Les autorités de N’zérékoré n’en peuvent plus du calme qui prévaut dans la ville à un moment où les manifestations pour le soutien au contesté projet de nouvelle Constitution se multiplient à travers le pays. C’est dans cette dynamique que le préfet a adressé une correspondance au bureau régional du Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC), convoquant une rencontre pour réviser les termes de l’accord qui interdisait toute manifestation dans la ville. Le FNDC de N’zérékoré a réagi suite à cette correspondance, dénonçant notamment la forme de la lettre, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Cécé Théa, vice-coordinateur du mouvement, dit que la lettre circulaire du préfet comporte des erreurs qui méritent d’être corrigées, et pose ses exigences. « Nous avons reçu la correspondance du préfet, mais dans cette lettre circulaire, il y a des erreurs. Ils ont adressé la circulaire à ma personnalité et non à la structure que je représente. Je les ai appelés et leur dit de faire une correspondance pour l’adresser au FNDC. Ensuite, la présence des parties prenantes doit être obligatoire, sinon le FNDC ne prendra pas part à cette rencontre convoquée par les autorités de N’Nzérékoré ».

En outre, le vice-coordinateur du FNDC dans la capitale de la Guinée Forestière est revenu sur les conditions à remplir avant de prendre part à la rencontre du lundi, convoquée par le préfet Sory Sanoh. « On avait posé des préalables à l’époque avant qu’on accepte de s’asseoir sur la table des négociations avec les autorités. Et si cela n’y est pas, on ne participera pas à cette rencontre. On avait sollicité la présence des confessions religieuses, des représentants des Droits de l’homme, du cercle des communautés vivant à N’Zérékoré, un médiateur impartial avant qu’on ne prenne part à cette rencontre, et cela avait été accepté, et nous avions signé un protocole d’accord qui a permis d’ailleurs à envoyer un calme dans la cité. Et si le calme qui est là ne plaît aux autorités, nous allons les aider et dire publiquement à la population de N’Zérékoré que ces autorités ne veulent pas leur bonheur », a-t-il laissé entendre.

Aux dernières nouvelles, la rencontre convoquée par le préfet, programmée initialement pour le lundi 16 septembre, a été annulée. Elle a été reportée à une date ultérieure par les autorités, apprend-on.

De N’zérékoré, Foromo Gbouo Lamah pour Guineematin.com

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