septembre 2019, rapporte Guineematin.com à travers son envoyé spécial.

C’est le directeur de cabinet de l’Assemblée Nationale et président délégué du comité de pilotage, Dr Jean Edouard Sagno, qui a introduit la délégation chez le préfet avant d’expliquer l’objet de la mission. Selon lui, cette mission est la suite d’une autre effectuée en mars dernier dans les préfectures conflictogènes du pays.

La première mission visait à présenter le projet concocté par le Haut Commissariat des Nations Unies aux Droits de l’Homme (HCDH) et le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD), porté par l’Assemblée Nationale et appuyé par le département de l’Unité Nationale et de la Citoyenneté. Elle est et intitulé « appui au dialogue et participation politique inclusive en Guinée ». Cette 2ème mission vise à développer et partager des concepts clés pour consolider la paix dans le pays. Ces concepts sont la paix, le dialogue inclusif, l’unité dans la diversité, la participation inclusive et le respect des droits de l’homme.

Tamba Nestor Tinguiano, préfet de Gueckédou

Le préfet de Gueckédou, Tamba Nestor Tinguiano, après avoir souhaité la bienvenue à la délégation, s’est engagé à travailler à la réussite du projet dans sa juridiction. « Cette mission est très importante puisqu’elle rentre dans le cadre de la consolidation de la paix et de l’unité nationale. De part sa composition, elle tient compte du genre ; ensuite, elle renferme les institutions de notre pays et elle respecte les sensibilités politiques. Et parler de la paix, c’est parler de la culture de la paix puisque sans paix, il n’y a pas de développement et c’est dans le dialogue qu’on construit la paix. Il y a naturellement l’unité dans la diversité qui cimente le tissu social puisque nous sommes dans un pays libéral, donc démocrate. Et ces concepts ne peuvent être traduits en réalité sans le respect des droits de l’homme. Cela prouve que vous avez pris en compte toutes vertus cardinales qui concourent au développement de la nation. C’est pourquoi, nous saluons cette mission et nous sommes persuadés qu’à Gueckédou, ce combat est gagné (…). Nous estimons ici que cette mission a déjà réussi », a dit le préfet.

En outre, le préfet de Gueckédou s’est réjoui du choix porté sur Hadja Zénab Traoré, présidente régionale des femmes du fleuve Makona, seule membre du Groupe National de Contact, résidant à l’intérieur du pays.

Selon le programme, la mission va organiser un forum ce mercredi 25 septembre 2019 pour échanger avec les différentes composantes socioprofessionnelles de Gueckédou en vue de recueillir leurs avis et recommandations pour la consolidation de la paix et l’unité nationale en cette période préélectorale.

Depuis Gueckédou, Abdallah BALDE pour Guineematin.com

Tél : 628 08 98 45

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Fête de l’indépendance : une marche organisée pour lancer les festivités à Kankan

25 septembre 2019 à 16 04 43 09439

En prélude à la célébration du 61ème anniversaire de l’accession de la Guinée à l’indépendance, une marche a été organisée ce mercredi, 25 septembre 2019, à Kankan. Elle a réuni les autorités à tous les niveaux ainsi que de nombreux jeunes et femmes de la ville. Cette randonnée marque le début des activités commémoratives du 02 octobre (date de la proclamation de l’indépendance de notre pays), rapporte le correspondant de Guineematin.com sur place.

C’est sous le slogan « Un esprit sain dans un corps sain » que cette marche a été organisée. La mobilisation a eu lieu à 8 heures du matin, devant l’hôpital régional de Kankan. Le gouverneur de la région, en compagnie des cadres du gouvernorat, de la préfecture, de l’hôpital régional, de la direction préfectorale de l’éducation, les associations de jeunes, des femmes, ont pris le départ pour une randonnée qui les a conduits jusqu’au carrefour M’Balia, en passant par le grand marché de la ville et le rond-point Loisir.

« Nous sommes dans la semaine de la célébration du 61ème anniversaire de notre accession à l’indépendance. Pour amorcer cette semaine, l’éducation de Kankan, la jeunesse de Kankan, en partenariat avec les services de santé de Kankan, sur initiative du préfet de Kankan, ont décidé d’organiser cette marche. Cette marche a une signification profonde, parce que ce que nous cherchons c’est un esprit sain dans un corps sain. Ce message est un signal fort à l’endroit des autres préfectures », a déclaré le gouverneur de Kankan, le général Mohamed Gharé.

Fodé Keïta, directeur de l’hôpital régional de Kankan

Cette marche a été parrainée par l’hôpital régional de Kankan. Fodé Keïta, le directeur de l’établissement, salue la mobilisation et encourage les citoyens à marcher pour préserver leur santé. « Sur les 354 agents que compte notre service, je peux dire que 300 personnes ont participé à cette marche, les autres sont restés pour assurer le service minimum. Cette marche est tellement importante que j’ai entendu des gens dire qu’il faut l’institutionnaliser pour ne serait-ce qu’une fois par mois. Donc, je demande à tout le monde d’accepter de consacrer deux ou trois heures de marche pour une bonne santé », a lancé le responsable sanitaire.

Nakany Konaté

De son côté, Nakany Konaté, porte-parole de la plateforme « Voix des jeunes », a indiqué que cette marche n’est que le début de plusieurs autres activités liées à la célébration de l’an 61 de l’indépendance de la Guinée. « Le ton est donné à Kankan, il y a beaucoup d’activités qui sont prévues. Après la journée d’aujourd’hui, c’est fête qui continue. Le 28 septembre 2019, nous allons organiser une conférence de presse à la maison des jeunes, ensuite il y aura la visite du musée, et il y aura également la projection d’un film sur l’indépendance guinéenne », a-t-elle annoncé.

La préfecture de Kankan a convié l’ensemble des associations, groupements, mouvements de jeunes, partis politiques à une réunion cet après-midi pour valider le programme d’activités et mettre en place les commissions chargées d’exécuter les travaux prévus.

De Kankan, Abdoulaye N’koya Sylla pour Guineematin.com

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Iboun Conté vs Alpha Abdoulaye : le procureur dénonce les attaques contre un témoin

25 septembre 2019 à 16 04 01 09019
Alpha Abdoulaye Diallo

La saga judiciaire dans la guerre de leadership qui mine l’AGEPI (Association Guinéenne des Editeurs de la Presse Indépendante) se poursuit au tribunal de première instance de Kaloum. Après l’élection contestée d’Alpha Abdoulaye Diallo à la tête de la structure, Moussa Iboun Conté, se présentant comme étant le véritable président de l’AGEPI, a porté plainte contre son challenger et son staff pour coups et blessures volontaires et vol. Après les débats houleux de la semaine dernière, les parties au procès se sont retrouvées à la barre pour la suite des débats ce mercredi, 25 septembre 2019, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Moussa Iboun Conté

Le bras de fer qui oppose Moussa Iboun Conté à son challenger Alpha Abdoulaye Diallo est loin de connaitre son épilogue. Les deux hommes sont à couteaux tirés depuis un certain temps et se disputent la gestion de l’Association Guinéenne des Éditeurs de la Presse Indépendante (AGEPI). Cette fois-ci, Moussa Iboun Conté a porté plainte contre Alpha Abdoulaye Diallo, Hamed Cissé, N’fally Kéita et André Gaston Morel pour des faits de coups et blessures volontaires et de vol.

Alpha Abdoulaye est accusé d’avoir occupé les locaux de l’AGEPI en y entrant par effraction, après avoir malmené physiquement Iboun Conté. Des accusations rejetées systématiquement par Alpha Abdoulaye et son groupe, qui demandent au camp Iboun Conté d’en apporter les preuves.

La comparution comme témoin, la semaine dernière, d’Alfousseny Magassouba a provoqué une cacophonie à l’audience qui avait poussé le juge à renvoyer l’affaire à ce mercredi 25 septembre. Monsieur Magassouba n’est autre que celui qu’on présente comme le conseiller juridique de Moussa Iboun Conté.

Dans la journée de ce mercredi, les deux camps étaient présents au procès. Alpha Abdoulaye Diallo, Hamed Cissé et Gaston Morel Junior ont tous été appelés à la barre. Mais, ils n’ont pas été entendus à cause du renvoi de l’affaire pour le 23 octobre 2019.

Avant que le juge ne prononce le renvoi du dossier, le ministère public a déploré le comportement des journalistes qui, lors de la dernière audience, se sont attaqués à un témoin dans cette affaire, en l’occurrence Alfousseny Magassouba.

Siba Guilavogui pour Guineematin.com

Tel: 620 21 39 77/ 662 73 05 31

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Kankan : le centre de santé de Sabadou Baranama entre manque de matériels et faible affluence

25 septembre 2019 à 12 12 26 09269

La sous-préfecture de Sabadou Baranama, située à soixante quinze (75) kilomètres de la commune urbaine de Kankan, n’a qu’un seul centre de santé pour ses seize (16) districts. Dans ce centre, le constat révèle à la fois un manque de matériels de travail pour les infirmiers et agents techniques de santé mais aussi une faible fréquentation des lieux par les populations, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé à Kankan.

La couverture médicale du territoire national est loin d’être une réalité. La sous-préfecture de Sabadou Baranama, dans la préfecture de Kankan, n’échappe pas à cette triste réalité. Composée de 16 districts, cette sous-préfecture est dotée d’un centre de santé digne de nom. Le seul hic est le manque de matériels et la faible affluence des populations.

Mamady Traoré, chef adjoint du centre de santé de Sabadou Baranama

Selon Mamady Traoré, chef adjoint du centre de santé de Sabadou Baranama, la structure n’a pas tous les matériels nécessaires pour faire face aux besoins « L’Etat vient de mettre à notre disposition des clefs USB sur lesquelles se trouvent des documents que nous devons remplir pour exprimer nos besoins. On est en manque de beaucoup de matériels. On a fait des recommandations. Aussi, il y a un autre besoin, c’est vrai qu’on a un bâtiment digne de nom, mais on doit changer les tôles maintenant, on ne peut pas prendre le risque avec les documents administratifs », a-t-il laissé entendre.

Ce centre de santé, situé en plein cœur de la commune rurale de Sabadou Baranama, est très peu fréquenté par les populations. D’ailleurs, lors de la visite des lieux par notre reporter ce mardi 24 septembre 2019, les portes étaient fermées aux environs de 16 heures. Il n’y avait ni un membre du personnel, ni un patient.

Interrogé sur cet état de fait, monsieur Traoré a apporté des précisions : « quand vous êtes venus, j’étais parti me laver. Tout le personnel était là jusqu’à 16 heures, mais ils sont rentés à la maison. On ne peut pas garder des malades ici comme dans les hôpitaux. Ici, on observe les patients, quelques fois on fait de la perfusion. Mais, on ne les garde pas longtemps. C’est pourquoi vous ne les avez pas trouvé ici », a dit notre interlocuteur.

En outre, Mamady Traoré a appelé les citoyens à s’intéresser davantage à leur centre de santé pour bénéficier des services qui leurs sont offerts. « Ce que je peux dire aux populations de Sabadou Baranama et environnants, il y a beaucoup d’opportunités ici. Ne laissez pas les maladies en finir avec vous. Venez à temps à l’hôpital avant qu’il ne soit tard. Les médicaments contre le paludisme sont gratuits, les moustiquaires aussi », a-t-il précisé.

Le centre de santé de Sabadou Baranama compte 9 membres du personnel, dont 5 femmes. Cette sous-préfecture, composée de seize (16) districts, compte huit (8) postes de santé.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

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Budget communal, reformes en cours, réalisation de l’ANAFIC… le maire de Kissidougou à Guineematin

25 septembre 2019 à 11 11 14 09149

Le maire de Kissidougou, Djomba Sanoh, issu des rangs du RPG Arc-en-ciel, a été installé dans ses fonctions le 19 novembre 2018. Depuis, monsieur Sanoh et les 37 conseillers qui forment l’équipe communale, ont ouvert d’ambitieux chantiers au compte de la municipalité et entrepris un certain nombre de réformes.

Dans une interview accordée à un reporter de Guineematin.com en séjour dans la préfecture, dans la journée du lundi 23 septembre 2019, Djomba Sanoh est revenu sur certaines actions en cours de réalisation à Kissidougou, notamment de la récupération du marché central contrôlé par des privés depuis 34 ans et qui revient dans l’escarcelle de la municipalité. Il a été également question du nouveau programme d’assainissement mis en place pour la propreté de la ville, des chantiers financés par l’Etat dans le cadre de l’Agence Nationale pour le Financement des Collectivités (ANAFIC) et des perspectives de la commune.

Guineematin.com : pouvez-vous nous présenter la commune de Kissidougou ?

Djomba Sanoh : La commune urbaine de Kissidougou est une municipalité qui compte 133 mille 335 habitants. Elle a été érigée en commune urbaine depuis 1990 et compte 24 quartiers.

Guineematin.com : dans quelles conditions avez-vous trouvé la commune de Kissidougou à votre arrivée à la tête de la maire en novembre 2018 ?

Djomba Sanoh, maire de la commune urbaine de Kissidougou

Djomba Sanoh : nous avons trouvé beaucoup de points forts mais également beaucoup d’insuffisances au niveau de la mairie. Les routes étaient impraticables et la commune manquait de décharge. La ville était sale et les ordures étaient entassées un peu partout. Finalement, on a trouvé une décharge où on dépose les ordures. Mieux, nous avons organisé les femmes balayeuses en 4 équipes qui se relaient sur le terrain chaque semaine. Une fois les ordures sont regroupées, elles sont acheminées au dépotoir grâce à des tricycles qui assurent le transport. L’autre problème était le manque de marché pour la commune de Kissidougou. Le marché baillé depuis 1985 à des privés pour une durée de 15 ans, continuait à être géré par ces particuliers de 1985 à 2019, cela fait 34 ans, soit 19 ans après la fin du contrat. Les gens continuaient à vendre et revendre les boutiques et les magasins entre eux au prix de 20 millions de FG et plus, sans que la mairie n’ait le moindre centime. Ce qui n’était pas normal. Nous avons engagé des démarches pour récupérer le marché et tout se passe bien heureusement. Actuellement, nous nous sommes compris avec la chambre du commerce, les administrateurs et tout le monde. Donc, quand on a récupéré la propriété du marché, sur les 300 kiosques et magasins, nous avons signé 250 contrats de location. Et le paiement se fait chaque 3 mois. Et d’ici la fin de l’année, nous voulons signer les contrats pour tout le monde pour que chacun puisse avoir son contrat et s’acquitter des paiements à travers un compte bancaire.

Guineematin.com : ces actions ne vont pas sans ressources. Quel est le budget de la commune pour cette année ?

Djomba Sanoh : c’est vrai, le budget annuel de la commune de Kissidougou va jusqu’à 3 milliards 400 et quelques millions, dont 2 milliards 801 millions de l’ANAFIC. Comme je vous l’ai dit, la commune n’avait pas de ressources à part ces taxes collectées et les droits au niveau du marché.

Guineematin.com : quels sont les projets financés par l’ANAFIC dans votre commune ?

Djomba Sanoh : comme je vous l’ai dit, la commune a ajouté sur ses recettes propres 231 millions pour compléter les investissements à 3 milliards 31 millions de francs guinéens. Cela nous a permis d’avoir cinq projets à Kissidougou. Vous avez la salle des fêtes de la commune, l’école primaire Amilcar Cabral, le stade préfectoral Jean Djibril Léno, le pont reliant Diassafékoura-Diassafékoro qui désenclave le quartier Mara vers l’hôpital central et la boucherie du marché de Sogbè.

Guineematin.com : quel est l’état d’avancement de ces projets ?

Djomba Sanoh : en moyenne, tous ces chantiers sont au-delà de 50 % de réalisation. La clôture de l’école Amilcar Cabral est terminée, le mur des trois salles de classe également. Ils sont sur les retouches et deux salles de classes sont totalement terminées. La couverture est faite au niveau de la salle des fêtes. Nos chantiers évoluent bien sur le terrain.

Guineematin.com : quelles sont vos perspectives pour 2020 ?

Djomba Sanoh : nous allons travailler à monter un plan de développement bancable à travers un Plan Annuel d’Investissement (PAI) réaliste. Pour cela, nous allons contacter les quartiers et recenser les besoins des populations à tous les niveaux et selon les priorités, nous allons faire le PAI… Nous, nous avons décidé d’intégrer un 25ème quartier qui est la prison. Il faut y penser pour le respect des Droits de l’Homme et la dignité humaine. Nous allons intégrer dans notre Plan Annuel d’Investissement la prison et nous allons monter un bon plan de développement bancable en direction de l’Etat et de tous les partenaires pour le bien des populations de la commune de Kissidougou.

Propos recueillis et décryptés par Abdallah BALDE pour Guineematin.com

Tél : 628 08 98 45

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Lutte contre les énergies fossiles : une marche climatique prévue ce mercredi à Conakry

25 septembre 2019 à 10 10 51 09519

Plusieurs organisations de protection de l’environnement organisent une marche climatique ce mercredi, 25 septembre 2019, à Conakry. Prévue à Kaloum, cette manifestation de rue s’inscrit dans le cadre de la mobilisation citoyenne pour la grève climatique en Guinée du 20 au 27 septembre 2019. Une initiative qui vise à protester contre les énergies fossiles, néfastes pour l’environnement, a appris Guineematin.com à travers un de ses journalistes.

« Nous grevons pour influencer les décisions qui vont être prises. C’est suite à une grande mobilisation des élèves grévistes dans les rues de New York et partout dans le monde qu’on s’est mis dans cette dynamique pour renforcer la collaboration pour qu’il y ait une synergie d’actions au niveau local qui va être bâtie sur une nouvelle approche. Cela, pour que les citoyens soient beaucoup plus mobilisés et imprégnés sur cette question climatique », a indiqué Ibrahima Sory Youla, directeur exécutif de la plateforme de plaidoyer, recherche et renforcement des capacités des ONG, et point focal du Global Climate Strike (Grève Mondiale pour le Climat).

Ibrahima Sory Youla

En ce qui concerne la marche de ce mercredi, Ibrahima Sory Youla souligne qu’elle est organisée « pour informer sensibiliser la population sur la nécessité de migrer vers les énergies renouvelables. La marche aura lieu ce mercredi, 25 septembre 2019, à Conakry, et ça sera un moment très historique pour nous les jeunes et pour la Guinée et pour nous les citoyens. Nous allons marcher pour dire pour dire haut et fort non aux énergies fossiles.

Nous allons pour dire aux autorités ou aux pouvoirs publics que nous avons vraiment un intérêt aujourd’hui d’aller vers les énergies renouvelables, qu’il n’est pas question d’une planète B, il n’y a qu’une seule planète terre. Il faut qu’on la préserve. Il faut qu’on développe des techniques, des incurvations qui visent à appuyer des projets fiables et acceptables dans le développement durable ».

Tidiane Diallo, président de l’ACOREC

De son côté, Tidiane Diallo, président de l’ACOREC, autre structure membre de cette dynamique, interpelle les citoyens sur la nécessité de reboiser pour protéger notre planète. « Aujourd’hui, comme vous le constatez, les gens ne sont pas en train de reboiser. Au lieu de reboiser, ils déboisent. Pourtant, un seul arbre filtre 28 kg de pollution atmosphérique par an et refroidit l’air pour dix climatiseurs qui fonctionnent à notre temps. C’est l’arbre qui donne l’oxygène que nous absorbons et aspire le gaz carbonique que nous rejetons.

Nous n’avons pas d’amis plus que les arbres, nous n’avons pas d’amis plus que la végétation. Il va falloir qu’on préserve cela, il va falloir qu’on migre vers les énergies renouvelables et qu’on essaie d’utiliser de moins en moins les énergies fossiles. Cela ne concerne pas qu’une catégorie de la société. Ça concerne tout le monde. Il va falloir qu’on s’active et qu’on fasse une marche commune », a-t-il exhorté.

Selon ces activistes de l’environnement, les effets du réchauffement climatique affectent aujourd’hui plusieurs millions de personnes. « Si nous n’entamons pas maintenant une transition rapide et équitable vers une énergie 100% renouvelable pour tous, l’injustice de la crise climatique ne fera que s’accentuer. Nous devons prendre des mesures immédiates pour stopper l’utilisation des combustibles fossiles et garder une révolution énergétique rapide centrée sur l’équité, la justice, le dédommagement et la justice climatique ».

Mamadou Bhoye Laafa Sow pour Guineematin.com

Tel : 00224 622919225 / 666919225

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Prévention des conflits : ce qu’en dit Mme Camara Ousmane Daka (vidéo)

25 septembre 2019 à 10 10 37 09379
Mme Camara Ousmane Daka Diallo, directrice nationale adjointe de la Réconciliation et de la Solidarité

Selon la directrice nationale adjointe de la Réconciliation et de la Solidarité du Ministère de la Citoyenneté et de l’Unité Nationale, madame Camara Ousmane Daka Diallo les guinéens ont besoin d’intelligence et de cœur, de sentiment et de savoir, d’affect et d’intellect, de croyance et de ténacité, de dévouement et d’humanité pour fonder une nation libre, capable de faire face avec dignité à tous ses défis, rapporte un correspondant de Guineematin.com en Moyenne Guinée, à travers la vidéo ci-dessous.

C’est pourquoi, elle a invité les acteurs concernés à faire une analyse objective et sans passion des indicateurs de violence, à l’occasion des importantes activités de sensibilisation organisées par l’Assemblée Nationale et ses partenaires de mise en œuvre du projet « Appui au dialogue et participation politiques inclusifs en Guinée » pour une paix durable en Guinée. Sensibilisation qui consiste en des foras préfectoraux et des visites conjointes régionales. Guineematin.com vous propose dans la vidéo ci-dessous l’intégralité de cette communication faite à Labé.

De Labé, Idrissa Sampiring DIALLO pour Guineematin.com
Tél. : (00224) 622 269 551 & 657 269 551 & 660 901 334

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Axe Conakry-Faranah : un véritable casse-tête chinois pour les usagers

25 septembre 2019 à 10 10 31 09319

Dire que les routes de la Guinée sont en mauvais état est un secret de polichinelle. Que ce soit à Conakry ou à l’intérieur du pays, les plaintes de nos compatriotes se multiplient. Le tronçon qui symbolise le mieux le calvaire des citoyens est celui qui lie la capitale guinéenne à la ville de Faranah, en passant par Kindia et Mamou. Emprunter ce chemin relève du parcours du combattant, a constaté Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Parmi les axes les plus difficiles actuellement à pratiquer dans notre pays, figurent les tronçons Conakry-Kindia, pour une distance de 135 km, et Mamou-Faranah, d’une longueur de 185 km. Ce mauvais état de la route, ajouté à l’indiscipline des chauffeurs et à l’indifférence des agents de la route, complique sérieusement les déplacements à l’intérieur du pays.

Nos compatriotes ont vécu un l’enfer dans la journée du samedi, 21 septembre 2019, quand les embouteillages ont bloqué des centaines voire des milliers de passagers sur le tronçon Conakry-Kindia, durant presque toute la journée. De Kàka à Mambia, presque sans interruption, les véhicules étaient alignés sur plusieurs kilomètres, donnant du fil à retordre aux passagers et surtout aux femmes, enfants, personnes âgées et aux malades.

Les chauffeurs, plus que jamais indisciplinés, sur une route parsemée de nids d’éléphants, ont fait souffrir les usagers de la route, chacun voulant se frayer du chemin le premier avant de se retrouver nez-à-nez avec ceux qui viennent en sens inverse.

C’est le même triste constat qui se dégage sur la route Mamou-Faranah. Les citoyens qui empruntent ce chemin vivent le même calvaire. De nombreux points critiques sont perceptibles sur les lieux, surtout au niveau de la sous-préfecture d’Alassoyah, à 15 km du chef lieu. A ce niveau, les camions sont purement et simplement bloqués faute de passage. Les poids légers et les voitures traversent à leur risque et péril.

Pour Bernard Ouendeno, directeur d’école à Kissidougou, trouvé sur place par un reporter de Guineematin, l’indiscipline des chauffeurs et le mauvais état de la route ont fait perdre du temps aux passagers pour plus de 9 heures.

« Nous sommes arrivés ici à depuis 7h du matin ce samedi en compagnie de mon père de retour de la Mecque. Mais jusqu’ici, il est 15 heures, nous sommes bloqués là par la faute de deux chauffeurs qui se sont disputés le passage, chacun voulant traverser le 1er ce point critique. Et voilà, le camion remorque a fait tomber son conteneur et notre bus qui suivait s’est embourbé. C’est vraiment difficile », a t-expliqué.

Notre interlocuteur a invité les autorités à faire face aux préoccupations des guinéens que de nouvelle Constitution qui est tout sauf opportune. « Au lieu de nous emmerder par ces histoires de Constitution, nous demandons au gouvernement de réparer d’abord les routes. Le reste on le verra. Mais, regardez combien de fois les populations souffrent. Les passagers sont livrés à eux-mêmes, les marchandises sont bloquées. C’est généralement ce qui crée la flambée des produits sur le marché et aggrave la pauvreté des ménages. Et plusieurs axes du pays sont dans cette situation. C’est vraiment regrettable. Nos populations ne méritent pas cela et je demande aux responsables des travaux publics de se réveiller. La vie ne s’arrête pas qu’à Conakry, même si par là-bas aussi, c’est du colmatage et certains quartiers sont presqu’inaccessibles actuellement ».

Mais ce n’est pas tout. Sur le pont de la Kaba, un fleuve situé entre Ourékaba et Maréla (la limite entre les préfectures de Mamou et Faranah), c’est un autre calvaire qui guette les usagers de la route. Heureusement qu’à ce niveau, les travaux d’entretien ont débuté et la circulation est maintenue. Ce qui profite malgré tout à des chauffards n’hésitant pas à bloquer la chaussée sous le moindre prétexte.

En région forestière, pour accéder à des préfectures comme Yomou, qui abrite les installations de la SOGUIPAH (Société Guinéenne de Palmier à Huile), il faut une grande dose de courage et de patience. L’impraticabilité de la route est connue de tout le monde. Mais le mal dans tout cela, c’est le retard injustifié dans le démarrage des projets de reconstruction de certains tronçons comme celui de Gueckédou-Kondembadou, dont l’accord de financement a été approuvé par le parlement depuis deux ans.

Depuis Kissidougou, Abdallah BALDE pour Guineematin.com

Tél : 628 08 98 45

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Qui menace la paix en Guinée ? D’abord les partis politiques, selon le préfet de Labé

25 septembre 2019 à 10 10 02 09029
Elhadj Safioulaye Bah, préfet de Labé

Le préfet de Labé, Elhadj Safioulahi Bah pointe un doigt accusateur sur le caractère ethnique et la versatilité de la quasi-totalité des partis politiques comme causes de conflits en République de Guinée, rapporte un correspondant de Guineematin.com en Moyenne Guinée, à travers la vidéo ci-dessous.

Prenant part à la cérémonie d’ouverture du forum préfectoral sur la prévention des conflits, la consolidation de la paix, la cohésion sociale, la participation politique inclusive et le respect des droits de l’homme organisée par l’Assemblée Nationale (AN) hier, mardi, 24 septembre 2019, le préfet de Labé a vigoureusement dénoncé les partis politiques qui font de l’ethnocentrisme un fonds de commerce pour accéder au pouvoir.

Il a, pour la circonstance, rappelé que les partis politiques guinéens tiennent des discours de nature à provoquer des troubles au lendemain de la proclamation des résultats des élections. « Nous les connaissons tous. Versatiles comme eux tu meurs. Pour réussir la paix, il faut l’adhésion de tout le monde : partis politiques, la société civile, les forces de défense et de sécurité » a-t-il indiqué.

De Labé, Idrissa Sampiring DIALLO pour Guineematin.com
Tél. : (00224) 622 269 551 & 657 269 551 & 660 901 334

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Vol de 150 millions : Djibril Diallo et sa fiancée jugés

25 septembre 2019 à 9 09 51 09519

Un jeune homme du nom de Djibril Diallo et sa fiancée Oumou Camara ont comparu hier, mardi 24 septembre 2019, devant le tribunal de première instance de Kaloum. Ils sont accusés avec un autre citoyen nommé Mandjou Soumah, de vol et recel d’un montant de 150 millions de francs guinéens. A la barre, les prévenus ont plaidé coupables, a constaté un reporter de Guineematin.com qui était sur place.

« Monsieur Amadou Barry (le plaignant, ndlr) et moi, nous nous connaissons très bien. Pendant 7 ans, on est ensemble. Il m’a approché comme son propre fils. Je travaillais pour lui dans le cadre du commerce. C’est moi qui gérais sa boutique. Quand il m’a montré là où il garde son argent, un jour je suis venu, j’ai cassé le buffet et j’ai pris l’argent qui s’y trouvait », a avoué Djibril Diallo devant le tribunal.

Il ajoute que lorsqu’il a pris l’argent, il ne l’a pas compté sur place. « Je suis allé directement chez mon beau-frère Mandjou Soumah au quartier Aéroport. A mon arrivée chez lui, je lui ai dit que j’ai pris de l’argent chez mon patron, le voici. C’est à mon arrivée chez lui que l’argent a été compté, c’est lui qui l’a compté. Et, c’est quand il a fini de compter, il m’a dit que c’était bien 150 millions de francs guinéens. Ensuite, j’ai laissé l’argent avec lui », soutient le prévenu, précisant qu’il a volé l’argent de son propre chef et que personne ne lui a donné des instructions dans ce sens.

De son côté, Oumou Camara reconnaît avoir reçu une somme de 10 millions de francs dans le montant volé par son fiancé Djibril. Elle soutient cependant qu’elle ne connaissait pas l’origine de cet argent. « Djibril et moi sommes ensemble ça fait un bon bout de temps, il dit qu’il veut m’épouser. J’ai reçu 10 millions de francs de sa part. Et, c’est Mandjou Soumah qui m’a remis l’argent. Quand j’ai reçu les 10 millions, je les ai divisés en deux parties. J’ai utilisé une partie pour acheter de la marchandise et j’ai gardé l’autre. Au dernier moment, j’ai acheté des fournitures scolaires avec le reste. Mais moi, je ne savais pas que c’est de l’argent volé », a-t-elle assuré.

Après la comparution de ces deux, le tribunal a constaté l’absence du troisième prévenu. Mandjou Soumah qui serait le receleur et qui aurait même procédé au partage de la somme volée, lui, a bénéficié d’une mise en liberté sous contrôle judiciaire. Une situation qui a amené le tribunal à renvoyer l’audience au 1er octobre prochain pour la comparution de cet autre mis en cause dans cette affaire.

Mamadou Bhoye Laafa Sow pour Guineematin.com

Tel : 00224 62291925 / 666919225

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